Atos est l’un des plus grands acteurs des entreprises de service du numérique (ESN) et se classe à la huitième place au niveau mondial avec un chiffre d’affaires annuel de 11 milliards d’euros en 2015 et environ 100.000 employés dans 72 pays dont la France où le groupe est le principal prestataire de paiement sécurisé en ligne pour les entreprises via sa filiale Wordline. Le groupe est par ailleurs leader du cloud au niveau européen. Le groupe exerce ses activités sous les marques Atos, Bull, Canopy et Worldline.

L’activité d’Atos s’organise autour de quatre métiers principaux :

  1. Le conseil et services technologiques et l’intégration de systèmes.
  2. L’infogérance
  3. Les services transactionnels (dont le paiement sur internet) filialisés au sein de Worldline
  4. Le cloud, le big data et la cybersécurité

 

Atos entre dans la cour des (très) grands…

 

C’est le premier changement au sein de l’indice Cac 40 depuis mars 2016, où Sodexo avait remplacé Alstom. Un an plus tard, la société de services informatiques s’apprête à prendre la place de la foncière Klépierre au sein de l’indice phare de la Bourse de Paris. Tous les trimestres, le Conseil scientifique des indices, indépendant de la place de cotation d’Euronext se réunit pour décider s’il y a lieu ou pas de modifier la composition des indices parisiens, en fonction de critères bien précis (en termes de capitalisation, de volumes de transactions, etc.). Le choix d’Atos consacre notamment le beau parcours boursier de la SSII dirigée par Thierry Breton, ex patron de France Télécom et ancien ministre de l’Economie. L’action Atos progresse en effet de près de 67% sur un an, soit la deuxième meilleure performance de l’indice Cac Next 20, l’antichambre du Cac 40.

Atos faisait d’ailleurs partie des favoris en cas de changement dans la composition de l’indice. « C’est le candidat le plus proche », estimait notamment Société Générale dans sa dernière revue des indices européens. Il va rejoindre un autre géant du secteur, Capgemini. Le groupe viendra donner une tonalité un peu plus high-tech au Cac 40, souvent critiqué pour laisser trop peu de place à la « nouvelle économie ». Atos a donc été préféré à Thales, autre candidat potentiel, sorti du Cac il y a un peu plus de 10 ans. Comme Atos, Thales avait publié de bons résultats 2016. Le nom de Dassault Systèmes revenait aussi fréquemment.

Globalement, Atos tire profit de la stratégie mise en place depuis trois ans avec le plan « Ambition 2016 ». Celle-ci intégrait un contrôle accru des coûts mais aussi la définition de vrais choix technologiques. « Nous avons réussi au fil des ans à construire un socle technologique important, avec des solutions qui nous sont propres. C’est indispensable pour continuer à se développer dans un environnement très concurrentiel comme l’informatique », considère Elie Girard. Le rachat de Bull en 2014 a ainsi permis à Atos de créer une nouvelle division « Big Data & Cybersécurité », dont l’activité a bondi de 13% l’an dernier, avec une marge de 17%. Le groupe compte bien rééditer ces bonnes performances en 2017. La croissance du chiffre d’affaires devrait être supérieure à 2% et la marge opérationnelle se situer entre 9,5 et 10%. L’exécution du nouveau plan triennal « Ambition 2019 », dévoilé en novembre, contribuera à l’amélioration continue des résultats. Atos est convaincu que la numérisation des entreprises va s’accélérer dans les mois et les années à venir. Il compte notamment sur ses nouvelles offres de cloud hybride, de virtualisation des espaces de travail ou encore d’analyse prédictive de données afin de pouvoir en profiter de façon optimale.

Du côté des innovations marquantes de l’entreprise, le leader international de la transformation digitale annonce à travers sa marque technologique Bull, que selon le benchmark international de la SPEC (Standard Performance Evaluation Cooperative), les serveurs Bullion battent une fois encore des records de performance. Réalisé sur une configuration 16 sockets, ce benchmark montre que les serveurs d’entreprise haut de gamme x86 Bullion atteignent des niveaux de performance exceptionnels qui en font les plus puissants au monde en termes de vitesse et de mémoire. Bullion est déployé à large échelle dans de nombreuses entreprises et administrations, principalement en Europe, Amérique du Nord, Afrique et au Brésil. Grâce à ses caractéristiques uniques, il accompagne la transformation digitale de nombreux clients, à l’instar de la ville d’Helsinki. Il simplifie également les opérations, garantissant par exemple pour OPO Oeschger en Suisse la livraison sous 24 heures de tous les articles disponibles dans leur très large catalogue.

Toujours d’un point de vue technologique, le futur nouveau venu du Cac 40 a annoncé être le premier partenaire à fournir des applications mobiles pour MindSphere, le système d’exploitation ouvert IoT (Internet des Objets) basé sur le cloud de Siemens. « Ces applications permettent aux fabricants d’accéder à leurs données de production et de les analyser sur des appareils mobiles et ainsi gérer efficacement leur production, résoudre les problèmes et optimiser les ressources en vue d’augmenter la productivité des usines », a expliqué la SSII.

