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SPECIAL FOREX – Dollar : Le billet vert voit rouge

18 janvier 2021
Analyses marché

Aujourd’hui, l’économie mondiale reste dominée par les États-Unis, malgré la concurrence impitoyable que leurs livrent les émergents, notamment la Chine, et malgré une année 2020 qui pourrait rebattre les cartes de l’ordre mondial. Cependant, le pays de l’oncle Sam continue de donner le ton et garde sa domination mondiale ; c’est donc le dollar qui symbolise cette suprématie : le billet vert est la monnaie de réserve mondiale et aucune autre n’a ce statut privilégié. C’est donc sur le dollar américain que repose finalement la valeur des autres monnaies.

Mais cette situation est-elle amenée à perdurer définitivement ?

  

Le dollar c’est…

  • La devise la plus échangée en termes de volume quotidien moyen

Selon la BRI (Banque des règlements internationaux), l’USD (United State Dollar) a un volume d’échanges quotidien de 2,2 milliards de dollars.

  • La devise de réserve mondiale

Le dollar américain est également considéré comme la première monnaie de réserve mondiale. Cela signifie qu’il est détenu par les banques centrales et commerciales du monde entier à la fois pour les investissements et les transactions quotidiennes.

  • La devise d’évaluation des matières premières

Dans le cas des matières premières tels que l’or ou le pétrole en effet, la négociation sur ces marchés s’effectue en dollars américains. D’ailleurs, sur les plateformes de trading, le cours de l’or, par exemple, est indiqué ainsi : XAU/USD. C’est donc le cas de toutes les matières premières cotées en Bourse aujourd’hui.

Ce statut unique du dollar américain lui permet, entre autres choses, d’être considéré comme l’une des plus importantes valeurs refuges lorsque l’économie mondiale traverse une crise. D’ailleurs en temps de krach, y compris en 2008, la monnaie américaine a toujours fait office de valeur refuge. Mais il en est autrement depuis la crise sanitaire de 2020, où cette situation remarquable de la monnaie américaine, longtemps incontestée, semble se fissurer peu à peu.

La ruée vers les obligations américaines des investisseurs n’a pas eu lieu ce printemps et le dollar s’est même déprécié face à l’euro et à la majeure partie des autres devises. Ce qui pourrait bien sonner comme une fin de règne pour la monnaie américaine. Dans les milieux financiers, le « dollar-roi » ne suscite plus autant de confiance. Au contraire, il provoque la méfiance et la contestation car il est à l’origine de l’état de l’économie américaine, dont l’endettement atteint des niveaux gigantesques.

 

La baisse du dollar en 2020

Alors qu’il était à son plus-haut annuel de 103,605 points le 19 mars dernier 2020, le Dollar Index, un indice qui suit le dollar par rapport à un panier de six autres devises majeures (Euro (EUR); Yen (JPY); Livre Sterling (GBP) ; Dollar Canadien (CAD) ; Couronne Suédoise (SEK) ; Franc Suisse (CHF)) , était sous la barre des 90 points au 31 décembre 2020, soit une baisse de l’ordre de 13% (sur l’année 2020 entière, le Dollar Index a chuté de 6,4%). L’une des conséquences directes de ce dollar affaibli est la hausse du prix de l’or. Sur l’année 2020, le prix de l’or est passé de 1.555 à 1.895 dollars l’once soit une progression de 21,85%.

 

Dollar Index - Année 2020 (vue Daily) – Source : ZoneBourse.com

 

Le mouvement baissier du dollar face aux autres devises s’amorce en mars, et fait suite à la baisse des taux long termes américains au cours du premier trimestre 2020. Avec la montée des incertitudes liées à la propagation du Covid-19, les dettes souveraines jugées les plus sûres ont vu leur prix grimper dans le premier trimestre de l’année, en particulier aux États-Unis, ce qui a fait plonger les rendements sur l’ensemble des maturités. Le rendement des Treasuries à 30 ans est ainsi tombé à un plancher historique de 1,84%, tout comme le taux à 10 ans qui a atteint un plus bas historique le 9 mars 2020 à 0,427%, entrainant à terme une dépréciation du dollar.

Le second facteur de cette baisse de la devise américaine est lié à la vague brutale de cas de contamination au coronavirus durant l’été aux Etats-Unis, et aux annonces de plan de relance synonyme d’un endettement massif aggravant encore l’état de la dette du pays, fragilisant le billet vert.

Enfin, durant le dernier trimestre de l’année, l’enchaînement de bonnes nouvelles comme les différentes annonces de vaccins, ou la victoire du candidat démocrate Joe Biden aux élections présidentielles américaines, ont créé un environnement économique plus favorable, réduisant le besoin des acteurs de marché de se tourner vers le dollar comme devise refuge.

Fin décembre, le dollar a touché son plus bas depuis avril 2018, sur fond de ton très accommodant de la Fed lors de sa réunion du 17 décembre 2020. Alors que de l’autre côté de l’Atlantique, un accord commercial post-Brexit entre l’UE et le Royaume-Uni soutient la livre Sterling.

 
  • Tableau d’évolution des paires de devises

Les investisseurs ont parfois des idées divergentes quant aux paires considérées comme majeures. Cependant, la plupart s’accorde sur l’appartenance des quatre paires de devises suivantes au groupe des paires majeures :

  • EUR/USD qui est la paire la plus traité au monde avec un volume d’échange journalier de près de 1.300 milliards de dollars sur les 5.300 échangés par jour sur le Forex, soit environ 24%.
  • USD/JPY
  • GBP/USD
  • USD/CHF
 

En général, les listes regroupant les principales paires de devises comprennent également les trois « monnaies-marchandises » les plus importantes face au dollar américain : l’AUD/USD, l’USD/CAD et le NZD/USD. Ensemble, ces sept paires de devises représentent environ 80% du trading mondial sur le Forex.

  

Le dollar restera-t-il le Dollar ?

Le dollar pourrait perdre plus d’un tiers de sa valeur d’ici la fin 2021, selon l’économiste Stephen Roach (ancien Président de Morgan Stanley). D’après lui, son statut en tant que monnaie de réserve mondiale pourrait être remis en cause. Le billet vert est fragilisé par les déséquilibres de l’économie américaine, notamment sa dette extérieure, à laquelle s’ajoute une explosion du déficit public que l’épargne domestique a bien du mal à couvrir.

Ces déséquilibres ne sont pas nouveaux, mais le dollar était protégé jusqu’à peu par une économie dynamique et une bonne productivité, qui attiraient les capitaux. De plus, les taux d’intérêt étaient attractifs par rapport à d’autres grandes économies. Aujourd’hui, la situation n’est plus la même avec des taux qui sont moins attractifs, et avec le tassement de la croissance et des gains de productivité.

Certains économistes estiment que le consensus de Bretton Woods, qui a placé les États-Unis à la tête du monde, pourrait être dépassé aujourd’hui et devrait être réinventé. En effet, le fait que la monnaie américaine soit toujours utilisée majoritairement dans les échanges mondiaux ne fait plus sens, quand on voit que la contribution des États-Unis au commerce international a été divisée par deux au cours des trente dernières années.

Par ailleurs, les rendements sur les titres d’emprunts émis par le gouvernement et les entreprises américaines qui faisaient l’attractivité du dollar sont en train de s’effondrer à la suite de l’action de la Fed. Ainsi, pour favoriser la relance, la banque centrale américaine a racheté beaucoup de dettes et injecté massivement des dollars au sein de l’économie (QE : Quantitative Easing).

De plus, la hausse potentielle de l’inflation serait également un facteur négatif pour le billet vert. Du point de vue de l’inflation relative, la Réserve fédérale maintiendra des taux d’intérêt très bas et tentera de stimuler l’inflation et son économie, ce qui n’est généralement pas très positif pour une monnaie.

Stephen Roach, dans une interview donnée le 5 octobre au Financial Times, fait référence à feu l’ancien Président français, Valéry Giscard-d’Estaing : « Giscard déplorait que les États-Unis aient profité de la position privilégiée du dollar en tant que monnaie de réserve dominante mondiale et se soient appuyés sur le reste du monde pour soutenir leur niveau de vie trop élevé. Ce privilège est sur le point de disparaître. »

Les analystes sont de plus en plus nombreux à prédire un avenir sombre pour le dollar américain, surtout en constatant que la Chine renâcle de plus en plus à acheter des obligations américaines. Plusieurs hauts responsables chinois ont ainsi émis publiquement le souhait de diversifier les réserves supplémentaires de leur pays en Euros et en Yens. En réalité, ce que redoutent les investisseurs, c’est que la Fed subisse une situation analogue à celle de la BoE (Banque d’Angleterre) en 1992, qui a été empêchée de dévaluer la livre Sterling, ce qui a eu pour conséquence d’amener une crise économique majeure au Royaume-Uni.

  

Le Yuan et l’Euro en potentiels successeurs ?

Pour certains économistes, comme Véronique Riches-Flores, « la situation économique internationale est plus favorable à l’euro qu’au dollar ». D’après l’économiste, la décision européenne sur le plan de relance amène non seulement de l’argent frais, mais est surtout une avancée symbolique qui montre une cohésion, avec une mutualisation d’une partie de la dette émise ce qui a rassuré les investisseurs sur « le risque existentiel de la monnaie unique ».

