SPECIAL ACTIONS – EDF : rien de bien lumineux !

EDF

Électricité de France

 

Un peu d’histoire…

Électricité de France (EDF) est le premier producteur et le premier fournisseur d’électricité en France et en Europe, l’entreprise revendiquant même la seconde place au niveau mondial derrière le géant chinois China Energy Investment Corporation née d’une fusion en 2017.

L’établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) EDF a été créé le 8 avril 1946 à la suite du vote sur la nationalisation de l’électricité et du gaz.

Il hérite de l’investissement électrique massif réalisé entre-deux guerres, qui accroît encore pendant la période des Trente Glorieuses.

Le 9 août 2004, EDF est transformé en société anonyme. Son capital social a été transféré à l’État, qui selon la loi en détient 70% au moins. Après ce changement de statut, 15% du capital de l’entreprise est introduit à la Bourse de Paris.

Au cours de son histoire EDF se développe grâce à une croissance externe en s’appropriant différentes entités étrangères telles que British Energy pour 12,7 milliards d’euros en 2008 ou encore Edison en 2011, une société italienne spécialisée dans la production et la fourniture d’énergie électrique et de gaz.

L’entreprise mise sur son marché domestique avec 80% de son chiffre d’affaires réparti entre l’Italie, le Royaume-Uni et la France où elle en réalise plus de la moitié.

EDF inaugure en 2016 le plus grand centre de R&D d’Europe, à Saclay, dans l’Essonne.

 

Dans le contexte de transition énergétique, EDF a défini une stratégie baptisée CAP 2030 qui porte l’ambition du groupe : être l’électricien performant et responsable, champion de la croissance « bas carbone ».

Ce projet s’articule autour de 3 grandes priorités :

  • Accroître la proximité avec ses clients.
  • Doubler sa production d’énergies renouvelables.
  • Tripler la part du business réalisée à l’international.

 

Points importants en 2018 :

Nouveaux développements dans les énergies renouvelables

–  Mise en service de cinq centrales solaires photovoltaïques en Israël (100 MWc).

–  Signature de deux contrats d’achat d’électricité pour un projet solaire de 128 MWc avec stockage en Californie.

–  Signature d’un projet éolien en Inde et au Brésil.

–  Obtention de deux projets solaires en France.

– Signature d’accords engageants pour la construction du barrage hydroélectrique de Nachtigal au Cameroun.

Lancement de Digiwatt, la première offre 100 % digitale de fourniture d’électricité.

  Renforcement de la structure financière avec différents plans de cessions et de refinancement obligataires.

Une fin d’année riche en annonces pour le groupe

EDF, via sa filiale dédiée aux énergies renouvelables, serait proche de décrocher un très gros contrat au Maroc. Citant deux personnes proches du dossier, dont un officiel marocain, Bloomberg affirme que le consortium dirigé par EDF-Energies Nouvelles va remporter l’appel d’offres pour la construction d’un projet d’énergie solaire de 825 mégawatts dans le centre du Maroc. L’accord dépasserait la barre des 2 milliards de dollars.

Albioma annonce que sa centrale Albioma Caraïbes (Guadeloupe) a signé un contrat de vente d’électricité conclu avec EDF le 18 décembre, permettant la conversion à la biomasse de cette centrale 100% charbon.

Les travaux débuteront en 2019 pour que la centrale fonctionne 100% à la biomasse avant fin 2020. Ils permettront de réduire les émissions en CO2 et feront passer la part renouvelable du mix énergétique de la Guadeloupe de 20% à 35%.

Par ailleurs, Shell s’allie à EDF pour un projet éolien au New Jersey. L’opération est soumise à des autorisations réglementaires et à une décision finale d’investissement. Elle participe à la stratégie CAP 2030 d’EDF qui vise à doubler ses capacités renouvelables entre 2015 et 2030 pour atteindre 50 GW nets dans le monde.

EDF annonce également la mise en service d’un réacteur nucléaire EPR qui est devenu le premier EPR au monde à entrer en exploitation commerciale.

La centrale pourra fournir au réseau électrique l’équivalent de la consommation annuelle de 5 millions de Chinois, ce projet entre dans la ligne de conduite du CAP 2030 car il permettra de réduire considérablement les émissions annuelles de CO2.

 

Analyse financière d’EDF :

Le chiffre d’affaire par activité se répartit comme suit :

  • Production et vente d’électricité et de gaz naturel (70,4%).
  • Gestion de réseaux de distribution d’électricité basse et moyenne tension (22,1%). I.e. conception, construction, exploitation et maintenance des réseaux.
  • Prestations de services énergétiques (7,5%).

En 2017, le groupe comptait 152.033 collaborateurs dans le monde avec près de 35 millions de clients.

Le chiffre d’affaires total du groupe s’établit à 69,6 milliards d’euros en 2017 contre 71,2 en 2016, soit un recul de 2,24%.

Le résultat net courant représente 3,4 milliards d’euros en 2017 contre 4,1 milliards d’euros en 2016, soit un déclin de -17,07%.

La trésorerie nette est en hausse de +27,59%, soit 3,7 milliards d’euros en 2017 contre 2,9 milliards d’euros en 2016.

L’EBITDA représente 13,7 milliards d’euros en 2017 contre 16,4 milliards d’euros en 2016, soit une baisse de -16,46%.

Le cash-flow par action à fortement diminué, 3,60 euros en 2017 contre 6,06 euros en 2016, soit une variation de -40,6%.

Le BNA (Bénéfice Net par Action) représente 0,98 euros en 2017 contre 1,07 euros en 2016, soit un recul de -8,41%.

Les résultats annuels du groupe publiés prochainement (février 2019) devraient être supérieurs à ceux de 2017. Le chiffre d’affaires semestriel augmente de 4%, par rapport à l’exercice précédent avec un ebitda en hausse de 18,9%.

Rappelons qu’avec une performance de 40% sur un an, l’action du groupe public EDF se positionne en deuxième plus forte hausse de l’indice SBF 120 de la Bourse de Paris, qui parallèlement a perdu 13%. Soit une surperformance de l’action EDF.

 

Nous allons maintenant nous intéresser à l’analyse technique du titre EDF.

Graphique monthly

Nous pouvons tracer un joli biseau baissier avec 3 points de contacts sur chaque droite. A première vue la tendance moyen/long terme serait baissière avec un objectif de prix théorique proche des 5 euros. Le RSI (14) quant à lui évolue entre sa zone d’équilibre et sa zone de surachat, il atteint le niveau des 60.

Sur le graphique hebdomadaire ci-dessous, nous ajouterons l’indicateur Ichimoku ainsi que la MACD et les retracements de Fibonacci.

Avec ce graphique, nous pouvons poser deux scénarios.

–  Le premier étant le suivi de la droite de tendance haussière. L’Ichimoku révèle un nuage orienté clairement à la hausse pouvant indiquer le maintien de la tendance. Par ailleurs la Chikou-span est libre de tout obstacle et évolue au-dessus du prix. Nous pouvons observer que le titre rebondit sur un ancien plat Kijun-sen, matérialisé par la ligne bleue. Ainsi le titre se trouve entre sa première zone de retracement et ce support.

–  Le second scénario est la cassure de cette zone de support, à savoir le plat Kijun ainsi que la droite haussière. Nous remarquons d’abord la résistance qui a été franchie en juillet 2018 et qui potentiellement servira de support à l’avenir. Cette ancienne résistance peut nous permettre de fixer un objectif de prix raisonnable à court/moyen terme sur la zone des 12 euros.

Sur ce graphique un signal de vente a été donné le 22 octobre 2018, noté par la première ellipse, avec un avalement baissier. Celui-ci est confirmé le 12 novembre 2018, représenté par l’ellipse numéro 2, avec un Dark Cloud Cover qui est certes imparfait, car il ne présente pas de gap d’ouverture, mais qui reste un élément baissier en vue de la configuration précédente.

La MACD renforce notre hypothèse de baisse en donnant un signal de vente le 17 décembre 2018 qui correspond à la cassure de la première zone de retracement Fibonacci, 23,60%.

Il sera donc intéressant d’observer de quel côté le sous-jacent va sortir. Va-t-il continuer son rebond à la hausse ou alors va-t-il franchir à la baisse ce plat Kijun renforçant notre hypothèse de départ ? Nous finirons par dire que la Kijun passe au-dessus des prix pouvant ainsi les bloquer à la hausse.

Les prochaines séances risquent d’être décisives pour des positions prises sur lesdits signaux.

Nous terminerons notre analyse avec un graphique journalier :

Nous avions sur ce graphique un signal donné le 22 novembre 2018. En effet ce jour correspond à la validation d’un double top noté 1 et 2.

Caractéristique du double top

 

 

 

 

 

 

L’objectif de notre figure est la neckline la hauteur soit 12,9 euros.

Cette figure intervient dans le sens de notre hypothèse de base, à savoir une tendance baissière.

Nous remarquerons que le nuage de l’Ichimoku s’est orienté à la baisse, que la Kijun est en train de formé un plat, qui pourra potentiellement faire office de résistance et que la Chikou Span vient buter sous les prix. Cependant une zone de support est formée par 3 points de contacts sur le niveau des 13,34 euros, il faudra donc peut être rester vigilent sur le suivie de cette position.

A l’issue de cette analyse technique et en vue des chiffres publiés, notre sentiment sur cette valeur reste baissier sur le court/moyen terme, mais la valeur reste à surveiller car comme nous l’avons vu elle présente tout de même certains biais potentiellement haussiers.

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Réalisé par Julien Leroy, avec l’aide de Marc Dagher

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Spécial indices US : under pressure !

Nous souhaitons dans cette newsletter partager notre lecture graphique des indices américains. En effet, les dernières semaines ont été agitées sur les marchés financiers avec :

  • Les résultats d’entreprises.
  • La crainte sur les taux.
  • La guerre commerciale – Chine/Etats-Unis.
  • Le risque de ralentissement de la croissance mondiale.
  • Le Brexit.
  • Les élections américaines.

Tous ces facteurs ont ravivé des craintes et des risques sur les marchés ; ainsi, nous avons pu constater une hausse du VIX (indice de volatilité, appelé aussi « indicateur de la peur ») et de l’indécision de là par des investisseurs sur la tendance actuelle. Concrètement, où en sommes-nous sur les indices ? Est-ce la fin d’un cycle économique de plus de 10 ans ? Où une simple stabilisation de la tendance haussière de long terme ?

De nombreuses places boursières sont entrées en bear market, pourtant nous ne pouvons pas encore parler de crise ou de krach boursier. Maintenant, intéressons-nous comme à l’accoutumée à la partie technique et observons les graphiques du trio majeur américain (Dow Jones, Nasdaq 100 et S&P-500) sur différentes unités de temps.

 

I.     A) Dow Jones (monthly)

 

Sur ce graphique en données mensuelles, nous pouvons voir une tendance haussière en place depuis plus de 10 ans. Cependant, nous constatons plusieurs facteurs d’une fin de hausse.

  • Dans un premier temps, le chandelier d’octobre est significatif car nous avons un bearish engulfing pattern signal de retournement baissier.
  • De plus, ce chandelier s’inscrit dans des records historiques de volumes.
  • Enfin, les prix ont formé une divergence baissière sur RSI, celle-ci a été validée.

