Ce n’est pas tout à fait par hasard si j’ai choisi cette valeur pour mon analyse du jour.

En effet, après vous avoir exposé l’exemple d’une belle réussite il y a quelques jours en abordant le sujet Apple, il m’a semblé intéressant de voir comment, à l’inverse, on peut incarner le déclin dans toute sa splendeur.

Et pour cause.

Par ailleurs, il est vrai que l’entreprise que j’ai finalement choisie n’est pas totalement étrangère à un des nombreux secteurs d’activité de la fameuse marque à la pomme.

Mais, venons en au fait, et dévoilons le nom du malheureux élu du jour, j’ai nommé l’ex Géant finlandais : Nokia.

En effet, avant que d’entrer dans la partie qui m’intéresse véritablement, un petit mot rapide et logique sur la conjoncture : ayant fait son succès, jadis, sur son hégémonie, sa réactivité et sa diversité dans le domaine de la téléphonie mobile, l’entreprise n’a pas su négocier le virage du smartphone et se trouve aujourd’hui totalement malmenée par le duel que se livrent frénétiquement l’iPhone et le BlackBerry…

Aussi, l’analyse graphique de la valeur, malgré la proximité d’une forte zone de support, ne laisse rien envisager de très positif pour l’avenir de la marque scandinave.

Regardez plutôt…

Une descente aux enfers quasi inévitable !


Source : www.traderforce.com

Un graphique de long terme en effet éloquent, qui nous montre cette fois la fragilité du titre finlandais, et son avenir peu radieux.

Mais, essayons maintenant de voir de plus près quel est l’état des lieux d’abord, et pourquoi ensuite privilégions-nous finalement la poursuite de la baisse ?

L’état des lieux technique

Comme nous pouvons aisément le voir, l’historique des cours fait apparaître deux parties majeures importantes :

Une très nette et impulsive phase de hausse jusqu’au sommet de mai 2000.
Une large phase corrective en trois temps traditionnels depuis ledit sommet.

La grande question du moment est donc de savoir où, dans ce troisième temps, en serions-nous exactement ? En effet, la proximité d’un palier de soutien important rend cette question d’autant plus légitime que nous serions ainsi à une véritable croisée des chemins… chemins qui s’avéreraient ainsi diamétralement opposés pour la suite des événements.

Décortiquons d’abord la large phase corrective

1. Le premier des trois temps en question apparaît nettement sur le schéma entre le sommet de mai 2000 et le point bas d’août 2004.

2. Le deuxième temps, lui, se présente de manière toute aussi propre entre le point bas d’août 2004 et le sommet de novembre 2007.

3. Le troisième temps enfin a été initié sur ce dernier sommet de novembre 2007 et nous allons légitimement nous attarder dessus…

Ce qui joue pour la théorie du retournement sur le support proche : d’abord, on calcule souvent l’objectif de la vague C (comme on l’appelle usuellement) en reportant 100% de la vague A en vague B. Or cette projection nous donnerait comme objectif le niveau indiqué des 3,55€. Niveau qui, de surcroît, correspondrait alors à un vieil et solide overlap de septembre 1995. Enfin, si on projette, à l’intérieur même de la vague C, 100% de la première jambe de baisse, on tombe également autour de ce niveau clé !

Ce qui joue maintenant contre la théorie du retournement sur ce niveau : manifestement et surtout, la configuration de ladite vague C qui appelle très nettement à encore au moins une vague de baisse en son sein. Et c’est cette vision que nous préférons privilégier dans notre analyse.

Quel est donc notre pronostic ?

Sans donc écarter, et vous l’aurez compris, la possibilité d’un franc rebond technique intermédiaire à l’approche du palier des 3,55€ et tant que notre point pivot situé sur la forte résistance du dernier overlap des 6,70€ n’est pas nettement dépassé, une nouvelle vague de baisse est attendue en direction, dans un premier temps, de notre objectif de projection majeur situé sur les 1,15€ (soit 161,80% de la vague A).

Alternativement cependant, le net passage au-dessus des 6,70€ devrait conduire au test du prochain niveau d’overlap situé sur les 10,20€. Seul le dépassement de ce dernier rempart viendrait alors remettre en cause la tendance baissière sur le long terme.

Que faire en termes de gestion/stratégie ?

Evidemment, se positionner à la vente sur le titre Nokia semble rester une stratégie pertinente, quitte à attendre sagement le résultat du test des fameux 3,55€ à venir.

Pour ce faire, vous pouvez passer par différentes formes d’investissement, selon votre banque et/ou broker : jouer l’action en cash, via un certificat ou, pour les plus avertis, tenter l’effet de levier via un CFD.

A bon entendeur…

Marc Dagher