SPECIAL INDICES – Allemagne : toujours le moteur de l’Europe !

Le DAX 30 (ou Deutscher Aktien indeX) est le principal indice boursier allemand réunissant trente des plus grandes entreprises allemandes, soit l’équivalent de notre CAC 40 pour nos voisins d’outre-Rhin. Récemment, le 14 juin dernier précisément, le DAX a atteint son plus haut historique à 12.921,17 points.

L’Allemagne est la première économie d’Europe et la quatrième puissance économique mondiale. Ces dernières années ses performances n’ont pas été optimales en raison de sa vulnérabilité aux chocs externes, comme sa dépendance à la demande extérieure, qui l’a exposée à la faiblesse de la zone euro et aux sanctions entre l’Union européenne et la Russie. Pourtant, grâce aux revenus conséquents tirés des exportations, l’Allemagne possède une économie solide, comparée à celle de ses voisins européens. En 2016, la croissance économique allemande s’est consolidée, s’élevant à 1,7% PIB, soutenue par la consommation des ménages et le commerce. Un léger ralentissement est attendu pour 2017 (1,4% PIB).

Malgré cette hausse du PIB et du DAX, la dynamique conjoncturelle demeure faible par rapport aux précédentes périodes de reprise, étant donné que les dépenses de consommation, qui ne présentent pas de fortes fluctuations, ont été jusqu’à présent le principal moteur. Mais le paradigme a depuis clairement changé, car si les exportations demeurent très élevées, les importations ont aussi fortement progressé et ce sont désormais la consommation des Allemands et les dépenses publiques qui tirent la croissance. Si l’Allemagne peut donc compter sur ses forces internes pour croître, ainsi que sur la reprise de l’économie mondiale qui s’est dessinée sur le début de 2017, les incertitudes sur le cadre de la politique économique restent importantes. Outre la difficulté de prédire les développements politiques en Europe, notamment la mise en œuvre du Brexit, et leur impact économique, on pointe du doigt la politique du nouveau président américain Donald Trump. La politique américaine pourrait encore affaiblir l’euro, ce qui renforcerait encore l’attractivité des exportations « made in Germany », mais d’un autre côté, une éventuelle politique protectionniste des Etats-Unis est un risque pour l’Allemagne.

En tant que troisième exportateur mondial, l’Allemagne a profité de la faiblesse de l’euro, qui a rendu les biens « made in Germany » encore moins chers en dehors de la zone euro. L’Allemagne est encore l’exportateur le plus important de voitures, mais la part de marché de Volkswagen est tombée suite au scandale lié aux émissions de CO² en 2015. L’excédent commercial allemand est massif, et en 2016 il pourrait avoir atteint un nouveau record, il s’élèverait à 297 milliards de dollars, faisant de l’Allemagne le pays ayant le plus grand excédent commercial au monde devant la Chine. Une fois de plus, la Commission européenne a ouvert une procédure pour « déséquilibres macroéconomiques » en raison d’un important excédent dans la balance des transactions du pays. La Commission a accusé l’Allemagne de mener une politique favorisant les exportations plus que la consommation. Mais, baisser le taux de TVA n’aurait qu’un impact limité sur le niveau de l’excédent commercial de l’Allemagne, a déclaré début juin le ministère allemand de l’Economie. Le journal dominical Welt am Sonntag a auparavant rapporté que le gouvernement allemand songeait à réduire le taux de la taxe sur la valeur ajoutée, actuellement de 19%, ainsi que le préconisent plusieurs économistes. Une porte-parole du ministère de l’Economie n’a pas démenti cette affirmation tout en jugeant qu’une telle initiative « aurait seulement un effet très limité sur la balance des comptes courants » et qu’il serait plus judicieux d’accroître l’investissement en Allemagne.

Le gouvernement examine en permanence les préconisations des économistes et réfléchit aux moyens de réduire les excédents de l’Allemagne. L’approche des élections législatives du 24 septembre en Allemagne rend peu probable la moindre réforme fiscale d’ici là.

Dans le contexte de ces futures élections législatives de septembre 2017, Angela Merkel a promis un allègement fiscal de 6 milliards d’euros en 2017 et 2018 ainsi qu’une augmentation des dépenses d’investissement. De nombreux défis se posent tels que le vieillissement de la population, le manque d’ingénieurs et de chercheurs, le financement du passage de 25 à 80% d’énergie renouvelable d’ici 2050, la sortie du nucléaire en 2022 et la modernisation des centrales à charbon, et l’insuffisance de l’investissement. La situation politique nationale bouge le SPD de Martin Schulz perd de son poids politique depuis trois semaines consécutives, selon le baromètre politique de Mannheim. Si les législatives se déroulaient dimanche dernier, le pronostic donne 39% des voix au bloc CDU/CSU, mais seulement 25% au SPD au lieu de 31% il y a un mois et demi. Il reste moins de trois mois avant le vote du 24 septembre, et le SPD et son leader disent avoir encore des idées et des propositions pour les électeurs. Les différents camps allemands, y compris les plus conservateurs, soupçonnent Merkel d’incohérence, car elle souligne que le partenariat avec les USA et l’Otan est immuable. La sortie de Washington de l’accord de Paris a été arrogante pour Berlin, alors que la confirmation de ses objectifs était à l’ordre du jour du sommet du G20 en juillet à Hambourg. Si l’événement de Hambourg échouait, les partis adverses chercheraient forcément à en user pendant la campagne électorale.

Par ailleurs, pour Berlin, si l’euro est très faible (l’administration américaine accuse l’Allemagne de profiter de la sous-évaluation de l’euro) ce qui rend plus compétitifs les produits allemands en ce moment, ce n’est pas la faute de l’Allemagne, mais celle de la Banque centrale européenne. Avec sa politique de soutien massif à l’économie de la zone euro, la BCE contribue en effet à la faiblesse de la monnaie unique. Si Berlin critique la politique accommodante de la Banque centrale, elle profite in fine de cette politique qui lui permet d’exporter davantage.

Maintenant, intéressons-nous comme à l’accoutumée à la partie technique…

Des plus-hauts, toujours des plus-hauts !

Observons dans un premier temps le graphique ci-dessous, pris en base journalière :

Ce premier graphique nous permet de voir plusieurs choses techniquement intéressantes sur l’évolution des cours de l’indice majeur allemand :

  • Jusqu’en mai 2013, on détermine l’ancien fort seuil de résistance sur les 8.000 points, qui a contenu les pressions acheteuses à de nombreuses reprises.
  • On remarque également des configurations en « V » répétitives, d’amplitude dégressive, jusqu’à quasiment la même période d’affranchissement de la zone de résistance précitée sur les 8.000 points.
  • On voit aussi l’évolution des cours au sein d’un canal ascendant initié en septembre 2011, avec notamment un fort palier en overlap sur les 8.600 points.
  • On observe enfin une phase de consolidation qui a pris place sous forme traditionnelle de triangle de continuation entre les mois d’avril 2015 et février 2016, ouvrant donc la voie à un nouveau potentiel de hausse conséquent.

Observons maintenant l’autre graphique ci-dessous, pris en base hebdomadaire :

Ce second graphique nous permet de voir un nouveau facteur techniquement intéressant sur l’évolution des cours du Dax : il s’agit d’un autre canal ascendant, pris cette fois depuis le point bas de mars 2009, et à l’intérieur duquel les cours continuent d’évoluer aujourd’hui. Ce second canal conforte davantage encore notre sentiment haussier, puisque la borne supérieure vers laquelle les cours semblent vouloir se diriger se situe encore bien plus haut que les cours actuels.

Pronostic & stratégie

Ainsi, à plus long terme, tant que le point pivot des 11.825 points n’est pas nettement enfoncé, on privilégiera une poursuite de la hausse avec des objectifs situés sur les paliers de résistance des 15.000 points, puis jusqu’aux 17.000 points en extension.

Alternativement cependant, la cassure des 11.825 conduirait à une plus forte correction en direction du support en overlap des 10.800 points. Seule le passage sous ce dernier niveau viendrait remettre en cause la tendance de fond haussière sur le plus long terme.

Comment optimiser sa stratégie en profitant de cette analyse ?

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais très bien, celui sur lequel nous nous sommes spécialisés se tourne vers les turbos, produits dérivés à fort effet de levier, qui s’adaptent extrêmement bien aux principes de l’analyse technique grâce à leur principale caractéristique : à savoir la barrière désactivante. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

De plus, il existe chez la plupart émetteurs des turbos permettant d’intervenir sur la variation de cet indice phare international. Par ailleurs, sachez que DT Turbo, en étroite collaboration avec les émetteurs en question, a désormais la possibilité d’obtenir des turbos sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

Voici, pour vous convaincre si besoin, le tableau des performances consolidées à la fin de ce premier trimestre 2017 du service :

Des résultats qui se passent de commentaires !

Nous rappelons d’ailleurs à ce sujet que nous affichons en permanence et en toute transparence ces performances sur la page d’accueil de notre site Dagher Trading.

Aussi, si vous souhaitez profiter de telles recommandations n’hésitez pas à lire notre brochure détaillée afin de bien vous renseigner (notamment sur les risques encourus) et, qui sait par la suite, à nous rejoindre en cliquant ici.

A bon entendeur…

Marc Dagher, avec l’aide de Maxence Delarue

www.dtexpert.com

 

SPECIAL ACTIONS – Genfit : une biotech française en bonne santé !

 

Genfit, grand groupe biopharmaceutique européen, est spécialisé dans la découverte et le développement de médicaments destinés à la prévention et au traitement des facteurs de risques liés aux pathologies cardiométaboliques (athérosclérose, hypertension, diabète, obésité, etc.), ainsi qu’aux maladies inflammatoires. Sur l’année 2015 il a réalisé un chiffre d’affaires de 526.800 euros. Son effectif est compris entre 50 et 99 salariés. Mais Genfit est principalement connu pour le développement de son candidat médicament Elafibranor (basé sur la molécule GFT505) contre la NASH (stéatohépatite non-alcoolique). La phase 2b s’est achevée avec succès et le recrutement de la phase 3 « resolv-it » a démarré début 2016.

La NASH représente un enjeu de santé publique fort, notamment aux Etats-Unis où une part importante de la population est concernée par les problèmes d’obésité. Le marché est donc potentiellement énorme, se chiffrant en dizaine de milliards de dollars. Et ça, les entreprises pharmaceutiques le savent bien, c’est pourquoi depuis un moment on entend beaucoup de rumeur à propos du rachat de Genfit. L’an dernier déjà Bloomberg indiquait que Genfit travaillait avec des conseillers pour explorer plusieurs options et notamment une revente. Et cette année encore on entend à nouveau le nom du Suisse Novartis selon une personne proche du groupe. Aucun montant n’a été déclaré, mais les discussions en seraient à un stade avancé, tout en pouvant s’interrompre sans conclure sur un accord.

Une OPA sur la société est malgré tout un scénario plausible mais nous croyons que les dirigeants, qui ont levé cette année 128 millions d’euros, chercheront plutôt à mener l’essai de phase 3 jusqu’à son terme avant de négocier, à meilleur prix, un accord de licence pour Elfibranor. Déjà deux autres acteurs dans cette pathologie, Nimbus et Tobira, ont été récemment rachetés pour des montants pouvant dépasser 1 milliard d’euros par Gilead et Allergan, alors qu’ils sont en phase de développement beaucoup plus précoce. Genfit et son concurrent Intercept, dont le produit OCA est également en phase 3, sont au coude-à-coude dans la course à l’obtention de la première autorisation de mise sur le marché d’un médicament contre la NASH aux Etats-Unis.

 

 

Le titre profite de la reprise boursière du secteur biotech et plus particulièrement du regain d’intérêt des investisseurs spécialisés américains pour les valeurs européennes. Genfit est dans le viseur de ces fonds d’investissement spécialisés dans les sciences de la vie, dont beaucoup sont entrés à son capital depuis 2013. Les biotechs engagés dans le développement de traitements contre la NASH, font par ailleurs l’objet d’un intérêt croissant de grands groupes industriels.

Malgré cet engouement, l’essai clinique final (phase 3) visant à évaluer l’efficacité d’Elafibranor prend du retard (4 à 6 mois de retard prévu). Pour cause, le recrutement des patients « tests » est plus compliqué que prévu à cause de la concurrence accrue pour l’accès aux patients atteint de NASH. En effet, un nombre croissant de laboratoires pharmaceutiques développent des candidats-médicaments dans cette indication thérapeutique, qui toucherait 3 à 5% de la population américaine, selon les études épidémiologiques les plus récentes, mais pour laquelle aucun médicament n’est approuvé.

 

 

Intercept, une biotech américaine, et Genfit sont les deux seuls acteurs à développer un produit en phase finale. Compte tenu du retard dans le développement, Genfit estime que le recrutement prendra fin début 2018. Alors, les résultats intermédiaires nécessaires pour obtenir une autorisation conditionnelle, ne seront pas disponible avant fin 2018-début 2019. Intercep de son côté avait commencé le recrutement l’an dernier ; mais, visant les 2.000 patients (contre 900 pour Genfit), il n’a toujours pas communiqué de prévision sur la publication de ses données.

