Où en sommes-nous ?

Question en apparence anodine, mais qui ne l’est bien évidemment pas.

Avons-nous atteint un véritable point bas sur la zone des 3000 ?

Vous l’aurez compris en lisant mon titre, je ne le pense pas.

Et ce rebond actuel alors ?

S’il n’est pas digne d’un retournement, peut-il encore avoir de beaux jours devant lui et nous permettre de jouer quelques turbos Call ?

Je vais revenir sur cette question logique et pertinente, mais laissez-moi auparavant ouvrir encore une parenthèse utile…

Avant de commencer l’écriture (et donc la construction) de mon nouvel édito, j’ai pris un peu de recul… j’ai jeté un œil attentif à mes précédents articles ainsi qu’à ceux de mes confrères… j’ai balayé la situation au travers de nos lignes, de nos titres, de nos interrogations et de nos commentaires…

Qu’est-il ressorti de cette petite visite dans le passé ?

Eh bien avant tout que, depuis au moins début 2010, plus personne ne savait vraiment où donner de la tête. Chacun essayait de comprendre, d’analyser, de rapprocher ses convictions avec celles des autres, et de les confronter à une réalité de marché qui, bien souvent, restait difficile, voire déconcertante.

Pas de tendance : le pire des contextes de tout intervenant financier.

Des mouvements totalement erratiques, une anarchie régulière, bref, il suffit de regarder le glossaire de chaque article pour s’en rendre compte.

Or, soyons pour le coup un peu égoïste et froidement honnête : depuis ce (mini) krach, nous sommes enfin sortis de ce contexte pénible d’attente et, bien souvent hélas de déconvenues. Nous avons retrouvé un marché en tendance, quand bien même celle-ci n’est pas celle que l’on préfère.

Ici, je me dois d’ouvrir une parenthèse dans ma parenthèse (vous suivez toujours ?).

En effet, je ne suis pas du genre à me dérober. Aussi, voici ce que je voulais dire à ce propos, que d’aucuns jugent légitimement délicat : je suis des rares personnes qui se réjouissent d’un krach ! Et je l’assume. Pleinement. Pourtant, je suis quelqu’un de profondément humain, et je me situe à l’opposé du monde des requins dans lequel j’ai pu vivre parfois. Je ne vais pas m’épancher des heures là-dessus. Je vais juste dire ce que je pense et expliquer pourquoi je prône ce genre de contexte : il y a, de toute évidence, un fossé entre la réalité économique et la réalité financière du monde dans lequel on vit. Seule une faible partie (je dirais environ 1/5ème) de l’argent qui circule sur notre planète (à travers différents canaux, bien sûr) correspond à de l’économie réelle ; le reste (soit près de 4/5ème) correspondant à de l’économie virtuelle. Aussi, j’ai la chance de pouvoir jouer sur des produits qui répliquent symétriquement aussi bien la hausse, que la baisse. Avec donc pour moi un petit avantage quand il s’agit de la baisse : d’abord, une véritable valeur ajoutée (la plupart des investisseurs étant naturellement plus à l’aise à la hausse), ensuite, et je vous l’avais déjà fait remarqué : ces dernières années (depuis 2000 environ), on baisse toujours plus vite, plus intensément et plus franchement qu’on ne monte ; oui, je l’avoue, un contexte de crise fait mon bonheur ! Je ne vais pas commencer à avoir des cas de consciences là où c’est un peu trop facile d’en avoir. Je ne fais pas le système : je l’observe, et j’essaye d’en tirer profit au mieux. Je serais le premier à signer pour un assainissement profond de l’économie, pour une redistribution totale des cartes et pour une véritable réforme mondiale dans ce sens. En attendant que la prise de conscience se fasse, je ne vais pas rester les bras croisés alors que d’autres en bénéficient sans aucuns types de scrupules !

C’est donc la position que je revendique, et je peux alors fermer mes deux parenthèses successives (vous suivez toujours ?).

Maintenant, entrons dans le vif du sujet et voyons quel me semble être le scénario le plus probable, et comment je compte en tirer profit…

Le scénario le plus probable…

Comme l’indique l’intitulé de mon article, et comme je l’anticipais très justement dans mon avant-dernière newsletter, je joue en effet un scénario qui colle à merveille à l’expression consacrée : « le calme avant la tempête ».

Je visais un rebond technique intermédiaire sur la fameuse zone des 3000, et ce rebond est en train d’avoir lieu. Or, je ne vois pas le marché être capable de faire de ce rebond un retournement. Seule véritable question à mon avis : quelle est l’amplitude potentielle que peut prendre ce rebond avant de faire place à une nouvelle vague de baisse violente et conséquente ?

Observons déjà ce graphique qui ressemble de très près à mon analyse précédente, avec cependant la disparition de l’hypothèse du retournement :


Source : www.traderforce.com

On constatera d’abord en effet que le seuil des 3000 points a bel et bien joué le rôle de soutien à la pause actuelle. Seulement, pourquoi la possibilité d’un retournement plus significatif sur ces niveaux me semble-t-elle aujourd’hui caduque ? Eh bien, en regard de la physionomie de la chute actuelle, qui semble bien trop violente pour s’arrêter sur un support aussi faible et qui, avouons-le, ne correspond pas à de fortes zones techniques.

Etat des lieux et pronostic

Comme je viens de vous le dire, la configuration de la dégringolade actuelle rend quasi obsolète l’hypothèse d’un retournement majeur sur le point bas de mars 2009. Aussi, la chute initiée sur les sommets de février dernier devrait être amenée à se poursuivre.

Concernant maintenant notre point pivot, difficile de le fixer précisément. En effet, plus la chute qui précède est intense, plus la marge de rebond est importante, et on pourrait encore voir notre indice majeur national revenir sur les 3730, voire même les 4000 points sans pour autant totalement remettre en cause le sentiment baissier. Il faut néanmoins se protéger, quitte à trouver des niveaux intermédiaires moins solides mais plus pertinents en termes de money-management.

Ainsi, nous donnons la possibilité à ce rebond de revenir jusqu’au seuil des 3500 points. Tant que ce palier ne sera pas nettement dépassé, nous maintenons notre opinion baissière et la franche cassure de la zone des 3000 points pourrait conduire tout droit à un plongeon vers le fameux niveau des 2400 points.

Alternativement cependant, au-dessus des 3500 points, il faudra considérer d’abord l’overlap des 3730 points, mais je reviendrai vers vous pour une mise à jour avant cette échéance si nécessaire.

Une stratégie en béton !

Evidemment, une telle analyse implique une stratégie évidente : plutôt que de tenter de jouer le rebond, attendre sagement un nouveau signal de faiblesse (qui a lieu en ce moment même ? A suivre de près…) et se positionner sans hésitation sur de nouvelles lignes de turbos Put pour profiter d’un nouvel « effet typhon » vers le bas.

Je vous rappelle que de tels marchés offrent la possibilité de réaliser des gains allant de 50% à 150% en quelques heures comme nous venons de le faire hier matin ! Libre à vous de vouloir en profiter. Pour ce faire, encore une fois, n’hésitez pas à nous rejoindre, sinon vous renseigner, en cliquant ici.

A bon entendeur…

Marc Dagher