Le DAX 30 (ou Deutscher Aktien indeX) est le principal indice boursier allemand réunissant trente des plus grandes entreprises allemandes, soit l’équivalent de notre CAC 40 pour nos voisins d’outre-Rhin. Récemment, le 14 juin dernier précisément, le DAX a atteint son plus haut historique à 12.921,17 points.

L’Allemagne est la première économie d’Europe et la quatrième puissance économique mondiale. Ces dernières années ses performances n’ont pas été optimales en raison de sa vulnérabilité aux chocs externes, comme sa dépendance à la demande extérieure, qui l’a exposée à la faiblesse de la zone euro et aux sanctions entre l’Union européenne et la Russie. Pourtant, grâce aux revenus conséquents tirés des exportations, l’Allemagne possède une économie solide, comparée à celle de ses voisins européens. En 2016, la croissance économique allemande s’est consolidée, s’élevant à 1,7% PIB, soutenue par la consommation des ménages et le commerce. Un léger ralentissement est attendu pour 2017 (1,4% PIB).

Malgré cette hausse du PIB et du DAX, la dynamique conjoncturelle demeure faible par rapport aux précédentes périodes de reprise, étant donné que les dépenses de consommation, qui ne présentent pas de fortes fluctuations, ont été jusqu’à présent le principal moteur. Mais le paradigme a depuis clairement changé, car si les exportations demeurent très élevées, les importations ont aussi fortement progressé et ce sont désormais la consommation des Allemands et les dépenses publiques qui tirent la croissance. Si l’Allemagne peut donc compter sur ses forces internes pour croître, ainsi que sur la reprise de l’économie mondiale qui s’est dessinée sur le début de 2017, les incertitudes sur le cadre de la politique économique restent importantes. Outre la difficulté de prédire les développements politiques en Europe, notamment la mise en œuvre du Brexit, et leur impact économique, on pointe du doigt la politique du nouveau président américain Donald Trump. La politique américaine pourrait encore affaiblir l’euro, ce qui renforcerait encore l’attractivité des exportations « made in Germany », mais d’un autre côté, une éventuelle politique protectionniste des Etats-Unis est un risque pour l’Allemagne.

En tant que troisième exportateur mondial, l’Allemagne a profité de la faiblesse de l’euro, qui a rendu les biens « made in Germany » encore moins chers en dehors de la zone euro. L’Allemagne est encore l’exportateur le plus important de voitures, mais la part de marché de Volkswagen est tombée suite au scandale lié aux émissions de CO² en 2015. L’excédent commercial allemand est massif, et en 2016 il pourrait avoir atteint un nouveau record, il s’élèverait à 297 milliards de dollars, faisant de l’Allemagne le pays ayant le plus grand excédent commercial au monde devant la Chine. Une fois de plus, la Commission européenne a ouvert une procédure pour « déséquilibres macroéconomiques » en raison d’un important excédent dans la balance des transactions du pays. La Commission a accusé l’Allemagne de mener une politique favorisant les exportations plus que la consommation. Mais, baisser le taux de TVA n’aurait qu’un impact limité sur le niveau de l’excédent commercial de l’Allemagne, a déclaré début juin le ministère allemand de l’Economie. Le journal dominical Welt am Sonntag a auparavant rapporté que le gouvernement allemand songeait à réduire le taux de la taxe sur la valeur ajoutée, actuellement de 19%, ainsi que le préconisent plusieurs économistes. Une porte-parole du ministère de l’Economie n’a pas démenti cette affirmation tout en jugeant qu’une telle initiative « aurait seulement un effet très limité sur la balance des comptes courants » et qu’il serait plus judicieux d’accroître l’investissement en Allemagne.

Le gouvernement examine en permanence les préconisations des économistes et réfléchit aux moyens de réduire les excédents de l’Allemagne. L’approche des élections législatives du 24 septembre en Allemagne rend peu probable la moindre réforme fiscale d’ici là.

Dans le contexte de ces futures élections législatives de septembre 2017, Angela Merkel a promis un allègement fiscal de 6 milliards d’euros en 2017 et 2018 ainsi qu’une augmentation des dépenses d’investissement. De nombreux défis se posent tels que le vieillissement de la population, le manque d’ingénieurs et de chercheurs, le financement du passage de 25 à 80% d’énergie renouvelable d’ici 2050, la sortie du nucléaire en 2022 et la modernisation des centrales à charbon, et l’insuffisance de l’investissement. La situation politique nationale bouge le SPD de Martin Schulz perd de son poids politique depuis trois semaines consécutives, selon le baromètre politique de Mannheim. Si les législatives se déroulaient dimanche dernier, le pronostic donne 39% des voix au bloc CDU/CSU, mais seulement 25% au SPD au lieu de 31% il y a un mois et demi. Il reste moins de trois mois avant le vote du 24 septembre, et le SPD et son leader disent avoir encore des idées et des propositions pour les électeurs. Les différents camps allemands, y compris les plus conservateurs, soupçonnent Merkel d’incohérence, car elle souligne que le partenariat avec les USA et l’Otan est immuable. La sortie de Washington de l’accord de Paris a été arrogante pour Berlin, alors que la confirmation de ses objectifs était à l’ordre du jour du sommet du G20 en juillet à Hambourg. Si l’événement de Hambourg échouait, les partis adverses chercheraient forcément à en user pendant la campagne électorale.