De plus deux autres phases 3 sont sur le point d’être lancées, l’une par le géant américain Allergan et son partenaire Tobira, la seconde par un autre poids lourd de la pharma, Gilead Sciences (pour Nimbus). Ces études prévoient de recruter respectivement 1.600 et 2.000 patients. D’autres acteurs ont des composés en phase 2, parmi eux des biotechs comme Galectin, Galmed, ainsi que de grands industriels comme Novartis (6 phases 2 en cours), Shire et NovoNordisk. Le site Internet qui recense tous les essais cliniques en cours aux États-Unis, mentionne 53 phases 2 dans la NASH. Autant dire que la concurrence est présente. Genfit a mal anticipé ce risque concurrentiel, ses dirigeants affirmaient il y a encore quelques mois que la demande des centres cliniques et médicaux était forte pour la NASH. Les dirigeants avaient préparé le terrain et déjà orienté les investisseurs vers l’idée que les résultats ne seraient pas disponibles avant la fin de l’an prochain. De plus, tous les concurrents de Genfit souffriront vraisemblablement des mêmes difficultés.

Maintenant, intéressons-nous comme à l’accoutumée à la partie technique…

 

Une sortie de triangle très encourageante !

 

Que voit-on sur le graphique ci-dessus pris sur les 6 dernières années ?

De façon très claire, on distingue d’abord l’évolution des cours au sein d’un large canal ascendant entre les mois de novembre 2011 et février 2015. Puis, à partir du sommet de février 2015, on observe un net et large triangle de consolidation (en gris sur le graphique ci-dessus) ; triangle duquel les cours sont nettement sortis à la hausse début mars dernier, s’offrant ainsi un potentiel d’appréciation conséquent.

A plus court terme, les cours dessinent depuis le 14 mars un autre triangle de temporisation, qui devrait toucher à sa fin.

Pronostic & stratégie

Sans écarter un pullback tout à fait possible autour des 29 euros et tant que notre point pivot situé sur l’overlap des 23 euros n’est pas nettement enfoncé, les cours devraient atteindre de nouveaux records historiques avec un objectif majeur sur le palier clé des 100 euros. Le dépassement de la résistance intermédiaire situé sur le précédent sommet des 67 euros sera nécessaire pour valider cette hypothèse.

Alternativement cependant, le net passage au-dessous des 23 euros induirait une possibilité de consolidation majeure en direction du support clé de plus long terme sur les 14 euros.

 

Comment optimiser sa stratégie en profitant de cette analyse ?

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais très bien, celui sur lequel nous nous sommes spécialisés se tourne vers les turbos, produits dérivés à fort effet de levier, qui s’adaptent extrêmement bien aux principes de l’analyse technique grâce à leur principale caractéristique : à savoir la barrière désactivante. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

De plus, il existe quelques turbos permettant d’intervenir sur la variation de cette valeur phare de la biotechnologie française. Par ailleurs, sachez que DT Turbo, en étroite collaboration avec les émetteurs en question, a désormais la possibilité d’obtenir des turbos sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

Voici, pour vous convaincre si besoin, le tableau des performances consolidées à la fin de ce premier trimestre 2017 du service :

 

Des résultats qui se passent de commentaires !

Nous rappelons d’ailleurs à ce sujet que nous affichons en permanence et en toute transparence ces performances sur la page d’accueil de notre site Dagher Trading.

Aussi, si vous souhaitez profiter de telles recommandations n’hésitez pas à lire notre brochure détaillée afin de bien vous renseigner (notamment sur les risques encourus) et, qui sait par la suite, à nous rejoindre en cliquant ici.

A bon entendeur…

Marc Dagher, avec l’aide de Maxence Delarue

www.dtexpert.com

SPECIAL ACTIONS – Michelin : increvable ?!

Michelin est un fabriquant de pneumatique français qui conçoit et commercialise ses produits pour le marché de l’automobile, des camions, des deux roues, des avions et des engins civils et agricoles. Avec 13,7% du marché en 2015 c’est la deuxième plus grosse entreprise mondiale dans le secteur des pneumatiques derrière le japonais Bridgestone. Michelin propose également des services numériques d’aide à la mobilité et édite des guides touristiques et des guides hôtellerie et restauration. La société mère, la Compagnie générale des établissements Michelin, est une société en commandite par actions. En 2016, Michelin compte 111.700 employés dans 17 pays pour 21,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

A l’automne 2015, le groupe Michelin et Fives se sont associés pour créer Fives Michelin Additive Solutions (FMAS) et devenir un acteur majeur de l’impression 3D Métal. Fives est un groupe français leader mondial de la conception et de la réalisation de machines et lignes de production à haute valeur ajoutée. FMAS compte conquérir le marché de l’impression 3D métallique à grande vitesse. La joint-venture avait annoncé la livraison de ses premières imprimantes pour fin 2016-début 2017. Les délais ont été respectés. Le marché de l’impression 3D prenant son envol (porté par l’amélioration des technologies et la baisse des prix), il a mondialement triplé ces quatre dernières années pour atteindre 4,7 milliards de dollars en 2015, selon une étude de Xerfi. Grâce à la diffusion rapide de la technologie pour la fabrication additive de pièces dans de nombreux secteurs d’activités, le marché de l’impression 3D est promis à une croissance fulgurante de 26% par an sur les trois prochaines années. De quoi porter sa valeur à 15 milliards d’euros en 2020.

La société commune de Fives et Michelin a dévoilé ses ambitions au salon Advanced Manufacturing Meetings de Clermont-Ferrand. Le nouveau spécialiste de l’impression 3D métallique, compte sur 20% de parts de marché d’ici à 10 ans.

 

La technologie a été développée en secret chez Michelin depuis une dizaine d’années, puis a été améliorée par Fives. Le pneumaticien l’utilise pour produire ses pneus CrossClimate et Premier. Certaines petites pièces des moules, celles qui forment les sillons des pneus, sont imprimées en 3D. « Nous avons produit un million de pièces », affirme Vincent Ferreiro. Toutefois, l’industriel avoue ne pas encore être parvenu au stade de la production de masse.

Pour accélérer la croissance de leur joint-venture, Fives et Michelin ne lésinent pas sur les moyens. Un premier programme de 25 millions d’euros a été engagé depuis 2015. « Nous n’hésiterons pas à investir davantage », avance Vincent Ferreiro. Un plan de recrutement est en cours. FMAS compte embaucher 30 personnes supplémentaires dans les 18 prochains mois, et ainsi doubler ses effectifs. Son ambition : devenir le leader mondial de la fabrication additive, elle prévoit même d’installer un site en Asie.

Fives Michelin Additive Solutions n’est pas le seul industriel à s’intéresser au marché de l’impression 3D métallique. En février, Siemens a annoncé un investissement de plus de 20 millions d’euros pour développer cette technologie. Thales imprimera des pièces pour satellites à Casablanca d’ici à 2018, et General Electric imprime en 3D une partie de son turboréacteur.

En 2020, la moitié de la population mondiale accèdera à Internet via un téléphone mobile et 20 milliards d’objets seront connectés. Cette digitalisation rapide, massive, ouvre une nouvelle ère pour les marques. C’est une formidable opportunité de capter les usages de leurs clients en connectant leurs produits, afin de mieux répondre aux attentes et innover.

 

Depuis 15 ans, Michelin multiplie les initiatives dans ce domaine : en acquérant par exemple en 2014 l’entreprise brésilienne Sascar, spécialisée dans les services numériques pour gérer les flottes de poids lourds et ayant 870 salariés, pour 520 millions d’euros dont 80 millions de reprises de dettes. En 2014 également, Michelin acquiert 100% des parts de la société Tyredating SAS qui édite le site de vente de pneus en ligne www.popgom.fr, également présent dans 14 autres pays européens. En 2015 avec l’acquisition pour 68 millions d’euros de Blackcircles.com, le numéro 1 de la vente en ligne de pneus et le rachat de 40 % d’Allopneus Michelin concrétise sa volonté de conquête du digital.

Le e-business est aussi un relai de croissance. Des offres comme Michelin Tire Care, ou celles développées par Michelin Solutions, permettent d’accroître la disponibilité des flottes en anticipant la maintenance, donc de créer de la valeur. Pour mieux servir les flottes, Michelin mise sur la télématique embarquée, l’électronique et le cloud computing, afin de recueillir en temps réel les données des véhicules, d’analyser leurs performances et celles des conducteurs.

« Nous ne pouvons ignorer le mouvement de fond engendré par la transformation numérique. Cette transformation, Michelin veut la maîtriser. » déclare Jean-Dominique Sénard, Président du groupe Michelin depuis 2012. Il dit aussi vouloir faire de Michelin un leader du monde digital.

Maintenant, intéressons-nous comme à l’accoutumée à la partie technique…

 

Deux obliques encadrent nettement les cours

 

 

Que voit-on sur le graphique ci-dessus pris sur la dernière décennie ?

Après la forte chute de juillet 2007 à mars 2009, correspondant à la fameuse crise globale du subprime, et durant laquelle l’action a perdu 78% de sa valeur, on constate un rebond conséquent. Dès lors, l’évolution des cours s’est faite à la hausse, et encadrée très proprement par deux obliques ascendantes : une oblique de support (où l’on peut voir les divers rebonds répétitifs marqués ci-dessus par les flèches vertes) et une oblique de résistance (marquée par les flèches rouges).

Ces deux obliques sont très efficaces. Et assez rares pour être soulignées. Elles ne sont pas tout à fait parallèles, pour dessiner un canal, mais le résultat est finalement le même : ce sont les deux zones clés à surveiller de près.

La dynamique actuelle reste donc haussière, et il se pourrait même que l’oblique de résistance finisse par céder la première…

 

Pronostic & stratégie

Si l’on s’attache à la configuration globale, et à l’évolution des cours depuis le creux de mars 2009, on privilégiera plutôt la hausse. Aussi, à court-moyen terme, tant que l’overlap situé aux alentours de 106 euros n’est pas enfoncé, un test de l’oblique de résistance autour des 129 euros est attendu. Le franchissement de ce niveau induirait alors un potentiel de hausse conséquent avec un premier objectif de projection autour des 150 euros.

Alternativement cependant, la cassure des 106 euros remettrait en cause notre scénario et un retour sur l’overlap suivant, et l’oblique de support à 92 euros serait attendu. Seul le franc passage sous ce dernier niveau remettrait en cause l’hypothèse haussière de fond sur l’évolution des cours de Michelin.

 

Comment optimiser sa stratégie en profitant de cette analyse ?

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais très bien, celui sur lequel nous nous sommes spécialisés se tourne vers les turbos, produits dérivés à fort effet de levier, qui s’adaptent extrêmement bien aux principes de l’analyse technique grâce à leur principale caractéristique : à savoir la barrière désactivante. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

De plus, il existe chez la plupart émetteurs des turbos permettant d’intervenir sur la variation de cette valeur bien connue du Cac 40. Par ailleurs, sachez que DT Turbo, en étroite collaboration avec les émetteurs en question, a désormais la possibilité d’obtenir des turbos sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

Voici, pour vous convaincre si besoin, le tableau des performances consolidées à la fin de ce premier trimestre 2017 du service :

 

Des résultats qui se passent de commentaires !

Nous rappelons d’ailleurs à ce sujet que nous affichons en permanence et en toute transparence ces performances sur la page d’accueil de notre site Dagher Trading.

Aussi, si vous souhaitez profiter de telles recommandations n’hésitez pas à lire notre brochure détaillée afin de bien vous renseigner (notamment sur les risques encourus) et, qui sait par la suite, à nous rejoindre en cliquant ici.

A bon entendeur…

Marc Dagher, avec l’aide de Maxence Delarue

www.dtexpert.com

SPECIAL MATIERES PREMIERES – Argent : tout ce qui brille n’est pas or !

Alors que l’industrie de l’exploitation minière de l’argent a connu une légère augmentation de la productivité au cours des deux dernières années, en 2016, elle est tombée au plus bas jamais atteint. Les trois plus gros producteurs mondiaux sont la Chine, l’Australie, et la Russie, mais les plus grandes mines du Monde se trouvent en Ouzbékistan (Muruntau), en Indonésie (Grasberg), et en République Dominicaine (Pueblo Viejo). L’extraction minière d’argent chute pour la première fois depuis 14 ans. On peut imputer la faute au zinc et au plomb. Plus des deux tiers des tonnages d’argent ne sont qu’une coproduction d’autres métaux, zinc, plomb et cuivre. La fermeture en particulier de grands gisements de zinc, l’an dernier, a fatalement diminué les quantités d’argent associées.

L’augmentation du rendement moyen de l’industrie minière de l’argent en 2014 est attribuable à l’ajout de Tahoe Resources et de son high-Graft Escobal Silver. Le rendement moyen de Tahoe Escobal Silver Mine en 2014 était d’une étonnante 16,3 once par tonne (la 3ème plus grande mine d’argent au monde). Non seulement Escobal Mine a bénéficié de l’un des plus hauts rendements au monde, mais elle a aussi produit plus de 20 millions d’onces (Moz) en 2014. Ainsi, l’ajout de Tahoe au Top Silver Miners a poussé le rendement moyen à 7,8 onces/t en 2014 contre 7,6 onces/t en 2013. La production d’argent du groupe a augmenté au cours des deux dernières années, passant de 138 Moz en 2014 à 158 Moz l’année dernière. Cette augmentation est majoritairement due à la montée en puissance de la mine Saucito de Fresnillo.

Même si les sept meilleures compagnies minières argentifères ont augmenté leur production à 158 Moz en 2016, la quantité de minerai qu’elles ont traitée a également atteint un niveau record. Par exemple, ces sociétés minières ont traité 21,3 millions de tonnes de minerai en 2016 contre 19,9 millions de tonnes en 2015. En outre, les meilleures mines d’argent n’ont traité que 9,4 millions de tonnes de minerai en 2005 pour produire 123 Moz d’argent, soit 13 onces/T. La baisse du rendement moyen dans l’industrie minière de l’argent semble être négligée par la majorité des analystes. Comme on peut le voir dans le tableau ci-dessus, le rendement moyen des principales mines d’argent est passé de 13 onces/t en 2005 à 7,4 onces/t en 2016. Soit une baisse de 43% en seulement 12 ans. Le rendement moyen en argent de Tahoe Escobal Mine continuera de baisser au cours des 10 prochaines années. Ainsi, l’industrie mondiale de l’extraction d’argent continuera de traiter plus de minerai pour produire autant ou moins d’argent à l’avenir. Alors que le coût de l’énergie a diminué au cours des dernières années, la baisse de la productivité des mines maintiendra la pression sur l’industrie minière de l’argent.

