SPECIAL ACTUALITE – Brexit : la fin d’une histoire sans fin ?

1580 : c’est le nombre de jours qui se sont écoulés depuis que les britanniques ont été invités à voter pour ou contre un maintien au sein de l’Union Européenne, entraînant, comme nous le savons aujourd’hui, une sortie de l’alliance économique avec le vieux continent. Après 4 ans et 4 mois de délibération sur ce sujet, la route semble encore longue pour obtenir un texte définitif clôturant une fois pour toute ce dossier entre l’Europe et le Royaume-Uni.

Alors que nous pensions que la fin était proche en février dernier quand un accord de sortie de l’UE a été officialisé, nous voyons maintenant les difficultés pour adopter un accord sur les relations futures entre les deux parties. De plus, la crise sanitaire semble avoir quelque peu relégué au second plan ce dossier brûlant sans pour autant le plonger totalement dans l’oubli. Depuis la rentrée de septembre, le Brexit est de retour sur les tables des politiques et des investisseurs, et vient nous rappeler que la pandémie de coronavirus ne doit pas effacer tous les autres sujets sensibles.

 

Naissance du Brexit

Entre 2010 et 2015, suite à la crise des subprimes de 2008, et à cause de la crise de la dette qui handicape l’Europe, l’Union Européenne met en place des contraintes aux États membres afin d’assainir leur situation et de s’orienter vers une sortie de crise.

Depuis son élection en mai 2010, David Cameron, le Premier Ministre britannique de l’époque, se trouve confronté à une montée en puissance du parti eurosceptique UKIP (United Kingdom Independance Party) qui prône l’idée que l’Union Européenne affaiblit le Royaume-Uni et lui fait perdre sa souveraineté. Le Premier ministre, qui souhaite rester dans l’UE et calmer les mouvances anti-européennes, annonce le 23 janvier 2013 qu’il organisera un referendum sur le maintien dans l’UE si son parti obtient une majorité absolue de sièges à la Chambre des Communes aux élections de 2015.

 

Source : https://www.lepoint.fr/europe/brexit-succession-de-david-cameron-ce-qui-va-se-passer-25-06-2016-2049654_2626.php

 

Contre toute attente et grâce à une très bonne campagne personnelle, il obtient sa majorité absolue et organisera ce referendum le 23 juin 2016 où le « non » à l‘Europe l’emportera à hauteur de 51,9% des voix, contraignant David Cameron à annoncer sa démission au lendemain du scrutin. Il est alors remplacé par Theresa May, pourtant reconnue comme une partisane pro-européenne, mais qui semble être un élément fort dans les négociations avec l’UE, et qui affirme la ligne de conduite britannique en annonçant lors de son premier discours « Brexit veut dire Brexit ».

 

Les raisons de ce vote

  • Le contrôle de l’immigration : un sentiment de « trop plein » se répand au Royaume-Uni et ce sentiment est fortement entretenu par le parti souverainiste UKIP. En effet, la moitié de l’immigration du pays provient de l’UE et la liberté́ de circulation des personnes empêche Londres de contrôler son flux migratoire.
  • La souveraineté nationale : une chose sacrée dans le cœur des Britanniques qui serait, selon les eurosceptiques, menacée par la suprématie des décisions européennes.
  • La sortie de la crise européenne : la sortie de crise de la Zone Euro semble compliquée et les milliards de dépenses pour renflouer la Grèce pèsent dans les budgets nationaux. Cette fragilité démontrerait l’échec du projet européen pour les eurosceptiques.
  • L’affranchissement des régulations de Bruxelles : pour les multinationales, le maintien dans l’UE est nécessaire, mais pour les patrons de PME, les normes et régulations imposées par Bruxelles entravent leur liberté d’entreprendre. Les agriculteurs critiquent les contraintes de la politique agricole commune et les pécheurs souffrent des restrictions imposées par l’UE.
  • Le commerce libre avec le reste du monde : l’appartenance au premier marché mondial facilite les échanges commerciaux, mais les eurosceptiques estiment que Londres pourrait faire mieux hors du cadre de l’UE. Ils voudraient voir Londres reprendre son siège à l’OMC pour signer ses propres partenariats avec les pays du Commonwealth ou la Chine par exemple.

