Le nombre d’introductions en Bourse ou IPO (pour Initial Public Offering), réalisées au titre du troisième trimestre 2020, a bondi au niveau mondial malgré des niveaux de volatilité élevés dus notamment au Covid-19.

D’après le dernier rapport Global IPO Watch du cabinet de conseil et d’audit PwC France, rien que sur la période juillet-septembre, 477 introductions en Bourse ont été comptabilisées dans le monde, levant un montant total de 116,7 milliards de dollars, contre « seulement » 186 transactions pour 42,3 milliards de dollars au deuxième trimestre 2020.

 

 

En Europe, au Moyen-Orient et en Afrique, l’activité s’est montrée modérée, avec 41 transactions qui ont permis de lever 7,4 milliards de dollars (T2 2020 : 16 transactions pour 4,6 milliards de dollars). En revanche, en Asie-Pacifique, on constate une forte hausse avec 256 transactions totalisant 38,3 milliards de dollars durant le trimestre (T2 2020 : 104 transactions pour 12,1 milliards de dollars).

Les fonds levés par les IPO aux Etats-Unis ont quant à eux augmenté de manière significative avec 180 transactions réalisées qui ont permis de lever 71 milliards de dollars (T2 2020 :  66 transactions/25,6 milliards de dollars). Environ 50% des fonds levés par les IPO américaines proviennent de SPAC (Special Purpose Acquisition Companies) qui sont des sociétés d’acquisition à vocation spéciale, formées uniquement pour lever des capitaux par le biais d’une offre publique initiale.

Malgré ces bons chiffres, les craintes actuelles relatives à l’évolution de la pandémie et à l’impact des nouvelles mesures de confinements dans différents pays venant s’ajouter au stress engendré par les élections présidentielles américaines du mois de novembre, ont représenté des obstacles conséquents et ont créé un climat d’incertitude pour les sociétés souhaitant faire leur entrée en bourse en cette fin d’année. Néanmoins la tendance du troisième trimestre semble se confirmer avec des IPO de grandes sociétés à saluer en cette fin d’année 2020.

 

IPO internationales

  • Airbnb

Airbnb est une société de service de plateforme communautaire payant de location de logements de particuliers fondée en 2008. Ce service permet à des particuliers de louer tout ou une partie de leur propre habitation comme logement d’appoint. Le site offre une plateforme de recherche et de réservation entre la personne qui met à disposition son logement (le bailleur) et un locataire. Il couvre plus de 1,5 million d’annonces dans plus de 34.000 villes et 191 pays.

Après avoir hésité pendant des années à faire entrer Airbnb en bourse, préférant le financement par capital-risque, Brian Chesky, le PDG du groupe, a finalement succombé à la pression des investisseurs en 2019, déclarant que sa société serait cotée en bourse l’année suivante.

 

Source : https://qz.com/706767/racist-hosts-not-hotels-are-the-greatest-threat-to-airbnbs-business/

 

Avec l’arrivée de la pandémie, qui a mis à mal les affaires d’Airbnb au printemps 2020, certains observateurs ont douté que le site puisse réaliser son IPO. Cependant, le groupe a approuvé l’introduction en Bourse fin juillet, mettant en avant que l’exode des citadins vers les campagnes a permis de soutenir l’activité d’Airbnb en cette période difficile pour son secteur. La société a même révélé des bénéfices surprenants de 219 millions de dollars au troisième trimestre 2020 (la plateforme n’a en revanche réalisé aucun bénéfice annuel sur l’exercice 2020).

Le groupe Airbnb est donc entré à Wall Street le jeudi 10 décembre 2020, au sein de l’indice Nasdaq, avec une action introduite à 68 dollars – bien au-dessus de la fourchette indicative de prix initiale qui était comprise entre 56 et 60 dollars – et a terminé à 144,71 dollars, soit une progression de 113%. Cette opération lui a permis de récupérer 3,4 milliards de dollars. A ce niveau, en incluant les titres accordés aux salariés, Airbnb est valorisé à plus de 100 milliards de dollars selon Bloomberg.

