Alors que les vaches et les agneaux font partie du bétail à être le plus agressif pour l’environnement, une diminution de la consommation de viande ne passera pas par la régularisation du bétail, ni par la sensibilisation des omnivores mais en trouvant une alternative convaincante pour les adeptes de viande.

L’attrait grandissant pour une alimentation plus saine et plus respectueuse de l’environnement a permis aux précurseurs des substituts de viande, Impossible Foods et Beyond Meat, de voir leur chiffre d’affaires exploser depuis leur création. A titre d’exemple, entre 2018 et 2019, les revenus nets de Beyond Meat ont augmenté de 250% pour atteindre les 298 millions de dollars.

 

 

Entre fausses saucisses, viande hachée et boulettes, l’industrie des substituts devrait valoir dans la décennie près de 85 milliards de dollars selon UBS. En 2019, ce marché grandissant représentait un chiffre d’affaires de 622,6 millions contre 61,4 milliards de dollars pour le secteur de la viande traditionnelle.

 

Beyond Meat, un substitut innovant ?

Basé à Los Angeles et fondé en 2009 par Ethan Brown, Beyond Meat est un producteur de substituts de viande à base de plantes. L’entreprise a reçu de larges financements d’investisseurs tels que Bill Gates, Leonardo DiCaprio ou Don Thompson, l’ancien P-DG de McDonald’s.

Le 2 mai 2019, l’entreprise est devenue publique. Cette IPO est l’une des meilleures performances des 20 dernières années. Lors de cette introduction sur le Nasdaq, le cours du titre s’est envolé affichant une performance de 163% en une journée seulement. Fin juillet 2019, le titre a réalisé sa meilleure performance (+800%), sa capitalisation boursière était alors plus importante que les 25% des plus petites capitalisations du S&P500.

 

 

La marque a réussi son pari d’attirer un large panel qui inclut à présent les omnivores, plus de 90% de leur consommateur achètent aussi de la viande. Aujourd’hui, la marque est représentée dans plus de 30.000 points de distribution à travers le monde, leurs produits étant mêmes exposés dans le rayon boucherie.

Présent dans 26 chaînes de supermarchés à travers les Etats-Unis : Walmart, Target, Food Lion ou encore Whole Food pour ne citer que les plus connues, la marque écrase son concurrent, Impossible Foods, dont les produits sont uniquement disponibles dans 3 enseignes (Fairway Market, Gelson’s, et Wegmans).

Certaines grandes enseignes de fastfood parient même sur les marques grandissantes telles que Carl’s Jr, Hardee’s, Dunkin Donuts, ou encore Subway. Impossible Foods, quant à lui, est représenté chez Burger King, Hard Rock Coffee ou Cheesecake Factory.

Contrairement à ses concurrents, le géant McDonald’s, lui aussi lancé dans le burger « healthy », n’a choisi aucun des deux fabricants de substituts. En collaboration avec Nestlé, l’enseigne développe son propre substitut, le « Big Vegan TS », déjà servi dans ses restaurants allemands.

 

Beyond Meat, un bon substitut pour les papilles ?

Les substituts de viande existent depuis 1982, avec une texture sèche et caoutchouteuse, les adeptes de viande ne voyaient pas en cette alternative un produit gourmand. Aujourd’hui avec un visuel, une texture et un goût similaire à celui de la viande, Beyond Meat séduit tous les régimes alimentaires.

 

Source : https://marketchess.com/2019/05/02/beyond-meat-ingredients-a-new-fad-stock

 

La viande est composée d’acides aminés, de lipides, de minéraux, de vitamines et d’eau. A partir de cette composition, Beyond Meat a cherché à reproduire avec exactitude la viande. Pour cela, ses steaks sont composés de pois, de riz et de haricots mungo pour les protéines, de betteraves pour la couleur, de fécule de pomme de terre et d’huile de coco pour l’aspect juteux.

Selon Ethan Brown, leur substitut correspondrait entre 65% et 70% à de la viande. Pour atteindre un produit parfaitement similaire, l’entreprise travaille sur la saveur qui contient plus de 1.000 molécules différentes pour reproduire ce goût unique. Les chercheurs se concentrent aussi considérablement sur la texture, les protéines animales et végétales qui procurent une consistance différente pour les prochaines itérations de produits carnés à base de plantes.

Pour son concurrent, Impossible Foods, si la viande est si délicieuse c’est grâce à une molécule : « HEME », une molécule nécessaire à la vie de chaque cellule vivante. L’HEME est présente en grande quantité dans le sang humain et animal et en bien plus faible quantité chez les plantes excepté le soja. Ce composant de l’hémoglobine rend le sang rouge, la viande rose et donne ce goût si particulier de la viande.