 

Le combat de Theresa May

Pour la nouvelle Première ministre, il n’y a qu’un seul objectif qui est de négocier « le meilleur accord pour le Royaume-Uni » en obtenant la fin de la gouvernance de Bruxelles (qui permettrait de fermer les frontières à l’immigration et de ne plus participer au budget européen) tout en conservant les avantages du marché unique européen.

 

Source : https://www.lepoint.fr/europe/brexit-may-promet-de-demissionner-si-son-accord-est-vote-27-03-2019-2304337_2626.php

 

Le processus de sortie du Royaume-Uni de l’UE a été officiellement lancé par Theresa May le 29 mars 2017 via l’activation de l’article 50 du traité de Lisbonne, et les premières modalités de sortie formulées par cette dernière sont considérées comme incompatibles par les 27 membres de l’UE qui ne peuvent accorder le beurre et l’argent du beurre aux Britanniques sans risquer un effondrement de l’Europe. Sachant que le 29 mars 2019 a été choisi comme étant la date officielle de divorce entre Britanniques et Européens, des choix et de nouvelles négociations s’imposent afin de déterminer si l’on s’oriente vers une sortie sans accord (Hard Brexit) ou avec accord (Soft Brexit).

Les négociations sont difficiles entre les deux parties et en particulier sur trois sujets essentiels :

  1. Le montant de la facture de la sortie de l’Union Européenne.
  2. Les droits des citoyens européens résidents aux Royaume-Unis et le système d’immigration.
  3. Le cas de la frontière et de la législation entre l’Irlande du Nord qui appartient au Royaume-Unis et la République d’Irlande qui est indépendante et reste dans l’Union Européenne.

 

Le 29 mars 2019 : « The day Brexit did not happen! »

« Le jour où le Brexit n’a pas eu lieu ! » Voilà ce qu’on pouvait lire dans la presse britannique au matin du 30 mars 2019. Quasiment trois ans après le référendum de juin 2016, où le camp du « non » l’a emporté à 52 %, on constate que la confusion règne au Parlement britannique et que l’amertume est présente dans la population, tant du côté des eurosceptiques, frustrés de ne pas voir leur pays quitter l’UE, que des europhiles qui voudraient voir le Royaume-Uni revenir sur sa décision.

 

Source : https://qz.com/1793993/what-brexit-day-means-for-six-londoners/

 

En cause, l’accord de retrait que la Première ministre a obtenu après de longues et laborieuses négociations avec l’UE. Celui-ci a été rejeté deux fois par les députés britanniques, la contraignant dans une manœuvre désespérée, à présenter une troisième fois l’accord au Parlement quelques heures avant la date butoir. Lors de cette troisième tentative, elle met sa démission dans la balance, assurant qu’elle quitterait le 10 Downing Street si l’accord était adopté par les députés…mais sans succès.

Il semble alors qu’on s’oriente vers un Hard Brexit, ce qui n’enchante personne et permet à Theresa May de négocier de nouveaux reports avec l’UE et à amener le Brexit à la date du 31 octobre 2019. Cependant, constatant que l’avancée des négociations est encore difficile, la Première ministre annonce le 24 mai 2019 qu’elle déposera sa démission officielle du gouvernement le 7 juin, en exprimant son regret de ne pas avoir été capable de mettre en œuvre le Brexit. Elle assure néanmoins l’intérim jusqu’à ce que Boris Johnson soit élu comme nouveau Premier ministre le 23 juillet 2019.

 

Boris Johnson et l’accord de sortie de l’Europe

L’ancien maire de Londres s’engage à mettre en œuvre le Brexit, le 31 octobre 2019, qu’un accord ait été trouvé d’ici là avec l’UE ou non. Il souhaite renégocier le deal trouvé avec les Européens. Mais cette option a jusqu’ici toujours été refusée par ces derniers. Néanmoins, il fait face à beaucoup de divergences et de contestations au sein du Parlement britannique. En effet, les députés ne sont pas aussi favorables à un « no deal » que le représentant du gouvernement, et finissent par imposer à Boris Johnson une loi « anti-no deal » à la rentrée parlementaire de septembre 2019. Cette loi donne jusqu’au 19 octobre au Premier ministre pour conclure un nouvel accord de sortie avec Bruxelles ou pour convaincre le Parlement d’accepter une sortie sans accord. A défaut, Boris Johnson devra solliciter les 27 en leur demandant un report du Brexit au 31 janvier 2020.

