Le pétrole : les bases.

Le pétrole (en latin petroleum, du grec petra, « roche », et du latin oleum, « huile ») est une roche liquide d’origine naturelle, une huile minérale composée d’une multitude de composés organiques, essentiellement des hydrocarbures, piégée dans des formations géologiques particulières.

L’exploitation de cette source d’énergie fossile et d’hydrocarbures est l’un des piliers de l’économie industrielle contemporaine, car le pétrole fournit la quasi-totalité des carburants liquides – fioul, gazole, kérosène, essence, GPL – tandis que le naphta produit par le raffinage est à la base de la pétrochimie, dont sont issus un très grand nombre de matériaux usuels – plastiques, textiles synthétiques, caoutchoucs synthétiques (élastomères), détergents, adhésifs, engrais, cosmétiques, etc. – et que les fractions les plus lourdes conduisent aux bitumes, paraffines et lubrifiants. Le pétrole dans son gisement est fréquemment associé à des fractions légères qui se séparent spontanément du liquide à la pression atmosphérique, ainsi que diverses impuretés comme le dioxyde de carbone, le sulfure d’hydrogène, l’eau de formation et des traces métalliques.

 

Comment le coronavirus affecte-t-il le pétrole ?

La propagation du coronavirus dans le monde et les risques d’une crise économique généralisée ont fait plonger les cours du pétrole ces dernières semaines. Malgré un rebond observé lundi 2 mars, le baril de Brent (le pétrole côté à Londres) a perdu un cinquième de sa valeur depuis le début de l’année, pour tomber autour des 52 dollars.

Pour les treize membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, qui représentent environ un tiers de l’offre mondiale de pétrole, il est urgent d’agir. Avec leurs alliés (une dizaine de pays dont la Russie et le Mexique), ils vont se réunir jeudi 5 et vendredi 6 mars à Vienne afin de trouver une réponse.

Pour ce nouveau cartel, appelé « Opep+ » et qui pèse un peu plus de la moitié du marché pétrolier, la question est de savoir s’il peut se mettre d’accord sur une nouvelle réduction de l’offre, pour freiner ou enrayer la baisse des cours.

En novembre 2018, l’Opep+ avait déjà diminué sa production de 1,2 million de barils par jour (bpj), dont 800.000 venant de l’Opep. En décembre dernier, l’effort avait même été porté à 1,7 million de barils pour faire face au ralentissement économique.

Il semble difficile pour l’heure d’aller plus loin, même si l’Arabie Saoudite, chef de file de l’Opep, pousse-en ce sens. Les Saoudiens viennent d’introduire en Bourse une petite partie du capital d’Aramco, la compagnie nationale, et ils ont besoin que les cours remontent s’ils veulent céder d’autres titres. Selon le Financial Times, ils plaideraient pour une coupe forte, de l’ordre d’un million de barils par jour.

À l’inverse, le président russe Vladimir Poutine a jugé, dimanche 1er mars, que « le niveau actuel des prix du pétrole est acceptable », pour le budget de la Russie. Selon les autorités, le budget fédéral pour 2020 aurait été calculé sur la base d’un baril à 42 dollars.

Même au sein de l’Opep, la position saoudienne ne semble pas faire l’unanimité. Certains estiment qu’une nouvelle diminution des quotas n’est pas nécessaire, car l’offre mondiale de pétrole est déjà en train de reculer. Ils mettent en avant la forte baisse des exportations libyennes en raison du blocage des terminaux du pays et le renforcement des sanctions américaines contre les exportations de pétrole vénézuélien.

Jusqu’à récemment, le monde consommait environ 100 millions de barils de pétrole par jour, dont 14 millions en Chine. En décembre, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) tablait encore sur une progression de la demande de l’ordre d’un million de barils pour 2020, dont la moitié pour la Chine.

Mais tout a changé avec l’épidémie de coronavirus. L’économie chinoise aurait ainsi réduit ses besoins en pétrole de l’ordre de 3 à 4 millions de barils par jour. L’activité du transport aérien, qui consomme à lui seul 8% du brut de la planète, est également en baisse. Un peu partout, les perspectives économiques sont révisées. L’OCDE a ainsi ramené sa prévision de croissance planétaire de 2,9% à 2,4% pour 2020, dans un rapport publié lundi 2 mars.

