Ce sur quoi nous allons nous arrêter un peu en préambule à ce nouvel article est ce qui est légitimement très surprenant, voire inquiétant pour les intervenants sur les marchés. Il s’agit donc bien évidemment de la décorrélation totale qu’il semble y avoir entre la réalité économique globale et ce que reflètent les indices mondiaux.

Alors qu’on continue en effet d’entendre parler de chômage, d’endettement, de non croissance, de crise, d’inflation ou de fragilité monétaire, la plupart des indices mondiaux continuent de monter, et certains même de battre des records historiques (comme le S&P 500 et le Dow Jones américains ou encore le Dax allemand par exemple) et bien souvent contre toute attente.

Ainsi, le CAC a-t-il même atteint début novembre les 4.356 points, son plus haut niveau depuis début le fameux été 2008, époque où les marchés allaient subir une nouvelle tempête financière provoquée un an auparavant par la crise du subprime.

Comment donc expliquer un tel phénomène ? Y a-t-il, d’ailleurs, une explication tangible à cette bien étrange situation ? Peut-on décemment justifier tout ça par la politique de la Fed et de sa nouvelle tête d’affiche, Janet Yellen, qui défend ouvertement le maintien des injections massives de liquidités dans le système économique américain, à hauteur de pas moins de 85 milliards de dollars par mois ? En partie, oui. Mais nous pensons qu’il existe également un véritable problème de flux dont, finalement, on n’entend pas parler tant que ça et qui, pourtant, pourrait fort bien venir apporter de l’eau à ce moulin : il y a indubitablement des masses de capitaux qui circulent malgré tout encore sur les marchés, entre les mains de très grosses pointures, au point sans doute même d’avoir le pouvoir de biaiser la réalité économique au profit d’une économie virtuelle toujours plus dangereuses parce que plus fragile et aléatoire.

Vous le savez cependant, nous allons ici surtout nous attarder sur ce qui reste notre véritable métier, à savoir l’analyse technique et donc l’étude graphique de notre indice parisien, tout en soulignant encore un autre phénomène marquant que nous avions d’ores et déjà mis en avant lors de notre précédent article que nous vous invitons à lire ou relire : « Quand vient la fin de l’été » et qui nous montre de manière tout à fait extraordinaire comment une fois encore notre cher CAC national aurait pu servir de modèle d’anticipation à l’ensemble de ses principaux confrères mondiaux !

Nous vous invitons en effet à bien lire cet article jusqu’au bout, ou à vous rendre directement au dernier paragraphe pour avoir des détails sur notre service DT Turbo qui affiche une excellente performance sur l’exercice 2013 bientôt échu avec plus de 75% de conseils gagnants pour une moyenne de presque 20% de gain par conseil !

Pour l’heure, intéressons-nous à ce bon vieux CAC 40 et à ce qui reste notre cœur de métier en la matière : l’étude du graphique…

D’un canal à l’autre, d’une borne à l’autre…

 CAC 40 INDEX

Avant de zoomer sur le plus court terme, une bonne analyse doit d’abord positionner le graphique dans le temps. Et c’est donc une vision panoramique que nous allons observer dans un premier temps.

Commençons donc par balayer les différentes périodes d’évolution de l’indice phare de la place parisienne depuis la fameuse crise de l’été 2007 :

  • Entre l’été 2007 et mars 2009, c’était la forte vague de baisse initiée suite à la fameuse crise du subprime américain et qui avait vu se succéder des événements marquants tels que la faillite de Lehman Brothers, l’affaire Kerviel, la disparition de Merrill Lynch au profit de Bank of America, les chutes de Fannie Mae & Freddie Mac ou encore le scandale Madoff. Période durant laquelle le CAC a chuté de près de 60% pour atteindre un plus bas autour des 2.465 points !
  • Depuis mars 2009 et jusqu’à aujourd’hui encore, notre indice national est entré dans un large rebond au sein duquel la tendance de fond n’arrive pas à se dessiner. En effet, cantonné à la hausse par la zone de résistance clé située autour des 4.100 points, le CAC alterne les fortes baisses avec des canaux ascendants assez poussifs, à l’image de celui de mai 2010 à mai 2011 puis de l’actuel, initié sur le point bas de septembre 2011. Nous pouvons aisément distinguer ces deux canaux sur le graphique ci-dessus.

On notera qu’à l’intérieur de ce second canal, les cours continuent leur ascension avec une assez belle configuration technique depuis l’été 2012, soit plus d’un an maintenant.

