UPDATE COPPER (CUIVRE) – LT VIEW : un cas d’école en Elliott (décompte et chartisme)

Depuis le fameux point bas global des marchés de mars 2020, les cours du cuivre n’ont cessé de flamber, jusqu’à atteindre, récemment, de nouveaux records historiques après une avancée de plus de 145% ! Bénéficiant de la crise du Covid et d’une solide demande en batterie de véhicules électriques et en semiconducteurs, le potentiel technique reste encore très attractif.

On a pu identifier un décompte elliottiste très propre sur cette matière première, et nous vous le soumettons ci-dessous avec explications détaillées.

 

  1. Vue d’ensemble sur le long terme

Entre mars 1999 et novembre 2001, on peut voir un premier double bottom vers le niveau des 0,60. À la suite de la validation de ce double bottom, les cours du métal rouge ont connu une première escalade en cinq vagues traditionnelles [notées de 1 à 5 en bleu ciel] qui les aura menés tout droit sur le palier de résistance des 4,00 (soit une hausse de plus de 565%) en mai 2006 [sommet qu’on aura noté comme fin de grande vague (I) en bleu plus foncé].

A partir de là, le cuivre est logiquement entré dans une phase de consolidation, dont l’amplitude aura été conséquente, et qui aura pris la forme d’une consolidation dite en expanded flat [notée abc en bleu ciel, avec donc une vague b qui a pu revenir au départ de la vague a, soit sur le fameux seuil des 4,00, avant de laisser place à une vague c en extension, qui sera revenu au niveau de la vague 4 précédente, retombant vers les 1,27 (soit une chute de 68%) et marquant ainsi la fin de la grande vague (II) du cycle supérieur] qui aura pris fin en décembre 2008.

Dès lors, et jusqu’au sommet de février 2011, les velléités haussières auront repris le dessus, reprenant pas loin de 265% pour atteindre un record à 4,65. Il s’agirait donc de la première grande vague I d’un cycle inférieur au précédent [noté en violet clair sur le graphique].

Depuis ce nouveau sommet, les cours ont à nouveau marqué une phase de consolidation qui en trois temps traditionnels [noté abc en rose, avec une longue vague a qui a vu les cours retomber juste sous le seuil des 2,00 avant de tenter un premier rebond en vague b, limité par les 3,30, et de revenir à nouveau vers le même seuil des 2,00 pour terminer la vague c], marquant alors ainsi la fin de la grande vague II du second cycle [en violet, donc].

Après ce nouveau point bas de mars 2020, on aura donc noté la reprise de la très nette tendance haussière, confirmée par le dépassement successif de toutes les dernières résistances techniques envisageables, à savoir d’abord l’oblique de résistance baissière [en pointillés bleu foncé] vers septembre 2020, suivi de la validation, fin novembre, du nouveau double bottom juste sous les 2,00 (entre janvier 2016 et mars 2020) ; double bottom dont l’objectif théorique a été atteint justement sur le sommet de février 2011 sur les 4,65.

 

  1. Notre analyse remise à jour au 14/05/2021

 

Ainsi, après un enchaînement classique en Elliott qu’on appelle du (I)-(II)/I-II, le cuivre semble être au cœur de sa troisième vague de hausse [qui sera donc notée III en violet clair], initiée sur le fameux creux de mars 2020. La tendance est également confortée par le dépassement récent du plus-haut historique ainsi que par la MM100 hebdomadaire nettement croissante, et malgré un RSI suracheté qui ne pourra qu’engendrer une correction intermédiaire.

Aussi, tant que notre point pivot situé sur les 3.77 [trait bleu] n’est pas enfoncé, nous privilégierons une reprise de la dynamique haussière vers les prochains objectifs de projection sur les 6.68, voire jusqu’aux 7.50 en extension [traits verts].

Alternativement, la franche cassure du pivot des 3.77 conduirait à une tension baissière avec un retour sur la borne de polarité des 3.30 (trait rouge) en place depuis 2012.

 

Marc Dagher

Copyright DT Expert 2021©

 

SPECIAL TENDANCE – GAFAM : les nouveaux maîtres du monde ?

SPECIAL TENDANCE – GAFAM : les nouveaux maîtres du monde ?