Cependant, le risque d’explosion de la devise européenne existe toujours et les perspectives de croissance en zone euro sont encore faibles. De plus, des questions sur l’efficacité du plan de relance commencent à se poser avec les nouvelles mesures de restrictions qui s’annoncent dans les différents pays du Vieux Continent. Les montants ne seraient pas suffisants pour remettre la zone euro sur de bons rails, sans oublier que la question de la solvabilité de certains états européens risque de revenir bientôt sur la table avec ce regain de l’épidémie.

Ajouté à cela, le taux de change effectif de la monnaie unique est quasiment sur des plus hauts historiques et si l’euro monte trop par rapport au dollar, cela deviendrait très handicapant pour la croissance européenne.

  

Du côté de la Chine, la crise du Covid-19 a changé la donne et les ressorts de croissance à l’exportation se sont considérablement érodés. Elle n’a donc plus besoin d’un yuan faible pour soutenir ses exportations. Au contraire, dorénavant Pékin a besoin d’une monnaie forte afin de mettre la main sur des entreprises internationales qui ont été laminées par la crise. Accepter un yuan fort permettrait également à la Chine de se délester de ses Treasury Bonds.

  

Analyses techniques des principales paires de devises

  • EUR/USD (base hebdomadaire)

Sur ce graphique en base hebdomadaire, on constate que depuis son plus-haut historique de juin 2008, la paire EUR/USD est entrée dans une tendance baissière matérialisée par un canal descendant. La sortie de ce canal par le haut au mois de novembre 2020 (cercle bleu) est un signal fort d’une possible fin de tendance baissière.

Dans cette configuration, nous privilégions dorénavant un scénario haussier sur la paire EUR/USD, avec un premier objectif sur les 1,25$ pour 1€. Alternativement, si le cours était amené à réintégrer son canal, on aurait pour objectif la zone des 1,10$.

 
  • GBP/USD (base hebdomadaire)

 

Sur ce graphique, on observe que depuis son point haut de 2008, la paire GBP/USD est entrée dans un mouvement fortement baissier matérialisé par une droite de tendance (violette). Depuis le point bas de mars 2020 qui a conduit la paire sous les 1,20$, il semble qu’un rebond se soit amorcé avec un retour proche des 1,40$.

Dans cette configuration, nous conserverons un scénario baissier avec un objectif sur la zone des 1,20 tant que notre niveau pivot des 1,40$ (ligne bleue) ne sera pas franchi à la hausse. Alternativement, la franche cassure de ce niveau nous amènerait à tester la zone symbolique des 1,50 dans un premier temps.

 

  • USD/CHF (base hebdomadaire)
 

Sur ce graphique, on observe que depuis son plus-bas historique d’aout 2011, la paire USD/CHF a amorcé un rebond qui trouve une zone de résistance à partir de 2015 sur la ligne des 1,03 francs suisse pour 1$ (ligne rouge). Depuis, la paire évolue dans un range rentre cette résistance et le niveau pivot des 0,93 francs (ligne bleue). La cassure par le bas de ce niveau pivot en juillet 2020 (cercle orange) est un signal pouvant signifier la fin du rebond et un retour de la tendance baissière.

Dans cette configuration, nous privilégions un scénario baissier avec un objectif sur les 0,85 francs pour 1$.  Alternativement, le retour de la paire dans sa zone de range nous conduirait à revenir sur la résistance des 1,03.

 

  • USD/JPY (base hebdomadaire)
 

Sur ce graphique, on observe que depuis son plus-bas historique d’octobre 2011, la paire USD/JPY a entamé un fort rebond, marquant en mai 2015 un plus-haut depuis 2007, à près de 126 yens pour 1$. Depuis ce sommet, la paire semble consolider dans une configuration en triangle (matérialisé par le niveau pivot en bleu et la droite de tendance violette).

Le triangle étant une figure de continuation de tendance, nous privilégions un scénario haussier sur l’USD/JPY avec un objectif sur les 120 yens (ligne verte) si notre droite de tendance (violette) est bien cassée par le haut. Alternativement, le franchissement par le bas de notre niveau pivot nous conduirait à revenir autour des 92 yens pour 1$ (pointillés rouge).

  

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Réalisé par Jean-François M'Bongué avec l’aide de Marc Dagher 

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SPECIAL MATIERES PREMIERES – Hydrogène : que penser de cette nouvelle tendance ?

13 janvier 2021
Analyses marché

A première vue, l’hydrogène semble être une révolution sur le plan énergétique : il n'émet pas de carbone lorsqu'il est utilisé comme carburant et ne rejette que de la vapeur d’eau. Il peut stocker de l'énergie, fournir de l’électricité et peut être transporté, qu’il soit sous forme de gaz ou de liquide. Mais qu’en est-il réellement de ce gaz et pourquoi fait-il autant l'objet de débats intenses entre les défenseurs de l'environnement et les géants des hydrocarbures ?

 

Alors que la 43ème édition du fameux Rallye-Raid touche à sa fin en Arabie Saoudite, il est d’ores et déjà question des nouveautés à venir lors des prochains Dakar. Parmi ces changements, on constate que la problématique environnementale, avec l’hydrogène en particulier, commence à prendre une place prépondérante dans l’une des plus célèbres courses au monde.

D’un côté, Mike Horn a annoncé faire son retour au côté de Peugeot avec un buggy utilisant une pile à combustible à hydrogène, capable de gagner le Dakar en 2023 sans émettre de CO2. De l’autre, Algau, spécialiste du transport de marchandises, a clamé sa participation en tant que partenaire de l’équipe suisse Rebellion pour l’édition 2021, puis en tant que participant à la course sous la bannière Gaussin à partir de l’édition 2022. Gaussin sera la première équipe au monde de camions 100% hydrogène à concourir au célèbre rallye.

 

https://sport.francetvinfo.fr/dakar/dakar-domicile-le-saoudien-yazeed-al-rajhi-toyota-remporte-la-7e-etape-devant-stephane

Il s’agit là d’un projet à l’image du défi que s’est lancé le comité du Dakar : transformer ce rallye parfois controversé en un événement sportif engagé dans la cause environnementale. Pour cela, les organisateurs de Dakar parlent d’obliger l’ensemble de ses participants à concourir en utilisant l’hydrogène à partir de 2030.

  

De la fabrication à son utilisation : l’hydrogène sous toutes ses formes

 

Contrairement à ce qu’on peut penser à première vue, l’hydrogène n’est pas une source d’énergie comme le solaire ou le nucléaire, c’est un vecteur énergétique. On peut en trouver sous différentes formes.

Il existe l’hydrogène gris. Il est issu des énergies fossiles, des hydrocarbures, du charbon ou du gaz naturel. Actuellement, 95% de l’hydrogène est produit à partir d’énergie fossile polluante. Selon l’AIE (The Future of Hydrogen, 2019) en 2018, 41% de l’hydrogène est issu de la coproduction. C’est-à-dire, que de l’hydrogène est extrait involontairement à partir d’activités industrielles (sidérurgie et raffinerie). Le restant est produit à partir de reformage de méthane et de la gazéification du charbon (notamment en Chine). On estime que la production d’hydrogène est responsable de l’émission de 830 millions de tonnes de CO2 en 2019, soit 2% des émissions totales. Il y a aussi l’hydrogène bleu ; il est issu du même procédé mais ne pollue pas autant que le gris car son CO2 est capté et stocké. Enfin, on a l’hydrogène vert, produit à partir d’énergie renouvelable. Il représente à ce jour l’un des espoirs de l’objectif zéro-carbone d’ici 2050.

L’hydrogène doit être produit à partir d’une autre source d’énergie et n’existe pas à l’état brut dans la nature : il faut donc l’extraire à partir d’autres éléments. La molécule H2O est composée de deux molécules d’hydrogène et d’une molécule d’oxygène. Pour arriver à produire de l’hydrogène, on emploie ce qu’on appelle une électrolyse. Pour expliquer de façon simplifiée, il s’agit d’un courant électrique injecté dans l’eau provoquant une dissociation des molécules et permettant la récupération du dihydrogène. Ce processus génère alors une énergie chimique qui se convertit en énergie électrique grâce à une pile à combustible.

 

https://www.usinenouvelle.com/article/l-ere-hydrogene-peut-enfin-debuter.N861245

  

Une avancée significative dans le secteur énergétique

 

La combustion d’un kilo d’hydrogène libère près de trois voire quatre fois plus d’énergie qu’un kilo d’essence. De plus, l’hydrogène permet d’apporter une solution à trois problèmes distincts : le stockage, la décarbonisation des secteurs du transport et de l’industrie ainsi que la satisfaction d’une demande croissante en électricité.

Les Etats voient ce gaz comme une nécessité pour atteindre l’objectif du zéro-carbone d’ici 2050 et investissent en masse dans ce secteur.

La France a débloqué 1,5 milliard d’euros et veut investir plus de 7,2 milliards d’euros d’ici 2030 pour l’hydrogène décarbonisé. Leur premier objectif concerne le développement d’infrastructure industrielle dédiée aux électrolyseurs avec pour but la production de 600.000 tonnes d’hydrogène vert par an d’ici là. Le cours de bourse du spécialiste Français en équipement de production et de distribution d’hydrogène, McPhy Energy, semble être le reflet parfait de cet engouement pour l’hydrogène : son cours a augmenté de plus de 740% en un an. L’entreprise a d’ailleurs effectué au mois de décembre son entrée au sein des indices SBF 120 et Cac Mid 60.

