Le groupe français LVMH est composé d’entreprises fondées par Alain Chevalier et Henri Racamier.  Devenu aujourd’hui le chef de file mondial de l’industrie du luxe en termes de chiffre d’affaires, l’entreprise est issue du rapprochement, en 1987, des entreprises Moët Hennessy (producteurs de champagne et de cognac), et de Louis Vuitton. Elle a pour actionnaire majoritaire le groupe Arnault, via la holding Christian Dior qui est actuellement dirigée par l’homme d’affaires Bernard Arnault. La firme est numéro un mondial du luxe grâce à son portefeuille de plus de soixante-dix marques prestigieuses dans le domaine des vins et spiritueux avec notamment Moët & Chandon, Hennessy et Glenmorangie, ainsi que dans le domaine de la mode avec Louis Vuitton, Céline, Guerlain, Marc Jacobs, Givenchy et Bvlgari. Il est également présent dans le domaine des médias, avec notamment Les Échos, Le Parisien et Radio Classique, et dans la distribution avec Sephora et Le Bon Marché.

Le leader mondial du luxe et du bon goût se pose en patron sur le marché français et endosse le rôle de moteur du Cac 40 en cette fin d’année 2016. Avec des rebonds journaliers aux mois de juillet et d’octobre 2016 de plus de 4%, le titre se présente en grandes pompes pour les résultats de fin d’année. Ajoutez à cela des séances consécutives de hausse et un marché du luxe qui tient le choc après les attentats du mois de juillet, et l’on peut discerner un avenir radieux pour la prestigieuse marque française. Le P-DG du groupe, Bernard Arnault, d’habitude plus réservé, s’exclamait sur le plateau de LCI : « Je suis un chef d’entreprise heureux et optimiste. » De bon augure pour le futur du groupe.

Le troisième trimestre 2016 a été décisif pour la marque de luxe, avec +34% de CA pour le pôle mode et maroquinerie. Avec l’apparition de nouveaux parfums, le succès ne s’est pas fait attendre. Il faut aussi saluer la belle performance des activités de la marque dans son ensemble, résultat du travail de repositionnement sur le segment le plus haut de gamme du luxe. Cependant, le secteur mode et maroquinerie reste perfectible suite à la sortie de Donna Karan du périmètre et la réorganisation de Marc Jacobs.

La marque compte de plus en plus sur ses ventes en Asie. LVMH présente ses meilleurs résultats trimestriels dans les secteurs du parfum (+10% de ventes) et dans la distribution sélective où ses ventes ont vu une augmentation de 8% sur la période. Ces résultats positifs dans la distribution sélective sont d’autant plus surprenants que la clientèle chinoise semble délaisser le Duty Free et le DFS à Hong Kong et Macao, zones habituellement préférées. On notera aussi un ralentissement de la croissance du pôle des vins et spiritueux avec seulement 4% de croissance, comparée à 13% au deuxième, et 9% au premier trimestre. Ces secteurs dans le vert font du bien aux zones Europe et Amérique du Nord qui ont été affectées par les nombreux attentats. Le flux touristique français a souffert ces derniers mois, mais LVMH est suffisamment bien diversifié pour absorber le ralentissement. C’est d’ailleurs l’une de ses grandes forces avec l’étendue de son portefeuille de marques puissantes.

D’ailleurs voici un petit tour d’horizon des marques les plus réputées du groupe de Bernard Arnault, classées par catégorie. Les connaissiez-vous toutes ?

  1. LVMH – VINS & SPIRITUEUX

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  1. LVMH – MODE & MAROQUINERIE

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  1. LVMH – MONTRES, JOAILLERIE & PARFUMS

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  1. LVMH – DISTRIBUTION & DIVERS

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La réussite de LVMH est en contraste avec un secteur du luxe à l’agonie depuis le début de l’année 2016. Ça témoigne encore de fortes perspectives de croissance à moyen et long termes, en tout cas pour les groupes mettant en place une politique très sélective.

Après avoir repositionné avec succès Louis Vuitton, le groupe LVMH peut maintenant étudier de nouveaux relais de croissance. Il vient à cet égard de prendre le contrôle de la maison allemande, Rimowa, reconnue pour la qualité et le côté novateur de ses bagages. L’investissement de 640 millions d’euros consacré au rachat de 80% du capital de cette affaire ne remet aucunement en cause la solidité de leur bilan puisque l’endettement net du groupe à la fin du mois de juin (qui s’élevait à 5,3 milliards d’euros) ne représentait que 20% du montant des fonds propres. En prenant en compte la forte génération de cash des activités, un programme de rachat d’actions reste envisageable pour les prochains trimestres.