On notera que la capitalisation boursière d’Airbnb est supérieure à celle des trois plus grandes chaînes hôtelières du pays réunies alors que le groupe ne possède aucun parc hôtelier. A titre de comparaison, les capitalisations boursières de Marriott International, Hilton Worldwide et Hyatt Hotels s’élèvent en effet respectivement à 43 milliards, 39 milliards et 8 milliards de dollars, soit 90 milliards à eux trois.

 

  • DoorDash

DoorDash est une entreprise américaine basée à San Francisco, spécialisée dans la livraison de nourriture. En juin 2019, la société devient le leader aux États-Unis de la livraison à domicile de plats préparés, devant ses concurrents Uber Eatset Grubhub, avec 49% de part de marché (contre respectivement 22% et 20% pour ces derniers). Le 27 février 2020, l’entreprise a annoncé qu’elle avait déposé un dossier confidentiel pour être rendue publique et faire son IPO courant 2020.

Fondée en 2013, DoorDash est soutenu par le Vision Fund géré par le géant technologique japonais SoftBank Group, la société de capital-risque Sequoia Capital et le fonds souverain Government of Singapore Investment. L’entreprise a essuyé une perte de 43 millions de dollars au troisième trimestre 2020 suite à l’évolution de la pandémie de coronavirus, après avoir déclaré son premier bénéfice trimestriel trois mois plus tôt (à hauteur de 23 millions de dollars). En revanche, ses revenus se sont envolés sur un an passant de 239 à 879 millions de dollars.

 

Source https://moneyinc.com/doordash/

 

Le leader américain de la livraison de repas a fait ses débuts à Wall Street jeudi 10 décembre. Si l’IPO de la firme californienne fait moins parler que celle d’Airbnb, dont les premiers échanges se sont révélés être un succès retentissant, elle constitue à ce jour la troisième plus importante opération de l’année outre-Atlantique. DoorDash rejoint ainsi d’autres grandes entreprises de la Silicon Valley, dont Palantir Technologie, Snowflakeet tout dernièrement Airbnb, qui ont connu des débuts en fanfare à Wall Street ces derniers mois : signe de l’engouement actuel du marché envers les « licornes » américaines qui choisissent le chemin de Wall Street pour poursuivre leur développement.

Le groupe avait initialement fixé son prix d’introduction entre 75 et 85 dollars avant de le porter entre 90 et 95 dollars par action. Lors de son introduction, le titre a fait un bond de 92% clôturant à 189,51 dollars permettant à DoorDash de lever 3,37 milliards de dollars pour une capitalisation atteignant 60 milliards de dollars au premier jour de cotation.

Néanmoins, la fièvre commence à retomber autour des introductions en Bourse de ces « licornes » à Wall Street. Après l’envolée spectaculaire de leur premier jour de cotation, Airbnb et DoorDash ont cédé du terrain. Airbnb a perdu plus de 10% en deux séances, tandis que DoorDash reculait de 15% en trois séances. Toutefois, ces sociétés sont très largement en hausse par rapport à leur prix d’introduction en Bourse (+46% pour Doordash et +91% pour Airbnb).

 

  • Wish

Wish est une plateforme de commerce en ligne, fondée en 2010 qui facilite les transactions entre vendeurs et acheteurs. Elle est exploitée par ContextLogic Inc. à San Francisco. La plateforme utilise des technologies de navigation qui personnalisent les achats pour chaque client, plutôt que de s’appuyer sur un format de barre de recherche. Cela permet aux vendeurs de lister leurs produits sur Wish et de vendre directement aux consommateurs. Il s’agit donc d’une forme d’intermédiaire qui gère les paiements mais ne stocke pas les produits et ne gère pas les retours (à la différence de son concurrent, le géant Amazon).

À l’instar d’autres grands sites de commerce électronique qui proposent des vendeurs indépendants, Wish a été critiqué pour avoir répertorié des produits de mauvaise qualité ou contrefaits. Les clients se sont plaints du manque de communication des vendeurs et de la qualité. En conséquence de quoi le groupe a embauché Connie Chang, un ancien employé de Facebook, pour organiser une communauté d’environ 10.000 utilisateurs ayant pour objectif de dénoncer les mauvais vendeurs en échange de produits gratuits et de réductions.

