L’Eurostoxx 50 rassemble, comme son nom l’indique presque, cinquante sociétés parmi les plus grosses de la Zone Euro – par leur capitalisation – ouvertes au public. C’est un indice relativement jeune : sa première cotation s’est faite en effet en 1998.

L’Eurostoxx 50 est à la Zone Euro ce que le Cac 40 est à la France ou le Dax 30 à l’Allemagne. C’est d’ailleurs un indicateur très majoritairement franco-allemand, comme nous pouvons le constater à travers sa composition :

  • 18 sociétés françaises (soit en tout 36,8% de l’indice) : Total, Sanofi, L’Oréal, LVMH, BNP Paribas, Axa, Airbus, Orange, Danone, Air Liquide, Engie, Vinci, Société Générale, Schneider Electric, Vivendi, Essilor, Saint-Gobain et Carrefour.
  • 14 sociétés allemandes (soit 28,4% de l’indice) : Bayer, SAP, Daimler, Siemens, Deutsche Telekom, Allianz, BASF, BMW, Volkswagen, Deutsche Bank, Deutsche Post, Munich Re, E.ON et RWE.
  • 6 sociétés espagnoles (soit 13,7% de l’indice) : Inditex SA, Banco Santander, Telefonica, BBVA, Iberdrola et Repsol.
  • 5 sociétés italiennes (soit 10,9% de l’indice) : ENI, Intesa Sanpaolo, Enel, Unicredit et Generali.
  • 5 sociétés néerlandaises (soit 6,3% de l’indice) : Unilever, ING, ASML Holding, Philips et Unibail-Rodamco.
  • 1 société belge (soit 2,1% de l’indice) : AB InBev.
  • 1 société finlandaise (soit 1,7% de l’indice) : Nokia.

On constate en effet que presque la moitié du CAC est dans l’Eurostoxx 50, pesant ainsi plus d’un tiers de l’indice européen. Il n’est donc pas surprenant de constater une très forte corrélation entre les deux indices comme le montre leur évolution sur 15 ans :

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Graphiques comparés Cac 40 /Eurostoxx 50 : corrélation évidente, voire frappante entre les deux indices

Depuis le 1er janvier 2015, l’Eurostoxx 50 a gagné un peu plus de 10%. Après un très bon début d’année, les places boursières en général se sont inquiétées des difficultés de la Grèce à honorer ses échéances puis, en août, les opérateurs se sont inquiétés du ralentissement de la croissance en Chine.

En septembre 2015, la BCE a abaissé ses prévisions d’inflation et de croissance de la Zone Euro pour 2015, 2016 et 2017, ce qui a entrainé les marchés vers le bas comme nous pouvons le voir sur le graphique.

La BCE est inquiète pour plusieurs raisons :

  • L’inflation, d’abord: Mario Draghi, président de la BCE estime, que « nous pourrions voir des chiffres d’inflation négatifs dans les mois à venir, mais ce seront essentiellement des effets temporaires liés au prix du pétrole. » La BCE prévoit une inflation de 0,1% en 2015, de 1,1% en 2016 et 1,7% en 2017.
  • La croissance européenne, ensuite: revue à la baisse, suite à une chute de la demande mondiale et aux inquiétudes sur les émergents. La BCE table désormais sur une croissance de 1,4% cette année, de 1,7% en 2016 et 1,8% en 2017.

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Quelles sont les solutions de la BCE pour relancer la croissance et l’inflation ?

Les marchés ont repris du poil de la bête depuis début novembre, dopé par les déclarations de Super Mario et sa politique de QE (Quantitative Easing, rachat d’actifs, ou « politique de la planche à billets »). Au point bas de début novembre, M. Draghia déclaré : « Si nous décidons que la trajectoire actuelle de notre politique n’est pas suffisante pour atteindre notre objectif, nous ferons ce que nous devons faire pour faire remonter l’inflation aussi rapidement que possible. » Pour rappel, depuis le mois de mars, l’institution européenne achète chaque mois pour 60 milliards d’euros de titre sur les marchés, principalement des obligations d’Etat, pour tenter de faire remonter les prix.

De plus, la BCE réfléchit en parallèle à des solutions pour favoriser l’inflation et la croissance. Plus spécifiquement : une nouvelle baisse du taux de dépôt marginal est discutée. Celui-ci détermine les rémunérations que reçoivent les banques lorsqu’elles placent de l’argent auprès de la BCE. Il est passé en territoire négatif (-0,2%), ce qui signifie qu’aujourd’hui les banques doivent payer lorsqu’elles placent leurs liquidités à la banque dont le siège se trouve à Francfort.