Pour produire « HEME » en quantité de masse, les scientifiques extraient l’ADN du soja. Cet acide est ensuite inséré dans de la levure génétiquement modifiée qui, fermentée, produit beaucoup de cette précieuse molécule. Alors que les OGM sont fortement controversés, Impossible Foods estime qu’il n’aurait pas été en mesure de créer un produit rivalisant ou surpassant le bœuf pour sa saveur, sa texture, sa nutrition, sa polyvalence et son accessibilité sans cet élément.

Ainsi, Beyond Meat possède l’avantage de ne contenir aucun ingrédient OGM. Face à son adversaire, le Beyond steak est donc meilleur pour la planète, meilleur pour les animaux et meilleur pour la santé.

 

 

Source : https://ccesnews.org/showcase/2019/11/22/beyond-meat-vs-real-meat-who-wins/

 

Beyond Meat, un bon substitut pour la santé ?

Le documentaire « The Games Changers » ne fera que vanter les bienfaits des substituts de viande pour la santé. Ce-dernier a été, cependant, fortement controversé notamment pour son producteur qui n’est autre que James Cameron, fondateur de Verdient Foods. Cette entreprise spécialisée dans la fabrication de protéines de pois a reçu un investissement de 140 millions de dollars de la part de ses fondateurs, le célèbre réalisateur et sa femme, pour le développement de ses fameuses protéines. Un conflit d’intérêts est alors présent pour quelqu’un prônant l’importance d’oublier l’alimentation carnée au profit d’une alimentation exclusivement végétale.

Un avis plus nuancé est présenté par les scientifiques qui considèrent que ses substituts ne sont pas nécessairement sains sous tous les aspects.

Comparons un substitut à une viande de bœuf haché à 15% de matière grasse.

 

D’après cette comparaison menée par Harvard, le substitut contient de nombreux avantages comme l’absence de cholestérol qui détériore les artères et favorise les caillots et les accidents cardio-vasculaires. De surcroît, le burger végétal est une bonne source de protéines, de fibres de vitamines et de minéraux.

En effet, les steaks des deux producteurs, Impossible Foods et Beyond Meat, contiennent une quantité semblable de protéines aux 100 grammes, le premier avec des protéines de soja et le second avec celles de pois et haricots mungo. Par sa composition à base de végétaux, l’absence d’antibiotiques et d’hormones est constatée dans cette fausse viande.

Les 2 à 3 grammes de fibres des substituts, contre 0 gramme dans une viande traditionnelle, représentent 8% des apports journaliers recommandés. Présentes dans les légumineuses, ces fibres « permettraient de réduire les risques d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) et autres maladies cardiovasculaires de 30% » selon un rapport de l’OMS.

Enfin, des vitamines et des minéraux sont ajoutés à la préparation de substituts comme la vitamine B12, vitamine provenant essentiellement de source animale. Ces ajouts permettent au subsitut de contenir autant, voire d’avantage de nutriments que la viande.

 

Source : https://greenandgreat.eu/en/beyond-meat-2/

 

Cependant, cette fausse viande présente aussi des désavantages. Contrairement au traditionnel haché de bœuf, ce substitut subit des transformations chimiques pour atteindre un rendu similaire à celui de la viande : un juteux cœur rouge et un goût de viande.

Souvent utilisées dans les alternatives sans viande pour leur teneur en protéines, des légumineuses voient leurs effets bénéfiques détériorés par le procédé complexe. Par exemple, le soja est connu pour diminuer le risque de cancer, mais suite à la transformation seulement 8% d’une portion d’aliment de soja entier (un quart de bloc de tofu, une tasse de lait de soja…) est retrouvé dans un burger sans viande. Aussi, les protéines peuvent causer pour certains consommateurs des problèmes gastriques et le soja, ingrédient principal du haché d’Impossible Foods, est le septième allergène le plus courant.

Bien que généralement moins grasse, la fausse viande contient une teneur en acide gras saturé plus importante qu’un traditionnel haché par sa concentration en huile de coco. Néfastes pour la santé, ces graisses saturées sont associées à des taux accrus de maladies cardiaques et de décès prématurés.

Enfin, avec une teneur en sel près de cinq fois supérieure, la consommation de ces burgers végétaux chez les personnes suivant un régime pauvre en sel représente un enjeu pour leur santé.