Wish est la première application de shopping en Grèce, en Finlande, au Danemark, au Costa Rica, au Chili, au Canada et au Brésil. Environ deux tiers de sa clientèle vie en dehors des Etats-Unis où le marché est monopolisé par Amazon. Aujourd’hui, le groupe revendique plus de 500 millions d’utilisateurs, plus d’un million de marchands, plus de 200 millions de produits dans son catalogue pour un chiffre d’affaire annuel de plus d’un milliard de dollars (et un chiffre d’affaire prévisionnel 2020 proche des deux milliards).

 

Source : https://ecommercenews.eu/swedish-wish-customers-will-get-their-orders-faster/

 

 

Pas encore rentable mais bénéficiant clairement de l’effet Covid qui a dopé les ventes en lignes dans le monde entier, la société californienne a réalisé son IPO à Wall Street le jeudi 17 décembre 2020. Avant ce tour de financement, la société était valorisée à 11,2 milliards de dollars par la dernière levée de fonds menée par General Atlantic en 2019 et d’un montant de 300 millions de dollars. La société a levé un total de 2,1 milliards de dollars de fonds privés depuis sa fondation en 2010.

Le groupe anticipait, à l’issue de son introduction, une capitalisation boursière de l’ordre de 17 milliards de dollars. Mais la première journée de négociation a été plus compliquée que prévu, avec un titre qui a chuté de 16% passant de 24 dollars à 20,05 dollars par action pour une capitalisation avoisinant les 13,5 milliards de dollars « seulement ».

 

IPO françaises 

Outre-Atlantique, Airbnb et DoorDash sont frappés de plein fouet par la crise du Covid-19, et ont malgré tout, lancé leur IPO avec un grand succès, alors qu’à la Bourse de Paris, seuls les dossiers portés par la crise sanitaire ont pu sauter le pas en 2020.

 

  • Nacon 

Nacon est une entreprise française, filiale autonome de BigBen Interactivecréé en 1981 et spécialisée dans les périphériques gaming (manettes, casques…) mais également sur l’édition des prochains jeux du groupe. Nouvelle venue en Bourse, cette entité a été créée en octobre 2019 et appartient donc à Bigben Interactive,qui reste l’actionnaire majoritaire au terme de l’IPO.

Le groupe a réalisé son introduction le 4 mars 2020, avec une levée de fonds de 100 millions d’euros sur la base d’une valorisation dans la moitié haute de la fourchette à 5,50 euros par action (fourchette indicative entre 4,90 et 5,80 euros) amenant le groupe à une valorisation de 458 millions d’euros.

 

  • Energisme

Energisme est une société qui fournit une plateforme logicielle dédiée à la performance énergétique et environnementale. Véritable hubdigital facilitant l’acquisition de données massives et hétérogènes, la plateforme d’Energisme intègre des services intelligents de traitement de données. Elle permet de détecter les pistes d’optimisation pour réduire les consommations et les factures d’énergie et de développer une valeur économique pour tous les acteurs de l’écosystème.

Source : https://energisme.com

 

La société s’est introduite à la Bourse de Paris le 16 juillet 2020 suite à l’admission aux négociations de 6.036.920 actions qui composent son capital au prix de 4,65 euros par action. Cette introduction à permis au groupe de lever près de 8 millions d’euros, pour une capitalisation boursière s’élevant à 28 millions d’euros.

 

  • Ecomiam

Ecomiam est une chaine de magasins, particulièrement développés en Bretagne et en Loire-Atlantique, qui vendent des produits surgelés d’origine française en réduisant le nombre d’intermédiaires. L’ambition de Daniel Sauvaget, son fondateur, est de rendre accessible la qualité tout en rémunérant correctement les filières de production dans une logique « d’alimentation éthique ».

La société s’est introduite le 6 octobre 2020, au prix de 11,50 euros par action. Alors qu’elle visait à lever une dizaine de millions d’euros, le total des ordres de souscription a représenté 40,2 millions d’euros dont 9,2 millions d’euros d’actions collectivement demandées par 4.969 investisseurs individuels, soit un taux de souscription 8,4 fois supérieur à la part de l’offre qui leur était réservée.