Alors que les marchés boursiers n’ont pas montré grand-chose avant les élections, les projecteurs se sont tournés vers les métaux précieux. Le métal précieux le plus évident est, bien sûr, l’or, qui a plutôt bien augmenté pour passer au-dessus des positions antérieures. Mais certains ont souligné la façon dont les prix de l’argent suivent l’or avec dynamisme, à la manière d’un objet dans l’espace utilisant la gravité d’un objet plus grand pour augmenter sa vitesse. Le ratio or/argent a toujours été un bon indicateur du potentiel de l’argent. Si l’argent sous-performe ce ratio actuellement, comme ce fut le cas au cours des dernières années, il indique une dynamique haussière qui devrait faire décoller le métal gris. Nous avons observé plusieurs signes ces derniers temps; l’argent a passé le seuil des 17,5 dollars et a même atteint 17,6 dollars l’once Troy. Une des raisons pour lesquelles l’argent peut constituer un choix attrayant pour les investisseurs, c’est qu’il représente souvent l’opportunité d’obtenir des rendements intéressants, en termes de pourcentages. Bien que de nombreux investisseurs afflueront vers l’or dans la plupart des cas, l’investisseur malin se penchera aussi sur l’argent.

L’argent est actuellement sous-évalué par rapport à l’or mais, par rapport au marché boursier, la différence est encore plus prononcée. Ceux qui pensent que les actions sont surévaluées et qui ne sont pas entièrement satisfait par le prix de l’or pourraient voir l’argent comme une excellente alternative. Cela pourrait potentiellement conduire à une plus forte demande d’argent si l’ensemble du marché des métaux précieux commençait à augmenter. Il règne un certain optimisme sur le marché de l’argent en ce moment. Ceux qui sont déjà présent dans l’argent trouveront les gains de ces dernières semaines encourageants. La vraie question est de savoir combien de temps cela va durer.

Pour ceux qui ont trop regardé l’or comme couverture contre les actions, l’argent peut être une alternative réconfortante: il offre une exposition aux métaux précieux tout en ayant un énorme potentiel haussier. Il y a beaucoup de volatilité dans l’argent, bien sûr, mais un portefeuille diversifié peut facilement supporter cette volatilité. L’argent devrait continuer à monter tranquillement ces prochaines semaines. Que ce soit le cas ou non, il s’agit d’une opportunité d’achat avant qu’un marché haussier ne se manifeste. Mais pour l’instant, un fort degré d’optimisme souffle sur le prix de l’argent.

Les prix de l’argent ont commencé 2017 sur une note positive, avec une hausse de presque 9% depuis le début de l’année. La solidité des prix de l’argent s’explique en grande partie par l’amélioration du sentiment chez les investisseurs institutionnels. L’évolution des attentes à l’égard des taux d’intérêt américains et la prolifération des taux directeurs négatifs dans les principales devises ont ravivé l’intérêt des investisseurs institutionnels pour les métaux précieux. Parallèlement, on observe une nette amélioration dans l’utilisation industrielle d’argent, menée par le photovoltaïque, qui a atteint un record l’année dernière. Ces facteurs ont alimenté les flux d’investissement dans les contrats à terme sur l’argent, les options, produits négociés en Bourse et les produits de gré à gré.

Même si les anticipations d’une hausse des taux de la Fed en ce début d’année ont exercé une pression à la vente sur les métaux précieux, l’annonce de la hausse des taux et les commentaires conciliants de la Fed ont fait monter les prix de l’argent. La hausse des prix de l’argent en 2017 fait suite à une année 2016 impressionnante, qui a vu une hausse de 9% de sa moyenne annuelle, sa première hausse annuelle en cinq ans. Concernant l’investissement physique, les ventes de lingots et de pièces d’argent en 2016 ont chuté par rapport à l’année record 2015. La principale raison est un ralentissement de la demande aux États-Unis et en Inde, les deux principaux marchés mondiaux, selon Metals Focus. Cela reflète en partie une saturation du marché après plusieurs années de forte demande. Le redressement des prix signifie également que la chasse aux bonnes affaires n’a pas eu lieu en 2016, contrairement à 2015. « Nous nous attendons à ce que les facteurs qui ont stimulé les investissements institutionnels pendant la majeure partie de l’année 2016, et qui se sont poursuivis lors des premiers mois de 2017, perdureront pour le reste de l’année », a déclaré Michael DiRienzo, directeur exécutif de l’Institut Silver.

 

La pression reste plutôt baissière…

 

Que voit-on sur le graphique ci-dessus pris sur ces sept dernières années ?

Depuis avril 2011, les prix de l’once d’argent ont connu une longue période de correction marquée par des phases de temporisation en triangle successives, et bien capée par une oblique de résistance descendante très nette qu’on peut facilement voir en bleu foncé ci-dessus.

Début 2016, alors que les marchés actions s’effondraient littéralement, l’argent (valeur refuge à l’instar de son grand frère l’or) a entamé un rebond conséquent, s’affranchissant alors de son oblique baissière, et permettant à l’once de regagner plus de 50%.

C’est en revanche à partir de l’été 2016 que les cours ont à nouveau faibli, pour être désormais et depuis cette année 2017 au sein d’un drapeau quasi horizontal.

 

Pronostic & stratégie

Si l’on s’attache à la configuration globale, et à l’évolution des cours depuis le sommet de juillet 2016, on privilégiera plutôt la baisse. Aussi, la franche cassure du seuil de support du drapeau (située vers les 16 dollars) induirait un potentiel de baisse conséquent en direction de l’objectif en swing-move situé sur les 14 dollars, voire bien plus bas en extension.

Alternativement, seul le net dépassement de la borne supérieure dudit drapeau (située vers les 19 dollars) remettrait véritablement en cause l’hypothèse baissière, et une poursuite de la hausse initiée en janvier 2016 sera envisagée en direction des 21, puis jusqu’aux 24 dollars en extension.

 

Comment optimiser sa stratégie en profitant de cette analyse ?

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais très bien, celui sur lequel nous nous sommes spécialisés se tourne vers les turbos, produits dérivés à fort effet de levier, qui s’adaptent extrêmement bien aux principes de l’analyse technique grâce à leur principale caractéristique : à savoir la barrière désactivante. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

De plus, il existe chez la plupart émetteurs des turbos permettant d’intervenir sur la variation de cette matière première populaire. Par ailleurs, sachez que DT Turbo, en étroite collaboration avec les émetteurs en question, a désormais la possibilité d’obtenir des turbos sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

Voici, pour vous convaincre si besoin, le tableau des performances consolidées à la fin de ce premier trimestre 2017 du service :

Des résultats qui se passent de commentaires !

Nous rappelons d’ailleurs à ce sujet que nous affichons en permanence et en toute transparence ces performances sur la page d’accueil de notre site Dagher Trading.

Aussi, si vous souhaitez profiter de telles recommandations n’hésitez pas à lire notre brochure détaillée afin de bien vous renseigner (notamment sur les risques encourus) et, qui sait par la suite, à nous rejoindre en cliquant ici.

A bon entendeur…

Marc Dagher, avec l’aide de Benjamin Brothier

www.dtexpert.com

 

SPECIAL ACTIONS – Engie : de nouvelles énergies dans le vent !

Engie, anciennement GDF Suez, est un groupe industriel énergétique français. C’est le troisième plus grand groupe mondial dans le secteur de l’énergie (hors pétrole) en 2015. Son principal actionnaire est l’État français qui détient un tiers du capital. Le groupe est né le 22 juillet 2008 d’une fusion entre Gaz de France et Suez. En 2010, GDF Suez est devenue la plus grande société de services au public au monde en termes de chiffre d’affaires après son rapprochement avec l’électricien britannique International Power. En avril 2015, le groupe annonce le changement de son nom commercial, GDF Suez devient Engie qui sera la dénomination sociale du groupe à partir du 29 juillet 2015. En 2015, Engie compte 154.950 salariés dans 70 pays pour un chiffre d’affaires de 69,9 milliards d’euros.

Engie est déjà leader sur le marché français (très ouvert) du photovoltaïque et de l’éolien. Mais les objectifs de son plan 2015-2021 consistent à doubler ses capacités éoliennes installées de 1,5 à 3 gigawatts (GW), et presque quadrupler ses capacités photovoltaïques de 600 MW à 2,2 GW. Des objectifs particulièrement ambitieux pour l’éolien, où les démarches à accomplir restent complexes et longues en France, malgré une simplification entamée ces derniers mois notamment avec l’instauration du permis unique. « C’est plus simple dans le solaire, où avec des délais d’environ trois ans, nous avons encore le temps de développer de nouveaux projets d’ici la fin de la période », détaille Gwenaëlle Huet, à la tête de la business unit Renouvelables France depuis la réorganisation mise en place par la directrice générale Isabelle Kocher le 1er janvier 2016. « Jusqu’à présent, Engie gérait des participations dans des sociétés spécialisées dans les énergies renouvelables (la Compagnie du Vent, Maïa Eolis, Solaire Direct…), désormais, ces activités sont internalisées, souligne-t-elle. »

En matière d’innovations technologiques, Engie est déjà qualifié avec un premier projet de 4 éoliennes flottantes à Leucate (Aude) mené avec Eiffage et General Electric dans le cadre d’un appel d’offres. Plus innovant, l’entreprise se penche également sur le solaire flottant. En partenariat avec la startup Ciel et Terre qui fabrique les flotteurs ad-hoc, elle prévoit de candidater d’ici 18 mois à un appel d’offres CRE dédié. L’entreprise a identifié un potentiel d’environ 200 MW sur des rétentions d’eau lui appartenant, notamment au sein de ses filiales hydroélectriques SHEM (Société hydroélectrique du Midi) et Compagnie nationale du Rhône (CNR). Toujours dans le solaire, Engie teste aussi bien des microgrids, comme sur le site de l’entreprise Rivesaltes avec 13 MW de panneaux solaires sur les ombrières de parking. Histoire de rester au fait des dernières innovations, le groupe  prend des participations dans des startups, à l’instar d’Heliatek, le spécialiste allemand du solaire organique dit « à couches mines », capable de s’adapter à n’importe quelle surface.

« Dans l’éolien aussi, l’innovation technologique se poursuit », affirme Gwenaëlle Huet. Les éoliennes dites « surtoilées », qui se mettent en route à des vitesses de vent très inférieures à ce qui se faisait jusqu’à présent, rendent accessibles des régions entières. C’est le cas de la Nouvelle Aquitaine. Même la Champagne Ardennes, déjà la première région française pour l’éolien, devient ainsi plus attractive encore. Ces éoliennes qui tournent en continu présentent des régimes de charge plus stables. D’autres innovations peu spectaculaires permettent de limiter les nuisances sonores grâce à des pales imitant des ailes de hibou, ou de détecter une pluie suffisamment bruyante pour couvrir celui des éoliennes, grâce à un objet en fer à cheval utilisant l’internet des objets.

Cela reste encore un peu flou en revanche pour l’éolien. La France avait omis de notifier son tarif de rachat à Bruxelles, alors qu’il était assimilé à une aide d’Etat. Lorsqu’elle l’a fait, la filière française a dû rembourser les intérêts correspondant à la période concernée, pour un montant global de 50 millions d’euros. Le régime de « prix de marché plus complément de rémunération » qui doit le remplacer n’est pas encore arrêté, et comme cela a déjà été le cas en 2016, le niveau du tarif pour 2017 n’a pas encore été arrêté. « Les projets continuent quand même d’être développés », assure Gwenaëlle Huet.

Mais c’est aussi sur la digitalisation qu’Engie mise pour développer ses renouvelables dans les prochaines années. La plateforme Darwin, déjà utilisée depuis 2010 dans le centre de conduite de Châlons-en-Champagne, va bénéficier d’un investissement de 13 millions étalé sur les deux prochaines années, dont l’EBITDA est évalué à 27 millions dans les trois ans. Cette montée en puissance notamment destinée à intégrer les technologies d’internet des objets permettra de raccorder progressivement l’ensemble des parcs solaires et éoliens du groupe du monde entier. Entre autres objectifs : en abaisser les coûts grâce au développement de la maintenance prédictive et en améliorer les revenus grâce à la détection des sous-performances. Les informations issues des données ainsi collectées sont accessibles à de multiples parties prenantes : les équipes d’Engie, les opérateurs, des agrégateurs de marché, les riverains des parcs, les gestionnaires de maintenance, etc.

Enfin, le groupe teste deux pratiques tout juste émergentes dans l’énergie : l’opendata et la blockchain. En mai prochain, les données du parc éolien de Haute-Borne dans la Meuse seront mises en accès libre sur une plateforme accessible à la communauté éolienne. Il s’agit de faire émerger de façon collaborative de nouvelles pistes d’étude, toujours dans le but d’améliorer la performance des installations et leur acceptabilité, voire leur appropriation par les citoyens. Une forme de « hackathon éolien ».

Plus nouveau encore, un pré-pilote va tester la blockchain sur un barrage de la SHEM, dans l’objectif de tracer les électrons verts, à partir d’impulsions lumineuses captées par un boitier capable de déclencher simultanément et de façon automatique un contrat virtuel (ou « smart contract ») chez un client également équipé d’un boîtier spécifique. La validation technique n’est qu’une première étape, un standard juridique étant indispensable pour donner une valeur officielle à la garantie produite par la blockchain. Car celle-ci pourrait remplacer à terme le système des garanties d’origine en vigueur aujourd’hui. Lorsqu’un client souscrit à la nouvelle offre d’électricité d’Engie, il est automatiquement approvisionné en électricité renouvelable.

