SPECIAL MATIERE PREMIERE – Pétrole : l’or noir « krach », mais ne rompt pas…

Le pétrole : les bases.

Le pétrole (en latin petroleum, du grec petra, « roche », et du latin oleum, « huile ») est une roche liquide d’origine naturelle, une huile minérale composée d’une multitude de composés organiques, essentiellement des hydrocarbures, piégée dans des formations géologiques particulières.

L’exploitation de cette source d’énergie fossile et d’hydrocarbures est l’un des piliers de l’économie industrielle contemporaine, car le pétrole fournit la quasi-totalité des carburants liquides – fioul, gazole, kérosène, essence, GPL – tandis que le naphta produit par le raffinage est à la base de la pétrochimie, dont sont issus un très grand nombre de matériaux usuels – plastiques, textiles synthétiques, caoutchoucs synthétiques (élastomères), détergents, adhésifs, engrais, cosmétiques, etc. – et que les fractions les plus lourdes conduisent aux bitumes, paraffines et lubrifiants. Le pétrole dans son gisement est fréquemment associé à des fractions légères qui se séparent spontanément du liquide à la pression atmosphérique, ainsi que diverses impuretés comme le dioxyde de carbone, le sulfure d’hydrogène, l’eau de formation et des traces métalliques.

 

Comment le coronavirus affecte-t-il le pétrole ?

La propagation du coronavirus dans le monde et les risques d’une crise économique généralisée ont fait plonger les cours du pétrole ces dernières semaines. Malgré un rebond observé lundi 2 mars, le baril de Brent (le pétrole côté à Londres) a perdu un cinquième de sa valeur depuis le début de l’année, pour tomber autour des 52 dollars.

Pour les treize membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, qui représentent environ un tiers de l’offre mondiale de pétrole, il est urgent d’agir. Avec leurs alliés (une dizaine de pays dont la Russie et le Mexique), ils vont se réunir jeudi 5 et vendredi 6 mars à Vienne afin de trouver une réponse.

Pour ce nouveau cartel, appelé « Opep+ » et qui pèse un peu plus de la moitié du marché pétrolier, la question est de savoir s’il peut se mettre d’accord sur une nouvelle réduction de l’offre, pour freiner ou enrayer la baisse des cours.

En novembre 2018, l’Opep+ avait déjà diminué sa production de 1,2 million de barils par jour (bpj), dont 800.000 venant de l’Opep. En décembre dernier, l’effort avait même été porté à 1,7 million de barils pour faire face au ralentissement économique.

Il semble difficile pour l’heure d’aller plus loin, même si l’Arabie Saoudite, chef de file de l’Opep, pousse-en ce sens. Les Saoudiens viennent d’introduire en Bourse une petite partie du capital d’Aramco, la compagnie nationale, et ils ont besoin que les cours remontent s’ils veulent céder d’autres titres. Selon le Financial Times, ils plaideraient pour une coupe forte, de l’ordre d’un million de barils par jour.

À l’inverse, le président russe Vladimir Poutine a jugé, dimanche 1er mars, que « le niveau actuel des prix du pétrole est acceptable », pour le budget de la Russie. Selon les autorités, le budget fédéral pour 2020 aurait été calculé sur la base d’un baril à 42 dollars.

Même au sein de l’Opep, la position saoudienne ne semble pas faire l’unanimité. Certains estiment qu’une nouvelle diminution des quotas n’est pas nécessaire, car l’offre mondiale de pétrole est déjà en train de reculer. Ils mettent en avant la forte baisse des exportations libyennes en raison du blocage des terminaux du pays et le renforcement des sanctions américaines contre les exportations de pétrole vénézuélien.

Jusqu’à récemment, le monde consommait environ 100 millions de barils de pétrole par jour, dont 14 millions en Chine. En décembre, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) tablait encore sur une progression de la demande de l’ordre d’un million de barils pour 2020, dont la moitié pour la Chine.

Mais tout a changé avec l’épidémie de coronavirus. L’économie chinoise aurait ainsi réduit ses besoins en pétrole de l’ordre de 3 à 4 millions de barils par jour. L’activité du transport aérien, qui consomme à lui seul 8% du brut de la planète, est également en baisse. Un peu partout, les perspectives économiques sont révisées. L’OCDE a ainsi ramené sa prévision de croissance planétaire de 2,9% à 2,4% pour 2020, dans un rapport publié lundi 2 mars.

 

Coup dur pour le Venezuela :

L’effondrement des prix du pétrole, principale source de revenus du Venezuela, est un nouveau coup dur pour l’économie du pays sud-américain déjà très affectée par une effroyable crise sociale et économique qu’alimente une kyrielle de sanctions américaines.

Les cours du baril ont encaissé leur pire chute en près de 30 ans en plongeant d’environ 25%. Une chute due à l’échec des discussions entre les producteurs du Golfe, au premier rang desquels l’Arabie Saoudite, et la Russie pour réduire la production.

La dégringolade s’est poursuivie tout au long de la semaine sur fond de crise sanitaire mondiale liée à la pandémie de nouveau coronavirus et d’incapacité des producteurs à s’entendre pour diminuer l’offre. Pour le Venezuela, qui dispose des plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, cet effondrement des prix aurait difficilement pu tomber plus mal.

La vente de pétrole génère la majeure partie de ses revenus. Or, sa production est en chute libre : de 3,2 millions de barils par jour en 2008, elle est passée à 865.000 barils par jour en février. Selon l’opposition au président socialiste Nicolas Maduro, la faute en revient au manque d’entretien des infrastructures, à des investissements inexistants et surtout à la « corruption » généralisée qui gangrène PDVSA, la compagnie pétrolière publique, qui n’a pas répondu aux questions de l’AFP.

En outre, Caracas a perdu son principal client, les Etats-Unis, depuis l’entrée en vigueur en avril dernier d’un embargo de Washington sur son or noir. Une mesure éminemment politique, puisqu’elle est censée, comme toutes les sanctions de l’administration Trump, accentuer la pression sur Nicolas Maduro et son entourage et, in fine, le pousser vers la sortie.

Et les analystes consultés par l’AFP estiment que la chute des prix du pétrole risque de mettre l’économie à genoux. Selon Luis Arturo Barcenas du cabinet Ecoanalitica, dans un « scénario optimiste » le Venezuela perdrait entre 4,5 et 7,5 milliards de dollars en revenus cette année. D’autres experts avancent le chiffre de 9 milliards de dollars.

Le Venezuela, déjà déclaré en défaut partiel sur le remboursement de sa dette par des agences de notation, va en outre avoir toutes les difficultés du monde à rembourser les créanciers qu’elle paie en pétrole, comme la Chine.

Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une chute du PIB vénézuélien de 10% en 2020, mais le krach pétrolier pourrait bien ajouter « quatre à cinq points » à ce chiffre, prévient-il. Autre problème de taille : avec la fin des exportations vers les Etats-Unis, le Venezuela a dû trouver d’autres débouchés. Aujourd’hui, l’Inde est son principal client et achète 43% de sa production, contre 22% il y a deux ans encore.

 

Côté analyse technique, que peut-on avoir comme indication complémentaire ?

Sur le graphique pris en base journalière ci-dessus et depuis le fameux sommet de 2009, on constate aisément la lourde chute des cours du Brent (de la mer du Nord) qui, depuis la franche cassure de son oblique de soutien en janvier dernier s’est effondré d’environ 40 dollars le baril.

Cette lourde chute l’a entraîné plus bas que son point bas de janvier 2016, et le rapproche d’une zone de soutien clé située autour des 21,45 dollars. Si le test de ce niveau critique est quasi évident, une chose est encore plus sûre : il sera réellement déterminant pour l’évolution des prix du baril car le prochain objectif de projection sera d’abord sur les 16,5 dollars.

Alternativement, et au regard de l’intensité de la chute actuelle, on ne pourra valider une reprise technique pérenne avant un passage au-dessus des 40 dollars, qui reste donc ici notre point pivot. Alors certes, ça fait quand même 45% de hausse à reprendre, mais c’est pourtant la zone technique majeure à surveiller, en amont de celle des 50,75 dollars.

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SPECIAL ACTU – Coronavirus : pas de masque protecteur efficace pour l’économie mondiale ?

Qu’est-ce qu’un coronavirus ?

Les coronavirus sont un groupe de virus qui causent des maladies chez les mammifères et les oiseaux. Chez l’homme, les coronavirus provoquent des infections des voies respiratoires qui sont généralement bénignes, comme le rhume, bien que des formes plus rares telles que le SRAS, le MERS et le COVID-19 puissent être mortelles. Les symptômes varient chez d’autres espèces : chez les poulets, ils provoquent une maladie des voies respiratoires supérieures, tandis que chez les vaches et les porcs, ils provoquent la diarrhée.

Les chauves-souris et les oiseaux, en tant que vertébrés volants à sang chaud, sont des hôtes idéaux pour la source du gène du coronavirus (avec les chauves-souris pour l’Alphacoronavirus et le Betacoronavirus, et les oiseaux pour le Gammacoronavirus et le Deltacoronavirus) pour alimenter l’évolution et la dissémination du coronavirus.

Les coronavirus sont normalement spécifiques à un hôte, mammifères ou oiseaux selon leur espèce ; mais ces virus peuvent parfois changer d’hôte à la suite d’une mutation. De telles mutations ont été responsables des graves épidémies de SRAS en novembre 2002, de MERS en 2012 et depuis cette année de COVID-19.

Qu’entend-on exactement par mutation ? Tous les organismes vivants portent leur patrimoine génétique sur une longue chaine moléculaire nommée ADN. Dans le cas de certains microbes, comme le coronavirus SARS-Cov2 qui défraie l’actualité, l’information peut d’ailleurs être contenue sur une autre chaîne analogue nommée ARN. Lorsqu’ils se reproduisent, que ce soit par reproduction sexuée (2 parents) ou parthénogénétique (un seul parent, comme chez certains insectes, reptiles, poissons, microbes ou végétaux), les individus transmettent ce patrimoine génétique.

Lorsque sont produits les gamètes, les cellules sexuelles qui vont transmettre à la génération suivante cet héritage génétique, ce dernier va être copié, et copié, et copié encore des milliers de fois. Or, on parle d’ouvrages génétiques comportant plusieurs centaines de millions de caractères (ou nucléotides), le génome humain en comporte par exemple 3,3 milliards. Il se trouve que la nature n’est pas totalement parfaite : devant l’ampleur colossale de la tâche, quelques erreurs de copie vont être commises. Elles sont très rares. On parle d’une erreur par million, voire milliard. Mais quoi qu’il en soit, ces copies sont considérées comme des versions mutées de l’original.

L’une des particularités de ce nouveau virus est qu’il semble avoir une bonne affinité pour les cellules humaines. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’un individu peut en être porteur sans développer pour autant de symptômes alarmants et que le virus peut demeurer indétecté et passer inaperçu durant plusieurs jours. Lorsque le virus débarque dans une nouvelle région du monde peuplée par des humains aux caractéristiques physiologiques et immunitaires légèrement différentes de celles d’où il vient, des mutations légères s’opèrent afin de s’adapter à ces nouveaux hôtes. Bien évidemment, rien de conscient dans ce processus. Quand un pathogène envahit un organisme, il s’y multiplie en plusieurs exemplaires, légèrement différents en raison des petites erreurs qu’occasionnera la copie du matériel génétique. Selon la théorie darwinienne de l’évolution, ne survivront et ne se dissémineront que les avatars les plus aptes et les mieux adaptés. Rien d’étonnant donc à ce que, comme on l’a lu de la part de chercheurs italiens, comparée au coronavirus venu de Chine, « la version italienne est certainement le résultat d’une mutation, d’autant que ce virus se modifie d’une personne à une autre ». Ceci ne dit rien d’autre que : le virus s’est adapté à des hôtes légèrement différents les uns des autres, à des populations différentes dans divers pays.

De nouvelles mutations majeures peuvent-elles survenir chez SARS-Cov2 pour produire d’autres souches, soit plus agressives encore, soit plus infectieuses ? Personne ne saurait le dire car le monde des virus reste imprévisible. Une chose est certaine : plus le virus se propage à l’intérieur de la population humaine et se multiplie, plus des mutations surviennent dans son patrimoine et plus les risques de surgissement d’une nouvelle souche augmentent. D’où les efforts mis en place par les services de santé pour limiter au maximum l’expansion de cette menace.

 

Comment le coronavirus affecte-t-il l’économie mondiale ?

Le mois de janvier s’était terminé dans la douleur du fait des interrogations suscitées par les effets à venir du coronavirus. Mais comme les marchés ne sont pas à une contradiction près, ils sont vite revenus sur leurs plus hauts (plus de 6.100 points pour le CAC 40) estimant, peut-être, que tout allait s’arranger rapidement. Mais voilà, les opérateurs ont découvert que le virus voyageait et ce fut un véritable vent de panique.

Ainsi, par rapport au plus haut du 19 février, le CAC a perdu près de 10%. Comme nous le répétons souvent, le marché a horreur des incertitudes, même s’il s’en nourrit, et là il se trouve face à un vrai casse-tête à savoir déterminer quelles peuvent être les conséquences économiques du coronavirus ou plutôt des décisions prises par les États et en premier lieu par la Chine. Car, au-delà de l’impact sanitaire, qui a pour certains des conséquences dramatiques, les opérateurs s’interrogent sur les répercussions économiques surtout quand on sait que l’atelier du monde qu’est la Chine est mis sous cloche, ou du moins semble l’être.

