SPECIAL ACTIONS – Airbus : zone de turbulences ?

Un peu d’histoire

Airbus est une coopération industrielle internationale présente dans le secteur aéronautique et spatial civil et militaire. Créée en 2000 avec le nom d’EADS (European Aeronautic Defence & Space company) et détenue par Lagardère et Daimler, elle résulte d’une concentration de la quasi-totalité des constructeurs français, allemands et espagnols.

Airbus fut fondé en tant que consortium par des fabricants européens à la fin des années 1960. Airbus Industrie est devenue une société par actions simplifiée (SAS) en 2001, filiale d’EADS. BAE Systems détenait 20% d’Airbus entre 2001 et 2006.

Ainsi en 2010, 62.751 personnes sont employées sur 18 sites d’Airbus situés en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et en Espagne. Même si les pièces des avions Airbus sont essentiellement fabriquées en Europe, certaines proviennent du monde entier. Mais les chaînes d’assemblage final (FAL) se trouvent à Toulouse (France), Hambourg (Allemagne), Séville (Espagne), Tianjin (Chine) Mobile (États-Unis) et Mirabel (Canada). Des filiales se trouvent aussi aux États-Unis, en Chine, au Japon et en Inde.

Le groupe Airbus a produit son premier avion, l’A300, en 1972, et propose une gamme d’avions commerciaux allant de l’A318 à l’A380, ainsi que des avions de fret et des avions pour hommes et femmes d’affaires. Il a été le premier constructeur à installer un système de commandes de vol électriques sur l’A320.

Depuis 2013, la majorité du capital du groupe est sur le marché boursier. Le groupe et la filiale dédiée aux avions civils créée en 1969, connue sous le nom « Airbus », ont progressivement fusionné. L’entreprise fabrique plus de la moitié des avions de lignes produits dans le monde, et est le principal concurrent de Boeing.

Avec 130.000 salariés et un chiffre d’affaires de 66,8 milliards d’euros en 2017, le groupe est l’un des champions mondiaux du secteur aéronautique et spatial, toutes catégories confondues. Ses activités les plus importantes sont la construction d’avions de ligne, d’hélicoptères et d’avions militaires. À travers la participation à diverses entreprises, il est engagé dans les lanceurs spatiaux, les satellites artificiels, les missiles, les avions de combat.

Les réformes

Depuis 2012, le groupe a engagé plusieurs réformes internes. Tout d’abord, un changement dans le capital est décidé par l’accord du 5 décembre 2012, validé par l’assemblée générale extraordinaire du 27 mars 2013. Il se traduit par la sortie de Daimler et de Lagardère, envisagée depuis la création d’EADS. L’état allemand exigeant le maintien d’une parité franco-allemande, la banque publique KfW (Kreditanstalt für Wierderaufbau) rachète une partie des parts de Daimler. Dans le même temps, EADS rachète 15% de ses titres.

Puis, entre 2014 et 2017, le groupe et la filiale dédiée aux avions civils fusionnent. Le groupe prend le nom « Airbus Group » puis « Airbus ». Dès 2015, cette restructuration s’accompagne de 5.800 suppressions de postes, bien que ce chiffre ait été revu à la baisse. Des filiales d’électronique de défense sont cédées. Le groupe vise une rentabilité opérationnelle de 10%. Une nouvelle restructuration est annoncée en 2016 induisant une suppression d’environ 1.000 postes, dont la fermeture du site de Suresnes. Le groupe cède progressivement sa participation de 45,3% dans Dassault Aviation, héritée de l’Aérospatiale, sur lequel aucun contrôle n’était exercé. Une stratégie d’innovation est lancée, avec l’investissement dans le projet OneWeb et le centre de recherche A3 dans la Silicon Valley.

En juin 2014, Safran et Airbus annoncent leur volonté de créer une co-entreprise dans le domaine des lanceurs spatiaux, afin de concurrencer l’américain SpaceX. Le programme Ariane 6 est lancé en décembre 2014 et ArianeGroup (nommé provisoirement Airbus Safran Launchers) est créé en reprenant les actifs des deux groupes dans ce domaine et en achetant les parts du Centre national d’études spatiales dans ArianeSpace.

Au printemps 2016, le groupe se dénonce à l’UK Export Finance, en avouant ne pas avoir mentionné la présence d’intermédiaires lors de la négociation de contrats à l’export. Des enquêtes auprès du Serious Fraud Office et du parquet national financier sont ouvertes. Le réseau d’intermédiaire est démantelé et plusieurs cabinets d’avocats américains auditent le groupe qui risque une amende de l’ordre du milliard d’euros.

En octobre 2017, Airbus acquiert 50,01% de la société chargée de la production et de la commercialisation de l’avion régional Bombardier CSeries pour 1$C.

Le 27 décembre 2018, on apprend qu’Airbus venait de battre son propre record de production d’avions sur une année : en effet, le groupe européen a respecté son engagement de livrer 800 appareils au cours de l’année 2018. Avec 66 A320 produits en novembre, Airbus espère atteindre un rythme de 70 appareils de ce type produits mensuellement au cours des prochaines années.

En février 2020, Airbus annonce l’acquisition de la participation restante de 25% de Bombardier dans le programme A220, passant sa participation à 75%, pour 591 millions de dollars canadiens.

Bras de fer entre l’Europe et les États-Unis

Airbus se stabilise quelque peu après plusieurs séances de doute, alors que les Etats-Unis ont annoncé qu’ils allaient relever de 10% à 15% les droits de douane sur les avions importés de l’UE à partir du 18 mars prochain, de quoi accentuer la pression sur Bruxelles dans le cadre du conflit sur les subventions accordées à Airbus.

L’avionneur européen dit espérer que la position de Washington évoluera, compte tenu de la menace de l’UE d’imposer des taxes sur les produits américains dans une affaire similaire concernant des subventions accordées à Boeing, qui doit être jugée au printemps devant l’OMC. Boeing a déclaré de son côté travailler avec les autorités américaines pour « que les Etats-Unis soient rapidement en pleine conformité » avec les décisions de l’OMC. « L’UE et Airbus pourraient mettre fin à ces taxes douanières en se conformant enfin à leurs obligations légales, en cessant ces subventions illégales et en réglant ce préjudice. Nous espérons qu’ils le feront », a détaillé un communiqué de l’avionneur américain.

Le groupe européen a dévoilé jeudi 13 février dernier une perte nette de 1,36 milliard d’euros en 2019, imputable à des charges exceptionnelles liées en particulier à son avion de transport militaire A400M et au règlement d’un litige avec la justice. Le résultat d’exploitation a reculé à 1,34 MdE, contre 5 MdsE un an plus tôt, après 5,607 MdsE de charges exceptionnelles, dont 3,6 MdsE liés au règlement d’un litige aux Etats-Unis, en France et au Royaume-Uni sur des soupçons de corruption. L’important carnet de commandes et les déboires multiples de Boeing offrent cependant une belle visibilité au dossier.

Le responsable de la division militaire d’Airbus a par ailleurs annoncé l’ouverture cette semaine des discussions avec les syndicats sur des suppressions d’emplois, en raison des difficultés persistantes du programme d’avion militaire A400M. Des problèmes techniques récurrents sur l’appareil ont conduit l’armée de l’air allemande à refuser la livraison de deux avions l’automne dernier. Le groupe a passé sur ce programme une charge de 1,2 MdE dans ses comptes 2019, en raison des incertitudes concernant les perspectives à l’export de l’appareil. Airbus Defence and Space, dont le siège est en Allemagne, emploie 34.000 personnes, dont 13.000 outre-Rhin, et contribue pour environ 1/5e au chiffre d’affaires du groupe aéronautique.

D’un point de vue technique

Sur le graphique ci-dessus, pris en base hebdomadaire, on remarque assez aisément que le titre Airbus évolue au sein d’une nette tendance haussière depuis fin 2009. Cette évolution est encadrée par deux obliques ascendantes : une oblique de support depuis novembre 2009, et une oblique de résistance depuis décembre 2013. On remarque également par ailleurs que les overlaps (segments bleus horizontaux) fonctionnent relativement bien sur la valeur.

Si cette dynamique haussière semble a priori solide et pérenne, que nous apprend l’analyse de ce graphique ?

Tout d’abord, que les obliques en question n’étant pas parallèles, elles forment une sorte de wedge (biseau) de long terme qui enferme petit à petit l’évolution des cours.

On remarque ensuite que les sommets ont marqué un manque de momentum lors des derniers mois, dessinant même une possibilité de divergence baissière sur le RSI (comme l’indiquent notamment les ellipses violettes), ce qui pourrait engendrer, dans un premier temps, une phase de correction avec des objectifs possibles vers les 104 euros.

Par la suite, seule la franche cassure de l’oblique de support serait un signal critique sur le plus long terme. Alternativement, il faudra passer au-dessus des 147 euros pour conforter une poursuite de la tendance haussière plus solide.

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Réalisé par Marc Dagher, avec l’aide de Maxence Delarue

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SPECIAL ACTIONS – Renault : sortie de route ou dérapage contrôlé ?

Un peu d’histoire…

Le groupe Renault est un constructeur automobile français. Il est lié aux constructeurs japonais Nissan depuis 1999 et Mitsubishi depuis 2017, à travers l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi qui est, au premier semestre 2017, le premier groupe automobile mondial. Le groupe Renault possède des usines et filiales à travers le monde entier. Fondée par les frères Louis, Marcel et Fernand Renault en 1899, l’entreprise joue, lors de la Première Guerre mondiale, un rôle essentiel (activités d’armement, production de moteurs d’avion, du char Renault FT). Elle se distingue ensuite rapidement par ses innovations, en profitant de l’engouement pour la voiture des « années folles » et produit alors des véhicules « haut de gamme ».

En 1898, Louis Renault est un jeune homme passionné d’automobiles. Ses frères, Marcel et Fernand, ont travaillé dans l’entreprise familiale de textile. Louis convertit son tricycle de Dion-Bouton en Voiturette de 1 ch à quatre roues Renault Type A. L’originalité de celle-ci est que Renault l’équipe d’une invention de son cru, la première boîte de vitesses en prise directe, contrairement aux chaînes et courroies de transmission utilisées jusque-là. Il réussit à la vendre à un ami de leur père qui l’essaye le 24 décembre et fut très impressionné par son comportement routier et sa puissance dans les pentes.

Au sortir de la guerre, Louis Renault diversifie encore plus ses activités en se lançant dans la machinerie agricole et industrielle, les matériels roulants ferroviaires. Cependant, la compagnie commence à rencontrer des difficultés à vendre sa production automobile car la concurrence introduit de petits véhicules à faible coût accessibles à chacun. Renault doit donc sortir ses propres véhicules au moment où il rencontre des problèmes avec le marché financier et ses employés.

L’entreprise est nationalisée à la fin de la Seconde Guerre mondiale, accusée de collaboration avec l’occupant allemand. « Vitrine sociale » du pays, elle est privatisée durant les années 1990. En effet En 1990, la régie Renault change de statut et devient une société anonyme à capitaux d’État par l’adoption de la loi du 4 juillet 1990 avec des restrictions du contrôle étranger. Volvo acquiert une participation de 20% après de tumultueux échanges. Le 17 novembre 1994, Renault est effectivement mise en bourse et à cette occasion, Volvo cède 12% du capital et l’État diminue sa part de 80% à 53%. Il faudra attendre juillet 1996 pour voir Renault effectivement passer dans le secteur privé à la suite d’une cession par le gouvernement de 6% du capital au noyau dur des actionnaires, essentiellement des banques et groupes d’assurance français, par le biais d’une vente de gré à gré.

Première transition

Le secteur automobile entame dans les années 1990 un mouvement de concentration. Rachats de marques, fusions : les groupes se mondialisent et cherchent à étendre leur gamme et à augmenter leurs volumes de production, gage d’une rentabilité plus constante. Conscient de ses faiblesses dans la gestion quotidienne, Louis Schweitzer a recruté comme numéro deux Carlos Ghosn, chargé de mener à bien la réduction des coûts. Cette époque est marquée par la fermeture de l’usine belge de Vilvorde et une large délocalisation de la production de Renault hors de France, particulièrement en Turquie où l’usine de Bursa devient un composant majeur du dispositif industriel de Renault. Carlos Ghosn fera par la suite merveille au Japon, où il sera envoyé par Louis Schweitzer pour rationaliser la gestion du constructeur japonais, à commencer par les achats. Et pourtant …

2019

Le marché automobile mondial est en berne et les chiffres de Renault le confirment. Le groupe automobile français a en effet vu ses ventes mondiales baisser de 3,4% en 2019, à 3,75 millions de véhicules, une baisse moins importante que celle du marché (-4,8%).

Pour la première année sans son patron déchu Carlos Ghosn, la marque au losange a donc vu ses ventes chuter de 6,9%, mais le constructeur a bénéficié de la bonne santé de son label roumain Dacia (+5,1%) en Europe et de la croissance de Lada en Russie (+3,6%), selon un communiqué publié vendredi.

Dans un marché automobile difficile, touché par l’instabilité géopolitique et les conflits commerciaux, Renault s’est félicité d’avoir pu maintenir sa part de marché mondiale, en reculant un peu moins que la concurrence en moyenne. Le groupe a creusé l’écart avec son rival français PSA (Peugeot, Citroën, DS, Opel, Vauxhall) qui a publié mi-janvier des ventes en chute de 10%, à 3,49 millions d’unités, alors que les deux constructeurs étaient au coude à coude l’an dernier.