Après ces précisions macroéconomiques nécessaires, attardons-nous à l’étude graphique de cet indice phare de la Zone Euro, qui, on le remarquera très vite, présente une configuration scrupuleusement similaire à celle de notre CAC national…

 

 

Un graphique qui reste malgré tout techniquement propre !

 

Une vision de long terme pour commencer…

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Que peut-on voir sur le graphique de long terme ci-dessus dans un premier temps ?

De façon évidente (cf. aussi notre graphique comparé en introduction de cet article) on voit combien l’indice de la Zone Euro est corrélé à notre indice national, et ce avec une précision quasi chirurgicale ! Les grands tendances sont rigoureusement les mêmes, tandis que même un bon nombre de facteurs techniques sont similaires aux deux indices. Ainsi, les triangles et les flags (drapeaux) se succèdent à l’identique, tandis que les cours respectent les mêmes canaux de plus long terme – comme on le verra sur le zoom des cinq dernières années dans notre paragraphe suivant.

Pour l’heure, il nous semblait bon de nous attarder sur la pertinence des overlaps (ou bornes de polarité, en traits épais bleu sur le graphique) que nous affectionnons particulièrement, sur ce sous-jacent européen. En effet, on remarque combien ceux-ci fonctionnent à merveille, et notamment le dernier en date, situé sur les 3.000 points (seuil psychologique de surcroît), qui avait contenu les pressions acheteuses à de nombreuses reprises entre 2009 et 2011, et qui vient depuis bientôt deux ans jouer le rôle de soutien majeur, comme le montre le récent double bottom de fin août et fin septembre derniers.

Et à plus court terme pour finir…

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Un zoom sur le plus court terme nous montre ici encore la parfaite similitude entre l’indice de la Zone Euro et son homologue français. Depuis septembre 2011, les cours évoluent à l’intérieur d’un canal ascendant au sein duquel se dessinent des triangles de continuation successifs, ou des overlaps importants.

Le dernier triangle en date, initié en avril dernier, devrait être en passe de se faire dépasser dans les prochains jours, voire les prochaines semaines…

Quelles sont donc les conséquences d’une telle observation ?

Pronostic :

Sans écarter une légère correction initiale à l’approche de la borne supérieure dudit triangle et tant que notre point pivot situé sur l’overlap des 3.300 points n’est pas nettement enfoncé, nous optons pour une poursuite de la hausse avec un objectif principal autour des 4.115 points (borne supérieure du fameux canal de LT). Ce scénario devra cependant être validé par la cassure de la résistance intermédiaire située sur les 3.825 points (plus-haut d’avril 2015).

Alternativement cependant, le net passage au-dessous des 3.300 points induirait très vraisemblablement une plus ample consolidation avec un nouveau test du fameux overlap clé situé sur le seuil psychologique des 3.000 points. Seul le franc enfoncement de ce niveau viendrait remettre plus sérieusement en cause la tendance haussière.

Comment optimiser sa stratégie en jouant ce scénario ?

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais très bien, celui sur lequel nous nous sommes spécialisés se tourne vers les turbos, produits dérivés à fort effet de levier, qui s’adaptent extrêmement bien aux principes de l’analyse technique grâce à leur principale caractéristique : à savoir la barrière désactivante. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

De plus, il existe chez la plupart des émetteurs des turbos permettant d’intervenir sur cet indice phare de la Zone Euro. Par ailleurs, sachez que DT Turbo, en étroite collaboration avec les émetteurs en question, a désormais la possibilité d’obtenir des turbos sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

Pour l’heure, laissez-nous vous présenter l’évolution de notre portefeuille DT Turbo qui a pris 63% sur le S1 2015 consolidé :

DTT_PERF 2015_S1_XL

Ainsi que le tableau détaillé de nos 15 dernières recommandations :

DTT_BILAN_15 DER_2015

Des résultats qui se passent de commentaires !

Nous rappelons d’ailleurs à ce sujet que nous affichons en permanence et en toute transparence ces performances sur la page d’accueil de notre site Dagher Trading.

Aussi, si vous souhaitez profiter de telles recommandations n’hésitez pas à lire notre brochure détaillée remise à jour récemment afin de bien vous renseigner (notamment sur les risques encourus) et, qui sait par la suite, à nous rejoindre en cliquant ici.

A bon entendeur…

Marc Dagher, avec l’aide de Jean-Christophe Cabiron

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