EDF

Électricité de France

 

Un peu d’histoire…

Électricité de France (EDF) est le premier producteur et le premier fournisseur d’électricité en France et en Europe, l’entreprise revendiquant même la seconde place au niveau mondial derrière le géant chinois China Energy Investment Corporation née d’une fusion en 2017.

L’établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) EDF a été créé le 8 avril 1946 à la suite du vote sur la nationalisation de l’électricité et du gaz.

Il hérite de l’investissement électrique massif réalisé entre-deux guerres, qui accroît encore pendant la période des Trente Glorieuses.

Le 9 août 2004, EDF est transformé en société anonyme. Son capital social a été transféré à l’État, qui selon la loi en détient 70% au moins. Après ce changement de statut, 15% du capital de l’entreprise est introduit à la Bourse de Paris.

Au cours de son histoire EDF se développe grâce à une croissance externe en s’appropriant différentes entités étrangères telles que British Energy pour 12,7 milliards d’euros en 2008 ou encore Edison en 2011, une société italienne spécialisée dans la production et la fourniture d’énergie électrique et de gaz.

L’entreprise mise sur son marché domestique avec 80% de son chiffre d’affaires réparti entre l’Italie, le Royaume-Uni et la France où elle en réalise plus de la moitié.

EDF inaugure en 2016 le plus grand centre de R&D d’Europe, à Saclay, dans l’Essonne.

 

Dans le contexte de transition énergétique, EDF a défini une stratégie baptisée CAP 2030 qui porte l’ambition du groupe : être l’électricien performant et responsable, champion de la croissance « bas carbone ».

Ce projet s’articule autour de 3 grandes priorités :

  • Accroître la proximité avec ses clients.
  • Doubler sa production d’énergies renouvelables.
  • Tripler la part du business réalisée à l’international.

 

Points importants en 2018 :

Nouveaux développements dans les énergies renouvelables

–  Mise en service de cinq centrales solaires photovoltaïques en Israël (100 MWc).

–  Signature de deux contrats d’achat d’électricité pour un projet solaire de 128 MWc avec stockage en Californie.

–  Signature d’un projet éolien en Inde et au Brésil.

–  Obtention de deux projets solaires en France.

– Signature d’accords engageants pour la construction du barrage hydroélectrique de Nachtigal au Cameroun.

Lancement de Digiwatt, la première offre 100 % digitale de fourniture d’électricité.

  Renforcement de la structure financière avec différents plans de cessions et de refinancement obligataires.

Une fin d’année riche en annonces pour le groupe

EDF, via sa filiale dédiée aux énergies renouvelables, serait proche de décrocher un très gros contrat au Maroc. Citant deux personnes proches du dossier, dont un officiel marocain, Bloomberg affirme que le consortium dirigé par EDF-Energies Nouvelles va remporter l’appel d’offres pour la construction d’un projet d’énergie solaire de 825 mégawatts dans le centre du Maroc. L’accord dépasserait la barre des 2 milliards de dollars.

Albioma annonce que sa centrale Albioma Caraïbes (Guadeloupe) a signé un contrat de vente d’électricité conclu avec EDF le 18 décembre, permettant la conversion à la biomasse de cette centrale 100% charbon.

Les travaux débuteront en 2019 pour que la centrale fonctionne 100% à la biomasse avant fin 2020. Ils permettront de réduire les émissions en CO2 et feront passer la part renouvelable du mix énergétique de la Guadeloupe de 20% à 35%.

Par ailleurs, Shell s’allie à EDF pour un projet éolien au New Jersey. L’opération est soumise à des autorisations réglementaires et à une décision finale d’investissement. Elle participe à la stratégie CAP 2030 d’EDF qui vise à doubler ses capacités renouvelables entre 2015 et 2030 pour atteindre 50 GW nets dans le monde.

EDF annonce également la mise en service d’un réacteur nucléaire EPR qui est devenu le premier EPR au monde à entrer en exploitation commerciale.

La centrale pourra fournir au réseau électrique l’équivalent de la consommation annuelle de 5 millions de Chinois, ce projet entre dans la ligne de conduite du CAP 2030 car il permettra de réduire considérablement les émissions annuelles de CO2.

 

Analyse financière d’EDF :

Le chiffre d’affaire par activité se répartit comme suit :

  • Production et vente d’électricité et de gaz naturel (70,4%).
  • Gestion de réseaux de distribution d’électricité basse et moyenne tension (22,1%). I.e. conception, construction, exploitation et maintenance des réseaux.
  • Prestations de services énergétiques (7,5%).

En 2017, le groupe comptait 152.033 collaborateurs dans le monde avec près de 35 millions de clients.

Le chiffre d’affaires total du groupe s’établit à 69,6 milliards d’euros en 2017 contre 71,2 en 2016, soit un recul de 2,24%.