Par ailleurs, pour Berlin, si l’euro est très faible (l’administration américaine accuse l’Allemagne de profiter de la sous-évaluation de l’euro) ce qui rend plus compétitifs les produits allemands en ce moment, ce n’est pas la faute de l’Allemagne, mais celle de la Banque centrale européenne. Avec sa politique de soutien massif à l’économie de la zone euro, la BCE contribue en effet à la faiblesse de la monnaie unique. Si Berlin critique la politique accommodante de la Banque centrale, elle profite in fine de cette politique qui lui permet d’exporter davantage.

Maintenant, intéressons-nous comme à l’accoutumée à la partie technique…

Des plus-hauts, toujours des plus-hauts !

Observons dans un premier temps le graphique ci-dessous, pris en base journalière :

Ce premier graphique nous permet de voir plusieurs choses techniquement intéressantes sur l’évolution des cours de l’indice majeur allemand :

  • Jusqu’en mai 2013, on détermine l’ancien fort seuil de résistance sur les 8.000 points, qui a contenu les pressions acheteuses à de nombreuses reprises.
  • On remarque également des configurations en « V » répétitives, d’amplitude dégressive, jusqu’à quasiment la même période d’affranchissement de la zone de résistance précitée sur les 8.000 points.
  • On voit aussi l’évolution des cours au sein d’un canal ascendant initié en septembre 2011, avec notamment un fort palier en overlap sur les 8.600 points.
  • On observe enfin une phase de consolidation qui a pris place sous forme traditionnelle de triangle de continuation entre les mois d’avril 2015 et février 2016, ouvrant donc la voie à un nouveau potentiel de hausse conséquent.

Observons maintenant l’autre graphique ci-dessous, pris en base hebdomadaire :

Ce second graphique nous permet de voir un nouveau facteur techniquement intéressant sur l’évolution des cours du Dax : il s’agit d’un autre canal ascendant, pris cette fois depuis le point bas de mars 2009, et à l’intérieur duquel les cours continuent d’évoluer aujourd’hui. Ce second canal conforte davantage encore notre sentiment haussier, puisque la borne supérieure vers laquelle les cours semblent vouloir se diriger se situe encore bien plus haut que les cours actuels.

Pronostic & stratégie

Ainsi, à plus long terme, tant que le point pivot des 11.825 points n’est pas nettement enfoncé, on privilégiera une poursuite de la hausse avec des objectifs situés sur les paliers de résistance des 15.000 points, puis jusqu’aux 17.000 points en extension.

Alternativement cependant, la cassure des 11.825 conduirait à une plus forte correction en direction du support en overlap des 10.800 points. Seule le passage sous ce dernier niveau viendrait remettre en cause la tendance de fond haussière sur le plus long terme.

Comment optimiser sa stratégie en profitant de cette analyse ?

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais très bien, celui sur lequel nous nous sommes spécialisés se tourne vers les turbos, produits dérivés à fort effet de levier, qui s’adaptent extrêmement bien aux principes de l’analyse technique grâce à leur principale caractéristique : à savoir la barrière désactivante. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

De plus, il existe chez la plupart émetteurs des turbos permettant d’intervenir sur la variation de cet indice phare international. Par ailleurs, sachez que DT Turbo, en étroite collaboration avec les émetteurs en question, a désormais la possibilité d’obtenir des turbos sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

Voici, pour vous convaincre si besoin, le tableau des performances consolidées à la fin de ce premier trimestre 2017 du service :

Des résultats qui se passent de commentaires !

Nous rappelons d’ailleurs à ce sujet que nous affichons en permanence et en toute transparence ces performances sur la page d’accueil de notre site Dagher Trading.

Aussi, si vous souhaitez profiter de telles recommandations n’hésitez pas à lire notre brochure détaillée afin de bien vous renseigner (notamment sur les risques encourus) et, qui sait par la suite, à nous rejoindre en cliquant ici.

A bon entendeur…

Marc Dagher, avec l’aide de Maxence Delarue

www.dtexpert.com