 

Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft forment ce qu’on appelle les GAFAM. Ces cinq mastodontes partagent le quotidien de plus en plus de monde à travers le globe. Leurs moyens financiers colossaux leur permettent de traverser les crises sans difficultés, réussissant même à en tirer profit comme ce fût le cas en 2020 avec le Covid-19. Mais alors qu’est-ce qui pourrait arrêter ces géants de la « tech » américaine ? Apparemment, pas grand-chose…

« GAFAM » : cinq lettres pour Google (devenu Alphabet, sa maison-mère), Apple, Facebook, Amazon et Microsoft, cinq lettres qui représentent les superpuissances numériques américaines. Impossible d’y échapper, tant elles sont omniprésentes dans notre vie quotidienne : nos modes de communication, d’information, de divertissement et même de consommation en ont été totalement bouleversés.Leurs moyens financiers colossaux leur ont permis d’investir massivement dans l’IA (Intelligence Artificielle), l’internet des objets connectés, la robotique et même de se lancer dans les secteurs de la santé et de l’automobile. Leur audace leur permet d’acquérir de nouveaux marchés tout en suscitant certaines critiques telles que l’optimisation fiscale, l’exploitation de nos données personnelles et leur statut de quasi-monopole.

Encore plus surprenant, en cette période de Covid-19, donc d’incertitude, les GAFAM paraissent avoir une santé insolente. Les publications trimestrielles se sont avérées être au-dessus des attentes du marché, et la question est désormais légitime : qu’est-ce qui pourrait arrêter ces mastodontes de la technologie ?

 

G pour… Google

Google, désormais passé sous le nom de sa holding Alphabet depuis août 2015, reste une des valeurs incontournables des marchés. Avec une capitalisation de 1.556 milliards de dollars, la holding se classe troisième à l’échelle mondiale des capitalisations boursières et lui permet de figurer parmi l’élite des « Big Five ».

Alphabet a publié un chiffre d’affaires en augmentation de 34% par rapport à l’année précédente, s’élevant à 55,31 milliards de dollars. Le rebond du secteur publicitaire a permis au groupe de maintenir la croissance de son chiffre d’affaires. Comme le reste des GAFAM, Google a publié des résultats très solides. Le bénéfice net a quasiment triplé en atteignant 17,9 milliards contre 6.8 milliards en début d’année 2020.

Les notations attribuées à Alphabet, la robustesse de sa technologie et les données de ses utilisateurs démontrent sa position de leader sur le marché publicitaire de moteur de recherche. Tous ses atouts, couplés à son incroyable capital intellectuel et financier, permettent à la holding de créer de nouvelles opportunités commerciales tout en défendant sa position face à ses actuels ou potentiels concurrents. L’entreprise jouit d’un avantage concurrentiel large (« Wide Moat »).

Le moteur de recherche Google représente à lui seul plus de 92% des parts de marché, contre seulement 4% pour Bing, le moteur de recherche de Microsoft. Avec un revenu total de 181,69 milliards de dollars pour 2020, les publicités représentaient 146,9 milliards de dollars soit 84% du chiffre d’affaires. Outre cette source conséquente de revenus, Alphabet peut compter sur les bénéfices de Google Play (applications, musiques, livres, films, etc.), la vente de matériel informatique, ainsi que de Google Cloud.

Les ressources de la société sont géographiquement diversifiées avec 46,4% des ventes provenant des États-Unis. Cette diversité géographique pose problème à Alphabet qui, depuis juillet 2020, fait face à de multiples enquêtes antitrust. Lancées par la Chambre des représentants et 51 procureurs généraux des États-Unis, plusieurs années seront nécessaires pour traiter ses enquêtes. Des amendes et/ou changements dans les pratiques commerciales d’Alphabet devraient faire partie des conséquences. L’entreprise s’est déjà vu infliger des amendes à hauteur de 9,5 milliards de dollars par l’Union Européenne pour violation du droit européen de la concurrence et du règlement général sur la protection des données de l’UE (DGPR). Enfin, la loi californienne sur la protection de la vie privée des consommateurs a imposé des restrictions strictes en matière de confidentialité des données.