Les applications intègrent les données de production de nombreux systèmes de gestion, tels que les MES (Manufacturing Execution Systems, systèmes de gestion des processus industriels) et les ERP (Enterprise Resource Planning, progiciels de gestion intégrés). Avec les analyses Big Data, les utilisateurs peuvent recevoir des données spécifiques sur la chaîne de production, en temps réel mais aussi de manière prédictive. Les utilisateurs peuvent ainsi régler et gérer dans les meilleurs délais tout problème émergeant au niveau des processus de production, offrant une rationalisation optimale. Ces applications Atos Codex seront disponibles pour les utilisateurs finaux sur la plateforme MindSphere 2.0.

Côté résultats, le groupe a dépassé tous ses objectifs l’année dernière. Le chiffre d’affaires a progressé de 1,8% à 11,7 milliards d’euros et le résultat opérationnel a bondi de 20%, faisant grimper la marge de 8,3 à 9,4%. La hausse de la rentabilité va profiter aux actionnaires, déjà gâtés par le parcours de l’action en Bourse (+61% en un an), puisque le dividende qui sera versé cette année augmentera de 45%. « La dynamique est bonne dans le secteur. Il y a un besoin de transformation numérique des entreprises qui est réel », commente Elie Girard, le directeur financier d’Atos. Le groupe a profité en 2016 du dynamisme de l’activité aux Etats-Unis (+4,5% en un an), son premier marché devant l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France. Le rachat de la filiale de services informatiques de Xerox il y a deux ans a permis au groupe de changer d’échelle outre-Atlantique et de gagner de nouveaux clients.

 

Une tendance haussière sans faille de plus de 8 ans !

 

 

Que voit-on sur le graphique ci-dessus de ces dix-sept dernières années ?

Si l’on considère ce début de siècle, le cours de l’action a vu des hauts et des bas, enregistrant ainsi des variations de grande amplitude.

L’action avait démarré le nouveau millénaire avec ce qui reste à ce jour ses plus-hauts historiques, autour des 180 euros. Suite à l’explosion de la bulle internet, une chute de plus en plus spectaculaire a d’abord vu le titre s’écrouler une première fois jusqu’en 2003, puis une seconde fois en jusqu’en décembre 2008, après un rebond intermédiaire conséquent. Cette seconde chute venait à la suite de la crise financière de 2008, initiée par le scandale du subprime.

A partir de cette période, les cours sont rentrés dans une phase haussière nette et sans bavure, avec dans un premier temps une oblique de résistance ascendante qui avait débuté juste après fin 2008, et une oblique de support, enclenchée à la mi-2011. Le cours est resté dans cette configuration jusqu’à récemment, où de bonnes nouvelles sont venues donner un coup de pouce au cours.

L’évolution d’Atos depuis le début des années 2000 peut se résumer en 3 phases distinctes. En premier, la forte chute qui a suivi l’éclosion de la bulle spéculative surnommée « dotcom » aux Etats-Unis. La deuxième a été cette période de consolidation entre les deux crises qui s’est terminée en une nouvelle déconvenue à la suite de la crise financière. Et enfin, la renaissance d’Atos a démarré en décembre 2008 pour se poursuivre jusqu’à aujourd’hui.

Les années 2010 auront vu le cours augmenter de plus de 300% ! Cette période de forte croissance s’inscrit comme une des meilleures performances dans tout le paysage de la finance française. Visiblement, la fête n’est pas sur le point de se terminer car un fort signal technique vient de se manifester tout récemment. Le cours a, pour la première fois, dépassé l’oblique de résistance qui lui faisait barrage depuis le mois de septembre 2009. C’est un petit évènement qui pourrait être un facteur très positif pour la compagnie.

 

Pronostic & stratégie

 

Depuis le début de l’année, le cours d’Atos a presque sans cesse manifesté une velléité ascendante dans son évolution. Le récent dépassement de l’oblique de résistance vient confirmer une période faste pour le géant de l’ESN. Aussi, tant que le point pivot situé sur la zone des 97 euros n’est pas enfoncé, nous resterons haussiers avec la zone des plus-hauts historiques situés autour des 180 euros en ligne de mire.

Alternativement cependant, la franche cassure des 97 euros engendrerait une correction plus large en direction de l’overlap clé des 78,50 euros. Seul le passage sous ce niveau viendrait remettre en cause la poursuite immédiate de la tendance haussière de fond.

 

Comment optimiser sa stratégie en jouant ce scénario ?

 

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais très bien, celui sur lequel nous nous sommes spécialisés se tourne vers les turbos, produits dérivés à fort effet de levier, qui s’adaptent extrêmement bien aux principes de l’analyse technique grâce à leur principale caractéristique : à savoir la barrière désactivante. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

De plus, il existe chez la plupart émetteurs des turbos permettant d’intervenir sur la variation de cette future valeur du Cac 40. Par ailleurs, sachez que DT Turbo, en étroite collaboration avec les émetteurs en question, a désormais la possibilité d’obtenir des turbos sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

Voici, pour vous convaincre si besoin, le tableau des performances consolidées pour 2016 du service :

 

 

Des résultats qui se passent de commentaires !

Nous rappelons d’ailleurs à ce sujet que nous affichons en permanence et en toute transparence ces performances sur la page d’accueil de notre site Dagher Trading.

Aussi, si vous souhaitez profiter de telles recommandations n’hésitez pas à lire notre brochure détaillée afin de bien vous renseigner (notamment sur les risques encourus) et, qui sait par la suite, à nous rejoindre en cliquant ici.

A bon entendeur…

Marc Dagher, avec l’aide de Benjamin Brothier

www.dtexpert.com