Depuis le fameux point bas global des marchés de mars 2020, les cours du cuivre n’ont cessé de flamber, jusqu’à atteindre, récemment, de nouveaux records historiques après une avancée de plus de 145% ! Bénéficiant de la crise du Covid et d’une solide demande en batterie de véhicules électriques et en semiconducteurs, le potentiel technique reste encore très attractif.

On a pu identifier un décompte elliottiste très propre sur cette matière première, et nous vous le soumettons ci-dessous avec explications détaillées.

 

  1. Vue d’ensemble sur le long terme

Entre mars 1999 et novembre 2001, on peut voir un premier double bottom vers le niveau des 0,60. À la suite de la validation de ce double bottom, les cours du métal rouge ont connu une première escalade en cinq vagues traditionnelles [notées de 1 à 5 en bleu ciel] qui les aura menés tout droit sur le palier de résistance des 4,00 (soit une hausse de plus de 565%) en mai 2006 [sommet qu’on aura noté comme fin de grande vague (I) en bleu plus foncé].

A partir de là, le cuivre est logiquement entré dans une phase de consolidation, dont l’amplitude aura été conséquente, et qui aura pris la forme d’une consolidation dite en expanded flat [notée abc en bleu ciel, avec donc une vague b qui a pu revenir au départ de la vague a, soit sur le fameux seuil des 4,00, avant de laisser place à une vague c en extension, qui sera revenu au niveau de la vague 4 précédente, retombant vers les 1,27 (soit une chute de 68%) et marquant ainsi la fin de la grande vague (II) du cycle supérieur] qui aura pris fin en décembre 2008.

Dès lors, et jusqu’au sommet de février 2011, les velléités haussières auront repris le dessus, reprenant pas loin de 265% pour atteindre un record à 4,65. Il s’agirait donc de la première grande vague I d’un cycle inférieur au précédent [noté en violet clair sur le graphique].

Depuis ce nouveau sommet, les cours ont à nouveau marqué une phase de consolidation qui en trois temps traditionnels [noté abc en rose, avec une longue vague a qui a vu les cours retomber juste sous le seuil des 2,00 avant de tenter un premier rebond en vague b, limité par les 3,30, et de revenir à nouveau vers le même seuil des 2,00 pour terminer la vague c], marquant alors ainsi la fin de la grande vague II du second cycle [en violet, donc].

Après ce nouveau point bas de mars 2020, on aura donc noté la reprise de la très nette tendance haussière, confirmée par le dépassement successif de toutes les dernières résistances techniques envisageables, à savoir d’abord l’oblique de résistance baissière [en pointillés bleu foncé] vers septembre 2020, suivi de la validation, fin novembre, du nouveau double bottom juste sous les 2,00 (entre janvier 2016 et mars 2020) ; double bottom dont l’objectif théorique a été atteint justement sur le sommet de février 2011 sur les 4,65.

 

  1. Notre analyse remise à jour au 14/05/2021

 

Ainsi, après un enchaînement classique en Elliott qu’on appelle du (I)-(II)/I-II, le cuivre semble être au cœur de sa troisième vague de hausse [qui sera donc notée III en violet clair], initiée sur le fameux creux de mars 2020. La tendance est également confortée par le dépassement récent du plus-haut historique ainsi que par la MM100 hebdomadaire nettement croissante, et malgré un RSI suracheté qui ne pourra qu’engendrer une correction intermédiaire.

Aussi, tant que notre point pivot situé sur les 3.77 [trait bleu] n’est pas enfoncé, nous privilégierons une reprise de la dynamique haussière vers les prochains objectifs de projection sur les 6.68, voire jusqu’aux 7.50 en extension [traits verts].

Alternativement, la franche cassure du pivot des 3.77 conduirait à une tension baissière avec un retour sur la borne de polarité des 3.30 (trait rouge) en place depuis 2012.

 

Marc Dagher

Copyright DT Expert 2021©