D’un point de vue technique

Sur ce graphique en base hebdomadaire, on constate que le titre Alphabet est inscrit dans une nette tendance haussière sans véritable phase de baisse et évolue au sein d’un canal ascendant depuis la fin de la fameuse crise du subprime, en novembre 2008. Aussi, et malgré la crise du Covid qui a vu les marchés s’effondrer dans leur globalité, le bas du canal a été touché en mars 2020 et a pu jouer le rôle de soutien, sur le niveau clé des 990 dollars, avant de reprendre sa tendance principale et de sortir à la hausse dudit canal début février 2021, tout en atteignant par la suite de nouveaux plus-hauts historiques.

Aussi, tant que notre point pivot à 1.830 dollars ne sera pas enfoncé, et sans écarter un retrait possible vers les 2.110 intermédiaires, on continuera de privilégier la tendance haussière avec un premier objectif de projection situé sur les 2.975, voire jusqu’aux 3.500 dollars en extension. Alternativement, la franche cassure des 1.830 conduirait à un nouveau test du support clé en overlap situé sur les 1.520 dollars.

 

A pour… Apple

Basée à Cupertino (Californie), la société Apple est spécialisée dans le design, le développement ainsi que la commercialisation des produits électroniques de grandes consommations, logiciels informatiques, services en ligne et ordinateurs personnels. Pour ne pas les nommer, ses marques mondialement connues sont Mac, iPhone, iPod, iPad, etc. La marque Apple bénéficie d’une très forte fidélité des utilisateurs dans un secteur aujourd’hui très concurrentiel.

Le vaste réseau de magasins d’Apple et d’indépendants assure la commercialisation de ses produits dédiés aux particuliers, PME et notamment au secteur de l’éducation. En parallèle du matériel, Apple développe des services tels que la vente de contenu numérique, un service de streaming, AppleCare, ApplePay. Fin 2020, le chiffre d’affaires d’Apple se décompose par la vente :

  • De son produits phare, l’iPhone pour 50,19%.
  • De services pour 19,59%.
  • Des Mac et iPad pour 19,07%.
  • D’accessoires pour 11,15%.

Alors qu’Apple subissait la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis, la crise sanitaire du Covid-19 a entraîné des interruptions de chaînes de production ainsi que la fermeture de ses magasins. Par conséquent, le lancement du nouvel iPhone a été retardé. Ce qui semblait être de mauvais présage pour le géant américain s’est avéré avoir peu d’impact. L’entreprise a même enregistré une hausse de ses ventes (+2%) et a permis une forte progression des services (+15%).

Le 19 août 2020, Apple Inc est devenu la première société publique américaine à atteindre 2.000 milliards de dollars de capitalisation boursière. Cet exploit souligne la position dominante de la marque à la pomme. Boosté par une demande de ses produits, le titre a plus que doublé par rapport à son plus bas niveau du 23 mars 2020. L’augmentation récente de l’action qui lui a permis d’atteindre un nouveau plus-haut historique à 144,88 dollars qui est un jalon important dans l’histoire de l’entreprise.

Apple s’arrêtera-t-il un jour ? Pour l’instant, Apple reste loin devant ses concurrents (voir tableau en fin d’article).

D’un point de vue technique

Comme on peut aisément le voir sur ce graphique en base hebdomadaire, le titre Apple s’inscrit lui aussi dans une tendance haussière globale. Par ailleurs, depuis janvier 2009, les cours évoluent au sein d’un large canal ascendant. Plus récemment, lors de la douloureuse fin d’année 2018, Apple a trouvé un point d’appui sur la borne inférieure dudit canal avant de repartir à la hausse et de buter à plusieurs reprises sur la zone des 57 dollars ; niveau que le titre a fini par franchir en octobre 2019. Lors de la crise sanitaire, Apple a perdu près de 40% en un mois, chutant jusqu’au niveau des 35 dollars. Néanmoins, le titre se reprend dès la fin du mois de mars 2020 et enregistre une progression fulgurante, inscrivant de nouveaux plus-hauts historiques séances après séances jusqu’à atteindre les 2.262 milliards de capitalisation en ce début d’année 2021 et se rapprochant des 150 dollars par action. Par ailleurs, on peut constater la formation d’un triangle ascendant depuis fin août 2020 ; triangle qui devrait théoriquement toucher à sa fin d’après le décompte chartiste.

Aussi, tant que notre point pivot à 81 dollars ne sera pas enfoncé, on continuera de privilégier la tendance haussière avec un premier objectif de projection vers les 190 dollars en amont d’une accélération vers les 240 dollars (borne supérieure du canal de LT). Alternativement, la franche cassure des 81 dollars conduirait à un nouveau test du support clé en overlap situé sur les 57 dollars.

