Et voilà !

Ce que je vous écrivais pas plus tard que samedi dernier vient encore de se réaliser.

Et j’avoue qu’après les tumultes exagérés de ces derniers temps, ça fait du bien de se dire qu’on n’est encore pas si mauvais que ça… du tout.

Bref.

La « théorie du toboggan » se poursuit : on monte marche après marche, graduellement et parfois péniblement, puis on glisse d’un seul coup ou presque jusqu’en bas, voire pire si affinités.

A toutes fins utiles…

Avant d’entrer dans le détail de mon analyse graphique, je voudrais juste expliquer une bonne fois pour toute ma stratégie : partant du principe que je vous ai expliqué, il me semble naturel et légitime de jouer la baisse.

Aussi, évidemment, l’idéal et de trouver chaque fois le meilleur timing, et de pouvoir profiter de chaque rebond technique pour optimiser les points d’entrée. Or, ce n’est pas forcément toujours facile.

Dans ce cas là, que vaut-il mieux faire ? Rester à l’écart et voir la tendance nous donner raison sans en profiter ? Ou bien tenter de se positionner au mieux, quitte parfois à prendre des barrières un peu éloignées afin de finir par bénéficier du scénario attendu ?

Vous l’aurez compris, je privilégie la seconde option. Quand bien même ça me vaut, parfois, des foudres indicibles et manifestement abusives.

Maintenant, fermons cette parenthèse nécessaire, et attaquons donc le vif du sujet…

Si Elliott m’était compté…

C’est par ce petit jeu de mots que j’ouvre mon paragraphe graphique aujourd’hui.

En effet, j’ai eu des demandes de décompte sur le CAC de part et d’autres, et j’ai également vu le scénario catastrophe de mon confrère Loïc Abadie, qui semble voir des extensions de vagues baissières à répétition, pouvant mener notre indice jusqu’aux… 1600 points. Certes, on n’en est pas là. Et je me propose de décortiquer avec vous, sous différentes échelles, les possibilités qu’Elliott nous offre…

Le CAC sur du long terme (base mensuelle) :

Source : www.traderforce.com

Bien.

Avant de commenter ce graphe (que je n’ai pas annoté volontairement, vous allez comprendre pourquoi) il est bon de faire quelques remarques préliminaires :

· D’abord, lorsqu’on analyse des grands mouvements de tendance comme ici, il paraît évident de ne pas pouvoir détacher le CAC de l’ensemble des autres indices majeurs mondiaux, particulièrement ses confrères européens (Eurostoxx, Dax, FTSE, Ibex, etc.). Aussi, toute la question est de savoir si le véritable sommet était au début des années 2000 ou plutôt courant été 2007 ? En effet, de là découle une conséquence capitale pour la suite des événements…

· Ensuite, toute chose égale par ailleurs, il semble bon de ne pas trop se compliquer la vie non plus. En effet, je connais des elliottistes extrêmement pointus, qui aiment se torturer le cerveau à trouver le meilleur décompte… et j’en fais moi-même parfois partie. Loin de moi, donc, l’envie de les blâmer. En revanche, l’objectif de toute théorie graphique est de permettre d’anticiper au mieux la suite des choses ; aussi, si des décomptes différents engendrent les mêmes conséquences, inutile de se battre pour savoir qui avait raison !

· Enfin, sachant qu’aucune discipline graphique ne peut se targuer d’être absolument efficiente, il faut toujours savoir raison garder, et bien retenir que ces analyses, aussi pertinentes puissent-elles être parfois, ne sont qu’hypothétiques et jamais résolument prédictives.

Revenons à nos moutons, et au graphique mensuel ci-dessus.

Il me semble plus judicieux de partir du principe que le véritable sommet ait pris place à l’été 2007. En effet, voici les raisons qui me font pencher pour cette option : d’abord, en regardant l’ensemble des indices, on constate que chez pas mal d’entre eux, les plus-hauts ont eu lieu en 2007 et non en 2000 ; ensuite, parce que la hausse du CAC de mars 2003 à l’été 2007 a pris place de façon nette en 5 temps traditionnels, ce qui signifie qu’il s’agit d’un mouvement de tendance, et non de consolidation.