Avec ces avantages et ces inconvénients, cette fausse viande n’est pas l’alliée ultime pour une alimentation plus saine mais consommée avec modération elle fait partie d’une alimentation équilibrée. Sans aucun danger à déplorer, ces substituts pourraient s’avérer bénéfiques pour la planète.

 

Beyond Meat, un bon substitut pour la planète ?

Les Concentrated Animal Feeding Operation (CAFO – centre d’engraissement), notamment celui de Garden City au Kansas, aussi appelé « Cattle Metropolis » (Métropole du bétail), entassent des milliers d’animaux sous antibiotiques et produisent des tonnes de déchets : le fumier. Certains de ces élevages industriels émettent plus de déchets sanitaires que certaines grandes villes américaines.

Une opération d’engraissement de 800.000 cochons peut produire 1,6 million de tonnes de fumiers par an, cela représente une fois et demie plus de déchets organiques que la ville de Philadelphie. Sur une année, l’élevage intensif génère entre 3 et 20 fois plus de déchets sanitaires que la population américaine.

Fortement traité, le bétail émet du fumier pollué et contamine les sources d’eau potable en aval. Des taux d’antibiotiques et de nitrates particulièrement élevés sont retrouvés dans ces sources.

Les élevages intensifs affectent aussi la qualité de l’air dû à un excédent d’ammoniac et de sulfure d’hydrogène qui cause, entre autres, des irritations pulmonaires et oculaires. Mais le tristement célèbre méthane est aussi retrouvé dans l’atmosphère à cause de l’alimentation à base de maïs des troupeaux. Les émissions de méthane contribuent largement à l’augmentation de la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et sont responsables de près d’un tiers du réchauffement climatique. D’après les Nations Unies, les élevages industriels représentent, à eux seuls, plus de 9% des émissions globales de gaz à effet de serre avec un tiers provenant des émissions de méthane des vaches.

Enfin, la déforestation est aussi un enjeu majeur de ces élevages, 75% de la déforestation amazonienne est liée à l’élevage intensif.

Ce sont tous ces côtés négatifs que l’industrie de substitut vise à supprimer en remplaçant la viande.

 

Source : https://vegconomist.com/studies-and-numbers/study-beyond-meat-burger-is-significantly-more-environmentally-friendly-than-beef/

 

Selon une étude de l’université du Michigan, un Beyond Burger produirait 90% de moins de gaz à effet de serre qu’un burger classique et nécessiterait 46% de moins d’énergie, 93% de terre en moins et enfin 99% moins d’eau qu’un steak de bœuf américain classique. Ces pourcentages sont significatifs pour l’environnement mais cette étude, sponsorisée par Beyond Meat, nécessite des enquêtes indépendantes afin de connaître l’impact véritable de ces entreprises productrices de substituts de viande.

Avec une empreinte écologique très faible, la société est consciente de l’extensibilité de son business.  En effet, la population ne cesse de croître et les terres cultivables deviennent saturées, de nouvelles solutions sont donc nécessaires pour pouvoir nourrir 10 milliards d’êtres humains.

 

Beyond Meat, un bon substitut pour le porte-monnaie ?

 Alors qu’en moyenne, une livre (0,45 kg) de fausse viande coûte entre 10 et 12 dollars, une livre de viande de bœuf haché en vaut 4 à 6 ce qui est rendu possible par l’élevage intensif.

Pour combler cet écart important, Beyond Meat a sorti un format économique « Cookout classic » comprenant 10 burgers congelés sans viande pour un prix de 50,99 dollars soit 6,40 dollars par livre. Cette diminution tarifaire permet au groupe de s’aligner davantage sur les prix de ses concurrents qui enregistrent des tarifs aux alentours des 5,26 dollars par livre selon le ministère de l’agriculture américain. De plus, la viande a subi une augmentation de son prix à cause de la pandémie actuelle ce qui a permis à Beyond Meat de gagner en parts de marché.

La réduction de ses prix fait partie de la stratégie de l’entreprise pour inciter les consommateurs de viande à acheter leurs produits. Les économies d’échelle à venir vont permettre au groupe de diminuer ses tarifs afin de combler l’écart avec les producteurs de viande.

Enfin, l’une des critiques faites sur le burger qui n’a aucun impact sur la santé concerne l’un de ses ingrédients : l’eau. En effet, l’eau représente l’ingrédient principal de ces burgers, et quoi de plus improbable pour les détracteurs de ces faux steaks que de payer l’eau à prix d’or (lien vers notre récente newsletter sur l’eau).

 

Beyond Meat, un bon substitut pour votre portefeuille ?

