Depuis 1971, le Nasdaq est le premier système de cotation électronique regroupant principalement des entreprises technologiques. C’est aujourd’hui le deuxième marché d’actions des Etats-Unis en termes de volume traité derrière le NYSE. Le Nasdaq Composite cote aujourd’hui environ 3500 sociétés principalement liées au monde de l’internet ou de l’informatique. Nous nous attarderons cependant sur le Nasdaq 100 qui, comme son nom l’indique, concentre les 100 plus prestigieuses valeurs du Composite et compte dans ses rangs des entreprises telles que Apple, Amazon, Alphabet, Cisco, ou encore Intel, Facebook et Microsoft, pour ne citer que les plus gros.

Avec la récente élection de Donald Trump et les résultats économiques encourageant qui ont suivi, on pouvait s’attendre à une répercussion sur l’indice Nasdaq. Cependant, la fête tarde à arriver du côté des compagnies technologiques. Pendant que les valeurs du Nyse et des marchés mondiaux connaissent une période plutôt faste, ce qui en a surpris plus d’un, les multiples géants du Nasdaq continuent de clôturer dans le rouge. Le roi du commerce en ligne Amazon, la coqueluche des médias sociaux Facebook et le fonds négocié en Bourse Global X Social Media Index ETF ont tous trois perdu de 11 à 12% depuis leurs sommets respectifs d’octobre. Netflix a perdu davantage, 13%. Le titre le moins chèrement évalué du lot, Alphabet, a cédé 7%.

Mise à part les tensions ouvertes entre les ténors de Silicon Valley et le candidat Trump, concernant l’embauche d’ingénieurs et de programmeurs étrangers qualifiés, certains observateurs citent aussi la possibilité que les futures politiques du président élu augmentent le coût de l’accès à l’internet de haut débit pour les grands utilisateurs tels que les multiples compagnies formant le Nasdaq. D’autres croient que les grandes sociétés de technologie auraient moins à gagner de la réduction d’impôts des entreprises envisagée par Donald Trump, puisqu’elles bénéficient déjà d’un taux d’imposition inférieur. Leur taux d’imposition moyen est de 23,6% par rapport à 29,9% pour les sociétés industrielles et de 27,3% pour les producteurs de ressources.

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La hausse soudaine des taux de dix ans qui sont passés de 1,7% jusqu’à 2,3% a probablement eu l’effet le plus marquant sur le secteur de la technologie en comprimant le multiple cours-bénéfice des titres les plus richement évalués. Plus les taux montent moins les bénéfices futurs ont de la valeur. Amazon par exemple se négocie à un multiple de 100 fois ses bénéfices prévus dans 12 mois. Ce multiple est de 145 fois pour Netflix.

La compagnie Nasdaq a annoncé qu’elle allait changer de CEO. L’enseigne gérante du deuxième plus gros marché américain a décidé d’apporter du sang neuf à la direction générale avec Adena Friedman, qui devrait prendre la succession de Bob Greifeld, qui occupait pour sa part le poste de directeur général. Elle aura fort à faire sachant que le programme de Trump annonce qu’il va réformer une grande partie des régulations financières. C’est surtout sa position sur le Dodd-Frank Act, qu’Obama avait instauré, qui va donner du fil à retordre à la nouvelle directrice générale du Nasdaq. Il veut, au minimum, le réformer de fond en comble, ou au maximum, le supprimer. Un vent nouveau souffle sur le marché du Nasdaq, et seul le temps nous dira si la présidence Trump jouera en sa faveur.

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Qu’en est-il maintenant de l’état des lieux graphiques ? Que peut nous dire l’analyse technique après cette mise au point macroéconomique ? C’est ce que nous allons regarder dès maintenant…

Records historiques ! Et après ?

 
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Que voit-on donc d’assez révélateur sur ce graphique de long terme, pris depuis les sommets de mars 2000 ?

  • On constate d’abord que le Nasdaq étant essentiellement un indice à tendance technologique, il a souffert particulièrement de la crise issue de l’éclatement de la bulle internet dans les années 2000. L’indice avait alors dégringolé en chute libre de près de 85%.

  • On constate ensuite que, contrairement à la majorité des autres indices internationaux, le Nasdaq n’est pas revenu à hauteur de ses plus-hauts de 2000 lors de la reprise octobre 2002-octobre 2007. Loin s’en faut.

  • On remarque en revanche que l’indice a relativement mieux encaissé la crise du subprime entre 2007 et 2009 qui, contrairement à la plupart, ne l’a pas ramené sur des plus-bas de 2000.

  • On constate enfin que, depuis les point bas de novembre 2008, l’indice est entré au cœur d’une solide phase de hausse, inscrite finalement dans un canal (en bleu marine ci-dessus et ci-dessous), et qui lui a permis de reprendre environ 380% et d’atteindre récemment de nouveaux records historiques !

La question qui se pose désormais est donc de savoir si ces récents records vont permettre à l’indice de marquer une accélération haussière ou si, au contraire, le manque de momentum va engendrer une forte correction ?

Regardons un graphique de plus court terme en faisant un zoom sur la phase de hausse en question afin d’y établir nos balises techniques :

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Pronostic & stratégie

Tant que notre point pivot situé entre le dernier overlap et la borne inférieure du fameux canal à 4.450 points n’est pas nettement enfoncé, on pourra s’attendre à de nouveaux records et une poursuite de la hausse au sein dudit canal. Ainsi, le premier objectif en projection de Fibonacci se situe vers les 4.445 points, voire les 5.800 en extension. Scénario à confirmer toutefois sur cassure franche des 5.000.

Alternativement en revanche, le passage sous les 4.450 serait de mauvais augure et engendrerait vraisemblablement le démarrage d’une consolidation conséquente avec un premier objectif sur le support majeur des 3.730 points.

Comment optimiser sa stratégie en jouant ce scénario ?

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais très bien, celui sur lequel nous nous sommes spécialisés se tourne vers les turbos, produits dérivés à fort effet de levier, qui s’adaptent extrêmement bien aux principes de l’analyse technique grâce à leur principale caractéristique : à savoir la barrière désactivante. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

De plus, il existe chez la plupart émetteurs des turbos permettant d’intervenir sur la variation de cet indice phare international. Par ailleurs, sachez que DT Turbo, en étroite collaboration avec les émetteurs en question, a désormais la possibilité d’obtenir des turbos sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

Voici, pour vous convaincre si besoin, le tableau des performances consolidées au 31 octobre 2016 du service :

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Des résultats qui se passent de commentaires !

Nous rappelons d’ailleurs à ce sujet que nous affichons en permanence et en toute transparence ces performances sur la page d’accueil de notre site Dagher Trading.

Aussi, si vous souhaitez profiter de telles recommandations n’hésitez pas à lire notre brochure détaillée afin de bien vous renseigner (notamment sur les risques encourus) et, qui sait par la suite, à nous rejoindre en cliquant ici.

A bon entendeur…

Marc Dagher, avec l’aide de Benjamin Brothier

www.dtexpert.com