De son côté, l’Allemagne a annoncé en 2020 un investissement de 9 milliards d’euros pour ce secteur. Elle lance notamment la construction de 400 stations de rechargement à pile à combustible pour les voitures électriques en 2023.

Toyota, leader des véhicules hydrides, vient s’ajouter à cette liste d’actions en Europe avec son projet : le Hydrogen Mobility Europe (H2ME) visant à développer le premier réseau européen de stations de ravitaillement en hydrogène. L’objectif de ce projet consiste donc à commercialiser ensuite ses modèles de voiture hydrogène tel que le Toyota Mirai.

De l’autre côté de l’Atlantique, Joe Biden parle même dans son programme présidentiel de mettre en place un réseau 100 % énergie verte en seulement 15 ans. C’est une proposition extrêmement ambitieuse pour un candidat plutôt raisonnable alors qu’on parlait jusqu’ici d’un calendrier plus progressif de 30 ans. L’hydrogène contribuerait notamment à rendre ce délai possible.

  

Une réponse concrète face au problème du stockage d’énergie

 

Contrairement aux autres énergies renouvelables telles que l’éolien et le photovoltaïque, l’hydrogène apporte une réponse au problème de stockage. En effet, certaines énergies vertes ne peuvent produire de l’électricité qu’à la condition d’avoir une météo favorable et indépendamment des besoins en énergie. Lorsqu’on en produit plus que nécessaire, les batteries actuelles ne permettent pas de stocker ce surplus sans en perdre une quantité conséquente. L’hydrogène, en tant que vecteur électrique, se positionne comme solution à ce problème.

 

Côté transports

 

L’hydrogène, créé à l’aide d’un réseau zéro émission, semble également prometteur, voire indispensable concernant la décarbonisation du secteur des transports. Ainsi, on peut déjà constater que l’industrie mondiale des transports, que ce soient avec l’aide de jeunes entreprises ou de constructeurs automobiles déjà bien établis, contribue avec enthousiasme au développement des véhicules à hydrogène. Parmi eux, on peut citer l’américain Nikola, le sud-coréen Hyundai, le japonais Toyota ou encore l’allemand Daimler.

Une seule poignée d’hydrogène pourrait permettre à un véhicule de parcourir une centaine de kilomètres. C’est l’une des raisons pour lesquelles les constructeurs automobiles sortent chacun leur tour leur premier véhicule fonctionnant à l’hydrogène.

Le Toyota Mirai est le premier modèle hydrogène proposé par la marque et fait la promesse d’une autonomie allant jusqu’à 650 kilomètres. Contrairement aux véhicules électriques traditionnels, le rechargement de ce type de voiture ne nécessite que 5 minutes et se vend entre 60.000 et 72.000 euros. Ce type de voiture fonctionne similairement avec le système de l’électrolyse : un réservoir d’hydrogène alimente une pile à combustible qui, par la rencontre entre l’hydrogène et l’oxygène, produit de l’électricité et ne rejette que de l’eau. Celle-ci alimente alors le moteur électrique.

 

https://www.lesinfos.ma/article/1139519-Toyota-Mirai-2-millions-de-kilomtres-lhydrogne-avec-CleverShuttle.html

 

En France, Michelin et Faurecia ont annoncé en 2019 la création d’une co-entreprise, Symbio, spécialisée dans l’hydrogène, bénéficiant de 140 millions d’euros au démarrage. Celle-ci a pour but la production de piles à combustible nouvelle génération en grande quantité. Leur objectif : détenir 25% du marché mondial de la mobilité à hydrogène d’ici 2030.

Faut-il pour autant se détourner des véhicules électriques en faveur de l’hydrogène ? Non, selon Elon Musk pour qui la pile à combustible représente une perte d’énergie considérable face à l’efficacité de ses batteries. De plus, elle reste pour le moment très coûteuse et trop volumineuse. Il faudra donc attendre que la technologie fasse évoluer les piles à combustible afin de rendre plus accessible les véhicules à hydrogène au grand public.

Par ailleurs, Tesla et Panasonic ouvrent conjointement une usine de batteries dans l’ouest des Etats-Unis afin de faire diminuer le prix de leurs batteries. Le secteur des véhicules électriques conserve donc une nette avance sur l’hydrogène, sans compter le développement accru des stations de rechargement électrique partout aux Etats-Unis et en Europe.

Bien que l’hydrogène ne semble pas pouvoir révolutionner le secteur automobile pour le moment, il reste cependant très prometteur concernant le secteur des transports « lourds ». En effet, les bateaux, les avions ou encore les camions se présentent comme candidats idéaux dans la course à l’hydrogène car ils requièrent plus d’énergie que ce que les batteries actuelles peuvent fournir du fait de leurs trajets longue distance et de leurs poids.

Côté américain, Nikola Motor, créé en 2014 et introduit en bourse sur le Nasdaq depuis peu, affiche déjà une capitalisation à hauteur de 13 milliards de dollars en septembre 2020. Cette entreprise spécialisée dans la construction de véhicules lourds à propulsion alternative n’a pour autant pas encore commercialisé ses véhicules.

Côté européen, le groupe Daimler Trucks a présenté en 2020 son Mercedes GenH2. Equipé d’une réserve d’hydrogène contenu sous forme liquide à une température minimale de -253°C, ce tout premier camion à hydrogène fait la promesse d’une autonomie de 1.000 kilomètres et compte deux moteurs électriques, eux-mêmes reliés à deux piles à combustible contenant jusqu’à 40 kilos d’hydrogène liquide.

Les transports en commun sont également en première ligne sur le sujet. En 2020, le premier train à pile à combustible, le Coradia iLint, a passé avec succès les tests d’exploitation. Son constructeur Alstom s’est déjà engagé auprès de plusieurs pays européens afin d’étendre et d’équiper le reste du réseau ferroviaire européen en train à hydrogène. On compte déjà 40 commandes et leur mise en service est prévue d’ici 2022.

  

https://www.sncf.com/fr/engagements/enjeux-rse/sncf-accelere-train-a-hydrogene

 

Côté aéronautique, le gouvernement français fixe comme objectif le lancement du premier avion à hydrogène zéro émission avant 2035. Guillaume Faury, PDG de Airbus a annoncé en septembre 2020 sa stratégie afin de commercialiser l’appareil dans les temps et qualifie le projet « d’axe stratégique prioritaire ». Il rappelle aussi qu’Airbus utilise déjà des systèmes propulsifs à hydrogène pour son équipement spatial et se tient prêt à relever le défi.

  

Côté industrie

 

L’hydrogène se présente actuellement comme la meilleure alternative énergétique pour les industries les plus gourmandes dans le cadre de l’objectif zéro carbone. L’hydrogène pourrait en effet alimenter les industries lourdes, comme la production d’acier, qui nécessitent des températures particulièrement élevées.

L’un des avantages de l’hydrogène est la production de très haute chaleur. Cela le place donc comme alternative idéale au charbon ou au gaz pour les entreprises de sidérurgie. Ce procédé est déjà utilisé via le projet Hybrit en Suède : leur système permet de produire une tonne de fer tout en émettant seulement 25 kilos de CO2 contre 1.850 kilos pour la moyenne mondiale.

D’après une étude de Bloomberg New Energy Finance, utiliser l’hydrogène dans les industries du ciment et de l’acier pourrait faire économiser chaque année entre 3 et 4 giga tonnes de CO2, soit 10% des émissions actuelles.

Les compagnies pétrolières s’intéressent également de près à cette ressource énergétique. Elles sont d’ailleurs les plus à-même de faire face aux défis que requiert encore l’exploitation d’hydrogène. Par exemple, elles sont habituées au problème du développement d’infrastructures. L’intérêt de ces compagnies est également de diversifier leur production et de se tourner vers plusieurs énergies.

Plus de 100 multinationales ont rejoint le Hydrogen Council en 2018, parmi lesquelles on peut noter Airliquide, Engie, JXTG, Shell, Siemens, Total, BP, plusieurs constructeurs automobiles ainsi les trois plus grandes banques Françaises (BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole). Elles s’engagent à faire de l’hydrogène un élément clé dans la transition énergétique. Pour cela, elles ont pour le moment investi 1,5 milliard de dollars en 2017 et comptent faire gonfler ce chiffre dans les années à venir. Selon leur rapport publié il y a trois ans, les avancées technologiques dans le secteur de l’hydrogène pourrait permettre de satisfaire 18% des besoins énergétiques mondiaux à condition de pouvoir investir 280 milliards de dollars.

 

https://hydrogencouncil.com/en/newmemberannouncement2021-1/

  

De nombreux défis auxquels il faut encore faire face

 

Un secteur encore trop polluant ?