 

F pour… Facebook

Le groupe Facebook Inc. est spécialisé dans les prestations de services de réseaux sociaux en ligne. L’activité du groupe est connue essentiellement pour ses plateformes réseau telles que Facebook, Instagram ou WhatsApp pour ne citer qu’eux.

Le site Facebook est le troisième site internet le plus visité au monde après Google et YouTube, et dépasse depuis fin 2020 les 2,8 milliards d’utilisateurs actifs mensuels au niveau mondial, ce qui représente plus d’un tiers de la population globale (auxquels on ajoute 1 milliard d’utilisateurs pour Instagram et 2 milliards pour WhatsApp).

La capitalisation boursière du groupe s’élève à 791 milliards de dollars au 30 avril 2021, en faisant la cinquième valeur de l’indice Nasdaq Composite.

Il faut savoir que la réussite de Facebook tient d’une part de sa facilité d’utilisation et de la connectivité que permettent ses plateformes de réseautage, et d’autre part de son business model : en effet 98% du chiffre d’affaires du groupe provient des revenus publicitaires. On dénombre en 2018 plus de 6 millions d’entreprises qui utilisent la publicité Facebook pour atteindre leurs audiences cibles contre 3 millions en 2016, soit une progression de 100% en seulement deux ans.

Malgré une diminution de 12% des recettes publicitaires nettes sur le premier semestre 2020 selon l’IREP (Institut de Recherche et Études Publicitaires), et particulièrement depuis la période de confinement des différents pays, le groupe Facebook affiche des résultats plus qu’encourageant au regard de la situation économique et même au-dessus des attentes des investisseurs : ainsi Facebook a publié au deuxième trimestre 2020 un chiffre d’affaires en hausse de 7,6% par rapport au premier trimestre, s’élevant à 18,68 milliards de dollars (vs 17,2 anticipé) avec un résultat lui aussi en hausse, s’établissant à 5,17 milliards de dollars (vs 3,9 anticipé) pour une progression de 5,6% par rapport au T1.

Le confinement et l’augmentation des télétravailleurs sont des facteurs clés pour comprendre le succès de Facebook au cours de cette période de crise. On compte en mai et en juin une hausse des utilisateurs quotidiens de Facebook respectivement de 11% et 12% en comparaison à la même période de l’année précédente.

La crise du coronavirus permet aussi à Facebook de redorer son image sur le plan international (régulièrement salie par des affaires d’utilisation frauduleuse des données ou de propagande entre autres) en annonçant le 7 avril 2020 la mise à disposition de données « agrégées et anonymisées » provenant de sa base d’utilisateurs, dans le but de permettre aux chercheurs d’analyser la propagation du coronavirus en mesurant l’efficacité du confinement par exemple.

D’un point de vue technique

Dans ce graphique du titre Facebook, pris en données hebdomadaires, on constate là encore la présence d’un canal haussier effectif depuis l’entrée en bourse du titre en 2012, avec une évolution dans le haut de ce canal entre 2014 et juillet 2018 avant un mouvement correctif faisant chuter le titre d’un peu plus de 40% fin décembre 2018. A partir de 2019, le titre s’est repris jusqu’en février 2020 où il atteint un nouveau plus-haut à 224 dollars avant de subir lui aussi la pandémie de coronavirus. Facebook reperd alors environ 40% par rapport à ce dernier record, pour atteindre un point bas à 137 dollars par action (borne inférieure dudit canal). Puis, à l’image de ses consœurs, la valeur va connaître une ascension vertigineuse de plus de 100%, dépassant son précédent record pour atteindre un nouveau plus-haut historique en quelques mois, à 316 dollars le 08 avril 2021, tout en sortant d’une correction latérale.

Aussi, tant que notre point pivot situé sur le support clé des 241 dollars ne sera pas enfoncé, on continuera de privilégier la tendance haussière avec un objectif de projection sur les 420 dollars, puis jusqu’à l’objectif majeur situé sur les 505 dollars (borne supérieure du canal). Alternativement, la franche cassure des 241 dollars conduirait à un test du support clé situé sur les 195 dollars (borne inférieure du canal).

