L’année 2015 commençait très bien pour l’indice phare de la bourse parisienne, le CAC 40 ayant en effet progressé de près de 25% dans les 4 premiers mois de l’année rattrapant ainsi les cours de 2008 d’avant crise. Seulement, la chute de 20% de l’indice suite notamment à un été meurtrier orchestré par la Chine (et sa politique monétaire qui l’a poussée à dévaluer le yuan) donne des sueurs froides aux investisseurs qui, après l’épisode douloureux de la Grèce, se demandent à nouveau sur quel pied danser ?

Pour vous remettre dans le bain de ce début d’année, et si vous faites partie de ceux qui ne l’avaient pas lu, vous pouvez consulter notre article précédent ici : « SPECIAL CAC : 50 nuances de Grèce… ».

Ce qui nous permet de rebondir sur un aspect qui nous semble capital pour non pas comprendre le marché – qui demeure à nos yeux totalement incompréhensible, avec notamment l’écart entre l’économie réelle et l’économie virtuelle et la décorrélation entre la réalité économique et le comportement boursier – mais réussir à y manœuvrer tout en ayant les clefs les plus pertinentes pour l’anticiper.

La crainte d’une bulle… chinoise ?

Si l’on observe bien les marchés sur leurs grandes tendances de long terme, on remarquera aisément que les débuts de périodes de crises majeures sont déclenchés par ce qu’on appelle dans notre jargon des « bulles » spéculatives. Ainsi, sur les 15 dernières années, la première grande crise (2000 – 2003) faisait suite à la fameuse bulle internet alors que le seconde (2007 – 2009) avait été initiée par la non moins fameuse bulle du subprime (surendettement immobilier des particuliers américains).

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De manière assez paradoxale et inattendue, depuis environ septembre 2011, les marchés ont retrouvé une dynamique haussière qui leur a permis, pour certaines classes d’actifs (indices internationaux et/ou actions), de battre de nouveaux records historiques, sinon de revenir sur des niveaux de longue date. Seulement voilà, tout ceci est bien joli, mais l’ombre d’un nouveau Cygne Noir plane manifestement au-dessus de la tête des investisseurs qui craignent, à chaque bâton dans leurs roues, l’explosion violente d’une nouvelle bulle.

L’amnésie à court terme des marchés…

Il est ici un phénomène aussi étrange que remarquable que nous voulions observer avec vous, avant d’en tirer des conclusions trop hâtives.

De manière générale, ce qui dérange de plus en plus les intervenants boursiers est la perte totale de repères. Les mêmes causes n’ayant plus les mêmes effets, ils ne savent plus trop comment se positionner, agir ou réagir. Et la prudence reste de mise.

En partant du principe simple et logique d’observation, nous pouvons cependant oser émettre une hypothèse qui est la suivante : depuis ces dernières années, le marché craint avant tout l’incertitude, davantage qu’il ne craint les conséquences de véritables mauvaises nouvelles. Ainsi, on a pu le constater de façon assez flagrante avec l’exemple de la crise grecque à rallonge durant laquelle en effet, la volatilité fut importante, mais pas unidirectionnelle (sic !) et les mouvements impulsifs, au rythme des moindres nouvelles, évoluant de façon totalement erratique. Or, à partir du moment où nous sommes sortis de l’incertitude, sans pour autant être sortis de l’auberge, les marchés semblent avoir aussitôt « oublié » ce sujet épineux pour ne plus y être sensibles.

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Cette observation nous paraît essentielle pour essayer d’apporter une réponse à la question qui est désormais légitimement sur toutes les lèvres : peut-on une nouvelle fois, après une chute aussi rapide et violente, repartir à nouveau à la hausse, ou bien doit-on craindre cette fois le début d’une nouvelle crise de plus long terme ?

Cette question est d’autant plus légitime que la configuration actuelle la renforce : après une chute violente et rapide qui a fait concéder près de 1.000 points à notre CAC national (effaçant ainsi en 3 semaines ce qu’il avait regagné en 7 mois), le rebond qui s’ensuivit mardi dernier a déjà permis de récupérer presque 500 points ! La question qui nous ai depuis posée le plus souvent est la suivante : « Est-ce une période de soldes et il faut tout acheter/racheter ou bien est-ce le début d’une nouvelle crise et il faut tout vendre/revendre ? ». Autrement dit, est-ce que le marché peut une nouvelle fois faire preuve d’amnésie de courte durée pour « oublier » le cas chinois et se reprendre comme si de rien n’était, appuyé notamment par de récentes très bonnes statistiques sur la croissance américaine ?

Question à laquelle nous allons donc tenter de répondre avec force argumentations et en nous concentrant naturellement sur notre véritable valeur ajoutée : l’analyse technique.

Consolidation ou retournement ?!

C’est, en effet, la grande question qui est, depuis la semaine dernière, sur toutes les lèvres ; comme elle l’était d’ailleurs quasiment à chaque forte correction depuis le rebond de mars 2009 sur l’ensemble des indices majeurs.

Ainsi, la reprise actuelle est-elle un simple rebond technique qui marquerait un répit avant un retour de la forte correction, ou bien le démarrage d’une nouvelle phase haussière qui pourrait emmener à nouveau le CAC (et donc les indices en général) sur de nouveaux plus-hauts ?

Nous sommes donc manifestement en zone grise, à la croisée des chemins, et selon le verdict les stratégies à mettre en place seront diamétralement opposée. La prudence reste donc de mise pour le moment, mais regardons ce que nous disent les graphiques et quelles sont nos nouvelles balises techniques à surveiller…

CAC 40 – BASE MENSUELLE :
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Et que voit-on donc d’intéressant sur ce graphique de long terme ?