Si l’histoire se répète, d’un point de vue technique, force est de constater qu’en 2008, la fin de la hausse des marchés suivi de la crise des subprimes avait été elle aussi marquée par une divergence baissière.

Les divergences sur RSI nous donnent des objectifs de prix relativement précis. On considère qu’une fois la divergence validée, l’objectif sera le retracement de 50% de la dernière vague de hausse ou de baisse. En 2008, l’objectif des 50% a largement été atteint puisque nous avons retracé 100% de la dernière vague de hausse.

Dans notre configuration actuelle, l’objectif des 50% serait d’environ 21.150 points. Une correction plus importante pourrait entrainer l’indice sur sa zone de polarité à 18.200/18.100 points.

 

I.     B) Dow Jones (weekly)

Sur ce graphique en données hebdomadaires, les prix évoluaient au sein d’un canal ascendant depuis fin 2009. Nous avons eu un excès haussier lors de la sortie du canal en juin 2017 avec une phase d’euphorie des investisseurs.

Les marchés sont venus faire un premier top à 26.616 points en janvier 2018 avant de corriger sur un support clef à 23.500/23.350 points. Les prix sont repartis à la hausse pour atteindre un second top à 26.951 points, formant ainsi un double top.

Actuellement le marché se stabilise et pourrait évoluer dans un rectangle si la zone de support n’est pas franchie. Deux soutiens majeurs sont à mettre à profit : la borne haute du canal et la zone de support majeur (en rouge). Nous pouvons donc parler de neutralité avant de passer en bear market.

 

I.     C) Dow Jones (daily)

 

Sur ce graphique en données journalières, les prix sont compressés dans l’ellipse (en orange). Nous pouvons aussi identifier les zones de supports et résistances avec les droites de tendances.

Après avoir quadrillé l’indice sur plusieurs unités de temps, trois scénarios semblent alors envisageables :

  • Cas n°1: les prix pourraient évoluer à l’intérieur d’un triangle entres les deux obliques, seule la sortie donnera plus de visibilité pour la suite.
  • Cas n°2: les prix sortent de leur zone de compression par le haut avec un retour sur des nouveaux plus hauts historiques.
  • Cas n°3: cassure de l’oblique ascendante puis de la zone support pour valider le double top ce qui renforcerait la divergence baissière mensuelle sur RSI pour ainsi passer en bear market.

 

II.     A) S&P-500 (monthly)

Sur ce graphique en données mensuelles, nous avons une tendance haussière en place depuis plus de 10 ans. Cependant nous constatons plusieurs facteurs d’une fin de hausse.

  • Dans un premier temps, le chandelier d’octobre est significatif car nous avons un bearish engulfing pattern, signal de retournement baissier.
  • De plus, ce chandelier s’inscrit dans un record historique de volume.
  • Enfin, comme sur le Dow Jones, les prix ont formé une divergence baissière sur RSI, celle-ci a été validée.

Si l’histoire se répète, d’un point de vue technique, force est de constater qu’en 2008, la fin de la hausse des marchés suivi de la crise des subprimes a été aussi marquée par une divergence baissière.

Dans notre configuration actuelle, l’objectif des 50% serait d’environ 2.376 points. Dans un second temps, les prix pourraient retourner sur leur droite de tendance long terme. Enfin, une correction plus importante pourrait entrainer l’indices sur sa zone de polarité à 2.120/2.100 points.

 

II.     B) S&P-500 (weekly)

Sur ce graphique en données hebdomadaires, on constate que les prix évoluaient dans un canal ascendant depuis 2009. En octobre 2017 les prix sont sortis par le haut canal. Les investisseurs ont donc été porté par une phase d’euphorie jusqu’en janvier 2018 avant de corriger et prendre appui sur la zone support à 2.578/2.542 points.

Les prix ont ensuite fait un nouveau plus-haut historique formant un second canal ascendant (en orange). Une cassure du canal permettrait un retour sur la zone de support avec un risque de bear market si cette zone cédait. A l’inverse, un rebond sur le bas du canal pourrait permettre aux prix avec des catalyseurs de retourner sur le haut du canal.

 

II.     C) S&P-500 (daily)

 

Sur ce graphique en données journalières, les prix évoluent depuis plusieurs semaines à l’intérieur d’un rectangle au sein dudit canal. Il faudra donc attendre la cassure du bas du rectangle ET la cassure du bas du canal pour envisager une correction plus profonde sous peine d’être dans un bear trap.

En revanche, si le support à 2.630/2.600 points tient alors un retour sur le haut du rectangle est à prévoir. Cependant si la cassure du range était effectuée par le bas et que l’on reporte la hauteur pour avoir un objectif théorique, nous obtenons une cible à 2.450 points et un risque de bear market. Cet objectif coïncide donc avec la divergence mensuelle en place qui donne un objectif de 2.371 points.

 

III.     A) Nasdaq 100 (monthly)

Sur ce graphique en données mensuelles, nous avons une tendance haussière en place depuis plus de 10 ans. Cependant nous constatons plusieurs facteurs d’une fin de hausse.

  • Dans un premier temps, le chandelier d’octobre est significatif car nous avons un bearish engulfing pattern, signal de retournement baissier.
  • De plus, ce chandelier s’inscrit dans un record historique de volume.
  • Enfin, comme sur le Dow et le S&P, les prix ont formé une divergence baissière sur le RSI, celle-ci a été validée.

Dans notre configuration actuelle, l’objectif des 50% serait d’environ 5.743 points. Dans un second temps, les prix pourraient retourner sur leur droite de tendance long terme.

 

III.     B) Nasdaq 100 (weekly)

Sur ce graphique en données hebdomadaires, les prix ont cassé le canal ascendant de moyen terme. Nous pouvons identifier une zone support entre 6.420/6.300 points. Si les prix cassent cette zone alors la probabilité d’entrer en bear market sera importante.

Techniquement on considère la probabilité d’entrer en bear market lors de la cassure des précèdent plus bas. Fondamentalement on considère que l’indice doit perdre plus de 20% depuis ses plus-hauts historiques.

 

III.     C) Nasdaq 100 (daily)

 

Sur ce graphique en donnée journalière, nous constatons que les prix ont cassé leur canal par le bas et se dirigent vers la zone support 6.420/6.300 points.

La figure technique appelée death cross (« croix de la mort »), est apparue sur l’indice Nasdaq lorsque la moyenne de valorisation des marchés sur 50 jours a croisé, dans sa chute, la moyenne de long terme à 200 jours. En résumé : la défiance s’accélère.

 

Conclusion

Nous constatons qu’une configuration technique particulière apparait sur chacun des trois indices US majeurs : une divergence baissière mensuelle sur RSI. Nous accordons de l’importance à ce setup car les divergences mensuelles sont rares ; ainsi, leurs probabilités de réussites sont élevées.

Cependant, toucher n’est pas couler. Les prix s’approchent de leur zone de support sans pour autant valider un scénario baissier. En effet, le marché pourrait consolider en cette fin d’année et évoluer en range jusqu’à début 2019.

Enfin, malgré des tensions géopolitiques, des fragilités microéconomiques et macroéconomiques, il manque un véritable catalyseur baissier pour engendrer d’une part un bear market et d’autre part un retour de l’aversion au risque.

 

 

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A bon entendeur…

Joris Zanna et Marc Dagher

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SPECIAL ACTIONS – HERMES : l’autre superstar du luxe fait son entrée !

Hermès Paris, anciennement Hermès International est une société française œuvrant dans la conception, la fabrication et la vente de produits de luxe, notamment dans les domaines de la maroquinerie, du prêt-à-porter, de la parfumerie, de l’horlogerie, de la maison, de l’art de vivre et des arts de table. Fondée à Paris en 1837 par Thierry Hermès, l’entreprise Hermès, à l’origine une manufacture de harnais et de selles, appartient encore de nos jours majoritairement à ses héritiers.

Hermès emploie aujourd’hui 13 483 personnes dans le monde et compte 304 magasins exclusifs, dont 212 sous contrôle direct. La Maison a acquis la dimension d’un groupe international, tout en restant une entreprise à taille humaine, fidèle à un savoir-faire artisanal.

Le Groupe est récemment entré au CAC 40 le 11 juin 2018 à la place de LafargeHolcim et rejoint les trois mastodontes du secteur « luxe et beauté » : LVMH, Kering et l’Oréal.

La désignation « KHOL » (Kering, Hermès, l’Oréal et LVMH) représente les versions françaises des GAFAM.

Chronologie :

Imaginé en 1951 par Edmond Roudnitska autour d’un thème hespéridé épicé floral, Eau d’Hermès est le premier parfum de la maison.

 

 

En 1878, Charles-Émile Hermès prend la succession de son père à la tête d’Hermès. Il va étendre les activités d’Hermès vers la maroquinerie, car dès la fin du XIXe siècle Hermès propose des sacs, pochettes et sacoches en cuir pour les cavaliers. Le « Sac haut à courroie » qui sortit en 1892 et permettait aux cavaliers de ranger leurs bottes et leurs selles est un gros succès. Cette réussite fait que de nombreuses têtes couronnées ou hommes d’état d’Europe et du monde veulent s’offrir du Hermès. 

En 1914, à la suite d’un voyage aux Etats-Unis, Émile Maurice Hermès rapporte le système de fermeture à glissière (ou fermeture Éclair) inventé aux USA et dont il obtient l’exclusivité d’utilisation en France.

Dans les années 1920, Hermès va sortir des collections d’accessoires comme des gants, des ceintures, des écharpes en soie, des bijoux, des montres et même des colliers pour chien. Cette période est aussi celle des célèbres créations d’Hermès, comme le Sac Kelly de 1935 ou le carré foulard de 1937.

 

 

La société rentable, avec une très bonne image de marque et des produits très connus attire LVMH qui rentre dans son capital. Le 23 octobre 2010, LVMH s’empare de 17,1 % du capital et 21,4 % des actions et 16 % des droits de vote le 26 juillet 2011. A la suite de cette opération financière, la famille fondatrice qui est actionnaire a mis en place des mesures pour assurer l’indépendance d’Hermès.

Hermès contre LVMH :

Pendant près de dix ans, Bernard Arnault a organisé la montée discrète de LVMH au capital du groupe Hermès, afin de s’emparer du maroquinier de prestige. En 2010, l’homme d’affaires surprend tout le monde quand le numéro un mondial du luxe annonce détenir 14,2% de Hermès et être en mesure de monter à 17,1%, sans avoir informé Hermès ni les autorités boursières.

Pour Bernard Arnault, l’aventure LVMH dans Hermès est une défaite, mais elle se conclut sur une issue plus qu’honorable.

LVMH s’extrait du bourbier procédural dans lequel il était empêtré, visé par des plaintes de Hermès qui n’espérait rien de moins que faire annuler sa participation dans son capital, contestant les manœuvres financières qui l’ont permise.

A ce jour, Hermès a retiré toutes ses plaintes contre LVMH, conformément à l’armistice conclue. Le fardeau judiciaire pesait en raison de l’enjeu financier, mais aussi en termes d’image pour LVMH.

La holding familiale H51 de Hermès :

Les actionnaires familiaux d’Hermès ont créé une holding regroupant la majorité du capital pour « sanctuariser » celle-ci face à LVMH.

La nouvelle holding, H51, est présidée par Julie Guerrand, « membre de la sixième génération de la famille Hermès ».

