Après quinze années de déflation, tous les regards sont tournés vers le Japon qui devient un véritable laboratoire, pour l’Europe en particulier. Le 13 mars dernier l’indice phare de la place tokyoïte, le Nikkei, franchissait le seuil symbolique des 19.000 points ; un plus haut de quinze ans jamais retrouvé depuis la bulle internet. La constante baisse des prix depuis l’explosion de la bulle spéculative japonaise dans les années 1990 reste le plus gros souci de l’archipel dont le schéma économique se fonde sur l’importation. La situation préoccupe d’autant plus que les rivalités territoriales avec la Chine diminuent la demande en biens nippons tandis que la hausse des besoins en énergie à la suite de l’explosion de la centrale de Fukushima a fait basculer la balance commerciale du pays. Cependant la baisse des prix du pétrole est une aubaine pour l’empire du Soleil levant dans un tel contexte.

La spirale ne s’inversera pas toute seule. Alors que la chute des prix post-crise tend à retarder les achats des ménages (qui préfèrent attendre la poursuite de la baisse), les firmes sont incitées à diminuer leurs prix pour stimuler la demande. Cette incitation s’effectue au détriment de l’investissement, des marges et des salaires, affaiblissant ainsi  de manière encore plus significative ladite demande qu’il convient alors à nouveau de stimuler : cercle vicieux. En parallèle cependant, d’importantes négociations au sujet d’une éventuelle hausse des salaires viennent contrebalancer positivement l’état des lieux pour l’économie du pays.

Face à cette cible principale qu’est la déflation, Shinzo Abe, ancien et nouveau premier ministre réélu en 2012, s’arme de son arc et décoche ses Abenomics : largesse budgétaire, souplesse monétaire et réformes structurelles. Et la première flèche est puissante car c’est 19.500 milliards de yens (182 milliards d’euros) qui ont été injectés dans l’économie depuis 2013. La deuxième est sans appel car le yen s’est dévalué de 30% par rapport au dollar depuis 2012.

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Enfin, on apprend récemment via le journal Investir que la BoJ (Banque du Japon) a maintenu sa politique monétaire ultra-accommodante et réaffirmé sa vision plutôt optimiste de l’économie, passant ainsi outre une série d’indicateurs macro-économiques semblant plutôt attester d’un ralentissement de l’activité. Comme attendu, le comité de politique monétaire de la banque centrale s’est prononcé en faveur du maintien d’un programme de rachats d’actifs de 80.000 milliards de yens (623 milliards d’euros) par an.

Un des membres de ce comité, Takahide Kiuchi, qui redoute de voir ces injections massives de liquidités être le terreau de bulles spéculatives à venir, a appelé la BoJ à ramener ce programme à 45.000 milliards de yens. Cette proposition a été rejetée à l’unanimité. Les investisseurs attendent maintenant de voir si Haruhiko Kuroda, gouverneur de la BoJ, va réaffirmer sa conviction que l’objectif d’une inflation de 2% sera atteint dans les deux années suivant la mise en place du programme de soutien à l’activité. Cette promesse d’atteindre une inflation de 2% à un horizon de deux ans avait été faite en avril 2013. Or l’inflation de base est retombée à zéro en février, son premier mois sans hausse depuis près de deux ans.

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Une chose est certaine en tout cas, si le plan fonctionne, les Abenomics marqueront l’histoire économique et serviront de référence pour beaucoup d’économies développées, Europe en tête.

Il est temps maintenant de nous pencher sur l’étude technique des cours de l’indice nippon, et voir ce que les graphiques peuvent nous dire sur l’avenir du pays du Soleil levant…

 

Le Nikkei : un modèle exemplaire en termes d’analyse technique

Regardons dans un premier temps le graphique de long terme suivant :

GRAPHIQUE EN BASE HEBDOMADAIRE :

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Et que voit-on donc sur ce graphique panoramique avant de zoomer ?

