Depuis fin décembre 2018, le pétrole a entamé un mouvement haussier correctif en réponse à la forte baisse qu’il à connu en octobre 2018.

Le pétrole est cependant fortement influencé par un certain nombre d’externalités géopolitiques notamment liées à la politique étrangère des Etats-Unis.

 

Rappel sur le dossier Vénézuélien.

Visant le régime du président vénézuélien, Nicolas Maduro, les Etats-Unis instaurent des sanctions à l’encontre du pétrole vénézuélien. En effet, le 28 janvier dernier, l’administration Trump a interdit aux compagnies américaines de payer pour du pétrole vénézuélien tant que le nouveau gouvernement formé par l’opposant Juan Guaido, qui s’est auto-proclamé président, ne sera pas en mesure de recevoir les fonds.

Les exportations de pétrole du Venezuela ont chuté de 40% pendant le premier mois qui a suivi l’instauration de ces sanctions, selon des données de la compagnie pétrolière nationale PDVSA et de Refinitiv Eikon.

Depuis le 28 janvier, environ 70% des livraisons de pétrole du Venezuela ont été dirigées vers les clients asiatiques. L’Inde est ainsi devenue leur premier débouché, devant Singapour et la Chine.
L’Europe, qui importait une quantité marginale de pétrole vénézuélien avant les sanctions, a porté sa part à 15%, devant les États-Unis avec 11%.

« PDVSA et la nation tout entière ont été la cible d’une attaque brutale du gouvernement américain visant à nuire aux finances et aux opérations de la compagnie », a accusé Manuel Quevedo, le ministre vénézuélien du Pétrole, lors d’une conférence en Arabie Saoudite.

 

L’Opep s’interroge.

Les pays membres de l’Opep et dix Etats alliés ont assuré vouloir attendre fin juin pour décider d’une éventuelle prolongation de l’accord d’encadrement de la production de pétrole. Les mesures actuelles de limitation de la production, dans cette alliance informelle entre l’Opep et dix autres pays producteurs baptisée « Opep+ », sont valides jusqu’en juin et ont été renforcées en décembre. Les pays de l’alliance se sont engagés à réduire leur production de 1,2 million de barils par jour afin de soutenir les prix du brut. Donald Trump a toutefois appelé l’Opep à prendre des mesures pour baisser les prix. « Les prix du pétrole montent trop. L’Opep, s’il vous plaît (…) gardez votre calme », a-t-il tweatté fin février, provoquant une brusque baisse des cours. 

 

Du côté de l’analyse technique :

 

Sur le graphique weekly du Brent, nous pouvons tracer une droite de tendance haussière prenant départ en janvier 2016. Cette droite connait ce qui semble être une fausse cassure en décembre 2018. Nous pouvons noter comment les prix sont venu chercher le dernier niveau de retracement Fibonacci de cette tendance haussière. De plus, à ce moment, le RSI nous offrait une divergence haussière confirmant ainsi l’hypothèse d’un rebond.

Le sous-jacent devrait donc poursuivre son mouvement au moins jusqu’à son prochain niveau à savoir 71 $. Si celui est dépassé à la hausse alors nous pourrons envisager une reprise de la tendance haussière de base.

Comme vous pouvez le constater le MACD semble confirmer un signal haussier.

 

 

Sur le graphique daily du Brent, le pétrole effectue une figure de V bottom s’appuyant sur le niveau de retracement que nous avons identifié ci-dessus en weekly. Comme vous pouvez le constater, les prix ont évolué dans un mouvement de consolidation latérale sur le mois de janvier 2019. Ce mouvement à été rompu en février avec la sortie par le haut de ce trading range. Ainsi nous pouvons faire une hypothèse de hausse jusqu’au prochain niveau de résistance à savoir les [70$ ; 71$]. Si ce niveau est enfoncé à la hausse, le prochain seuil est celui des 80$.

Au contraire si les prix échouent sur la résistance, alors nous pourrons dans un premier temps envisager un retour sur la zone de consolidation que le prix a effectué.