A ce jour, un consensus semble s’accorder sur le fait que la croissance mondiale sera affectée au moins sur un trimestre car c’est une grande partie de la chaîne de production qui est « grippée ». Les Etats-Unis seront peut-être un peu plus préservés que l’Europe et l’Asie car ils produisent plus chez eux mais ils ne pourront être totalement immunisés. Dans ce contexte où il est plus que compliqué de mesurer le véritable impact et sa durée, pas étonnant que les marchés flanchent surtout après avoir montré une santé insolente pendant de très longs mois.

Et les Bourses de la planète ont lourdement chuté, tandis que la volatilité (mesurée par l’indice VIX) a explosé et que les valeurs refuges (or, obligations souveraines des Etats-Unis, franc suisse…) ont brillé.

Les prix des matières premières ont également subi un impact important. La Chine étant le principal consommateur de nombreuses matières premières, en particulier de métaux utilisés dans l’industrie. Par conséquent, l’impact sur les prix a été significatif, comme l’illustre l’évolution du S&P GSCI, une mesure de la performance générale des prix des matières premières. Il faut dire que la place de la Chine dans l’économie mondiale a considérablement changé depuis l’apparition du SRAS.

Alors que le PIB de l’Empire du milieu ne représentait que 4,2% de l’économie mondiale en 2002 et contribuait à hauteur de 18% à la croissance planétaire, sa part dans le PIB mondial était passée à 15,8% en 2018, et la Chine assure actuellement près d’un tiers de la croissance mondiale…

Le coronavirus pèse lourdement sur l’activité économique chinoise et ce phénomène aura donc « un impact proportionnellement plus important sur la croissance de la planète ».

 

Conclusion

Les mesures prises pour éviter une trop grande propagation du coronavirus vont avoir un impact non négligeable sur l’économie mondiale. La question est de savoir combien de temps il faudra pour que tout retourne à la normale et en corolaire quel en sera le coût économique. Le luxe est touché, l’automobile est touchée, l’industrie pharmaceutique, le transport, les loisirs sont touchés, pour ne citer qu’eux. Seules les sociétés du secteur des « utilities » ou très localisée tant commercialement qu’industriellement seront d’une certaine manière prémunies si nous ne cédons pas à la psychose ou que nos gouvernants n’y cèdent pas par excès de précaution en nous mettant sous cloche.

Au-delà du débat que l’on pourrait avoir sur une surréaction des autorités ou non quant à la gestion sanitaire, cette « crise » met en avant que le monde a profondément changé dans sa cartographie économique, et qu’il est désormais extrêmement dépendant de la Chine, que ce soit comme pays consommateur que comme pays producteur. Il sera d’ailleurs très intéressant de voir quelles sont les zones les plus dépendantes une fois que nous pourrons faire les comptes.

Au-delà de ce constat qui semble une lapalissade, cela pourrait faire réfléchir beaucoup d’acteurs sur la possibilité ou non de rééquilibrer un peu les choses. Aussi, de cette crise nous allons en tirer une conclusion : sommes-nous définitivement dépendants de la Chine, ou des solutions alternatives peuvent-elles être envisageables ?

La crise du coronavirus va certainement ouvrir de nouvelles opportunités industrielles sur le long terme. A plus court terme, les opérateurs financiers vont retrouver des points d’entrée aidés par la forte baisse des marchés même s’il faut s’attendre à une dégradation des prévisions au moins pour 2020. Et la question qui est actuellement sur toutes les lèvres de tous les intervenants boursiers : la très forte chute de ces derniers jours va-t-elle offrir de nouvelles opportunités de racheter le marché à plus ou moins court terme, ou bien si, au contraire, il va falloir songer à pouvoir jouer la poursuite de la baisse avec un potentiel encore conséquent, voire une reprise de tendance baissière pérenne ?

Il va donc falloir surveiller tout ça de très près, attendre l’impact à retardement des données chiffrées concrètes, et manœuvrer avec force agilité car le risque serait surtout le suivant : les marchés, souvent épidermiques, pourraient se servir du « prétexte » coronavirus pour déclencher une purge (pour ne pas dire un krach) qui planait depuis quelques temps au-dessus de leurs têtes…

 

Côté analyse technique, que peut-on avoir comme indication complémentaire ?

Il est évident que depuis ces 10 derniers jours, la chute de l’ensemble des indices mondiaux est d’une intensité inégalée depuis les événements de 2007-2008 avec la crise du subprime. Les supports clés ont été enfoncés, et si quelques rares titres au cas par cas semblent pouvoir tenir encore le coup, la situation devient très difficile pour la grande majorité des autres valeurs.

A titre informatif, voici un graphique du CAC en base hebdomadaire :

On constate donc en effet que l’indice phare de la place parisienne est venu violemment buter sur les sommets similaires à ceux de la fameuse crise de l’été 2007 (autour des 6.170 points), avant d’entamer une chute en ligne droite qui lui a fait perdre pas loin de 1.000 points ! A ce jour, seul un passage au-dessus des 5.700 points pourrait redonner un peu d’espoir. En revanche, la moindre cassure de la zone phare des 5.000 points confirmerait la possibilité d’une reprise baissière plus pérenne.

Maintenant, voici un autre graphique qui pourrait fort bien venir éclairer un peu la lanterne des indécis, avec une explication ci-dessous – il s’agit de l’évolution de l’once d’or, valeur refuge par excellence, prise en base mensuelle :

Que peut-on donc constater assez aisément en observant ce graphique ?

  • D’abord, la grande phase I : janvier 1980 – début 2000
  • Alors que les indices avaient le vent en poupe, et que tout le monde pensait alors que la bourse c’était facile, il suffisait d’acheter et de revendre, l’or, de son côté, marquait une phase de consolidation assez plane, en forme de large triangle (noté ABCDE).
  • Puis, la grande phase II : début 2000 – septembre 2011
  • Alors que les indices marquaient une phase de temporisation en 3 temps (2000 à 2003, premier krach, 2003 à 2007, reprise haussière, puis 2007 à 2009/2011, second krach), l’or, de son côté, entrait dans une phase d’ascension sans faille, battant records après records.
  • Enfin, la grande phase III : septembre 2011 à aujourd’hui
  • Alors que les indices retrouvaient, bon an mal an, une tendance haussière (notamment à partir du point bas de septembre 2011 pour une majorité d’entre eux), l’or, de son côté, dessine une nouvelle phase de consolidation.

C’est justement sur ce dernier point qu’on se devait d’attirer l’attention. On constate en effet que, tandis que les indices font tous face à des zones de résistance importantes, et se mettent à dégringoler, l’or a fini par dépasser sa zone de résistance clé située autour des 1.550 dollars. Ce niveau correspondant en effet à la fois à la fameuse zone d’overlap en place depuis septembre 2011 et dont la cassure avait engendré une chute de près de 15% en deux jours en avril 2013, et à la fois à la borne supérieure d’un canal légèrement ascendant initié en 2015.

On est donc en droit de penser que le dépassement de cette fameuse zone de résistance sera déterminant pour une optique de plus long terme sur les marchés : l’once d’or pourrait donc se voir offrir un potentiel de hausse conséquent et, plus encore, un biais haussier.

Serait-ce alors le début de la grande phase IV où l’or retrouverait son hégémonie haussière, tandis que les indices entreraient à nouveau en phase de correction majeure baissière ?

C’est un peu là que tout va se jouer… prochainement !

 

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SPECIAL ACTIONS – Mais qu’est-ce qui pourrait arrêter Amazon ?

Amazon est une entreprise de commerce électronique américaine dont le siège est basé à Seattle. Elle est un des géants du web, regroupés sous l’acronyme GAFAM, aux côtés de Google, Apple, Facebook et Microsoft.

L’activité initiale de la société Amazon concernait la vente à distance de livres, avant que la société ne se diversifie dans la vente de produits culturels, puis marchands. Aujourd’hui, certains produits alimentaires peuvent aussi être commandés via Amazon.

Créée par Jeff Bezos en juillet 1994, l’entreprise a été introduite en bourse au Nasdaq en mai 1997.

Amazon a ouvert son service le 16 juillet 1995. Le premier livre vendu est « Fluid Concepts and Creative Analogies » de Douglas Hofstadter. Amazon fait son introduction en bourse le 15 mai 1997. L’action est cotée sous le code « AMZN » sur le Nasdaq et a un prix de départ de 18 dollars.

L’entreprise ne s’attendait pas à réaliser de profits avant quatre ou cinq ans. Sa croissance « lente » a provoqué la colère des actionnaires se plaignant que la compagnie ne fasse pas de profit assez rapidement. Quand la bulle Internet a éclaté et que de nombreuses entreprises Internet ont fait faillite, Amazon a tenu bon et a finalement réalisé ses premiers bénéfices au dernier trimestre de 2001 : 5 millions de dollars, ou 1 centime par action, sur un chiffre d’affaires de plus d’un milliard. Le profit, bien que modeste, a servi à prouver que le modèle d’entreprise pouvait être rentable. En 1999, le magazine Time a nommé Bezos « personnalité de l’année », soulignant que son entreprise a participé à populariser le commerce électronique.

À la fin des années 1990, Amazon fait partie, avec ses compatriotes AOL, Yahoo et eBay, des sociétés devenues célèbres grâce à une bulle des capitalisations boursières des jeunes sociétés sans équivalent dans l’histoire, qui finit en krach, phénomène touchant aussi de nombreuses petites sociétés de biotechnologie et des sociétés minières juniors.

La filiale française d’Amazon est ouverte en 2000. En 2016, Amazon devient le premier distributeur non alimentaire en France en termes de chiffre d’affaires.

En 2017, la société emploie 541.900 personnes dans le monde et a établi, outre le site originel américain, ouvert en 1995, des sites spécifiques dans de nombreux pays.

Bezos la main verte

Le deuxième homme le plus riche du monde veut sauver la planète. Jeff Bezos, le P-DG et fondateur d’Amazon, a annoncé sur son compte Instagram la création d’une nouvelle initiative en vue « d’amplifier les moyens connus et d’en trouver de nouveaux pour combattre l’impact dévastateur du changement climatique sur cette planète que nous partageons tous ».

Il s’agit d’une initiative personnelle de Jeff Bezos, détachée de son entreprise. Baptisé le Bezos Earth Fund, ce fonds pour la Terre est doté, pour commencer, de 10 milliards de dollars pris sur le patrimoine personnel de Jeff Bezos. Une somme faramineuse, mais largement à portée de main pour le milliardaire dont la fortune dépasse les 100 milliards de dollars.

Ce fonds aura pour mission de financer des missions diverses portées aussi bien par des scientifiques, des organisations non-gouvernementales (ONG) ou des activistes. Il doit rendre possible « tous les efforts qui offrent une réelle possibilité d’aider à préserver et protéger le monde naturel », déclare Jeff Bezos. Son annonce sur Instagram demeure encore floue sur les modalités de fonctionnement de ce fonds. Elles devraient être précisées dans les prochains mois, l’octroi des premières subventions étant prévu pour l’été prochain.

« Nous pouvons sauver la Terre », assure le milliardaire philanthrope. « Cela va nécessiter l’action collective des grandes entreprises, des petites, des États, les organisations internationales et des individus », continue-t-il. Sur le plan individuel, Jeff Bezos en plus de ce nouveau fonds pour la Terre, a déjà lancé des initiatives caritatives. En 2018, il a créé le Day One Family Fund, doté de deux milliards de dollars, pour financer la création d’écoles dans les zones défavorisées. Il fait par ailleurs partie des donateurs de la Breakthrough Energy Coalition, créée par Bill Gates, qui investit dans des technologies émergentes liées aux énergies décarbonées.

En tant que dirigeant d’Amazon, après avoir fait la sourde oreille à l’appel de ses salariés pour établir une stratégie de lutte contre le changement climatique en début d’année 2019, il a annoncé au mois de septembre engager son entreprise sur la voie de la neutralité carbone. Il prévoit de l’atteindre dès 2040 et d’inciter d’autres entreprises à lui emboîter le pas.

Une boutique en ligne pas en ligne ?

Deux ans après le lancement de son concept de supérettes sans caisses, Amazon Go se déploie cette fois avec un vrai supermarché, explique le site américain.

Le magasin, baptisé « Amazon Go Grocery », a ouvert ses portes dans le quartier de Capitol Hill, à Seattle, le mardi 25 février. « Ce n’est pas une supérette Go en plus grand ; c’est un autre concept », insiste Dilip Kumar, vice-président chargé de la technologie d’Amazon Go. « Nous nous sommes inspirés des épiceries de quartier. » Contrairement aux supérettes d’Amazon, le nouveau magasin propose aussi des produits non emballés, comme des fruits et des légumes frais, du pain, ainsi que des boissons alcoolisées.

Le principe, lui, reste le même : un magasin sans caisses, ni caissiers. Le client s’identifie grâce à une application aux bornes situées à l’entrée, puis des caméras aériennes dotées d’un système de vision numérique et de géolocalisation suivent ses mouvements et ceux des produits à travers le magasin. Quand il a fini, le client sort simplement sans passer en caisse et reçoit la facture sur son téléphone, explique The Verge.

La technologie utilisée dans les supérettes Go a néanmoins dû être améliorée pour pouvoir gérer des situations propres aux supermarchés. Par exemple, indique le site américain, le nouveau système doit permettre aux clients d’attraper un fruit, d’hésiter, puis de le reposer sans être débité pour cette manipulation. Par ailleurs, du personnel sera en poste pour vérifier les cartes d’identité des gens qui veulent acheter de l’alcool.