 

Source : https://www.europarl.europa.eu/news/fr/headlines/eu-affairs/20190313STO31215/l-ue-adopte-des-mesures-pour-limiter-les-consequences-d-un-brexit-sans-accord

 

Début octobre, Le Premier ministre britannique propose un nouvel accord de sortie qui sera validé (après quelques modifications) le 17 octobre 2019 par les Européens. Ce deal est qualifié « d’excellent » par le Premier ministre Boris Johnson et doit encore être soumis à l’approbation de la Chambre des communes (les députés britanniques), convoquée de façon extraordinaire samedi 19 octobre. Mais contre toute attente, les élus ajournent leur vote sur le texte, obligeant Boris Johnson à demander à l’UE un report au 31 janvier 2020 qui lui sera accordé.

Par la suite, dans une tentative de faire passer un deal au sein du Parlement, Boris Johnson organise des élections législatives anticipées, le 12 décembre 2019. L’objectif du Premier ministre est de renforcer sa majorité afin de pouvoir présenter et faire accepter un accord. Le scrutin lui aura donné raison puisqu’il l’emporte avec une large majorité. Fort de celle-ci, il arrive à faire valider de façon définitive son second projet d’accord de sortie au Parlement le 9 janvier 2020. Cet accord sera validé par le Parlement européen le 29 janvier, amenant le Royaume-Uni à quitter l’Union Européenne le 1er février 2020. Il faut maintenant trouver un accord de type commercial avant le 1er janvier 2021, date de fin de la période de transition acceptée par Britanniques et Européens avant une sortie définitive. Durant cette période, les droits de libre circulation des personnes s’appliquent « comme si le Royaume-Uni était encore membre de l’Union Européenne ».

 

Le Brexit en 2020 : entre négociations et coronavirus

Trois semaines après la sortie du pays de l’Union Européenne, les deux parties adoptent leurs mandats de négociation respectifs en vue d’un accord sur la relation future. Le premier tour des négociations sur ce sujet entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni s’est déroulé du 2 au 5 mars, tour pendant lequel les deux partis ont affirmé l’existence de nombreux points de convergence. Le second tour devait avoir lieu à partir du 18 mars, mais la progression de la pandémie liée au coronavirus et les mesures de confinement prises par les différents pays européens freinent les négociations. Pour Londres, l’épidémie ne doit pas perturber l’agenda de la période de transition. Le gouvernement britannique a ainsi rappelé son refus de la prolonger au-delà du 31 janvier 2020. Les Britanniques espèrent toujours nouer un accord commercial similaire à celui unissant l’UE et le Canada, mais dépourvu de l’alignement réglementaire souhaité par Bruxelles.

 

Source : https://www.ft.com/content/a507c8b4-b412-3563-9647-9ab3ca0facff

 

Les négociations reprennent à partir de la mi-avril, via vidéoconférence à cause du contexte sanitaire. Alors que le premier tour semblait encourageant, ceux qui suivent, entre avril et août, marquent des divergences importantes entres les deux parties. L’Europe estime en effet que les avancées ne sont pas suffisantes de la part des britanniques dans quatre domaines :

  1. Les conditions de concurrence équitable.
  2. Le cadre général du partenariat entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne.
  3. La coopération policière et judiciaire en matière pénale.
  4. La pêche.

Michel Barnier, le négociateur en charge du dossier Brexit pour l’Europe, se dit « déçu et préoccupé » à l’issue de ces négociations.