Feuilleton Carlos Ghosn

Carlos Ghosn a été mis en examen au Japon pour avoir minimisé, dans les rapports de Nissan remis aux autorités boursières, environ la moitié de ses revenus, soit 9,23 milliards de yens (74 millions d’euros) de 2010 à 2018. Cela lui vaut deux inculpations. Lors de son unique comparution devant le tribunal, le 8 janvier, le magnat déchu de l’automobile a reconnu que des revenus étaient à l’étude pour lui être versés lorsqu’il serait en retraite, mais n’avaient pas encore été actés.

Le constructeur, lui-même inculpé dans cette affaire, a cependant décidé d’imputer la somme en question sur ses comptes de l’exercice achevé fin mars. Cette décision revient à graver dans le marbre l’existence de ces revenus, affaiblissant la ligne de défense de M. Ghosn.

Pour sa défense, Carlos Ghosn a régulièrement assuré que les sommes n’étaient pas fixées et qu’il était donc impossible d’en faire état. Il a décrit son arrestation comme un « coup monté », conçu sur la base d’une simple « non-déclaration d’un revenu non décidé et non versé », une situation critiquée par « tous les professeurs de droit, y compris au Japon ».

Une dizaine de personnes, dont au moins une avec de l’expérience dans le sauvetage d’otages, a organisé l’exfiltration risquée du Japon de l’ancien président de Renault-Nissan.

Après des mois de planification – l’opération a coûté plusieurs millions de dollars –, Carlos Ghosn monte dans un grand caisson noir au fond percé de trous. Il vient de parcourir près de 500 kilomètres en train à travers le Japon, entre son domicile de Tokyo, où la justice nippone l’a autorisé à vivre, et Osaka.

Le soir du 29 décembre, deux personnes accompagnées d’un caisson à roulettes – habituellement utilisé pour du matériel de concert – se dirigent vers le salon dédié aux voyageurs en jet privé de l’aéroport international du Kansai à Osaka.

La malle de M. Ghosn passe le checkpoint sans être examinée : elle est trop grande pour rentrer dans l’appareil à rayons X du salon, et personne ne la vérifie manuellement. La boîte est ensuite chargée dans la cabine d’un avion de treize places.

Ghosn, l’ancien P-DG du français Renault et du japonais Nissan, attendait son procès qui devait commencer plus tard au cours de cette année, s’est réfugié au Liban.

Une semaine à l’image d’une année

Renault sous-performe le marché en ce début de semaine, en retrait de 2,5% à 34,2 euros lundi. Un repli qui porte le passif du titre depuis le début de l’année à près de 19% ! L’actualité autour du constructeur au losange est marquée par l’annonce de la suspension de la production de l’usine coréenne de Busan pendant quatre jours en février, en raison des problèmes d’approvisionnement de composants venus de Chine, où le coronavirus sévit.

Le prochain rendez-vous du groupe basé à Boulogne est la publication de ses comptes annuels vendredi matin. Le consensus ‘Bloomberg’ attend un bénéfice opérationnel de 2,63 milliards d’euros pour des revenus de 55,4 Mds. L’Ebitda est anticipé à 6,17 Mds. En octobre dernier, le management avait été contraint de revoir ses objectifs à la baisse en raison d’une conjoncture moins favorable qu’anticipé dans un contexte réglementaire nécessitant des dépenses toujours accrues… La firme table ainsi sur un repli de 3 à 4% de son chiffre d’affaires publié, une marge opérationnelle de l’ordre de 5% et un free cash-flow opérationnel de l’Automobile positif au second semestre.

Le constructeur devrait profiter de l’occasion pour revenir sur la nomination de Luca de Meo en tant que nouveau Directeur général de Renault SA ainsi que sur l’avenir de l’alliance avec Nissan et Mitsubishi.

Quid de l’état des lieux technique ?

En observant le graphique ci-dessus pris en base hebdomadaire nous pouvons distinguer les grandes phases suivantes :

  • Avant juillet 2007 : une hausse lancinante, mais solide, qui a mené les cours à leur sommet historique juste au-dessus des 120 euros.
  • Entre juillet 2007 et mars 2009 : une chute abrupte et sans appel, dans la mouvance de la crise financière générale initiée par le scandale du subprime aux Etats-Unis. Période pendant laquelle le cours de l’action a perdu plus de 90%, tombant presque à 10 euros.
  • Entre mars 2009 et mai 2015 : une nette reprise des cours qui ont regagné la quasi-totalité du terrain perdu, venant toutefois buter sur le seuil psychologique clé des 100 euros.
  • Entre mai 2015 et avril 2018 : une phase d’hésitation inscrite à l’intérieur d’un biseau d’étranglement cumulé à un double top sur le fameux niveau critique des 100 euros.
  • Depuis avril 2018 : une nouvelle dégringolade des cours, qui se sont pour le moment dépréciés d’environ 65%, pour revenir autour des 35 euros actuellement.Des pronostics techniques assez inquiétants pour la suite des événementsLe souci en effet est que la chute actuelle est venue tour à tour enfoncer tous les supports potentiels, que ce soit les overlaps majeurs sur les 51 puis les 41 euros, ou encore les ratios de retracement de Fibonacci de toute la hausse précédente sur les 65 (38,2%), 55 (50%) puis 44 euros (61,8%).Ainsi, il ne reste que peu d’espoir pour envisager un rebond, voire une reprise : on surveillera d’abord le seuil des 31 euros, correspondant à l’ultime ratio de Fibonacci des 76,4%, puis en second rideau la borne de polarité des 22 euros (ce qui fait tout de même une baisse de 36% encore à prévoir). La très mauvaise nouvelle serait le passage sous cette zone de dernière chance qui impliquerait alors un retour probable sur le point bas historique, proche des 10 euros.Alternativement, un net passage au-dessus de notre point pivot des 41 euros conduirait à un rebond technique vers les 51 euros dans un premier temps. Par la suite, il faudra attendre la cassure des 76 euros pour pouvoir envisager une reprise plus pérenne sur le plus long terme.

A suivre…

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SPECIAL ACTIONS – Tesla : Le must de Musk !

Contrairement aux idées reçues, la société n’a pas été créée dès l’origine par Elon Musk, mais par deux ingénieurs, Martin Eberhard et Marc Tarpenning durant l’année 2003 ; ils furent alors rejoints l’année suivante par Elon Musk.

Le nom de l’entreprise rend hommage au scientifique Nikola Tesla. Ce groupe d’ingénieurs désiraient prouver qu’il était possible de rouler à bord d’un véhicule électrique sans faire de compromis et que les véhicules électriques pouvaient être plus performants, plus rapides et plus agréables à conduire que les véhicules à combustion classiques.

Aujourd’hui, Tesla construit des véhicules 100% électriques, mais également des solutions extensibles de production et de stockage d’énergie nouvelle génération. Pour Tesla, au plus vite l’humanité s’affranchira des énergies fossiles au profit d’énergies renouvelables, au mieux le monde se portera. La mission de Tesla est « d’accélérer la transition mondiale vers un schéma énergétique durable », notamment en stimulant la compétitivité automobile dans le secteur électrique. La marque se distingue par les performances ainsi que le nombre de technologies embarquées de ses véhicules (pilotage automatique, mode de défense contre les armes biochimiques, etc.). La berline familiale Model S est actuellement le véhicule électrique de production à l’accélération la plus rapide au monde.

Histoire de la société : les étapes du développement

  • En 2008 d’abord, c’est la production du premier véhicule : le Tesla Roadster, une voiture sportive qui embarque une batterie et un groupe motopropulseur électrique totalement révolutionnaires. La production 2008 et 2009 représentait environ 1000 véhicules.

 

  • Tesla suscite l’intérêt du grand public lors de son premier salon en Europe à Monaco. La société devient championne du monde des constructeurs FIA des énergies alternatives catégorie III3 en 2013. Elle crée une division Tesla Energy Group chargée de la conception et de la production des systèmes de stockage énergétique équipant les véhicules Tesla, mais aussi de la commercialisation de cette technologie à des partenaires comme Daimler en Allemagne ou Toyota au Japon.

  • Tesla a par la suite intégralement mis au point, la toute première berline haut de gamme 100% électrique : la Model S. Celle-ci est devenue depuis la meilleure de sa catégorie, toutes classes confondues. Combinant performances, sécurité et efficacité, la Model S a révolutionné la perception du véhicule du 21ème siècle, en offrant la plus grande autonomie disponible sur un véhicule électrique avec une accélération record de 0 à 100 km/h en 2,28 secondes.

  • En 2015, Tesla étend sa gamme avec le Model X, le SUV le plus sûr, le plus rapide et le plus polyvalent de l’histoire. Cependant, au deuxième trimestre 2015, malgré des records de 11.507 voitures électriques vendues sur la même période – soit une hausse de 52% – Tesla est déficitaire. Sa perte nette atteint 184 millions de dollars.

  • En 2016, Tesla dévoile le Model 3, un véhicule électrique abordable et de grande série dont la production a débuté en 2017. Peu après, Tesla présente son fameux camion le Tesla Semi. Ce dernier a été conçu pour faire économiser à ses propriétaires au moins 200.000 dollars sur plus d’un million de miles parcourus, rien qu’en dépenses de carburant.

  • En juin 2016, Tesla annonce l’acquisition de SolarCity, en situation financière difficile, pour 2,6 milliards de dollars, mais aussi l’acquisition de la firme allemande d’ingénierie Grohmann Engineering, dans le but d’augmenter sa capacité de production, notamment grâce à l’automatisation. En juillet 2016, Elon Musk dévoile son Master Plan Part 2 pour l’avenir de Tesla Motors. Il consiste en la conception de camions destinés au fret, de véhicules censés remplacer les bus urbains et d’un réseau de voitures autonomes utilisables à la demande.

  • En mai 2018, Tesla annonce des pertes d’un montant de 710 millions de dollars (611 millions d’euros) pour le premier trimestre 2018. Le 12 juin 2018, Elon Musk annonce le licenciement de 4 000 personnes, soit 9 % du personnel.

  • En octobre 2018, Tesla publie son premier rapport trimestriel d’accidents : au cours du 3ème trimestre 2018, Tesla a enregistré un accident tous les 5,37 millions de kilomètres avec l’Autopilot enclenché et un tous les 3,08 millions de kilomètres en conduite 100 % manuelle ; en comparaison, l’organisme chargé de la sécurité routière aux États-Unis, le NHTSA, recense une moyenne d’un accident de la route tous les 791 000 km ; les Tesla subiraient donc quatre fois moins d’accidents que les autres voitures en mode manuel et sept fois moins avec l’Autopilot activé.

  • Le 24 octobre 2018, Tesla annonce avoir franchi un cap décisif en devenant enfin rentable avec un bénéfice de 312 M$ (millions de dollars) au troisième trimestre 2018 contre une perte de 717 M$ au second trimestre ; le chiffre d’affaires atteint 6,8 milliards de dollars et la trésorerie est enfin positive : +881 M$ ; la Model 3 est la voiture la plus vendue en valeur aux États-Unis, et la cinquième en volume.

Elon Musk

A 48 ans, Elon Musk, d’origine sud-africaine, s’est imposé en « visionnaire », qui bouscule et réécrit à sa façon les codes de conduite des patrons en entreprises et s’est adjoint une légion de fans. En à peine cinq mois, Tesla, le constructeur de voitures électriques dont il a pris les rênes en 2008 après avoir été un investisseur de la première heure, a vu sa valeur à Wall Street passer d’une quarantaine de milliards à 160 milliards, davantage que General Motors, Ford, Fiat-Chrysler, Renault et PSA Peugeot combinés. Cette ascension tient, selon des experts, à la personnalité de M. Musk, devenu milliardaire après avoir revendu la société Paypal, co-créée avec un autre enfant terrible de la tech, Peter Thiel. S’il n’a pas créé Tesla, Elon Musk a bâti la société à coup de promesses, pas toujours tenues, et grâce au marketing. Tesla est, selon lui, une société technologique, en avance sur les technologies électrique et autonome, considérées comme les modes de transport de demain.

Acheter ou rouler dans une voiture Tesla revient par conséquent à être « cool » et à protéger et sauver l’environnement puisqu’on réduit son empreinte carbone et on est en phase avec les nouvelles lois environnementales à travers le monde, notamment en Europe et en Chine. Tesla n’est pas un constructeur automobile voulant juste vendre tel nombre de voitures par an, mais un mouvement dont le but est de sauver la planète. Les jeunes générations, dont les fameux Millennials, et les célébrités en raffolent. En 2013, son entreprise SpaceX est devenue l’une des rares à pouvoir envoyer un satellite en orbite géostationnaire.

Selon Jon Favreau, réalisateur des films Iron Man, Musk est l’inspiration de Tony Stark joué par Robert Downey Jr. Dans un épisode bonus de Epic Rap Battles of History, Elon Musk affronte le PDG et créateur de Facebook, Mark Zuckerberg. Il apparaît en 2015 dans un épisode de la série télévisée The Big Bang Theory (saison 9, épisode 9) et en 2017 dans son spin-off Young Sheldon (saison 1, épisode 6), ainsi que dans la série d’animation Les Simpsons (saison 26, épisode 12). Il fait aussi une courte apparition dans le film Machete Kills où il joue son propre rôle ainsi que dans le film Iron Man 2 où, lors d’un bref cameo, il fait part à Tony Stark d’un projet d’avion électrique. Il fait également une apparition dans « The Boyfriend : Pourquoi lui ? », aux côtés de Bryan Cranston et James Franco.

