J’ai décidé, à la demande de certains d’entre vous mais aussi à la mienne, de me pencher un peu plus sur le FOREX et de vous présenter quelques paires qui, selon moi, peuvent présenter un intérêt technique immédiat.

Evidemment, la paire majeure restant l’EUR/USD, celle-ci garde un caractère particulier, et je continuerai à la suivre plus régulièrement, comme j’ai déjà commencé à le faire avec, ma foi, pas mal de réussite.

Aujourd’hui, c’est l’une de ses petites sœurs à laquelle je m’intéresse. En effet, passé outre-manche, nos amis les Anglais ont décidé de ne pas se joindre à la monnaie Unique européenne. Loin de moi l’envie de les juger, je suis là pour analyser des cours, et vous donner des conseils pour gérer vos portefeuilles et les faire fructifier. De toute façon, s’il y avait un jour un Esperanto monétaire, une sorte de « monnaie Unique mondiale », le marché du FOREX disparaîtrait de lui-même, naturellement.

Aussi, la décision des deux B (un B pour Gordon Brown, l’autre pour Tony Blair) de refuser l’Euro nous permet aujourd’hui d’avoir encore un sous-jacent supplémentaire pour jouer les devises. Or, et de façon historique, la livre sterling a toujours été un cran au-dessus de sa comparse, malgré une quasi parité atteinte à la toute fin 2008.

Eh bien, cette tendance et cette prédominance pourrait bien être amenées à changer. C’est en tout cas ce que va révéler mon analyse ci-dessous…

Faites entrer le graphique !

Devinez quoi ? Si, si : c’est à la faveur d’une ABC de consolidation que j’ai choisi cette nouvelle paire. En effet, regardez plutôt :

Source : www.traderforce.com

De façon très claire, ce graphique nous montre, depuis le point bas d’avril 2000, une très nette tendance haussière avec trois phases de temporisation relativement planes.

Les deux premières de ces phases sont matérialisées sur mon graphique par des triangles de consolidation sur lesquels je ne m’épancherai volontairement pas.

La troisième est l’objet même de mon choix : la fin, en juin 2010 (il y a donc un an), de cette ABC dont je vous parlais plus haut et que j’ai bien évidemment annotée pour vous sur mon dessin.

Quel est aujourd’hui l’état des lieux technique ?

Il est, finalement, assez simple à faire, au regard de ce que j’ai dit précédemment : fin d’une grande correction en ABC et, depuis, premières vaguelettes d’une nette reprise qui s’amorce, avec, en prime, un test du flag (ABC en « drapeau ») en pullback !

Côté indicateurs, un RSI qui semble vouloir tendre à reprendre appui sur sa zone de neutralité à 50% pour rester désormais en territoire positif : hypothèse à confirmer néanmoins dans les prochaines semaines.

Aussi, sans écarter une légère poursuite du repli actuel vers les 0,8700 ou 0,8600 (max) et tant que mon support théorique clé situé sur les 0,8420 n’est pas enfoncé, je vise de nouveaux plus-hauts avec, après le test de la forte résistance intermédiaire située sur le palier des 0,9600, une envolée vers de nouveaux records historiques avec un euro qui vaudra alors 1,0365 livre sterling.

Alternativement cependant, la franche cassure de mon support clé conduirait à un nouveau test du très fort niveau d’overlap situé sur les 0,8085. Niveau qui avait d’ailleurs servi de point d’appui à la fin de l’ABC dont je vous ai parlé plus haut.

Que faire en termes de gestion/stratégie ?

Ne pas trop hésiter à se mettre dès maintenant long EUR et short GBP. Pour ceux qui souhaitent tenter d’optimiser leur point d’entrée, viser peut-être les 0,8700 et rester en position tant que les 0,8420 restent intacts.

Par la suite, envisager une prise de bénéfices partiels sur la zone des 0,9600 (au cas où un double top viendrait s’imposer, mais j’en doute) avant de solder sa ligne sur mon objectif majeur situé donc autour des 1,0365.

Là, il sera toujours temps pour moi de venir remettre à jour pour vous mon analyse. D’ici là, je me permets une petite citation personnelle qui colle bien à mon édito (il s’agit en fait, pour les éventuels connaisseurs, plus précisément du titre d’une chanson du Genesis de Peter Gabriel) : « Selling England By The Pound »

A bon entendeur…

Marc Dagher