Cette déception sera d’autant plus grande à compter du 10 septembre lorsque que les députés britanniques ont examiné une loi revenant sur certains aspects de l’accord de sortie de l’Union Européenne adopté en janvier 2020. Entré en vigueur le 1er février 2020, l’accord de sortie prévoit notamment qu’en cas d’absence de nouvel accord d’ici le 31 décembre 2020, l’Irlande du Nord restera soumise à un certain nombre d’obligations liées au marché unique européen, tout en étant membre de l’union douanière britannique. C’est ce « protocole nord-irlandais » que le Premier ministre britannique souhaite remettre en cause, afin de décider unilatéralement quel régime d’aides d’Etat s’appliquera à l’Irlande du Nord et quel type de contrôles douaniers s’imposera aux marchandises transitant entre Belfast et la Grande-Bretagne. Cette disposition, aussi connue sous le nom de backstop, vise à éviter le retour d’une frontière dure entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande. En revenant sur cet acte de l’accord de sortie, le Royaume-Uni assume enfreindre le droit international « de manière spécifique et limitée » selon les dires du gouvernement.

L’Europe attend fermement que les Britanniques reviennent sur cette décision et respectent leurs engagements. Le président du parlement européen, David Sassoli, a même déclaré que « toute tentative du Royaume-Uni de saper l’accord aurait de graves conséquences » et leur donne jusqu’au 30 septembre pour retirer ce texte. En dépit de ces éléments, le texte a été adopté par la Chambre des communes britannique le 14 septembre amenant la Commission européenne à adresser une lettre de mise en demeure au gouvernement britannique pour manquement à ses engagements le 1er octobre dernier. A défaut d’explications fournies avant le 31 octobre 2020 en réponse à cette mise en demeure, l’Union Européenne pourrait déposer une plainte devant sa Cour de justice.

Actuellement, du côté des Européens, le dialogue ne semble pas fermé. Ces derniers encouragent même les Britanniques à reprendre les négociations. Cependant, Boris Johnson estime que les Européens avaient « refusé de négocier sérieusement pendant ces derniers mois » en particulier sur les questions de concurrence et sur le secteur de la pêche, et que par conséquent, son pays devait se préparer à une sortie de l’Union Européenne sans accord en décembre.

A quelques jours de la date fatidique du 31 octobre 2020 marquant l’arrêt des négociations et un possible nouveau dossier juridique, les éléments présentés laissent planer le spectre d’un no-deal entre le Royaume-Unis et l’Europe.

 

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SPECIAL TENDANCE – La viande, mauvaise pour la planète : info ou intox ?

Alors que les vaches et les agneaux font partie du bétail à être le plus agressif pour l’environnement, une diminution de la consommation de viande ne passera pas par la régularisation du bétail, ni par la sensibilisation des omnivores mais en trouvant une alternative convaincante pour les adeptes de viande.

L’attrait grandissant pour une alimentation plus saine et plus respectueuse de l’environnement a permis aux précurseurs des substituts de viande, Impossible Foods et Beyond Meat, de voir leur chiffre d’affaires exploser depuis leur création. A titre d’exemple, entre 2018 et 2019, les revenus nets de Beyond Meat ont augmenté de 250% pour atteindre les 298 millions de dollars.

 

 

Entre fausses saucisses, viande hachée et boulettes, l’industrie des substituts devrait valoir dans la décennie près de 85 milliards de dollars selon UBS. En 2019, ce marché grandissant représentait un chiffre d’affaires de 622,6 millions contre 61,4 milliards de dollars pour le secteur de la viande traditionnelle.

 

Beyond Meat, un substitut innovant ?

Basé à Los Angeles et fondé en 2009 par Ethan Brown, Beyond Meat est un producteur de substituts de viande à base de plantes. L’entreprise a reçu de larges financements d’investisseurs tels que Bill Gates, Leonardo DiCaprio ou Don Thompson, l’ancien P-DG de McDonald’s.

Le 2 mai 2019, l’entreprise est devenue publique. Cette IPO est l’une des meilleures performances des 20 dernières années. Lors de cette introduction sur le Nasdaq, le cours du titre s’est envolé affichant une performance de 163% en une journée seulement. Fin juillet 2019, le titre a réalisé sa meilleure performance (+800%), sa capitalisation boursière était alors plus importante que les 25% des plus petites capitalisations du S&P500.