Autre caractéristique de l’hydrogène : c’est un gaz 11 fois plus léger que l’air et c’est aussi l’élément le plus léger de l’univers. Le stockage d’hydrogène implique donc l’occupation de grands volumes. Cependant, il est possible d’augmenter sa densité via un processus de liquéfaction rendu possible via une très forte pression ou une réfrigération en dessous de -250 degrés. Ces deux moyens sont si coûteux que les industriels en viennent à contourner ce problème en convertissant l’hydrogène en ammoniaque ou en méthane, bien connu pour leur caractéristique polluante.

 

Des besoins en infrastructure incommensurables

Pour produire l’intégralité de l’hydrogène qu’on utilise aujourd’hui par électrolyse, il faudrait 3.600 TWH (térawatt/heure) d’électricité supplémentaire : soit l’équivalent de la production de l’électricité de l’Union Européenne.

Au-delà du développement des infrastructures consacrées aux électrolyseurs, il est absolument indispensable d’augmenter la production d’énergie verte dédiée à leur alimentation. En effet, le rendement de production d’électricité à base d’hydrogène est de 35%. Autrement dit, il faut 100 unités d’électricité pour produire de l’hydrogène produisant de son côté 35 unités d’électricité. L’hydrogène se présente donc davantage comme un moyen de stockage d’électricité plutôt qu’un moyen de production.

Il faut encore augmenter le réseau et développer les stations à hydrogène. Cela nécessite une concertation européenne pour rouler sur tout le continent et pour assurer l’équilibre financier de ces stations de rechargement.

  

L’hydrogène n’est pas une solution à lui seul

 

Le prix pose encore un problème concernant le développement de l’hydrogène décarbonisé. Lorsqu’on compare les coûts de production d’un kilo d’hydrogène, on constate que le gris est trois fois moins cher à produire que le vert (5 euros par kilo). Les industriels travaillent donc pour réduire cet écart d’ici 2030, notamment en faisant chuter le prix de l’électricité renouvelable. L’autre moyen qui existe consiste à dissuader les entreprises d’utiliser les énergies fossiles ou polluantes dans la production d’hydrogène. Pour cela, on peut mettre en place une réglementation et une taxation des énergies fossiles afin d’orienter les industries vers la zéro émission carbone.

Ainsi, face à une demande en énergie et à des besoins en stockage en croissance, l’hydrogène se positionne comme élément indispensable à la transition écologique. Malgré les certaines difficultés qu’il présente encore, les nombreux investissements faits aujourd’hui vont permettre à cette ressource énergétique de rattraper le retard qu’elle a pris sur l’électrique et de décarboniser les secteurs les plus gourmands en CO2.

  

Notre point de vue technique sur trois valeurs du secteur

 

Analyse de Nikola Corp en base 4 heures

 

 

Notre analyse de la société Nikola Corp. s’effectue en vue 4 heures car le titre dispose un historique de cours insuffisant pour nous permettre une analyse en base journalière ou hebdomadaire. En effet, l’entrée en bourse de Nikola était le 4 juin 2020 (soit un peu plus de 6 mois d’historique disponible uniquement).

Sur ce graphique, on peut donc voir qu’après son introduction en bourse, le prix de l’action Nikola Corp. a progressé de plus de 160% en quelques séances, passant de 35$ à 93,91$ le 8 juin 2020 (son plus-haut historique). Depuis ce sommet, le titre est entré dans un mouvement baissier matérialisé par un canal (droites violettes) qui a été testé à plusieurs reprises jusqu’à atteindre les 13,51$ par action soit son plus bas historique (cercle orange).

Dans cette configuration, à court terme, notre scénario mise sur un retour des prix sur la borne supérieure du canal autour des 25$ par action. Néanmoins, tant que notre canal et notre niveau pivot des 25$ (droite bleue) ne seront pas franchi par le haut, on privilégiera la tendance baissière de fond. Alternativement, la franche cassure de ces niveaux nous conduirait à venir tester dans un premier temps, la zone des 40$ par action.

 

Analyse de McPhy Energy en base journalière

 

 

Sur ce graphique en vue journalière de la société McPhy Energy, on observe qu’au cours de l’année 2020, le prix de son action a été multiplié par dix, passant de 3,50€ à fin décembre 2019, à 36€ en ce début d’année 2021. Cette ascension se décompose en plusieurs mouvements, avec tout d’abord une forte hausse entre mai et juillet où le titre vient se stopper sur le seuil symbolique des 30€ par action. Par la suite le titre corrige légèrement et oscille dans un range compris entre 20€ et 30€ avant de reprendre sa tendance de fond à partir du mois de novembre et de franchir la zone des 30€.

Dans cette configuration, tant que notre niveau pivot des 20€ jouera le rôle de support, nous privilégions la poursuite de la tendance haussière sur le titre McPhy Energy. Alternativement, la cassure de ce niveau conduirait les prix à venir tester la zone des 13,50€ par action.

 

Analyse de Engie en base journalière

 

 

Sur ce graphique en base journalière du titre Engie, on observe que les cours ont évolué à la hausse entre octobre 2019 et février 2020, passant de 11,40€ à 16,60€ par action, un plus-haut depuis décembre 2015, avant de plonger brutalement autour des 9€ au mois de mars suite à la propagation de la pandémie de Covid-19. Par la suite, le titre a amorcé un rebond jusqu’en juin 2020, avant d’entrer dans une phase de consolidation haussière matérialisée par un canal (segments violets). En ce début d’année 2021, les prix sont sortis par le haut de ce canal (cercle vert) et on même franchi notre niveau pivot des 12,80€ (ligne horizontale bleue).

Dans cette configuration, ces derniers signaux nous amènent à privilégier un scénario haussier sur Engie avec un premier objectif autour des 14€, tant que les prix resteront au-dessus de notre nouveau pivot. Alternativement, un retour sous ce niveau pourrait nous conduire à revenir sur la borne inférieure de notre canal autour des 11€ par action.

 

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HORS SERIE ANNUEL – 2020 : le Covid fait trembler le monde et l’économie, mais pas la Bourse

6 janvier 2021
Analyses marché

Alors que le monde reste sous le spectre d’une crise sanitaire sans précédent, que la plupart des pays oscillent entre confinement, couvre-feu, déconfinement et reconfinement, que les conséquences économiques sont, dans la réalité d’une grande partie des PME, des indépendants, et de nombreux secteurs particulièrement sensibles à un tel contexte (tourisme, restauration, etc.) totalement catastrophiques, voire irréversibles, le constat que nous faisons dans la planète boursière et la manne financière ne semble pas – du tout – refléter cette pourtant triste et sombre réalité.

  

Ainsi, quels sont dans un premier temps les principaux points qu’on devra retenir du bilan de cette bien particulière année 2020 et quelles conséquences devrait-on en tirer ?

Voici, déjà, la liste des points en question :

• Alors que l’année 2020 est, pour tout le monde, une année à marquer d’une pierre noire, la plupart des indices boursiers ne reflètent pas du tout cette conjoncture.

• Du côté de l’Europe, en dehors du Dax allemand qui a repris son rôle de leader devant le Cac, les indices majeurs terminent dans un rouge plutôt sobre, avec un -7,14% pour la Cac dont environ une moitié des valeurs seulement affichent un bilan annuel négatif.

• Outre-Atlantique, le trio majeur termine l’année dans un vert dispersé, avec un bilan juste correct pour le Dow Jones, assez bon pour le S&P 500, et tout simplement incroyable pour le Nasdaq, qui signe même sa meilleure performance annuelle depuis les années 2000, en clôturant autour des +45%.

• Cette année a bien évidemment vu l’avènement de la tech, avec donc un Nasdaq insolent, porté par des GAFAM intouchables, et surtout par les 2A (Apple et Amazon) qui ont clôturé leur année avec des performances respectives d’environ +80% et +75%.

• Si sur l’ensemble de l’année, les performances peuvent être globalement mitigées au cas par cas, depuis le fameux point bas de mi-mars, à très peu d’exception près, les reprises atteignent parfois des pourcentages mirifiques (à prendre avec quelques pincettes toutefois selon la volatilité des titres en question) pouvant largement dépasser les +100%, voire les +200% de gain.

Que déduire de ces points clés ? C’est ce que nous nous proposons, entre autres, d’aborder dans cet article annuel qui va donc tenter le périlleux mais ô combien intéressant exercice de faire un bilan et d’en tirer les conclusions les plus pertinentes pour l’avenir, qu’il soit boursier, économique ou général.

 

Préambule

L’année 2020 restera comme une année sombre dans les mémoires. Il y a un an en effet, la pandémie de ce qui était encore appelé « coronavirus » s’est déclenchée avec un premier foyer de contamination découvert à Wuhan, en Chine. Personne n’imaginait que douze mois plus tard, ce virus serait à l’origine de plus d’un million et demi de morts et provoquerait la plus grave crise sanitaire mondiale depuis un siècle.

Le chaos semé par ce qui deviendra le Covid-19 aura artificiellement gelé l’économie mondiale pendant plusieurs mois (et la gèle encore par endroit...) et aura ainsi marqué la planète, laissant les petites comme les grandes nations de ce monde impuissantes, et entrainant une forme de remise en question de la mondialisation et de l’ordre mondial tels que nous les connaissons actuellement.

 

Bilan 2020

Les premières statistiques de 2020 laissent transparaitre un ralentissement de l’activité mondiale d’environ 3,8% sur l’année avec un recul d’environ 1,5% en Asie, 3,5% aux États-Unis, et 7% dans l’Union européenne.