 

A pour… Amazon

Le groupe Amazon Inc. est un des leaders mondiaux de la distribution en ligne des produits grand public. Ses activités de distribution s’organisent autour de deux pôles principaux : la distribution de biens de consommation (culturels, informatiques, électroniques, ménagers, vêtements…) qui représente 58% de son chiffre d’affaires, et la prestation de services de développement d’interfaces et d’applications internet. Initialement, à sa création en 1994, la société se concentrait uniquement sur la vente à distance de livres, avant de se diversifier dans la vente de produits culturels, puis marchands. Aujourd’hui, certains produits alimentaires peuvent aussi être commandés via Amazon.

 La réussite d’Amazon vient en partie de sa capacité à se diversifier au fil des années. Comme dit précédemment, Amazon n’était qu’un « libraire » avant de se transformer en géant de la distribution. Aujourd’hui on peut trouver absolument n’importe quel type de produits en vente sur le site d’Amazon.  Cette réussite vient aussi d’une volonté d’innovation forte en matière de logistiques (les entrepôts de la société son doté de robot pouvant faire les commandes sans quasiment aucune intervention humaines) mais aussi en matière de nouvelles technologies, en particulier grâce à Alexa, cette intelligence artificielle sous forme d’assistant vocal, commercialisée à travers les enceintes connectées d’Amazon : Echo.

Ces éléments permettent à la société d’avoir un poids relativement important au sein du Nasdaq Composite, avec une capitalisation boursière de l’ordre de 1.749 milliards de dollars, lui donnant la troisième place dans l’indice.

La crise du coronavirus peut presque être considérée comme un avantage pour ce géant américain. Le confinement rendant interdit tout accès à des commerces, la vente en ligne et le cloud ont connu un essor sans précédent permettant au groupe de surpasser les attentes des investisseurs. En effet, pour le premier trimestre de cette année 2021, le chiffre d’affaires d’Amazon enregistre une progression de près de 44% sur un an à 108,5 milliards de dollars. Le bénéfice net de l’entreprise quant à lui a atteint les 8,1 milliards de dollars soit trois fois qu’à la même période l’an dernier (2,1 milliards de dollars). Amazon a été porté par la crise sanitaire grâce à un commerce en ligne de plus en plus attrayant et des entreprises qui ont dépensé davantage pour que leurs produits soient stockés et vendus par le géant américain.

D’un point de vue technique

Sur ce graphique en base hebdomadaire, on constate encore une fois que le titre Amazon est inscrit au sein d’une très nette tendance haussière. Depuis le point bas de novembre 2008, l’évolution des cours se fait au sein d’un canal ascendant à l’intérieur duquel s’est manifestée une oblique de résistance mineure (en pointillés ci-dessus). Plus récemment, entre août 2018 et mars 2020, les cours ont marqué une phase de temporisation plane, sans remettre en cause la tendance globale de fond et se confrontant à un niveau de résistance situé autour des 2.100 dollars ; niveau qui correspondait au point haut d’avant crise. On remarquera par ailleurs que, de tous les GAFAM, Amazon reste celle qui aura été le moins impactée par la crise du Covid avec une correction de « seulement » 25% qui l’aura amenée sur les 1.626 dollars. Depuis, et comme ses consœurs, Amazon a largement repris des couleurs en affichant une hausse de plus de 100%, l’amenant à un nouveau record historique situé vers les 3.530 dollars par action le 3 septembre 2020. Depuis juillet 2020, la valeur semble restée enfermée au sein d’une boîte latérale comprise entre les 2.870 et 3.550 dollars.

Aussi, tant que notre point pivot des 2.475 dollars ne sera pas enfoncé, on continuera de privilégier la tendance haussière avec un objectif majeur situé sur les 6.800 dollars (borne supérieure du canal), à confirmer toutefois en dépassant l’objectif intermédiaire des 4.900 dollars (oblique de résistance intermédiaire). Alternativement, la franche cassure des 2.475 conduirait à un nouveau test du support clé situé sur le seuil des 2.000 dollars.

 

M pour… Microsoft

Le groupe Microsoft Corp. est le numéro un mondial de la conception, du développement et de la commercialisation de systèmes d’exploitation et de logiciels pour ordinateurs, smartphones et serveurs avec une capitalisation boursière s’élevant à 1.902 milliards de dollars, soit la deuxième capitalisation du Nasdaq Composite. Le chiffre d’affaires du groupe se répartit de la façon suivante :

  • 48% pour les ventes de systèmes d’exploitation (Windows, Microsoft SQL Server, Windows – Phone…).
  • 30% pour le développement d’application et de logiciels (Office365, Microsoft CRM, …).
  • 13% pour les ventes de jeux vidéo (Xbox).
  • 10% pour ses autres services en ligne (le cloud Microsoft Azure, OneDrive, Bing…).

