Le groupe Danone figure parmi les premiers groupes agroalimentaires mondiaux. L’entreprise est aujourd’hui une multinationale commercialisant plusieurs gammes de produits. Le CA par famille de produits se répartit comme suit :

DT_NL_151222_DANONE ILLU 1

  1. Produits Laitiers Frais (52,6%, n°1 mondial): avec les marques Danone, Activia, Actimel, Danacol, Danette, Danio, Densia, Gervais, Oikos et Prostokvashino.
  1. Aliments Infantiles (20,8%, n°1 mondial): avec les marques Blédina, SGM, Nutricia, Milupa, Bebelac, Laboratoire Gallia, Malyutka, Kary Care et Cow & Gate.
  1. Eaux Conditionnées (19,8%, n°2 mondial): avec les marques Evian, Volvic, Badoit, Aqua, Mizone, Bonafont, Villa des Sur, Front Vellaetc et Zywiec Zdrój.
  1. Produits de Nutrition Médicale (6,8%) : avec la marque Nutricia.

A fin 2014, le groupe disposait de 190 sites de production dans le monde et employait près de 100.000 personnes. Le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 21,144 milliards d’euros et son résultat net s’est élevé à 1,119 milliard d’euros.

Sur l’année 2015, la direction financière de l’entreprise anticipe un CA de 22,458 milliards (+6,21%) et un résultat net de 1,460 milliards (+30,47%)

La répartition géographique du CA est la suivante :

  • Europe : 40,3%.
  • États-Unis et Canada : 21,4%.
  • Autres : 38,3%.

Les ambitions de Danone sont élevées. Les dirigeants ont annoncé dans un communiqué du 17 novembre dernier une révision à la hausse de leurs objectifs à l’horizon 2020. Le groupe prévoit d’ici à cette date une croissance organique de son chiffre d’affaires supérieur à 5%.

DT_NL_151222_DANONE ILLU 2

Dans le détail, les quatre branches du géant (voir premier paragraphe ci-dessus) sont concernées par cette croissance. Le groupe a annoncé sur sa principale activité, le pôle PLF (« Produits Laitiers Frais ») une croissance de 3 à 5%, une performance moins élevée que la progression des pôles « Aliments Infantiles » et « Eaux Conditionnées » prévue entre 7 et 10% ou celle des « Produits de Nutrition Médicale » prévue de 6 à 8%.

Parallèlement à cette révision à la hausse de la croissance, Danone a assuré également pouvoir améliorer sa marge opérationnelle, d’au moins 200 points, principalement dans l’activité PLF. Il faut dire que sa division PLF déçoit. Autrefois vache à lait du groupe, les yaourts Activia et Actimel sont en perte de vitesse. Certes, la volonté de l’Autorité Européenne de Sécurité de faire le ménage dans les allégations santé a porté un coup dur à l’industriel français. Ainsi, les slogans offensifs tels que « ça fait du bien à l’intérieur, et ça se voit à l’extérieur » des yaourts Activia ou encore « renforcer les défenses naturelles » pour Actimel ne sont plus autorisés. Et le lancement d’une campagne marketing mondiale l’an dernier, souligné par la danse du ventre de Shakira se promenant dans une jungle luxuriante, pour mettre en avant le yaourt Activia n’a pas porté ses fruits. De janvier à mai, les ventes d’Activia ont baissé de 6% en France, et elles sont restées stables à l’étranger. Des résultats quand même inquiétants. Pire : le volume de ventes des bouteilles d’Actimel a plongé de 34% depuis 2009 !

DT_NL_151222_DANONE ILLU 3

Plus récemment, le 2 décembre dernier, le groupe Danone a annoncé la signature d’un accord de vente définitif de Dumex en Chine à Yashili, filiale de Mengniu, n°1 du secteur en Chine, pour un montant de 150 millions d’euros.

– « Malgré la baisse de sa division PLF, le plan ambitieux Horizon 2020 pourrait conduire à un relèvement des estimations » estime Kepler dans une note.