Au-delà de sa production hydraulique, Engie fournit la preuve, grâce à des garanties d’origine acquises auprès de producteurs européens d’électricité essentiellement hydraulique, qu’il a acheté un volume d’électricité verte équivalent. Impossible pour l’heure de cumuler tarifs de rachat et garanties d’origine, considérées par Bruxelles comme deux subventions, et, donc, de vendre dans le cadre de cette offre verte la production de ses parcs les plus récents, encore sous le régime de l’obligation d’achat. Mais, de plus en plus, les clients (particuliers mais aussi commerciaux et publics, tels que des Conseils généraux), veulent pouvoir consommer local. Une attente à laquelle Engie prévoit également de répondre grâce à ceux de ses parcs « sortis d’obligation d’achat » après 20 ans, qui peuvent vendre leur production sur le marché. L’entreprise pourrait même être amenée à en acquérir d’autres si l’engouement pour une offre verte et locale décollait rapidement. Dans tous les cas, c’est sur le numérique que mise Engie pour coller au mieux à l’évolution des comportements en matière de consommation d’énergie.

La firme française s’aventure aussi en Asie au service des renouvelables. Engie a pris 30% du capital d’Unisun, une société chinoise spécialisée dans le solaire photovoltaïque. Grâce à cet accord signé mardi 18 avril, Engie doit s’ouvrir le très prometteur marché chinois qui devrait augmenter rapidement sa part d’énergies non-fossiles. Charlotte Roule, la directrice des opérations d’Engie en Chine, affirme que cet accord est l’occasion pour Engie « de se lancer sur le plus grand et le plus prometteur des marchés de l’énergie renouvelable au monde ». Selon l’énergéticien français, au cours de la COP21, la Chine a annoncé qu’elle atteindrait un pic en matière d’émissions carbones d’ici 2030, voir plus tôt. Ainsi, le pays devra « augmenter sa part d’énergies non-fossiles de 13 à 20% d’ici là », ajoute Engie dans un communiqué.

Misant donc sur une croissance rapide de la part d’énergies non-fossiles, Unisun veut développer environ 4 GW (en capacité cumulée) d’ici 2020 en Chine. Engie va donc accompagner Unisun dans le développement de ses activités photovoltaïques et la gestion de l’énergie produite. « Grâce au soutien solide d’Engie, en termes d’expérience, de technologie et de ressources, la capacité de développement d’Unisun va s’accélérer afin d’atteindre son objectif : devenir un acteur de l’énergie reconnu, innovant et intégré », a déclaré He Yisha, la présidente d’Unisun, dans un communiqué.

Engie Electrabel a contribué à la construction d’un nouveau parc éolien sur le site d’ArcelorMittal à Gand, en Belgique, mis en service le 20 avril dernier. Cette nouvelle installation porte la capacité éolienne d’Engie en Belgique à un total de 273,5 mégawatts (MW). Le Groupe ambitionne d’y atteindre 500 MW d’éolien terrestre d’ici 2020. De quoi alimenter la consommation annuelle d’environ 20 000 ménages : c’est l’ambition du parc éolien de Gand qui produira plus de 70 millions de kWh d’électricité verte chaque année. À l’origine de ce projet, une coopération fructueuse entre le Groupe ArcelorMittal, le développeur de parcs éoliens Storm et Engie Electrabel.

Pour mener à bien la construction du parc éolien de Gand, Engie Electrabel s’est appuyé sur l’initiative Wind4Flanders, un partenariat public-privé unique en son genre, associant Engie Electrabel et plusieurs intercommunales de financement. Wind4Flanders a construit et installé cinq des huit éoliennes que compte le site. Les travaux ont débuté courant 2016, pour s’achever en janvier 2017. Grâce à l’initiative Electrabel CoGreen les riverains du nouveau parc ArcelorMittal ont eu la possibilité d’investir dans ce projet d’énergie renouvelable à proximité de leur habitation. De nombreux Gantois ont ainsi pu assister à l’inauguration du parc le 20 avril dernier, et bénéficier d’explications techniques délivrées par les experts d’Engie.

Aujourd’hui, Engie est leader de l’éolien en Belgique et s’affirme comme un acteur engagé de la transition énergétique. Plusieurs autres initiatives pour une énergie renouvelable et locale ont ainsi été lancées, comme un parc éolien dans la région de Campine fin 2016. Grâce à cette implication concrète au cœur des territoires, Engie Electrabel est depuis plusieurs années le premier producteur d’électricité verte du pays, avec une capacité totale en énergie renouvelable de près de 600 MW.

En revanche, tous les voyants ne sont pas au vert chez le géant de l’énergie français. Selon la CGT, 1 900 postes seront supprimés dans l’Hexagone d’ici à la fin de 2018. La direction conteste ce chiffre, pas la réalité des suppressions de postes. La restructuration en profondeur d’Engie commence à se lire dans ses effectifs. Entre 2016 et 2018, l’ex-GDF Suez va supprimer 1 900 postes en France dans l’énergie sur un total de 25 000, a indiqué la CGT, mardi 2 mai, dans un communiqué où elle détaille les secteurs touchés par ce programme d’économies lancé il y a plus d’un an.

Un chiffre démenti par la direction. Pour autant, celle-ci ne nie pas que son plan stratégique 2016-2018 entraînera une réduction de la voilure dans l’Hexagone et à l’étranger. Le syndicat admet que le statut des industries électriques et gazières (IEG) les protège des licenciements, mais il dénonce l’externalisation – et désormais la délocalisation – d’emplois de commerciaux. Concurrent d’EDF sur les marchés, le groupe entend supprimer des postes dans les activités de relation clientèle avec les particuliers (600) et les entreprises (200), indique Eric Buttazzoni, coordinateur central de la CGT. Mi-avril, la direction avait annoncé la suppression de 600 emplois à la Défense (Hauts-de-Seine), à Bruxelles et à Londres. De plus, 120 postes disparaîtront dans l’exploration-production d’hydrocarbures, que le groupe cherche par ailleurs à céder, 200 dans les services informatiques, 100 dans le négoce et 80 dans le stockage de gaz assuré par sa filiale Storengy.

Au siège, le nombre des suppressions sera ramené à 312 en raison d’embauches. Et certains postes supprimés sont déjà vacants, après le départ volontaire de leur titulaire au cours des derniers mois. La direction, qui se refuse à un chiffrage global des suppressions d’emplois, s’est engagée à ce qu’il n’y ait aucun licenciement : une grande partie des salariés concernés bénéficiera de la retraite anticipée, du transfert dans une autre entité ou des avantages liés au plan de départ volontaire ouvert jusqu’à fin février 2018 pour les salariés du siège. Les syndicats redoutent des départs contraints pour ceux qui, à cette date, n’auraient pas choisi celui-ci.

 

Une sortie de canal qui peut être déterminante…

Que voit-on sur le graphique ci-dessus pris sur ces quatre dernières années ?

Entre les mois de janvier 2013 et juillet 2014, le cours d’Engie a connu une longue période de hausse supportée par une oblique montante qui s’estompera en juin 2015. Cette période de hausse a mené le cours vers une consolidation assez marquée et longue.

Maintenant dans une période de consolidation légèrement haussière, le cours est rentré dans un biseau en avril 2014 pour en ressortir à la baisse en octobre 2015. On observera que le cours est venu buter à maintes reprises sur la résistance des 15,30 euros. Cette résistance sera d’ailleurs à surveiller pour l’avenir.

En octobre 2015, l’action Engie est venue buter une première fois sur la borne basse du canal qui débute seulement. Suite à cela, le cours a maintenu sa position dans ce canal jusqu’à ce jour où elle vient de franchir la borne haute. La borne basse ayant été testée à maintes reprises puis rejetée, nos prévisions sont à la hausse.

 

Pronostic & stratégie

Le cours d’Engie semble être promis à un avenir radieux. Le récent franchissement de la borne haute du canal devrait être déterminant dans sa hausse future. Un signal aussi fort pourrait provoquer une forte vague positive pour le géant de l’énergie français. Il est aussi important de noter que le cours est encadré par un support en overlap au niveau des 12,90 euros, et une résistance de long terme à 15,30 euros. Un pullback après la sortie du canal reste à prévoir.

 

Comment optimiser sa stratégie en profitant de cette analyse ?

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais très bien, celui sur lequel nous nous sommes spécialisés se tourne vers les turbos, produits dérivés à fort effet de levier, qui s’adaptent extrêmement bien aux principes de l’analyse technique grâce à leur principale caractéristique : à savoir la barrière désactivante. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

De plus, il existe chez la plupart émetteurs des turbos permettant d’intervenir sur la variation des valeurs phares américaines. Par ailleurs, sachez que DT Turbo, en étroite collaboration avec les émetteurs en question, a désormais la possibilité d’obtenir des turbos sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

Voici, pour vous convaincre si besoin, le tableau des performances consolidées à la fin de ce premier trimestre 2017 du service :

Des résultats qui se passent de commentaires !

Nous rappelons d’ailleurs à ce sujet que nous affichons en permanence et en toute transparence ces performances sur la page d’accueil de notre site Dagher Trading.

Aussi, si vous souhaitez profiter de telles recommandations n’hésitez pas à lire notre brochure détaillée afin de bien vous renseigner (notamment sur les risques encourus) et, qui sait par la suite, à nous rejoindre en cliquant ici.

A bon entendeur…

Marc Dagher, avec l’aide de Benjamin Brothier

www.dtexpert.com

 

 

SPECIAL ACTIONS – Elon Musk/Tesla : l’avenir en pilote automatique !

Tesla Inc., initialement appelé Tesla Motors, est un constructeur automobile de voitures électriques sportives et de luxe dont le siège social se situe à Palo Alto, dans la Silicon Valley, aux États-Unis. En 2014, avec 0,02% de part du marché mondial d’automobiles, Tesla Inc. est valorisé à 35 milliards de dollars. L’entreprise s’est diversifiée dans les solutions de stockage d’énergie sous forme de batteries stationnaires : powerwall pour le secteur résidentiel et powerpack pour le secteur industriel. En 2016, par le rachat de l’entreprise SolarCity, elle ajoute à son portefeuille de produits les panneaux et tuiles photovoltaïques. Et c’est tout récemment que Elon Musk a dévoilé ses intentions avant-gardistes de relier le cerveau humain à l’ordinateur, à travers l’entreprise Neuralink.

Avec sa nouvelle entreprise Neuralink, Elon Musk veut tout simplement transformer le cerveau en machine. Il s’agit de sa troisième entreprise, après Tesla et SpaceX. En un tweet, le milliardaire quadragénaire sud-africain Elon Musk, déjà créateur de la voiture électrique Tesla et patron de SpaceX qui multiplie les projets dans l’espace, a annoncé qu’il se lançait dans la communication avec le cerveau par ordinateur. Son ambition ? Augmenter les capacités cognitives de l’homme avec des greffes d’implants dans le cerveau. Au menu donc, une bonne dose d’IA (Intelligence Artificielle) est prévue. Sa nouvelle société travaille en effet sur de minuscules électrodes qui permettraient dans un premier temps de traiter des maladies incurables, comme l’épilepsie. Capable de transmettre ou d’importer des pensées, cette technologie de « réseau neuronal » pourrait ainsi améliorer la mémoire et permettre aux êtres humains de fusionner avec les logiciels. Pour mener à bien son immense projet, Neuralink, enregistrée depuis juillet dernier en tant qu’entreprise de recherches médicales et basée en Californie, a recruté plusieurs universitaires spécialisés dans les neurosciences. Un certain Timothy Gardner, professeur de Boston University connu pour son implantation d’électrodes miniatures dans les cerveaux d’oiseaux afin d’étudier leur processus d’apprentissage de chansons, devrait rejoindre son équipe.

Considéré comme un patron visionnaire de la Silicon Valley, Musk estime que relier directement les nerfs aux capacités d’un ordinateur peut amplifier le pouvoir du cerveau. Pour preuve, des scientifiques d’un centre de recherche en Suisse ont récemment réussi à échanger pour la première fois avec des patients totalement paralysés. Mais la technique utilisée, associant la spectroscopie à un électroencéphalogramme, était différente de celle envisagée par Elon Musk car elle ne touche pas au cerveau. Dans le domaine médical, des réseaux d’électrodes et d’autres implants ont été utilisés pour aider à soulager les effets de la maladie de Parkinson et d’autres maladies neuro-dégénératives. Pour l’heure, très peu de personnes sur la planète ont des implants complexes placés dans leur crâne. Opérer sur le cerveau humain reste très dangereux et seuls ceux qui ont épuisé toutes les options médicales choisissent de subir une telle opération en dernier recours. Cependant, cela n’empêchera pas l’intérêt de la Silicon Valley pour ce type d’avancées technologiques. Kernel et son équipe croissante de neuro-scientifiques et ingénieurs essaient également d’améliorer la cognition humaine.

