Bien, bien, bien…

Tandis que notre monnaie unique se fait un peu malmener par son homologue nord-américain, il se pourrait qu’elle reprenne du poil de la bête face à celle du pays du Soleil Levant. Certes, et nous le savons, un euro fort n’est pas favorable aux exportations et donc à notre économie européenne, mais là n’est pas la question pour nous ici. En effet, nos analyses se veulent résolument dépourvues de fondamentaux afin, d’abord, de rester les plus déontologiquement complémentaires et, ensuite, de permettre à ceux qui le souhaitent de pouvoir trader et spéculer.

Aussi, voici, en mots et en image, les raisons pour lesquelles nous pensons que l’euro a des chances de se reprendre face au yen, et ce à moyen-long terme finalement…

Un premier round d’observation intéressant…

Source : www.traderforce.com

Observons bien ensemble ce graphique, et voyons ce qu’il nous dit aujourd’hui.

Allez-y, observez-le. Vraiment. Même si vous n’avez pas d’opinion. Même si vous pensez n’avoir aucune notion en la matière. Je vous rappelle en effet que la naissance de l’analyse technique vient de là : de l’observation ; de l’analyse de tout type de phénomènes passés afin d’en déduire les phénomènes futurs. Ainsi, cette discipline serait à la portée de n’importe quel esprit observateur et intelligent. Non ?

Bref.

Revenons-en à nos moutons.

Vous avez bien observé ?

Je vous laisse encore un peu de temps, et on y va ?

(…………………………….)

Bien. Je vous remercie de vos efforts, et de votre contribution.

Allons-y maintenant : que peut-on remarquer, techniquement, sur ce graphique ?

 

Quelles différentes phases peut-on distinguer ?

 

· Il y a d’abord la phase de baisse d’avant octobre 2000.

Même si la coupure de mon graphique ne permet pas de bien le voir, on imagine bien que ce creux représente un point bas par rapport à tout ce qui précède. Je précise même ici qu’il s’agit du plus-bas historique sur la parité en question.

· Il y a ensuite la grande phase de hausse entre octobre 2000 et juillet 2008.

Pour n’importe quel elliottiste, même débutant, cette phase est d’une limpidité absolue : une première vague I impulsive, suivie d’une vague III plus conséquente, permettant ainsi à la vague V de se faire en extension, pouvant elle-même être décortiquée en cinq petites vagues (notées de 1 à 5) propres et nettes. Notons au passage que chaque overlap est ici largement respecté, tant l’impulsion est forte, et les vagues 2 et 4 chaque fois minimes face aux autres.

· Il y a enfin la phase de baisse actuelle, initiée en juillet 2008.

Une chose est sûre pour le moment : cette phase a pris place en trois temps, que l’on a noté ABC avec des points d’interrogation volontaires, au cas où nous aurions mal interprété ce graphique. Pour l’heure, ce qui nous conforte encore dans cette hypothèse est le fait que le rebond actuel ait permis de dépasser une forte oblique de résistance tout en s’affranchissant de l’overlap de la vague A.

 

La fin d’une ABC depuis le sommet de juillet 2008 ?

 

Comme nous venons de le voir en effet, nous jouons ici le scénario de la fin d’une grande ABC. Nous pourrions même aller plus loin en disant que la hausse entre octobre 2000 et juillet 2008 représentait en fait une très grande première vague I et que la phase corrective en ABC actuelle serait en fait la fin de la très grande vague II correspondante.

Ce scénario est appuyé par les observations faites ci-dessus (dépassement de l’oblique baissière et du dernier overlap) mais pas seulement. Deux autres éléments importants viennent corroborer ce point de vue :

  • D’abord, côté cours, le fait que l’on soit venu tester le dernier ratio de retracement de Fibonacci de 76,4% de toute la hausse, autour des 106 indiqués.
  • Ensuite, côté indicateurs, un RSI qui, pour la première fois depuis la chute, semble vouloir plus franchement repasser en territoire positif.

 

Pronostic et niveaux à considérer ?

 

Ainsi, tant que notre point pivot situé sur le ratio précité des 106,00 n’est pas nettement enfoncé, nous jouons une reprise de l’euro face au yen, avec un objectif principal situé sur les 140,00 ; ce niveau correspondant en effet à un seuil de résistance important, qui avait déjà bloqué les cours sur les vagues III, 1 et B indiquées sur notre schéma. Il faudra cependant confirmer cette hypothèse en dépassant la résistance intermédiaire située sur les 131,00 (soit le swing-move de la dernière jambe de hausse du rebond actuel).

Alternativement cependant, la franche cassure des 106,00 conduirait à une poursuite de la chute plus sévère, avec un premier objectif de soutien situé sur les 91,50 : soit la projection de 100% de la vague C reportée au sommet du rebond actuel.

Alors ? Côté stratégie ?

Eh bien, pourquoi ne pas tenter de jouer se rebond en vous positionnant dès maintenant acheteur en euros et vendeur en yens ?

A bon entendeur…

Marc Dagher