La création de cette holding avait été annoncée en décembre 2010, moins de deux mois après la révélation de l’irruption de LVMH au capital, à hauteur de 17%.

La soixantaine d’héritiers majeurs détiennent au total 73% du capital. Les participants à la création de H51 en regroupent 63,85% et ont accepté d’immobiliser 50,2% des actions au sein de la holding, qui aura un droit de préemption sur environ 12,3% supplémentaires.

Analyse Financière d’Hermès :

Le chiffre d’affaire par famille de produits se répartit comme suit :

  • Produits de maroquinerie et de sellerie (50,5%) : sacs, bagages, produits de petite maroquinerie, agendas, objets d’écriture, selles, brides, objets et vêtements d’équitation ;
  • Vêtements, chaussures et accessoires (21,3%) ;
  • Articles de soie et produits textiles (9,6%) ;
  • Parfums (5,2%) ;
  • Articles d’horlogerie (2,8%) ;
  • Autres (10,6%) : notamment bijoux, produits d’art de vivre et produits d’art de la table.

En 2017, le groupe dispose d’un réseau de 304 magasins répartis entre succursales et magasins concessionnaires.

Le chiffre d’affaires total du groupe s’établit à 5,55 milliards d’euros en 2017 contre 5,20 en 2016, soit une progression de +6,73%.

Le résultat net représente 1,22 milliards d’euros en 2017 contre 1,10 milliards d’euros en 2016, soit une progression de +10,90%.

La trésorerie nette est en hausse de +25,43%, soit 2,91 milliards d’euros en 2017 contre 2,32 milliards d’euros en 2016.

L’EBITDA représente 2,12 milliards d’euros en 2017 contre 1,90 milliards d’euros en 2016, soit une hausse de +11,57%.

Le cash-flow par action représente 15,30 euros en 2017 contre 14,00 euros en 2016, soit une hausse de +9,28%.

Pour finir, le BNA (Bénéfice Net par Action) représente 11,60 milliards d ‘euros en 2017 contre 10,50 milliards d’euros en 2016, soit une hausse de +10,47%.

Maintenant, intéressons-nous comme à l’accoutumée à la partie technique et observons le graphique journalier d’Hermès.

Hermès, les arbres ne montent pas jusqu’au ciel 

Que voit-on sur ce graphique de long terme ?

 D’abord, sur ce graphique en données journalières, on constate que le titre évoluait dans un rectangle (en jaune) depuis mai 2017. Durant cette phase de consolidation, les prix évoluaient entre 418 euros et 451 euros.

La sortie du rectangle a été effectuée par le haut le 21 mars suite à l’annonce des résultats du groupe.

En effet, on constate l’euphorie des investisseurs depuis le point bas du rectangle (417,90 euros) car les prix sont parvenus à de nouveaux plus hauts historiques (614,50 euros) en seulement quelques semaines. Cela représente une appréciation du titre de 47%

On constate que durant cette phase d’euphorie le RSI était suracheté (max : 95) car depuis les prix ont retracé de 50% à la baisse (retracement de Fibonacci).

Pronostic & stratégie :

Actuellement, les retracements de Fibonacci nous permettent d’identifier les paliers les plus importants. On remarque que le retracement de 50% fait office de support (516,20 euros). De plus, la MM 100 périodes vient aussi en soutient au niveau des prix.

A moyen terme les prix pourraient rebondir sur ce support et ainsi repartir à la hausse. Sinon, en cas de cassure du support et de la MM 100, les prix pourraient aller sur le prochain retracement de Fibonacci (61,80%) situé à 493 euros.

Vous voulez dynamiser votre portefeuille et augmenter votre capital ?

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais très bien, celui sur lequel nous nous sommes spécialisés se tourne vers les turbos, produits dérivés à fort effet de levier, qui s’adaptent extrêmement bien aux principes de l’analyse technique grâce à leur principale caractéristique : à savoir la barrière désactivante. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

De plus, il existe chez la plupart des émetteurs des turbos permettant d’intervenir sur les variations du titre Hermès, comme de nombreux autres sous-jacents. Par ailleurs, sachez que DT Turbo, en étroite collaboration avec les émetteurs en question, a désormais la possibilité d’obtenir des turbos sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

Voici, pour vous convaincre si besoin, le tableau des performances consolidées du service depuis sa création :

 

Des résultats qui se passent de commentaires !

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A bon entendeur…

Joris Zanna et Corentin Lacas.

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SPECIAL ACTIONS – Electronic Arts : Le sportif Américain !

Electronic Arts (EA) est un des leaders dans le monde du jeu vidéo. EA fut créé par Trip Hawkins en Mai 1982 en Californie aux État Unis.

En 2013 Electronic Arts est la troisième plus grandes société commercialisant des jeux vidéo dans le monde. L’éditeur est surtout connu pour FIFA un jeu de foot très célèbre. D’autres créations de l’éditeur rencontrent aussi le succès comme le jeu de guerre « Battlefield » ou le jeu tiré de Stars Wars « Battlefront ». La société possède des licences sportives sur de nombreux jeux comme FIFA, NBA ou bien encore la NHL qui représente le football américain. A ce jour, le jeu que l’éditeur a le plus commercialisé est « Les Sims » avec plus de 11,23 millions d’unités vendues.

Chronologie :

L’énorme succès de FIFA :

FIFA est un jeu de football sorti pour la première fois en 1993 en 2D puis en 3D en 1995 pour « FIFA 96 ». Suite à la notoriété du jeu depuis sa sortie, l’éditeur a décidé de sortir un nouvel opus chaque année. Le prochain étant prévu pour septembre 2018 (FIFA19).

En 1995, un autre jeu de football est apparu, il s’agit de Pro Evolution Soccer (PES) qui est édité par Konami. PES sera plus vendu que FIFA jusqu’en 2007, mais en 2008 les jeux FIFA deviennent plus appréciés et sont les jeux de football les plus vendus dans le monde. Depuis, PES n’a jamais réussi à reprendre le dessus et FIFA prend de plus en plus d’ampleur avec des nouveaux modes de jeu qui apparaissent chaque année.

En 2000 Electonic Arts sort le jeu « Les Sims » sur PC qui est une simulation de vie en 3D. Ce jeu fera un carton immense avec plus de 11 millions de ventes, aucun des jeux d’Electronic Arts n’aura rencontré un tel succès. Même après 18 ans les Sims existent toujours et l’engouement des joueurs est toujours présent.

En 2002, EA sort « Medal of Honnor: Frontline » et le jeu « Le Seigneur des Anneaux : les Deux Tours ». Ces jeux seront alors très réclamés et aimés des « gamers ». La série de Medal of Honnor sortie en 1999 s’est arrêtée en 2012 ; pendant 13 ans, il y a eu 16 exemplaires différents. Quant à la série du Seigneur des Anneaux, il y aura eu 7 exemplaires de plus jusqu’en 2009.

Le premier Batllefield est sorti en 2002. Le jeu rencontre un succès commercial immense, l’éditeur donnera plusieurs suites à cet opus toujours d’actualité. La série Battlefield a été un très excellent coup marketing. En effet, EA a donné plusieurs suites et reste l’éditeur même si une rivalité existe depuis longtemps avec son principal concurrent Activision Blizzard et son fameux jeu de guerre Call of Duty.

En 2013-2014, EA a réalisé un chiffre d’affaires de 3,575 milliards de dollars, en baisse depuis deux ans, après un sommet à 4,1 milliards de dollars en 2011-2012, revenant ainsi quasiment à son niveau de 2010-2011.

Depuis sa création la société a reçu plus de 700 récompenses pour ses succès aux États-Unis et en Europe. Dans le monde du jeu vidéo, les éditeurs sont nombreux. En effet, Electronic Arts a plusieurs concurrents de différentes nationalités américaine ou même française. Son plus gros concurrent dans le secteur est le géant américain « Activision Blizzard Entertainment » qui est le plus gros éditeur de jeux vidéo du monde. EA a d’autre concurrents comme la société française « Ubisoft » ou bien le géant Japonais « Nintendo ».

Analyse financière d’Electronique Arts :

La société figure parmi les premiers développeurs et éditeurs nord-américains de logiciels de jeux vidéo. Le groupe commercialise des jeux à destination des consoles (70% du CA) des ordinateurs (16%), des téléphones mobiles (12,9%) et autres (1,1%).

Le CA par famille de produits se répartit comme suit :

  • Logiciels de jeux numériques (59,3%) : à télécharger via Internet. Le groupe propose également des logiciels tiers.
  • Logiciels de jeux sur support physique (40,7%).

Le CA par source de revenus se ventile entre ventes de produits (54,5%) et de services (45,5%). Environ 56,3% du CA est réalisé à l’international

Le chiffre d’affaires total du groupe s’établit à 5,18 milliards de dollars en 2017 contre 4,94 milliards de dollars en 2016, soit une progression de 4,85%.

L’EBITDA est en progression de 6,93%, soit 1,85 milliards de dollars en 2017 contre 1,73 milliards de dollars en 2016.

Les résultats nets de la société représentent 1,04 milliard de dollars en 2017 contre 0,96 milliard de dollars en 2016 soit une hausse de 8,33% mais cela reste en baisse de 9,5% par rapport à l’année 2015 où le résultat net était de 1,15 milliards de dollars.

Le cash-flow opérationnel représente 5,23 milliards de dollars en 2017 contre 4,40 milliards de dollars en 2016 soit une hausse de 18,86%.

La trésorerie a augmenté de 22,31% soit 4,33 milliards de dollars en 2017 contre 3,54 milliards de dollars en 2016.

Pour finir, le BNA (Bénéfice Net par Action) représente 3,34 milliards de dollars 2017 contre 3,08 milliards de dollars en 2016 soit une hausse de 8,44%.

Maintenant, intéressons-nous comme à l’accoutumée à la partie technique et observons le graphique journalier d’Electronic Arts.

Que voit-on sur ce graphique de long terme ?

D’abord, sur ce graphique en données journalières, on constate que le titre évolue dans un canal ascendant depuis le point bas de février 2016. Cette ascension a permis aux cours de passer de 53,01 dollars à 147,13 dollars (plus haut historique atteint en juin 2018), soit une appréciation d’environ 180%.

A l’intérieur dudit canal, les prix évoluaient au sein d’un rectangle (en jaune), suite à l’annonce des résultats le 8 mai 2018 les prix sont sortis par le haut. L’objectif théorique donné par cette figure chartiste, soit 143,50 dollars a été atteint.

Enfin le RSI est entré en zone de surachat (supérieur 70), et il est candidat à une possible correction baissière.

Pronostic & stratégie :

Actuellement, le titre évolue sur ses plus haut historique suite à l’annonce des résultats. Les prix sont sortis par le haut du canal et offrent donc deux scenarios.

Le premier serait une réintégration du canal par les cours. En effet on remarque que le RSI est en zone de sur-achat et qu’une correction baissière est envisageable. Ce mouvement permettrait de « dégonfler » l’indicateur. De plus, les prix commencent à être éloignés de leur moyenne mobile 100 et 200 périodes.

Le second serait que la force acheteuse reste sur sa lancée ainsi les prix poursuivraient leur hausse en prenant appuis sur le haut du canal.

Conclusion, d’un point de vue graphique, la tendance reste haussière et le titre dispose de fondamentaux solides.