Après cette vue d’ensemble, nous pouvons donc nous attarder et zoomer sur ce second canal, justement, et voir ce que nous pouvons en déduire :

  • Tout d’abord, nous voyons un élément technique intéressant : après le premier mouvement de hausse franc, les cours sont venus consolidés au sein d’un triangle assez net, entre les mois d’août et décembre 2012 (en gris sur le graphique), ce qui a logiquement engendré une nouvelle vague de hausse depuis.
  • Nous voyons également l’un des points que nous affectionnons le plus en matière de pertinence technique, à savoir, l’illustre overlap ; celui-ci se situe actuellement sur le fameux palier des 3.600 points. On voit comment cet ancien seuil de résistance qui avait freiné la hausse à deux reprises (avec les deux flèches rouges du bas) joue désormais le rôle de soutien majeur qui a contenu les velléités vendeuses à pas moins de cinq reprises déjà (avec les flèches vertes) !
  • Enfin, nous constatons que le récent dépassement de la très importante zone de résistance clé située entre le fameux seuil des 4.100 et celui des 4.200 points a conduit l’indice tout droit vers sa prochaine résistance à savoir la non moins fameuse borne supérieure du large canal. Borne de résistance qui a engendré une forte phase corrective, voyant le CAC chuter rapidement de plus de 250 points, cédant ainsi près de 6% en quelques jours à peine.

Après cette vue d’ensemble et en écho à ce dernier paragraphe, nous allons analyser un point qui nous a paru des plus intéressants et même, n’ayons pas peur des mots : surprenant !

Vous allez voir que l’analyse technique et le bon sens combinés peuvent parfois faire des miracles…

Quand le CAC donne le ton au reste du monde (suite…) !

Avant, donc, de nous attarder sur la mise en place de notre scénario, nous tenions à faire ici une parenthèse nécessaire parce que tout à fait remarquable !

Si l’on observe les mouvements et la configuration graphique du CAC sur ces derniers mois – et comme nous l’avions d’ailleurs anticipé dans nos précédentes analyses – on constate que l’indice phare national a très scrupuleusement respecté à la fois :

  • Son overlap en support sur les fameux 3600 points.
  • Sa zone de résistance majeure autour des 4100 points (zone correspondant à la fois au seuil horizontal qui avait bloqué l’avancée des cours entre janvier 2010 et mai 2011) dans un premier temps.
  • Sa borne supérieure du large canal ascendant (en place depuis septembre 2011) dans un second temps.

Or, les indices majeurs mondiaux ont pour la plupart suivi le même diapason donné par notre bon vieux CAC durant cette même période, avec notamment un ralentissement net malgré des plus-hauts historiques sur certains d’entre eux en ce début décembre et ce sans aucune véritable raison technique individuelle, d’où le caractère encore plus frappant de cette approche analytique.

Ainsi, on aurait pu trader très facilement l’ensemble des indices mondiaux en s’appuyant rigoureusement sur l’évolution et les balises de l’indice français ! Ce qui méritait amplement d’être ici souligné.

Pronostic et niveaux à surveiller

Vous l’aurez bien compris avec notre analyse détaillée et notre graphique ci-dessus, nous restons très prudents sur l’évolution à venir dans l’immédiat.

Aussi, le CAC est-il actuellement en plein test d’une forte zone d’overlap située sur les 4.050/4.100 points. Tant que cette zone tient, on peut encore espérer un rebond, voire une énième reprise haussière (si l’on se base sur la très belle clôture américaine de vendredi). En revanche, le franc passage sous les 4.050 points conduira sans équivoque au test du prochain support clé situé sur les 3.865 points, soit le retracement classique de Fibonacci de 61,8% de la dernière vague de hausse initiée sur les fameux 3.600 points. La cassure de ces 3.865 engendrerait alors une chute plus conséquente vers la forte convergence de soutien située sur lesdits 3.600 points majeurs (overlap et borne inférieure du même canal).

Alternativement cependant, il faudra attendre le dépassement des 4.225 points pour valider une nouvelle reprise haussière avec de nouveaux plus-hauts à venir : objectifs de projection alors situés sur les 4.465 puis les 4.600 points en extension.

Et en termes de stratégies : comment s’en sortir ?

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais très bien, celui sur lequel nous nous sommes spécialisés se tourne vers les turbos, produits dérivés à fort effet de levier, qui s’adaptent extrêmement bien aux principes de l’analyse technique grâce à leur principale caractéristique : à savoir la barrière désactivante. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

Pour l’heure, laissez-nous vous présenter les bilans 2013 mis à jour de chacune de nos trois formules de notre service de conseils clés en main DT Turbo :

 DTT_BILANS 2013

Des tableaux qui se passent de commentaires !

Nous rappelons d’ailleurs à ce sujet que nous affichons en permanence et en toute transparence ces performances sur la page d’accueil de notre site Dagher Trading et que nous restons, de loin, le meilleur service de conseils sur turbos en France.

Aussi, si vous souhaitez profiter de telles recommandations n’hésitez pas à lire notre brochure détaillée afin de bien vous renseigner (notamment sur les risques encourus) et, qui sait par la suite, à nous rejoindre en cliquant ici.

Nous vous remercions par ailleurs de votre confiance renouvelée et ferons tout pour continuer à vous satisfaire sur l’année 2014 à venir.

A bon entendeur…

Marc Dagher

www.daghertrading.com

https://www.dtexpert.com