Le résultat net courant représente 3,4 milliards d’euros en 2017 contre 4,1 milliards d’euros en 2016, soit un déclin de -17,07%.

La trésorerie nette est en hausse de +27,59%, soit 3,7 milliards d’euros en 2017 contre 2,9 milliards d’euros en 2016.

L’EBITDA représente 13,7 milliards d’euros en 2017 contre 16,4 milliards d’euros en 2016, soit une baisse de -16,46%.

Le cash-flow par action à fortement diminué, 3,60 euros en 2017 contre 6,06 euros en 2016, soit une variation de -40,6%.

Le BNA (Bénéfice Net par Action) représente 0,98 euros en 2017 contre 1,07 euros en 2016, soit un recul de -8,41%.

Les résultats annuels du groupe publiés prochainement (février 2019) devraient être supérieurs à ceux de 2017. Le chiffre d’affaires semestriel augmente de 4%, par rapport à l’exercice précédent avec un ebitda en hausse de 18,9%.

Rappelons qu’avec une performance de 40% sur un an, l’action du groupe public EDF se positionne en deuxième plus forte hausse de l’indice SBF 120 de la Bourse de Paris, qui parallèlement a perdu 13%. Soit une surperformance de l’action EDF.

 

Nous allons maintenant nous intéresser à l’analyse technique du titre EDF.

Graphique monthly

Nous pouvons tracer un joli biseau baissier avec 3 points de contacts sur chaque droite. A première vue la tendance moyen/long terme serait baissière avec un objectif de prix théorique proche des 5 euros. Le RSI (14) quant à lui évolue entre sa zone d’équilibre et sa zone de surachat, il atteint le niveau des 60.

Sur le graphique hebdomadaire ci-dessous, nous ajouterons l’indicateur Ichimoku ainsi que la MACD et les retracements de Fibonacci.

Avec ce graphique, nous pouvons poser deux scénarios.

–  Le premier étant le suivi de la droite de tendance haussière. L’Ichimoku révèle un nuage orienté clairement à la hausse pouvant indiquer le maintien de la tendance. Par ailleurs la Chikou-span est libre de tout obstacle et évolue au-dessus du prix. Nous pouvons observer que le titre rebondit sur un ancien plat Kijun-sen, matérialisé par la ligne bleue. Ainsi le titre se trouve entre sa première zone de retracement et ce support.

–  Le second scénario est la cassure de cette zone de support, à savoir le plat Kijun ainsi que la droite haussière. Nous remarquons d’abord la résistance qui a été franchie en juillet 2018 et qui potentiellement servira de support à l’avenir. Cette ancienne résistance peut nous permettre de fixer un objectif de prix raisonnable à court/moyen terme sur la zone des 12 euros.

Sur ce graphique un signal de vente a été donné le 22 octobre 2018, noté par la première ellipse, avec un avalement baissier. Celui-ci est confirmé le 12 novembre 2018, représenté par l’ellipse numéro 2, avec un Dark Cloud Cover qui est certes imparfait, car il ne présente pas de gap d’ouverture, mais qui reste un élément baissier en vue de la configuration précédente.

La MACD renforce notre hypothèse de baisse en donnant un signal de vente le 17 décembre 2018 qui correspond à la cassure de la première zone de retracement Fibonacci, 23,60%.

Il sera donc intéressant d’observer de quel côté le sous-jacent va sortir. Va-t-il continuer son rebond à la hausse ou alors va-t-il franchir à la baisse ce plat Kijun renforçant notre hypothèse de départ ? Nous finirons par dire que la Kijun passe au-dessus des prix pouvant ainsi les bloquer à la hausse.

Les prochaines séances risquent d’être décisives pour des positions prises sur lesdits signaux.

Nous terminerons notre analyse avec un graphique journalier :

Nous avions sur ce graphique un signal donné le 22 novembre 2018. En effet ce jour correspond à la validation d’un double top noté 1 et 2.

Caractéristique du double top

 

 

 

 

 

 

L’objectif de notre figure est la neckline la hauteur soit 12,9 euros.

Cette figure intervient dans le sens de notre hypothèse de base, à savoir une tendance baissière.

Nous remarquerons que le nuage de l’Ichimoku s’est orienté à la baisse, que la Kijun est en train de formé un plat, qui pourra potentiellement faire office de résistance et que la Chikou Span vient buter sous les prix. Cependant une zone de support est formée par 3 points de contacts sur le niveau des 13,34 euros, il faudra donc peut être rester vigilent sur le suivie de cette position.

A l’issue de cette analyse technique et en vue des chiffres publiés, notre sentiment sur cette valeur reste baissier sur le court/moyen terme, mais la valeur reste à surveiller car comme nous l’avons vu elle présente tout de même certains biais potentiellement haussiers.

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