Après ces précisions d’actualité macroéconomique nécessaires, attardons-nous à l’étude graphique de cette valeur phare de la place parisienne…

 

Un graphique tout de même assez mitigé…

 

Une vision de moyen terme pour commencer…

 

DT_NL_151222_DANONE D

Que peut-on voir sur le graphique de moyen terme ci-dessus dans un premier temps ?

Tout d’abord, on voit qu’après avoir buté pendant près d’un an en 2007 sur le seuil de résistance clé des 50 euros, les cours sont venus consolider sérieusement (dans la tempête provoquée par la fameuse crise du subprime) perdant jusqu’à environ 47% de leur valeur.

Par la suite, et à partir du fameux point bas de mars 2009, les cours se sont bien repris, allant tester à nouveau cette fameuse zone des 50 euros pour finir par nettement s’en affranchir tout en s’inscrivant au sein d’un large canal ascendant (en bleu ciel sur notre schéma) dont la borne inférieure demeure depuis redoutablement efficace !

… et à plus court terme pour finir…

DT_NL_151222_DANONE 4H

Un zoom nous montre ici plus précisément où nous en sommes sur le plus court terme.

On y distingue très nettement la forte oblique de soutien en place depuis fin 2009. Toujours bien soutenus par cette droite ascendante, la tendance pourrait donc rester haussière ; toute la question est donc de savoir, dans l’immédiat, ce qu’il en est de la correction de ces dernières semaines et si l’espoir d’une reprise haussière imminente est possible ou s’il va falloir attendre un énième test de la fameuse oblique en question ?

Quelles sont donc les conséquences d’une telle observation ?

Pronostic :

Sans écarter une légère poursuite de la correction actuelle et tant que notre point pivot situé sur le seuil des 57,20 euros n’est pas nettement enfoncé, nous optons pour une reprise de la hausse avec un objectif principal autour des 70,50 euros (projection de Fibonacci classiques). Ce scénario devra cependant être validé par la cassure de la résistance intermédiaire située sur les 67 euros.

Alternativement cependant, le net passage au-dessous des 57,20 euros induirait très vraisemblablement une plus ample consolidation avec un nouveau test de la fameuse oblique ascendante située aujourd’hui autour des 54 euros. Seul le franc enfoncement de ce niveau viendrait remettre plus sérieusement en cause la tendance haussière sur le titre Danone sur le plus long terme.

Comment optimiser sa stratégie en jouant ce scénario ?

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais très bien, celui sur lequel nous nous sommes spécialisés se tourne vers les turbos, produits dérivés à fort effet de levier, qui s’adaptent extrêmement bien aux principes de l’analyse technique grâce à leur principale caractéristique : à savoir la barrière désactivante. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

De plus, il existe chez la plupart des émetteurs des turbos permettant d’intervenir sur ce titre phare du CAC 40. Par ailleurs, sachez que DT Turbo, en étroite collaboration avec les émetteurs en question, a désormais la possibilité d’obtenir des turbos sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

Pour l’heure, laissez-nous vous présenter l’évolution de notre portefeuille DT Turbo qui a pris 63% sur le S1 2015 consolidé :

DTT_PERF 2015_S1_XL

Ainsi que le tableau détaillé de nos 15 dernières recommandations :

DTT_BILAN_15 DER_2015

Des résultats qui se passent de commentaires !

Nous rappelons d’ailleurs à ce sujet que nous affichons en permanence et en toute transparence ces performances sur la page d’accueil de notre site Dagher Trading.

Aussi, si vous souhaitez profiter de telles recommandations n’hésitez pas à lire notre brochure détaillée remise à jour récemment afin de bien vous renseigner (notamment sur les risques encourus) et, qui sait par la suite, à nous rejoindre en cliquant ici.

A bon entendeur…

Marc Dagher, avec l’aide de Jean-Christophe Cabiron

www.dtexpert.com

www.daghertrading.com

Suivez-nous sur Twitter : @daghertrading