Amazon featuring coronavirus

Depuis quelques semaines, l’épidémie Covid-19 (nom scientifique du coronavirus) prend une ampleur grandissante. On comptabilise ce 26 février 2020 un total de 80.000 personnes infectées, 30.000 guérisons et 2.700 décès. Le taux de mortalité reste très faible par rapport au taux de rétablissement, mais la principale inquiétude envers Covid-19 est sa forte transmissibilité. Symbole de cette crainte concernant l’infectiosité du coronavirus : les achats de masques chirurgicaux de protection sont en pleine explosion.

En France, de nombreuses pharmacies ont fait face à une rupture de stock – et il en est d’ailleurs de même pour les gels antibactériens. Le ministère de la Santé a passé commande auprès des fabricants français à hauteur de millions de masques pour le personnel soignant. Aux États-Unis, il en est de même, car le secrétaire à la Santé Alex Azar a évoqué un besoin de 300 millions de masques destinés aux professionnels de la santé.

Dans un système économique où l’offre est indexée sur la demande, les prix connaissent une incroyable flambée, peu importe que la demande soit causée par une épidémie. L’Italie a même ouvert une enquête, comme l’indiquait Reuters le 25 février dernier, face au bond des prix des masques et des gels au moment où l’épidémie s’intensifie dans ce pays. Ce constat est valable pour les boutiques en ligne comme Amazon – vers lesquelles les consommateurs se ruent d’autant plus face à la rupture en pharmacie. La raison de l’augmentation des prix n’est pas toujours que les revendeurs « profitent » de l’épidémie, c’est aussi que l’indexation est souvent automatisée.

Les prix ont doublé, triplé, et parfois quadruplé. Un masque respiratoire vendu à 17 dollars en janvier 2020 est passé autour de 70 dollars en quelques jours début février. Sur Amazon France, si on prend le Top 1 actuel des ventes dans la catégorie « Prévention infections et stérilisation », on trouve un pack de 20 masques chirurgicaux : selon l’extension de suivi des prix Keepa, le prix est passé de 16 euros le 15 février à 35 euros (minimum) le 26 février. Dans une autre catégorie, un pack de 50 masques fluctuait entre 1 et 5 euros, avant de bondir à 18 euros. Et tout cela, sans compter les frais de port.

Amazon aurait commencé à réagir contre ce type d’offres, en informant les revendeurs de sa plateforme que ce bond soudain des prix n’est pas en accord avec sa politique tarifaire. Cela étant, il semblerait que la plateforme ne se soit pas encore décidée à procéder à des bannissements pour la violation de cette politique, étant donné que les prix trop élevés continuent à envahir les ventes. Il faut dire que la situation n’est pas courante : la dernière fois que le problème s’était présenté remonte à 2017, quand des revendeurs en ligne avaient augmenté les prix des bouteilles d’eau après l’ouragan Irma.

Prochaine étape pour Amazon

Après les États-Unis, Amazon semble décidé à distribuer des médicaments dans l’Union européenne. C’est ce que révèle une demande de dépôt de marque.

Amazon deviendra-t-il un jour un concurrent des pharmacies en France ? Aujourd’hui, on n’en est pas encore là. Mais le géant du commerce en ligne avance ses pions. Comme l’a noté le journaliste Morgan Leclerc, de la revue LSA, l’entreprise américaine a déposé une demande de marque au sein de l’Union européenne, au cours du mois de janvier 2020. Son nom ? Amazon Pharmacy.

Quid de la configuration technique ?

Comme on peut le voir aisément sur le graphique ci-dessus, pris en base hebdomadaire, le titre Amazon est inscrit au sein d’une très nette tendance haussière. Depuis le point bas de novembre 2008, l’évolution des cours se fait entre deux obliques ascendantes : la première (en trait continu) étant une droite de support, la seconde (en traits discontinus) étant une droite de résistance.

On remarquera cependant que, depuis octobre 2018, le momentum haussier a fait face à quelques petites faiblesses si bien que, dans la mouvance du retournement actuel global de marché (engendré par la propagation du coronavirus et de ses conséquences sur l’économie mondiale), les cours sont entrés dans une phase corrective.

Doit-on en déduire qu’une phase de correction majeure est attendue ? On surveillera pour se faire le point pivot situé autour des 1.600 dollars : seule la cassure de ce point clé pourrait en effet ouvrir la voie à une plus ample consolidation en direction des prochains supports techniques situés sur les seuils des 1.300 puis les 1.000 dollars tout rond.

Alternativement, il faudra dépasser nettement les 2.300 dollars pour envisager une poursuite de la tendance haussière plus pérenne.

 

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Réalisé par Marc Dagher, avec l’aide de Maxence Delarue

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SPECIAL ACTIONS – Airbus : zone de turbulences ?

Un peu d’histoire

Airbus est une coopération industrielle internationale présente dans le secteur aéronautique et spatial civil et militaire. Créée en 2000 avec le nom d’EADS (European Aeronautic Defence & Space company) et détenue par Lagardère et Daimler, elle résulte d’une concentration de la quasi-totalité des constructeurs français, allemands et espagnols.

Airbus fut fondé en tant que consortium par des fabricants européens à la fin des années 1960. Airbus Industrie est devenue une société par actions simplifiée (SAS) en 2001, filiale d’EADS. BAE Systems détenait 20% d’Airbus entre 2001 et 2006.

Ainsi en 2010, 62.751 personnes sont employées sur 18 sites d’Airbus situés en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et en Espagne. Même si les pièces des avions Airbus sont essentiellement fabriquées en Europe, certaines proviennent du monde entier. Mais les chaînes d’assemblage final (FAL) se trouvent à Toulouse (France), Hambourg (Allemagne), Séville (Espagne), Tianjin (Chine) Mobile (États-Unis) et Mirabel (Canada). Des filiales se trouvent aussi aux États-Unis, en Chine, au Japon et en Inde.

Le groupe Airbus a produit son premier avion, l’A300, en 1972, et propose une gamme d’avions commerciaux allant de l’A318 à l’A380, ainsi que des avions de fret et des avions pour hommes et femmes d’affaires. Il a été le premier constructeur à installer un système de commandes de vol électriques sur l’A320.

Depuis 2013, la majorité du capital du groupe est sur le marché boursier. Le groupe et la filiale dédiée aux avions civils créée en 1969, connue sous le nom « Airbus », ont progressivement fusionné. L’entreprise fabrique plus de la moitié des avions de lignes produits dans le monde, et est le principal concurrent de Boeing.

Avec 130.000 salariés et un chiffre d’affaires de 66,8 milliards d’euros en 2017, le groupe est l’un des champions mondiaux du secteur aéronautique et spatial, toutes catégories confondues. Ses activités les plus importantes sont la construction d’avions de ligne, d’hélicoptères et d’avions militaires. À travers la participation à diverses entreprises, il est engagé dans les lanceurs spatiaux, les satellites artificiels, les missiles, les avions de combat.

Les réformes

Depuis 2012, le groupe a engagé plusieurs réformes internes. Tout d’abord, un changement dans le capital est décidé par l’accord du 5 décembre 2012, validé par l’assemblée générale extraordinaire du 27 mars 2013. Il se traduit par la sortie de Daimler et de Lagardère, envisagée depuis la création d’EADS. L’état allemand exigeant le maintien d’une parité franco-allemande, la banque publique KfW (Kreditanstalt für Wierderaufbau) rachète une partie des parts de Daimler. Dans le même temps, EADS rachète 15% de ses titres.

Puis, entre 2014 et 2017, le groupe et la filiale dédiée aux avions civils fusionnent. Le groupe prend le nom « Airbus Group » puis « Airbus ». Dès 2015, cette restructuration s’accompagne de 5.800 suppressions de postes, bien que ce chiffre ait été revu à la baisse. Des filiales d’électronique de défense sont cédées. Le groupe vise une rentabilité opérationnelle de 10%. Une nouvelle restructuration est annoncée en 2016 induisant une suppression d’environ 1.000 postes, dont la fermeture du site de Suresnes. Le groupe cède progressivement sa participation de 45,3% dans Dassault Aviation, héritée de l’Aérospatiale, sur lequel aucun contrôle n’était exercé. Une stratégie d’innovation est lancée, avec l’investissement dans le projet OneWeb et le centre de recherche A3 dans la Silicon Valley.

En juin 2014, Safran et Airbus annoncent leur volonté de créer une co-entreprise dans le domaine des lanceurs spatiaux, afin de concurrencer l’américain SpaceX. Le programme Ariane 6 est lancé en décembre 2014 et ArianeGroup (nommé provisoirement Airbus Safran Launchers) est créé en reprenant les actifs des deux groupes dans ce domaine et en achetant les parts du Centre national d’études spatiales dans ArianeSpace.

Au printemps 2016, le groupe se dénonce à l’UK Export Finance, en avouant ne pas avoir mentionné la présence d’intermédiaires lors de la négociation de contrats à l’export. Des enquêtes auprès du Serious Fraud Office et du parquet national financier sont ouvertes. Le réseau d’intermédiaire est démantelé et plusieurs cabinets d’avocats américains auditent le groupe qui risque une amende de l’ordre du milliard d’euros.

En octobre 2017, Airbus acquiert 50,01% de la société chargée de la production et de la commercialisation de l’avion régional Bombardier CSeries pour 1$C.

Le 27 décembre 2018, on apprend qu’Airbus venait de battre son propre record de production d’avions sur une année : en effet, le groupe européen a respecté son engagement de livrer 800 appareils au cours de l’année 2018. Avec 66 A320 produits en novembre, Airbus espère atteindre un rythme de 70 appareils de ce type produits mensuellement au cours des prochaines années.

En février 2020, Airbus annonce l’acquisition de la participation restante de 25% de Bombardier dans le programme A220, passant sa participation à 75%, pour 591 millions de dollars canadiens.

Bras de fer entre l’Europe et les États-Unis

Airbus se stabilise quelque peu après plusieurs séances de doute, alors que les Etats-Unis ont annoncé qu’ils allaient relever de 10% à 15% les droits de douane sur les avions importés de l’UE à partir du 18 mars prochain, de quoi accentuer la pression sur Bruxelles dans le cadre du conflit sur les subventions accordées à Airbus.

L’avionneur européen dit espérer que la position de Washington évoluera, compte tenu de la menace de l’UE d’imposer des taxes sur les produits américains dans une affaire similaire concernant des subventions accordées à Boeing, qui doit être jugée au printemps devant l’OMC. Boeing a déclaré de son côté travailler avec les autorités américaines pour « que les Etats-Unis soient rapidement en pleine conformité » avec les décisions de l’OMC. « L’UE et Airbus pourraient mettre fin à ces taxes douanières en se conformant enfin à leurs obligations légales, en cessant ces subventions illégales et en réglant ce préjudice. Nous espérons qu’ils le feront », a détaillé un communiqué de l’avionneur américain.

Le groupe européen a dévoilé jeudi 13 février dernier une perte nette de 1,36 milliard d’euros en 2019, imputable à des charges exceptionnelles liées en particulier à son avion de transport militaire A400M et au règlement d’un litige avec la justice. Le résultat d’exploitation a reculé à 1,34 MdE, contre 5 MdsE un an plus tôt, après 5,607 MdsE de charges exceptionnelles, dont 3,6 MdsE liés au règlement d’un litige aux Etats-Unis, en France et au Royaume-Uni sur des soupçons de corruption. L’important carnet de commandes et les déboires multiples de Boeing offrent cependant une belle visibilité au dossier.

Le responsable de la division militaire d’Airbus a par ailleurs annoncé l’ouverture cette semaine des discussions avec les syndicats sur des suppressions d’emplois, en raison des difficultés persistantes du programme d’avion militaire A400M. Des problèmes techniques récurrents sur l’appareil ont conduit l’armée de l’air allemande à refuser la livraison de deux avions l’automne dernier. Le groupe a passé sur ce programme une charge de 1,2 MdE dans ses comptes 2019, en raison des incertitudes concernant les perspectives à l’export de l’appareil. Airbus Defence and Space, dont le siège est en Allemagne, emploie 34.000 personnes, dont 13.000 outre-Rhin, et contribue pour environ 1/5e au chiffre d’affaires du groupe aéronautique.

D’un point de vue technique

Sur le graphique ci-dessus, pris en base hebdomadaire, on remarque assez aisément que le titre Airbus évolue au sein d’une nette tendance haussière depuis fin 2009. Cette évolution est encadrée par deux obliques ascendantes : une oblique de support depuis novembre 2009, et une oblique de résistance depuis décembre 2013. On remarque également par ailleurs que les overlaps (segments bleus horizontaux) fonctionnent relativement bien sur la valeur.

Si cette dynamique haussière semble a priori solide et pérenne, que nous apprend l’analyse de ce graphique ?

Tout d’abord, que les obliques en question n’étant pas parallèles, elles forment une sorte de wedge (biseau) de long terme qui enferme petit à petit l’évolution des cours.

On remarque ensuite que les sommets ont marqué un manque de momentum lors des derniers mois, dessinant même une possibilité de divergence baissière sur le RSI (comme l’indiquent notamment les ellipses violettes), ce qui pourrait engendrer, dans un premier temps, une phase de correction avec des objectifs possibles vers les 104 euros.

Par la suite, seule la franche cassure de l’oblique de support serait un signal critique sur le plus long terme. Alternativement, il faudra passer au-dessus des 147 euros pour conforter une poursuite de la tendance haussière plus solide.

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SPECIAL ACTIONS – Renault : sortie de route ou dérapage contrôlé ?