Vous voulez dynamiser votre portefeuille et augmenter votre capital ?

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais très bien, celui sur lequel nous nous sommes spécialisés se tourne vers les turbos, produits dérivés à fort effet de levier, qui s’adaptent extrêmement bien aux principes de l’analyse technique grâce à leur principale caractéristique : à savoir la barrière désactivante. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

De plus, il existe chez la plupart des émetteurs des turbos permettant d’intervenir sur les variations du titre Electronic Arts, comme de nombreux autres sous-jacents. Par ailleurs, sachez que DT Turbo, en étroite collaboration avec les émetteurs en question, a désormais la possibilité d’obtenir des turbos sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

Voici, pour vous convaincre si besoin, le tableau des performances consolidées du service depuis sa création :

Des résultats qui se passent de commentaires !

Aussi, si vous souhaitez profiter de telles recommandations n’hésitez pas à lire notre brochure détaillée afin de bien vous renseigner (notamment sur les risques encourus) et, qui sait par la suite, à nous rejoindre en cliquant ici.

A bon entendeur…

Joris Zanna et Corentin Lacas.

www.dtexpert.com

 

SPECIAL ACTIONS – Air France-KLM : Du plomb dans l’aile

Air France est la principale compagnie aérienne française, fondée le 7 octobre 1933. Ses activités principales sont le transport de passagers, de fret ainsi que la maintenance et l’entretien des avions. Elle dessert les principaux aéroports français ainsi que de nombreux aéroports étrangers. Sa plate-forme de correspondance principale est située sur l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle (Groupe ADP) avec lequel elle entretient de nombreux accords d’exploitation. La compagnie fait partie du groupe privatisé Air France-KLM et est également membre fondateur de l’alliance Skyteam.

Au lendemain de l’annonce d’AccorHotels de son intention d’entrer au capital d’Air France-KLM, le gouvernement français a expliqué que la priorité était que le groupe, et principalement sa plus grosse filiale, Air France, retrouve de la stabilité après 15 jours de grève qui lui ont coûté 400 millions d’euros et le départ de la présidence d’Air France-KLM de Jean-Marc Janaillac. Pour autant, le gouvernement s’est déclaré « ouvert au principe » d’un tel rapprochement. La priorité aujourd’hui pour l’Etat est que l’entreprise Air France-KLM retrouve sa stabilité et une direction capable de faire face aux défis de compétitivité et de croissance.

La perspective d’une entrée d’AccorHotels au capital d’Air France-KLM a suscité des réactions tranchées à la Bourse de Paris. L’action Air France-KLM a augmenté de près de 5,45% tandis quand celle du groupe hôtelier a chuté de près de 7%. A ce niveau, la part de l’Etat vaut environ 430 millions d’euros. En proposant à l’Etat la reprise partielle ou totale de sa participation dans Air France-KLM , AccorHotels veut pouvoir mieux affronter les géants internet du tourisme en ligne mais fait un pari non dénué de risques. Cette initiative n’est pas nouvelle et avait déjà été discutée, le but étant de mieux s’armer face aux agences de réservations en ligne comme Booking ou Expedia, qui offrent depuis longtemps à leurs clients des hôtels et  des vols à des prix compétitifs. Pour AccorHotels, le projet répond à une logique industrielle, celle de rapprocher les savoir-faire de deux acteurs du tourisme, de mutualiser leurs forces en matière de digital, de bases de données ou de programmes de fidélité, et de faire de l’hôtelier un champion mondial du voyage.

La sortie de l’Etat, qui pourrait s’avérer politiquement difficile en pleine période de conflits sociaux, pourrait en revanche permettre de réaliser les réformes susceptibles de redresser la compétitivité d’Air France au niveau de celle de ses grands concurrents. Avec un tel changement de gouvernance, le risque financier deviendrait alors assez limité tout en estimant que l’utilisation de sa trésorerie par AccorHotels pourrait cependant être plus optimale.

Disposant de beaucoup de cash grâce à la cession de son pôle immobilier, le groupe hôtelier français enchaîne les acquisitions à un rythme soutenu. Une reprise des 14% de l’Etat, le rachat d’une fraction seulement de cette participation ou un échange de titres qui verrait en retour l’Etat entrer au capital d’AccorHotels à hauteur d’environ 3% sont autant de schémas envisagés par le groupe. Cette dernière option permettrait à l’Etat de rester indirectement associé au sort d’Air France et, en retour, à AccorHotels de sécuriser son statut d’entreprise « stratégique » à l’heure où la consolidation bat son plein dans l’hôtellerie mondiale. Le chinois Jin Jiang, premier actionnaire d’AccorHotels avec 12,4% du capital, a déjà eu des velléités de prise de contrôle du groupe par le passé.

Toute la question sera de savoir si oui ou non, l’Etat sautera le pas. Mais le temps d’AccorHotels pourrait ne pas coïncider avec celui de l’Etat et son PDG Sébastien Bazin pourrait jeter l’éponge en cas de trop longues tergiversations. La fuite organisée dans la presse semble en effet montrer l’impatience du groupe hôtelier.

La stabilité souhaitée par le gouvernement ne semble toujours pas promise. L’intersyndicale d’Air France menace la direction d’un « été houleux » même si aucune nouvelle date de grève ne devrait être annoncée avant la fin de la semaine. Selon Karim Taïbi de FO, il y a « unanimité de l’intersyndicale pour repartir » dans une grève interrompue avec le départ du PDG Jean-Mars Janaillac début mai. L’intersyndicale réclame une augmentation générale des salaires de 5,1% dès cette année. Les syndicats, qui ont mené ces dernières semaines un conflit pour obtenir des hausses de salaires, ne communiqueront ensemble qu’à l’issue des rencontres bilatérales programmées entre la présidente par intérim d’Air France-KLM, Anne-Marie Couderc, et les syndicats représentatifs de la compagnie aérienne.

 

Joon, la filiale low-cost d’Air France a célébré vendredi 25 mai son millionième passager depuis son premier vol commercial, le 1er décembre 2017. La nouvelle branche du groupe, censée concurrencer les longs courriers à prix compétitif de compagnies comme Easyjet ou Ryan Air, commence à prendre de l’ampleur sur ce marché qui se montre de plus en plus performant. Des destinations en Asie ou aux Etats-Unis sont devenues beaucoup plus abordables grâce à la création de ces compagnies qui sont rentrées dans une vraie guerre des prix. Ceci permet à des classes plus modestes de pouvoir voyager vers des destinations exotiques. Les retombées restent cependant modiques pour le groupe français. Malgré ce projet qui avait été accueilli plutôt chaleureusement, le groupe prévoit d’ores et déjà pour 2018 un résultat « en baisse sensible par rapport à 2017″. Et ça se voit déjà dans les chiffres. La compagnie a enregistré une baisse du trafic passager de 8,7% en avril 2018 en raison de la grève et une baisse de 45% du cours de l’action en year-to-date. Ceci, couplé aux coûts de la grève (qui devraient s’élever à plus de 400 millions d’euros), a sévèrement plombé l’année du groupe qui annonce d’ores et déjà que le résultat sera « en baisse sensible par rapport à 2017 ».

Maintenant, intéressons-nous comme à l’accoutumée à la partie technique et observons le graphique journalier de Air France-KLM.

 

Une ascension aussi fulgurante que la chute !

 

 

 

Que voit-on sur ce graphique de long terme ?

Sur ce graphique en données journalières d’Air France-KLM, on constate que le titre a environ perdu la moitié de sa valeur depuis le début de l’année.

Son ascension avait permis au cours de passer de 4,60 euros à 14,65 euros soit une appréciation d’environ 220%.

Depuis le sommet du début d’année, le titre a lourdement chuté. Comme le dit l’adage boursier « On n’attrape pas un couteau qui tombe ! ».

En effet, le titre évoluait dans un « Elargissement symétrique de sommet » et les prix sont sortis par le bas de la figure le 12/02/2018 avec comme objectif théorique 6,80 euros.

 

 

Pronostic & stratégie :

Actuellement, le titre semble consolider dans un petit range. La cassure du support à 6,90 euros entrainerait le titre vers de nouveaux plus bas. Les résistances clés à surveiller sont 5,79 euros et 4,61 euros.

En revanche, une cassure de la résistance à 8 euros permettrait au titre d’avoir un point d’appui techniquement pour permettre une future reprise haussière.

Conclusion, notre stratégie sur le titre est neutre. D’un point de vue graphique, le « jouet » est cassé. La tendance reste baissière, nous recommandons d’attendre une figure de retournement de tendance pour investir sur le titre à la hausse ; ou de continuation de tendance pour jouer la baisse.

 

Vous voulez dynamiser votre portefeuille et augmenter votre capital ?

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais très bien, celui sur lequel nous nous sommes spécialisés se tourne vers les turbos, produits dérivés à fort effet de levier, qui s’adaptent extrêmement bien aux principes de l’analyse technique grâce à leur principale caractéristique : à savoir la barrière désactivante. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

De plus, il existe chez la plupart émetteurs des turbos permettant d’intervenir sur les variations du titre Air France-KLM, comme de nombreux autres sous-jacents. Par ailleurs, sachez que DT Turbo, en étroite collaboration avec les émetteurs en question, a désormais la possibilité d’obtenir des turbos sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

Voici, pour vous convaincre si besoin, le tableau des performances consolidées du service depuis sa création :

 

Des résultats qui se passent de commentaires !

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A bon entendeur…

Marc Dagher, avec l’aide de Joris Zanna et Benjamin Brothier.

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SPECIAL ACTIONS – Une nouvelle fenêtre pour le spécialiste Windows !

La société Microsoft Corporation a été fondée le 4 avril 1975 à Albuquerque aux Etats-Unis par Bill Gates et Paul Allen. Passionnés d’informatique, ces deux étudiants ont conscience du potentiel de l’évolution technologique et vont faire de Microsoft la société qui a démocratisé l’ordinateur. À l’origine, la société a été fondée pour développer et vendre des programmes informatiques BASIC pour l’Altair 8800, se faisant remarquer par le constructeur IBM, la jeune société devient l’un de ses sous-traitants. Microsoft a réussi à dominer le marché du système d’exploitation de l’ordinateur personnel avec MS-DOS au milieu des années 1980. Aujourd’hui, porté par la révolution numérique la société est devenue une multinationale informatique et micro-informatique. Un acronyme GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) caractérise son influence dans le monde.

 

Histoire de la société : les étapes du développement :

  • La période 1980 – 2000

En 1980, Microsoft décroche un contrat avec la société IBM pour développer son système MS-DOS pour des ordinateurs portable. Bill Gates réalise un coup de génie puisque le contrat signé n’est pas exclusif. La société va pouvoir vendre son système à d’autres constructeurs de PC.

En 1986, Microsoft fait son introduction en bourse au Nasdaq et devient rapidement l’une des premières places du marché en termes de capitalisation boursière. Bill Gates devient milliardaire un an après, à l’âge de 31 ans.

La célèbre suite de logiciels Microsoft Office a été lancée en 1988 avec uniquement Word et Excel. Au début des années 1990, Microsoft continue de développer ses logiciels avec Access, Outlook, Powerpoint.