Quand la société a été fondée en 1975, il n’était question que de fournir un logiciel d’environnement graphique pour le constructeur IBM. Mais grâce à l’avènement de l’ordinateur personnel, Microsoft a su prendre une place de choix dans le développement de systèmes d’exploitation et la conception d’ordinateurs avec Microsoft Windows, devenant alors un incontournable dans le monde tel que nous le connaissons aujourd’hui. On note que près de 90% des ordinateurs des ménages des pays développés sont sous Windows.

L’épisode de crise sanitaire lié à la pandémie de coronavirus aurait pu entraîner Microsoft dans de grandes difficultés. Plusieurs plans de licenciements avaient été évoqués, et finalement, au sortir de la période de publication des résultats du deuxième trimestre de 2020, le groupe à rectifier le tir en expliquant qu’au regard des bons résultats réalisés, il n’y aurait pas de licenciement (seulement des non-renouvellements de certains contrats chez Microsoft News en particulier).

Voici les chiffres pour le T3 2021 : le chiffre d’affaires du groupe est en progression de 19% par rapport au T3 de 2020, s’élevant à 41,70 milliards de dollars ; et le résultat s’élève à 11,2 milliards, en hausse de 43,76% par rapport au troisième trimestre de l’année dernière.

Microsoft explique cette augmentation par le confinement qui a poussé les entreprises et les « nouveaux télétravailleurs » à s’adapter à la situation et donc à utiliser de nouveaux outils (ou du moins des outils moins utilisés jusque-là…) tels qu’Azure pour le « cloud », Microsoft Teams pour la vidéoconférence, ou d’autres solutions d’optimisation de travail à domicile. Les bons chiffres de Microsoft sont notamment portés par les résultats des produits Office 365, avec une croissance de 19% des revenus par rapport à l’année 2019, et par l’augmentation de la demande et de l’utilisation de son cloud Azure.

D’un point de vue technique

Sur ce graphique en base hebdomadaire, on constate que le titre Microsoft ne fait pas exception à la règle et s’inscrit dans une nette tendance haussière. Depuis l’année 2013, le cours est porté par sa MM100 hebdomadaire et par une oblique de support ascendante. On notera, comme pour les autres GAFAM, le creux de mars 2020 correspondant à l’impact du coronavirus : le titre avait connu en février un plus-haut historique à 190 dollars avant de chuter de plus 30% sur les 132 dollars, franchissant alors le niveau pivot des 150 dollars par action. De la même façon que ses acolytes, Microsoft va se reprendre et effacer rapidement ses pertes avant d’enregistrer de nouveaux records. Par rapport au plus-bas de mars 2020, le titre va progresser de 95% pour atteindre 230 dollars au 2 septembre 2021 avec un nouveau plus-haut historique enregistré le 19 avril à 260,80 dollars.

Aussi, tant que notre point pivot situé sur l’overlap des 192 dollars ne sera pas enfoncé, et sans écarter un retrait intermédiaire possible vers les 227 dollars, on continuera de privilégier la tendance haussière avec des objectifs de projection situés sur les 321, voire jusqu’aux 370 dollars en extension. Alternativement, la franche cassure des 192 dollars conduirait à un nouveau test du support clé situé sur le seuil des 150 dollars.

 

Des GAFAM hors d’atteinte

Pour conclure on pourrait se poser la question suivante : qu’est-ce qui pourrait arrêter ces géants de la « tech » américaine ? Apparemment pas grand-chose, et vraisemblablement pas le coronavirus…

Les GAFAM affichent une capacité à traverser les crises avec une facilité déconcertante et arrivent même à se positionner comme les grands gagnants de celles-ci. Une grande partie de la population ayant été contraint au confinement, le besoin d’accélération de la digitalisation de l’économie s’est fait sentir, offrant à ces sociétés des opportunités qu’elles ont su saisir, en proposant des solutions rapides et faciles à déployer. Le « Club des Cinq » a encore démontré sa puissance de réaction et son poids dans l’économie actuelle, lui permettant d’afficher des résultats financiers en progression malgré cette conjoncture particulière et des performances boursières dépassant toutes les attentes.