Un peu d’histoire…

Le groupe Renault est un constructeur automobile français. Il est lié aux constructeurs japonais Nissan depuis 1999 et Mitsubishi depuis 2017, à travers l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi qui est, au premier semestre 2017, le premier groupe automobile mondial. Le groupe Renault possède des usines et filiales à travers le monde entier. Fondée par les frères Louis, Marcel et Fernand Renault en 1899, l’entreprise joue, lors de la Première Guerre mondiale, un rôle essentiel (activités d’armement, production de moteurs d’avion, du char Renault FT). Elle se distingue ensuite rapidement par ses innovations, en profitant de l’engouement pour la voiture des « années folles » et produit alors des véhicules « haut de gamme ».

En 1898, Louis Renault est un jeune homme passionné d’automobiles. Ses frères, Marcel et Fernand, ont travaillé dans l’entreprise familiale de textile. Louis convertit son tricycle de Dion-Bouton en Voiturette de 1 ch à quatre roues Renault Type A. L’originalité de celle-ci est que Renault l’équipe d’une invention de son cru, la première boîte de vitesses en prise directe, contrairement aux chaînes et courroies de transmission utilisées jusque-là. Il réussit à la vendre à un ami de leur père qui l’essaye le 24 décembre et fut très impressionné par son comportement routier et sa puissance dans les pentes.

Au sortir de la guerre, Louis Renault diversifie encore plus ses activités en se lançant dans la machinerie agricole et industrielle, les matériels roulants ferroviaires. Cependant, la compagnie commence à rencontrer des difficultés à vendre sa production automobile car la concurrence introduit de petits véhicules à faible coût accessibles à chacun. Renault doit donc sortir ses propres véhicules au moment où il rencontre des problèmes avec le marché financier et ses employés.

L’entreprise est nationalisée à la fin de la Seconde Guerre mondiale, accusée de collaboration avec l’occupant allemand. « Vitrine sociale » du pays, elle est privatisée durant les années 1990. En effet En 1990, la régie Renault change de statut et devient une société anonyme à capitaux d’État par l’adoption de la loi du 4 juillet 1990 avec des restrictions du contrôle étranger. Volvo acquiert une participation de 20% après de tumultueux échanges. Le 17 novembre 1994, Renault est effectivement mise en bourse et à cette occasion, Volvo cède 12% du capital et l’État diminue sa part de 80% à 53%. Il faudra attendre juillet 1996 pour voir Renault effectivement passer dans le secteur privé à la suite d’une cession par le gouvernement de 6% du capital au noyau dur des actionnaires, essentiellement des banques et groupes d’assurance français, par le biais d’une vente de gré à gré.

Première transition

Le secteur automobile entame dans les années 1990 un mouvement de concentration. Rachats de marques, fusions : les groupes se mondialisent et cherchent à étendre leur gamme et à augmenter leurs volumes de production, gage d’une rentabilité plus constante. Conscient de ses faiblesses dans la gestion quotidienne, Louis Schweitzer a recruté comme numéro deux Carlos Ghosn, chargé de mener à bien la réduction des coûts. Cette époque est marquée par la fermeture de l’usine belge de Vilvorde et une large délocalisation de la production de Renault hors de France, particulièrement en Turquie où l’usine de Bursa devient un composant majeur du dispositif industriel de Renault. Carlos Ghosn fera par la suite merveille au Japon, où il sera envoyé par Louis Schweitzer pour rationaliser la gestion du constructeur japonais, à commencer par les achats. Et pourtant …

2019

Le marché automobile mondial est en berne et les chiffres de Renault le confirment. Le groupe automobile français a en effet vu ses ventes mondiales baisser de 3,4% en 2019, à 3,75 millions de véhicules, une baisse moins importante que celle du marché (-4,8%).

Pour la première année sans son patron déchu Carlos Ghosn, la marque au losange a donc vu ses ventes chuter de 6,9%, mais le constructeur a bénéficié de la bonne santé de son label roumain Dacia (+5,1%) en Europe et de la croissance de Lada en Russie (+3,6%), selon un communiqué publié vendredi.

Dans un marché automobile difficile, touché par l’instabilité géopolitique et les conflits commerciaux, Renault s’est félicité d’avoir pu maintenir sa part de marché mondiale, en reculant un peu moins que la concurrence en moyenne. Le groupe a creusé l’écart avec son rival français PSA (Peugeot, Citroën, DS, Opel, Vauxhall) qui a publié mi-janvier des ventes en chute de 10%, à 3,49 millions d’unités, alors que les deux constructeurs étaient au coude à coude l’an dernier.

Feuilleton Carlos Ghosn

Carlos Ghosn a été mis en examen au Japon pour avoir minimisé, dans les rapports de Nissan remis aux autorités boursières, environ la moitié de ses revenus, soit 9,23 milliards de yens (74 millions d’euros) de 2010 à 2018. Cela lui vaut deux inculpations. Lors de son unique comparution devant le tribunal, le 8 janvier, le magnat déchu de l’automobile a reconnu que des revenus étaient à l’étude pour lui être versés lorsqu’il serait en retraite, mais n’avaient pas encore été actés.

Le constructeur, lui-même inculpé dans cette affaire, a cependant décidé d’imputer la somme en question sur ses comptes de l’exercice achevé fin mars. Cette décision revient à graver dans le marbre l’existence de ces revenus, affaiblissant la ligne de défense de M. Ghosn.

Pour sa défense, Carlos Ghosn a régulièrement assuré que les sommes n’étaient pas fixées et qu’il était donc impossible d’en faire état. Il a décrit son arrestation comme un « coup monté », conçu sur la base d’une simple « non-déclaration d’un revenu non décidé et non versé », une situation critiquée par « tous les professeurs de droit, y compris au Japon ».

Une dizaine de personnes, dont au moins une avec de l’expérience dans le sauvetage d’otages, a organisé l’exfiltration risquée du Japon de l’ancien président de Renault-Nissan.

Après des mois de planification – l’opération a coûté plusieurs millions de dollars –, Carlos Ghosn monte dans un grand caisson noir au fond percé de trous. Il vient de parcourir près de 500 kilomètres en train à travers le Japon, entre son domicile de Tokyo, où la justice nippone l’a autorisé à vivre, et Osaka.

Le soir du 29 décembre, deux personnes accompagnées d’un caisson à roulettes – habituellement utilisé pour du matériel de concert – se dirigent vers le salon dédié aux voyageurs en jet privé de l’aéroport international du Kansai à Osaka.

La malle de M. Ghosn passe le checkpoint sans être examinée : elle est trop grande pour rentrer dans l’appareil à rayons X du salon, et personne ne la vérifie manuellement. La boîte est ensuite chargée dans la cabine d’un avion de treize places.

Ghosn, l’ancien P-DG du français Renault et du japonais Nissan, attendait son procès qui devait commencer plus tard au cours de cette année, s’est réfugié au Liban.

Une semaine à l’image d’une année

Renault sous-performe le marché en ce début de semaine, en retrait de 2,5% à 34,2 euros lundi. Un repli qui porte le passif du titre depuis le début de l’année à près de 19% ! L’actualité autour du constructeur au losange est marquée par l’annonce de la suspension de la production de l’usine coréenne de Busan pendant quatre jours en février, en raison des problèmes d’approvisionnement de composants venus de Chine, où le coronavirus sévit.

Le prochain rendez-vous du groupe basé à Boulogne est la publication de ses comptes annuels vendredi matin. Le consensus ‘Bloomberg’ attend un bénéfice opérationnel de 2,63 milliards d’euros pour des revenus de 55,4 Mds. L’Ebitda est anticipé à 6,17 Mds. En octobre dernier, le management avait été contraint de revoir ses objectifs à la baisse en raison d’une conjoncture moins favorable qu’anticipé dans un contexte réglementaire nécessitant des dépenses toujours accrues… La firme table ainsi sur un repli de 3 à 4% de son chiffre d’affaires publié, une marge opérationnelle de l’ordre de 5% et un free cash-flow opérationnel de l’Automobile positif au second semestre.

Le constructeur devrait profiter de l’occasion pour revenir sur la nomination de Luca de Meo en tant que nouveau Directeur général de Renault SA ainsi que sur l’avenir de l’alliance avec Nissan et Mitsubishi.

Quid de l’état des lieux technique ?

En observant le graphique ci-dessus pris en base hebdomadaire nous pouvons distinguer les grandes phases suivantes :

  • Avant juillet 2007 : une hausse lancinante, mais solide, qui a mené les cours à leur sommet historique juste au-dessus des 120 euros.
  • Entre juillet 2007 et mars 2009 : une chute abrupte et sans appel, dans la mouvance de la crise financière générale initiée par le scandale du subprime aux Etats-Unis. Période pendant laquelle le cours de l’action a perdu plus de 90%, tombant presque à 10 euros.
  • Entre mars 2009 et mai 2015 : une nette reprise des cours qui ont regagné la quasi-totalité du terrain perdu, venant toutefois buter sur le seuil psychologique clé des 100 euros.
  • Entre mai 2015 et avril 2018 : une phase d’hésitation inscrite à l’intérieur d’un biseau d’étranglement cumulé à un double top sur le fameux niveau critique des 100 euros.
  • Depuis avril 2018 : une nouvelle dégringolade des cours, qui se sont pour le moment dépréciés d’environ 65%, pour revenir autour des 35 euros actuellement.Des pronostics techniques assez inquiétants pour la suite des événementsLe souci en effet est que la chute actuelle est venue tour à tour enfoncer tous les supports potentiels, que ce soit les overlaps majeurs sur les 51 puis les 41 euros, ou encore les ratios de retracement de Fibonacci de toute la hausse précédente sur les 65 (38,2%), 55 (50%) puis 44 euros (61,8%).Ainsi, il ne reste que peu d’espoir pour envisager un rebond, voire une reprise : on surveillera d’abord le seuil des 31 euros, correspondant à l’ultime ratio de Fibonacci des 76,4%, puis en second rideau la borne de polarité des 22 euros (ce qui fait tout de même une baisse de 36% encore à prévoir). La très mauvaise nouvelle serait le passage sous cette zone de dernière chance qui impliquerait alors un retour probable sur le point bas historique, proche des 10 euros.Alternativement, un net passage au-dessus de notre point pivot des 41 euros conduirait à un rebond technique vers les 51 euros dans un premier temps. Par la suite, il faudra attendre la cassure des 76 euros pour pouvoir envisager une reprise plus pérenne sur le plus long terme.

A suivre…

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SPECIAL ACTIONS – Tesla : Le must de Musk !

Contrairement aux idées reçues, la société n’a pas été créée dès l’origine par Elon Musk, mais par deux ingénieurs, Martin Eberhard et Marc Tarpenning durant l’année 2003 ; ils furent alors rejoints l’année suivante par Elon Musk.

Le nom de l’entreprise rend hommage au scientifique Nikola Tesla. Ce groupe d’ingénieurs désiraient prouver qu’il était possible de rouler à bord d’un véhicule électrique sans faire de compromis et que les véhicules électriques pouvaient être plus performants, plus rapides et plus agréables à conduire que les véhicules à combustion classiques.

Aujourd’hui, Tesla construit des véhicules 100% électriques, mais également des solutions extensibles de production et de stockage d’énergie nouvelle génération. Pour Tesla, au plus vite l’humanité s’affranchira des énergies fossiles au profit d’énergies renouvelables, au mieux le monde se portera. La mission de Tesla est « d’accélérer la transition mondiale vers un schéma énergétique durable », notamment en stimulant la compétitivité automobile dans le secteur électrique. La marque se distingue par les performances ainsi que le nombre de technologies embarquées de ses véhicules (pilotage automatique, mode de défense contre les armes biochimiques, etc.). La berline familiale Model S est actuellement le véhicule électrique de production à l’accélération la plus rapide au monde.

Histoire de la société : les étapes du développement

  • En 2008 d’abord, c’est la production du premier véhicule : le Tesla Roadster, une voiture sportive qui embarque une batterie et un groupe motopropulseur électrique totalement révolutionnaires. La production 2008 et 2009 représentait environ 1000 véhicules.

 

  • Tesla suscite l’intérêt du grand public lors de son premier salon en Europe à Monaco. La société devient championne du monde des constructeurs FIA des énergies alternatives catégorie III3 en 2013. Elle crée une division Tesla Energy Group chargée de la conception et de la production des systèmes de stockage énergétique équipant les véhicules Tesla, mais aussi de la commercialisation de cette technologie à des partenaires comme Daimler en Allemagne ou Toyota au Japon.

  • Tesla a par la suite intégralement mis au point, la toute première berline haut de gamme 100% électrique : la Model S. Celle-ci est devenue depuis la meilleure de sa catégorie, toutes classes confondues. Combinant performances, sécurité et efficacité, la Model S a révolutionné la perception du véhicule du 21ème siècle, en offrant la plus grande autonomie disponible sur un véhicule électrique avec une accélération record de 0 à 100 km/h en 2,28 secondes.

  • En 2015, Tesla étend sa gamme avec le Model X, le SUV le plus sûr, le plus rapide et le plus polyvalent de l’histoire. Cependant, au deuxième trimestre 2015, malgré des records de 11.507 voitures électriques vendues sur la même période – soit une hausse de 52% – Tesla est déficitaire. Sa perte nette atteint 184 millions de dollars.

  • En 2016, Tesla dévoile le Model 3, un véhicule électrique abordable et de grande série dont la production a débuté en 2017. Peu après, Tesla présente son fameux camion le Tesla Semi. Ce dernier a été conçu pour faire économiser à ses propriétaires au moins 200.000 dollars sur plus d’un million de miles parcourus, rien qu’en dépenses de carburant.

