Le groupe Bouygues, par un communiqué daté du mardi 8 décembre dernier, annonce qu’il n’a « aucunement l’intention de se retirer des secteurs de la télécommunication et de la télévision et réaffirme son ancrage sur le long terme dans ces deux industries ». Ce communiqué répond aux rumeurs persistantes du rachat de ces deux activités par le groupe Orange. Or, les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. Intéressons-nous donc aux avantages et aux potentiels barrières d’une telle fusion.

La rumeur d’un éventuel rachat des activités télécommunication et télévision a pris une tout autre dimension à la suite de l’annonce, lundi 7 décembre, par l’agence Bloomberg de l’ouverture de discussions préliminaires sur les activités de télécommunications et de média selon trois proches du dossier.

Citant ces trois mêmes sources, Bouygues conserverait ses activités de construction et garderait une participation minoritaire dans les activités de média et télécommunication. Cependant, aucune offre formelle ou décision n’a été prise et les deux groupes réfléchissent à un moyen de détourner les éventuels griefs des autorités de la concurrence.


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Cet accord, s’il a lieu, a de quoi interpeller. En juin dernier, le groupe Bouygues a rejeté une offre faite par SFR-Numéricâble, malgré une proposition de 10 milliards d’euros. Le board avait rapidement rejeté l’offre du groupe de Patrick Drahi, évoquant qu’un tel accord engendrerait des risques de suppression de postes et se heurterait à la décision de l’Autorité de la Concurrence. Le ministre de l’époque, Emmanuel Macron avait même critiqué l’éventualité d’un rachat des activités de téléphonie et suggérait aux opérateurs d’investir dans les infrastructures plutôt que dans des projets de fusion.

Si accord entre Orange et Bouygues il y avait, le nouveau groupe devrait montrer patte blanche face aux autorités anti-trust, d’une part au niveau de l’autorité de la concurrence dont les pouvoirs ont été renforcé par la loi Macron, mais aussi au niveau européen. La commission a récemment bloqué la fusion d’entreprises au sein d’un Etat. Pour exemple, TeliaSonera AB et Telenor ASA ont abandonné leur projet de fusion après que la commission européenne se soit opposée à la réduction du nombre d’acteur de 4 à 3 au Danemark.

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Malgré la volonté de la commission européenne de favoriser la concurrence, l’ouverture de discussion préliminaire d’Orange illustre le mouvement de consolidations dans l’industrie des télécommunications. Cette année, le groupe britannique de téléphonie BT Group Plc, plus connu sous le nom de British Télécom, a acquis EE, anciennement Everything Everywhere, à Orange et Deutsche Telekom pour 12,5 milliards de livres. En France, Patrick Drahi a racheté le groupe SFR pour donner naissance à SFR-Numéricâble.

L’industrie des télécoms a profondément changé depuis 2012. Orange continue de se battre pour maintenir ses ventes et la croissance de ses revenus dans un environnement où la concurrence s’est renforcée et a résulté dans une baisse des prix dans la voix et la data. Bouygues Télécom, qui doit faire face à ces mêmes contraintes ne dégage plus de cash flow depuis le déclenchement, par le nouvel entrant Free, de la guerre des prix.

La représentation ci-dessus ne concerne que la partie télécoms et oublie la partie média. Or, dans les discussions préliminaires est évoqué un rachat des activités télécoms mais aussi média, incluant le groupe TF1. Le groupe comprend la chaine qui porte le même nom, mais aussi 8 autres chaines –LCI, NT1, HD1,etc.-. Parallèlement, le groupe développe des activités de production et la vente de droits audiovisuels, comme Orange d’où de potentiels synergies !

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Une chose est sûre, si Orange veut racheter une partie des activités de Bouygues, il devra mettre la main au portefeuille. Bouygues a rejeté en juin une offre de rachat de SFR-Numéricâble, qui lui proposait 10 milliards pour Bouygues Telecom. La filiale était ainsi valorisée presque autant que l’ensemble du groupe de BTP qui vaut près de 13 milliards en bourse !