Il est cité dans l’épisode 3 de Star Trek : Discovery avec les frères Wright et Zefram Cochrane. Il apparaît dans la série-documentaire Mars à travers des commentaires scientifiques et des images de lancement de fusées. M. Musk, qui n’a pas hésité à fumer un joint et boire de l’alcool devant la caméra, a transformé le lancement des produits Tesla en un show mondial, dont les ratés, comme ce fut le cas récemment du pickup futuriste Cybertruck, sont applaudis. En février 2019, il présente l’émission Meme Review du YouTuber Pewdiepie en duo avec l’acteur Justin Roiland, suite à de nombreuses demandes de la part des internautes.

En bref, M. Musk sait utiliser les réseaux sociaux (principalement twitter) et plait beaucoup aux jeunes générations grâce à un Elon qui apparait authentique et naturel, accomplissant quelque chose de bien. Lui qui avait une image de manga comme avatar n’hésite pas à répondre à des inconnus avec son twitter officiel.

Dernier tweet qui a fait parler de lui (suite à la publication d’une offre d’emploi). C’est une réponse à un internaute qui se demandait s’il avait le temps de décrocher un petit doctorat pour avoir sa place qu’Elon Musk a détaillé le profil attendu. « Un doctorat n’est absolument pas requis. Tout ce qui compte est d’avoir une très bonne compréhension de l’intelligence artificielle (IA) et une capacité à déployer efficacement un réseau neuronal. » Et d’ajouter : « Je me fiche de savoir si vous sortez d’une université ».

Plus de 300% depuis juin : l’action Tesla fait fureur en Bourse.

Tesla a connu un tournant spectaculaire au dernier trimestre de 2019. Après avoir annoncé un bénéfice surprise au troisième trimestre en octobre, les actions sont montées en flèche, avec une hausse d’environ 75%. La compagnie a annoncé fin décembre qu’elle a livré un volume record de 112 000 véhicules au quatrième trimestre et qu’elle a commencé la production dans une nouvelle usine près de Shanghai où elle construit 1 000 berlines Modèle 3 par semaine. Les actions ont grimpé de plus de 34 % au cours du mois de décembre 2019. L’achèvement de l’usine « gigafactory » de Shanghai en moins d’un an et le succès de l’entreprise qui a dépassé son objectif ambitieux de vendre 360 000 véhicules pour l’année sont un signe puissant que Tesla pourrait rapidement devenir un acteur significatif de l’industrie si elle continue à atteindre ses objectifs.

Malgré cet optimisme, il n’est pas certain que la Chine devienne rapidement une région rentable pour Tesla. Les ventes de véhicules électriques ont faibli au cours des derniers trimestres 2019 en Chine alors que le gouvernement réduit les subventions pour les véhicules à énergie alternative. Le coronavirus inquiète les investisseurs et pourrait jouer un rôle. Le ralentissement du marché automobile en Chine, l’élimination des crédits d’impôt américains pour les acheteurs de Tesla et le risque que Musk ne tienne pas ses promesses sont quelques-uns des principaux obstacles qui pourraient ralentir la remontée du titre en 2020. Il est bon de rappeler que la société a connu une fin aussi forte qu’en 2018, mais qu’elle a produit des pertes massives pour les actionnaires au cours du premier semestre de 2019.

Hausse de plus de 110% en 2020 seulement, certains pensent que Tesla s’est détachée de ses fondamentaux, alimentée par une couverture courte et la crainte de passer à côté des investisseurs qui ne détiennent pas le titre. Les actions de Tesla ont augmenté de plus de 17% mardi 4 février, à un moment donné se négociant au-dessus de 900 $ pour la première fois, et les analystes ne peuvent toujours pas suivre la course. Le prix moyen sur 12 mois est de 493$ .

D’un point de vue technique

Ce graphique permet de voir les différentes phases d’évolution des cours de l’action Tesla.

En effet, après une première phase de stagnation lors de l’introduction du titre en bourse, une première accélération nette a pris place entre août 2012 et septembre 2014.

Puis, les cours sont à nouveau entrés dans un tunnel sans tendance, alternant des mouvements de hausse et des consolidations, le tout entre les 377 dollars au mieux, et jusqu’aux 145 dollars environ sur le point bas de février 2016.

C’est donc à partir de l’été 2019 que la valeur a à nouveau trouvé une véritable impulsion, avec une véritable explosion qui a même permis au cours du constructeur automobile de flirter avec la zone fatidique des 1.000 dollars récemment.

La configuration actuelle plaide donc pour une poursuite de cette hausse, avec un point pivot identifiable sur la zone de pullback de l’ancienne droite de résistance (en pointillés sur le graphique ci-dessus), soit autour des 530 dollars.

En effet, tant que ce niveau ne sera pas nettement enfoncé, on continuera d’attendre de nouveaux records pour la valeur phare du génial et farfelu Elon Musk.

 

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Réalisé par Marc Dagher, avec l’aide de Maxence Delarue

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SPECIAL MATIERES PREMIERES – Energie : y a de l’eau dans le gaz !

Troisième ressource mondiale

En 2017, le gaz naturel est la troisième source d’énergie primaire utilisée dans le monde avec 22,2% de la consommation d’énergie primaire, après le pétrole (32,0%) et le charbon (27,1%) ; sa part progresse rapidement (16% seulement en 1973), de même que sa production mondiale (+221% en 45 ans, de 1973 à 2018 ; +27,7% de 2008 à 2018), dopée par l’exploitation des gaz non conventionnels.

Corrélativement, les émissions mondiales de CO2 dues au gaz naturel s’élevaient à 6.605 Mt (millions de tonnes) en 2016, en progression de 79,5% depuis 1990 selon l’Agence internationale de l’énergie ; ces émissions représentent 20,5% des émissions dues à l’énergie en 2017, contre 44,2% pour le charbon et 34,6% pour le pétrole. Le secteur pétrolier et gazier engendre en outre plus de 20% des émissions mondiales de méthane, gaz dont le potentiel de réchauffement global est 25 fois plus élevé que celui du CO2.

Les deux principaux producteurs de gaz naturel sont en 2018 les États-Unis (21,5%) et la Russie (17,3%), suivis par l’Iran, le Canada et le Qatar. Les principaux consommateurs sont les États-Unis (21,2%), la Russie (11,8%), la Chine (7,4%) et l’Iran (5,9%). La consommation mondiale a progressé de 28,3% entre 2008 et 2018, mais a baissé de 19% au Royaume-Uni, 14% en Italie et 8% en France, et progressé de 30% aux États-Unis, 79% en Iran, 17% au Japon et 246% en Chine. En 2017 la production de gaz russe a bondi de +8% et les USA, qui étaient importateurs nets, deviennent exportateurs nets.

Les réserves restent mal connues, mais ont été étendues par l’exploitation récente de gaz non-conventionnels (gaz de schiste, etc). En 2018, selon BP, les réserves mondiales prouvées, en hausse de 16% par rapport à 2008 et de 51% par rapport à 1998, correspondaient à 50,9 ans de production. Elles étaient géographiquement situées pour 38,4% au Moyen-Orient. La Russie, l’Iran, le Qatar et le Turkménistan détenaient à eux seuls 58,4% des réserves mondiales.

En Chine, la demande a augmenté de 40 milliards de mètres cubes en 2018. Pour la deuxième année consécutive, la réglementation environnementale de Pékin pousse le pays à produire une part croissante d’électricité à partir de gaz, moins polluant que le charbon. La Chine est devenue l’an dernier le premier importateur, passant devant le Japon. « C’est la Chine, de plus en plus, qui conduit le marché mondial », observe Geoffroy Hureau, secrétaire général de Cedigaz.

Dans d’autres régions du monde – Union européenne, Amérique latine – la consommation a stagné ou même légèrement reculé l’an dernier.

 

Une demande qui augmente

La demande mondiale a progressé de près de 5% l’an dernier, soit la plus forte hausse depuis 2010. Les Etats-Unis et la Chine ont représenté l’essentiel de l’augmentation. Dans les deux pays, la génération d’électricité à partir de gaz gagne du terrain. La Chine est devenue le premier importateur, devant le Japon.

La consommation mondiale de gaz progresse trois fois plus vite que celle de pétrole. La demande a atteint 3.850 milliards de mètres cubes l’an dernier, selon les chiffres de Cedigaz publiés ce lundi. Un nouveau sommet et une hausse de 4,7% en un an. C’est la plus forte augmentation depuis 2010, l’année du rebond d’après-crise.

Deux pays expliquent à eux seuls l’essentiel de la hausse : les Etats-Unis et la Chine. En 2018, la consommation américaine a gonflé de 80 milliards de mètres cubes, ce qui représente plus de 45% de la progression. Les conditions météorologiques extrêmes qui ont marqué le pays l’an dernier ont tiré la demande : froid polaire en hiver et chaleur torride en été.

 

Des prix pourtant très bas

Il faut remonter à 1990 pour constater un prix du gaz aussi bas en plein hiver aux Etats-Unis. En début de semaine, les cotations sur le Henry Hub, le marché de référence américain, sont tombées sous la barre des 2 dollars par million de btu (British thermal unit). Du jamais vu depuis trente ans pour cette époque de l’année, où la demande pour le chauffage est forte. Les prix ont chuté des deux tiers en dix ans.

L’hiver a été particulièrement doux outre-Atlantique, provoquant le recul des cours ces derniers jours. Mais au-delà de la météo, c’est la révolution du pétrole et du gaz de schiste qui explique cette dégringolade spectaculaire en dégageant des excédents de production sans précédent.

La logique de marché voudrait que les producteurs réduisent leurs volumes face à des prix aussi bas pour préserver leurs marges. Mais ce n’est pas encore le cas, car une bonne partie de ce gaz est un sous-produit du pétrole de schiste. Plus la production de pétrole augmente, ce qui est le cas en ce moment, plus la production de gaz associée monte en parallèle. « Il est certes possible de brûler une partie de ce gaz à la torche, mais les gros producteurs de schiste comme Exxon, Chevron ou Shell limitent cette pratique nocive pour l’environnement », poursuit le même expert.

Résultat, les prix du gaz sont parfois négatifs localement, ce qui signifie que les pétroliers du Texas sont contraints de payer des sociétés pour qu’elles acceptent de les « débarrasser » de leur gaz en l’évacuant par pipeline. Et la production continue d’augmenter : elle devrait encore progresser de 3% cette année, prévoit l’Energy Information Administration américaine.

Seulement voilà, la demande ailleurs dans le monde a du mal à absorber de tels surplus, d’autant que la production de gaz augmente aussi en Russie, en Australie ou au Nigeria. L’hiver est doux au Japon, en Chine et en Corée, les principaux pays importateurs de GNL, ainsi qu’en Europe, qui a déjà acheté des volumes records l’an dernier. Sur le Vieux Continent, les stockages souterrains sont remplis à hauteur de 74%, un niveau exceptionnel pour une fin de mois de janvier.

C’est une bonne nouvelle pour l’environnement dans les pays qui ferment des centrales à charbon pour produire de l’électricité à partir de gaz naturel, moins nocif pour le climat et la qualité de l’air, en Chine notamment. Mais ce n’est pas non plus automatique, car la plupart des contrats d’achat de GNL sont basés sur des prix fixés pour plusieurs années et sont donc insensibles aux variations du marché.

 

D’un point de vue technique…

Cours du gaz naturel – base hebdomadaire – depuis 2002 :

En observant le graphique ci-dessus, on voit clairement que les cours du gaz naturel sont dans une tendance baissière depuis décembre 2005.

Chaque tentative de rebond a été avortée, et la dernière initiée en mars 2016 a pris fin en novembre 2018.

Depuis on attend de nouveaux plus bas avec un objectif majeur en « swing-move » sur les 1,2 dollar.

Alternativement, seul un passage au-dessus des 2,5 dollars pourrait redonner un peu d’espoir.

En revanche il faudrait dépasser le palier des 4 dollars pour pouvoir envisager un changement de tendance.

A suivre…

 

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SPECIAL ACTIONS – Orange : Simple comme un coup de fil !

Un peu d’historique : création de France Télécom

Dans les années 1970, la France met les bouchées doubles pour rattraper son retard sur les télécoms par rapport à plusieurs autres nations avec le programme « Delta LP » (accroissement des lignes principales). C’est à cette époque que fut construite la plus grande partie de la boucle locale. De plus, avec le concours des industriels français, sont mis au point par les ingénieurs et chercheurs du CNET, la commutation numérique, le Minitel en 1980, le réseau Radiocom 2000 en 1986 ou encore la norme GSM. À cette époque, le service public du téléphone est arrivé à développer un réseau extrêmement dense, parmi les plus performants du monde, il assure à tous ses employés le statut de fonctionnaire avec des traitements, des avantages et des conditions de travail très avantageux, tout en laissant chaque année à l’État des excédents entre recettes et dépenses extrêmement importants.

Pour répondre à une directive européenne et réorganiser le secteur des télécommunications français suivant le modèle existant aux États-Unis d’un marché concurrentiel des télécommunications (téléphonie fixe principalement) sur lequel opèrent des entreprises commerciales internationales cotées en bourse, la Direction générale des télécommunications, qui est alors une administration, prend le nom de France Télécom le 1er janvier 1988.