En 1995, Windows 95 est commercialisé, c’est la première version de l’OS qui intègre un menu Démarrer ainsi qu’une gestion native des pilotes qui faisait tellement défaut aux éditions précédentes. Internet Explorer fait également son apparition. Boosté par le soutien de grands constructeurs comme HP et Compaq, Windows 95 atteint une part de marché de près de 70% en 1997. Internet Explorer passe en quelques années largement devant Netscape. En même temps que Windows 95, c’est la sortie d’Office 95. Microsoft assoit définitivement sa suprématie sur le marché des suites bureautiques. En effet, Excel est utilisé par 30 millions de personnes fin 1995. En juillet 1998, la commercialisation de Windows 98 voit le jour mais est considéré à l’époque comme une révision mineure de Windows 95.

 

  • La période 2000 à aujourd’hui

En 2001, la commercialisation de Windows XP est un succès commercial contrairement au lancement de la console de jeu Xbox. En 2005, ils lancent la Xbox 360 qui, elle, connaîtra un succès planétaire. Microsoft a aussi son propre moteur de recherche, Bing, dont le succès est un échec, notamment face au géant Google.

En janvier 2006, Microsoft a annoncé l’achat du campus de Redmond Safeco. En 2008, Bill Gates décide de se retirer de la Direction de Microsoft pour se consacrer à sa fondation caritative « The Bill & Melinda Gates Foundation », néanmoins, il garde un pied dans l’entreprise qu’il a co-fondé.

En 2010, Microsoft tente une percée dans l’univers des smartphones avec la sortie des téléphones sous Windows Phone 7, mais le succès reste mitigé. En effet, la société doit faire face à d’autres concurrents dont l’un de ses ennemis, Apple.

De 2012 à 2017, Microsoft lance Windows 8, la Kinect, la Xbox One, et le Surface Book qui est le premier ordinateur portable fabriqué par le groupe. Sans oublier, le rachat de la startup Genee spécialisée dans l’intelligence artificielle et de LinkedIn pour 26 milliards de dollars. C’est l’acquisition la plus importante dans l’histoire de Microsoft. En novembre 2017, la société sort la Xbox One X, « la console la plus puissante jamais créée ».

Aujourd’hui, la société est sur tous les fronts et se positionne sur les secteurs en vogue afin de diversifier son offre en innovant constamment.

Microsoft en quelques chiffres…

Microsoft est une société qui développe et commercialise des systèmes d’exploitation et de logiciels pour PC et serveurs. Le groupe développe également une activité de construction et de vente de matériel informatique. Le CA par activité se répartit comme suit :

  • Vente de systèmes d’exploitation (33,8%) : destinés notamment aux serveurs et aux micro-ordinateurs (Windows 7, Windows XP, etc.)
  • Développement d’applications logicielles (28,2%) : progiciels de traitement de texte (Word), de feuilles de calculs (Excel), de gestion et d’organisation de bases de données (Access), de présentations (Power Point), de gestion de la relation client (Microsoft CRM).
  • Développement de jeux vidéo (10,3%). En outre, le groupe propose notamment des produits périphériques.
  • Prestations de services en ligne (7,7%) : assurées au travers du portail MSN.com
  • Autres (20%).

La capitalisation boursière s’élève à 745,35 milliards de dollars

Le chiffre d’affaire de Microsoft s’établit à 96,7 milliards de dollars en 2017 contre 92 milliards de dollars en 2016 soit une progression de +5,10%. La société réalise 50,3% du CA aux Etats-Unis.

L’EBITDA est en progression de +9,73% soit 38 milliards en 2017 contre 34,3 milliards de dollars en 2016.

Le résultat net du groupe représentent 21,2 milliards de dollars en 2017 contre 16,8 millions de dollars en 2016 soit une progression de +20,75%.

La trésorerie représente 46,7 milliards en 2017 contre 60 milliards de dollars en 2016 soit une diminution de -22,1%.

 

Maintenant, intéressons-nous comme à l’accoutumée à la partie technique et observons le graphique journalier de Microsoft.

 

Un canal bien en place !

Que voit-on sur ce graphique de long terme ?

D’abord, sur ce graphique en données journalières, Microsoft évolue dans un canal ascendant. On constate que les prix sont soutenus par la ligne de base du canal et par la moyenne mobile 100 périodes (en verte) depuis le point bas de juin 2016 à 48,03 dollars.

Cette ascension a permis aux cours de passer de 48,03 dollars à 97,24 dollars (plus haut historique atteint en mars 2018), soit une appréciation d’environ 100%.

Depuis le sommet de mars dernier, le titre consolide dans un triangle ascendant (en bleu) formé par deux droites convergentes au sein dudit canal. La ligne de résistance du triangle ascendant se situe à 97 dollars.

Enfin, le RSI est juste au-dessus de sa zone de neutralité, ne laissant pas craindre grand-chose dans l’immédiat.

 

Pronostic & stratégie :

Actuellement, le titre est sorti de sa phase de consolidation sous forme de « triangle ascendant » après avoir atteint son plus haut historique.

On constate une diminution globale des volumes durant cette phase de consolidation et une accélération des volumes sur chaque point de contact des deux droites convergentes. En effet, ce critère renforce l’importance et la validité de la figure.

Les prix ont cassé la ligne de résistance du triangle et effectuent un throwback sur celle-ci. Notre stratégie consiste donc à prendre une position longue si les prix valident ce niveau pour viser l’objectif théorique de la figure.

La cassure haussière entraînerait les prix vers de nouveaux plus hauts à environ 112 dollars, soit l’objectif théorique du triangle.

 

Vous voulez dynamiser votre portefeuille et augmenter votre capital ?

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais très bien, celui sur lequel nous nous sommes spécialisés se tourne vers les turbos, produits dérivés à fort effet de levier, qui s’adaptent extrêmement bien aux principes de l’analyse technique grâce à leur principale caractéristique : à savoir la barrière désactivante. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

De plus, il existe chez la plupart des émetteurs de turbos permettant d’intervenir sur les variations du titre Microsoft, comme de nombreux autres sous-jacents. Par ailleurs, sachez que DT Turbo, en étroite collaboration avec les émetteurs en question, a désormais la possibilité d’obtenir des turbos sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

Voici, pour vous convaincre si besoin, le tableau des performances consolidées du service depuis sa création :

Des résultats qui se passent de commentaires !

Aussi, si vous souhaitez profiter de telles recommandations n’hésitez pas à lire notre brochure détaillée afin de bien vous renseigner (notamment sur les risques encourus) et, qui sait, par la suite, à nous rejoindre en cliquant ici.

A bon entendeur…

Marc Dagher, avec l’aide de Joris Zanna

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SPECIAL ACTIONS – Tesla : Quand il y a de l’électricité dans l’air !

Contrairement aux idées reçues, la société n’a pas été créée dès l’origine par Elon Musk, mais par deux ingénieurs, Martin Eberhard et Marc Tarpenning durant l’année 2003 ; ils furent alors rejoints l’année suivante par Elon Musk.

Le nom de l’entreprise rend hommage au scientifique Nikola Tesla. Ce groupe d’ingénieurs désiraient prouver qu’il était possible de rouler à bord d’un véhicule électrique sans faire de compromis et que les véhicules électriques pouvaient être plus performants, plus rapides et plus agréables à conduire que les véhicules à combustion classiques.

Aujourd’hui, Tesla construit des véhicules 100% électriques, mais également des solutions extensibles de production et de stockage d’énergie nouvelle génération. Pour Tesla, au plus vite l’humanité s’affranchira des énergies fossiles au profit d’énergies renouvelables, au mieux le monde se portera.

Histoire de la société : les étapes du développement

En 2008 d’abord, c’est la production du premier véhicule : le Tesla Roadster, une voiture sportive qui embarque une batterie et un groupe motopropulseur électrique totalement révolutionnaires. La production 2008 et 2009 représentait environ 1000 véhicules.

Tesla suscite l’intérêt du grand public lors de son premier salon en Europe à Monaco. La société devient championne du monde des constructeurs FIA des énergies alternatives catégorie III3 en 2013. Elle crée une division Tesla Energy Group chargée de la conception et de la production des systèmes de stockage énergétique équipant les véhicules Tesla, mais aussi de la commercialisation de cette technologie à des partenaires comme Daimler en Allemagne ou Toyota au Japon.

Tesla a par la suite intégralement mis au point, la toute première berline haut de gamme 100% électrique : la Model S. Celle-ci est devenue depuis la meilleure de sa catégorie, toutes classes confondues. Combinant performances, sécurité et efficacité, la Model S a révolutionné la perception du véhicule du 21ème siècle, en offrant la plus grande autonomie disponible sur un véhicule électrique avec une accélération record de 0 à 100 km/h en 2,28 secondes.

En 2015, Tesla étend sa gamme avec le Model X, le SUV le plus sûr, le plus rapide et le plus polyvalent de l’histoire. Cependant, au deuxième trimestre 2015, malgré des records de 507 voitures électriques vendues sur la même période – soit une hausse de 52% – Tesla est déficitaire. Sa perte nette atteint 184 millions de dollars.

En 2016, Tesla dévoile le Model  3, un véhicule électrique abordable et de grande série dont la production a débuté en 2017. Peu après, Tesla présente son fameux camion le Tesla Semi. Ce dernier a été conçu pour faire économiser à ses propriétaires au moins 200.000 dollars sur plus d’un million de miles parcourus, rien qu’en dépenses de carburant.

En juin 2016, Tesla annonce l’acquisition de SolarCity, en situation financière difficile, pour 2,6 milliards de dollars, mais aussi l’acquisition de la firme allemande d’ingénierie Grohmann Engineering, dans le but d’augmenter sa capacité de production, notamment grâce à l’automatisation. En juillet 2016, Elon Musk dévoile son Master Plan Part 2 pour l’avenir de Tesla Motors. Il consiste en la conception de camions destinés au fret, de véhicules censés remplacer les bus urbains et d’un réseau de voitures autonomes utilisables à la demande.

Les véhicules Tesla sont produits dans une usine située à Fremont, en Californie, où sont également fabriqués la grande majorité des composants. Poursuivant le développement de sa gamme, Tesla a pour objectif d’accroître sa production pour atteindre 500.000 véhicules en 2018.

Pour mettre en place un écosystème énergétique durable, Tesla produit également un éventail unique de solutions énergétiques. Le Powerwall, le Powerpack et le Solar Roof permettent aux particuliers et aux professionnels de maîtriser leur production, leur stockage et leur consommation d’énergie renouvelable. Afin de soutenir ses gammes automobiles et énergétiques, Tesla lance la Gigafactory 1 : une usine créée pour réduire de manière significative le coût des cellules.

A travers son innovation, Tesla continue d’offrir des produits de plus en plus abordables et accessibles au plus grand nombre, accélérant ainsi le développement du transport propre et de la production d’énergie renouvelable.

 

Tesla en quelques chiffres…

Le CA par activité se répartit comme suit :

  1. Vente de véhicules automobiles (79,8%).
  2. Location de véhicules (10,9%).
  3. Prestations de services (6,7%) : notamment prestations de maintenance et de réparation. Par ailleurs, le groupe développe une activité de vente de composants de groupes motopropulseurs pour véhicules électriques.
  4. Vente de systèmes de génération et de stockage d’énergie (2,6%).