 

 

La marque a réussi son pari d’attirer un large panel qui inclut à présent les omnivores, plus de 90% de leur consommateur achètent aussi de la viande. Aujourd’hui, la marque est représentée dans plus de 30.000 points de distribution à travers le monde, leurs produits étant mêmes exposés dans le rayon boucherie.

Présent dans 26 chaînes de supermarchés à travers les Etats-Unis : Walmart, Target, Food Lion ou encore Whole Food pour ne citer que les plus connues, la marque écrase son concurrent, Impossible Foods, dont les produits sont uniquement disponibles dans 3 enseignes (Fairway Market, Gelson’s, et Wegmans).

Certaines grandes enseignes de fastfood parient même sur les marques grandissantes telles que Carl’s Jr, Hardee’s, Dunkin Donuts, ou encore Subway. Impossible Foods, quant à lui, est représenté chez Burger King, Hard Rock Coffee ou Cheesecake Factory.

Contrairement à ses concurrents, le géant McDonald’s, lui aussi lancé dans le burger « healthy », n’a choisi aucun des deux fabricants de substituts. En collaboration avec Nestlé, l’enseigne développe son propre substitut, le « Big Vegan TS », déjà servi dans ses restaurants allemands.

 

Beyond Meat, un bon substitut pour les papilles ?

Les substituts de viande existent depuis 1982, avec une texture sèche et caoutchouteuse, les adeptes de viande ne voyaient pas en cette alternative un produit gourmand. Aujourd’hui avec un visuel, une texture et un goût similaire à celui de la viande, Beyond Meat séduit tous les régimes alimentaires.

 

Source : https://marketchess.com/2019/05/02/beyond-meat-ingredients-a-new-fad-stock

 

La viande est composée d’acides aminés, de lipides, de minéraux, de vitamines et d’eau. A partir de cette composition, Beyond Meat a cherché à reproduire avec exactitude la viande. Pour cela, ses steaks sont composés de pois, de riz et de haricots mungo pour les protéines, de betteraves pour la couleur, de fécule de pomme de terre et d’huile de coco pour l’aspect juteux.

Selon Ethan Brown, leur substitut correspondrait entre 65% et 70% à de la viande. Pour atteindre un produit parfaitement similaire, l’entreprise travaille sur la saveur qui contient plus de 1.000 molécules différentes pour reproduire ce goût unique. Les chercheurs se concentrent aussi considérablement sur la texture, les protéines animales et végétales qui procurent une consistance différente pour les prochaines itérations de produits carnés à base de plantes.

Pour son concurrent, Impossible Foods, si la viande est si délicieuse c’est grâce à une molécule : « HEME », une molécule nécessaire à la vie de chaque cellule vivante. L’HEME est présente en grande quantité dans le sang humain et animal et en bien plus faible quantité chez les plantes excepté le soja. Ce composant de l’hémoglobine rend le sang rouge, la viande rose et donne ce goût si particulier de la viande.

Pour produire « HEME » en quantité de masse, les scientifiques extraient l’ADN du soja. Cet acide est ensuite inséré dans de la levure génétiquement modifiée qui, fermentée, produit beaucoup de cette précieuse molécule. Alors que les OGM sont fortement controversés, Impossible Foods estime qu’il n’aurait pas été en mesure de créer un produit rivalisant ou surpassant le bœuf pour sa saveur, sa texture, sa nutrition, sa polyvalence et son accessibilité sans cet élément.

Ainsi, Beyond Meat possède l’avantage de ne contenir aucun ingrédient OGM. Face à son adversaire, le Beyond steak est donc meilleur pour la planète, meilleur pour les animaux et meilleur pour la santé.

 

 

Source : https://ccesnews.org/showcase/2019/11/22/beyond-meat-vs-real-meat-who-wins/

 

Beyond Meat, un bon substitut pour la santé ?

Le documentaire « The Games Changers » ne fera que vanter les bienfaits des substituts de viande pour la santé. Ce-dernier a été, cependant, fortement controversé notamment pour son producteur qui n’est autre que James Cameron, fondateur de Verdient Foods. Cette entreprise spécialisée dans la fabrication de protéines de pois a reçu un investissement de 140 millions de dollars de la part de ses fondateurs, le célèbre réalisateur et sa femme, pour le développement de ses fameuses protéines. Un conflit d’intérêts est alors présent pour quelqu’un prônant l’importance d’oublier l’alimentation carnée au profit d’une alimentation exclusivement végétale.