Son empire reposant sur des bases solides d’utilisateurs en constante croissance et sur une diversification de son activité au travers de l’innovation, il a été capable d’accumuler assez de réserves pour continuer d’investir et de croitre de façon exponentielle.

Dans ce contexte on voit mal ce qui pourrait arrêter (ou du moins ralentir) ces surpuissances, ce qui effraye de plus en plus certaines instances internationales et certains politiques, qui souhaitent resserrer la réglementation afin de limiter leur pouvoir économique et politique. Néanmoins, là aussi la crise sanitaire apparait comme une aubaine pour ces géants, qui ont vu ces interrogations réglementaires reléguées au second plan, leur laissant encore une belle marge de manœuvre. Il y aurait donc fort à craindre que ces mastodontes ne soient en passe de devenir les nouveaux maîtres du monde !

Le confinement : l’apologie des GAFAM ?

Les mesures de confinement dans les différents pays ont eu un fort impact sur l’activité de la plupart des secteurs, avec en première ligne le tourisme, l’hôtellerie et la restauration. Néanmoins, le secteur technologique semble être le grand gagnant de cette crise et en particulier pour ces géants que sont les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft).

Une grande partie de la population ayant été contrainte au confinement, le besoin d’accélération de la digitalisation de l’économie s’est fait sentir, offrant à ces sociétés des opportunités qu’elles ont su saisir. En proposant des solutions rapides et faciles à déployer, les GAFAM ont encore démontrer leur puissance de réaction et leur poids dans l’économie actuelle, leur permettant d’afficher des résultats financiers en progression malgré cette conjoncture particulière et des performances boursières dépassant toutes les attentes.

Cette surperformance de ce secteur se visualise facilement au travers de l’indice de la tech américaine, le Nasdaq, qui a progressé de plus de 45% depuis le début de l’année (et de plus de 85% depuis le point bas de mars lié au début de la pandémie), affichant ainsi de nouveaux plus-hauts historiques.

Tableau comparatif : évolution et capitalisation des GAFAM vs Nasdaq et S&P

Comme on peut le voir sur le tableau ci-dessus, non contentes de fournir de très belles performances depuis le bottom du mois de mars 2020, les GAFAM affichent une capacité à traverser les crises avec une facilité déconcertante et arrivent même à se positionner comme les grandes gagnantes de celles-ci leur permettant d’afficher des performances historiques extraordinaires.

Ainsi, à côté du Nasdaq qui a progressé de 695% entre 2005 et fin 2020, ce qui est déjà un très bon résultat, les performances des GAFAM semblent irréelles, en particulier pour les 2A, Apple et Amazon, qui affichent des progressions respectives de 11438% et 7253% sur la même période. A titre d’exemple, si vous aviez investi 1.000 euros en 2005 dans ces sociétés, vos gains seraient respectivement de l’ordre de 114.380 et 72.530 euros aujourd’hui.

Par ailleurs, on pourra également remarquer que les GAFAM ont toujours surperformé les deux indices référents, en tout cas sur les périodes de longue durée.

Enfin, côté capitalisation, en dehors de voir le classement interne qui place aujourd’hui Apple – seule au-dessus des 2.000 Md$, sachant à titre comparatif que la capitalisation globale du Cac 40 ramenée en dollars revient à environ 2.500 Md$ aujourd’hui – devant Microsoft, suivies d’Amazon, Google (Alphabet) et enfin, bien plus loin derrière, Facebook, on constatera que les GAFAM réunies pèsent à elles seules environ la moitié du Nasdaq 100 (i.e. il faut donc prendre les 95 entreprises restantes pour égaliser à peine la capitalisation des 5 majors, en sachant que parmi elles, on pourra citer par exemple des géants tels que Tesla, Nvidia, Adobe, Intel, Netflix ou encore Cisco) et un cinquième du S&P 500 (au sein duquel on pourra rajouter les mastodontes tels que Visa, JPMorgan, Johnson & Johnson, Walmart, Walt Disney ou encore Exxon Mobil, pour ne citer qu’eux).

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Réalisé par Thomas Machenaud et Louis-Paul Desvignes, avec l’aide de Marc Dagher

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