 

Entrée en bourse

En 1997, le capital de la nouvelle société anonyme a été ouvert avec succès. L’action est vendue à l’équivalent de 27 euros. Une seconde ouverture eut lieu en 1998, malgré la crise des marchés émergents, puis la bulle Internet rend les bourses euphoriques en 1999. Partie en retard dans le train de l’internationalisation lancé par des concurrents tels que le britannique Vodafone, France Télécom se met à chercher des cibles au plus fort de la valorisation des années de la bulle Internet. Cela d’autant plus que son alliance avec l’allemand Deutsche Telekom, caractérisée par une participation au capital croisée de 2%, a éclaté lorsque cette dernière a annoncé un projet de rapprochement avec l’italien Telecom Italia (finalement abandonné) sans avertir les Français.

En mars 2000, l’action France Télécom atteint 153,30 euros puis son plus haut historique à 219 euros avant de redescendre, brutalement. Le groupe France Télécom rachète la grande majorité d’Orange en 2000 et l’intégralité en 2003 ; il fusionne ensuite ses activités mobiles (Itinéris, OLA et Mobicarte) en une filiale nommée Orange. France Télécom procède également à de nombreuses autres acquisitions de sociétés (revendues pour certaines) dans le monde devenant le quatrième opérateur mondial par sa taille (GlobalOne, Equant, Internet Telecom, Freeserve, EresMas, participation dans Wind, NTL, Mobilcom, etc.)

Privatisation 

En septembre 2004, l’État français cède une partie de ses actions pour passer en dessous de la barre des 50%. France Télécom devient alors une entreprise privée. 115 ans après sa nationalisation, la téléphonie redevient privée en France.

En juin 2007, l’État français cède à nouveau 5% de sa participation dans France Télécom. La participation publique (État Français et ERAP) est portée à 27%. À cette même date, France Télécom revend Orange Pays-Bas et acquiert le fournisseur d’accès espagnol Ya, ainsi que l’opérateur mobile autrichien One. En septembre 2014, Bpifrance vend 1,9% d’Orange, qu’il ne détient plus qu’à 11,6%. BpiFrance et l’État français possédant 25% des actions d’Orange.

Transition FT => Orange

En août 2000, France Télécom rachète Orange plc à Vodafone et adopte un nouveau logo dans lequel l’orange est la couleur dominante. Le 21 juin 2001, Itinéris, Ola et Mobicarte, les activités de téléphonie mobile de France Télécom, sont regroupées sous la marque Orange. Le 1er juin 2006, Wanadoo et Ma Ligne TV deviennent Orange. Equant devient Orange Business Services. Le logo de France Télécom est modifié. En janvier 2007, France Télécom R&D devient Orange Labs et la Fondation France Télécom devient la Fondation Orange. À partir de 2011, France Télécom communique en tant que Groupe France Télécom – Orange et les agences France Télécom deviennent des boutiques Orange. En février 2012, les services de téléphonie fixe de France Télécom sont commercialisés sous la marque Orange.

Finalement le changement de nom est voté au cours d’une assemblée générale le 28 mai 2013. Le changement de nom est effectif au 1er juillet 2013, France Télécom devient alors définitivement Orange.

Orange en France

Après la publication des résultats de Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR à fin juin 2019, place à un récapitulatif des parts de marché pour le très haut débit (débit >= 30Mbts) selon les critères de l’Arcep. Comme à chaque trimestre, Hammett de la fibre.info a dressé un tableau comparatif agrémenté de précisions. Orange conforte sa première place devant SFR. Sur 12 mois, l’opérateur au carré rouge a perdu 3,6 points en matière de part de marché. En face, Orange a pris 0,4 pts, contre 3,7 pts pour Free et 2,4 pts pour Bouygues.

Ainsi, l’opérateur historique affiche fin juin 29,2% de part de marché avec 2,937 millions de clients et un gain de 677.000 clients sur 12 mois, soit une augmentation de 30% de sa base clientèle entre le T2 2018 et le T2 2019. De son côté, SFR s’octroie 24,6% de part de marché avec 2,475 millions de clients (258.000 engrangés en un an) soit seulement une hausse de 11,6% de sa base d’abonnés.

De leur côté, Free et Bouygues performent. L’opérateur de Xavier Niel grimpe à 13% de part de marché, avec 1,133 millions d’abonnés pour un gain de 571.000 en un an. Résultat, sa base de clients est en hausse de 77,8% sur 12 mois. Bouygues Telecom avec une part de marché beaucoup plus faible à 7,4% à mieux recruté que SFR sur la période (354.000). L’opérateur est crédité d’une augmentation de 90,5% de sa base clientèle.

Concernant la fibre

Le marché se rééquilibre sérieusement. Sur un an, soit entre le premier trimestre 2018 et 2019, Orange a réalisé 38% des nouveaux abonnements fibre, contre 28,6% pour Free, 19,6% pour Bouygues et 13,7% pour « SFR et les autres », a constaté la fibre.info. S’il fait toujours cavalier seul, Orange perd toutefois du terrain malgré de très bons recrutements. Derrière, Free accélère la cadence, Bouygues progresse alors qu’SFR s’évertue à ne pas dévoiler ses chiffres sur la fibre.  Dans le détail, l’opérateur historique voit son avance se réduire et perd 6,7 points sur 12 mois en s’adjugeant tout de même 52,2% de part de marché contre 56% en décembre dernier. « Si le phénomène se poursuit, Orange devrait passer rapidement sous les 50% de parts de marché », commente à ce propos le site communautaire. Avec 2,775 millions de clients, l’opérateur a enregistré un gain de 646 000 clients FTTH sur 12 mois soit une augmentation 30,3% de sa base clientèle du T1 2018 au T1 2019.

De son côté, Free est bien installé à la deuxième place avec 21,3% de part de marché contre 19,4% au quatrième trimestre 2018. L’accélération engagée en 2018 se poursuit, avec près de 500 000 abonnés recrutés sur la Fibre au cours des 12 derniers mois. L’opérateur de Xavier Niel compte désormais plus de 1,1 million d’abonnés FTTH, soit près d’un cinquième de sa base d’abonnés Fixe. Free a ainsi vu croître sa base d’abonnés fibre de 75,4% en un an. Par ailleurs, Bouygues continue de grappiller des parts de marché mais accuse un certain retard. L’opérateur de Martin Bouygues est crédité de 12,5% de part de marché avec 663 000 abonnés fibre, soit un gain de 334 000 clients en un an. Sa base clientèle a donc doublé. Du côté de SFR, cela se complique. Dans ses publications, l’opérateur au carré rouge fait le choix de compiler l’intégralité des technologies THD qu’il utilise. La rubrique « SFR et les autres » est donc calculée en prenant le total des abonnements très haut débit « fibre optique de bout en bout » publié par l’ARCEP à fin mars 2019 et en défalquant les totaux publiés par Bouygues, Free, Orange sur la même période. S’ils progressent à un rythme plus lent avec 14% de part de marché et une augmentation de 45,6% de leur base abonnés FTTH, en l’absence de chiffres, il est difficile de dire qui de SFR ou « Autres » tire la machine, poursuit lafibre.info. Quoiqu’il en soit, au 31 mars 2019, le nombre d’accès en fibre optique de bout en bout s’est élevé en France à 5,3 millions de lignes selon le régulateur, soit un gain de 1,7 million un an.

Concernant la 5G

Star des salons tech depuis quelques années, le nouveau réseau de télécommunications promet monts et merveilles, un monde où tous les objets seraient interconnectés pour notre plus grand bonheur. Alors que ses effets concrets restent encore un peu flous aux yeux du grand public, les géants du secteur accélèrent. C’est le cas d’Orange qui prépare le déploiement de manière active. Invité de la matinale de Radio Classique, Stéphane Richard, P-DG du groupe, s’est exprimé sur la 5G et les premières offres d’Orange. S’il confirme que les premiers forfaits seront disponibles « dès l’été, probablement pour juin/juillet », il explique qu’ils resteront marginaux.

Il faut attendre qu’il y ait un minimum de réseau, de couverture, donc, et puis surtout les terminaux qui permettent de s’en servir.

Concernant les forfaits, le P-DG d’Orange se veut rassurant. Il souhaite « proposer la 5G à un prix attractif » pour entrer dans « un modèle vertueux ». Les abonnés paieront « peut-être un petit peu plus » mais disposeront de meilleurs débits et probablement plus de data. Concrètement, « on sera dans des zones très voisines de la 4G » assure-t-il. Stéphane Richard ajoute que les prix ne dépendront pas « forcément du montant des enchères », les acquisitions de fréquences reposant sur « un raisonnement économique sur 20 ans ». Ces explications ne tiennent probablement pas compte des stratégies concurrentes. Si les autres opérateurs ne se sont pas encore exprimés concrètement sur la 5G, ils pourraient opter pour un positionnement tarifaire agressif. Souvenez-vous : lors du passage de la 3G à la 4G, certains d’entre eux avaient lancé des offres sans augmentations de prix.

 

D’un point de vue technique…

Cours d’Orange – base journalière – depuis 2013 :

En observant le graphique ci-dessus, on distingue de façon assez nette les phases suivantes :

  1. Entre juillet 2013 et novembre 2015 : les cours ont marqué une phase d’appréciation assez propre, qui a permis au titre de passer d’environ 7 à 17 euros (soit environ 142% de hausse).
  2. Depuis novembre 2015 : les cours n’arrivent plus a détacher de tendance, restant assez scrupuleusement enfermés entre les 17 à 15 euros pour la partie haute, et autour de la zone de support des 13 euros pour la partie basse.

Tout ce qu’on peut dire aujourd’hui, c’est donc que les cours viennent une énième fois tester la borne de support actuellement sous pression. Que le scénario privilégié reste donc un nouveau rebond sur cette fameuse zone clé. En revanche, le net passage sous les 12,50 euros serait de mauvais augure pour la suite des événements, et une consolidation significative serait alors attendue.

Enfin, seule la franche cassure des 16 euros pourrait offrir au titre historique une nouvelle perspective d’appréciation plus pérenne.

A suivre…

 

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BILAN & RETROSPECTIVE 2019 + SPECIAL CAC – Que nous réserve la cuvée 2020 ?

Début 2020 : l’heure des bilans, avant celle des pronostics.

Avant toute chose cependant, en préambule à cet article et rigoureusement comme chaque année désormais, permettez-nous de vous souhaiter à tous une excellente nouvelle année. Qu’elle vous amène surtout paix et sérénité dans votre vie en général et, cerise sur le gâteau : prospérité dans votre portefeuille. L’occasion pour nous de vous remercier également car chaque année qui passe scelle un peu plus la confirmation du succès de la création et du lancement il y a presque 10 ans de Dagher Trading, devenu depuis DT Expert.

Nous espérons donc continuer à vous compter de plus en plus nombreux dans nos rangs. Soyez certains que nous ferons tout pour vous satisfaire et faire en sorte que 2020 soit à la hauteur de vos attentes !

 

Améliorations effectuées de 2019 à 2020

Comme nous aimons la transparence, nous aimons aussi l’engagement.

Après près de 10 ans, notre service DT Turbo n’a cessé d’évoluer.

La méthode utilisée pour la sélection des sous-jacents et les timings d’intervention a été affinée, notamment par la création d’un logiciel interne (Top Scan) sur lequel un back-testing de plusieurs année a été réalisé.

Les résultats sont frappants. Ce logiciel étant capable d’identifier et reproduire des configurations passées afin de les détecter dans le présent pour anticiper le futur.

Nous allons donc, dès cette année, mettre à profit cette nouvelle méthode et l’adapter à notre service, en optimisant nos conseils et le choix de nos sous-jacents.

Enfin, nous avons étendu notre spectre d’intervention et vous pourrez désormais également bénéficier de conseils sur des produits de type Leverage/Short, qui restent des produits structurés proches des Turbos, avec un effet de levier fixe et non variable.

(*) Bilans consolidés du service DT Turbo depuis sa création :

Si la majeure partie de nos abonnés restent fidèles et satisfaits, il y a également des gens déçus, parfois à tort, parfois à raison. Tout dépend de leur timing d’arriver au sein de notre service. A ceux-là aussi et surtout, nous tenions à témoigner notre compréhension ainsi que notre estime, tout en leur rappelant qu’un bon money-management se mesure sur la durée. Et c’est d’ailleurs l’un des axes de développement et d’amélioration que nous avons décidé de poursuivre cette année : aider nos abonnés à mettre en place non seulement de bonnes stratégies mais aussi un bon principe de money-management, afin de les assister au mieux dans la gestion de leur portefeuille, en fonction de la taille de celui-ci, de leur profil d’investisseur et de leur tolérance au risque.

Un point global et fondamental en préambule

Voici pour commencer les 5 faits marquants en Bourse sur l’exercice 2019 :

  1. La chute de la courbe des taux d’intérêt

La convergence des politiques monétaires ultra-accommodantes des principales banques centrales a entraîné la chute des taux d’intérêt en 2019, avec désormais une très grande partie de la courbe des taux en négatif ou proche de zéro. Les courbes des taux de l’Allemagne et de la France sont négatives au-delà du rendement obligataire à 10 ans et cela s’est diffusé sur les obligations corporate à un rythme très rapide. La Réserve Fédérale des Etats-Unis (FED) a effectué un volte-face monétaire en 2019 avec 3 baisses du taux de ses fed funds et la Banque Centrale Européenne (BCE) de Christine Lagarde va continuer d’écraser la courbe des taux en 2020. Cette donnée de marché du crédit est la pierre angulaire du mouvement général de toutes les classes d’actif, en particulier la source de la hausse du prix des actions en 2019, les capitaux cherchant activement le rendement qui a disparu du crédit.