 

 

Total est une entreprise pétrolière et gazière française privée, qui fait partie des « supermajors », c’est-à-dire des six plus grosses entreprises du secteur à l’échelle mondiale, avec ExxonMobil, Royal Dutch Shell, Chevron, BP et ConocoPhillips. Fondée en 1924 par Ernest Mercier sous le nom de « Compagnie française des pétroles », son siège social se situe depuis les années 1980 dans le quartier d’affaires de la Défense.

C’est la 1ère entreprise française en termes de chiffre d’affaires, la 5ème entreprise d’Europe et la 24ème entreprise mondiale.

Ses activités couvrent l’ensemble de la chaîne de production, de l’extraction du pétrole brut et du gaz naturel à la création d’énergie, cela incluant notamment les activités de raffinage et de distribution commerciale.

Total est une société qui intervient également dans les secteurs de l’énergie bas-carbone et de la production d’électricité.

Le groupe est présent dans plus de 130 pays et compte plus de 100.000 salariés dont plus de 30% en France.

Le 14 juin 2016, Total annonce l’acquisition de Lampiris, troisième fournisseur du marché résidentiel belge de gaz naturel et d’électricité verte, pour se développer dans la distribution du gaz et de l’électricité.

À fin 2017, Total lance en France la marque Total Spring, nouveau nom de Lampiris, fournisseur de gaz naturel et d’électricité verte sur le marché des particuliers.

En avril 2018, Total annonce l’achat de 74% de Direct Énergie, fournisseur et producteur français privé d’électricité et de gaz, auprès des principaux actionnaires, pour 1,4 milliard d’euros.

 

Exploration-production

Cette branche est chargée des activités d’exploration et de production de pétrole et de gaz naturel dans plus de 50 pays. Les activités gazières de Total incluent la production, transport, stockage, gestion de centrales électriques et approvisionnement de la plupart des grands consommateurs industriels.

La demande mondiale d’énergie devrait augmenter de 30% d’ici 2040, prévoit l’AIE qui précise que le pétrole et le gaz continueront d’être des ressources indispensables pour y répondre. Les experts estiment que la consommation de gaz dans les prochaines années devrait croître plus rapidement que celle des autres énergies fossiles.

23 grands projets et gisements majeurs sont prévus d’entrer en production entre 2015 et 2020, au Canada, en Russie, ou encore en Australie.

 

Gas, Renewables & Power

En avril 2016, Total annonce une nouvelle branche d’activité : « Gas, Renewables & Power » dans une optique de développement des énergies renouvelables.

Cette orientation se manifeste par l’achat de plusieurs entreprises en 2016. Total se montre intéressé par les secteurs liés aux énergies nouvelles : le solaire et les biotechnologies.

Le solaire pourrait être la première source d’électricité de la planète à l’horizon 2050 selon l’Agence internationale de l’énergie. Total est ainsi propriétaire de plusieurs firmes produisant des panneaux solaires comme Tenesolou encore Sunpower.

 

Négoce et transport

L’activité de transport permet l’approvisionnement du raffinage en pétrole brut et le transport des produits raffinés vers les lieux de consommation.

 

Marketing et services

Cette branche est chargée du développement des activités de distribution de produits pétroliers et des services aux particuliers et aux professionnels dans les secteurs de la mobilité, de l’habitat et de l’industrie.

Total annonce un réseau mondial de 16.461 stations-service en 2016 et environ 4 millions de clients par jour. Le groupe est le premier distributeur sur le continent africain. 

 

Recherche et développement

Total dispose de 18 centres de recherche internes adossés aux branches opérationnelles du groupe dans lesquels travaillent 4 900 ingénieurs et techniciens.

En 2015, Total a investi un milliard de dollars dans la recherche et développement et ce sont 7,4 milliards de dollars d’investissements en R&D qui ont été prévus entre 2015 et 2019 dont 25% consacrés aux cleantechs et problématiques environnementales. Innovant, plus de 200 demandes de brevets ont été déposées par Total en 2016.