  • En juin 2016, Tesla annonce l’acquisition de SolarCity, en situation financière difficile, pour 2,6 milliards de dollars, mais aussi l’acquisition de la firme allemande d’ingénierie Grohmann Engineering, dans le but d’augmenter sa capacité de production, notamment grâce à l’automatisation. En juillet 2016, Elon Musk dévoile son Master Plan Part 2 pour l’avenir de Tesla Motors. Il consiste en la conception de camions destinés au fret, de véhicules censés remplacer les bus urbains et d’un réseau de voitures autonomes utilisables à la demande.

  • En mai 2018, Tesla annonce des pertes d’un montant de 710 millions de dollars (611 millions d’euros) pour le premier trimestre 2018. Le 12 juin 2018, Elon Musk annonce le licenciement de 4 000 personnes, soit 9 % du personnel.

  • En octobre 2018, Tesla publie son premier rapport trimestriel d’accidents : au cours du 3ème trimestre 2018, Tesla a enregistré un accident tous les 5,37 millions de kilomètres avec l’Autopilot enclenché et un tous les 3,08 millions de kilomètres en conduite 100 % manuelle ; en comparaison, l’organisme chargé de la sécurité routière aux États-Unis, le NHTSA, recense une moyenne d’un accident de la route tous les 791 000 km ; les Tesla subiraient donc quatre fois moins d’accidents que les autres voitures en mode manuel et sept fois moins avec l’Autopilot activé.

  • Le 24 octobre 2018, Tesla annonce avoir franchi un cap décisif en devenant enfin rentable avec un bénéfice de 312 M$ (millions de dollars) au troisième trimestre 2018 contre une perte de 717 M$ au second trimestre ; le chiffre d’affaires atteint 6,8 milliards de dollars et la trésorerie est enfin positive : +881 M$ ; la Model 3 est la voiture la plus vendue en valeur aux États-Unis, et la cinquième en volume.

Elon Musk

A 48 ans, Elon Musk, d’origine sud-africaine, s’est imposé en « visionnaire », qui bouscule et réécrit à sa façon les codes de conduite des patrons en entreprises et s’est adjoint une légion de fans. En à peine cinq mois, Tesla, le constructeur de voitures électriques dont il a pris les rênes en 2008 après avoir été un investisseur de la première heure, a vu sa valeur à Wall Street passer d’une quarantaine de milliards à 160 milliards, davantage que General Motors, Ford, Fiat-Chrysler, Renault et PSA Peugeot combinés. Cette ascension tient, selon des experts, à la personnalité de M. Musk, devenu milliardaire après avoir revendu la société Paypal, co-créée avec un autre enfant terrible de la tech, Peter Thiel. S’il n’a pas créé Tesla, Elon Musk a bâti la société à coup de promesses, pas toujours tenues, et grâce au marketing. Tesla est, selon lui, une société technologique, en avance sur les technologies électrique et autonome, considérées comme les modes de transport de demain.

Acheter ou rouler dans une voiture Tesla revient par conséquent à être « cool » et à protéger et sauver l’environnement puisqu’on réduit son empreinte carbone et on est en phase avec les nouvelles lois environnementales à travers le monde, notamment en Europe et en Chine. Tesla n’est pas un constructeur automobile voulant juste vendre tel nombre de voitures par an, mais un mouvement dont le but est de sauver la planète. Les jeunes générations, dont les fameux Millennials, et les célébrités en raffolent. En 2013, son entreprise SpaceX est devenue l’une des rares à pouvoir envoyer un satellite en orbite géostationnaire.

Selon Jon Favreau, réalisateur des films Iron Man, Musk est l’inspiration de Tony Stark joué par Robert Downey Jr. Dans un épisode bonus de Epic Rap Battles of History, Elon Musk affronte le PDG et créateur de Facebook, Mark Zuckerberg. Il apparaît en 2015 dans un épisode de la série télévisée The Big Bang Theory (saison 9, épisode 9) et en 2017 dans son spin-off Young Sheldon (saison 1, épisode 6), ainsi que dans la série d’animation Les Simpsons (saison 26, épisode 12). Il fait aussi une courte apparition dans le film Machete Kills où il joue son propre rôle ainsi que dans le film Iron Man 2 où, lors d’un bref cameo, il fait part à Tony Stark d’un projet d’avion électrique. Il fait également une apparition dans « The Boyfriend : Pourquoi lui ? », aux côtés de Bryan Cranston et James Franco.

Il est cité dans l’épisode 3 de Star Trek : Discovery avec les frères Wright et Zefram Cochrane. Il apparaît dans la série-documentaire Mars à travers des commentaires scientifiques et des images de lancement de fusées. M. Musk, qui n’a pas hésité à fumer un joint et boire de l’alcool devant la caméra, a transformé le lancement des produits Tesla en un show mondial, dont les ratés, comme ce fut le cas récemment du pickup futuriste Cybertruck, sont applaudis. En février 2019, il présente l’émission Meme Review du YouTuber Pewdiepie en duo avec l’acteur Justin Roiland, suite à de nombreuses demandes de la part des internautes.

En bref, M. Musk sait utiliser les réseaux sociaux (principalement twitter) et plait beaucoup aux jeunes générations grâce à un Elon qui apparait authentique et naturel, accomplissant quelque chose de bien. Lui qui avait une image de manga comme avatar n’hésite pas à répondre à des inconnus avec son twitter officiel.

Dernier tweet qui a fait parler de lui (suite à la publication d’une offre d’emploi). C’est une réponse à un internaute qui se demandait s’il avait le temps de décrocher un petit doctorat pour avoir sa place qu’Elon Musk a détaillé le profil attendu. « Un doctorat n’est absolument pas requis. Tout ce qui compte est d’avoir une très bonne compréhension de l’intelligence artificielle (IA) et une capacité à déployer efficacement un réseau neuronal. » Et d’ajouter : « Je me fiche de savoir si vous sortez d’une université ».

Plus de 300% depuis juin : l’action Tesla fait fureur en Bourse.

Tesla a connu un tournant spectaculaire au dernier trimestre de 2019. Après avoir annoncé un bénéfice surprise au troisième trimestre en octobre, les actions sont montées en flèche, avec une hausse d’environ 75%. La compagnie a annoncé fin décembre qu’elle a livré un volume record de 112 000 véhicules au quatrième trimestre et qu’elle a commencé la production dans une nouvelle usine près de Shanghai où elle construit 1 000 berlines Modèle 3 par semaine. Les actions ont grimpé de plus de 34 % au cours du mois de décembre 2019. L’achèvement de l’usine « gigafactory » de Shanghai en moins d’un an et le succès de l’entreprise qui a dépassé son objectif ambitieux de vendre 360 000 véhicules pour l’année sont un signe puissant que Tesla pourrait rapidement devenir un acteur significatif de l’industrie si elle continue à atteindre ses objectifs.

Malgré cet optimisme, il n’est pas certain que la Chine devienne rapidement une région rentable pour Tesla. Les ventes de véhicules électriques ont faibli au cours des derniers trimestres 2019 en Chine alors que le gouvernement réduit les subventions pour les véhicules à énergie alternative. Le coronavirus inquiète les investisseurs et pourrait jouer un rôle. Le ralentissement du marché automobile en Chine, l’élimination des crédits d’impôt américains pour les acheteurs de Tesla et le risque que Musk ne tienne pas ses promesses sont quelques-uns des principaux obstacles qui pourraient ralentir la remontée du titre en 2020. Il est bon de rappeler que la société a connu une fin aussi forte qu’en 2018, mais qu’elle a produit des pertes massives pour les actionnaires au cours du premier semestre de 2019.

Hausse de plus de 110% en 2020 seulement, certains pensent que Tesla s’est détachée de ses fondamentaux, alimentée par une couverture courte et la crainte de passer à côté des investisseurs qui ne détiennent pas le titre. Les actions de Tesla ont augmenté de plus de 17% mardi 4 février, à un moment donné se négociant au-dessus de 900 $ pour la première fois, et les analystes ne peuvent toujours pas suivre la course. Le prix moyen sur 12 mois est de 493$ .

D’un point de vue technique

Ce graphique permet de voir les différentes phases d’évolution des cours de l’action Tesla.

En effet, après une première phase de stagnation lors de l’introduction du titre en bourse, une première accélération nette a pris place entre août 2012 et septembre 2014.

Puis, les cours sont à nouveau entrés dans un tunnel sans tendance, alternant des mouvements de hausse et des consolidations, le tout entre les 377 dollars au mieux, et jusqu’aux 145 dollars environ sur le point bas de février 2016.

C’est donc à partir de l’été 2019 que la valeur a à nouveau trouvé une véritable impulsion, avec une véritable explosion qui a même permis au cours du constructeur automobile de flirter avec la zone fatidique des 1.000 dollars récemment.

La configuration actuelle plaide donc pour une poursuite de cette hausse, avec un point pivot identifiable sur la zone de pullback de l’ancienne droite de résistance (en pointillés sur le graphique ci-dessus), soit autour des 530 dollars.

En effet, tant que ce niveau ne sera pas nettement enfoncé, on continuera d’attendre de nouveaux records pour la valeur phare du génial et farfelu Elon Musk.

 

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Réalisé par Marc Dagher, avec l’aide de Maxence Delarue

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SPECIAL MATIERES PREMIERES – Energie : y a de l’eau dans le gaz !

Troisième ressource mondiale

En 2017, le gaz naturel est la troisième source d’énergie primaire utilisée dans le monde avec 22,2% de la consommation d’énergie primaire, après le pétrole (32,0%) et le charbon (27,1%) ; sa part progresse rapidement (16% seulement en 1973), de même que sa production mondiale (+221% en 45 ans, de 1973 à 2018 ; +27,7% de 2008 à 2018), dopée par l’exploitation des gaz non conventionnels.

Corrélativement, les émissions mondiales de CO2 dues au gaz naturel s’élevaient à 6.605 Mt (millions de tonnes) en 2016, en progression de 79,5% depuis 1990 selon l’Agence internationale de l’énergie ; ces émissions représentent 20,5% des émissions dues à l’énergie en 2017, contre 44,2% pour le charbon et 34,6% pour le pétrole. Le secteur pétrolier et gazier engendre en outre plus de 20% des émissions mondiales de méthane, gaz dont le potentiel de réchauffement global est 25 fois plus élevé que celui du CO2.

Les deux principaux producteurs de gaz naturel sont en 2018 les États-Unis (21,5%) et la Russie (17,3%), suivis par l’Iran, le Canada et le Qatar. Les principaux consommateurs sont les États-Unis (21,2%), la Russie (11,8%), la Chine (7,4%) et l’Iran (5,9%). La consommation mondiale a progressé de 28,3% entre 2008 et 2018, mais a baissé de 19% au Royaume-Uni, 14% en Italie et 8% en France, et progressé de 30% aux États-Unis, 79% en Iran, 17% au Japon et 246% en Chine. En 2017 la production de gaz russe a bondi de +8% et les USA, qui étaient importateurs nets, deviennent exportateurs nets.

Les réserves restent mal connues, mais ont été étendues par l’exploitation récente de gaz non-conventionnels (gaz de schiste, etc). En 2018, selon BP, les réserves mondiales prouvées, en hausse de 16% par rapport à 2008 et de 51% par rapport à 1998, correspondaient à 50,9 ans de production. Elles étaient géographiquement situées pour 38,4% au Moyen-Orient. La Russie, l’Iran, le Qatar et le Turkménistan détenaient à eux seuls 58,4% des réserves mondiales.

En Chine, la demande a augmenté de 40 milliards de mètres cubes en 2018. Pour la deuxième année consécutive, la réglementation environnementale de Pékin pousse le pays à produire une part croissante d’électricité à partir de gaz, moins polluant que le charbon. La Chine est devenue l’an dernier le premier importateur, passant devant le Japon. « C’est la Chine, de plus en plus, qui conduit le marché mondial », observe Geoffroy Hureau, secrétaire général de Cedigaz.

Dans d’autres régions du monde – Union européenne, Amérique latine – la consommation a stagné ou même légèrement reculé l’an dernier.

 

Une demande qui augmente

La demande mondiale a progressé de près de 5% l’an dernier, soit la plus forte hausse depuis 2010. Les Etats-Unis et la Chine ont représenté l’essentiel de l’augmentation. Dans les deux pays, la génération d’électricité à partir de gaz gagne du terrain. La Chine est devenue le premier importateur, devant le Japon.

La consommation mondiale de gaz progresse trois fois plus vite que celle de pétrole. La demande a atteint 3.850 milliards de mètres cubes l’an dernier, selon les chiffres de Cedigaz publiés ce lundi. Un nouveau sommet et une hausse de 4,7% en un an. C’est la plus forte augmentation depuis 2010, l’année du rebond d’après-crise.

Deux pays expliquent à eux seuls l’essentiel de la hausse : les Etats-Unis et la Chine. En 2018, la consommation américaine a gonflé de 80 milliards de mètres cubes, ce qui représente plus de 45% de la progression. Les conditions météorologiques extrêmes qui ont marqué le pays l’an dernier ont tiré la demande : froid polaire en hiver et chaleur torride en été.

 

Des prix pourtant très bas

Il faut remonter à 1990 pour constater un prix du gaz aussi bas en plein hiver aux Etats-Unis. En début de semaine, les cotations sur le Henry Hub, le marché de référence américain, sont tombées sous la barre des 2 dollars par million de btu (British thermal unit). Du jamais vu depuis trente ans pour cette époque de l’année, où la demande pour le chauffage est forte. Les prix ont chuté des deux tiers en dix ans.

L’hiver a été particulièrement doux outre-Atlantique, provoquant le recul des cours ces derniers jours. Mais au-delà de la météo, c’est la révolution du pétrole et du gaz de schiste qui explique cette dégringolade spectaculaire en dégageant des excédents de production sans précédent.

