Alors que le marché français de l’automobile a montré des signes encourageants en janvier avec une hausse de 5,8% d’immatriculations par rapport à janvier 2014 après deux années moroses, ce sont surtout les marques étrangères qui profitent de ce regain d’activité dans l’hexagone. Cependant l’optimisme dans le secteur tire les cours de Renault et Peugeot à la hausse, ceux-ci progressant respectivement de 14,8% et 27,2% en janvier. C’est cependant vers l’international que les constructeurs tricolores restent tournés.

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Avec une hausse de 31,9% de ses activités en Chine, Peugeot s’immisce en effet sur le podium des constructeurs étrangers dominants dans le premier marché mondial. De plus, son alliance avec DongFeng le place en situation favorable auprès des autorités chinoises qui voient d’un mauvais œil les activités jugées trop performantes de General Motors et Volkswagen face à la production chinoise qui peine à se développer.

Concernant Renault, son alliance avec Nissan s’avère toujours aussi juteuse car si Renault a vendu 3,2% de voitures en plus en 2014, son partenaire affiche une augmentation de 4,1%. En Corée du Sud notamment, Renault excelle avec sa marque Renault Samsung Motors qui annonce une hausse des ventes de 29,6% en 2014. L’alliance confirme ainsi sa quatrième place mondiale et poursuit ses cinq années de progression consécutives.

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Les marques françaises vont de plus profiter du regain de compétitivité de l’euro par rapport au dollar et la chute des cours du pétrole, si elle s’installe sur la durée, augmentera sensiblement la demande. Cependant les mesures anti diesel qui entrainent une chute de 14 points de la part des moteurs de ce type dans les ventes en France contrarient les producteurs qui investissaient sur un diesel plus propre.

Maintenant regardons ensemble ce que nous réserve la comparaison des graphiques des deux principales entreprises du secteur automobile français…

 

Octobre 2011 : la rupture !

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Que voit-on sur cette vue d’ensemble comparative entre les deux graphiques de chacune des sociétés sur les 20 dernières années ?

  • On voit tout d’abord que, jusqu’en octobre 2011, les cours des deux entreprises automobiles évoluaient de façon quasi identique, à de toutes petites exceptions près totalement insignifiante. 
  • On voit ensuite que, à partir d’octobre 2011, la fameuse marque au losange s’est nettement démarquée de son acolyte qui a dû attendre fin 2012 avant de toucher son point bas avant de commencer à se reprendre.
  • On voit par ailleurs et enfin que, depuis la reprise de la marque au lion, les graphiques des deux entreprises ont repris des directions similaires.

 

C’est d’ailleurs à la faveur de cette dernière remarque que nous avons établi notre analyse comparative. Mais, pour l’heure, regardons l’évolution des cours de chacun des deux marques séparément, et voyons ce que nous pourrions en déduire…

Sur qui faudrait-il plutôt parier ?

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Que voit-on sur ces deux graphiques ? Quelles sont les points communs, et quelles sont le différences ? Qu’en déduire ?

  • Sur Renault (RNO): on voit que l’évolution des cours a, dans ses grandes phases, suivis plus ou moins celle du CAC lui-même, avec la fameuse chute initiée à l’été 2007 (avec la crise du subprime) puis le rebond de mars 2009 et, depuis, tant bien que mal, une reprise de la tendance haussière, un peu poussive mais régulière. Ainsi, l’action Renault a-t-elle repris pas moins de 673% depuis ce point bas. On notera sur le graphique ci-dessus les points suivants : le test actuel (cercle bleuté) d’une oblique de résistance en place depuis les plus-hauts de 2007 et qui a contenu récemment les pressions acheteuses à trois reprises (voir droite en bleu marine). On pourra également relever les deux obliques en gris, l’une étant une oblique de soutien sur laquelle les cours se sont à nouveau récemment appuyés en octobre dernier, et l’autre étant une seconde oblique de résistance mais ascendante celle-ci. Enfin, un RSI en zone de sur-achat qui n’a pas grande incidence.