  1. La forte reprise haussière du Bitcoin et des cryptomonnaies

Le mouvement de rebond du cours du Bitcoin a commencé au dernier trimestre 2018 mais s’est développé en 2019 avec une hausse de 3100$ à presque 14 000$ au mois de juin dernier. Depuis le milieu de l’été, le cours du Bitcoin a retracé une partie importante de sa hausse depuis les 3100$ (61,8%) mais conserve une performance annuelle de plus de 85%. Notons que la performance du Bitcoin est dépassée par des crypto-monnaies mineures qui, pour certaines, enregistrent des performances relatives à trois chiffres. L’année 2019 a confirmé l’intérêt grandissant des institutionnels pour les cryptos, avec une forte hausse du volume d’échange sur les contrats futures du Chicago Mercantile Exchange (CME) par exemple.

  1. La confirmation de la tendance haussière de l’or et des métaux précieux

Tout au long de l’année 2019, j’ai pu vous proposer dans ces colonnes un suivi des raisons fondamentales à la source du potentiel haussier du cours de l’or et des métaux précieux. L’once d’or s’apprécie de plus de 16% cette année, en dépit de la forte hausse du marché actions. Des capitaux se sont placés à long terme sur l’or et l’analyse technique suggère toujours un potentiel haussier fort pour l’année 2020.

  1. Un fort attrait pour le risque avec des indices leaders en hausse de 30%

Les indices boursiers majeurs ont enregistré soit des records pluriannuels, soit des sommets historiques (les indices américains en particulier). Le cours du CAC 40 hors-dividendes gagne 28,5% en 2019, porté par l’ensemble des secteurs d’activité cycliques avec notamment le grand retour des valeurs bancaires depuis l’été dernier. Cette hausse s’est appuyée sur une conjonction de facteurs techniques et fondamentaux et est d’autant plus impressionnante qu’elle est en découplage totale avec l’allure conjoncturelle générale, même s’il est vrai, l’Allemagne a évité de justesse la récession technique avec une croissance positive de son PIB au T3. Sans aborder ici les sources fondamentales de la hausse des actifs risqués, qui dépassent le seul simple fait des taux d’intérêt très bas et négatifs, rappelons qu’un aspect « flux de capitaux » est venu soutenir les actions internationales sur les mois d’octobre et de novembre avec une remontée de la part des actions dans les gestions qui était tombée au plus bas depuis 10 ans, ainsi qu’une réduction du poids relatif des liquidités.

  1. Un cours de l’euro/dollar neutralisé par la guerre des changes

Du côté des paires majeures du marché des changes flottants (Forex), si l’on excepte la Livre Sterling, aucune variation notable n’est à signaler. Le cours de l’euro/dollar est en recul de 2,20%, stable à vrai dire entre 1,10$ et 1,15$, un équilibre des forces lié à la convergence des politiques monétaires entre Fed et BCE. Le taux de change EUR/USD est donc un facteur neutre cette année.

 

Les velléités haussières peuvent-elles encore nous surprendre cette année ?

 

En préambule, quid du bilan 2019 ? Nous le savons désormais, le cru 2019 fut excellent pour l’ensemble des indices majeurs mondiaux. Et notre Cac national a même signé sa meilleure performance annuelle depuis 20 ans avec un bilan de plus de 26% jamais atteint depuis le cru remarquable de 1999 (+51,12%). Observation assez paradoxale eu égard aux tensions économiques globales, mais observation révélatrice par ailleurs.

Ailleurs en Europe, outre-Atlantique ou en Asie, c’est globalement le même constat. Avec toutefois une prépondérance du Nasdaq (qui est le seul à avoir dépassé les +30% annuels) et une sous-performance du Footsie londonien (+12,23%), « effet Brexit » oblige.

Les tableaux détaillés ci-dessous donnent un aperçu détaillé de l’évolution des indices cette année 2019 :

Bilan 2019 des principaux indices européens

Bilan 2019 des principaux indices américains

On remarquera donc qu’après pourtant une fin d’année 2018 catastrophique, qui avait jeté un froid sur toute tentative d’optimisme, ce sont les premiers et derniers trimestres de l’année qui auront été les plus impulsifs, et que seul le T3 aura marqué une pause relative dans la hausse quasi continue.

Regardons maintenant le graphique du Cac remis à jour en base mensuelle :

 

Alors, que voit-on sur ce graphique qu’il nous semble bon de souligner ?

  • Tout d’abord, une vision panoramique sur les 20 dernières années permet de voir que, depuis septembre 2011, le Cac a retrouvé, bon an mal an, une tendance globale haussière. En effet, on constate, avant cette date, des mouvements nets, qu’ils soient haussiers (avant septembre 2000 et entre mars 2003 et l’été 2007) ou baissiers (de septembre 2000 à mars 2003 puis de l’été 2007 à mars 2009).
  • Ensuite, le deuxième élément clef se trouve du côté du dépassement de l’oblique de résistance de long terme (en vert ci-dessus) qui avait contenu les velléités haussières en septembre 2000, l’été 2007 puis l’été 2015. Par la suite, malgré une morsure passagère, l’oblique en question a joué on rôle de support en pullback.
  • Enfin, le troisième et dernier élément clef réside dans la cassure des résistances clés sur l’ensemble des mêmes indices majeurs: on peut en effet le voir ci-dessus avec la sortie haussière du porte-voix (en noir), qui correspond peu ou proue à la cassure des mêmes types de figures en porte-voix sur le trio majeur américain, où d’une oblique de résistance descendante sur le Dax allemand.

 

Quid de la hausse actuelle ?

Il semble assez évident que la question que vont se poser désormais les investisseurs est la suivante : quel potentiel de hausse les indices ont-ils encore sous la main, et doit-on craindre une correction majeure cette année ou bien encore espérer des plus-hauts ?

Afin d’essayer d’apporter des éléments de réponses à cette question fatidique, nous allons regarder quelles sont les forces et faiblesses en présence qui pourraient plaider pour l’un ou l’autre des scénarios.

Du côté des facteurs qui plaident pour la hausse :

  1. Le premier d’entre eux est certainement le dépassement de l’oblique de résistance initiée sur les sommets de mars 2015 et qui a contenu les pressions acheteuses entre mai 2017 et septembre 20118 à de nombreuses reprises. Après quelques tentatives entre juillet et septembre 2019, le passage au-dessus de cette oblique, confirmé par le retour en pullback reste l’élément positif le plus probant pour les optimistes.
  1. L’autre facteur positif est le décompte elliottiste qui, quel qu’il soit, indique qu’il devrait manquer au moins une vague de hausse au sein du rally
  1. Enfin, le Cac ne pouvant être totalement décorrélé de ses confrères, l’ensemble des indices majeurs internationaux, Etats-Unis en tête, ont validé la cassure de leurs résistances majeures.

Du côté des facteurs qui plaident pour la baisse :

  1. De façon assez logique, il y a toujours une période de prudence après de fortes périodes de hausse.
  1. D’un point de vue hebdomadaire, le RSI pourrait laisser apparaître une divergence baissière depuis mai 2017, à valider cependant.
  1. Enfin, le Cac se rapproche de ses derniers sommets historiques, notamment celui de 2007 situé autour des 6.185 points.

 

Pronostic et niveaux à surveiller

Vous l’aurez bien compris avec notre analyse détaillée et notre graphique ci-dessus, nous restons haussiers sur le court terme mais très prudents sur le plus long terme.

Ainsi, les prochains objectifs à la hausse sont les suivants : tout d’abord, le sommet de l’été 2007, situé autour de 6.170 points, suivi du dernier swing-move (projection à 100%) qui lui se trouve vers les 6.415 points. Au-dessus de ce niveau clé, on pourra espérer un retour sur le record historique du Cac juste en dessous du seuil fatidique des 7.000 points.

Le point pivot qu’il faudra enfoncer pour valider une correction majeure se situe, lui, autour du support des 5.600 points. La franche cassure de cette zone conduirait à un nouveau test du seuil majeur psychologique des 5.000 points en amont d’une plus forte dégradation vers le fort overlap des 4.560 points.

 

Et en termes de stratégies : comment s’en sortir ?

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais très bien, celui sur lequel nous nous sommes spécialisés se tourne vers les turbos ou les leverage/short, produits dérivés à fort effet de levier, qui s’adaptent extrêmement bien aux principes de l’analyse technique grâce à leur principale caractéristique : à savoir la barrière désactivante. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

Aussi, si vous souhaitez profiter de telles recommandations n’hésitez pas à lire notre brochure détaillée afin de bien vous renseigner (notamment sur les risques encourus) et, qui sait par la suite, à nous rejoindre en cliquant ici.

D’ici là, nous vous souhaitons à nouveau à tous une excellente année 2020, qu’elle vous apporte le meilleur et vous soit bénéfique en tous points, tant personnels que professionnels. Que les choix et projets que vous aurez à faire et que vous ferez aillent dans le bon sens en cette période que l’on sait tous difficile en général et pour l’économie en particulier.

Nous vous remercions par ailleurs de votre confiance renouvelée et ferons tout pour continuer à vous satisfaire en 2020.

A bon entendeur…

Réalisé par  Marc Dagher avec l’aide de Maxence Delarue.

SPECIAL ACTIONS – FDJ : rien ne va plus, les jeux sont faits !

I/ Présentation

La Française des Jeux, également désignée par le sigle FDJ depuis 2009, est une société anonyme française créée en 1976, à la suite du lancement du Loto National. Son capital est alors détenu à 72% par l’État français qui lui a confié, sous contrôle du Ministre chargé du budget, le monopole des jeux de loterie et de paris sportifs sur les territoires de la France métropolitaine et d’outre-mer. Depuis l’entrée en vigueur de la loi n°2010-476 du 12 mai 2010, relative à l’ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne, ses activités de paris en ligne sont ouvertes à la concurrence.

Héritière de la Loterie nationale française, créée en 1933, elle s’appelle successivement « Société de la Loterie Nationale et du Loto National » (SLNLN) en 1979, puis « France Loto » en 1989. Ce changement de nom, cette année-là, marque aussi une profonde restructuration de l’entreprise. La participation de l’État passe de 51 à 72%, celle des émetteurs de billets de 49 à 20% et les salariés et les courtiers sont autorisés à entrer dans le capital à hauteur de 5 et 3%. Le capital est augmenté de 20 à 500 millions de francs (3 à 76 millions d’euros) ce qui permet des investissements importants. Deux ans plus tard en 1991, elle change de nouveau de nom et devient « la Française des Jeux », ou encore la « FDJ ».

Quelques chiffres :

  • Nombre de tirages : 6 520
  • Gagnants à 6 numéros (rang 1) : 16 644
  • Millionnaires en euro : 2.363
  • Gain record au Loto : 24 millions d’euros le 6 juin 2011
  • Gain record au Super-Loto : 150.077.770 francs (soit 22.879.209 euros) le 20 mars 1997 à Asnières-sur-Seine
  • Jackpot record Super-Loto : 30.009.676 euros le 26 mai 2006 (15 millions d’euros pour les deux gagnants)
  • Gain record en France à Euro Millions : 169.837.010 euros le 13 novembre 2012

Loto + Super-Loto au 04/12/2018 :

    • Chiffre d’affaires : 15,1 Mds € (2017)
    • Sommes redistribuées : sur les 15,1 Mds € de mises, près de 95% ont été redistribués : 66,8% aux clients (10,1 Mds €), 21,8% à la collectivité (3,3 Mds €), 6% au réseau (0,9 Md €), 5,4% à FDJ (0,8 Md €)
    • Millionnaires en euro : près de 200 gains supérieurs ou égaux à 1 million d’euros en 2017.
    • Gain record en France à Euro Millions : le jackpot moyen remporté en 2017 à Euro Millions-My Million était de 59 M € (vs 43 M € en 2016). Euro Millions – My Million a créé 121 millionnaires de plus en 2017.
    • 4ème loterie mondiale
    • 2ème loterie européenne
    • 26,1 millions de joueurs de 18 ans et +
    • 30.800 points de vente (1er réseau de proximité de France)
    • + de 55 jeux FDJ proposés dans le réseau physique et en ligne

Répartition du chiffre d’affaires de 2018 par familles de jeux :

En 2018, les mises atteignaient le montant de 15,8 milliards d’euros (+4,4% par rapport à 2017). Elles se sont réparties ainsi :

  • Jeux de grattage (jeux « illiko » : Morpion, Banco…) : 7,7 milliards (soit 49 %)
  • Jeux de tirage (Loto, Euromillions, Keno) : 5,1 milliards (32 %)
  • Paris sportifs : 3 milliards (19 %).

Par rapport à 2017, les paris sportifs augmentent nettement, les jeux de grattage augmentent également alors qu’il y a un le léger recul des jeux de loterie.

II/ Un monopole qui affole

Le monopole français de la loterie, Française des Jeux, propriété de l’Etat depuis sa création il y a près d’un siècle, est passé aux mains du privé. Espérant lever plus d’un milliard d’euros (1,1 milliard de dollars), le gouvernement français réduira sa participation dans la FDJ de 72% à 20%, et espère mettre autant d’actions que possible dans les mains des particuliers. « J’espère que cette privatisation sera un succès populaire et que le plus grand nombre possible (de personnes) y participera », a déclaré le ministre de l’économie Bruno le Maire au Journal du Dimanche le mois dernier. La FDJ détient le monopole des jeux de loterie, des cartes à gratter et des paris sportifs non en ligne. C’est la deuxième plus grande société de paris en Europe et la quatrième dans le monde. La décision de se débarrasser d’une rare entreprise d’Etat qui rapporte de l’argent a été critiquée par les partis d’opposition comme équivalant à vendre « les joyaux de la famille ».