Au quatrième trimestre 2017, Tesla a annoncé une perte nette de 675,4 millions de dollars, soit 4,01 dollars par action, contre 121,3 millions de dollars, soit 78 cents par action, un an auparavant. Son chiffre d’affaires est toutefois ressorti en hausse avec 3,29 milliards de dollars, contre 2,28 milliards un an plus tôt.

Enfin, Tesla a un Z-Score (outil permettant de mesurer la sécurité financière d’une entreprise) de 1,26 et toute entreprise ayant un score en-dessous de 1,8 est considérée comme étant en détresse par beaucoup d’investisseurs.

Selon une analyse réalisée par Bloomberg, Tesla a brûlé environ 8.000 dollars de liquidités par minute sur les douze derniers mois. Ramené à l’heure, cela représente 480.000 dollars, tandis que sur une année, on atteint 4,2 milliards de dollars. À ce rythme, la société aura épuisé toutes ses réserves financières le 6 août prochain, c’est-à-dire dans 5 mois !

 Selon John Thompson, directeur des investissements chez Vilas Capital Management, « L’entreprise ne peut survivre pendant les 12 mois à venir, sans avoir accès à des capitaux des banques de Wall Street ou d’investisseurs privés. Nous estimons que Tesla aurait besoin d’environ 8 milliards dans les huit mois à venir pour combler ses pertes d’exploitation, ses dépenses en capital, ses dettes qui arrivent à échéance et les besoins en fonds de roulement ».

Enfin les problèmes liés à la production du Model 3, l’entreprise produirait seulement 881 voiture par semaine, alors qu’en juillet 2017, l’entreprise avait avancé qu’elle produirait 5.000 unités par semaine d’ici fin 2017.

Pour combler ses pertes de liquidés, Tesla a un dernier atout avec la stratégie de précommandes qui consiste à obtenir des avances sur trésorerie grâce aux acomptes versés par les clients pour les nouveaux modèles Roadster et poids-lourds électriques Tesla Semi.

Maintenant, intéressons-nous comme à l’accoutumée à la partie technique et observons le graphique de l’entreprise pionnière d’Elon Musk.

 

Une tendance haussière mais qui reste fragilisée !

Que voit-on sur ce graphique de long terme ?

D’abord, sur ce graphique en données journalières, on constate que le titre évolue dans une tendance haussière. Tesla a été introduite en bourse en juin 2010 au prix de 17 dollars, le plus haut historique à 387 dollars date de juin 2017 soit une progression de + 2.176% en 7 ans !

Depuis son plus haut historique le titre évolue au sein d’un canal descendant, cependant à l’intérieur dudit canal un overlap se situe à 290 dollars. Les prix sont venus casser l’overlap et risque donc de venir prendre appui sur le bas du canal et l’oblique haussière de février 2016.

Enfin, le RSI vient d’entrer dans sa zone de survente ce qui indique une force du mouvement baissier pour le moment.

Pronostic & stratégie :

Le titre Tesla continue de chuter en bourse et connait une phase difficile à cause des difficultés de mise en production de son Model 3, des craintes sur la nécessité de trouver de nouveaux fonds pour combler ses dépenses et aussi d’une enquête à la suite d’un accident mortel avec l’un de ses véhicules.

A court terme, d’un point de vue technique la stratégie sur le titre est baissière. En effet, les prix sont venus tester l’oblique haussière de février 2016 à 245 dollars. Une cassure de celle-ci entraînerait de nouveaux plus bas avec un premier objectif de 220 dollars et un second de 200 dollars si le titre venait enfoncer d’autres supports techniques.

A moyen terme, le titre va devoir s’affranchir à nouveau de l’overlap à 290 dollars pour repartir à la hausse avec comme prochaine résistance 350 dollars

 

Vous voulez dynamiser votre portefeuille et augmenter votre capital ?

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais très bien, celui sur lequel nous nous sommes spécialisés se tourne vers les turbos, produits dérivés à fort effet de levier, qui s’adaptent extrêmement bien aux principes de l’analyse technique grâce à leur principale caractéristique : à savoir la barrière désactivante. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

De plus, il existe chez la plupart émetteurs des turbos permettant d’intervenir sur les variations du titre Tesla, comme de nombreux autres sous-jacents. Par ailleurs, sachez que DT Turbo, en étroite collaboration avec les émetteurs en question, a désormais la possibilité d’obtenir des turbos sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

Voici, pour vous convaincre si besoin, le tableau des performances consolidées du service depuis sa création :

Des résultats qui se passent de commentaires !

Aussi, si vous souhaitez profiter de telles recommandations n’hésitez pas à lire notre brochure détaillée afin de bien vous renseigner (notamment sur les risques encourus) et, qui sait par la suite, à nous rejoindre en cliquant ici.

A bon entendeur…

Marc Dagher, avec l’aide de Joris Zanna

www.dtexpert.com

SPECIAL ACTIONS – Kering : la « French Touch » n’en finit plus de séduire !

Fondé par François Pinault en 1963, le groupe PPR (devenu Kering depuis) n’a cessé de se transformer guidée par l’esprit d’entreprendre et sa création de valeur. En effet, le groupe mondial de luxe développe un ensemble de maisons de prestige dans la mode, la maroquinerie, la joaillerie et l’horlogerie : Gucci, Bottega Veneta, Saint Laurent, Alexander McQueen, Balenciaga, Brioni, Christopher Kane, McQ, Stella McCartney, Tomas Maier, Boucheron, Dodo, Girard-Perregaux, Pomellato, Qeelin et Ulysse Nardin. Kering développe également les marques de sport & lifestyle : Puma, Volcom et Cobra.

Kering est la deuxième entreprise mondiale dans le secteur du luxe après LVMH. Le groupe est actuellement dirigé par François-Henri Pinault, fils de l’éponyme François tout court, depuis 2005.

 

Histoire du Groupe : les étapes du développement :

  • La période 1990 – 2000

Après une introduction à la Bourse de Paris en 1988, le groupe Pinault entre dans la distribution grand public avec la prise de contrôle de Conforama en 1991 puis au sein du groupe Printemps en 1992 actionnaire majoritaire de l’enseigne La Redoute.

En 1994, le groupe est renommé PPR (Pinault-Printemps-Redoute) et développe ses activités dans les domaines de la grande distribution et de la vente à distance. La société prend également le contrôle de la Fnac en juillet 1994.

En 1999, PPR rachète 42% du Gucci Group, marquant son entrée dans le secteur du luxe. C’est le début d’un grand tournant qui initie les premières étapes de la construction d’un groupe de luxe multimarque avec l’acquisition des enseignes de prestige : Yves Saint Laurent, YSL Beauté, Sergio Rossi et le joaillier Boucheron en 2000.

  • La période 2000 – 2010

En 2001, acquisition par Gucci Group du maroquinier italien Bottega Veneta et de la Maison Balenciaga, et signature d’accords de partenariat avec Alexander McQueen et Stella McCartney. En 2004, PPR monte dans le capital du Groupe Gucci à hauteur de 99,4%.

Le désengagement de la grande distribution se poursuit avec la cession de Printemps en 2006 et la prise de contrôle de Puma en 2007. Le groupe crée en 2009 la fondation Kering dont la vocation est de lutter contre les violences faites aux femmes.

  • De 2010 à aujourd’hui

Pour en finir avec la grande distribution le groupe cède Conforama en 2011. Le pôle luxe poursuit son développement avec l’acquisition de Sowind Group (horloger Suisse) en 2011, du tailleur italien Brioni en 2012.

En 2013, changement de dénomination sociale : PPR devient Kering. Pour parfaire le recentrage du groupe, Kering fait l’acquisition d’une participation majoritaire au sein de :

  • La marque de joaillerie chinoise Qeelin, dans la marque du designer de luxe Christopher Kane.
  • Les marques de joaillerie italiennes Pomellato et Dodo.
  • La Tannerie de Périers, spécialisée dans les peaux précieuses.
  • La marque du designer de luxe Christopher Kane.

En 2014, Kering cède La Redoute et fait l’acquisition de la manufacture horlogère Ulysse Nardin. Le pôle Luxe se réorganise avec la création d’un pôle « Luxe – Couture & Maroquinerie » et d’un pôle « Luxe – Montres & Joaillerie ».

Pour finir, en 2015 le Groupe lance Kering Eyewear, une entité dédiée et spécialisée dans l’Eyewear haut de gamme et sport. C’est aussi l’année de la première édition du programme Women in Motion en partenariat avec le festival de Cannes.

 

Kering en quelques chiffres…

Le chiffre d’affaires de Kering s’organise autour de deux pôles :

  1. Les activités du Luxe avec un chiffre d’affaires de 10,8 milliards d’euros en 2017.
  2. Les activités Sport & Lifestyle avec un chiffre d’affaires de 4,4 milliards d’euros en 2017.

La répartition du chiffre d’affaires par zone géographique se répartit comme suit :

  • 33% du CA en Europe
  • 27% du CA en Asie-Pacifique
  • 21% du CA en Amérique du Nord
  • 8% du CA au Japon
  • 11% du CA dans les autres pays

Le chiffre d’affaires total du groupe s’établit à 15,5 milliards d’euros en 2017 contre 12,4 milliards d’euros en 2016 soit une progression de 25% expliquée notamment par la poussée des marques Gucci (+46% à 6,2 milliards) et Yves Saint Laurent (+25%).

L’Ebitda est en progression de 49,4%, soit 3,46 milliards d’euros en 2017, contre 2,32 milliards en 2016.

Les résultats nets du groupe représentent 1,79 milliard d’euros en 2017 contre 814 millions d’euros en 2016 soit une progression de 119,5% !

Le cash-flow libre opérationnel représente 2,32 milliards d’euros en 2017 contre 1,19 milliard d’euros en 2016, soit une progression de 94,9%.

Enfin l’endettement financier a nettement diminué passant de 4,37 milliards d’euros en 2016 à environ 3 milliards d’euros en 2017, soit une diminution de 30,2%.

 

Maintenant, intéressons-nous comme à l’accoutumée à la partie technique et observons le graphique journalier de Kering.

Une ascension sans faille !

Que voit-on sur ce graphique de long terme ?

D’abord, sur ce graphique en données journalières, Kering évolue dans une tendance haussière forte. On constate que les prix sont soutenus par une droite de tendance (en noir) depuis le point bas de juin 2016 à 137,4 euros.

Cette ascension a permis aux cours de passer de 137,4 euros à 408,4 euros (plus haut historique atteint en janvier 2018), soit une appréciation d’environ 200%.

Depuis le sommet de janvier dernier, le titre consolide dans un élargissement symétrique de sommet, entre les bornes hautes à 408,4 euros et basse à 364,4 euros. De plus, les prix sont venus refermer le gap du 25 octobre 2017.

Enfin, le RSI est juste en-dessous de sa zone de neutralité, ne laissant pas craindre grand-chose dans l’immédiat.

 

Pronostic & stratégie :

Actuellement, le titre est dans une phase de consolidation sous forme « d’élargissement symétrique de sommet » après avoir atteint son plus haut historique à 408,4 euros.

Une stratégie agressive consisterait à prendre une position longue au contact du support et short au contact de la résistance pour viser la borne opposée du triangle.

La stratégie plus classique consisterait à prendre une position longue à la cassure de la résistance ou une position short a la cassure du support pour viser l’objectif théorique de la figure.

Une cassure haussière entrainerait les prix vers de nouveau plus soit environ 466 euros tandis qu’une cassure baissière pourrait ramener les prix vers 312 euros.