La logique de marché voudrait que les producteurs réduisent leurs volumes face à des prix aussi bas pour préserver leurs marges. Mais ce n’est pas encore le cas, car une bonne partie de ce gaz est un sous-produit du pétrole de schiste. Plus la production de pétrole augmente, ce qui est le cas en ce moment, plus la production de gaz associée monte en parallèle. « Il est certes possible de brûler une partie de ce gaz à la torche, mais les gros producteurs de schiste comme Exxon, Chevron ou Shell limitent cette pratique nocive pour l’environnement », poursuit le même expert.

Résultat, les prix du gaz sont parfois négatifs localement, ce qui signifie que les pétroliers du Texas sont contraints de payer des sociétés pour qu’elles acceptent de les « débarrasser » de leur gaz en l’évacuant par pipeline. Et la production continue d’augmenter : elle devrait encore progresser de 3% cette année, prévoit l’Energy Information Administration américaine.

Seulement voilà, la demande ailleurs dans le monde a du mal à absorber de tels surplus, d’autant que la production de gaz augmente aussi en Russie, en Australie ou au Nigeria. L’hiver est doux au Japon, en Chine et en Corée, les principaux pays importateurs de GNL, ainsi qu’en Europe, qui a déjà acheté des volumes records l’an dernier. Sur le Vieux Continent, les stockages souterrains sont remplis à hauteur de 74%, un niveau exceptionnel pour une fin de mois de janvier.

C’est une bonne nouvelle pour l’environnement dans les pays qui ferment des centrales à charbon pour produire de l’électricité à partir de gaz naturel, moins nocif pour le climat et la qualité de l’air, en Chine notamment. Mais ce n’est pas non plus automatique, car la plupart des contrats d’achat de GNL sont basés sur des prix fixés pour plusieurs années et sont donc insensibles aux variations du marché.

 

D’un point de vue technique…

Cours du gaz naturel – base hebdomadaire – depuis 2002 :

En observant le graphique ci-dessus, on voit clairement que les cours du gaz naturel sont dans une tendance baissière depuis décembre 2005.

Chaque tentative de rebond a été avortée, et la dernière initiée en mars 2016 a pris fin en novembre 2018.

Depuis on attend de nouveaux plus bas avec un objectif majeur en « swing-move » sur les 1,2 dollar.

Alternativement, seul un passage au-dessus des 2,5 dollars pourrait redonner un peu d’espoir.

En revanche il faudrait dépasser le palier des 4 dollars pour pouvoir envisager un changement de tendance.

A suivre…

 

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SPECIAL ACTIONS – Orange : Simple comme un coup de fil !

Un peu d’historique : création de France Télécom

Dans les années 1970, la France met les bouchées doubles pour rattraper son retard sur les télécoms par rapport à plusieurs autres nations avec le programme « Delta LP » (accroissement des lignes principales). C’est à cette époque que fut construite la plus grande partie de la boucle locale. De plus, avec le concours des industriels français, sont mis au point par les ingénieurs et chercheurs du CNET, la commutation numérique, le Minitel en 1980, le réseau Radiocom 2000 en 1986 ou encore la norme GSM. À cette époque, le service public du téléphone est arrivé à développer un réseau extrêmement dense, parmi les plus performants du monde, il assure à tous ses employés le statut de fonctionnaire avec des traitements, des avantages et des conditions de travail très avantageux, tout en laissant chaque année à l’État des excédents entre recettes et dépenses extrêmement importants.

Pour répondre à une directive européenne et réorganiser le secteur des télécommunications français suivant le modèle existant aux États-Unis d’un marché concurrentiel des télécommunications (téléphonie fixe principalement) sur lequel opèrent des entreprises commerciales internationales cotées en bourse, la Direction générale des télécommunications, qui est alors une administration, prend le nom de France Télécom le 1er janvier 1988.

 

Entrée en bourse

En 1997, le capital de la nouvelle société anonyme a été ouvert avec succès. L’action est vendue à l’équivalent de 27 euros. Une seconde ouverture eut lieu en 1998, malgré la crise des marchés émergents, puis la bulle Internet rend les bourses euphoriques en 1999. Partie en retard dans le train de l’internationalisation lancé par des concurrents tels que le britannique Vodafone, France Télécom se met à chercher des cibles au plus fort de la valorisation des années de la bulle Internet. Cela d’autant plus que son alliance avec l’allemand Deutsche Telekom, caractérisée par une participation au capital croisée de 2%, a éclaté lorsque cette dernière a annoncé un projet de rapprochement avec l’italien Telecom Italia (finalement abandonné) sans avertir les Français.

En mars 2000, l’action France Télécom atteint 153,30 euros puis son plus haut historique à 219 euros avant de redescendre, brutalement. Le groupe France Télécom rachète la grande majorité d’Orange en 2000 et l’intégralité en 2003 ; il fusionne ensuite ses activités mobiles (Itinéris, OLA et Mobicarte) en une filiale nommée Orange. France Télécom procède également à de nombreuses autres acquisitions de sociétés (revendues pour certaines) dans le monde devenant le quatrième opérateur mondial par sa taille (GlobalOne, Equant, Internet Telecom, Freeserve, EresMas, participation dans Wind, NTL, Mobilcom, etc.)

Privatisation 

En septembre 2004, l’État français cède une partie de ses actions pour passer en dessous de la barre des 50%. France Télécom devient alors une entreprise privée. 115 ans après sa nationalisation, la téléphonie redevient privée en France.

En juin 2007, l’État français cède à nouveau 5% de sa participation dans France Télécom. La participation publique (État Français et ERAP) est portée à 27%. À cette même date, France Télécom revend Orange Pays-Bas et acquiert le fournisseur d’accès espagnol Ya, ainsi que l’opérateur mobile autrichien One. En septembre 2014, Bpifrance vend 1,9% d’Orange, qu’il ne détient plus qu’à 11,6%. BpiFrance et l’État français possédant 25% des actions d’Orange.

Transition FT => Orange

En août 2000, France Télécom rachète Orange plc à Vodafone et adopte un nouveau logo dans lequel l’orange est la couleur dominante. Le 21 juin 2001, Itinéris, Ola et Mobicarte, les activités de téléphonie mobile de France Télécom, sont regroupées sous la marque Orange. Le 1er juin 2006, Wanadoo et Ma Ligne TV deviennent Orange. Equant devient Orange Business Services. Le logo de France Télécom est modifié. En janvier 2007, France Télécom R&D devient Orange Labs et la Fondation France Télécom devient la Fondation Orange. À partir de 2011, France Télécom communique en tant que Groupe France Télécom – Orange et les agences France Télécom deviennent des boutiques Orange. En février 2012, les services de téléphonie fixe de France Télécom sont commercialisés sous la marque Orange.

Finalement le changement de nom est voté au cours d’une assemblée générale le 28 mai 2013. Le changement de nom est effectif au 1er juillet 2013, France Télécom devient alors définitivement Orange.

Orange en France

Après la publication des résultats de Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR à fin juin 2019, place à un récapitulatif des parts de marché pour le très haut débit (débit >= 30Mbts) selon les critères de l’Arcep. Comme à chaque trimestre, Hammett de la fibre.info a dressé un tableau comparatif agrémenté de précisions. Orange conforte sa première place devant SFR. Sur 12 mois, l’opérateur au carré rouge a perdu 3,6 points en matière de part de marché. En face, Orange a pris 0,4 pts, contre 3,7 pts pour Free et 2,4 pts pour Bouygues.

Ainsi, l’opérateur historique affiche fin juin 29,2% de part de marché avec 2,937 millions de clients et un gain de 677.000 clients sur 12 mois, soit une augmentation de 30% de sa base clientèle entre le T2 2018 et le T2 2019. De son côté, SFR s’octroie 24,6% de part de marché avec 2,475 millions de clients (258.000 engrangés en un an) soit seulement une hausse de 11,6% de sa base d’abonnés.

De leur côté, Free et Bouygues performent. L’opérateur de Xavier Niel grimpe à 13% de part de marché, avec 1,133 millions d’abonnés pour un gain de 571.000 en un an. Résultat, sa base de clients est en hausse de 77,8% sur 12 mois. Bouygues Telecom avec une part de marché beaucoup plus faible à 7,4% à mieux recruté que SFR sur la période (354.000). L’opérateur est crédité d’une augmentation de 90,5% de sa base clientèle.

Concernant la fibre

Le marché se rééquilibre sérieusement. Sur un an, soit entre le premier trimestre 2018 et 2019, Orange a réalisé 38% des nouveaux abonnements fibre, contre 28,6% pour Free, 19,6% pour Bouygues et 13,7% pour « SFR et les autres », a constaté la fibre.info. S’il fait toujours cavalier seul, Orange perd toutefois du terrain malgré de très bons recrutements. Derrière, Free accélère la cadence, Bouygues progresse alors qu’SFR s’évertue à ne pas dévoiler ses chiffres sur la fibre.  Dans le détail, l’opérateur historique voit son avance se réduire et perd 6,7 points sur 12 mois en s’adjugeant tout de même 52,2% de part de marché contre 56% en décembre dernier. « Si le phénomène se poursuit, Orange devrait passer rapidement sous les 50% de parts de marché », commente à ce propos le site communautaire. Avec 2,775 millions de clients, l’opérateur a enregistré un gain de 646 000 clients FTTH sur 12 mois soit une augmentation 30,3% de sa base clientèle du T1 2018 au T1 2019.

De son côté, Free est bien installé à la deuxième place avec 21,3% de part de marché contre 19,4% au quatrième trimestre 2018. L’accélération engagée en 2018 se poursuit, avec près de 500 000 abonnés recrutés sur la Fibre au cours des 12 derniers mois. L’opérateur de Xavier Niel compte désormais plus de 1,1 million d’abonnés FTTH, soit près d’un cinquième de sa base d’abonnés Fixe. Free a ainsi vu croître sa base d’abonnés fibre de 75,4% en un an. Par ailleurs, Bouygues continue de grappiller des parts de marché mais accuse un certain retard. L’opérateur de Martin Bouygues est crédité de 12,5% de part de marché avec 663 000 abonnés fibre, soit un gain de 334 000 clients en un an. Sa base clientèle a donc doublé. Du côté de SFR, cela se complique. Dans ses publications, l’opérateur au carré rouge fait le choix de compiler l’intégralité des technologies THD qu’il utilise. La rubrique « SFR et les autres » est donc calculée en prenant le total des abonnements très haut débit « fibre optique de bout en bout » publié par l’ARCEP à fin mars 2019 et en défalquant les totaux publiés par Bouygues, Free, Orange sur la même période. S’ils progressent à un rythme plus lent avec 14% de part de marché et une augmentation de 45,6% de leur base abonnés FTTH, en l’absence de chiffres, il est difficile de dire qui de SFR ou « Autres » tire la machine, poursuit lafibre.info. Quoiqu’il en soit, au 31 mars 2019, le nombre d’accès en fibre optique de bout en bout s’est élevé en France à 5,3 millions de lignes selon le régulateur, soit un gain de 1,7 million un an.

Concernant la 5G

Star des salons tech depuis quelques années, le nouveau réseau de télécommunications promet monts et merveilles, un monde où tous les objets seraient interconnectés pour notre plus grand bonheur. Alors que ses effets concrets restent encore un peu flous aux yeux du grand public, les géants du secteur accélèrent. C’est le cas d’Orange qui prépare le déploiement de manière active. Invité de la matinale de Radio Classique, Stéphane Richard, P-DG du groupe, s’est exprimé sur la 5G et les premières offres d’Orange. S’il confirme que les premiers forfaits seront disponibles « dès l’été, probablement pour juin/juillet », il explique qu’ils resteront marginaux.

Il faut attendre qu’il y ait un minimum de réseau, de couverture, donc, et puis surtout les terminaux qui permettent de s’en servir.

Concernant les forfaits, le P-DG d’Orange se veut rassurant. Il souhaite « proposer la 5G à un prix attractif » pour entrer dans « un modèle vertueux ». Les abonnés paieront « peut-être un petit peu plus » mais disposeront de meilleurs débits et probablement plus de data. Concrètement, « on sera dans des zones très voisines de la 4G » assure-t-il. Stéphane Richard ajoute que les prix ne dépendront pas « forcément du montant des enchères », les acquisitions de fréquences reposant sur « un raisonnement économique sur 20 ans ». Ces explications ne tiennent probablement pas compte des stratégies concurrentes. Si les autres opérateurs ne se sont pas encore exprimés concrètement sur la 5G, ils pourraient opter pour un positionnement tarifaire agressif. Souvenez-vous : lors du passage de la 3G à la 4G, certains d’entre eux avaient lancé des offres sans augmentations de prix.

 

D’un point de vue technique…

Cours d’Orange – base journalière – depuis 2013 :

En observant le graphique ci-dessus, on distingue de façon assez nette les phases suivantes :

  1. Entre juillet 2013 et novembre 2015 : les cours ont marqué une phase d’appréciation assez propre, qui a permis au titre de passer d’environ 7 à 17 euros (soit environ 142% de hausse).
  2. Depuis novembre 2015 : les cours n’arrivent plus a détacher de tendance, restant assez scrupuleusement enfermés entre les 17 à 15 euros pour la partie haute, et autour de la zone de support des 13 euros pour la partie basse.

Tout ce qu’on peut dire aujourd’hui, c’est donc que les cours viennent une énième fois tester la borne de support actuellement sous pression. Que le scénario privilégié reste donc un nouveau rebond sur cette fameuse zone clé. En revanche, le net passage sous les 12,50 euros serait de mauvais augure pour la suite des événements, et une consolidation significative serait alors attendue.