 

  • Alchimie

Le groupe Alchimie est un éditeur et distributeur de chaînes de télévision thématiques en OTT (Over The Top), c’est-à-dire qu’il désigne les contenus proposés au moyen d’une connexion Internet, mais sur lesquels le fournisseur d’accès Internet n’a aucun contrôle, ni aucune emprise. On parle aussi de service par contournement. Le fonctionnement de la télévision dépend en effet d’un intermédiaire, ainsi le type de contenu et les heures de diffusion sont et seront toujours dictés par cet intermédiaire qui détient le câble ou le satellite de diffusion.

Issu du giron de Lagardère, devenu indépendant en 2016, Alchimie a donné le 23 novembre 2020 le coup d’envoi de son introduction sur Euronext Growth Paris. Le prix de l’introduction en bourse était fixé à 16,20 euros par action, dans la partie plutôt basse d’une fourchette proposée de 15,5 à 20,96 d’euros. L’offre a été souscrite à 100%, et bien que lors des premières négociations, le titre a perdu 10%, cette introduction a permis à la société de lever 17,9 millions d’euros, la mettant dans de bonnes dispositions pour préparer son année 2021 avec le futur lancement de 55 chaines de télévision d’ici le mois de mars.

 

  • Winfarm

Winfarm accompagne tous les acteurs du monde agricole dans une perspective d’évolution de ce marché. Le groupe se veut le leader français de la vente à distance pour le monde agricole. Il propose ses services dans l’agro fourniture, sous la marque Vital Concept, pour la vente à distance de produits à destination du monde agricole, des métiers du cheval et des professionnels des espaces verts ; l’agro nutrition, sous la marque Alphatech, pour la fabrication de solutions innovantes en santé, nutrition et hygiène animale ; l’agro conseil, activité historique du groupe, sous la marque Agri-Tech Services, pour l’accompagnement technique et la formation des agriculteurs ; l’agro expérimentation, au travers de la ferme expérimentale Bel-Orient, afin de tester et valider les innovations internes du groupe et les offres du marché.

 

Soure : http://agro-mundi.com/index.php/2020/11/18/lancement-de-lintroduction-en-bourse-de-winfarm/

 

Le groupe s’est introduit le 4 décembre 2020 sur Euronext Growth Paris. L’AMF (Autorité des Marchés Financiers) avait approuvé son prospectus le 20 novembre 2020. Avec cette introduction, il entendait lever 15,4 millions d’euros. Lancé à 35 euros par action, le titre a pris un peu plus de 1% pour son premier jour de négociation permettant à Winfarm d’être valorisé à 67,8 millions d’euros.

 

Une potentielle IPO record avortée : Ant Group 

Ant Group est le bras financier du géant Alibaba, principale plateforme de commerce en ligne chinoise. Le pilier historique d’Ant Group est l’application de paiement Alipay, que les Chinois utilisent quotidiennement pour régler leurs achats en ligne depuis leurs smartphones.

Alipay est donc l’équivalent chinois de PayPal, à ceci près que le volume de transactions gérés est 24 fois supérieur. En 2019, Alipay avait mis en relation 700 millions d’utilisateurs et 80 millions de commerçants pour un montant total de 17 trillions de dollars de transactions. Sachant qu’Alipay perçoit 0,1% de frais de transaction en moyenne, on peut estimer son chiffre d’affaire sur l’exercice 2019 à 17 milliards de dollars. Dans le cadre de son IPO prévue initialement pour décembre 2020, le groupe a annoncé un chiffre d’affaires de 72,5 milliards de yuans (environ 10 milliards de dollars) au premier semestre 2020, soit une hausse de près de 40% par rapport au premier semestre 2019.

Ant Group, séparé d’Alibaba depuis plusieurs années, a décidé de répliquer la stratégie de ce dernier en élargissant son champ d’action. Son application Alipay s’est récemment diversifiée dans le secteur du crédit, de la gestion de patrimoine, des voyages ou encore de la livraison de repas.