Après ces précisions d’actualité macroéconomique nécessaires, attardons-nous à l’étude graphique de cette valeur phare de la place parisienne…

  

Un graphique tout de même assez mitigé…

 

Une vision de moyen terme pour commencer…

 

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Que peut-on voir sur le graphique de moyen terme ci-dessus dans un premier temps ?

Tout d’abord, on voit qu’après un premier semestre 2013 de consolidation relativement plane (dans un triangle à base horizontale), les cours ont fini par retrouver une véritable impulsion haussière – ce qui ne leur était plus arrivé depuis 2006-2007, voire 2002 !

Ce mouvement haussier s’est accompagné conjointement d’une forte oblique de soutien ascendante en place depuis décembre 2013 et qui a déjà contenu les pressions vendeuses à cinq reprises, ainsi que d’une série de figures de continuation traditionnelles comme des triangles, flags ou autres canaux.

Toute la question est donc de savoir, dans l’immédiat, ce qu’il en est de la correction de ces dernières semaines et si l’espoir d’une reprise haussière imminente est possible. Ou non.

… et à plus court terme pour finir…

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Un zoom sur le plus court terme nous montre ici plus précisément où nous en sommes sur le plus court terme. Après avoir à nouveau buté sur une résistance de très long terme située autour des 17 euros, les cours ont entamé une consolidation qui s’avère de plus en plus sérieuse.

Toujours bien soutenus par l’oblique ascendante, le maintient d’une tendance haussière impliquerait donc que les cours actuels soient de très bons prix d’entrée sur la valeur. Certes, nous n’oublierons pas l’affaire Bouygues (voire introduction) mais pour le moment, la zone des 15 euros nous semble rester intéressante.

Quelles sont donc les conséquences d’une telle observation ?

Pronostic :

Sans écarter une légère poursuite de la correction actuelle et tant que notre point pivot situé sur l’overlap des 14 ,35 euros n’est pas nettement enfoncé, nous optons pour une poursuite de la hausse avec un objectif principal autour des 18,25 euros (projections de Fibonacci classiques). Ce scénario devra cependant être validé par la cassure de la résistance intermédiaire située sur les 17 euros.

Alternativement cependant, le net passage au-dessous des 14,35 euros induirait très vraisemblablement une plus ample consolidation avec un nouveau test de la fameuse oblique ascendante située aujourd’hui autour des 13,35 euros. Seul le franc enfoncement de ce niveau viendrait remettre plus sérieusement en cause la tendance haussière sur le titre Orange sur le plus long terme.

Comment optimiser sa stratégie en jouant ce scénario ?

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais très bien, celui sur lequel nous nous sommes spécialisés se tourne vers les turbos, produits dérivés à fort effet de levier, qui s’adaptent extrêmement bien aux principes de l’analyse technique grâce à leur principale caractéristique : à savoir la barrière désactivante. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

De plus, il existe chez la plupart des émetteurs des turbos permettant d’intervenir sur ce titre phare du CAC 40. Par ailleurs, sachez que DT Turbo, en étroite collaboration avec les émetteurs en question, a désormais la possibilité d’obtenir des turbos sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

Pour l’heure, laissez-nous vous présenter l’évolution de notre portefeuille DT Turbo qui a pris 63% sur le S1 2015 consolidé :

DTT_PERF 2015_S1_XL

Ainsi que le tableau détaillé de nos 15 dernières recommandations :

DTT_BILAN_15 DER_2015

Des résultats qui se passent de commentaires !

Nous rappelons d’ailleurs à ce sujet que nous affichons en permanence et en toute transparence ces performances sur la page d’accueil de notre site Dagher Trading.

Aussi, si vous souhaitez profiter de telles recommandations n’hésitez pas à lire notre brochure détaillée remise à jour récemment afin de bien vous renseigner (notamment sur les risques encourus) et, qui sait par la suite, à nous rejoindre en cliquant ici.

A bon entendeur…

Marc Dagher, avec l’aide de Jean-Christophe Cabiron

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