C’est en plein cœur des J.O. de Londres que je décide de revenir, symboliquement donc, mais pas seulement, sur la paire majeure européenne.

La livre sterling est, parmi les différentes monnaies, la devise la plus difficile à traiter en ce moment. En effet, les cambistes y trouvent un intérêt pour le carry-trade qui se justifie par la tendance baissière long terme de la livre, mais une seconde utilité apparaît en cas de pression sur les marchés comme monnaie refuge. Malgré ce paradoxe, il est difficile d’envisager la situation de l’Angleterre sereinement.

La parité EUR/GBP est très influencée par la situation de nos crises souveraines, mais également par la récession qui s’installe peu à peu dans l’économie britannique. Les mouvements des cours sont également indirectement corrélés par la situation outre Atlantique. Inévitablement, le marché des devises ayant un système de vases communicants fluide et chaque banque centrale se prononçant, le financier se permet de favoriser une monnaie pour se couvrir ou spéculer.

Dans la situation de la livre sterling, le Royaume-Uni se trouve dans des difficultés de commerce extérieur en berne révélé par une étude officielle qui signale que ce déficit de balance commerciale est au-delà des attentes des intervenants du marché.

En outre, il s’avère que les décisions de la BCE sur l’avenir économique de l’Europe ne permettent pas de pronostics exacts, mais permettent de naviguer à vue en écartant les risques de s’enliser davantage dans cette crise de Dette souveraine.

Désormais, le Royaume-Uni et l’Europe se trouvent dans des situations assez similaires. Cependant, bien que le Royaume-Uni détienne une banque centrale, il reste dans une situation d’endettement pour laquelle les sanctions économiques des arbitres (les agences de notations) restent légères.

 

Faites entrer le graphique !

De façon très claire, ce graphique nous montre, depuis le point bas de mai 2000, une très nette tendance haussière en cinq temps traditionnels et une phase de correction majeure initiée depuis le sommet de fin 2008.

Les vagues 2 et 4 de cette phase haussière sont matérialisées sur mon graphique par des triangles de consolidation sur lesquels je ne m’épancherai volontairement pas.

Je m’attarderai donc plutôt sur la partie critique qui nous intéresse aujourd’hui, à savoir la phase corrective majeure précitée. C’est en effet de l’étude de cette phase que peut découler notre scénario immédiat. En outre, l’éventuel décompte en ABC depuis ledit sommet ne plaiderait pas forcément pour un scénario encore négatif tel que nous le jouons en faveur de la livre. Seulement, quelques éléments techniques nous poussent tout de même à privilégier ce biais baissier.

Lesquels ?

  • Tout d’abord, les nets enfoncements des derniers niveaux d’overlap : celui des 0,8445 en mai 2010 puis, plus récemment, celui des 0,8085 qui avait déjà été testé une fois auparavant de surcroît (en juin 2010 exactement).
  • Ensuite, la nette divergence baissière qui avait eu lieu sur le RSI hebdomadaire (voir les flèches rouges sur le graphe) et qui avait donc été précurseur de ce clair ralentissement en défaveur de l’euro.
  • Enfin, la configuration de la dernière vague de baisse qui semble en effet marquer le coup d’un plus franc retournement de situation eu égard au décompte au sein de la vague elle-même.

Pronostic et niveaux à surveiller

Aussi, sans écarter un rebond technique intermédiaire vers les 0,8085 ou 0,8280 (max) et tant que la résistance clé située sur l’overlap des 0,8445 n’est pas dépassée, viser de nouveaux plus-bas avec, après le test du fort support intermédiaire situé sur le palier des 0,7675, une chute vers le prochain objectif correctif situé sur les 0,7240.

Alternativement cependant, la franche cassure de la résistance clé des 0,8445 conduirait à un nouveau regain de l »euro en direction des 0,9100. Le dépassement de ce niveau pourrait alors remettre en cause l’hypothèse corrective et relancer l’euro vers de nouveaux records.

Que faire en termes de gestion/stratégie ?

Si vous êtes long GBP alors, garder le cap tant que les 0,8085 tiennent. Si en revanche vous êtes long EUR alors conserver avec un stop sur les 0,7675.

Enfin, si vous n’êtes pas investi sur la devise, rester à l’écart et, selon les prochaines semaines, soit rentrer long GBP sur cassure des 0,7675 avec un objectif sur les 0,7240, soit patienter dans le cas du rebond technique intermédiaire pour trouver de meilleurs points d’entrer long GBP entre 0,8085 et 0,8280.

Ces mouvements pourraient bénéficier de bons effets de levier en adaptant sa stratégie via des produits de type turbo. C’est ce que je fais via mon service DT Turbo, dans notre formule « MP & Devises » avec quelques lignes sur des paires intéressantes, telles que l’EUR/USD bien sûr, mais aussi l’EUR/JPY, le USD/JPY ou encore l’EUR/GBP justement.

Aussi, si vous souhaitez profiter de recommandations « clé en main » sur de tels produits, n’hésitez pas à lire notre brochure détaillée afin de bien vous renseigner (notamment sur les risques encourus) et, qui sait par la suite, à nous rejoindre en cliquant ici.

A bon entendeur…

Marc Dagher

www.daghertrading.com

https://www.dtexpert.com