 

Vous voulez dynamiser votre portefeuille et augmenter votre capital ?

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais très bien, celui sur lequel nous nous sommes spécialisés se tourne vers les turbos, produits dérivés à fort effet de levier, qui s’adaptent extrêmement bien aux principes de l’analyse technique grâce à leur principale caractéristique : à savoir la barrière désactivante. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

De plus, il existe chez la plupart émetteurs des turbos permettant d’intervenir sur les variations du titre Kering, comme de nombreux autres sous-jacents. Par ailleurs, sachez que DT Turbo, en étroite collaboration avec les émetteurs en question, a désormais la possibilité d’obtenir des turbos sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

Voici, pour vous convaincre si besoin, le tableau des performances consolidées du service depuis sa création :

Des résultats qui se passent de commentaires !

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A bon entendeur…

Marc Dagher, avec l’aide de Joris Zanna

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SPECIAL ACTIONS – Ubisoft : la pépite française du jeu vidéo

Ubisoft figure parmi les leaders mondiaux de la création, édition et distribution de jeux vidéo et de services interactifs. C’est une entreprise française crée en 1986 par les frères Guillemot.

En 2015, elle se définit comme le troisième plus grand éditeur indépendant du monde, derrière les géants américains Electronic Arts et Activision Blizzard

Également en 2015, elle est le plus gros éditeur français de jeux vidéo devant Gameloft, une autre société de jeux vidéo créée en 1999 par la famille Guillemot.

Ubisoft est détenteur de nombreuses franchises à succès telles que Rayman, Prince of Persia, Tom Clancy, Assassin’s Creed, Far Cry, Just Dance, Watch Dogs, etc.

  • 1995 : une légende est née

En 1995, l’éditeur investit plusieurs millions de francs dans le développement du jeu Rayman. C’est le premier jeu à sortir simultanément en Europe, Japon et Etats-Unis sur la Playstation, la toute nouvelle console de Sony. Rayman rencontre un succès mondial et se retrouve classé dans les 10 premières ventes mondiales. En effet, Rayman, ce héros sans bras ni jambes, devient rapidement une icone de l’industrie du jeu vidéo.

En 2002, Ubisosft sort le jeu Tom Clancy’s Splinter Cell : réussite totale puisque l’ensemble des stocks européens s’écoule en moins de 24 heures. L’année suivante avec la sortie de Prince of Percia, le Prince en question rejoint alors les rangs des personnages emblématiques d’Ubisoft et donnera lieu à plusieurs suites.

En 2006, « Bwaaaah » les Lapins Crétins débutent leur invasion par la Wii, avec la sortie de Rayman contre les Lapins Crétins.  L’engouement du public autour d’eux en fera un véritable phénomène marketing, qu’on retrouvera d’ailleurs dans plusieurs publicités pour diverses marques.

  • 2007 : le sacre de l’éditeur, voyage au cœur de l’espace-temps

Assassin’s Creed sort sur Playstation 3 et Xbox 360, propulsant Ubisoft au rang de 3ème éditeur indépendant au monde, en dehors du Japon. Le jeu se voit salué par la critique pour son ambition, son audace et son esthétique et connait un succès commercial et de nombreuses suites dont la dernière, Assassin’s Creed Origins, sortie le 27 octobre 2017.

En 2009, lancement du premier opus de Just Dance sur Wii, devenu aujourd’hui le jeu de danse n°1 dans le monde.

En 2012 Ubisoft crée l’événement en combinant la sortie de nouveaux opus de marques emblématiques – Assassins’s Creed 3 et Far Cry 3. Dans le même temps, l’annonce de Watch Dogs marque les esprits à l’E3, en donnant un aperçu unique de l’expérience « Next Gen ».

 

L’affaire Vivendi et Bolloré

Le 14 octobre 2015, le groupe Vivendi dirigé par Vincent Bolloré prend une participation minoritaire dans Ubisoft à hauteur de 6,6%. Le P-DG d’Ubisoft, Yves Guillemot, réagit dans un mail interne adressé à ses équipes : il exprime sa volonté de rester indépendant et affirme que le risque est que l’entreprise soit « dirigée par des gens qui ne comprennent pas notre expertise ni ce qu’il faut faire pour avoir du succès dans cette industrie ». En 2016, Vivendi se rapproche de ses objectifs en devenant le premier actionnaire de l’éditeur avec 22,8% du capital et 20,2% des droits de vote. En juin 2017, le bras de fer semble définitivement tourner à l’avantage d’Ubisoft. La famille franchit le seuil des 22% de droits de vote d’Ubisoft et détient 15% du capital. Vivendi possède désormais près de 27% du capital et 24% des droits de vote. Depuis l’entrée par surprise du groupe de Vincent Bolloré dans le capital du groupe mi-octobre 2015, l’action s’est en tous cas envolée de 150 % ! Ubisoft n’est néanmoins pas à l’abri d’une OPA.

 

Ubisoft en quelques chiffres…

L’activité du groupe s’organise autour de 3 pôles :

  1. Création, développement et production de logiciels de jeux. A fin mars 2017, le groupe dispose de 31 studios de développement dans le monde.
  2. Exploitation de licences de logiciels tiers.
  3. Distribution de jeux vidéo d’éditeurs tiers.

La répartition géographique du chiffre d’affaires est la suivante : France (7,3%), Royaume Uni (7,4%), Allemagne (7%), reste Europe (16,6%), Amérique du Nord (47,1%), Asie-pacifique (11,1%) et autres (3,5%).

Ubisoft c’est plus de 500 millions de jeu vendus dans le monde et 40 jeux vidéo publiés en 2014. L’éditeur réalise 86% de son CA sur console et 14% sur PC.

Le chiffre d’affaire a augmenté de 17% en 5 ans :

  • 1,256 milliards/€ en 2013
  • 1,007 milliards/€ en 2014
  • 1,463 milliards/€ en 2015
  • 1,400 milliards/€ en 2016
  • 1,460 milliards/€ en 2017

Le groupe a mis en place un plan visant à générer 2,1 milliards d’euros de revenu avec un doublement de la marge opérationnelle à plus de 20% et un flux de trésorerie de plus de 300 millions d’euros en 2016 et sur une durée de 3 ans.

Il a confirmé ses objectifs pour l’exercice 2017/2018 avec un chiffre d’affaires d’environ 1,64 milliard d’euros et résultat opérationnel ajusté d’environ 270 millions d’euros.

Les objectifs de l’exercice 2018/2019 ont, eux, aussi été confirmés avec un chiffre d’affaires d’environ 2,1 milliards d’euros, un résultat opérationnel ajusté de 440 millions et un free cash-flow de 300 millions d’euros.

Les résultats nets de l’entreprise ont progressé d’environ 25% en 3 ans passant de 87 millions d’euros en 2015 à 108 millions d’euros en 2017.

Cependant même si le groupe confirme ses objectifs les résultats financiers subissent l’influence de certains retards de date de lancement de jeux vidéo très attendus du public. De telles annonces peuvent donc avoir un impact négatif sur le cours de son action. En effet, le 15 octobre 2013, Ubisoft annonce le report de la sortie de deux nouveaux jeu Watch Dogs et le jeu The Crew. L’éditeur dégringole alors de plus de 23 % en Bourse, ce report impactant les résultats de l’année 2013.

Maintenant, intéressons-nous comme à l’accoutumée à la partie technique et observons le graphique de cette pépite Française.

 

Un canal de long terme bien en place…

 

Que voit-on sur ce graphique de long terme ?

D’abord, sur ce graphique en données journalières, on constate que le titre évolue dans un canal ascendant (en bleu ciel) depuis le point bas de septembre 2011. Cette ascension fulgurante a permis aux cours de passer de 3,50 à 72,23 euros (plus haut historique atteint en novembre 2017), soit une appréciation d’environ 1.963% !

A l’intérieur dudit canal, on remarquera à la fois la capacité à résister aux crises tout comme le respect des figures de continuation techniques, comme des overlaps.

Depuis le sommet de novembre dernier, le titre évolue dans une boîte (en bleu foncé), entre les bornes hautes à 72 euros et basse à 62 euros.

Enfin le RSI est juste au-dessus de sa zone de neutralité, ne laissant pas craindre grand-chose dans l’immédiat.

 

Pronostic & stratégie :

Actuellement, le titre est dans une phase de consolidation horizontale sous forme de « boîte » après avoir atteint son plus haut historique à 72,23 euros.

Une stratégie de court terme consisterait à faire du trading range c’est-à-dire acheter le bas du rectangle à 62 euros et vendre le haut du range à 72 euros sur chandeliers japonais de retournement.

La stratégie moyen-long terme consisterait à attendre une cassure par le bas ou le haut du rectangle pour prendre une position à l’achat et viser 81 euros ou à la vente pour viser 53 euros.

Enfin, il est important de prendre en compte plusieurs considérations de marché. En effet, dans un marché haussier lorsque celui-ci consolide il y a une plus forte probabilité que les prix sortent du rectangle à la hausse.

 

Vous voulez dynamiser votre portefeuille et augmenter votre capital ?

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais très bien, celui sur lequel nous nous sommes spécialisés se tourne vers les turbos, produits dérivés à fort effet de levier, qui s’adaptent extrêmement bien aux principes de l’analyse technique grâce à leur principale caractéristique : à savoir la barrière désactivante. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

De plus, il existe chez la plupart émetteurs des turbos permettant d’intervenir sur les variations du titre Ubisoft, comme de nombreux autres sous-jacents. Par ailleurs, sachez que DT Turbo, en étroite collaboration avec les émetteurs en question, a désormais la possibilité d’obtenir des turbos sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

Voici, pour vous convaincre si besoin, le tableau des performances consolidées sur l’exercice 2017 du service :

Des résultats qui se passent de commentaires !

Aussi, si vous souhaitez profiter de telles recommandations n’hésitez pas à lire notre brochure détaillée afin de bien vous renseigner (notamment sur les risques encourus) et, qui sait par la suite, à nous rejoindre en cliquant ici.

A bon entendeur…

Marc Dagher, avec l’aide de Joris Zanna

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HORS-SERIE – La blockain et les cryptomonnaies : le monde de demain ?

L’apparition des cryptomonnaies, ou monnaies virtuelles, est une suite logique du mouvement de liberté qu’a inspiré internet. Ces cryptomonnaies ne connaissent pas de frontières et permettent de transférer des fonds en quelques minutes seulement, n’importe quand, et n’importe où dans le monde. La première et la plus connue de ces cryptomonnaies est appelée le « Bitcoin ». Avec l’émergence du Bitcoin est né un réseau de paiement novateur et une nouvelle forme d’argent. Cette innovation vient bousculer un des secteurs les plus inébranlables : le secteur bancaire.

En 2008, un individu sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto publie les résultats de ses recherches et trouve une solution au problème de centralisation de l’argent mondial : le Bitcoin.

Il s’agit d’une part d’une monnaie virtuelle de type cryptographique et d’autre part d’un système de paiement « pair-à-pair » (peer to peer).

Pour créer cette cryptomonnaie, Bitcoin s’appuie sur un logiciel. Dans ce logiciel, les bitcoins sont créés conformément à un protocole qui rétribue les agents qui ont traité des transactions. Ces agents mettent à contribution leur puissance de calcul informatique afin de vérifier, de sécuriser et d’inscrire les transactions dans un registre virtuel, appelé la blockchain. L’entité de base du Bitcoin s’appelle un « bloc ». Ces blocs sont reliés en une chaîne, d’où le nom « blockchain » en anglais.