Source : https://www.chicagotribune.com/business/ct-biz-beyond-meat-public-offering-20190502-story.html

 

Avec un ratio d’endettement total de l’ordre de 13% et un ratio pour le secteur de l’agroalimentaire qui s’élève à 72%, Beyond Meat se place dans une position favorable. Ce faible ratio d’endettement est adéquat pour une entreprise de substitut carné car elle opère aujourd’hui dans un environnement commercial volatil et imprévisible. Un ratio plus élevé pourrait mettre l’entreprise en difficulté si un ralentissement de l’activité économique venait à se produire.

Le quick ratio de la société se chiffre à 4,32 contre 0,87 pour le secteur, la solvabilité du groupe est donc un atout pour les investisseurs.

Suite à leur phase d’expansion et l’augmentation constante de leurs dépenses en R&D, le ROE et le ROA, de -1,31% et -1,04% respectivement, sont donc négatifs. Entre 2018 et 2019, l’entreprise a augmenté ces coûts de 11,1 millions de dollars, soit une augmentation de 115%. L’équipe de recherche et développement crée, teste et affine leurs produits dans leur centre d’innovation « Manhattan Beach Project ». Au 31 décembre 2019, l’entreprise employait environ 104 scientifiques, ingénieurs, chercheurs, techniciens et chefs cuisiniers pour aider à créer la prochaine génération d’aliments pour les consommateurs. La société protège et continuera à protéger toute propriété intellectuelle créée par ce centre d’innovation.

De surcroît, la croissance rapide de l’entreprise demande d’importants investissements. Afin d’établir une position durable de leader à long terme, l’entreprise investit pour recruter les meilleurs éléments, maximiser les capacités de leur chaîne d’approvisionnement, investir dans les ventes et le marketing et optimiser leur système. En réponse à la demande globale, Beyond Meat développe des relations avec d’autres co-fabricants pour rechercher des synergies complémentaires. Au premier trimestre 2020, la société a achevé la construction aux Pays-Bas d’une nouvelle installation de co-fabrication.  Cependant, l’entreprise en phase d’expansion ne paie pas de dividendes à ses investisseurs mais a la volonté d’en payer dans le futur selon le rapport annuel 2019.

 

Source : https://urbantastebud.com/fake-meat-brands/

 

Avec une population mondiale en pleine augmentation et des augmentations de salaire dans les pays en développement, le secteur a un bel avenir devant lui. Les principaux producteurs de viandes ont l’ambition de remplacer 100% des produits animaliers d’ici 2035.

Cependant, les producteurs de viande sont montés au créneau pour défendre leur activité. Un grand nombre d’Etats est en train de légiférer pour interdire aux industriels de produits « vegan » d’utiliser le terme « viande » si le produit ne provient pas d’un animal.

De plus, les géants de production de viande, tels Tyson, Smithfield, JBS ou Cargill, ainsi que les géants de l’agroalimentaire, comme Nestlé ou Kellogg’s, se sont empressés de suivre la tendance en créant leurs propres usines de substitut à base de végétaux.

Parmi les concurrents, les laboratoires cherchent à produire de la viande dite « propre ». Ces laboratoires cultivent de la véritable viande en répliquant les cellules animales dans de simples boîtes de Pétri. Ces laboratoires spécialisés dans la culture de viande sont soutenus financièrement par Bill Gates, Richard Branson et Cargill.

En France, la tendance n’est que naissante mais des entreprises, comme Herta ou Fleury Michon, voient en cet engouement des possibilités de marché et développent, elles aussi, leur gamme végétale.

 

Analyse Technique

 

Rappelons ici que Beyond Meat a été introduit en bourse très récemment, le 2 mai 2019, ce qui implique que nous ne disposons pas d’un historique de prix conséquent. Néanmoins, sur ce graphique en 4 heures, nous avons la capacité de relever certains niveaux intéressants. En effet, nous remarquons que depuis son point bas de mars 2020, lié à la crise sanitaire, le titre a enregistré une belle progression jusqu’en juin avant de marquer une phase de ralentissement. Après être venu rebondir à plusieurs reprises sur le support des 125 dollars (ligne bleue), la titre a repris son ascension dès la rentrée de septembre.

Dans cette configuration, tant que le niveau des 165 dollars (ligne rouge) ne sera pas franchi à la baisse, il serait préférable de positionner à l’achat sur ce titre, avec un objectif sur le précédent plus-haut à 240 dollars. Alternativement, la cassure franche de ce niveau pourrait nous amener à un retour sur le support des 125 dollars.

 

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