Que ce soit pour des bonnes ou des moins bonnes nouvelles, Tesla et son P-DG  autant admiré que controversé ne disparaissent jamais des écrans radar. Utilisant le moyen de communication préféré de l’actuel président américain, Musk a écrit jeudi 20 avril sur Twitter : « La présentation du camion semi-remorque de Tesla aura lieu en septembre. L’équipe a fait un travail impressionnant. C’est vraiment du niveau supérieur. » Il avait déjà annoncé, en juillet dernier, que Tesla ambitionnait de fabriquer un camion de transport de marchandises et un véhicule pour remplacer les bus urbains. Elon Musk a aussi indiqué que Tesla présenterait une camionnette à plateau (pick-up truck), dans les 18 à 24 prochains mois. Le pick-up est particulièrement prisé par la clientèle américaine, et aucun constructeur sur ce marché ne peut se permettre de laisser cette page vide dans son catalogue. Tesla a dépassé, au début du mois d’avril, les deux premiers constructeurs automobiles américains, General Motors et Ford, en termes de capitalisation boursière.

Il ne construit actuellement que deux modèles de voitures particulières haut de gamme (le Model S et le Model X) pour une production annuelle de l’ordre de 80.000 véhicules. Il doit également dévoiler cet été le Model 3, une voiture de milieu de gamme, pour lequel il a déjà reçu près de 400.000 précommandes. C’est d’ailleurs le grand défi de Tesla, celui qui devrait lui permettre de passer de constructeur niche à producteur en série. Capitalisation phénoménale et étape industrielle clé : c’est ce moment idéal qu’ont choisi cinq grands investisseurs pour contester la gouvernance actuelle du groupe, qu’ils estiment trop contrôlé par son président fondateur. Ce groupe d’investisseurs a demandé à Tesla de nommer deux administrateurs indépendants au sein de son conseil d’administration. Le groupe d’investisseurs, qui affirme gérer 721 milliards de dollars d’actifs, réclame la nomination de deux administrateurs indépendants « qui n’ont ni relations personnelles ni professionnelles passées avec Elon Musk », selon une lettre datée du 10 avril.

Pionnier de la voiture de luxe 100 % électrique, Tesla veut aussi s’imposer comme le constructeur qui aura ouvert la voie au véhicule autonome à destination du grand public. Un mouvement conduit en mode accéléré. Depuis octobre 2016, tous les modèles fabriqués par la marque californienne sont équipés non plus d’une mais de huit caméras d’une portée de 250 mètres permettant une surveillance à 360 degrés.

On compte désormais douze capteurs à ultrasons et le radar installé à l’avant a lui aussi été perfectionné. A bord des nouvelles Tesla Model S (berline) et Model X (SUV), la puissance de calcul de l’ordinateur a été multipliée par quarante. De quoi constituer une base suffisante pour rendre, à une échéance non précisée, la voiture intégralement autonome. En attendant, tous les modèles bénéficiant de l’Autopilot sont d’ores et déjà capables de se diriger tous seuls sur une autoroute ou une quatre-voies. L’Autopilot est facturé 5.700 euros.

Le constructeur américain n’est pas le seul à vendre des voitures capables de se mouvoir toutes seules dans certaines situations. C’est aussi le cas de Mercedes, Audi et BMW, notamment, mais Tesla apparaît comme celui qui s’est engagé le plus loin dans cette voie. D’autant que sa procédure de mises à jour à distance lui permet de faire de ses voitures des véhicules évolutifs, en constante mutation. Toutes les Tesla viennent ainsi de recevoir la dernière version de leur logiciel, baptisée 8.1. Inutile de se rendre chez un concessionnaire : les améliorations ont été intégrées automatiquement, à distance, selon le même mode opératoire qu’un smartphone actualisé à intervalles réguliers. La principale nouveauté étant la possibilité d’utiliser l’Autopilot jusqu’à 128 km/h contre 88 km/h auparavant.

SpaceX nourrit désormais de nouvelles ambitions. Après avoir relancé avec succès une fusée réutilisable, l’entreprise spatiale d’Elon Musk indique souhaiter se lancer dans le tourisme spatial. Des contrats négociés avec la NASA pour acheminer des astronautes vers l’ISS à la vente de tickets pour l’espace aux particuliers, il n’y a qu’un pas que SpaceX rêve désormais de franchir. La firme d’Elon Musk a signé un succès retentissant en réussissant à réutiliser un étage de sa fusée Falcon 9 pour un second lancement. Les fusées réutilisables permettent désormais à SpaceX d’envisager de devenir ultra concurrentiel sur le marché de l’accès à l’espace. Le premier étage de la fusée est généralement celui qui coute le plus cher lors de lancements spatiaux, le fait de pouvoir les réutiliser un certain nombre de fois permettrait donc de réduire les frais. La prochaine étape pour Elon Musk, outre la finalisation de sa capsule Dragon habitable, sera de s’orienter vers le tourisme spatial. Selon le patron de SpaceX, deux candidats à un petit tour dans l’espace se seraient déjà fait connaitre pour un voyage autour de la Lune. SpaceX espère pouvoir proposer ce type de service d’ici la fin de l’année 2018.

SpaceX a déjà réalisé une étude de marché et indique qu’il y aurait la possibilité de proposer un à deux vols touristiques par an. Le prix de ce petit tour en espace n’a pas été communiqué, mais l’activité en elle-même pourrait représenter 10 à 20% du chiffre d’affaires de SpaceX. Pour se faire une idée du tarif du voyage, il suffit de se tourner vers Virgin Galactic qui proposera un vol à la frontière de l’espace de quelques heures pour un tarif de 250.000 dollars.

Elon Musk promet à l’Australie-Méridionale de réparer son réseau électrique en cent jours seulement, faute de quoi, il fournira le système gratuitement. Depuis septembre, l’État australien de l’Australie du Sud subit une série de coupures de courant qui a déclenché un débat politique féroce sur la dépendance de l’État aux énergies renouvelables. Les coupures y sont récurrentes, mais le problème a empiré au point de parler de « crise énergétique ». Habitué des défis, Elon Musk a récemment voulu apaiser les tensions en proposant tout simplement de régler le problème énergétique en faisant une promesse un peu folle : celle d’équiper la région d’une ferme de batteries dont la puissance totale atteint les 100 MW (le minimum nécessaire pour que l’Australie-Méridionale ne subisse plus de coupures d’électricité), le tout en seulement cent jours. Et si ce délai n’est pas respecté, Elon Musk affirme qu’il le fera gratuitement. L’offre officielle a été faite par le vice-président de Tesla pour les produits énergétiques Lyndon Rive lors d’une rencontre avec les politiciens australiens cette semaine et rendue publique sur Twitter par Elon Musk lui-même.

L’Australie du Sud est l’une des régions les plus ensoleillées et les plus venteuses d’Australie qui est à ce jour le pays le plus grand consommateur d’énergie renouvelable. Mais ces énergies ne délivrent pas d’électricité toute l’année puisque celle-ci ne peut être stockée. Les centrales produisent à la demande et quand elles dépassent leur capacité de production, certaines zones sont privées d’énergie. Pour cette raison, l’approvisionnement en électricité ne correspond pas toujours avec les périodes de forte demande, ce qui peut conduire à des pannes d’électricité pendant les périodes climatiques extrêmes telles que les canicules. Les fermes de batteries Powerwall 2 de Tesla permettraient de pallier le problème en stockant l’électricité pour la redistribuer intelligemment au moment où les centrales atteignent leur pic de production. Elles prennent ainsi le relais en attendant que le pic se termine.

Pour Elon Musk, l’ensemble du projet (une valeur estimée à 25 millions $ US) pourrait être bouclé en seulement cent jours. Satisfait ou remboursé, littéralement, puisque si l’entreprise ne rentre pas dans les délais, Musk prévoit d’installer la centrale gratuitement. D’autres enseignes sont sur le coup comme ARENA (l’Agence australienne de l’énergie renouvelable) ou encore la société Clean Energy Finance Corp. Mais lorsque vous obtenez une garantie de remboursement de la part de l’homme qui fait atterrir ses fusées, qui prévoit de voyager à 1.000 km/h en train ou qui promet d’envoyer des hommes sur Mars, vous devriez sérieusement considérer la question.

 

 

Un palier historique vient d’être franchi…

 

Que voit-on sur le graphique ci-dessus pris sur ces quatre dernières années ?

Entre les mois de mars 2014 et décembre 2015, le cours de Tesla a connu une longue période de consolidation après avoir décollé à partir d’août 2012 et terminé son ascension fulgurante en mars 2014. Cette période de consolidation a révélé la résistance majeure du cours avoisinant les 283 dollars.

Toujours dans une période de consolidation légèrement baissière, le cours est rentré dans un biseau en avril 2016 pour en ressortir à la hausse en novembre de la même année. On observera que le cours est venu buter à maintes reprises sur la borne haute du biseau avant de décoller, une fois sorti.

En février 2017, l’action Tesla est venue buter une dernière fois sur la résistance des 283 dollars. Suite à cela, le cours a connu une nouvelle correction avant de se diriger une bonne fois pour toutes à la hausse. C’est au début de ce mois d’avril qu’il a dépassé la résistance symbolique, et ce franchissement devrait être déterminant pour l’avenir du cours.

 

Pronostic & stratégie

Le cours de Tesla semble être destiné à un avenir radieux. Le récent franchissement de la résistance de long terme devrait être déterminant dans sa hausse future. Un signal aussi fort pourrait provoquer une forte vague positive pour le constructeur automobile américain. Il est aussi important de noter que nous sommes sur des plus hauts historiques, sachant que ceux de septembre 2014, situés autour des 292 dollars, avaient conduit le cours vers une forte baisse sur plus de six mois.

 

Comment optimiser sa stratégie en profitant de cette analyse ?

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais très bien, celui sur lequel nous nous sommes spécialisés se tourne vers les turbos, produits dérivés à fort effet de levier, qui s’adaptent extrêmement bien aux principes de l’analyse technique grâce à leur principale caractéristique : à savoir la barrière désactivante. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

De plus, il existe chez la plupart émetteurs des turbos permettant d’intervenir sur la variation des valeurs phares américaines. Par ailleurs, sachez que DT Turbo, en étroite collaboration avec les émetteurs en question, a désormais la possibilité d’obtenir des turbos sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

Voici, pour vous convaincre si besoin, le tableau des performances consolidées à la fin de ce premier trimestre 2017 du service :

Des résultats qui se passent de commentaires !

Nous rappelons d’ailleurs à ce sujet que nous affichons en permanence et en toute transparence ces performances sur la page d’accueil de notre site Dagher Trading.

Aussi, si vous souhaitez profiter de telles recommandations n’hésitez pas à lire notre brochure détaillée afin de bien vous renseigner (notamment sur les risques encourus) et, qui sait par la suite, à nous rejoindre en cliquant ici.

A bon entendeur…

Marc Dagher, avec l’aide de Benjamin Brothier

www.dtexpert.com

 

 

SPECIAL INDICES – CAC 40 : Rien ne va plus, les jeux sont défaits !

Le premier débat entre les candidats à l’élection présidentielle a été suivi par 10 millions de téléspectateurs en France, et cette fois-ci par un nombre surprenant de gens à l’étranger, comme en témoignent les réactions en direct sur les réseaux sociaux et les mouvements sur les marchés dès le lendemain. Ce type d’intérêt pour notre politique nationale est assez rare pour avoir le mérite d’être souligné. Elle rappelle ainsi les élections américaines ou les référendums difficiles en Grèce ou au Royaume-Uni : ces moments d’Histoire nationale qui résonnent à l’international.  Mais que pensent les marchés de cette élection? Contrairement aux bookmakers anglais, ils ne donnent pas le nom ou la cote du vainqueur, ce serait trop facile. En revanche, ils s’attendent à une situation inédite depuis la réforme du quinquennat : un Président sans majorité parlementaire.

Il y a en effet trois scénarios possibles pour les marchés :

  • un président avec une majorité et qui accélère les réformes en France ;
  • un président sans majorité, qui lutte à nous sortir du gouffre ;
  • un président qui (avec ou sans la majorité) veut le Frexit, et par là même les derniers jours de la monnaie unique.

La couleur politique, les éléments de programme ou encore combien le candidat a été convaincant dans le débat télévisé importe peu : trop compliqué et trop politique ! Les élections législatives des 10 et 17 juin 2017 comptent donc bien plus que les élections présidentielles, le message est bien reçu. En effet, il s’agit là de la gouvernabilité de la France et de l’intérêt même de discuter des programmes, car sans législateurs, les pouvoirs présidentiels sont assez limités. De plus, une incertitude prolongée coûterait cher à la France : environ 0,1 point de croissance tous les trois mois en cas de blocage institutionnel ou de coalition difficile à mettre en place, mais surtout sa capacité à réformer, si chère aux autres pays de l’UE.

Aujourd’hui donc, les marchés actions et obligataires anticipent une élection à double détente. L’élection d’un candidat pro-européen sans majorité parlementaire coûte ainsi 30 points de base (soit 0,3 point de pourcentage) sur l’écart de taux à 10 ans entre la France et l’Allemagne. Cet écart supplémentaire, visible depuis décembre 2016 serait donc l’effet politique net lorsqu’on le calcule en utilisant les anticipations d’inflation, à la hausse depuis octobre, mais aussi la comparaison aux autres pays de la zone euro (Espagne ou Italie). Il représente la moitié de l’écart du coût de financement à dix ans entre la France et l’Allemagne (aujourd’hui à 60 points de base environ).

 

 

Si d’aventure, un candidat pro-européen était élu avec à la clé, une majorité parlementaire, le nouveau gouvernement pourrait alors entreprendre les réformes qu’il juge nécessaires et les marchés devraient se détendre. Pourtant, les élections en Allemagne à l’issue incertaine, les possibles élections anticipées en Italie, et les annonces de la BCE (Banque Centrale Européenne) jouent aussi sur le coût de financement de la France. Il est estimé que l’écart de taux actuel se maintiendrait. Pour la croissance, en revanche, l’effet confiance serait de +0,2 point supplémentaire à +1,5% dès 2017, contre +1,3% aujourd’hui.