C’est donc dans une optique de croissance que LVMH se positionne en cette fin d’année 2016. La sphère du luxe semblait se montrer fébrile après des résultats plus qu’inquiétants au premier trimestre 2016, mais des performances encourageantes du leader mondial semblent montrer la voie à un secteur jusque-là en panne d’inspiration. Une cotation en bourse qui domine le Cac 40 de par ses bonnes performances, et des repositionnements qui semblent porter leurs fruits sont autant d’arguments qui nous poussent à penser que l’action n’a pas fini de nous surprendre sur le court terme.

Qu’en est-il maintenant de l’état des lieux graphiques ? Que peut nous dire l’analyse technique après cet état des lieux fondamental ? C’est ce que nous allons regarder dès maintenant…

Reprise de la tendance haussière de fond…

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Que voit-on sur le graphique de long terme ci-dessus ? Plusieurs points nous semblent en effet intéressants à remarquer :

  • Tout d’abord, on voit que, depuis fin 1998, les cours gardent une tendance de fond solidement haussière, et ce malgré les périodes de crise. Cette tendance semblant s’être inscrite au sein d’un large canal ascendant (en bleu ciel ci-dessus).
  • On y voit ensuite, en s’attardant à la large phase de temporisation qui a pris place en trois temps entre août 2000 et novembre 2008, que les point bas et les sommets du titre LVMH correspondent d’avantage à ceux du marché américain que ceux du marché européen (notamment les retournements d’octobre 2002 à la hausse, d’octobre 2007 à la baisse).
  • Puis, on y observe depuis novembre 2008 une phase d’ascension très nette, avec de nouveaux plus-hauts historiques, et deux phases de temporisations totalement digestes (en violet ci-dessus) : l’une légèrement ascendante et l’autre corrective mais plus courte.
  • On y note enfin et depuis l’été dernier la sortie de cette seconde phase de temporisation avec un nouveau potentiel de hausse à venir.

Par ailleurs, un élément technique intéressant est assez rare doit être souligné ici : on a pu matérialiser en bleu ciel trois obliques parallèles qui ont joué un rôle important et restent d’actualité aujourd’hui :

Pronostic :

 

Sans écarter une éventuelle digestion initiale qui devrait être limitée par les 158 euros et tant que notre point pivot situé sur les 145 euros n’est pas enfoncé, nous privilégions assez nettement une poursuite de la reprise actuelle et un retour de la tendance haussière. On pourra ainsi viser les objectifs suivants : d’abord, le swing-move (projection à 100%) de la dernière vague de hausse situé autour des 208 euros puis, en extension, la borne supérieure du canal de LT qui avoisine les 230 euros.

Alternativement cependant, le net passage sous notre point pivot à 145 euros conduirait tout droit au test de l’overlap majeur situé sur les 128 euros. Seule la cassure de ce niveau viendrait remettre en cause la poursuite de la tendance haussière sur le moyen terme.

Comment optimiser sa stratégie en jouant ce scénario ?

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais très bien, celui sur lequel nous nous sommes spécialisés se tourne vers les turbos, produits dérivés à fort effet de levier, qui s’adaptent extrêmement bien aux principes de l’analyse technique grâce à leur principale caractéristique : à savoir la barrière désactivante. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

De plus, il existe chez tous les émetteurs de nombreux turbos permettant d’intervenir sur la hausse de ce titre phare du Cac 40 et du secteur du luxe. Par ailleurs, sachez que DT Turbo, en étroite collaboration avec les émetteurs en question, a désormais la possibilité d’obtenir des turbos sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

Voici, pour vous convaincre si besoin, le tableau des performances consolidées au 31 août 2016 du service :

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Des résultats qui se passent de commentaires !

Nous rappelons d’ailleurs à ce sujet que nous affichons en permanence et en toute transparence ces performances sur la page d’accueil de notre site Dagher Trading.

Aussi, si vous souhaitez profiter de telles recommandations n’hésitez pas à lire notre brochure détaillée remise à jour récemment afin de bien vous renseigner (notamment sur les risques encourus) et, qui sait par la suite, à nous rejoindre en cliquant ici.

A bon entendeur…

Marc Dagher, avec l’aide de Benjamin Brothier

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