  • Nous voyons tout d’abord que, après une forte phase de hausse, l’indice japonais avait entamé sa chute bien avant l’ensemble de ses confrères internationaux, fin 1989 exactement, soit une décennie plus tôt !
  • Puis, de fin 1989 à mai 2003, les cours ont entamé une longue agonie, en trois temps principaux qu’on distingue très aisément, avec entre les deux phases de baisse de longues années de stabilisation au sein d’un canal horizontal (environ entre les 22.000 et les 14.000 points). On notera ici le plus léger décalage de l’indice nippon qui a commencé à se ressaisir 2 mois après les autres.
  • Entre mai 2003 et l’été 2007, on voit une très nette avancée qui a permis au Nikkei de reprendre plus de 10.000 points, soit environ 140% de hausse !
  • De l’été 2007 à mars 2009, dans la foulée de la fameuse crise du subprime internationale, l’indice a reperdu tout ce qu’il avait gagné pour atteindre de nouveaux plus-bas entre octobre 2008 et mars 2009, marquant alors ici un double bottom.
  • Depuis mars 2009, à l’image de ces confrères, le Nikkei retrouve de sa superbe et revient (à l’heure où sont écrites ces lignes) flirter avec la barre des 20.000 points qu’il n’avait plus atteinte depuis 15 ans, en avril 2000.

Nous avons donc dans un premier temps répertorié les différentes étapes de l’évolution de l’indice nippon sur le long terme. Ajoutons à cela l’oblique de résistance majeure (borne supérieure en bleu marine sur le schéma ci-dessus)de LT également qui a récemment et très nettement été dépassée et sur laquelle nous allons revenir ci-après.

Attardons-nous maintenant sur le graphique de plus court terme afin de voir d’un peu plus près où est-ce que nous en sommes et de positionner nos balises techniques qui pourront valider/invalider notre scenario privilégié.

GRAPHIQUE EN BASE JOURNALIERE :

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 – Un zoom sur les différentes phases

Comme on l’a vu dans les paragraphes précédents, plusieurs phases se décomposent dans l’évolution de l’indice japonais. Voici pourquoi, dans chacune des dernières phases en question, nous pouvons parler de modèle exemplaire en termes d’AT :

  • Phase de hausse de mai 2003 à l’été 2007: on y distingue une avancée en 5 temps traditionnels, avec une vague 1 assez impulsive, suivie d’une vague 2 en triangle (annoté « abcde » en rose) et qui a pris place entre avril 2004 et mai 2005. Puis, une sortie de triangle très propre avec même un retour en pullback avant une envolée qui aura atteint très précisément l’objectif théorique de sortie de triangle en vague 3. Enfin, une vague 5 poussive, avec une fin en wedge (biseau) d’étranglement entre une oblique de support et la fameuse oblique de résistance de LT.
  • Phase de hausse depuis mars 2009: après un double bottom sur les 7.000 points, l’indice est en pleine vague 5 d’un mouvement de hausse là aussi construit en 5 temps traditionnels avec une vague 2 en forme de long flag (drapeau) suivie d’une vague 3 très impulsive qui donnera suite à une vague 4 en triangle (toujours annoté « abcde » ci-dessus) légèrement ascendant et une sortie de triangle en gap (trou de cotation) qui coïncide parfaitement avec le dépassement de la fameuse oblique de résistance de LT.

 – Pronostic & stratégie

Si l’objectif théorique de sortie du triangle (voir ci-dessus) se situe sur la barre des 30.000 points, seule la zone de résistance intermédiaire – un peu large – des 21.300 aux 22.800 points nous semble signifier techniquement quelque chose. Il faudra par ailleurs un net retour sous la barre des 16.000 points pour invalider ce scénario haussier, sans pour autant écarter un léger repli possible vers les 18.000.

Alternativement en revanche, le net passage au-dessous des 16.000 points ouvrirait la voie à une plus ample correction avec en ligne de mire le palier de soutien des 14.000 puis, le seuil de support clé des 11.400 points en overlap.

 – Stratégie box

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Il existe divers moyens d’investir sur le marché des matières premières en Bourse.

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De plus, il existe chez certains émetteurs des turbos permettant d’intervenir sur l’indice japonais. Par ailleurs, sachez que DT Turbo, en étroite collaboration avec les émetteurs en question, a désormais la possibilité d’obtenir des turbos sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

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Un graphique qui se passe de commentaires !

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A bon entendeur…

Marc Dagher, avec l’aide de Quentin Winisdoerffer

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