Il y a environ un mois, nous vous proposions une analyse sectorielle et nous avions choisi pour vous de commencer par le secteur très suivi des banques. Aujourd’hui, virage à 180 degrés, nous passons dans le domaine des télécoms ; domaine qui n’en demeure pas moins intéressant pour autant.

En préambule, rappelons tout de même que nous anticipions, sur notre précédente analyse, une assez forte jambe de baisse initiale qui est depuis en train d’avoir lieu. Vous pouvez vérifier de vous-même en cliquant ici.

Or, pour le nouveau sujet abordé dans cette catégorie sectorielle, nous sommes tout aussi pessimistes sur le court terme, mais bien plus pessimistes sur le plus long terme, comme vous allez pouvoir le constater…

Aucun véritable signe positif depuis le sommet de février 2000

Source : www.traderforce.com

Comme on peut le voir sur le graphique ci-dessus, les cours du secteur en question sont depuis février 2000 dans une configuration très peu encourageante. En effet, après la très forte chute qui les a vu perdre plus de 85% de leur valeur jusqu’au point bas de septembre 2002 (soit en deux ans et demi), le rebond avorté en novembre 2007 a eu bien de la peine à avancer et n’a pas pris l’envergure qu’on aurait pu espérer d’un rebond dit « de retournement ».

Par ailleurs, la reprise de la correction depuis ce sommet a définitivement mis un terme à ce type d’espoir : le biais reste négatif, et pour encore un moment.

Quel est aujourd’hui l’état des lieux technique ?

Côté indicateurs, un RSI faible, toujours mal orienté et en territoire négatif, ne montrant aucune réelle velléité haussière.

Côté cours, on constate qu’il devrait manquer, depuis le sommet de novembre 2007, encore au moins deux vagues de baisse. Nous serions donc logiquement en train d’initier la troisième jambe d’une chute traditionnelle en cinq temps. Tout porte à croire en effet que les cours s’apprêtent à sortir à la baise d’une sorte de triangle de consolidation quasiment plat dans lequel ils évoluent depuis le point bas de septembre 2008. Point bas qui marquerait naturellement la fin de la première jambe de baisse parmi les cinq attendues ci-dessus (et notée 1? sur notre graphique).

Quel est maintenant notre pronostic ?

Dans le cas où notre hypothèse baissière s’avère correcte, voici donc les niveaux à prendre en compte très scrupuleusement pour déterminer, par la suite, une bonne stratégie à adopter : tant que le seuil de résistance clé des 408 points n’est pas nettement dépassé, un retour vers les plus-bas de septembre 2002 est à craindre autour des 243 points. En effet, ce niveau correspondant de surcroît au swing-move (projection classique de 100%) de la première jambe de baisse reportée au sommet de la seconde.

Ce scénario restera à confirmer cependant en enfonçant le palier de support intermédiaire situé sur les 301 points (soit la projection de Fibonacci de 61,8% de la même jambe).

Alternativement cependant, le net dépassement des 408 points conduirait à un ultime test de la résistance supérieure située sur les 465 points. Seul le dépassement de ce niveau pourrait alors réinstaurer la confiance haussière sur le plus long terme.

Que faire enfin en termes de stratégie ?

Eh bien, simplement surveiller de très près l’une des principales actions composant cet indice, à savoir notre bon vieux France Telecom national. En effet, avec ses voisins allemand (Deutsche Telekom), italien (Telecom Italia) et espagnol (Telefonica), le groupe français occupe une très forte place dans l’indice de référence du secteur.

Aussi, il existe aujourd’hui des façons très simples et pertinentes de jouer la baisse de ce type de valeur en se positionnant habilement sur des turbos Put adaptés. C’est ce que je me plais à faire au sein de mon service DT Turbo que je vous invite une nouvelle fois à découvrir en cliquant ici.

A bon entendeur…

Marc Dagher