L’Asie semble être la région du monde la moins touchée par cette crise grâce aux bons chiffres de l’économie chinoise qui tire le continent vers le haut. En effet, le PIB chinois a progressé de 4,9% au troisième trimestre, selon les statistiques publiées le 19 octobre dernier, et le FMI prévoit une croissance légèrement inférieure à 2% sur l’année 2020. Pékin ayant su en effet rapidement endiguer la propagation de l’épidémie grâce à des mesures drastiques de confinement de la population, la Chine tire profit de la situation plus compliquée pour les autres pays qui se voient obligés de se tourner encore vers le « Made in China ».

 

Source : https://www.challenge.ma/coronavirus-limpact-sur-leconomie-mondiale-estime-a-plus-de-4000-milliards-de-dollars-135572/

 

En zone euro et aux États-Unis, les banques centrales ont pris en charge dans leur bilan une bonne part de la hausse de la dette publique et le taux directeur mondial est descendu à quasiment 1%. Les interventions budgétaires massives, qui relèvent pour l’heure davantage du sauvetage que d’une véritable relance économique, ont permis de limiter fortement la perte de revenus des ménages qui, face à l’incertitude, ont gonflé leur matelas d’épargne.

Ce surplomb d’épargne restera probablement élevé de façon durable. A l’inverse, les entreprises feront face à d’importants besoin de financement. La canalisation de l’épargne vers le financement des entreprises sera un levier clé pour éviter une stagnation économique par défaut d’investissement productif, et pour commencer à envisager de débrancher la perfusion publique qui nourrit l’économie mondiale.

Néanmoins malgré les injections d’aides publiques des différents États, les séquelles se font sentir au regard de l’augmentation du chômage mondial. En zone euro, il a atteint 8,4% en octobre, en légère baisse par rapport au niveau de 8,5% du mois précédent mais en nette hausse par rapport aux 7,4% d’octobre 2019. Aux États-Unis, le taux de chômage a baissé de 0,2 point en novembre, à 6,7% de la population active, mais les créations d’emplois ont ralenti. Les américains qui avaient atteint un plus-bas en termes de chômage depuis un demi-siècle (à 3,5% de la population active en février), ont vu ce taux bondir à 14,7% en avril, avant d’enregistrer une baisse continue.

 

Points marquants de 2020

En considérant, bien entendu, « l’évènement Covid-19 » comme le driver principal de cette année, 2020 aura été une année forte en rebondissements.

 

La chute du pétrole

Cette pandémie a provoqué la chute de la demande internationale de pétrole, et engendré l’effondrement des prix du brut au cours des mois de mars et d’avril. On se souviendra notamment de la journée du 20 avril 2020 où le contrat de brut américain (WTI) pour livraison mai a fini la séance en territoire négatif à -37,63 dollars : une première historique !

Alors qu’avant le déclenchement de l’épidémie, le baril de pétrole de Brent tournait autour de 65 dollars, il est momentanément passé sous les 20 dollars, soit son prix le plus bas en 20 ans.

Cette chute historique s’explique par la crise sanitaire et le confinement qui touche environ la moitié de la population mondiale à cette période, et conduisent nécessairement à une chute de la demande de pétrole d’environ 30%, et donc à une baisse du prix.

  

De plus, en mars, l’Arabie Saoudite et la Russie ont accru leur production de façon à faire chuter le prix du baril encore plus bas. Cette stratégie, a priori surprenante, avait notamment pour objectif d’asphyxier les producteurs de pétrole de schiste américains. Néanmoins, début avril, l’Opep et la Russie changent de stratégie et s’engagent à réduire leur production de 10%. Mais face à une baisse aussi forte de la demande, les prix sont restés très bas.

Cependant, grâce au déconfinement de la plupart des pays au cours de l’été 2020, ajouté aux annonces d’un candidat vaccin début novembre, et à la bonne reprise de l’activité en Chine, le Brent et le WTI terminent l’année sur des niveaux bien meilleurs que ceux anticipés il y a quelques mois (étant donné les circonstances) avec des pertes respectives de 21,35% et 20,53%, mais surtout un rebond de près de 225% depuis leurs plus-bas de l’année.

Pour en savoir plus sur ce sujet, n’hésitez pas à consulter notre article d’octobre dernier sur l’évolution du prix du pétrole en 2020 : Baril en la demeure.

(PS : retrouvez notre analyse technique du Brent ci-après en fin d’article.) 

Le confinement : l’apologie des GAFAM ?

Les mesures de confinement dans les différents pays ont eu un fort impact sur l’activité de la plupart des secteurs, avec en première ligne le tourisme, l’hôtellerie et la restauration. Néanmoins, le secteur technologique semble être le grand gagnant de cette crise et en particulier pour ces géants que sont les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft).

Une grande partie de la population ayant été contrainte au confinement, le besoin d’accélération de la digitalisation de l’économie s’est fait sentir, offrant à ces sociétés des opportunités qu’elles ont su saisir. En proposant des solutions rapides et faciles à déployer, les GAFAM ont encore démontrer leur puissance de réaction et leur poids dans l’économie actuelle, leur permettant d’afficher des résultats financiers en progression malgré cette conjoncture particulière et des performances boursières dépassant toutes les attentes.

Cette surperformance de ce secteur se visualise facilement au travers de l’indice de la tech américaine, le Nasdaq, qui a progressé de plus de 45% depuis le début de l’année (et de plus de 85% depuis le point bas de mars lié au début de la pandémie), affichant ainsi de nouveaux plus-hauts historiques.

  

Comme on peut le voir sur le tableau ci-dessus, non contentes de fournir de belles performances cette année, les GAFAM affichent une capacité à traverser les crises avec une facilité déconcertante et arrivent même à se positionner comme les grandes gagnantes de celles-ci leur permettant d’afficher des performances historiques extraordinaires.

Ainsi, à côté du Nasdaq qui a progressé de 484% depuis 2005, ce qui est déjà un très bon résultat, les performances des GAFAM semblent irréelles, en particulier pour Apple et Amazon qui affichent des progressions respectives de 5 058% et 7 253% sur la même période. A titre d’exemple, si vous aviez investi 1.000 euros en 2005 dans ces sociétés, vos gains seraient respectivement de l’ordre de 51.580 et 73.530 euros aujourd’hui.

Pour en savoir plus sur les GAFAM et leur résilience face à cette crise, vous pouvez consulter notre article d’août dernier : Les nouveaux maîtres du monde ?

 

Les élections américaines

L’élection présidentielle américaine était un des grands évènements de cette année. En plein contexte de crise sanitaire, les citoyens américains votaient le 3 novembre 2020 pour élire le 46ème président des États-Unis.

En raison de l’épidémie de Covid-19, beaucoup d’américains ont eu la possibilité de voter par correspondance. Par conséquent, les dépouillements de certains états n’étaient pas terminés au lendemain du scrutin, laissant les américains dans l’attente d’un résultat définitif pendant plusieurs jours. Finalement, la victoire du candidat démocrate Joe Biden face au président sortant Donald Trump, sera annoncée le samedi 7 novembre, soit quatre jours après le scrutin, avec 306 grands électeurs sur les 270 nécessaires pour la victoire. La confirmation de l’investiture du nouveau président a eu lieu le 14 décembre 2020, date du vote des grands électeurs.

 

Source : https://www.huffingtonpost.fr/entry/face-a-trump-biden-pulverise-un-record-de-levee-de-fonds_fr_5f503f75c5b6578026c91ecb

 

Joe Biden s’est posé en président de la réconciliation, dans une Amérique touchée en profondeur par les tensions sociétales et les inégalités sociales. Néanmoins, le challenge sera de taille puisque le nouveau locataire de la Maison Blanche ne disposera probablement pas de sa majorité au Sénat. Celle-ci se décidera au moment où nous publions ces lignes, le 5 janvier 2021, suite au second tour des élections sénatoriales dans l’état de Géorgie où les candidats républicains ont de grandes chances de l’emporter et de priver Joe Biden de cette majorité. Cependant, si les démocrates emportent ces élections, ils auront le contrôle du Sénat, de la Chambre des Représentants et de la présidence, ce qui changerait les perspectives de politique budgétaire des États-Unis.

Quoiqu’il en soit, nous devrons attendre le 20 janvier 2021 pour voir l’entrée en fonction du 46ème Président des États-Unis au cours de la cérémonie d’investiture qui se déroulera devant le Capitole à Washington. Pour en savoir plus sur le déroulement des élections américaines 2020, n’hésitez pas à consulter notre article : De l’inédit à plus d’un titre.

 

La chute du dollar

A la fin de la séance du 30 décembre 2020, le dollar américain reculait à son plus bas niveau en près de deux ans. En effet le Dollar Index qui compare le billet vert aux autres grandes devises, a atteint son plus-bas depuis avril 2018.

Depuis le début de 2020, le dollar perdait 8,71%. Face à la livre britannique, le dollar cède 2,67% depuis le début de l’année et l’euro c’est apprécié de 9,7% face au dollar. Ce type d’écart significatif est visible sur un ensemble de devises qui se sont toutes appréciées face à la monnaie refuge mondiale.