 

Coup dur pour le Venezuela :

L’effondrement des prix du pétrole, principale source de revenus du Venezuela, est un nouveau coup dur pour l’économie du pays sud-américain déjà très affectée par une effroyable crise sociale et économique qu’alimente une kyrielle de sanctions américaines.

Les cours du baril ont encaissé leur pire chute en près de 30 ans en plongeant d’environ 25%. Une chute due à l’échec des discussions entre les producteurs du Golfe, au premier rang desquels l’Arabie Saoudite, et la Russie pour réduire la production.

La dégringolade s’est poursuivie tout au long de la semaine sur fond de crise sanitaire mondiale liée à la pandémie de nouveau coronavirus et d’incapacité des producteurs à s’entendre pour diminuer l’offre. Pour le Venezuela, qui dispose des plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, cet effondrement des prix aurait difficilement pu tomber plus mal.

La vente de pétrole génère la majeure partie de ses revenus. Or, sa production est en chute libre : de 3,2 millions de barils par jour en 2008, elle est passée à 865.000 barils par jour en février. Selon l’opposition au président socialiste Nicolas Maduro, la faute en revient au manque d’entretien des infrastructures, à des investissements inexistants et surtout à la « corruption » généralisée qui gangrène PDVSA, la compagnie pétrolière publique, qui n’a pas répondu aux questions de l’AFP.

En outre, Caracas a perdu son principal client, les Etats-Unis, depuis l’entrée en vigueur en avril dernier d’un embargo de Washington sur son or noir. Une mesure éminemment politique, puisqu’elle est censée, comme toutes les sanctions de l’administration Trump, accentuer la pression sur Nicolas Maduro et son entourage et, in fine, le pousser vers la sortie.

Et les analystes consultés par l’AFP estiment que la chute des prix du pétrole risque de mettre l’économie à genoux. Selon Luis Arturo Barcenas du cabinet Ecoanalitica, dans un « scénario optimiste » le Venezuela perdrait entre 4,5 et 7,5 milliards de dollars en revenus cette année. D’autres experts avancent le chiffre de 9 milliards de dollars.

Le Venezuela, déjà déclaré en défaut partiel sur le remboursement de sa dette par des agences de notation, va en outre avoir toutes les difficultés du monde à rembourser les créanciers qu’elle paie en pétrole, comme la Chine.

Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une chute du PIB vénézuélien de 10% en 2020, mais le krach pétrolier pourrait bien ajouter « quatre à cinq points » à ce chiffre, prévient-il. Autre problème de taille : avec la fin des exportations vers les Etats-Unis, le Venezuela a dû trouver d’autres débouchés. Aujourd’hui, l’Inde est son principal client et achète 43% de sa production, contre 22% il y a deux ans encore.

 

Côté analyse technique, que peut-on avoir comme indication complémentaire ?

Sur le graphique pris en base journalière ci-dessus et depuis le fameux sommet de 2009, on constate aisément la lourde chute des cours du Brent (de la mer du Nord) qui, depuis la franche cassure de son oblique de soutien en janvier dernier s’est effondré d’environ 40 dollars le baril.

Cette lourde chute l’a entraîné plus bas que son point bas de janvier 2016, et le rapproche d’une zone de soutien clé située autour des 21,45 dollars. Si le test de ce niveau critique est quasi évident, une chose est encore plus sûre : il sera réellement déterminant pour l’évolution des prix du baril car le prochain objectif de projection sera d’abord sur les 16,5 dollars.

Alternativement, et au regard de l’intensité de la chute actuelle, on ne pourra valider une reprise technique pérenne avant un passage au-dessus des 40 dollars, qui reste donc ici notre point pivot. Alors certes, ça fait quand même 45% de hausse à reprendre, mais c’est pourtant la zone technique majeure à surveiller, en amont de celle des 50,75 dollars.

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