Certes, la théorie de la grande ABC de septembre 2000 à mars 2009 était fort tentante, mais les événements actuels sont en train de nous montrer à quel point elle paraît désormais caduque.

En partant donc de ce plus logique postulat, voici ce qu’on peut dire de la situation actuelle sur cette échelle de très long terme : nous serions donc actuellement au cœur d’une grande vague C, initiée vers le mois de mai dernier, et qui ferait suite au décompte suivant :

  • Eté 2007 – Mars 2009 : grande vague A
  • Mars 2009 – Mai 2011 : grande vague B
  • Depuis mai 2011 : grande vague C

Le tout reste donc de savoir où exactement peut-on en être dans cette vague C et, surtout, cette vague C peut-elle avoir lieu en extension, et, dans ce cas, aller dans le sens de mon confrère Loïc Abadie (hypothèse indiquée par des (1) et (3) sur mon dessin) ?

Comme dirait l’autre, « point trop n’en faut » et chaque chose en son temps. Si nous avons raison sur la baisse entre les 2400 et les 2130 points, déjà, ça sera un très bon début. Il sera toujours temps de remettre à jour notre analyse d’ici là.

Après cette vision panoramique, faisons un premier zoom dans le temps…

Le CAC sur du moyen terme (base hebdomadaire) :

 

Source : www.traderforce.com

On voit bien ici les éléments techniques suivants à prendre en considération :

– La grande vague A de l’été 2007 à mars 2009.

– La première jambe du rebond initié en mars 2009 et achevé en avril 2010.

– La très forte chute d’avril à mai 2010 (soit en un seul mois).

– La longue et pénible avancée dans un canal ascendant poussif de mai 2010 à environ février 2011.

– Le semi krach depuis février 2011.

– La franche cassure en cours de route de ce qui aurait pu être un canal correctif.

Ainsi maintenant nous voyons bien que bon nombre de facteurs appellent à une franche poursuite de la baisse. Afin de savoir si nous pouvons cette fois plonger directement vers ces nouveaux plus-bas ou si, dans l’attente, nous pouvons à nouveau avoir droit à une jambe de rebond (schéma indiqué en pointillé sur mon graphe), il va nous falloir zoomer davantage encore et entrer dans des décomptes elliottistes de plus court terme.

Ce que nous allons faire de ce pas…

Les 3 hypothèses à court terme possibles…

Voici donc trois possibilités de décomptes différents, envisagé chacun depuis le sommet de mai 2011, et pris en base quotidienne sur le CAC :

· Hypothèse de court terme n°1 : fin d’une vague V

Source : www.traderforce.com

· Hypothèse de court terme n°2 : fin d’une vague 5 puis une vague V

Source : www.traderforce.com

· Hypothèse de court terme n° : fin d’une vague 4 puis une vague 5 et une vague V

Source : www.traderforce.com

On voit donc bien ici, selon l’hypothèse choisie, que nous attendons de toute façon de nouveaux plus-bas sur le CAC et que, sauf dans le cas encore possible (mais peu probable) du troisième décompte, la tendance immédiate reste baissière. De toute façon, nous aurons très rapidement le verdict puisque c’est la proche zone des 2890 points qui va permettre de trancher dans le vif.

Et en termes de stratégies : comment s’en sortir ?

Malgré la dernière déconvenue (qui n’en était finalement pas vraiment une), je vais maintenir, contre vents et marées s’il le faut, ma stratégie baissière. Partant de ce principe, désormais maintes fois démontré, qu’on baisse toujours bien plus vite et bien plus intensément qu’on ne monte, je vais encore chercher à me positionner le plus judicieusement possible sur des turbos Put, ou jouer le contre-courant comme je l’ai fait vendredi dernier en me positionnant sur un turbo Call sur l’or qui se porte à merveille jusqu’à présent, comme vous pouvez vous en douter.

Aussi, si vous souhaitez profiter de telles recommandations n’hésitez pas à lire notre brochure détaillée afin de bien vous renseigner (notamment sur les risques encourus) et, qui sait par la suite, à nous rejoindre en cliquant ici.

A bon entendeur…

Marc Dagher

www.daghertrading.com