Avec la politique monétaire très souple adoptée par la Fed pour doper l’économie, les cambistes s’attendent à un début d’année 2021 difficile pour le dollar. Sachant que pour beaucoup, le risque d’avoir un Sénat démocrate dans les prochains jours a été trop minimisé, et cet évènement pourrait avoir un impact violent sur l’évolution du billet vert.

De plus, le renforcement de l’euro qui s’échange à près de 1,23 dollar en cette fin d’année (contre 1,06 le 19 mars 2020) pourrait commencer à peser sur les bourses et les exportations européennes. Si ce mouvement était amené à se prolonger, cela obligerait la BCE à prendre des mesures qui ne seraient pas forcément en accord avec les réponses qu’elle a fourni face à l’évolution de la pandémie sur le Vieux Continent.

Pour en savoir plus sur l’impact de l’évolution des devises sur la politique des Banques Centrales, consultez notre article de novembre dernier : Les banques centrales dirigent-elles le monde ?

(PS : retrouvez notre analyse technique de l’EUR/USD ci-après en fin d’article.) 

La flambée du bitcoin

Les cryptomonnaies ont connu une année des plus intéressantes avec en première ligne, l’ascension folle du bitcoin qui enregistre une progression de plus de 300% depuis le 1er janvier, passant de 7.100 à 29.000 dollars par unité.

Le plus intéressant dans cette progression est qu’elle n’est pas comparable à la flambée spéculative qui avait eu lieu en 2017 où le bitcoin avant flirté avec les 20.000 dollars après une hausse de 1.400% ! La différence étant que son prix s’installe de façon structurelle au-dessus des 10.000 dollars (avec une zone de support intéressante autour des 18.000) et que sa volatilité est plus faible qu’à l’époque. L’actif devient plus stable et intéresse donc plus les hautes sphères de la finance. Phénomène assurément à suivre dans un monde qui change totalement de paradigmes, au profit des technologies et de l’Intelligence Artificielle notamment (vous pouvez, sur ce dernier sujet hautement intéressant, lire notre article récent intitulé : L’IA, révolution ou véritable danger ?).

Derrière cette forte ascension se cache la perte de valeur des monnaies « fiat » (i.e. une monnaie décrétée par un État, qui en confie la gestion à une Banque centrale. Par conséquent, la Banque centrale est l'institution qui émet la monnaie fiat, dont le cours est fixé par l'État lui-même) et particulièrement du dollar, qui pousse à investir dans le bitcoin comme réserve de valeur. Ceci est dû à l’explosion du bilan des banques centrales qui résulte en une perte de confiance de certains investisseurs envers les monnaies traditionnelles et décuple l’attrait pour le bitcoin car son agrégat monétaire n’est pas conçu pour s’adapter à la production de richesse.

Pour en savoir plus sur l’évolution du bitcoin et d’autres cryptomonnaies, consultez notre article de décembre 2020 : Bulle dangereuse ou affaire en or ?

 

• L’annonce d’un vaccin sauve, en partie, 2020

La pandémie de Covid-19 a engendré des performances inquiétantes pour la plupart des secteurs d’activités et en particulier pour les valeurs cycliques qui ont été fortement délaissées en bourse durant les trois premiers trimestres de l’année. L’annonce de plusieurs candidats vaccins au début du mois de novembre a donné un nouveau souffle à ces mêmes valeurs (qui bénéficiaient alors de « rattrapages ») en donnant aux investisseurs une belle éclaircie dans un horizon qui semblait bien sombre jusque-là.

Ces annonces ont eu lieu au même moment que les élections présidentielles américaines dont le résultat a été bien perçu par les marchés. La concomitance de ces évènements a permis aux places boursières européennes d’afficher des performances record au cours du mois de novembre 2020 : sur le mois, Paris gagne 20%, Francfort près de 15% et Londres plus de 12%. Les bourses du sud de l’Europe réalisent des performances encore supérieures, avec +25% pour Madrid et +23% à Milan. Jamais les indices européens, et le Cac 40 en particulier, n’auront gagné autant de terrain sur un mois.

 

Source : https://www.sudouest.fr/2021/01/04/vaccin-anti-covid-19-le-royaume-uni-veut-espacer-les-doses-un-pari-pour-des-medecins-francais-8250432-10861.php

 

Cette performance record nous permet de clôturer cette année boursière sur des niveaux encore inespérés il y a quelques mois, comme vous pourrez le voir ci-après.

On ouvre ici une parenthèse au sujet du fameux secteur de la biotechnologie qui, depuis des années déjà, accapare les podiums des plus fortes hausses ou baisses annuelles. Phénomène tout à fait compréhensible quand on sait à quoi peut se tenir l’évolution et l’avenir des entreprises de ce secteur, qui peuvent donc décoller ou sombrer en flèche vertigineuse selon une annonce d’un bon ou mauvais résultat, la progression ou le retrait d’un nouveau projet, etc. On aurait pu penser qu’une année sous l’égide d’une crise sanitaire majeure aurait pu bousculer davantage ce secteur ou le mettre plus en valeur, il n’en a finalement rien été, et vous pouvez, pour ceux que ça intéresse, lire également notre dernier article sur le sujet : Contexte sanitaire, guerre du vaccin et volatilité.

 

La chine grande « gagnante » de l’année 2020

Premier pays touché par l’épidémie de Covid-19, la Chine est d’abord fragilisée par ce virus qui la plonge dans une récession historique (-6,8% au premier trimestre 2020). Accusé d’avoir tardé à informer l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Pékin est montré du doigt. Mais les mesures de confinement des différents pays obligent le monde à se tourner vers le « made in china », et permet à la Chine de renouer avec des résultats économiques probants. Par conséquent, elle devrait être la seule économie majeure à poursuivre son expansion en 2020, selon les projections du FMI, avec une croissance attendue autour des 2%.

L’année 2020 marquera peut-être un tournant pour la Chine et pour l’équilibre de l’ordre mondial. En effet, au cours de cette année, la Chine a clairement révélé son objectif de détrôner les Etats-Unis du titre de première puissance mondiale, et a commencé à en prendre le chemin en démontrant sa supériorité face à cette crise. Mais la gestion de la pandémie n’est pas la seule démonstration de force de la Chine et en cette année particulière, Pékin démontre sa puissance sur des sujets d’avenir comme le nucléaire (premier réacteur de troisième génération en service depuis novembre), l’ordinateur quantique (nouveau record de vitesse de calcul) et la conquête de l’espace (réussite de la mission Chang’e 5 sur la Lune).

Autant d’initiatives destinées à montrer la supériorité du système socialiste aux caractéristiques chinoises, mais qui indiquent surtout qu’un an après l’apparition du Covid-19 le pays est clairement dans une phase « post-épidémie », alors que l’Occident n’en voit toujours pas la fin. Pour en savoir plus sur les réussites de la Chine en cette année 2020 si particulière, vous pouvez consulter notre article intitulé : La Chine : Grand « gagnant » de la crise sanitaire mondiale ?

 

Principaux bilans 2020 par classe d’actifs

Bilan des principaux indices européens

 

Bilan des principaux indices américains

 

Que peut-on déjà remarquer d’intéressant d’après l’observation de ces tableaux ?

- Dans un premier temps, on constate qu’en Europe, seul le Dax allemand réussit à clôturer l’année dans le vert, grappillant en effet 3,55%, tandis que son confrère français, notre Cac national, cède quant à lui 7,14%. Logiquement, l’Eurostoxx 50 (regroupant 50 des plus grandes valeurs de la zone euro, et étant en majorité proche du Cac 40) lâche pour sa part 5,14% tandis que, faisant un peu cavalier seul depuis le Brexit, le Footsie britannique abandonne 14,34%. On notera donc surtout ici que le Dax a fini par retrouver sa place de leader européen, place qu’il avait concédé ces dernières années au profit du Cac.

- Dans un deuxième temps, on remarquera qu’une fois encore, le Vieux Continent reste à la traîne face au pays de l’Oncle Sam, où es indices majeurs clôturent tous l’année dans un vert assez dispersé. Tandis qu’en effet, le Dow prend un modeste 7,25%, le S&P s’offre quant à lui 16,26%, mais le plus impressionnant, et de loin, c’est le Nasdaq qui grimpe d’environ 45% (selon que ce soit le Nasdaq 100 ou le Composite), ce qui reste sa meilleure performance sur les 20 dernières années au moins.

- Dans un troisième et dernier temps, on remarque que si le déclenchement de l’impact du Covid-19 (qui est survenu en Bourse, rappelons-le, le week-end où l’on a découvert et annoncé l’arrivée du premier véritable cluster en Italie) aura généré une perte assez homogène de 30 à 40% maximum sur l’ensemble des indices, une fois encore le Nasdaq aura amoindri les dégâts avec une chute d’environ 25%, mais, plus encore, on notera que le rebond initié depuis ce fameux point bas de mars aura été plus disparate avec un Footsie à la traîne (à peine +30%, Brexit oblige), un duo Cac-Eurostoxx autour des +55%, le Dax et le Dow au coude à coude vers les 67%, un S&P (dopé par ses valeurs Nasdaq) au-dessus des 70% et, last but not least, un Nasdaq insolent qui s’adjuge plus de 90% !