  • Tout d’abord, une vision panoramique sur les 20 dernières années permet de voir très clairement que, depuis mars 2009, le CAC a perdu toute velléité de véritable tendance. En effet, on constate bien, avant cette date, des mouvements nets, qu’ils soient haussiers (avant septembre 2000 et entre mars 2003 et l’été 2007) ou baissiers (de septembre 2000 à mars 2003 puis de l’été 2007 à mars 2009).
  • Ensuite, le deuxième élément clef se trouve du côté des facteurs chartistes que l’on compte au nombre de trois principaux et qui sont les suivants :
  1. Le canal légèrement ascendant initié en mars 2009 (en bleu foncé sur le graphe) et dont la borne supérieure autour des 4.900 points a été, ces derniers mois, légèrement dépassée.
  2. Le canal ascendant initié en septembre 2011 (en bleu ciel sur le graphe) et dont la borne supérieure autour des 5.200 points a elle été fortement testée récemment et dont la borne inférieure vient d’être testée à son tour, sans pour autant céder pour le moment !
  3. L’oblique de résistance légèrement descendante en place depuis le sommet de septembre 2000 (en vert sur le graphe), située autour des 5.365 points, qui, elle, a pour le moment bien contenu les pressions acheteuses sur l’indice parisien.

Ces trois éléments nous offrant donc une zone de résistance majeure (en rouge sur le graphe ci-dessus) située désormais grossièrement entre les 5.200 et 5.400 points. Zone qui a bien joué son rôle en avril dernier !

Enfin, et comme convenu, intéressons-nous maintenant au graphique quotidien de notre cher indice national pour voir où nous en sommes aujourd’hui…

CAC 40 – BASE JOURNALIERE :

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Maintenant cette analyse de long terme faite, attardons-nous plus en détails à la correction actuelle, et voyons ce qu’elle peut techniquement signifier et nous inspirer.

On y voit bien évidemment tout d’abord ce fameux long canal ascendant en place depuis septembre 2011 (coloré en bleu ciel ci-dessus) et qui enferme proprement l’indice parisien, tant à la hausse qu’à la baisse. On y voit également les diverses et successives figures chartistes tels que des triangles, wedges ou drapeaux.

Mais c’est surtout ledit canal qui nous intéresse, avec notamment le test récent (malgré la légère morsure en spike) de sa borne inférieure ; test que nous avons matérialisé par un cercle bleu ciel qui montre bien qu’une hypothèse optimiste est malgré tout encore possible, alors que l’analyse technique pure tendrait à vouloir attendre une nouvelle vague de forte baisse…

Un petit tour des graphiques des principaux indices nous montre de façon assez remarquable que cette borne inférieure de canaux de LT est en plein test sur l’ensemble des places européennes majeures :

– Sur l’indice de la Zone Euro (Eurostoxx 50) :

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– En Allemagne (Dax 30) :

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 – Au Royaume-Uni (FTSE 100) :

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– En Italie (FTSE MIB) : 

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– En Espagne (Ibex 35) : DT_NL_150831_IBEX

Ce petit tour d’horizon aura ainsi permis de légitimer davantage l’hypothèse pourtant techniquement fragile d’une nouvelle reprise haussière possible dès à présent…

 

Pronostic et niveaux à surveiller

Vous l’aurez bien compris avec notre analyse détaillée et nos graphiques ci-dessus, nous restons très prudents sur le court terme.

Aussi, pour le CAC, tant que notre nouveau point pivot situé sur les 4.350 points (borne inférieure du fameux canal) ne sera pas nettement enfoncé, on restera prudents avec une possibilité de reprise haussière intéressante. Une poussée vers la forte zone de résistance située autour des 5.350/5.375 points reste envisageable. A confirmer toutefois en dépassant la première résistance clé situé sur le palier des 4.935 points : attention, tant que ce niveau tient à la hausse, on ne pourra envisager une reprise positive de plus long terme conséquente !

Alternativement cependant, le net enfoncement des 4.350 points conduirait à une correction plus poussée en direction des 3.970 points (ratio de retracement de Fibonacci de 50% de toute la hausse depuis 2011). Sous ce palier fragile, on attendra un nouveau test du fameux overlap des 3.600 points (niveau qui avait brillamment contenu les pressions vendeuses entre fin 2012 et mi 2013) ; mais on n’en est pas encore là.

 

Et en termes de stratégies : comment s’en sortir ?

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais très bien, celui sur lequel nous nous sommes spécialisés se tourne vers les turbos, produits dérivés à fort effet de levier, qui s’adaptent extrêmement bien aux principes de l’analyse technique grâce à leur principale caractéristique : à savoir la barrière désactivante. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

De plus, il existe chez tous les émetteurs de très nombreux turbos (avec des barrières tous les 10 points, et donc une très large palette d’effets de levier possibles) permettant d’intervenir sur l’indice phare de la place parisienne. Par ailleurs, sachez que DT Turbo, en étroite collaboration avec les émetteurs en question, a désormais la possibilité d’obtenir des turbos sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

Pour l’heure, laissez-nous vous présenter les bilans consolidés de notre service de conseils clés en main DT Turbo sur l’exercice 2014 :

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Un bilan qui se passe de commentaires !

Aussi, si vous souhaitez profiter de telles recommandations n’hésitez pas à lire notre brochure détaillée afin de bien vous renseigner (notamment sur les risques encourus) et, qui sait par la suite, à nous rejoindre en cliquant ici d’autant plus que la rentrée sera manifestement animée et pleine de belles opportunités à saisir !

A bon entendeur…

Marc Dagher

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