Le risque qu’un Président en faveur d’une sortie de l’euro est faible : à taux de participation équivalent (75 à 80%), le Président élu doit rassembler le vote de 18 millions de Français. C’est certainement la raison pour laquelle, malgré les surprises populistes de cette dernière année, le fameux risque dit de dénomination (retour aux monnaies nationales) est absent du marché, contrairement à ce que l’on entend parfois dire. Aussi, l’élection d’un président pro-Frexit le 7 mai provoquerait une réaction. Selon les estimations, elle serait de 100 points de base (sans majorité) à 300 points de base (avec majorité) sur l’écart de taux à 10 ans entre la France et l’Allemagne. Les autres indicateurs financiers : marchés actions (-15% à -40%), obligations italiennes et espagnoles (+500 points de base) sur-réagiraient aussi, anticipant la fin de la monnaie unique. Ces estimations découlent d’épisodes tous très différents (2011 en Italie, 2015 en Grèce, période pré-euro) et sont certainement sous-évaluées. En plus du renchérissement immédiat du coût de financement de la France, les ménages et les entreprises seraient eux immédiatement sanctionnés à travers un credit crunch (resserrement du crédit), et c’est sans compter les effets de la sortie effective, pour lesquels les modèles de calcul n’existent simplement pas.

 

 

La réunion tant attendue entre Trump et Xi Jinping a eu lieu. « Ne vous attendez pas à plus qu’une poignée de main amicale, avait prévenu John Rutledge, ancien conseiller de Georges Bush pour la politique fiscale, interrogé par CNBC. La seule chose qui importe aux yeux de ces deux leaders est la façon dont ils sont perçus par leurs audiences nationales », ajoute-t-il avant de préciser que « Trump a besoin d’apparaître comme un dur auprès de sa base et Xi doit donner l’impression qu’il est assis à la table des grands ». Les deux présidents se sont entretenus sur les thèmes du cas nord-coréen, et de leurs désaccords commerciaux. Suite à la provocation induite par un test de missile exécuté par la Corée du Nord, les Etats-Unis ont dû convaincre la Chine d’apaiser leur allié belliqueux. Des accords doivent aussi être trouvés pour prévenir une éventuelle guerre commerciale entre les deux géants mondiaux. Une guerre qui, au passage, n’arrangerait personne.

Par ailleurs, un évènement militaire important a eu lieu le 6 avril au soir. Les Etats-Unis ont surpris le monde en frappant la Syrie de 59 tirs de missiles balistiques. Cette attaque est survenue en réponse à l’attaque au gaz sarin qu’a certainement opéré le gouvernement syrien. L’agression n’a pas été revendiquée, mais la seule force capable d’une opération de ce type et possédant les autorisations de survoler cette zone, reste l’armée syrienne. La réponse de Trump ne s’est pas faite attendre et a de quoi choquer. Ces tirs de missiles sont une agression qui n’est pas à prendre à la légère car elle remet en cause la bonne relation Trump-Poutine et tend la situation au Moyen-Orient. Une éventuelle guerre aurait des effets très imprévisibles sur les marchés.

 

Une forte zone de résistance se profile et sera décisive…

 

Grahique LT du CAC 40 : base mensuelle

 

Que voit-on sur le graphique de long terme qui remonte aux années 2000 ?

Si on revient au sommet de l’an 2000, qui avait marqué la fin de l’âge d’Or de la Bourse avec notamment l’éclatement violent de la bulle internet, suivi par de nombreux black swans (cygnes noirs), dont le triste attentat du 11 Septembre, on constate une très forte phase de baisse qui a pris place entre septembre 2000 et mars 2003 sur la plupart des indices européens, dont le Cac qui nous intéresse plus particulièrement dans cet article.

S’ensuivit une période d’embellie assez nette, qui a permis à l’indice de revenir non loin de son record historique de 2000, marquant techniquement une hausse en cinq temps traditionnels très propres.

A partir de l’été 2007, le monde est entré dans la terrible crise financière, initiée par le scandale du subprime, avec l’avalanche de mauvaises nouvelles telles que la faillite de Lehman Brothers, le cas Jérôme Kerviel à la Société Générale, l’affaire Fanny Mae et Freddie Mac, le sauvetage de Merrill Lynch par BofA (Bank of America), ou encore l’affaire Madoff. Aussi, le Cac est-il revenu sur des plus-bas qu’il a atteint exactement 6 ans après les précédents, en mars 2009, autour des 2.500 points.

Après une première tentative de vif rebond assez rapidement avortée, c’est en septembre 2011 que l’indice parisien a marqué un nouveau point bas.

A partir de là, le Cac 40 a entamé une période de hausse prolongée qui, bien que poussive, l’a vu se remettre sur pied. Cette hausse s’est inscrite au sein d’un large canal qui a tenu jusqu’à début 2016 (voir le cercle rouge sur le graphique).

Si ce débit d’année 2016 avait été très inquiétant pour les investisseurs, c’était sans compter sur Super Mario (Draghi, directeur de la BCE, NDLR) qui est venu doper le marché européen à coup de QE (Quantitative Easing, soit politique de la planche à billets) massifs, permettant même à cette période à l’Europe de surperformer les Etats-Unis, événement assez rare pour être souligné.

Ainsi, après avoir à nouveau testé la zone de support clé situé autour de l’overlap majeur des 4.000 points, le Cac est venu reprendre plus de 1.000 points et ainsi se rapprocher aujourd’hui d’une zone de résistance importante située entre les 5.165 points (oblique descendante coiffant les sommets de septembre 2000, de l’été 2007 et d’avril 2015) et les 5.305 points (borne inférieure de l’ancien canal en pullback).

Observons maintenant un graphique de plus court terme pour déterminer les niveaux clés importants et le balises techniques à surveiller :

 

Grahique CT du CAC 40 : base journalière

 

Concernant ce début d’année sur le Cac, même si l’hypothèse de la résistance en pullback n’est toujours pas obsolète, il semblerait que les velléités haussières gardent la dent dure à l’aube de 2017…

Petit rappel : c’était en effet à la lumière d’un pullback extrêmement important que nous avions basé nos précédentes analyses. Il s’agissait bien évidemment de celui constitué par l’ancienne borne inférieure du fameux canal de LT duquel le Cac est sorti à la baisse au début de l’année 2016, après y avoir évolué pendant plus de cinq ans ! NB : on appelle « pullback » une zone de support enfoncée qui devient par la suite zone de résistance (marché haussier) ou, symétriquement, une zone de résistance dépassée qui devient par la suite zone de support (marché haussier).

Même si ce pullback, situé aujourd’hui autour des 5.450 points, reste d’actualité, nous nous devions de remettre nos balises techniques à jour. Aussi, voici les niveaux de support et de résistance que nous surveillerons désormais, leur rôle et leur signification pour l’avenir de l’indice phare de la place parisienne :

  • Du côté des supports: sous les premiers supports clés situés sur les 4.925 points, puis surtout les 785 points (borne supérieure du drapeau), on s’intéressera au rempart intermédiaire consistant des 4.575 points, représentant notamment la zone de résistance majeure de l’année 2016, testée à de nombreuses reprises. A plus long terme, c’est désormais la zone de soutien des 4.000/4.080 points qui fera office de pivot majeur. Cette borne de polarité importante correspond en effet aux sommets de fin 2009-2011, testés à 4 reprises, ainsi qu’aux creux depuis août 2013, testés à 5 reprises, la dernière fois en juin 2016.

  • Du côté des résistances: on va d’abord s’intéresser au rempart intermédiaire consistant des135 points, actuellement sous pression et représentant notamment l’oblique qui coiffe tous les sommets depuis les années 2000 à plus ou moins cour terme. A plus moyen terme, c’est désormais la zone des 5.280 points qui fera office de pivot majeur. Ce niveau correspondant en effet au sommet d’avril 2015 jamais atteint depuis début 2008. Enfin, au-dessus de cette forte résistance, on surveillera le seuil des 5.450 points correspondant désormais au fameux pullback précédemment cité.

 

Comment optimiser sa stratégie en profitant de cette analyse ?

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais très bien, celui sur lequel nous nous sommes spécialisés se tourne vers les turbos, produits dérivés à fort effet de levier, qui s’adaptent extrêmement bien aux principes de l’analyse technique grâce à leur principale caractéristique : à savoir la barrière désactivante. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

De plus, il existe chez tous les émetteurs des turbos permettant d’intervenir sur la variation de ce sous-jacent le plus traité en France, avec notamment des barrières disponibles tous les 5 points désormais ! Par ailleurs, sachez que DT Turbo, en étroite collaboration avec les émetteurs en question, a désormais la possibilité d’obtenir des turbos sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

Voici, pour vous convaincre si besoin, le tableau des performances consolidées à la fin de ce premier trimestre 2017 du service :

 

 

Des résultats qui se passent de commentaires !

Nous rappelons d’ailleurs à ce sujet que nous affichons en permanence et en toute transparence ces performances sur la page d’accueil de notre site Dagher Trading.

Aussi, si vous souhaitez profiter de telles recommandations n’hésitez pas à lire notre brochure détaillée afin de bien vous renseigner (notamment sur les risques encourus) et, qui sait par la suite, à nous rejoindre en cliquant ici.

A bon entendeur…

Marc Dagher, avec l’aide de Benjamin Brothier

www.dtexpert.com

 

 

SPECIAL ACTIONS – Orange : Heureux qui communique !

Orange comptait fin 2015 près de 262,9 millions de clients dans le monde, des chiffres en hausse par rapport à ceux affichés en 2014. En 2013, l’entreprise est leader ou second opérateur dans 75% des pays européens où elle est implantée et dans 83% des pays en Afrique et au Moyen-Orient. Orange était à l’origine une entreprise de télécommunications britannique devenue, en 1999, la filiale de Mannesmann puis, en 2000, celle du groupe France Télécom.

France Télécom, employait en 2010 près de 172.000 personnes, dont 105.000 en France. L’ancien monopole public français s’est donc internationalisé à la suite du rachat d’Orange. Le nouveau groupe ainsi créé est présent notamment en Europe, en Afrique et dans les Caraïbes. À partir du rachat d’Orange, la plupart des marques du groupe France Télécom sont passées sous la marque Orange. Depuis février 2012 et le passage sous la marque Orange des activités de téléphonie fixe, la totalité des offres commercialisées par France Télécom utilise cette marque, qui, le 1er juillet 2013, est devenue la nouvelle appellation du groupe.

Chez les opérateurs français de téléphonie mobile, la guerre de la 4G fait rage. Orange devrait dévoiler en avril son plan de bataille dans les forfaits 4G pour contrer les offres de Free Mobile et SFR. Après une relative accalmie, la guerre que se livrent les opérateurs dans la téléphonie mobile est en train de repartir. Et cette fois, ce n’est pas sur le terrain des prix que les quatre principaux protagonistes (Orange, Free Mobile, SFR et Bouygues Telecom), entendent se départager mais bien sur celui de la 4G. Deux d’entre eux ont déjà commencé à s’affairer sur le sujet courant mars : SFR a lancé le forfait 4G RED avec une enveloppe de 100 Go par mois pour l’Internet mobile. Free a riposté peu de temps après, avec une offre encore plus ambitieuse, comprenant une enveloppe data illimitée (à laquelle cependant tout le monde n’est pas éligible : seuls les clients d’une Freebox peuvent en effet en bénéficier, les autres étant tout de même à 100 Go).

Un troisième opérateur devrait donner le change à partir d’avril. Selon iGen, la riposte de l’opérateur historique, ex France Télécom, devrait commencer avec sa filiale low-cost, Sosh, qui propose une hausse de la data à 20 Go pour le forfait à 20 euros et une augmentation à 40 Go pour celui à 25 euros par mois. L’enveloppe 4G devrait également couvrir le roaming en Europe. Est-ce que ce sera suffisant pour être compétitif face à SFR et Free ? Orange pourra s’appuyer sur un autre aspect : la qualité de son réseau.

 

 

Sur le front de la bataille des contenus, l’opérateur télécoms annonce un accord exclusif avec l’américain HBO et la création d’une entité spécialement dédiée aux contenus, baptisée « Orange Content ». Orange montre ses muscles dans les contenus audiovisuels. Lors d’une soirée organisée dans la très chic discothèque l’Arc à Paris, pour célébrer le renouvellement de son contrat avec l’américain HBO, producteur, entre autres, du célèbre « Game of Thrones », le P-DG d’Orange Stéphane Richard, a annoncé la création de cette nouvelle structure directement rattachée à lui. Elle va rassembler toutes les activités de l’opérateur télécoms dans les médias, dont ses chaînes cinéma OCS et Orange Studios (le studio de production de films de cinéma et bientôt, de séries télé dans lesquelles l’opérateur a tout récemment décidé de se lancer). Selon le peu d’informations qui fuitent, ce serait David Kessler, directeur général d’Orange Studios depuis 2014, qui va en prendre la tête. En toute logique, puisqu’il était déjà le conseiller de la direction générale d’Orange sur la stratégie médias et contenus. L’homme est connu pour avoir été autrefois patron du Centre National du Cinéma, et ancien conseiller culture de François Hollande.

Stéphane Richard est déterminé à ancrer plus fortement Orange dans les contenus audiovisuels. Il a récemment indiqué que les dépenses dans ce domaine (550 millions d’euros par an) seraient en augmentation assez significative en 2017. Il avait déjà prévenu en janvier, à l’occasion de la présentation de ses vœux à ses salariés, qu’il en ferait un axe stratégique majeur cette année. Le contrat signé avec HBO en est une première illustration : il va plus loin que le précédent en intégrant une exclusivité totale sur les prochaines séries produites par l’américain, telles que « The Deuce » ou « Big Little Lies ». Alors que jusqu’ici, c’est OCS qui diffusait les séries de HBO en premier, et Canal+, en second. Cette dernière n’en aura donc plus du tout à partir de 2018. « Nous l’avons toujours dit, notre stratégie est d’être distributeurs de contenus et nous en distribuons dans plus de 10 millions de foyers au niveau européen. Le cinéma et les séries font partie des axes principaux », a indiqué Stéphane Richard.