 

Ainsi, on confirme ici non seulement la poursuite de la domination américaine sur le reste du monde, mais aussi et surtout, la nouvelle cartographie du monde économique qui se profile, qui sera indubitablement axée autour de la technologie (IA, cryptomonnaie, etc.) et qui va donc totalement redessiner l’univers professionnel du futur avec la disparition inéluctable de certains métiers au profit de l’apparition des autres.

 

Focus sur le Cac 40

Comme nous venons de le voir, l’indice national de référence signe une année sans envergure. Après une forte chute due à la pandémie mondiale, le Cac, bien qu’ayant fortement rebondi depuis mi-mars également, n’a pas réussi à retrouver encore ses niveaux d’avant crise.

Quelles sont les principaux points à connaître sur l’année 2020 pour l’indice de la place parisienne ? Quelles valeurs se sont démarquées, dans le bon comme le moins bon sens du terme ? Quel palmarès pourra-t-on retenir ?

 

- D’abord, on notera que cette année aura vu environ la moitié du Cac (19 valeurs très exactement) clôturer l’année dans le vert, contre l’autre moitié donc (soit 21 valeurs) dans le rouge. L’analyse de la première partie du tableau ci-dessus montre ainsi que la moyenne des gains reste inférieure à la moyenne des pertes, et que le palmarès révèle assez le contexte global avec, en dehors de la pole position pour le solide et résilient géant du luxe qu’est Hermès, trois valeurs technologiques apparaissent dans le top 5 des plus fortes hausses annuelles, tandis que des valeurs telles qu’URW (immobilier/foncier), Airbus ou encore Total se trouvent dans le top 5 des lanternes rouges, souffrant directement ou indirectement de la crise sanitaire.

- Ensuite, on pourra relever que, si l’ensemble de l’année révèle donc un bilan mitigé, toutes les performances prises à partir du plus-bas de mi-mars sont dans le vert. Ainsi, l’analyse de la seconde partie du tableau ci-dessus indique les tops et flops 5 dudit rebond. Dans le haut du tableau, on retrouve en tête une valeur très volatile, et qui avait beaucoup souffert les années précédentes, à savoir le métallurgiste ArcelorMittal, suivi du duo des constructeurs automobile, Renault et Peugeot, qui ont bénéficié eux aussi de pas mal de rattrapage après de lourdes périodes de vache maigre. On pourra également noter la présence d’une autre valeur tech, Capgemini, qui affiche une santé très solide, s’offrant même un plus-haut de 20 ans quasiment cette année.

 

Voici maintenant un tableau récapitulatif globale des valeurs du Cac 40, avec notamment quelques précisions intéressantes à souligner :

 

Ainsi, et en dehors du classement annuel par performance, ce tableau nous permet-il de :

- Pouvoir comparer la performance annuelle globale avec celle prise en compte à partir du fameux plus-bas de la mi-mars, et de voir parfois quelques dissonances dues en partie à la volatilité différente d’une valeur à l’autre, mais également à l’ampleur de la chute du début d’année, qui varie également selon les titres en question.

- Constater que le trio majeur du luxe (Hermès, LVMH et Kering, auquel on pourra rajouter L’Oréal) aura contribué à tirer le Cac vers le haut, tandis que le trio majeur bancaire (Société Générale, Crédit Agricole et BNP Paribas, auquel on pourra rajouter l’assureur Axa) aura lui contribué à le tirer vers le bas.

- Remarquer que toutes les valeurs du Cac n’ont pas forcément vu leur plus-bas annuel se produire sur ce même plus-bas de mi-mars, ce qui n’a en effet pas été le cas pour 7 titres qui n’ont donc pas autant bénéficié de cette impulsion générale, à savoir : Carrefour, Engie, Veolia, Orange, Danone, Société Générale et la lanterne rouge URW.

- Observer enfin que 23 valeurs de l’indice phare national auront réussi à revenir au-dessus de leurs plus-hauts d’avant crise, parmi lesquelles 13 se seront même offert le luxe d’atteindre de nouveaux records historiques au cours de cette année pourtant perçue comme particulièrement difficile en dehors de la sphère boursière.

 

Savoir désormais ce que nous réserve le cru 2021 n’est bien évidemment pas une mince affaire, et les drivers principaux seront naturellement l’évolution de la pandémie [NDLR : à l’heure où nous écrivons ces lignes, les reconfinements se font à nouveau de rigueur, notamment avec le déploiement de la nouvelle souche du virus apparue au Royaume-Uni], les résultats des campagnes de vaccination, mais également les répercussions à retardement de la réalité de ce que l’économie aura subi sur cet exercice 2020 décidément bien particulier.

Pour l’heure, nous allons nous contenter de vous faire part de nos points de vue techniques sur l’ensemble des indices principaux, ainsi que sur le fameux trio étalon (or/pétrole/eurodollar), avec les niveaux clé à surveiller, notre sentiment et surtout les balises du terrain graphique.

 

Point de vue technique sur les actifs majeurs mondiaux

Il semble assez évident que la question que vont se poser désormais les investisseurs est la suivante : quel potentiel de hausse les indices ont-ils encore sous la main, et doit-on craindre une correction majeure cette année ou bien encore espérer des plus-hauts ?

Voici donc notre tour d’horizon technique, avec des graphiques pris en base hebdomadaire :

 

Analyse technique du Cac 40

Tant que notre point pivot des 5.170 ne sera pas enfoncé, la confirmation de la franche cassure des 5.615 (actuellement sous forte pression) engendrera vraisemblablement un retour sur le plus-haut d’avant crise du Covid-19 situé sur les 6.110 points en amont d’une accélération vers les 6.555 en extension. Alternativement, si les 5.170 sont nettement enfoncés, on privilégiera un test des 4.500 avant un retour vers les 4.185 points.

 

Analyse technique du Dax 30

Le Dax a terminé de peu en territoire en positif sur cet exercice 2020 difficile. Tant que notre point pivot des 12.000 n’est pas nettement enfoncé, un test des plus hauts historiques d’avant crise autour des 13.800 (désormais sous forte pression), en amont d’une accélération vers les 15.080, puis les 18.000 en extension. Alternativement, sous les fameux 12.000, une reprise de la correction vers les 10.000, avant un retour sur le seuil majeur des 9.145 points sera privilégiée.

 

Analyse technique du S&P 500

Tant que notre point pivot situé sur les 3.300 ne sera pas cassé, on s’orientera vers une poursuite de la tendance de fonds avec un premier objectif à 4.000 correspondant à un seuil psychologique ainsi qu’à la borne supérieure de notre canal haussier, puis par projection, à un second objectif autour des 4.900 points. Alternativement, le franchissement à la baisse de notre niveau pivot conduirait à un premier test du support des 2.750 avant un potentiel retour sur l’overlap des 2.150 points si l’inversion de tendance venait à se confirmer.

 

Analyse technique du Dow Jones

Tant que notre point pivot situé sur les 26.500 ne sera pas enfoncé, et avec la confirmation de la cassure des 29.700 points (sommet d’avant crise actuellement sous pression), on privilégiera une poursuite de la hausse en direction des prochains objectifs de projection situés sur les 33.280, puis les 37.500 points en extension. Alternativement cependant, la franche cassure des 26.500 conduirait à un test du support des 21.600 en amont d’un retour sur le fort overlap des 18.225 points.

 

Analyse technique du Nasdaq 100

Tout va se jouer autour du point pivot des 10.900, tant que ce niveau tient, on privilégiera une reprise de la hausse en direction des prochains objectifs de projection situés sur les 15.575, puis les 18.885 points en extension. Scénario à confirmer toutefois en dépassant les 13.000 intermédiaires (borne supérieure du canal de LT désormais sous forte pression). Alternativement, si le point pivot venait à céder, cela conduirait à un test du support les 9,000, en amont d’un possible retour vers les 6.800 points.

 

Analyse technique du Gold (or)

Après avoir dépassé ses plus-hauts historiques, l’once d’or a entamé une correction majeure qui a finalement pris la tournure d’un flag. Ce-dernier semble être terminé et rien ne sera remis en cause tant que le point pivot des 1.800 dollars ne sera pas enfoncé. Les prochains objectifs de projection se trouvent sur 2.135 puis 2.270 dollars en extension. Reprise haussière apparemment confirmée par la cassure de la borne haute dudit flag. A plus LT, seul un passage sous la borne de polarité majeure des 1.540 dollars remettrait en cause notre scénario d’appréciation.

 

Analyse technique du Brent (pétrole)

Après une chute historique entre janvier et avril 2020 qui l’a mené vers les 16 dollars, le baril de Brent a initié un rebond majeur qui lui a permis de revenir au-dessus de l’overlap clé des 45 dollars (correspondant également à un gap majeur). Au regard de l’intensité dudit rebond, on pourra désormais viser l’overlap des 58 dans un premier temps puis jusqu’aux 71,5 en amont d’une accélération vers le plus-haut d’octobre 2018 autour des 86 dollars. Alternativement sous le point pivot des 45 dollars on visera les supports de Fibonacci des 35,5 puis des 27 dollars.