Pour le gouvernement, tout le monde y gagne.

En plus de lever un milliard d’euros en espèces, l’Etat bénéficiera d’une contribution publique annuelle d’environ 3,5 milliards d’euros et de 380 millions d’euros en paiement de la licence de la FDJ pour 25 ans. La FDJ détient 200.000 actions. Sur les 28% non détenues par l’État, 13,4% appartiennent à des organisations d’anciens combattants et certains à des employés. Les actions existantes ont vu leur valeur nominale divisée en 955 avant l’introduction en bourse, ce qui porte leur nombre à 191 millions et les aura rendues moins chères.

La France est l’un des rares pays à offrir de telles opportunités d’investissement aux particuliers. Dans la plupart des autres pays, les investisseurs potentiels doivent attendre le premier jour de la négociation publique et se disputer les actions avec des professionnels. Le gouvernement du Premier ministre Edouard Philippe s’est engagé à privatiser un certain nombre d’entités, dont la société aéroportuaire du groupe ADP (Aéroports de Paris) et la société énergétique Engie, pour alimenter un fonds de 10 milliards d’euros destiné à relancer l’innovation technologique.

La FDJ est la première à partir, après l’accord du Parlement. Les gouvernements français précédents, de gauche ou de droite, ont vendu des participations dans des entreprises publiques car ils avaient besoin d’argent, notamment France Télécom (devenue Orange), le fournisseur d’électricité EDF, les banques Paribas et Crédit Lyonnais, le transporteur national Air France, le géant pétrolier Total et le constructeur automobile Renault.

Mais les particuliers en France ne sont pas facilement tentés par le marché, influencés en partie par le fait que les actions EDF et France Télécom valent aujourd’hui moins que lorsqu’elles ont été vendues en 2005 et 1997 respectivement. Le nombre d’actionnaires non professionnels en France est passé d’environ neuf millions dans les années 2000 à quelque trois millions aujourd’hui. « La Française des Jeux est un bon accrocheur » pour relancer l’intérêt des gens pour la bourse, « car son activité est facile à comprendre et assez prévisible », a déclaré Stéphane Boujnah, président du directoire de la bourse paneuropéenne Euronext.

Et pourtant la souscription a été tellement forte autour des actions FDJ que l’Etat n’a pas pu servir les demandes supérieures à 5.000 euros, et là encore, elles n’ont été honorées que partiellement. Afin de pouvoir répondre à la demande, les ordres jusqu’à 2.000 euros ont intégralement été honorés, délivrant 102 actions aux demandeurs. Ensuite, seulement 10% des demandes ont pu être satisfaites jusqu’à 5.000 euros, portant le nombre maximum d’actions par personne à 117. Les ordres qui ont été passés dans l’ordre A2, supérieurs à 5.000 euros n’ont pas pu être honorés.

Problèmes de santé publique

L’an dernier, quelque 25 millions de clients ont dépensé près de 16 milliards d’euros en paris, soit une augmentation de 4,4% en glissement annuel et de près d’un tiers sur quatre ans. Les critiques ont averti qu’un rôle moins important de l’État dans l’entreprise pourrait rendre les joueurs vulnérables à la cupidité des entreprises. « Pour augmenter les revenus, il faut augmenter les dépenses pour les paris », a déclaré Jean-Michel Costes, secrétaire général de l’Observatoire des Jeux, l’organisme de surveillance du jeu. « La recherche du profit et la nécessité de protéger les meilleurs de la dépendance sont en concurrence directe » pour la FDJ, a-t-il averti.

III/ Les débuts

Très largement plébiscitée sur toutes les chaînes de télévision et de radios depuis début novembre, l’introduction de la Française des Jeux a attiré 500.000 investisseurs particuliers pour une levée de fond de 1,7 milliard d’euros tandis que la demande globale a atteint 11 milliards d’euros. Dans ce contexte favorable, il était impensable d’imaginer le cours de l’action fondre dans les premières séances boursières. Cette demande, toujours beaucoup plus forte que l’offre, contribue au maintien du cours qui est beaucoup plus haut qu’à l’ouverture, s’échangeant à près de 23 euros pour une cotation réalisée à 19,90 euros.

Les investisseurs se sont réjouis de l’entrée en Bourse jeudi 21 novembre dernier des actions du monopole des loteries d’Etat, une introduction en bourse qui, le gouvernement l’espère, soutiendra la poursuite des privatisations et renforcera les réformes économiques ambitieuses du Président Emmanuel Macron. Le gouvernement a récolté environ 2,1 milliards d’euros (2,3 milliards de dollars) en vendant une participation de 52% dans la Française des Jeux (FDJ), dont les cartes à gratter et les loteries se jouent par millions.

Environ un tiers des actions a été réservé à quelque 500.000 investisseurs individuels, qui ont eu la chance de posséder une partie d’une société qui maintiendra son monopole sur les loteries pendant les 25 prochaines années. La grande majorité de l’épargne française est placée sur des comptes d’épargne ultra-sécurisés mais à faible taux d’intérêt, reflétant une profonde suspicion de marchés « spéculatifs » qui ne se sont durcis qu’à la suite de la crise financière 2007-08. Mais la demande d’actions FDJ a été soutenue, incitant le gouvernement à fixer le prix de l’introduction en bourse à 19,90 euros, soit le haut de la fourchette indicative. A 11h30 (10h30 GMT), l’action était en hausse de 16,7% à 22,75 euros, alors même que le marché s’effondrait et que l’indice Cac 40 baissait de 0,2%.

Le ministre des Finances Bruno Le Maire, qui a sonné la cloche d’ouverture de la Bourse de Paris à cette occasion, a salué « un immense » succès. Le début d’une forte activité commerciale « signale une réconciliation des Français avec l’économie et les marchés » après la crise de 2008, a-t-il dit. Les autorités ont tout mis en œuvre pour séduire les acheteurs en leur offrant une remise de 2% sur le prix de l’introduction en bourse et en leur promettant une action gratuite pour 10 actions détenues, pour autant qu’elles soient conservées pendant au moins 18 mois.

Plus à venir

Le succès de l’offre de la FDJ pourrait contribuer à renforcer le soutien à l’effort de Macron visant à réformer de vastes pans de l’économie française, qui a été déstabilisée par les protestations des Gilets Jaunes qui ont éclaté en novembre dernier. L’ancien banquier d’affaires a été accusé d’ignorer les luttes quotidiennes des Français ordinaires, en particulier en dehors de Paris et des grandes villes.

Même si l’Etat joue « un rôle fondamental » dans l’économie, a déclaré Le Maire, « son rôle propre n’est pas nécessairement celui d’un actionnaire principal ». Il s’agit d’un cas relativement rare d’une entreprise publique française en bonne santé financière, bien connue du public, qui a réalisé 16 milliards d’euros de ventes de jeux divers l’an dernier.

L’action FDJ va-t-elle rejoindre le Cac 40 ?

Non, pas dans l’immédiat en tout cas. La capitalisation flottante de la Française des Jeux est pour le moment trop faible. Après exercice intégral de l’option de surallocation, la part du flottant – qui exclut les participations des actionnaires de long terme, dont l’État – devrait être de l’ordre de 47%. La capitalisation flottante devrait ainsi être d’environ 2 milliards d’euros. La plus « petite » entreprise en termes de poids dans le Cac 40 était, au 30 septembre dernier, Atos. Sa capitalisation flottante atteignait alors 6,4 milliards d’euros. Si l’indice phare parisien est hors de portée, l’action FDJ pourrait en revanche rapidement rejoindre un autre indice important : le SBF 120. Le groupe a, cette fois, la taille requise. Il est peu probable que la Française des Jeux rejoigne l’indice dès le prochain conseil scientifique des indices d’Euronext, qui aura lieu durant ce mois de décembre. L’entrée dans le SBF 120 a plus de chance d’être effective en mars 2020.

Action FDJ : hausse à prévoir ou correction à la baisse à venir ?

Cette introduction en bourse réussie de la part de la FDJ laisse la porte ouverte aux spéculateurs lors des premières séances. Cette hausse de 17% du cours d’introduction pourrait bien très vite se retourner lorsque la folie autour des actions française des jeux sera retombée. La hausse actuelle dans un contexte de tension boursière pourrait être chahutée dans les jours ou les semaines à venir. Est-il temps pour vous de prendre vos plus-values, faut-il attendre 18 mois pour toucher vos actions gratuites ? Sachez que la spéculation n’est pas la vocation première de l’action FDJ, les cours se lisseront donc après quelques semaines en bourse et une fois que la pression de la demande et de l’offre sera redescendue. Quoi qu’il en soit, cette introduction en bourse est une bonne nouvelle pour les nouveaux actionnaires puisque cette effervescence devrait doper les ventes de jeux de grattage et de jeux de tirage pour quelques mois.

Comme toute IPO (introduction), il est difficile d’établir un pronostic basé sur une analyse technique, manque d’historique graphique oblige. Cependant, l’observation des dernières grandes IPO françaises appellent en grande majorité à la prudence. Que ce soit en effet Europcar, SMCP ou encore le groupe Spie, les antécédents ne sont pas les plus enthousiasmants et l’investisseur raisonnable devra attendre un peu avant de se faire une idée plus cohérente.

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Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais, nous sommes spécialisés sur les produits dérivés à fort effet de levier, les turbos.

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Il existe chez la plupart des émetteurs de turbos, des produits permettant d’intervenir sur les variations du cours de l’or, comme de nombreux autres sous-jacents. Par ailleurs, sachez que DT Expert, est en étroite collaboration avec ces émetteurs, et a désormais la possibilité d’obtenir des turbos sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

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Réalisé par Maxence Delarue, avec l’aide de Marc Dagher.

SPECIAL MATIERES PREMIERES – La ruée vers l’or : le retour ?

  1. Etat des lieux et conjoncture

C’est la surprise de l’année. Le métal précieux flambe et enchaîne les records. À Londres, l’once a inscrit un plus-haut annuel à 1.543 dollars le 27 août, affichant un gain de quelque 20% depuis le 1er janvier. Aujourd’hui, ses gains s’élèvent encore à plus de 15% depuis le début de l’année.

L’or est considéré depuis longtemps comme la valeur refuge par excellence sur les marchés. C’est en effet le métal précieux, dont les quantités et la production mondiale varient peu, vers lequel se tournent les investisseurs lors de situations tendues sur d’autres secteurs plus volatiles.

Aussi, comme l’illustrait Charles de Gaulle au XXème siècle, « Nous tenons donc pour nécessaire que les échanges internationaux s’établissent, comme c’était le cas avant les grands malheurs du monde, sur une base monétaire indiscutable et qui ne porte la marque d’aucun pays en particulier. Quelle base ? En vérité, on ne voit pas qu’à cet égard il puisse y avoir de critère, d’étalon, autres que l’or. Eh oui ! L’or, qui ne change pas de nature, qui se met, indifféremment, en barres, en lingots ou en pièces, qui n’a pas de nationalité, qui est tenu, éternellement et universellement, comme la valeur inaltérable et fiduciaire par excellence. »

La valeur refuge par excellence

L’or est corrélé a tellement de facteurs différents qu’il en devient presque totalement indépendant lui-même. Théoriquement en tout cas, plusieurs données exogènes au cours de l’or ont une influence sur son évolution :

  • La monnaie – surtout le dollar, monnaie étalon pour l’or comme pour bon nombre de matières premières – joue un rôle essentiel sur le prix de l’or. En effet, si la monnaie se dévalue une même quantité d’or devient logiquement plus chère.
  • La variation des taux d’intérêt rendant plus ou moins attrayants les placements en banques ou en bourse, une variation inverse s’observe là aussi de facto sur l’attrait des placements en or et donc sur l’état de la demande.
  • Sa réputation de valeur refuge : cet actif présente la particularité de survivre aux crises alors que tout actif ne peut assurer la même stabilité. Ainsi, lors des crises économiques, financières ou géopolitiques où l’avenir semble incertain, l’or devient très prisé et son prix s’en ressent. Il aurait donc tendance à s’opposer aux fluctuations du marché.

La peur d’évènements extrêmes revient régulièrement redorer le blason de l’or et rappeler sa qualité de valeur refuge. En 2019, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, les troubles politiques à Hong Kong, la perspective d’un Brexit dur, la crise italienne, la reprise en main du Cachemire par l’Inde, et bien sûr la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine ont précipité les achats. Ils s’amplifieraient certainement en cas d’aggravement des tensions.

Les tensions géopolitiques plaident pour le métal précieux

L’or s’apprécie les jours où l’actualité se dégrade, comme lors de la récente attaque des installations pétrolières saoudiennes qui a eu des répercutions gigantesques sur le marché d l’or noir. Avec près de 5% de la production mondiale désormais « hors-service », les cours se sont envolés de près de 20% lors de la séance du 16 septembre, avant de clôturer sur une hausse de l’ordre de 10%. Etant donné que les principaux enjeux diplomatiques de la planète concernent l’énergie, on peut en effet observer une certaine corrélation entre l’or jaune et l’or noir : Si l’or noir s’envole, l’or jaune grimpe aussi. Le métal, traditionnellement assimilé à une valeur refuge, a profité du contexte d’incertitude géopolitique créé par ces événements, en s’appréciant de plus de 1%, repassant au-dessus des 1.500 dollars l’once. Dans une zone déjà sous tension et extrêmement militarisée, on craint désormais un conflit direct avec l’Iran, accusé par les Etats-Unis d’être responsable de ces attaques.

