Et si la reprise baissière crainte par le plus grand nombre et attendue par d’autres était en train de prendre place dès maintenant ?

Je me dois de raison garder, et de vous évoquer ici mon analyse et mon point de vue de la façon la plus sobre qui soit.

En effet, depuis quelques temps maintenant, et en dépit du fort rebond initié mi-septembre, je restais très prudent avec un biais baissier dont je ne voulais pas démordre.

Or, le net ralentissement actuel semble fort intéressant dans le cadre de mon hypothèse. Et nous allons voir pourquoi, techniquement parlant bien entendu.

Auparavant, j’ouvre une parenthèse macroéconomique, quand bien même vous savez que ça n’est pas ma priorité. Il y a parfois des conjonctures qui le nécessitent plus que d’autres. Aussi, que se passe-t-il actuellement ? Les méandres incessants de la crise de la Dette souveraine européenne n’en finissent pas de rebondir, et de plomber l’ambiance. Mais ce n’est pas tout. A l’aube d’un G-20 sans doute très attendu sur ce sujet, les questions restent multiples, et les indicateurs fondamentaux peu encourageants : un gouvernement grec qui appelle au référendum, des perspectives de croissance revues à la baisse, un taux de chômage qui s’accentue, une inflation de l’Union Européenne chiffrée autour de 3% et même une baisse de l’indice PMI de Chicago. Autant dire, pas de quoi se réjouir. Evidemment, se pose l’éternelle question de l’indicateur contrariant : « Mais si tout dit que ça doit baisser, alors, ça ne devrait pas continuer à monter ? ». Pour ma part, je ne pense pas.

Et c’est, une fois n’est pas coutume, à la faveur d’une analyse graphique que je m’en vais vous donner mes arguments. Libre à chacun d’en tenir compte… ou pas.

Une très forte zone de résistance !

Source : www.traderforce.com

Alors, que voit-on de très intéressant sur ce graphique et qu’est-ce qui a changé depuis notre précédente analyse ?

Pour répondre d’abord à cette seconde question, c’est bien évidemment l’intensité du rebond intermédiaire qui est la principale différence. A tel point qu’on aurait pu en arriver jusqu’à remettre en question notre optique de baisse. Mais tel n’est pas le cas, manifestement.

Pour répondre maintenant à la première question, rien de tel que regarder ce graphique et d’en décortiquer ensemble les trois éléments clefs qui plaident donc pour notre scénario négatif :

· Le premier élément clef et sans doute le plus pertinent se situe au niveau de la zone de résistance majeure des 3400 points. En effet, cette zone correspond à de multiples conjonctions de points techniques importants :

  • Il s’agit avant tout du très fort niveau d’overlap qui avait joué, tour à tour, le rôle de résistance et de support en janvier puis juin 2009 et courant mai 2010.
  • Il s’agit ensuite du niveau de résistance en pullback du canal légèrement ascendant au sein duquel était enfermé le CAC de début 2010 à août dernier.
  • Il s’agit aussi du fort ratio de retracement de Fibonacci de 50% de tout le mouvement baissier précédent (février à septembre 2011).
  • Il s’agit enfin du niveau par lequel passait la moyenne mobile à 20 périodes.

· Le deuxième élément clef se trouve du côté des indicateurs techniques hebdomadaires et plus particulièrement du RSI qui vient juste de buter sur sa zone de neutralité à 50% : élément d’autant plus intéressant que le back-testing nous montre à quel point cette zone de neutralité est efficace au sujet des tendances de fond pour l’évolution de l’indice phare de la place parisienne.

· Le troisième et dernier élément clef réside dans la configuration même du graphique sur le long terme. En effet, il y a techniquement fort peu de chance pour que la forte baisse entre les mois de février et septembre derniers puisse n’être « que » la correction de l’important rebond de mars 2009 à avril 2010. Ainsi, il paraît plus propre de considérer que la phase de mars 2009 à février 2011 n’était qu’un répit au sein du grand retournement de l’été 2007. Aussi conséquent ce répit fut-il.

Petit rafraîchissement de mémoire

Maintenant cette analyse faite, je vous rappelle les éléments suivants dont je vous parlais déjà dans mon précédent billet sur le CAC et qui restent valables aujourd’hui :

· Il n’y a techniquement plus grand-chose, sinon rien, qui puisse désormais empêcher la chute du CAC vers la forte première zone de soutien située autour des 2470 points (2500-2400).

· Cette zone pourrait (mais ce n’est même pas sûr encore) généré un nouveau rebond, étant donné que bon nombre d’investisseurs vont sans doute miser sur ce qu’on appelle le fameux « triple bottom » (à savoir un troisième point d’arrêt autour de la même zone) mais je resterais malgré tout prudent quant à cette hypothèse, car il se pourrait que l’intensité de la chute soit telle qu’elle emporte tout sur son passage.

· Par la suite, ceux qui me suivent depuis longtemps connaissent mon fort objectif de long terme (enfin, qui était de long terme lorsque j’en parlais en 2008) situé sur l’overlap de mai 1990 autour des 2130 points. Toutefois, et au risque de paraître catastrophiste, il faut savoir que l’objectif de projection théorique se situe, lui, encore plus bas, autour des 1700 points

Evidemment, je reviendrai vers vous d’ici là.

Pronostic et niveaux à surveiller

Vous l’aurez bien compris avec mon analyse détaillée et mon graphique ci-dessus, je reste nettement baissier sur notre indice national. Aussi, pour le CAC, tant que la très fameuse zone des 3400 points n’est pas nettement dépassée, un retour sur la zone de support clé située autour des 2470 points reste fort à craindre. A confirmer toutefois en enfonçant le premier support clé situé sur les 2890 points (soit notamment le retracement classique de Fibonacci de 61,8% du rebond).

Alternativement cependant, le dépassement des 3400 points conduirait au test, dans un premier temps, de la forte zone d’overlap des 3650 points avant un retour vers le seuil majeur des 4100 points. Mais on en est encore bien loin croyez-moi !

Et en termes de stratégies : comment s’en sortir ?

Il existe de nombreux moyens de jouer la baisse en Bourse. Je vous le répète assez souvent. Celui sur lequel je me suis spécialisé se porte toujours bien et, au risque d’en agacer quelques uns, nous venons de réaliser un gain de +108,45% entre hier et aujourd’hui sur un turbo Put CAC fort bienvenu.

Ce qui m’incite à vous faire partager à nouveau notre tableau de performance sur cette formule « 100%CAC » :

Un tableau qui se passe de commentaires !

Aussi, si vous souhaitez profiter de telles recommandations n’hésitez pas à lire notre brochure détaillée afin de bien vous renseigner (notamment sur les risques encourus) et, qui sait par la suite, à nous rejoindre en cliquant ici.

A bon entendeur…

Marc Dagher