Le groupe publie des résultats solides en 2018, le chiffre d’affaires est en hausse de 22,03% à 209 milliards d’euros.

Le résultat net est également en forte hausse, +32,62% à 11,44 milliards d’euros.

L’Ebitda monte de 7,26% à 31 milliards d’euros.

Notons que le PER de l’entreprise se rétracte, 12,5 en 2018 contre 16,5 en 2017, par ailleurs les prévisions pour 2019 sont également inférieures tablant sur un PER de 10,5.

Depuis le début de l’année, le Brent a évolué autour de 60 dollars le baril, dans un contexte de demande et d’offre proche du plus haut niveau historique.

Dans un environnement volatil, le Groupe poursuit sa stratégie de croissance intégrée dans les chaînes de valeur pétrole, gaz et électricité bas carbone. Il maintient la discipline sur les dépenses pour réduire son point mort afin de rester rentable quel que soit l’environnement.

Dans ce contexte, Total poursuivra la mise en œuvre de sa politique de retour à l’actionnaire annoncée en février 2018 et augmentera en 2019 le dividende de 3,1% en ligne avec l’objectif d’augmentation de 10% sur la période 2018-20.

 

Total met un terme à ses opérations de forage en Guyane

L’arrêté du préfet du 22 octobre 2018 permettait d’effectuer cinq forages. Mais pour que Total poursuive ses recherches, il fallait que le premier soit concluant.

En décembre, la multinationale française a lancé les travaux d’un puits d’exploration sous 2.000 mètres d’eau, pour creuser 5.800 mètres dans le sous-sol océanique, dans une zone inexplorée. « Nous avons terminé nos opérations en début de semaine, les résultats sont négatifs, nous n’avons pas trouvé d’hydrocarbures », a annoncé, mercredi 28 février, Olivier Wattez, directeur général de Total Exploration et Production Guyane française.

« Les résultats obtenus ne permettent pas de confirmer le potentiel pétrolier de la zone. Total va donc rendre le permis », a indiqué au Monde un porte-parole de la multinationale.

En septembre 2017, ce permis avait été prolongé jusqu’au 1er juin 2019 par Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire.

 

Du côté de l’analyse technique :

Sur le graphique weekly de Total, nous pouvons tracer une droite de tendance haussière long terme. Les prix ont rebondi sur cette droite en janvier 2019 ce qui leur à permit d’entamer un fort mouvement haussier. Ainsi, le sous-jacent à dépasser un niveau de résistance clef, les 49 euros. La prochaine résistance à noter est le niveau des 54 euros correspondant au sommet de juin 2014.

Le MACD donne un signal favorable à la hausse, il n’y a donc plus d’obstacle aux prix sur ce graphique weekly, notons que le RSI évolue aux alentours de sa zone d’équilibre et ne semble pas être surchargé pour le moment.

 

 

Sur ce graphique journalier, nous pouvons observer la force du mouvement entamer depuis l’impulsion du 2 janvier 2019, les prix ont dépassés leur moyenne mobile 200 périodes. Le RSI est entré en zone de surachat et pourrait être le signe d’un début de correction qui devra être confirmé par le MACD. Un pullback sur la résistance des 49 euros, ce qui correspondrait à un retracement de 50% du dernier mouvement pourrait être un point d’entré intéressant dans une optique haussière de moyen terme.

 

 

Conclusion :

Nous dirons qu’aujourd’hui Total présente des fondamentaux solides et semble profiter de la hausse des cours du baril de pétrole. Une tendance haussière semble se confirmer pour le groupe qui reste assujetti aux évènements géopolitiques qui auront des incidences sur les cours de l’or noir. Ainsi il sera intéressant de chercher des points d’entrée à la hausse tant que la dynamique en cours n’est pas remise en question. Il faudra rester vigilent aux prochains événements comme le prochain rassemblement de l’Opep ou encore l’avancée du dossier entre les Etats-Unis et le Venezuela.

 

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