 

 

Une des grosses nouvelles que vient d’annoncer le groupe est la création d’un service bancaire. Très attendue, l’offre d’Orange Bank sera lancée à la mi-mai, a déclaré  Thierry Martel, le directeur général de Groupama. Auparavant, une phase de test devrait être lancée entre mi-avril et mi-mai. Orange a pris 65% du capital de Groupama Banque pour créer Orange Bank avec l’ambition d’atteindre plus de deux millions de clients en France. De son côté, Groupama espère doubler le nombre de ses clients bancaires. Ils sont aujourd’hui 500.000. L’assureur mutualiste distribuera l’offre à son tour dans ses agences Gan et Groupama à partir du second semestre. L’offre de la banque mobile d’Orange devrait être innovante. «Elle comportera quelques innovations», a confirmé Thierry Martel, expliquant qu’une quarantaine de fintechs avaient travaillé à l’élaboration de l’offre. Certaines fonctions bancaires seront certainement automatisées, puisque la banque est dotée du programme d’intelligence artificielle Watson. La banque mobile sera dirigée par André Coisne, l’ancien directeur général de Bforbank, la banque en ligne du Crédit agricole. Orange avait dit, fin février, anticiper que le lancement d’ici l’été de son projet de banque mobile en France lui coûterait 100 millions d’euros en 2017, avec l’objectif d’atteindre l’équilibre d’ici cinq ans.

Stéphane Richard et Martin Bouygues (P-DG du groupe Bouygues) se seraient rencontrés début mars pour discuter de l’éventualité du rachat de Bouygues Telecom. Des modalités financières convenant aux deux parties auraient même été trouvées, à savoir un prix autour de 10 milliards d’euros. Patrick Drahi, le fondateur d’Altice (maison-mère de SFR), aurait, de son côté, été prêt à s’occuper de la finance du projet si l’Autorité de la concurrence posait un problème. Seulement voilà, le groupe a tenu à démentir l’information publiée par La Lettre de L’Expansion. Voici sa déclaration venant d’un court communiqué : Faisant suite à l’article de La Lettre de l’Expansion du lundi 13 mars « Orange-Bouygues : un accord en vue », Bouygues tient à démentir catégoriquement l’existence de discussions avec d’autres opérateurs en vue d’une consolidation du marché français des télécoms.

Allons-nous rester à quatre opérateurs en France ? Il semblerait que la réponse soit oui ; pour l’instant du moins. Il est bon de noter que Free et SFR auraient aussi profité du rachat de Bouygues Telecom par Orange puisqu’ils auraient récupéré des fréquences, des boutiques et/ou des clients. A suivre…

 

 

Une longue période d’incertitude pourrait toucher à sa fin…

 

 

Que voit-on sur le graphique ci-dessus pris sur ces cinq dernières années ?

Entre les mois de juillet 2013 et novembre 2015, le cours d’Orange a suivi une tendance nettement haussière, enregistrant au passage des variations en forme d’escalier, permettant au cours de l’action de s’apprécier de près de 160%, passant quasiment de 6 à 16 euros !

Ce qui apparaît comme très clair lors de cette longue phase ascendante du titre est l’alternance entre les vagues de hausse assez nettes et les phases de consolidation marquées, qui ont pris place sous fore de figures de continuations traditionnelles : triangles ou drapeau.

La hausse par étape du cours d’Orange vient donc confirmer la bonne santé du groupe sur ces dernières années. Le géant de la télécommunication connait cependant un ralentissement depuis l’enfoncement de l’oblique de support.

Cela fait donc près d’un an et demi qu’Orange est enfermée dans cette phase de consolidation sans tendance, bien qu’ayant retrouvé un tracé légèrement ascendant depuis août 2016. La configuration actuelle sera très déterminante car le cours est rentré dans un triangle qui pourrait aussi s’avérer être un biseau.

 

Pronostic & stratégie

L’incertitude règne sur l’action Orange. Il est difficile de trancher sur la configuration graphique actuelle. En revanche, les balises techniques à surveiller sont, elles, assez clairement identifiables :

  • Vers le haut, la zone de résistance clé se situe sur le seuil des 16 euros. Ce sera donc le niveau clé à surveiller à moyen-terme. Seul un franc passage au-dessus de cette barrière ouvrirait la voie à un nouveau véritable potentiel d’appréciation, qui devrait mener le titre vers de nouveaux plus-hauts.
  • Vers le bas en revanche, la moindre cassure du palier de soutien intermédiaire des 14 euros pourrait fortement remettre en cause le scénario haussier. Une correction majeure prendrait alors place en direction du niveau de support clé des 12,20 euros, voire pire selon le contexte et la conjoncture !

 

Comment optimiser sa stratégie en profitant de cette analyse ?

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais très bien, celui sur lequel nous nous sommes spécialisés se tourne vers les turbos, produits dérivés à fort effet de levier, qui s’adaptent extrêmement bien aux principes de l’analyse technique grâce à leur principale caractéristique : à savoir la barrière désactivante. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

De plus, il existe chez la plupart émetteurs des turbos permettant d’intervenir sur la variation de cette valeur phare du Cac 40. Par ailleurs, sachez que DT Turbo, en étroite collaboration avec les émetteurs en question, a désormais la possibilité d’obtenir des turbos sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

Voici, pour vous convaincre si besoin, le tableau des performances consolidées à la fin de ce premier trimestre 2017 du service :

 

Des résultats qui se passent de commentaires !

Nous rappelons d’ailleurs à ce sujet que nous affichons en permanence et en toute transparence ces performances sur la page d’accueil de notre site Dagher Trading.

Aussi, si vous souhaitez profiter de telles recommandations n’hésitez pas à lire notre brochure détaillée afin de bien vous renseigner (notamment sur les risques encourus) et, qui sait par la suite, à nous rejoindre en cliquant ici.

A bon entendeur…

Marc Dagher, avec l’aide de Benjamin Brothier

www.dtexpert.com

 

 

SPECIAL DEVISES – EUR/USD : l’heure au dollar ?

Suite au ton très protectionniste du G20, l’euro est entré dans une période d’hésitation. Réunis à Baden-Baden en Allemagne, les ministres des finances et les banquiers centraux des plus grandes économies mondiales ont vu les Etats-Unis refuser de répéter cette année, en communiqué de presse, la volonté commune de lutter contre toute forme de protectionnisme. C’est une première qui, si elle ne pèse pas dans l’immédiat sur les changes, freine l’appétit pour le risque sur les marchés actions. Pour rappel, l’euro avait pris soudainement de la hauteur face au dollar au milieu du mois de mars.

En réaction à l’amélioration constante de la santé économique américaine, dans un contexte de relative maîtrise des prix, Janet Yellen, en accord avec le Comité de politique monétaire, a décidé de relever d’un quart de point le principal taux directeur fédéral. Et ce, comme l’anticipait une grande frange des salles des marchés. Là où l’institution s’est montrée une nouvelle fois accommodante, c’est qu’elle n’a pas du tout argumenté en faveur de quatre hausses sur l’ensemble de l’année 2017. Ce qui laisse donc le scénario de deux resserrements supplémentaires (trois au total sur 2017) possibles ; ceci restant crédible comme base de travail pour les allocations d’actifs.

Mais vu sous le prisme des changes, c’est la perspective d’un dollar un peu moins « rémunérateur » face à l’euro qui est à l’origine de ce réajustement sur la paire de devises. Aucun chiffre macroéconomique majeur à l’horizon ne figure à l’agenda à ce jour, avant les élections. Les inscriptions hebdomadaires de fin mars aux allocations chômage aux Etats-Unis, puis une batterie d’indicateurs PMI en zone euro seront de forts déterminants pour les fluctuations prochaines de la paire.

A l’inverse, le dollar n’a pas profité du relèvement des taux de la Fed du 15 mars alors qu’une telle mesure est généralement favorable à la monnaie du pays concerné : le billet vert a interrompu cinq semaines consécutives de hausse face à un panier de devises de référence. De la même façon, le rendement des bons du trésor à deux ans est tombé à 1,31% contre 1,40% avant les annonces de la Fed de ce mois de mars. « Il y a eu un certain nombre de réactions paradoxales sur plusieurs classes d’actifs, qui s’expliquent par la façon dont les investisseurs ont interprété les annonces de la Fed », explique Bernard Aybran, directeur de la multigestion chez Invesco.

 

 

Après la réunion de la Fed et les élections aux Pays-Bas, et à défaut d’un agenda chargé en termes d’indicateurs, l’attention devrait revenir vers les réformes toujours espérées de Donald Trump en matières économique et fiscale et vers l’élection présidentielle en France. L’euro est reparti à la baisse face au dollar après la publication d’un sondage montrant une progression des intentions de vote en faveur de Marine Le Pen pour le premier tour de la présidentielle. Le président de la BCE a voulu rassurer sur les risques politiques pesant sur la zone euro. Au cours de sa conférence de presse du jeudi 16 mars, il a affirmé que la monnaie unique est «irrévocable».

«Irrévocable». C’est le terme que Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne a employé pour qualifier la monnaie unique. À l’issue de la réunion du Conseil des gouverneurs, il donnait son habituelle conférence de presse pour expliquer ses dernières décisions de politique monétaire. À six jours des élections générales aux Pays-Bas et à quarante-cinq jours du premier tour de l’élection présidentielle en France, les journalistes voulaient entendre le gardien de la monnaie unique sur la montée des partis anti-euro. L’éclatement de la zone euro? «Franchement, je ne l’anticipe pas. Il y a des tensions mais rien qui soit grave à ce point», a-t-il déclaré.

Le président de l’institution de Francfort a réaffirmé que l’euro est «le pilier» du marché unique. En substance, il a dit que sans euro, point de marché unique, et sans marché unique, point d’Union européenne. Ce qui ne l’empêche pas de convenir qu’il faut améliorer l’union monétaire, afin de la rendre plus prospère, pour le bénéfice de tous ses habitants. Mario Draghi est-il inquiet de la montée des partis anti-européens? Le président de la BCE s’est montré prudent dans ses réponses, se défendant d’avoir un rôle politique et rappelant que son mandat se borne à assurer « la stabilité des prix ». Pour autant, il a admis que « le risque géopolitique s’est accru ». Mais il visait là davantage le reste du monde que l’Europe.

 

 

Les incertitudes politiques n’empêchent pas la zone euro de dégager des perspectives économiques. Dans ses nouvelles prévisions, la BCE parie sur une croissance de la zone euro de 1,8% cette année, et de 1,7% l’année prochaine. Mario Draghi a relevé sa prévision d’inflation à 1,7% cette année (contre 1,3% précédemment) mais hors énergie, celle-ci ne sera pas suffisamment élevée pour justifier un relèvement rapide des taux d’intérêt. Comme attendu, la BCE n’a pas modifié ses taux ni son programme de rachat d’actifs qui permet d’alimenter la zone euro en liquidité. Ce programme, le QE (Quantitative Easing), sera réduit à partir du mois d’avril à 60 milliards d’euros par mois, contre 80 milliards jusqu’à présent, comme annoncé. Il est toujours prévu que ces rachats se poursuivront au moins jusqu’en décembre 2017, et se prolongeront si nécessaire.

Au cœur du programme économique du Front national, l’abandon de la monnaie unique pourrait entraîner une crise bancaire et financière sans précédent. Alors que l’avance de Marine Le Pen se consolide dans les sondages pour le premier tour de l’élection présidentielle, le débat sur la sortie de la France de l’euro prend de l’ampleur. La principale mesure du programme économique du FN inquiète la grande majorité des experts, qui prédisent une crise majeure sur la dette publique si elle était mise en œuvre, mais aussi une fuite massive des capitaux, ainsi que de graves difficultés pour les banques et des risques pour l’épargne des Français. L’abandon par la France de la monnaie unique porterait également un coup fatal à la zone euro, peut-être même à l’Union européenne. Bien qu’un tel événement reste encore très hypothétique, les grandes entreprises, endettées en euros et très sensibles aux risques de change commencent à évaluer les effets de ce scénario.

 

Une configuration technique totalement erratique…

 

 

Que voit-on sur le graphique ci-dessus sur les dix dernières années ?

Comme on l’avait précédemment depuis les plus-hauts de mai 2014, les cours ont décidé de rester au sein du très large canal légèrement descendant en place depuis l’été 2008. Cependant, la configuration graphique sur cette paire majeure reste difficile à lire. En effet, les zigzags à l’intérieur de ce large canal sont assez hasardeux et seul un probable décompte en « ABCX » nous semble encore tenir la route dans l’état actuel des choses.

Sur du relativement plus court terme, ça fait maintenant deux ans que la paire majeure mondiale ne dessine plus aucune véritable tendance, s’enfermant au sein d’un range plat à l’intérieur duquel elle évolue de façon totalement erratique. Ce qui reflète bien la conjoncture globale tendue, et les politiques des banques centrales qui ne permettent pas de dégager de tendance.

Le violent mouvement baissier de 2014-2015 s’est accentué en pulvérisant des records vieux de 2003, mais la borne inférieure du fameux canal a tenu. Le rebond qui avait été ainsi initié en mars 2015 sur cette forte zone de soutien avait lui-même pris place sous forme de flag (drapeau, en bleu marine sur notre schéma) qui a plus ou moins trouvé un terme au début de cette année 2017.