Enfin, seule la franche cassure des 16 euros pourrait offrir au titre historique une nouvelle perspective d’appréciation plus pérenne.

A suivre…

 

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BILAN & RETROSPECTIVE 2019 + SPECIAL CAC – Que nous réserve la cuvée 2020 ?

Début 2020 : l’heure des bilans, avant celle des pronostics.

Avant toute chose cependant, en préambule à cet article et rigoureusement comme chaque année désormais, permettez-nous de vous souhaiter à tous une excellente nouvelle année. Qu’elle vous amène surtout paix et sérénité dans votre vie en général et, cerise sur le gâteau : prospérité dans votre portefeuille. L’occasion pour nous de vous remercier également car chaque année qui passe scelle un peu plus la confirmation du succès de la création et du lancement il y a presque 10 ans de Dagher Trading, devenu depuis DT Expert.

Nous espérons donc continuer à vous compter de plus en plus nombreux dans nos rangs. Soyez certains que nous ferons tout pour vous satisfaire et faire en sorte que 2020 soit à la hauteur de vos attentes !

 

Améliorations effectuées de 2019 à 2020

Comme nous aimons la transparence, nous aimons aussi l’engagement.

Après près de 10 ans, notre service DT Turbo n’a cessé d’évoluer.

La méthode utilisée pour la sélection des sous-jacents et les timings d’intervention a été affinée, notamment par la création d’un logiciel interne (Top Scan) sur lequel un back-testing de plusieurs année a été réalisé.

Les résultats sont frappants. Ce logiciel étant capable d’identifier et reproduire des configurations passées afin de les détecter dans le présent pour anticiper le futur.

Nous allons donc, dès cette année, mettre à profit cette nouvelle méthode et l’adapter à notre service, en optimisant nos conseils et le choix de nos sous-jacents.

Enfin, nous avons étendu notre spectre d’intervention et vous pourrez désormais également bénéficier de conseils sur des produits de type Leverage/Short, qui restent des produits structurés proches des Turbos, avec un effet de levier fixe et non variable.

(*) Bilans consolidés du service DT Turbo depuis sa création :

Si la majeure partie de nos abonnés restent fidèles et satisfaits, il y a également des gens déçus, parfois à tort, parfois à raison. Tout dépend de leur timing d’arriver au sein de notre service. A ceux-là aussi et surtout, nous tenions à témoigner notre compréhension ainsi que notre estime, tout en leur rappelant qu’un bon money-management se mesure sur la durée. Et c’est d’ailleurs l’un des axes de développement et d’amélioration que nous avons décidé de poursuivre cette année : aider nos abonnés à mettre en place non seulement de bonnes stratégies mais aussi un bon principe de money-management, afin de les assister au mieux dans la gestion de leur portefeuille, en fonction de la taille de celui-ci, de leur profil d’investisseur et de leur tolérance au risque.

Un point global et fondamental en préambule

Voici pour commencer les 5 faits marquants en Bourse sur l’exercice 2019 :

  1. La chute de la courbe des taux d’intérêt

La convergence des politiques monétaires ultra-accommodantes des principales banques centrales a entraîné la chute des taux d’intérêt en 2019, avec désormais une très grande partie de la courbe des taux en négatif ou proche de zéro. Les courbes des taux de l’Allemagne et de la France sont négatives au-delà du rendement obligataire à 10 ans et cela s’est diffusé sur les obligations corporate à un rythme très rapide. La Réserve Fédérale des Etats-Unis (FED) a effectué un volte-face monétaire en 2019 avec 3 baisses du taux de ses fed funds et la Banque Centrale Européenne (BCE) de Christine Lagarde va continuer d’écraser la courbe des taux en 2020. Cette donnée de marché du crédit est la pierre angulaire du mouvement général de toutes les classes d’actif, en particulier la source de la hausse du prix des actions en 2019, les capitaux cherchant activement le rendement qui a disparu du crédit.

  1. La forte reprise haussière du Bitcoin et des cryptomonnaies

Le mouvement de rebond du cours du Bitcoin a commencé au dernier trimestre 2018 mais s’est développé en 2019 avec une hausse de 3100$ à presque 14 000$ au mois de juin dernier. Depuis le milieu de l’été, le cours du Bitcoin a retracé une partie importante de sa hausse depuis les 3100$ (61,8%) mais conserve une performance annuelle de plus de 85%. Notons que la performance du Bitcoin est dépassée par des crypto-monnaies mineures qui, pour certaines, enregistrent des performances relatives à trois chiffres. L’année 2019 a confirmé l’intérêt grandissant des institutionnels pour les cryptos, avec une forte hausse du volume d’échange sur les contrats futures du Chicago Mercantile Exchange (CME) par exemple.

  1. La confirmation de la tendance haussière de l’or et des métaux précieux

Tout au long de l’année 2019, j’ai pu vous proposer dans ces colonnes un suivi des raisons fondamentales à la source du potentiel haussier du cours de l’or et des métaux précieux. L’once d’or s’apprécie de plus de 16% cette année, en dépit de la forte hausse du marché actions. Des capitaux se sont placés à long terme sur l’or et l’analyse technique suggère toujours un potentiel haussier fort pour l’année 2020.

  1. Un fort attrait pour le risque avec des indices leaders en hausse de 30%

Les indices boursiers majeurs ont enregistré soit des records pluriannuels, soit des sommets historiques (les indices américains en particulier). Le cours du CAC 40 hors-dividendes gagne 28,5% en 2019, porté par l’ensemble des secteurs d’activité cycliques avec notamment le grand retour des valeurs bancaires depuis l’été dernier. Cette hausse s’est appuyée sur une conjonction de facteurs techniques et fondamentaux et est d’autant plus impressionnante qu’elle est en découplage totale avec l’allure conjoncturelle générale, même s’il est vrai, l’Allemagne a évité de justesse la récession technique avec une croissance positive de son PIB au T3. Sans aborder ici les sources fondamentales de la hausse des actifs risqués, qui dépassent le seul simple fait des taux d’intérêt très bas et négatifs, rappelons qu’un aspect « flux de capitaux » est venu soutenir les actions internationales sur les mois d’octobre et de novembre avec une remontée de la part des actions dans les gestions qui était tombée au plus bas depuis 10 ans, ainsi qu’une réduction du poids relatif des liquidités.

  1. Un cours de l’euro/dollar neutralisé par la guerre des changes

Du côté des paires majeures du marché des changes flottants (Forex), si l’on excepte la Livre Sterling, aucune variation notable n’est à signaler. Le cours de l’euro/dollar est en recul de 2,20%, stable à vrai dire entre 1,10$ et 1,15$, un équilibre des forces lié à la convergence des politiques monétaires entre Fed et BCE. Le taux de change EUR/USD est donc un facteur neutre cette année.

 

Les velléités haussières peuvent-elles encore nous surprendre cette année ?

 

En préambule, quid du bilan 2019 ? Nous le savons désormais, le cru 2019 fut excellent pour l’ensemble des indices majeurs mondiaux. Et notre Cac national a même signé sa meilleure performance annuelle depuis 20 ans avec un bilan de plus de 26% jamais atteint depuis le cru remarquable de 1999 (+51,12%). Observation assez paradoxale eu égard aux tensions économiques globales, mais observation révélatrice par ailleurs.

Ailleurs en Europe, outre-Atlantique ou en Asie, c’est globalement le même constat. Avec toutefois une prépondérance du Nasdaq (qui est le seul à avoir dépassé les +30% annuels) et une sous-performance du Footsie londonien (+12,23%), « effet Brexit » oblige.

Les tableaux détaillés ci-dessous donnent un aperçu détaillé de l’évolution des indices cette année 2019 :

Bilan 2019 des principaux indices européens

Bilan 2019 des principaux indices américains

On remarquera donc qu’après pourtant une fin d’année 2018 catastrophique, qui avait jeté un froid sur toute tentative d’optimisme, ce sont les premiers et derniers trimestres de l’année qui auront été les plus impulsifs, et que seul le T3 aura marqué une pause relative dans la hausse quasi continue.

Regardons maintenant le graphique du Cac remis à jour en base mensuelle :

 

Alors, que voit-on sur ce graphique qu’il nous semble bon de souligner ?

  • Tout d’abord, une vision panoramique sur les 20 dernières années permet de voir que, depuis septembre 2011, le Cac a retrouvé, bon an mal an, une tendance globale haussière. En effet, on constate, avant cette date, des mouvements nets, qu’ils soient haussiers (avant septembre 2000 et entre mars 2003 et l’été 2007) ou baissiers (de septembre 2000 à mars 2003 puis de l’été 2007 à mars 2009).
  • Ensuite, le deuxième élément clef se trouve du côté du dépassement de l’oblique de résistance de long terme (en vert ci-dessus) qui avait contenu les velléités haussières en septembre 2000, l’été 2007 puis l’été 2015. Par la suite, malgré une morsure passagère, l’oblique en question a joué on rôle de support en pullback.
  • Enfin, le troisième et dernier élément clef réside dans la cassure des résistances clés sur l’ensemble des mêmes indices majeurs: on peut en effet le voir ci-dessus avec la sortie haussière du porte-voix (en noir), qui correspond peu ou proue à la cassure des mêmes types de figures en porte-voix sur le trio majeur américain, où d’une oblique de résistance descendante sur le Dax allemand.

 

Quid de la hausse actuelle ?

Il semble assez évident que la question que vont se poser désormais les investisseurs est la suivante : quel potentiel de hausse les indices ont-ils encore sous la main, et doit-on craindre une correction majeure cette année ou bien encore espérer des plus-hauts ?

Afin d’essayer d’apporter des éléments de réponses à cette question fatidique, nous allons regarder quelles sont les forces et faiblesses en présence qui pourraient plaider pour l’un ou l’autre des scénarios.

Du côté des facteurs qui plaident pour la hausse :

  1. Le premier d’entre eux est certainement le dépassement de l’oblique de résistance initiée sur les sommets de mars 2015 et qui a contenu les pressions acheteuses entre mai 2017 et septembre 20118 à de nombreuses reprises. Après quelques tentatives entre juillet et septembre 2019, le passage au-dessus de cette oblique, confirmé par le retour en pullback reste l’élément positif le plus probant pour les optimistes.
  1. L’autre facteur positif est le décompte elliottiste qui, quel qu’il soit, indique qu’il devrait manquer au moins une vague de hausse au sein du rally
  1. Enfin, le Cac ne pouvant être totalement décorrélé de ses confrères, l’ensemble des indices majeurs internationaux, Etats-Unis en tête, ont validé la cassure de leurs résistances majeures.

Du côté des facteurs qui plaident pour la baisse :

  1. De façon assez logique, il y a toujours une période de prudence après de fortes périodes de hausse.
  1. D’un point de vue hebdomadaire, le RSI pourrait laisser apparaître une divergence baissière depuis mai 2017, à valider cependant.
  1. Enfin, le Cac se rapproche de ses derniers sommets historiques, notamment celui de 2007 situé autour des 6.185 points.

 

Pronostic et niveaux à surveiller

Vous l’aurez bien compris avec notre analyse détaillée et notre graphique ci-dessus, nous restons haussiers sur le court terme mais très prudents sur le plus long terme.

Ainsi, les prochains objectifs à la hausse sont les suivants : tout d’abord, le sommet de l’été 2007, situé autour de 6.170 points, suivi du dernier swing-move (projection à 100%) qui lui se trouve vers les 6.415 points. Au-dessus de ce niveau clé, on pourra espérer un retour sur le record historique du Cac juste en dessous du seuil fatidique des 7.000 points.

Le point pivot qu’il faudra enfoncer pour valider une correction majeure se situe, lui, autour du support des 5.600 points. La franche cassure de cette zone conduirait à un nouveau test du seuil majeur psychologique des 5.000 points en amont d’une plus forte dégradation vers le fort overlap des 4.560 points.

 

Et en termes de stratégies : comment s’en sortir ?

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais très bien, celui sur lequel nous nous sommes spécialisés se tourne vers les turbos ou les leverage/short, produits dérivés à fort effet de levier, qui s’adaptent extrêmement bien aux principes de l’analyse technique grâce à leur principale caractéristique : à savoir la barrière désactivante. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

Aussi, si vous souhaitez profiter de telles recommandations n’hésitez pas à lire notre brochure détaillée afin de bien vous renseigner (notamment sur les risques encourus) et, qui sait par la suite, à nous rejoindre en cliquant ici.

D’ici là, nous vous souhaitons à nouveau à tous une excellente année 2020, qu’elle vous apporte le meilleur et vous soit bénéfique en tous points, tant personnels que professionnels. Que les choix et projets que vous aurez à faire et que vous ferez aillent dans le bon sens en cette période que l’on sait tous difficile en général et pour l’économie en particulier.

Nous vous remercions par ailleurs de votre confiance renouvelée et ferons tout pour continuer à vous satisfaire en 2020.

A bon entendeur…

Réalisé par  Marc Dagher avec l’aide de Maxence Delarue.

SPECIAL ACTIONS – FDJ : rien ne va plus, les jeux sont faits !

I/ Présentation

La Française des Jeux, également désignée par le sigle FDJ depuis 2009, est une société anonyme française créée en 1976, à la suite du lancement du Loto National. Son capital est alors détenu à 72% par l’État français qui lui a confié, sous contrôle du Ministre chargé du budget, le monopole des jeux de loterie et de paris sportifs sur les territoires de la France métropolitaine et d’outre-mer. Depuis l’entrée en vigueur de la loi n°2010-476 du 12 mai 2010, relative à l’ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne, ses activités de paris en ligne sont ouvertes à la concurrence.