Pour chaque nouveau bloc accepté, on parle de minage, c’est le procédé par lequel les transactions Bitcoin sont sécurisées. A cette fin les mineurs effectuent avec leur matériel informatique des calculs mathématiques pour le réseau Bitcoin. Comme récompense pour leurs services, ils collectent les bitcoins nouvellement créés. Comme pour toute monnaie, les bitcoins peuvent être échangés contre d’autres monnaies, biens ou services. Le prix de la cryptomonnaie est fixé principalement sur des places de marché spécialisées et fluctue selon la loi de l’offre et de la demande.

Son émission est limitée à 21 millions d’unités. Le système fonctionne sans autorité centrale, mais de manière décentralisée grâce au consensus de l’ensemble des nœuds du réseau. Bitcoin est la plus importante monnaie cryptographique décentralisée avec une capitalisation supérieure à 236 milliards de dollars début janvier 2018.

Une fois que 21 millions de bitcoins auront été minés, il deviendra impossible de créer de nouveaux bitcoins. Si le Bitcoin devient légal dans la majeure partie de l’économie mondiale et conserve le même régime décentralisé et fixe, il sera une monnaie totalement novatrice que le monde n’aura jamais connue auparavant : complètement imperméable à l’inflation, et dont l’offre restera éternellement finie. Le Bitcoin est souvent comparé à l’or et à l’argent, qui ont historiquement servi de stocks de valeur, et sont cités par les économistes monétaires et libéraux comme une réponse à la baisse sans fin de la valeur des monnaies fiat.

Le Bitcoin a connu une folle envolée depuis sa création en 2008 où il cotait à moins de 1 dollar jusqu’en décembre 2017 où il atteint un plus haut historique autour des 20.000 dollars de par l’enthousiasme du grand public. En effet, la progression exponentielle de l’actif laisserait à penser que nous pourrions être face à une « bulle », et c’est une des grandes interrogations actuelles.

Evolution du Bitcoin depuis sa création :

 

Le Bitcoin : bulle ou révolution ?

Malgré les ondes de choc subies par le Bitcoin et les mini-krachs (le dernier en date du 21 décembre 2017 où il avait perdu plus de 30% en une seule journée) dus à une très forte volatilité, la cryptomonnaie phare a su s’imposer aux yeux d’un très grand nombre de particuliers, et commence à interpeller sérieusement les professionnels.

Début décembre 2017 en effet, le CBOE (Chicago Board Options Exchange), une des deux plateformes boursières américaines de contrats à terme, a donné le coup d’envoi à des échanges d’instruments financiers permettant de prévoir aujourd’hui à quel prix on achètera le bitcoin dans un certain temps, et donc de parier sur son évolution via des produits adaptés.

C’est ensuite au tour du plus grand marché à terme au monde, le CME Group, de lancer des contrats à terme sur le bitcoin. Le lancement des contrats sur le CME est  une nouvelle étape vers l’institutionnalisation de cet actif  créé dans le sillage de la crise financière en 2008 et qui échappe à toute régulation de banque centrale.

La mise en place des contrats à terme donne donc de la légitimé à la cryptomonnaie et reconnait ainsi que le Bitcoin pourrait être un actif comme un autre.

Quelles pourraient être les failles du Bitcoin ?

Si le Bitcoin en particulier, et les cryptomonnaies en général, semblent attirer l’attention de plus en plus de monde, on peut essayer de pointer du doigt ce qui pourrait éventuellement hypothéquer son avenir :

  1. L’engorgement du réseau

Le succès du bitcoin l’a rendu très difficile à utiliser pour réaliser des paiements. Un comble, alors que sa fonction principale est d’effectuer des transactions instantanées. Il y a tellement de monde sur le réseau qu’une transaction peut mettre plusieurs jours à être validée. En conséquence, les frais de transaction explosent. En revanche d’autres cryptomonnaies, comme le Litecoin par exemple, permettent de résoudre ce problème car leur code, développé sur le modèle du Bitcoin et amélioré, est du coup beaucoup plus efficace.

  1. La régulation

Bien que les projets de régulation soient encore en débat, les gouvernements du monde entier planchent sérieusement sur ce sujet. La France portera le thème devant le G20 d’avril prochain. La montée en puissance du Bitcoin présente des risques par rapport à la spéculation et par rapport à la possibilité de financements illicites. L’étendue de cette régulation pourrait avoir des conséquences sur le cours. Celui-ci a chuté de 11% le 28 décembre 2017 après plusieurs annonces de la Corée du Sud censées mettre fin au relatif anonymat des transactions et la spéculation sur son sol. Ce terrain reste donc à prendre en compte.

  1. La consommation électrique

A l’heure où tout le monde parle de réchauffement climatique et d’écologie, le minage – processus informatique de validation des transactions – nécessite de puissants ordinateurs qui résolvent des problèmes mathématiques complexes. Cette activité engendre une dépense énergétique importante qui n’est pas prête de s’arrêter : les mineurs sont rémunérés en bitcoins et la croissance du cours ne fait qu’inciter de nouvelles personnes à s’y mettre.

  1. L’essor des cyberattaques

Les cryptomonnaies subissent de plus en plus d’attaques informatiques. De nombreuses levées de fonds en Bitcoin ont été piratées et il est actuellement difficile de retracer le piratage pour récupérer les fonds. Etant un actif dématérialisé l’optimisation de la sécurité est donc naturellement une priorité pour garantir la pérennité des cryptomonnaies.

Les cryptomonnaies : un marché attractif ?

Afin de pouvoir se faire une idée concrète du potentiel offert par la spéculation sur ce nouveau type d’investissement très en vogue, nous avons effectué deux simulations matérialisées par les graphiques ci-dessous.

Ceux-ci représentent donc les simulations d’un investissement de 1.000 dollars sur une durée de deux ans, puis sur une durée de deux ans sur six des plus importantes cryptomonnaies dont la blockain pourrait être la plus grosse révolution depuis Internet.

Sur le premier graphique un investissement de 1.000 dollars il y a un an sur chacune des cryptomonnaies aurait rapporté un gain de :

  • 11.677 $ sur le Bitcoin ; soit un gain de +1 168%.
  • 98.711 $ sur l’Ethereum ; soit un gain de +9 871%.
  • 208.634 $ sur le Ripple ; soit un gain de +20 863%.
  • 50.283 $ sur le Litecoin ; soit un gain de +4 928%.
  • 54.510 $ sur le Dash ; soit un gain de +5 451%.
  • 28.732 $ sur le Monero ; soit un gain de +2 873%.

Sur le second graphique un investissement de 1.000 dollars il y a deux ans sur chacune des cryptomonnaies aurait rapporté un gain de :
  • 29.040 $ sur le Bitcoin ; soit un gain de +2 904%.
  • 704.753 $ sur l’Ethereum ; soit un gain de +70 475%.
  • 269.374 $ sur le Ripple ; soit un gain de +26 937%.
  • 61.133 $ sur le Litecoin ; soit un gain de +6 113%.
  • 168.902 $ sur le Dash ; soit un gain de +16 890%.
  • 671.417 $ sur le Monero ; soit un gain de +67 141%.
L’envolée des cryptomonnaies a donc naturellement de quoi séduire, mais avant d’investir, il convient de bien comprendre leur fonctionnement et les risques y afférents. Il est vivement conseillé de placer dans ces monnaies virtuelles de l’argent que l’on est prêt à perdre intégralement. Les performances démesurées des cryptomonnaies n’ont d’égale que leur volatilité. Elles varient beaucoup et fortement. De nouvelles cryptomonnaies émergent régulièrement, avec plus ou moins de succès.

 

Qu’est-ce que la blockchain ?

Pour comprendre le Bitcoin, il est important de comprendre comment les transactions l’entourant fonctionnent. Et pour ce faire, il faut tourner son attention vers la blockchain. Cette technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle. Par extension, une blockchain constitue une base de données qui contient l’historique de tous les échanges effectués entre ses utilisateurs depuis sa création. Cette base de données est sécurisée et distribuée : elle est partagée par ses différents utilisateurs, sans intermédiaire, ce qui permet à chacun de vérifier la validité de la chaîne.

Il existe des blockchains publiques, ouvertes à tous, et des blockchains privées, dont l’accès et l’utilisation sont limitées à un certain nombre d’acteurs. Une blockchain publique peut donc être assimilée à un grand livre comptable public, anonyme et infalsifiable. Comme l’écrit le mathématicien Jean-Paul Delahaye, il faut s’imaginer « un très grand cahier, que tout le monde peut lire librement et gratuitement, sur lequel tout le monde peut écrire, mais qui est impossible à effacer et indestructible. » Si blockchain et Bitcoin ont été construits ensemble, aujourd’hui de nombreux acteurs (entreprises, gouvernements, etc.) envisagent l’utilisation de la technologie . pour d’autres cas que la monnaie numérique. Les champs d’exploitation sont immenses : banques, assurance, immobilier, santé, énergie, transports, vote en ligne.  De façon générale, les blockchains pourraient remplacer la plupart des « tiers de confiance » centralisés (métiers de banques, notaires, cadastre) par des systèmes informatiques distribués.

En guise de conclusion

Derrière les cryptomonnaies se cache une avancée technologique à prendre au sérieux : la blockchain ; une sorte de registre à la fois accessible à tous et sécurisé, qui compile toutes les unités monétaires ainsi que toutes les transactions effectuées entre particuliers.

La blockchain est donc une base de données distribuée qui gère une liste d’enregistrements protégés contre la falsification ou la modification par les nœuds de stockage. Elle fonctionne en réseau, ce qui la rend difficilement vulnérable.

Certains spécialistes de l’informatique considèrent la blockchain comme l’une des découvertes les plus fondamentales de l’histoire de l’informatique car ils estiment que cette technologie ouvre un champ des possibles infini.

La blockchain est une innovation susceptible de bouleverser des pans entiers de notre économie et avec qui il faudra compter dans le futur.

Vous voulez dynamiser votre portefeuille et augmenter votre capital ?

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais très bien, celui sur lequel nous nous sommes spécialisés se tourne vers les turbos, produits dérivés à fort effet de levier, qui s’adaptent extrêmement bien aux principes de l’analyse technique grâce à leur principale caractéristique : à savoir la barrière désactivante. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

De plus, il existe chez la plupart émetteurs des turbos permettant d’intervenir sur les variations d’une multitude de sous-jacents divers et variés, en attendant un probable turbo sur le Bitcoin… Par ailleurs, sachez que DT Turbo, en étroite collaboration avec les émetteurs en question, a désormais la possibilité d’obtenir des turbos sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

Voici, pour vous convaincre si besoin, le tableau des performances consolidées sur l’exercice 2017 :

Des résultats qui se passent de commentaires !

Aussi, si vous souhaitez profiter de telles recommandations n’hésitez pas à lire notre brochure détaillée afin de bien vous renseigner (notamment sur les risques encourus) et, qui sait par la suite, à nous rejoindre en cliquant ici.

 

A bon entendeur…

 

Marc Dagher, avec l’aide de Joris Zanna
www.dtexpert.com

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