La question est donc désormais de savoir si l’euro est à-même de retrouver des forces suffisantes pour repartir nettement à la hausse ou si, après un net rebond initié sur les plus-bas vers 1,035 de fin 2016-début 2017.

A suivre donc, et de très près…

 

Pronostic & stratégie

Le swing-move (report de 100%) de la première vague du rebond initié en ce début d’année 2017 offre un objectif majeur autour des 1,1000. Le test de ce niveau semble plus que probable désormais, bien qu’il faille auparavant s’affranchir de l’overlap ce plus court terme situé sur les 1,0870.

A plus moyen terme, tant que cette balise des 1,1000 dollar n’est pas nettement dépassée, nous resterons prudents avec une possibilité de reprise baissière. Il faudra alors évidemment surveiller le seuil des 1,0500 dollar puis celui des 1,0350. L’enfoncement de ces deux soutiens intermédiaires clés conduira tout droit au test de la fameuse parité absolue à 1 euro pour 1 dollar, qui se trouve être en plus au niveau de la borne inférieure du large canal de long terme.

Alternativement cependant, le net passage au-dessus des 1,1000 dollar induirait une possibilité d’accélération plus conséquente en direction du premier objectif situé sur les sommets vers 1,1600 dollar. Seul le franc passage au-dessus de ce niveau ouvrirait à la voie à une nette reprise de la tendance haussière sur la paire.

 

Comment optimiser sa stratégie en jouant ce scénario ?

Il existe divers moyens d’investir sur le marché des changes en Bourse.

Vous connaissez déjà sans doute notre service de conseils clés-en-main DT Turbo, qui vous permet de jouer les devises et qui, d’ailleurs, a su profiter plusieurs reprises déjà de la chute de l’euro face au dollar.

Mais connaissez-vous notre nouveau service de recommandations ? Ce dernier s’appelle DT Forex et vous offrira toute l’expertise et le savoir-faire de DT adapté sur le Forex. N’hésitez donc surtout pas à vous renseigner et consulter notre brochure détaillée en ligne en cliquant ici pour pouvoir profiter de la nouvelle offre spéciale de lancement !

 

Vous hésitez encore ? Regardez les très bons débuts du service :

 

 

En parallèle, laissez-nous vous présenter le bilan de notre service DT Turbo qui affiche sur l’exercice 2017 une performance réelle des plus louables de 80% de conseils gagnants avec une moyenne de +28,20% de gains par conseil, comme vous pouvez le voir ci-après :

Des résultats qui se passent de commentaires !

Nous rappelons d’ailleurs à ce sujet que nous affichons en permanence et en toute transparence ces performances sur la page d’accueil de notre site Dagher Trading.

Aussi, si vous souhaitez profiter de telles recommandations n’hésitez pas à lire notre brochure détaillée afin de bien vous renseigner (notamment sur les risques encourus) et, qui sait par la suite, à nous rejoindre en cliquant ici.

A bon entendeur…

Marc Dagher, avec l’aide de Benjamin Brothier

www.dtexpert.com

 

 

SPECIAL ACTIONS – Atos : Un pour tous, et tous pour un !

Atos est l’un des plus grands acteurs des entreprises de service du numérique (ESN) et se classe à la huitième place au niveau mondial avec un chiffre d’affaires annuel de 11 milliards d’euros en 2015 et environ 100.000 employés dans 72 pays dont la France où le groupe est le principal prestataire de paiement sécurisé en ligne pour les entreprises via sa filiale Wordline. Le groupe est par ailleurs leader du cloud au niveau européen. Le groupe exerce ses activités sous les marques Atos, Bull, Canopy et Worldline.

L’activité d’Atos s’organise autour de quatre métiers principaux :

  1. Le conseil et services technologiques et l’intégration de systèmes.
  2. L’infogérance
  3. Les services transactionnels (dont le paiement sur internet) filialisés au sein de Worldline
  4. Le cloud, le big data et la cybersécurité

 

Atos entre dans la cour des (très) grands…

 

C’est le premier changement au sein de l’indice Cac 40 depuis mars 2016, où Sodexo avait remplacé Alstom. Un an plus tard, la société de services informatiques s’apprête à prendre la place de la foncière Klépierre au sein de l’indice phare de la Bourse de Paris. Tous les trimestres, le Conseil scientifique des indices, indépendant de la place de cotation d’Euronext se réunit pour décider s’il y a lieu ou pas de modifier la composition des indices parisiens, en fonction de critères bien précis (en termes de capitalisation, de volumes de transactions, etc.). Le choix d’Atos consacre notamment le beau parcours boursier de la SSII dirigée par Thierry Breton, ex patron de France Télécom et ancien ministre de l’Economie. L’action Atos progresse en effet de près de 67% sur un an, soit la deuxième meilleure performance de l’indice Cac Next 20, l’antichambre du Cac 40.

Atos faisait d’ailleurs partie des favoris en cas de changement dans la composition de l’indice. « C’est le candidat le plus proche », estimait notamment Société Générale dans sa dernière revue des indices européens. Il va rejoindre un autre géant du secteur, Capgemini. Le groupe viendra donner une tonalité un peu plus high-tech au Cac 40, souvent critiqué pour laisser trop peu de place à la « nouvelle économie ». Atos a donc été préféré à Thales, autre candidat potentiel, sorti du Cac il y a un peu plus de 10 ans. Comme Atos, Thales avait publié de bons résultats 2016. Le nom de Dassault Systèmes revenait aussi fréquemment.

Globalement, Atos tire profit de la stratégie mise en place depuis trois ans avec le plan « Ambition 2016 ». Celle-ci intégrait un contrôle accru des coûts mais aussi la définition de vrais choix technologiques. « Nous avons réussi au fil des ans à construire un socle technologique important, avec des solutions qui nous sont propres. C’est indispensable pour continuer à se développer dans un environnement très concurrentiel comme l’informatique », considère Elie Girard. Le rachat de Bull en 2014 a ainsi permis à Atos de créer une nouvelle division « Big Data & Cybersécurité », dont l’activité a bondi de 13% l’an dernier, avec une marge de 17%. Le groupe compte bien rééditer ces bonnes performances en 2017. La croissance du chiffre d’affaires devrait être supérieure à 2% et la marge opérationnelle se situer entre 9,5 et 10%. L’exécution du nouveau plan triennal « Ambition 2019 », dévoilé en novembre, contribuera à l’amélioration continue des résultats. Atos est convaincu que la numérisation des entreprises va s’accélérer dans les mois et les années à venir. Il compte notamment sur ses nouvelles offres de cloud hybride, de virtualisation des espaces de travail ou encore d’analyse prédictive de données afin de pouvoir en profiter de façon optimale.

Du côté des innovations marquantes de l’entreprise, le leader international de la transformation digitale annonce à travers sa marque technologique Bull, que selon le benchmark international de la SPEC (Standard Performance Evaluation Cooperative), les serveurs Bullion battent une fois encore des records de performance. Réalisé sur une configuration 16 sockets, ce benchmark montre que les serveurs d’entreprise haut de gamme x86 Bullion atteignent des niveaux de performance exceptionnels qui en font les plus puissants au monde en termes de vitesse et de mémoire. Bullion est déployé à large échelle dans de nombreuses entreprises et administrations, principalement en Europe, Amérique du Nord, Afrique et au Brésil. Grâce à ses caractéristiques uniques, il accompagne la transformation digitale de nombreux clients, à l’instar de la ville d’Helsinki. Il simplifie également les opérations, garantissant par exemple pour OPO Oeschger en Suisse la livraison sous 24 heures de tous les articles disponibles dans leur très large catalogue.

Toujours d’un point de vue technologique, le futur nouveau venu du Cac 40 a annoncé être le premier partenaire à fournir des applications mobiles pour MindSphere, le système d’exploitation ouvert IoT (Internet des Objets) basé sur le cloud de Siemens. « Ces applications permettent aux fabricants d’accéder à leurs données de production et de les analyser sur des appareils mobiles et ainsi gérer efficacement leur production, résoudre les problèmes et optimiser les ressources en vue d’augmenter la productivité des usines », a expliqué la SSII.

Les applications intègrent les données de production de nombreux systèmes de gestion, tels que les MES (Manufacturing Execution Systems, systèmes de gestion des processus industriels) et les ERP (Enterprise Resource Planning, progiciels de gestion intégrés). Avec les analyses Big Data, les utilisateurs peuvent recevoir des données spécifiques sur la chaîne de production, en temps réel mais aussi de manière prédictive. Les utilisateurs peuvent ainsi régler et gérer dans les meilleurs délais tout problème émergeant au niveau des processus de production, offrant une rationalisation optimale. Ces applications Atos Codex seront disponibles pour les utilisateurs finaux sur la plateforme MindSphere 2.0.

Côté résultats, le groupe a dépassé tous ses objectifs l’année dernière. Le chiffre d’affaires a progressé de 1,8% à 11,7 milliards d’euros et le résultat opérationnel a bondi de 20%, faisant grimper la marge de 8,3 à 9,4%. La hausse de la rentabilité va profiter aux actionnaires, déjà gâtés par le parcours de l’action en Bourse (+61% en un an), puisque le dividende qui sera versé cette année augmentera de 45%. « La dynamique est bonne dans le secteur. Il y a un besoin de transformation numérique des entreprises qui est réel », commente Elie Girard, le directeur financier d’Atos. Le groupe a profité en 2016 du dynamisme de l’activité aux Etats-Unis (+4,5% en un an), son premier marché devant l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France. Le rachat de la filiale de services informatiques de Xerox il y a deux ans a permis au groupe de changer d’échelle outre-Atlantique et de gagner de nouveaux clients.

 

Une tendance haussière sans faille de plus de 8 ans !

 

 

Que voit-on sur le graphique ci-dessus de ces dix-sept dernières années ?

Si l’on considère ce début de siècle, le cours de l’action a vu des hauts et des bas, enregistrant ainsi des variations de grande amplitude.

L’action avait démarré le nouveau millénaire avec ce qui reste à ce jour ses plus-hauts historiques, autour des 180 euros. Suite à l’explosion de la bulle internet, une chute de plus en plus spectaculaire a d’abord vu le titre s’écrouler une première fois jusqu’en 2003, puis une seconde fois en jusqu’en décembre 2008, après un rebond intermédiaire conséquent. Cette seconde chute venait à la suite de la crise financière de 2008, initiée par le scandale du subprime.

A partir de cette période, les cours sont rentrés dans une phase haussière nette et sans bavure, avec dans un premier temps une oblique de résistance ascendante qui avait débuté juste après fin 2008, et une oblique de support, enclenchée à la mi-2011. Le cours est resté dans cette configuration jusqu’à récemment, où de bonnes nouvelles sont venues donner un coup de pouce au cours.

L’évolution d’Atos depuis le début des années 2000 peut se résumer en 3 phases distinctes. En premier, la forte chute qui a suivi l’éclosion de la bulle spéculative surnommée « dotcom » aux Etats-Unis. La deuxième a été cette période de consolidation entre les deux crises qui s’est terminée en une nouvelle déconvenue à la suite de la crise financière. Et enfin, la renaissance d’Atos a démarré en décembre 2008 pour se poursuivre jusqu’à aujourd’hui.

Les années 2010 auront vu le cours augmenter de plus de 300% ! Cette période de forte croissance s’inscrit comme une des meilleures performances dans tout le paysage de la finance française. Visiblement, la fête n’est pas sur le point de se terminer car un fort signal technique vient de se manifester tout récemment. Le cours a, pour la première fois, dépassé l’oblique de résistance qui lui faisait barrage depuis le mois de septembre 2009. C’est un petit évènement qui pourrait être un facteur très positif pour la compagnie.

 

Pronostic & stratégie

 

Depuis le début de l’année, le cours d’Atos a presque sans cesse manifesté une velléité ascendante dans son évolution. Le récent dépassement de l’oblique de résistance vient confirmer une période faste pour le géant de l’ESN. Aussi, tant que le point pivot situé sur la zone des 97 euros n’est pas enfoncé, nous resterons haussiers avec la zone des plus-hauts historiques situés autour des 180 euros en ligne de mire.

Alternativement cependant, la franche cassure des 97 euros engendrerait une correction plus large en direction de l’overlap clé des 78,50 euros. Seul le passage sous ce niveau viendrait remettre en cause la poursuite immédiate de la tendance haussière de fond.

 

Comment optimiser sa stratégie en jouant ce scénario ?

 

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais très bien, celui sur lequel nous nous sommes spécialisés se tourne vers les turbos, produits dérivés à fort effet de levier, qui s’adaptent extrêmement bien aux principes de l’analyse technique grâce à leur principale caractéristique : à savoir la barrière désactivante. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

De plus, il existe chez la plupart émetteurs des turbos permettant d’intervenir sur la variation de cette future valeur du Cac 40. Par ailleurs, sachez que DT Turbo, en étroite collaboration avec les émetteurs en question, a désormais la possibilité d’obtenir des turbos sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

Voici, pour vous convaincre si besoin, le tableau des performances consolidées pour 2016 du service :

 

 

Des résultats qui se passent de commentaires !

Nous rappelons d’ailleurs à ce sujet que nous affichons en permanence et en toute transparence ces performances sur la page d’accueil de notre site Dagher Trading.

Aussi, si vous souhaitez profiter de telles recommandations n’hésitez pas à lire notre brochure détaillée afin de bien vous renseigner (notamment sur les risques encourus) et, qui sait par la suite, à nous rejoindre en cliquant ici.

A bon entendeur…

Marc Dagher, avec l’aide de Benjamin Brothier

www.dtexpert.com

 

1 2 3 21