La BPC (Banque Populaire de Chine), la banque centrale du pays, a récemment publié ses statistiques de réserves officielles. Elle détenait, à fin septembre, 1.948 tonnes de métal jaune, pour une valeur estimée à 93 milliards de dollars. Le pays a poursuivi sa politique d’achats réguliers d’or ; une politique qu’elle a entamée et surtout communiquée fin 2018. Sur un an, la banque centrale a ainsi franchi le seuil symbolique des 100 tonnes d’or achetées. Malgré ses achats importants et réguliers, le métal jaune ne représente que 2,9% des réserves de change du pays, qui atteignaient 3.204 milliards de dollars fin septembre. Le pays souhaitant diversifier ses réserves, et en particulier réduire son exposition en dollars en période de guerre commerciale avec les Etats-Unis, il reste donc une marge considérable pour poursuivre ou amplifier cette politique d’achat d’or.

Le mouvement haussier de l’once d’or a en réalité pris naissance à la fin de l’été 2018 et sa première phase a bien coïncidé avec la débâcle des actions de la fin 2018. Depuis, ce sont d’autres éléments qui ont pris le relais. « Les inquiétudes suscitées par l’escalade des tensions commerciales et le ralentissement de la croissance mondiale sont à l’origine de la résurgence de l’intérêt pour l’or », notait récemment l’équipe actions de M&G Investments.

À Paris, le lingot a atteint un sommet à 44.900 euros le 3 septembre (+25% en huit mois). Si, à Londres, l’or n’a pas retrouvé son sommet de la décennie à 1.900 dollars le 5 septembre 2011, converti en euros le cours de l’once atteint 1.400 euros et bat son précédent sommet décennal de 1.377,49 euros en clôture le 1er octobre 2012.

Craintes de récession…

Au mois de septembre, les craintes d’une récession prochaine se sont intensifiées. Selon l’enquête mensuelle menée par le Wall Street Journal, 42.5% des économistes et analystes sondés s’attendent à une récession en 2020, et 35% en 2021. De manière analogue, l’indicateur calculé par la Fed de New York et qui se base sur la courbe des taux indiquait une probabilité de 38% d’une récession sous 12 mois.

D’autant que les chiffres décevants se sont multipliés en septembre, principalement sur le secteur manufacturier avec des indices de confiance des directeurs d’achats très nettement inférieurs aux attentes, notamment en Allemagne et aux Etats-Unis. En Chine, conséquence de la guerre commerciale, les exportations ont ralenti d’1% en août, et la production industrielle n’a cru que de 4.4%, bien en deçà des attentes. Si nous ne sommes pas encore en récession, il se pourrait donc que la question se repose prochainement. Pour mémoire, dans notre lettre mensuelle de septembre, nous mentionnons une étude menée récemment qui montrait une progression moyenne de 20% du métal jaune lors des 6 dernières récessions américaines.

Fin septembre, le cours de l’once d’or est repassé sous la barre des 1.500 dollars, en clôturant, au second fixing de Londres, à 1485.3 dollars, soit 1362.17 euros. A noter, le cours a atteint un plus haut historique en euros le 4 septembre, à 1403.86 euros.

Ceci conduit à une performance de -1.54% en euros sur le mois écoulé. Comme pour le mois d’août, l’appréciation du billet vert a permis de générer une surperformance par rapport au cours en dollars, profitant aux investisseurs européens. Cette consolidation est assez naturelle étant donnée l’appréciation spectaculaire du métal jaune aux 3ème trimestre. Certains la pensent nécessaire. La performance sur 2019 reste excellente, à presque 22% en euros, là encore bien supérieure à la performance en dollar. Si l’on considère seulement les 3 premiers trimestres, il s’agit de la meilleure année depuis 2010.

Les chiffres de production d’or des Etats Unis pour le deuxième trimestre ont été publiés par l’USGS, l’agence américaine en charge des ressources minières. Ils confirment une tendance que nous avions identifié il y a maintenant plusieurs trimestres, celle d’un repli marqué de la production minière américaine. Avec environ 225.6 tonnes d’or en 2018, il s’est produit aux Etats-Unis environ 618 kg d’or par jour. Pour le premier semestre 2019, ce chiffre tombe à environ 566 kg par jour, soit une baisse de 8.3%. Rappelons pour mémoire qu’en 2018, la production américaine avait déjà baissé de 11% par rapport à 2017. La tendance semble donc se poursuivre…

  1. D’un point de vue technique

Intéressons-nous d’abord à ce graphique de long terme, pris en base mensuelle, et sur lequel on pourra voir de quelle manière, sur des grandes phases de marché, l’or et les indices sont inversement corrélés, justifiant ainsi pleinement du statut de « valeur refuge » du métal précieux :

Que peut-on donc constater assez aisément en observant ce graphique ?

  • D’abord, la grande phase I : janvier 1980 – début 2000

  • Alors que les indices avaient le vent en poupe, et que tout le monde pensait alors que la bourse c’était facile, il suffisait d’acheter et de revendre, l’or, de son côté, marquait une phase de consolidation assez plane, en forme de large triangle (noté ABCDE).

  • Puis, la grande phase II : début 2000 – septembre 2011

  • Alors que les indices marquaient une phase de temporisation en 3 temps (2000 à 2003, premier krach, 2003 à 2007, reprise haussière, puis 2007 à 2009/2011, second krach), l’or, de son côté, entrait dans une phase d’ascension sans faille, battant records après records.

  • Enfin, la grande phase III : septembre 2011 à aujourd’hui

  • Alors que les indices retrouvaient, bon an mal an, une tendance haussière (notamment à partir du point bas de septembre 2011 pour une majorité d’entre eux), l’or, de son côté, dessine une nouvelle phase de consolidation.

C’est justement sur ce dernier point qu’on se devait d’attirer l’attention. On constate en effet que, tandis que les indices font tous face à des zones de résistance importantes, l’or vient lui aussi tester sa zone de résistance clé située autour des 1.550 dollars. Ce niveau correspondant en effet à la fois à la fameuse zone d’overlap en place depuis septembre 2011 et dont la cassure avait engendré une chute de près de 15% en deux jours en avril 2013, et à la fois à la borne supérieure d’un canal légèrement ascendant initié en 2015.

On est donc en droit de penser que le test de cette fameuse zone de résistance sera déterminant pour une optique de plus long terme sur les marchés : une franche cassure des 1.550 dollars sur l’once d’or lui offrirait en effet un potentiel de hausse conséquent et, plus encore, lui redonnerait un biais haussier. Alternativement, si cette zone parvient à contenir les velléités acheteuses et que les indices, en parallèle, venaient à dépasser leurs résistances respectives, alors ce serait de très bon augure pour les indices, et un mauvais présage pour les cours de l’once.

Nous pouvons à cet effet observer le graphique suivant, pris en base journalière :

On voit ici plus en détail comment les cours de l’once en effet :

  • Ont d’abord enfoncé en avril 2013 leur seuil clé autour des 1.550 dollars.
  • Sont ensuite sortis de leur canal descendant en décembre 2015.
  • Sont entrés enfin dans un canal ascendant dont ils testent la borne supérieure.

Et cette borne supérieure correspond, de surcroît, à la fameuse zone des 1.550 dollars en overlap.

C’est donc véritablement la croisée des chemins actuellement pour le métal précieux : la correction actuelle va-t-elle donner suite à un nouvel élan haussier et permettre la cassure de ladite zone clé ? Ou bien va-t-elle au contraire se poursuivre et s’aggraver jusqu’à un retour initial vers la borne inférieure du même canal ?

A suivre, et de très près…

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Réalisé par Maxence Delarue, avec l’aide de Marc Dagher.

SPECIAL ACTIONS – Small Caps : petits mais costauds !

Alors que les grandes valeurs ont rattrapé, en un trimestre de hausse, un trimestre de baisse (configuration dite en « V bottom »), les valeurs moyennes sont à la peine.

Le graphique ci-dessous compare l’évolution de l’indice CAC 40 et celle de l’indice CAC Mid & Small depuis la fin 2018.

Evolution du cours, base 100 au 31/12/2017

On remarque que les Small Caps, les petites sociétés, ont subi une contreperformance majeure depuis 18 mois et ont chuté de 15% depuis fin 2017, au regard de l’évolution de l’indice Cac Mid & Small, contre une stabilité des cours pour l’indice Cac 40 sur la même période.

 

Qu’attendre des prochains mois ?

Un rattrapage des petites et moyennes valeurs pourrait s’opérer à court terme, mais sa pérennité implique un rebond de la collecte des fonds dédiés à l’investissement sur ces compartiments de la cote.

De quoi s’agit-il ? De la comptabilisation du solde entre les flux de souscription (achat) et de dé-souscription (rachat ou vente) de parts de fonds investis dans ce compartiment de la cote.

Nous pouvons mieux mesurer la forte contreperformance des Small Caps par rapport aux Large Caps : les 12 plus petites capitalisations relevées fin 2017 ont baissé en moyenne de 28%, alors que les 12 plus grandes capitalisations ont progressé de 15% sur la même période .

Source : FACTSET et VALQUANT EXPERTYSE

Est ce le moment de les acheter ?

Sur une longue période, depuis la création de l’indice en janvier 2005, la comparaison de l’indice de cours avec l’indice des bénéfices anticipés par les analystes du consensus Factset permet de mieux comprendre la baisse des 18 derniers mois.

En effet, celle-ci a suivi une période de hausse excessive en 2017, dépassant largement les performances fondamentales mesurées par le bénéfice prospectif. En ce sens, la correction des 18 derniers mois parait justifié.

L’indice des Small Caps montre un PER 2 points supérieur à celui du CAC 40.

C’est le cas aujourd’hui, malgré la baisse des cours des 18 derniers mois…

Il est nécessaire de rappeler que les Small Caps surperforment à long terme les larges caps, en raison de leur croissance bénéficiaire très supérieure, qui par ailleurs justifie une prime de PER de 2 points, en dépit d’un risque plus élevé.

La contreperformance actuelle suit une période de surperformance excessive (année 2017) et elle peut paraitre surprenante, car les Small Caps sont plus tournées vers le marché intérieur et dépendent moins que les grands groupes qui subissent la guerre commerciale Chine -USA.

Etude de fond Small cap :

Moneta AM : Moneta Micro Entreprise

En analysant les rendements depuis 2003, on peut voir sur ce graphique que la performance des indices « Mid 60 NR » et « Small NR » est supérieure à celle du CAC 40 d’autant plus si l’on réalise un stock picking de qualité comme celui du fond de Moneta AM :  représenter par le fond Moneta Micro Entreprise.

Tableau de variation comparatif Indice France :

Si on détail les performances comparatives des différents indices, le CAC Small et le CAC Mid 60 surperforment donc l’indice CAC 40 depuis 2003 dans les périodes de hausses.

En revanche dans les périodes de baisses comme en 2008, en 2011 et en 2018 les indices Cac Mid & Small sont beaucoup plus sensibles aux baisses de marché d’où une baisse de 26% et de 19% en 2018 (respectivement pour le Cac Small et Cac Mid soit près de trois fois la baisse du Cac 40 pour le premier et plus de deux fois la baisse pour le second).

En observant les chiffres on aperçoit tout de même des rendements particulièrement intéressants pour le Cac Small notamment post crise 2008 avec une performance annuelle de 62,8% durant l’exercice 2009.

Cette classe d’actifs répond donc plus favorablement à une situation de « Recovery » que les indices Large Cap .

Deux exemples d’investissements « Small Caps » :

Notons la bonne avancée de Soitec, qui réussit à s’affranchir d’un contexte sectoriel agité dans les semi-conducteurs. Entre janvier 2017 et juin 2019, la société progresse de 270% et depuis le début de l’année 2019 la progression est de 106%.

La société continue à afficher des taux de croissance avoisinant 40% trimestre après trimestre et poursuit donc sa propre dynamique.

Autant de raisons pour confirmer l’intérêt de l’investissement Small Cap dont Soitec est un exemple frappant.

On constate que concernant Pierre et Vacance à contrario, une Small Cap qui perd depuis janvier 2017 près de 60% de valorisation passant ainsi de 38€ à 15 €, on notera que le rebond de décembre 2018 s’avère peu convaincant en comparaison aux autres actions de l’indice de référence le CAC Small.

Les petites capitalisations ont et auront toujours un rôle à jouer dans l’univers de l’investissement boursier.

Nous avons pu déterminer qu’historiquement les petites capitalisons sont même bien plus attractive en termes de rentabilité sur le long terme que les grosses capitalisations.

Nous payerons le prix de ce potentiel de rendement supérieur pour les petites capitalisations, avec un risque de baisse accrue en cas de contexte économique défavorable et de décrochage des marchés, auquel cas les investisseurs auront tendance à délaisser les Small Cap dans un premier temps…

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Réalisé par Valentin Nicaud, avec l’aide de Marc Dagher.

SPECIAL SECTEUR – Ça roule pour la transition automobile ?

 

Les constructeurs automobiles ont eu tendance à se reposer sur leurs lauriers, dans un univers ou l’innovation se faisait à un rythme modéré.  Avec l’arrivée de nouveau concurrent comme Tesla le secteur automobile est contraint de se concentrer sur l’objectif de progrès technologique.