L’IPO d’Ant Group, conjointement prévue sur les Bourses de Hong Kong et de Shanghai, s’annonçait historique à plus d’un titre. Au-delà de sa taille inégalée, avec une levée de 37 milliards de dollars (le record étant détenu par Saudi Aramco, le géant pétrolier saoudien,avec sa levée de 29,4 milliards de dollars l’an dernier), elle sacralisait pour la première fois l’apparition d’un nouvel entrant chinois dont la capitalisation boursière était supérieure à celle du plus grand acteur existant occidental : en l’occurrence, la banque américaine JP Morgan. Après avoir été l’usine du monde et être devenue son centre de R&D, la Chine, par cette introduction, souhaitait envoyer un message à l’Occident et ambitionnait désormais d’en devenir également le majordome, grâce à la refonte digitale des industries de services.

Source : https://www.carnetsdubusiness.com/Alibaba-prepare-la-plus-grande-introduction-en-bourse-de-l-histoire_a2464.html

 

Finalement, cette introduction n’a pas eu lieu.A la dernière minute, le régulateur chinois des marchés est intervenu pour suspendre l’opération prétextant que la fintech ferait de l’ombre aux banques publiques chinoises, soumises à des règles plus strictes. Mais la véritable raison du rejet de l’introduction d’Ant Group pourrait venir du régime chinois qui n’est pas disposé à tolérer qu’un pôle de pouvoir aussi important puisse lui échapper.

En proposant 3,3 milliards de titres à parts égales sur les deux places de Shanghai et de Hong Kong, Ant Group espérait lever 37 milliards de dollars, ce qui aurait valorisé le groupe à 316 milliards de dollars. Soit plus que les illustres banques américaines JP Morgan ou Bank of America. L’annulation de cette IPO est une déception énorme pour les investisseurs qui avaient réussi à réserver des titres et espéraient gagner entre 20% et 30% au cours de la première journée de négociation.

 

Un autre moyen de lever des fonds : Initial Coin Offering (ICO)

Une Initial Coin Offering (ICO, littéralement : « offre de pièce initiale ») est une méthode de levée de fonds fonctionnant via l’émission d’actifs numériques échangeables contre des cryptomonnaies durant la phase de démarrage d’un projet. Ces actifs, appelés « tokens» (jetons numériques), sont émis et échangés grâce à la technologie blockchain (pour en savoir plus sur la blockchain et les crypto-monnaies, retrouvez notre article sur ce sujet lien).

Les ICO sont généralement comparées aux IPO classiques, toutefois les deux méthodes diffèrent en plusieurs points. La principale différence tient au fait qu’une introduction en bourse traditionnelle permet à des investisseurs d’acquérir des parts de capital d’une entreprise, alors qu’une ICO permet d’acquérir des jetons numériques qui le plus souvent ne représentent pas des parts du capital. Ces jetons représentent, par exemple, un droit d’usage du service qui est appelé à être développé. À la suite d’une ICO, les jetons deviennent échangeables sur des plateformes de crypto-actifs.

Comme les fonds sont levés sur Internet, tout le monde peut participer à une ICO. « Quand une entreprise fixe une date, l’ICO s’ouvre et tout le monde peut investir en même temps. Plus elle communique bien en amont, plus le montant recherché est atteint rapidement », résume Edouard Vallet, secrétaire de l’association Le Cercle du Coin. La durée et le montant de la levée de fonds sont prévus avant le lancement de l’ICO et ne peuvent pas être modifiés en cours de route. Une fois le montant atteint, les paiements suivants sont automatiquement refusés.

Néanmoins, une ICO présente quelques désavantages : il n’existe en effet aucune garantie pour les investisseurs et il est difficile pour eux de vérifier la pertinence et la qualité d’un projet qui n’existe pas encore. De plus, contrairement à une bourse, aucun organe de contrôle ne régule le marché et donc n’importe qui peut émettre des titres numériques, ce qui engendre mécaniquement de multiples malversations. Enfin, l’évolution des cours des cryptomonnaies étant liée à une forte spéculation qui induit une très grande volatilité, les ICO sont peu sécurisées et peuvent perdre beaucoup de valeurs en l’espace de quelques jours (voire même quelques minutes).

 

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