Héritière de la Loterie nationale française, créée en 1933, elle s’appelle successivement « Société de la Loterie Nationale et du Loto National » (SLNLN) en 1979, puis « France Loto » en 1989. Ce changement de nom, cette année-là, marque aussi une profonde restructuration de l’entreprise. La participation de l’État passe de 51 à 72%, celle des émetteurs de billets de 49 à 20% et les salariés et les courtiers sont autorisés à entrer dans le capital à hauteur de 5 et 3%. Le capital est augmenté de 20 à 500 millions de francs (3 à 76 millions d’euros) ce qui permet des investissements importants. Deux ans plus tard en 1991, elle change de nouveau de nom et devient « la Française des Jeux », ou encore la « FDJ ».

Quelques chiffres :

  • Nombre de tirages : 6 520
  • Gagnants à 6 numéros (rang 1) : 16 644
  • Millionnaires en euro : 2.363
  • Gain record au Loto : 24 millions d’euros le 6 juin 2011
  • Gain record au Super-Loto : 150.077.770 francs (soit 22.879.209 euros) le 20 mars 1997 à Asnières-sur-Seine
  • Jackpot record Super-Loto : 30.009.676 euros le 26 mai 2006 (15 millions d’euros pour les deux gagnants)
  • Gain record en France à Euro Millions : 169.837.010 euros le 13 novembre 2012

Loto + Super-Loto au 04/12/2018 :

    • Chiffre d’affaires : 15,1 Mds € (2017)
    • Sommes redistribuées : sur les 15,1 Mds € de mises, près de 95% ont été redistribués : 66,8% aux clients (10,1 Mds €), 21,8% à la collectivité (3,3 Mds €), 6% au réseau (0,9 Md €), 5,4% à FDJ (0,8 Md €)
    • Millionnaires en euro : près de 200 gains supérieurs ou égaux à 1 million d’euros en 2017.
    • Gain record en France à Euro Millions : le jackpot moyen remporté en 2017 à Euro Millions-My Million était de 59 M € (vs 43 M € en 2016). Euro Millions – My Million a créé 121 millionnaires de plus en 2017.
    • 4ème loterie mondiale
    • 2ème loterie européenne
    • 26,1 millions de joueurs de 18 ans et +
    • 30.800 points de vente (1er réseau de proximité de France)
    • + de 55 jeux FDJ proposés dans le réseau physique et en ligne

Répartition du chiffre d’affaires de 2018 par familles de jeux :

En 2018, les mises atteignaient le montant de 15,8 milliards d’euros (+4,4% par rapport à 2017). Elles se sont réparties ainsi :

  • Jeux de grattage (jeux « illiko » : Morpion, Banco…) : 7,7 milliards (soit 49 %)
  • Jeux de tirage (Loto, Euromillions, Keno) : 5,1 milliards (32 %)
  • Paris sportifs : 3 milliards (19 %).

Par rapport à 2017, les paris sportifs augmentent nettement, les jeux de grattage augmentent également alors qu’il y a un le léger recul des jeux de loterie.

II/ Un monopole qui affole

Le monopole français de la loterie, Française des Jeux, propriété de l’Etat depuis sa création il y a près d’un siècle, est passé aux mains du privé. Espérant lever plus d’un milliard d’euros (1,1 milliard de dollars), le gouvernement français réduira sa participation dans la FDJ de 72% à 20%, et espère mettre autant d’actions que possible dans les mains des particuliers. « J’espère que cette privatisation sera un succès populaire et que le plus grand nombre possible (de personnes) y participera », a déclaré le ministre de l’économie Bruno le Maire au Journal du Dimanche le mois dernier. La FDJ détient le monopole des jeux de loterie, des cartes à gratter et des paris sportifs non en ligne. C’est la deuxième plus grande société de paris en Europe et la quatrième dans le monde. La décision de se débarrasser d’une rare entreprise d’Etat qui rapporte de l’argent a été critiquée par les partis d’opposition comme équivalant à vendre « les joyaux de la famille ».

Pour le gouvernement, tout le monde y gagne.

En plus de lever un milliard d’euros en espèces, l’Etat bénéficiera d’une contribution publique annuelle d’environ 3,5 milliards d’euros et de 380 millions d’euros en paiement de la licence de la FDJ pour 25 ans. La FDJ détient 200.000 actions. Sur les 28% non détenues par l’État, 13,4% appartiennent à des organisations d’anciens combattants et certains à des employés. Les actions existantes ont vu leur valeur nominale divisée en 955 avant l’introduction en bourse, ce qui porte leur nombre à 191 millions et les aura rendues moins chères.

La France est l’un des rares pays à offrir de telles opportunités d’investissement aux particuliers. Dans la plupart des autres pays, les investisseurs potentiels doivent attendre le premier jour de la négociation publique et se disputer les actions avec des professionnels. Le gouvernement du Premier ministre Edouard Philippe s’est engagé à privatiser un certain nombre d’entités, dont la société aéroportuaire du groupe ADP (Aéroports de Paris) et la société énergétique Engie, pour alimenter un fonds de 10 milliards d’euros destiné à relancer l’innovation technologique.

La FDJ est la première à partir, après l’accord du Parlement. Les gouvernements français précédents, de gauche ou de droite, ont vendu des participations dans des entreprises publiques car ils avaient besoin d’argent, notamment France Télécom (devenue Orange), le fournisseur d’électricité EDF, les banques Paribas et Crédit Lyonnais, le transporteur national Air France, le géant pétrolier Total et le constructeur automobile Renault.

Mais les particuliers en France ne sont pas facilement tentés par le marché, influencés en partie par le fait que les actions EDF et France Télécom valent aujourd’hui moins que lorsqu’elles ont été vendues en 2005 et 1997 respectivement. Le nombre d’actionnaires non professionnels en France est passé d’environ neuf millions dans les années 2000 à quelque trois millions aujourd’hui. « La Française des Jeux est un bon accrocheur » pour relancer l’intérêt des gens pour la bourse, « car son activité est facile à comprendre et assez prévisible », a déclaré Stéphane Boujnah, président du directoire de la bourse paneuropéenne Euronext.

Et pourtant la souscription a été tellement forte autour des actions FDJ que l’Etat n’a pas pu servir les demandes supérieures à 5.000 euros, et là encore, elles n’ont été honorées que partiellement. Afin de pouvoir répondre à la demande, les ordres jusqu’à 2.000 euros ont intégralement été honorés, délivrant 102 actions aux demandeurs. Ensuite, seulement 10% des demandes ont pu être satisfaites jusqu’à 5.000 euros, portant le nombre maximum d’actions par personne à 117. Les ordres qui ont été passés dans l’ordre A2, supérieurs à 5.000 euros n’ont pas pu être honorés.

Problèmes de santé publique

L’an dernier, quelque 25 millions de clients ont dépensé près de 16 milliards d’euros en paris, soit une augmentation de 4,4% en glissement annuel et de près d’un tiers sur quatre ans. Les critiques ont averti qu’un rôle moins important de l’État dans l’entreprise pourrait rendre les joueurs vulnérables à la cupidité des entreprises. « Pour augmenter les revenus, il faut augmenter les dépenses pour les paris », a déclaré Jean-Michel Costes, secrétaire général de l’Observatoire des Jeux, l’organisme de surveillance du jeu. « La recherche du profit et la nécessité de protéger les meilleurs de la dépendance sont en concurrence directe » pour la FDJ, a-t-il averti.

III/ Les débuts

Très largement plébiscitée sur toutes les chaînes de télévision et de radios depuis début novembre, l’introduction de la Française des Jeux a attiré 500.000 investisseurs particuliers pour une levée de fond de 1,7 milliard d’euros tandis que la demande globale a atteint 11 milliards d’euros. Dans ce contexte favorable, il était impensable d’imaginer le cours de l’action fondre dans les premières séances boursières. Cette demande, toujours beaucoup plus forte que l’offre, contribue au maintien du cours qui est beaucoup plus haut qu’à l’ouverture, s’échangeant à près de 23 euros pour une cotation réalisée à 19,90 euros.

Les investisseurs se sont réjouis de l’entrée en Bourse jeudi 21 novembre dernier des actions du monopole des loteries d’Etat, une introduction en bourse qui, le gouvernement l’espère, soutiendra la poursuite des privatisations et renforcera les réformes économiques ambitieuses du Président Emmanuel Macron. Le gouvernement a récolté environ 2,1 milliards d’euros (2,3 milliards de dollars) en vendant une participation de 52% dans la Française des Jeux (FDJ), dont les cartes à gratter et les loteries se jouent par millions.

Environ un tiers des actions a été réservé à quelque 500.000 investisseurs individuels, qui ont eu la chance de posséder une partie d’une société qui maintiendra son monopole sur les loteries pendant les 25 prochaines années. La grande majorité de l’épargne française est placée sur des comptes d’épargne ultra-sécurisés mais à faible taux d’intérêt, reflétant une profonde suspicion de marchés « spéculatifs » qui ne se sont durcis qu’à la suite de la crise financière 2007-08. Mais la demande d’actions FDJ a été soutenue, incitant le gouvernement à fixer le prix de l’introduction en bourse à 19,90 euros, soit le haut de la fourchette indicative. A 11h30 (10h30 GMT), l’action était en hausse de 16,7% à 22,75 euros, alors même que le marché s’effondrait et que l’indice Cac 40 baissait de 0,2%.

Le ministre des Finances Bruno Le Maire, qui a sonné la cloche d’ouverture de la Bourse de Paris à cette occasion, a salué « un immense » succès. Le début d’une forte activité commerciale « signale une réconciliation des Français avec l’économie et les marchés » après la crise de 2008, a-t-il dit. Les autorités ont tout mis en œuvre pour séduire les acheteurs en leur offrant une remise de 2% sur le prix de l’introduction en bourse et en leur promettant une action gratuite pour 10 actions détenues, pour autant qu’elles soient conservées pendant au moins 18 mois.

Plus à venir

Le succès de l’offre de la FDJ pourrait contribuer à renforcer le soutien à l’effort de Macron visant à réformer de vastes pans de l’économie française, qui a été déstabilisée par les protestations des Gilets Jaunes qui ont éclaté en novembre dernier. L’ancien banquier d’affaires a été accusé d’ignorer les luttes quotidiennes des Français ordinaires, en particulier en dehors de Paris et des grandes villes.

Même si l’Etat joue « un rôle fondamental » dans l’économie, a déclaré Le Maire, « son rôle propre n’est pas nécessairement celui d’un actionnaire principal ». Il s’agit d’un cas relativement rare d’une entreprise publique française en bonne santé financière, bien connue du public, qui a réalisé 16 milliards d’euros de ventes de jeux divers l’an dernier.

L’action FDJ va-t-elle rejoindre le Cac 40 ?

Non, pas dans l’immédiat en tout cas. La capitalisation flottante de la Française des Jeux est pour le moment trop faible. Après exercice intégral de l’option de surallocation, la part du flottant – qui exclut les participations des actionnaires de long terme, dont l’État – devrait être de l’ordre de 47%. La capitalisation flottante devrait ainsi être d’environ 2 milliards d’euros. La plus « petite » entreprise en termes de poids dans le Cac 40 était, au 30 septembre dernier, Atos. Sa capitalisation flottante atteignait alors 6,4 milliards d’euros. Si l’indice phare parisien est hors de portée, l’action FDJ pourrait en revanche rapidement rejoindre un autre indice important : le SBF 120. Le groupe a, cette fois, la taille requise. Il est peu probable que la Française des Jeux rejoigne l’indice dès le prochain conseil scientifique des indices d’Euronext, qui aura lieu durant ce mois de décembre. L’entrée dans le SBF 120 a plus de chance d’être effective en mars 2020.

Action FDJ : hausse à prévoir ou correction à la baisse à venir ?

Cette introduction en bourse réussie de la part de la FDJ laisse la porte ouverte aux spéculateurs lors des premières séances. Cette hausse de 17% du cours d’introduction pourrait bien très vite se retourner lorsque la folie autour des actions française des jeux sera retombée. La hausse actuelle dans un contexte de tension boursière pourrait être chahutée dans les jours ou les semaines à venir. Est-il temps pour vous de prendre vos plus-values, faut-il attendre 18 mois pour toucher vos actions gratuites ? Sachez que la spéculation n’est pas la vocation première de l’action FDJ, les cours se lisseront donc après quelques semaines en bourse et une fois que la pression de la demande et de l’offre sera redescendue. Quoi qu’il en soit, cette introduction en bourse est une bonne nouvelle pour les nouveaux actionnaires puisque cette effervescence devrait doper les ventes de jeux de grattage et de jeux de tirage pour quelques mois.

Comme toute IPO (introduction), il est difficile d’établir un pronostic basé sur une analyse technique, manque d’historique graphique oblige. Cependant, l’observation des dernières grandes IPO françaises appellent en grande majorité à la prudence. Que ce soit en effet Europcar, SMCP ou encore le groupe Spie, les antécédents ne sont pas les plus enthousiasmants et l’investisseur raisonnable devra attendre un peu avant de se faire une idée plus cohérente.

Vous voulez dynamiser votre portefeuille et augmenter votre capital ?

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais, nous sommes spécialisés sur les produits dérivés à fort effet de levier, les turbos.

Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

Il existe chez la plupart des émetteurs de turbos, des produits permettant d’intervenir sur les variations du cours de l’or, comme de nombreux autres sous-jacents. Par ailleurs, sachez que DT Expert, est en étroite collaboration avec ces émetteurs, et a désormais la possibilité d’obtenir des turbos sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

Voici, pour vous convaincre si besoin, un récapitulatif de nos performances depuis la création du service :

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Réalisé par Maxence Delarue, avec l’aide de Marc Dagher.

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