  • Sur Peugeot (UG): on voit que l’évolution des cours a, ici, fait exception au point bas général des marchés qui a globalement eu lieu en mars 2009. La chute s’est en effet prolongée jusqu’en novembre 2012, après une période sombre où le titre Peugeot se démarquait par ses contre-performances régulières et une plongée abyssale inquiétante. Dès lors, depuis sa nette reprise, la valeur a repris environ 330%. Cependant, cette avancée reste plus marquée et plus nette que celle de son concurrent, avec notamment le franc dépassement de l’oblique de résistance baissière en place elle aussi depuis les sommets de 2007. On relèvera ici également une oblique de soutien ascendante qui contient très bien les pressions vendeuses depuis ce point bas de novembre 2012. Enfin, là aussi, un RSI largement sur-acheté mais sans véritable incidence non plus.

Concernant les différences, on voit bien la cassure dont on parlait au paragraphe précédent qui a eu lieu en octobre 2011, date où les cours des deux sociétés ont pris des directions différentes et ce donc, jusqu’en novembre 2012. Par ailleurs, en regardant les deux cercles bleutés sur les deux graphes ci-dessus, on voit que Peugeot a un temps d’avance sur Renault, puisque la marque au lion s’est déjà nettement affranchi de son oblique de résistance baissière de long terme, contrairement à la marque au losange.

Quels sont nos pronostics techniques ?

  • Sur Renault (RNO):

Pronostic :

Si les 75 euros en plein test cèdent aux pressions acheteuses, nous pensons que les cours peuvent s’apprécier jusqu’au-dessus de la zone des 100 euros, avec un objectif principal sur les 105 euros. A confirmer toutefois en dépassant la résistance intermédiaire située sur les 86 euros (oblique ascendante grise). Ce scénario restera valide tant que le support majeur des 55 euros ne sera pas enfoncé. Alternativement cependant, le net passage au-dessous de ces 55 euros induirait un potentiel correctif important (visez d’abord les 45 euros).

Strategy box :

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  • Sur Peugeot (UG):

Pronostic :

On ne voit pas ce qui pourrait désormais empêcher le titre d’atteindre notre objectif principal situé sur la résistance majeure des 20,30 euros. Ce scénario restera idéalement valide tant que le seuil de support clé des 10 euros ne sera pas nettement enfoncé. A plus court terme et dans l’attente, on surveillera la résistance intermédiaire des 16 euros ainsi que le premier support clé sur l’overlap des 11,30 euros. Alternativement cependant, le net passage au-dessous de ces 10 euros induirait un potentiel correctif important (visez d’abord les 6,40 euros).

Strategy box :

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Comment optimiser sa stratégie en jouant ces scénarios ?

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais très bien, celui sur lequel nous nous sommes spécialisés se tourne vers les turbos, produits dérivés à fort effet de levier, qui s’adaptent extrêmement bien aux principes de l’analyse technique grâce à leur principale caractéristique : à savoir la barrière désactivante. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

De plus, il existe de nombreux turbos permettant d’intervenir sur ces deux titres majeurs du secteur automobile français. Par ailleurs, sachez que DT Turbo, en étroite collaboration avec les émetteurs en question, a désormais la possibilité d’obtenir des turbos sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

Pour l’heure, laissez-nous vous présenter les bilans 2014 consolidés de chacune de nos formules de notre service de conseils clés en main DT Turbo :

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Des tableaux qui se passent de commentaires !

Nous rappelons d’ailleurs à ce sujet que nous affichons en permanence et en toute transparence ces performances sur la page d’accueil de notre site Dagher Trading.

Aussi, si vous souhaitez profiter de telles recommandations n’hésitez pas à lire notre brochure détaillée remise à jour très récemment afin de bien vous renseigner (notamment sur les risques encourus) et, qui sait par la suite, à nous rejoindre en cliquant ici.

Nous vous remercions par ailleurs de votre confiance renouvelée et ferons tout pour continuer à vous satisfaire.

A bon entendeur…

Marc Dagher, avec l’aide de Quentin Winisdoerffer

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