 

Analyse technique de l’EUR/USD

On voit très clairement que les cours de l’EURUSD étaient enfermés au sein d’un large canal de LT légèrement descendant. Les bornes supérieures dudit canal ont très bien joué leur rôle de résistance jusqu’à récemment, où une cassure haussière est désormais avérée. Aussi, tant que notre nouveau point pivot des 1,195 ne sera pas nettement enfoncé, une hausse vers les 1,2545 puis les 1,32 sera attendue en amont d’une accélération sur les 1,4. Alternativement, sous les 1,195 il faudra rester prudent et un retour vers les 1,135 serait d’abord envisageable.

 

Perspectives 2021

L’année 2020 s’achève alors que l’Europe et les États-Unis sont au cœur d’une deuxième vague épidémique qui épargne l’Asie et creuse les écarts entre régions et pays. La crise sanitaire continuera de dicter son tempo à l’économie mondiale jusqu’à la vaccination massive des populations, soit au mieux à la fin 2021 dans certains pays, mais plus sûrement courant 2022. D’ici là, l’alternance de périodes de restrictions et de rebond de l’économie pourrait se prolonger et inhiber les choix individuels comme les projets d’embauche ou d’investissement. L’activité devrait rester sous son niveau d’avant crise jusqu’en 2022 dans la plupart des pays, voire 2023 pour les plus rudement frappés, comme la France.

  

L’économie mondiale devrait afficher en 2021 une croissance de 4,2% a indiqué l’OCDE, mais l’organisation basée à Paris a cependant abaissé sa prévision de croissance 2021 par rapport à son estimation de septembre, en raison de la deuxième vague de Covid-19 qui a frappé une grande partie de l’Europe et des États-Unis (la prévision précédente pour 2021 était initialement de +5%).

Dans l’ensemble, le PIB mondial devrait revenir aux niveaux d’avant crise d’ici la fin de 2021, à la faveur notamment d’une forte reprise en Chine selon les anticipations de l’OCDE. Cette reprise mondiale masque toutefois de grandes disparités, le PIB de nombreux pays étant attendu en 2022 à environ 5% en dessous du niveau d’avant crise.

La Chine sera le seul pays (suivi par l’OCDE) à enregistrer une croissance cette année, estimée à 1,8%, un chiffre inchangé par rapport aux dernières prévisions données en septembre. La croissance chinoise devrait ensuite accélérer à 8% en 2021 (donnée également inchangée) avant de ralentir à 4,9% en 2022.

La contribution des États-Unis et de l’Europe à l’économie mondiale sera plus faible au regard de leur poids. Après une contraction anticipée de 3,5% cette année, l’économie américaine devrait rebondir de 3,2% en 2021 et de 3,5% en 2022, en prenant en compte l’hypothèse d’un plan de relance suffisamment conséquent. L’économie européenne se contractera, pour sa part, de 7% cette année, selon les prévisions de l’OCDE qui anticipe par ailleurs une récession à deux chiffres dans plusieurs pays d’Europe après les deux périodes de confinement imposées pour freiner la pandémie de Covid-19. La croissance devrait revenir en Europe en 2021 avec une augmentation de 3,6% anticipée et 3,3% attendue en 2022.

Néanmoins, on relèvera que les entreprises ne se sont pas encore souvent séparées de leurs salariés et pour ce qui est des faillites, c’est la même chose : elles n’ont pas – encore – eu lieu. Le temps que le phénomène s’enclenche réellement, on peut s’attendre à un grand nombre de faillites et de pertes d’emploi en 2021.

En outre, les menaces sanitaires ne vont pas arranger les choses et c’est bien là la hantise des entreprises. Un troisième confinement, même nécessaire sur le plan de la santé, serait une catastrophe économique. Ce sont les représentants des petites et moyennes entreprises qui le disent. À cela, viennent s’ajouter le chômage partiel – dont la prise en charge va diminuer pour certains secteurs, les prêts garantis par l’État qui sont quand même censés être remboursés un jour et le moral des ménages qui, quand ils craignent pour l’avenir, épargnent au lieu de consommer.

Par conséquent, bien que cette pénible année 2020 se termine enfin, il faut tenter de rester réaliste en gardant son optimisme et en restant très prudent pour l’année 2021.

  

Début 2021 : quoi de neuf chez DT Expert qui va fêter ses 10 ans ?

Avant toute chose cependant, en épilogue à cet article, permettez-nous de vous souhaiter à tous une excellente nouvelle année. Qu’elle vous amène surtout paix, santé (évidemment !) et sérénité dans votre vie en général et, cerise sur le gâteau : prospérité dans votre portefeuille. L’occasion pour nous de vous remercier également car chaque année qui passe scelle un peu plus la confirmation du succès de la création et du lancement il y a presque 10 ans de Dagher Trading, devenu depuis DT Expert.

Nous espérons donc continuer à vous compter de plus en plus nombreux dans nos rangs. Soyez certains que nous ferons tout pour vous satisfaire et faire en sorte que 2021 soit à la hauteur de vos attentes !

 

Bilans consolidés du service DT Turbo depuis sa création :

Si la majeure partie de nos abonnés restent fidèles et satisfaits, il y a également des gens déçus, parfois à tort, parfois à raison. Tout dépend de leur timing d’arriver au sein de notre service. A ceux-là aussi et surtout, nous tenions à témoigner notre compréhension ainsi que notre estime, tout en leur rappelant qu’un bon money-management se mesure sur la durée.

 

Et c’est d’ailleurs l’un des axes de développement et d’amélioration que nous avons décidé de poursuivre cette année : aider nos abonnés à mettre en place non seulement de bonnes stratégies mais aussi un bon principe de money-management, afin de les assister au mieux dans la gestion de leur portefeuille, en fonction de la taille de celui-ci, de leur profil d’investisseur et de leur tolérance au risque.

 

En termes de stratégies : comment s’en sortir ?

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais très bien, celui sur lequel nous nous sommes spécialisés se tourne vers les turbos, produits dérivés à fort effet de levier, qui s’adaptent extrêmement bien aux principes de l’analyse technique grâce à leur principale caractéristique : à savoir la barrière désactivante. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

Aussi, si vous souhaitez profiter de telles recommandations n’hésitez pas à lire notre brochure détaillée afin de bien vous renseigner (notamment sur les risques encourus) et, qui sait par la suite, à nous rejoindre en cliquant ici.

 

Découvrez nos formations et bénéficiez d’une remise exceptionnelle

Vous n’êtes bien évidemment pas sans le savoir, nous vivons une époque totalement particulière, et ce, à de nombreux points de vue.

De cette époque, des changements parfois radicaux, sinon substantiels, sont venus bousculer les paysages économique, social et professionnel, et il en sort indéniablement plusieurs facteurs :

- Le télétravail a augmenté naturellement, allant jusqu’à se démocratiser au sein de tous les métiers pour lesquels cette option était envisageable.

- La situation économique pour de nombreuses personnes s’est trouvée très aggravée, sinon au moins affaiblie, particulièrement pour des professions libérales et/ou entrepreneuriales.

- Les gens ont développé de nouvelles habitudes, tant au niveau de leur consommation que de leur organisation.

Ainsi, de ces trois points majeurs ont découlé légitimement et logiquement : une aptitude à rester davantage chez soi, une appétence accrue à un monde de plus en plus virtuellement connecté, une habitude de nouveaux outils (Zoom, Teams, etc.) de visioconférence, un gain de temps dans les déplacements, et une inquiétude quant à la façon de gérer son argent, devant une crise économique majeure, et un bouleversement des paradigmes financiers.

Cependant, et de manière aussi surprenante qu’ahurissante, la Bourse s’est très vite ressaisie. Les indices majeurs, notamment américains, se portent plus que bien comme vous avez pu le lire ci-dessus. Ce qui nous a permis chez DT Expert, ainsi qu’à certains avertis, de pouvoir malgré tout en profiter, et de réaliser des gains conséquents.

C’est pourquoi, nous nous adressons à vous afin de vous proposer notre large gamme de formations. Ces formations vous permettront d’approfondir ou de parfaire vos connaissances financières et s’adressent à tout type de niveau.

Dispensées en visioconférence et de manière individuelle (il est cependant possible d’être plusieurs d’un même groupe sur demande), elles sont faciles d’accès et permettent d’appréhender les thèmes abordés de manière optimale.

Vous bénéficierez d’une constante interaction avec le formateur qualifié (minimum 10 ans d’expérience), ce qui permet une progression rapide et une validation définitive des acquis.

Enfin, car nous savons qu’il ne suffit pas de quelques heures de théorie pour acquérir des compétences, toutes nos formations seront agrémentées d’exemples concrets et de diverses mises en pratique.

Aussi, n’hésitez pas à découvrir la liste de ces formations en cliquant ici, en sachant que vous pouvez bénéficier d’une promotion exceptionnelle de 50% avec le code NEWSLETTER-50.

D’ici là, nous vous souhaitons à nouveau à tous une excellente année 2021, qu’elle vous apporte le meilleur et vous soit bénéfique en tous points, tant personnels que professionnels. Que les choix et projets que vous aurez à faire et que vous ferez aillent dans le bon sens en cette période que l’on sait tous difficile.

 

Nous vous remercions par ailleurs de votre confiance renouvelée et ferons tout pour continuer à vous satisfaire en 2021 et bien au-delà !

 

A bon entendeur...

Réalisé par Marc Dagher, assisté de Jean-François M’Bongué

www.dtexpert.com

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