La clientèle s’avère aussi changeante, les consommateurs sont davantage préoccupés par l’environnement et complétement absorbés par les nouvelles technologies, les clients n’ont plus les mêmes attentes, ni les mêmes modes de consommation que leurs prédécesseurs. Les entreprises s’adaptent alors à leur nouvel environnement et passent la seconde dans le domaine des véhicules connectés, autonomes et/ou encore, électriques.

Ainsi, dans cette nouvelle ère industrielle, l’industrie automobile opère la plus grande mutation depuis un demi-siècle et  les cartes se redistribuent, c’est ainsi que les plus innovants et ceux  à l’écoute des nouveaux besoins de la part des clients pourront prendre le leadership sur le secteur, avec de nouvelles idées de Business comme les services de mobilités autonomes et sans émission, voitures avec chauffeurs, voiture en autopartage, Daimler et Volkswagen ont par exemple pour objectif de devenir un des principaux fournisseurs de services de mobilité, elles prévoient de mettre en circulation dans quelques années les premiers taxis autopropulsés.

Les innovations sont donc au centre de l’affaire, Volkswagen a augmenté de 86% ses dépenses en R&D en sept ans, pour s’établir à 13 milliards d’euros en 2017, ce qui représente 6.7% de son chiffre d’affaires, Daimler a investi 9.1 milliards d’euros en R&D en 2018 (soit 5.4% du chiffre d’affaires), contre 8.7 l’année précédente.

Éléments clés du secteur automobile :

En analysant la marge « cash » du secteur (qui intègre l’investissement), on observe une baisse de 3,1% en 2015 à 2,7% en 2017. Cette marge « cash » a plus baissé chez les constructeurs premium (de 5,1% à 3,6%) alors qu’elle est restée stable chez les constructeurs grand public (2,5%).

L’année 2018 est la première année depuis 2012 à enregistrer une baisse des résultats. Le secteur semble s’engager dans une période prolongée de baisse de résultats.

Évolution des ventes et immatriculations de véhicules (Chine, Europe et États-Unis) :

En effet, le marché automobile mondial est en recul, affichant une baisse du volume de ventes de 8,5%, sur un an. Une diminution des ventes d’automobiles « classiques » est générale dans toutes les régions du monde ; celle-ci étant liée, à la fois, à un contexte international tendu avec la guerre commerciale sino-américaine, les sanctions contre l’Iran, le Brexit, la remontée des taux d’intérêt, la chute des devises dans les pays émergents, le ralentissement de l’économie chinoise et la hausse du cours des hydrocarbures…

En revanche les véhicules 100% électrique tire leur épingle du jeu. Il se vend par exemple actuellement trois fois plus de véhicules exclusivement électriques (BEV) que de véhicules « hybrides rechargeables » (PHEV) aux États-Unis.

Avec le succès rencontré par Tesla, le cap du million de véhicules électriques en circulation sur les routes américaines devrait être atteint d’ici la fin de l’année.

Autre pays en plein boom : la Chine. Près de 105.000 BEV y ont été vendus en septembre. Il s’agit là encore d’un record historique. « La part des ventes de BEV dépasse maintenant les 4,4% des ventes de véhicules globales ».

Au classement constructeur, BYD est en tête avec 20% de parts de marché suivi par BAIC avec 13%.

Concernant le secteur automobile européen, les données du Mobility Market Outlook 2018 de Statista font également état de la forte augmentation du nombre de véhicules électriques rechargeables dans l’UE ces dernières années, passant de 24.737 voitures vendues en 2013 à 97.733 en 2017.

 

Tensions USA-Europe

 

 Donald Trump a accordé jusqu’à six mois de délai à l’Union européenne et au Japon notamment pour négocier un accord commercial pour le secteur automobile, faute de quoi il infligera des droits de douane supplémentaires au risque de faire dérailler la croissance mondiale.

« Si de tels accords n’étaient pas conclus dans les 180 jours […], le président serait alors autorisé à prendre d’autres mesures qu’il estime nécessaires pour ajuster les importations et éliminer la menace que les voitures importées font peser sur la sécurité nationale », a affirmé la Maison Blanche.

« L’Union européenne nous traite plus mal que la Chine », a expliqué Donald Trump, estimant que les pays membres étaient « juste plus petits ». « Ils envoient des Mercedes Benz [aux Etats-Unis] comme des cookies », a-t-il déploré.

L’UE est prête à négocier avec Washington « un accord commercial limité incluant les voitures », a réagi la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström.

De son côté, le ministre allemand de l’Economie a salué ce répit, qui permet d’éviter « pour le moment, une aggravation du conflit commercial ».

L’objectif de Washington est clair : diminuer les importations de voitures et pièces automobiles étrangères et obtenir une plus grande ouverture des marchés aux voitures américaines.

Le rapport américain avance que les constructeurs étrangers ont bénéficié, « au cours des trois dernières décennies », d’un avantage au détriment des industriels américains, grâce à des droits de douane faibles aux Etats-Unis quand les Américains se sont heurtés à des marchés plus restrictifs.

La part des constructeurs américains aux Etats-Unis a fondu, passant de 67% (10,5 millions d’unités produites et vendues aux Etats-Unis) en 1985 à 22% (3,7 millions d’unités) en 2017, selon les données du rapport.  Dans le même temps, le volume des importations a presque doublé (de 4,6 à 8,3 millions d’unités). En 2017, les Etats-Unis ont importé plus de 191 milliards de dollars d’automobiles.

La part du marché mondial des producteurs américains est passée de 36% en 1995 à seulement 12% en 2017, ce qui réduit leur capacité à financer la recherche et le développement nécessaires pour garantir le leadership technologique « répondant aux exigences de la défense nationale », estime la Maison Blanche.

 

 

 

 

Les dirigeants de Fiat Chrysler et de Renault-Nissan restent ouverts à l’idée qu’un accord de fusion pourrait encore être conclu, mais ils préviennent que les conditions imposées par chaque partie pourraient nuire aux efforts de reprise des négociations, a rapporté le Wall Street Journal.

Les dirigeants de Renault ont bon espoir que les résultats de la réunion des actionnaires de Nissan de cette semaine susciteront de nouvelles discussions sur la fusion avec FCA, un soutien existe toujours dans le siège du constructeur français près de Paris.

En outre, Nissan ne s’est pas fermé à la possibilité d’un éventuel accord, mais souhaiterait également remodeler l’alliance afin de permettre plus de flexibilité et d’indépendance à chaque partenaire, a annoncé le WSJ.

Le président de Renault, Thierry Bollore, a déclaré la semaine dernière que rien ne s’était passé entre le constructeur français et FCA après l’effondrement des pourparlers de fusion visant à créer le troisième constructeur automobile mondial.

Les discussions sur la fusion avec FCA ont pris fin abruptement après que le gouvernement français, le plus puissant actionnaire de Renault, ait demandé un délai pour obtenir l’accord explicite de Nissan. FCA a blâmé « les conditions politiques en France » quand elle a retiré sa proposition.

Pour Renault et l’Etat, la réparation de la relation avec Nissan sera prioritaire par rapport à un accord avec FCA, ont annoncé des responsables.

La France en particulier estime que la garantie du soutien explicite du constructeur japonais est cruciale pour le succès d’un regroupement FCA-Renault.

Malgré les accusations qui ont suivi les pourparlers infructueux, Renault, FCA et la France ont laissé la porte ouverte à un éventuel accord car ils se préparent aux mutations coûteuses de l’industrie, telles que le développement de véhicules électriques et autonomes.

 

 

Sur le graphique hebdomadaire de Renault, on voit que l’évolution du cours de Renault depuis 2015 se situe entre les bornes de prix 50 – 100 Euros, on peut voir en 2018 une cassure de l’oblique de long terme datant de 2012. Il s’en résulte un retour vers la borne basse des 50 Euros et un rebond sur celle-ci.

 

 

A propos du graphique journalier, on peut noter que le cours est sorti en cassant à la baisse le canal haussier datant de janvier 2019, comme on a pu le noter sur le graphe précèdent, le rebond récent sur la zone des 52 € pour rejoindre la moyenne mobile, nous conforte dans ce scenario d’aller-retour entre les bornes de résistance 52€ – 62€.

 

 

Tesla est un constructeur automobile de voitures électriques dont le siège social se situe à Palo Alto, en Californie, dans la Silicon Valley, aux États-Unis.

L’entreprise a été fondée en 2003 et tient son nom de l’inventeur Nikola Tesla. Elon Musk en est le dirigeant et personnage principal haut en couleurs. La mission de Tesla est « d’accélérer la transition mondiale vers un schéma énergétique durable ».

Le groupe s’est diversifié dans les solutions énergétiques sous la forme notamment de batteries stationnaires : powerwall pour le secteur résidentiel et powerpack pour le secteur industriel. En 2016, la fusion avec l’entreprise SolarCity ajoute à son portefeuille de produits les panneaux et tuiles photovoltaïques.

Depuis janvier 2019, le constructeur bâtit une usine en Chine où il assemblera des Model 3. Les précommandes pour les véhicules commencent déjà, a précisé Tesla sur son site internet. Il prévoit que ses livraisons en 2019 atteindront entre 360.000 et 400.000 véhicules, voire jusqu’à 500.000 en fonction de la montée en production de l’usine au quatrième trimestre.

Tesla a annoncé que ses voitures Model 3 assemblées en Chine seraient vendues à partir de 328.000 yuans (42.630 euros), soit 13% moins cher que celles qu’il importe actuellement dans le pays. Le constructeur américain de véhicules électriques entend ainsi doper ses ventes sur un marché chinois en croissance rapide sur ce segment.

La version haut de gamme de la Model 3 sera toujours importée des Etats-Unis.

Produire des voitures sur place aidera probablement Tesla à minimiser l’impact des droits de douane dans le contexte de la guerre commerciale sino-américaine, ce qui a contraint le groupe à ajuster les prix de ses voitures fabriquées aux Etats-Unis et vendues en Chine.

Tesla est en passe de dépasser au deuxième trimestre son record de 90.700 véhicules livrés sur les trois derniers mois de 2018, a déclaré son directeur général Elon Musk dans un courriel adressé au personnel.

Rappelons que Elon Musk, le PDG de Tesla, et le gendarme américain de la Bourse, la SEC, ont annoncé être parvenus à un accord pour solder le différend portant sur des accusations d’outrage lancées par le second contre le premier.

Cet accord, qui doit encore être approuvé par une juge new-yorkaise, prévoit que toutes les communications de M. Musk liées à Tesla quel qu’en soit le support, réseaux sociaux, communiqués de presse, conférences téléphoniques etc…. Soient désormais approuvées auparavant par un avocat expérimenté en affaires financières et réglementaires, selon des documents judiciaires.

Le bureau d’analyses américain Morgan Stanley souligne l’endettement accru du groupe et la demande qui est devenue de plus en plus dépendante de la Chine. La réduction de son objectif est principalement liée aux préoccupations concernant la demande chinoise de produits Tesla, a déclaré Morgan Stanley.

Tableau comparatifs grands constructeurs vs Tesla :

 

 

Le chiffre d’affaires du groupe est en forte augmentation sur les 3 dernières années. En 2017 avec 11,75 milliards de dollars il est en hausse de 67,98%, en 2018 le groupe poursuit son expansion avec un chiffre d’affaires en hausse de 82,50% à 21,46 milliards de dollars.

Malgré cette forte hausse, le groupe peine à dégager des bénéfices et reste largement déficitaire. En 2018, même si le résultat net est en hausse de 50,22% il est en perte de 976 millions de dollars, soit 4,54% de son chiffre d’affaires.


 

Sur le graphique hebdomadaire de Tesla, nous pouvons observer que les prix arrivent sur un support long terme. Le RSI atteint sa borne basse mais ne présente pas encore de survente. Le MACD évolue sous sa ligne d’équilibre. La tendance moyen terme est donc toujours baissière mais pourrait être sujet à une correction haussière court terme.

 


 

Sur le graphique journalier de Tesla, nous pouvons observer la réalisation d’un biseau baissier initié en décembre 2018. Les prix ont cassé ce biseau par le bas avant de faire un pull back sur la borne basse de la figure et après avoir atteint la zone de support identifiée sur le graphique hebdomadaire. Un scénario baissier est donc à privilégier avec un retour sur le support des 180$ dans un premier temps.

 

Conclusion

 

Malgré un environnement économique mondiale défavorable, l’industrie automobile parait tenir le cap, notamment avec les nouveaux espoirs pour le secteur, trouvant leurs sources dans les développements technologiques tels que l’électrique, l’hydrogène, les services de mobilités autonomes et sans émission, voitures avec chauffeurs, voiture en autopartage.

Il apparait donc de nouveaux biais de croissance, pour les constructeurs automobiles internationaux, Schumpeter présenterait ce phénomène de « destruction créatrice », c’est à dire la fin des ventes « classiques » qui n’ont plus d’espoir de performance économique, et la création de nouveaux mouvements d’innovations qui porterons le secteur vers la croissance.

Cette situation confèrera aux organisations porteuses de cette innovation un leadership voire un pouvoir de monopole temporaire sur le marché.

Les profits et la puissance des entreprises moins innovantes diminueront, les avantages concurrentiels traditionnels seront rendus obsolètes et les organisations qui en bénéficiaient précédemment seront surclassées et à terme menacées de déclin, voire de disparition.

Reste à savoir quel constructeur automobile en tirera les bénéfices dans un futur proche ?

Les marchés financiers seront à l’écoute et attentifs pour trancher sur la question…

 

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