Un avis plus nuancé est présenté par les scientifiques qui considèrent que ses substituts ne sont pas nécessairement sains sous tous les aspects.

Comparons un substitut à une viande de bœuf haché à 15% de matière grasse.

 

D’après cette comparaison menée par Harvard, le substitut contient de nombreux avantages comme l’absence de cholestérol qui détériore les artères et favorise les caillots et les accidents cardio-vasculaires. De surcroît, le burger végétal est une bonne source de protéines, de fibres de vitamines et de minéraux.

En effet, les steaks des deux producteurs, Impossible Foods et Beyond Meat, contiennent une quantité semblable de protéines aux 100 grammes, le premier avec des protéines de soja et le second avec celles de pois et haricots mungo. Par sa composition à base de végétaux, l’absence d’antibiotiques et d’hormones est constatée dans cette fausse viande.

Les 2 à 3 grammes de fibres des substituts, contre 0 gramme dans une viande traditionnelle, représentent 8% des apports journaliers recommandés. Présentes dans les légumineuses, ces fibres « permettraient de réduire les risques d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) et autres maladies cardiovasculaires de 30% » selon un rapport de l’OMS.

Enfin, des vitamines et des minéraux sont ajoutés à la préparation de substituts comme la vitamine B12, vitamine provenant essentiellement de source animale. Ces ajouts permettent au subsitut de contenir autant, voire d’avantage de nutriments que la viande.

 

Source : https://greenandgreat.eu/en/beyond-meat-2/

 

Cependant, cette fausse viande présente aussi des désavantages. Contrairement au traditionnel haché de bœuf, ce substitut subit des transformations chimiques pour atteindre un rendu similaire à celui de la viande : un juteux cœur rouge et un goût de viande.

Souvent utilisées dans les alternatives sans viande pour leur teneur en protéines, des légumineuses voient leurs effets bénéfiques détériorés par le procédé complexe. Par exemple, le soja est connu pour diminuer le risque de cancer, mais suite à la transformation seulement 8% d’une portion d’aliment de soja entier (un quart de bloc de tofu, une tasse de lait de soja…) est retrouvé dans un burger sans viande. Aussi, les protéines peuvent causer pour certains consommateurs des problèmes gastriques et le soja, ingrédient principal du haché d’Impossible Foods, est le septième allergène le plus courant.

Bien que généralement moins grasse, la fausse viande contient une teneur en acide gras saturé plus importante qu’un traditionnel haché par sa concentration en huile de coco. Néfastes pour la santé, ces graisses saturées sont associées à des taux accrus de maladies cardiaques et de décès prématurés.

Enfin, avec une teneur en sel près de cinq fois supérieure, la consommation de ces burgers végétaux chez les personnes suivant un régime pauvre en sel représente un enjeu pour leur santé.

Avec ces avantages et ces inconvénients, cette fausse viande n’est pas l’alliée ultime pour une alimentation plus saine mais consommée avec modération elle fait partie d’une alimentation équilibrée. Sans aucun danger à déplorer, ces substituts pourraient s’avérer bénéfiques pour la planète.

 

Beyond Meat, un bon substitut pour la planète ?

Les Concentrated Animal Feeding Operation (CAFO – centre d’engraissement), notamment celui de Garden City au Kansas, aussi appelé « Cattle Metropolis » (Métropole du bétail), entassent des milliers d’animaux sous antibiotiques et produisent des tonnes de déchets : le fumier. Certains de ces élevages industriels émettent plus de déchets sanitaires que certaines grandes villes américaines.

Une opération d’engraissement de 800.000 cochons peut produire 1,6 million de tonnes de fumiers par an, cela représente une fois et demie plus de déchets organiques que la ville de Philadelphie. Sur une année, l’élevage intensif génère entre 3 et 20 fois plus de déchets sanitaires que la population américaine.

Fortement traité, le bétail émet du fumier pollué et contamine les sources d’eau potable en aval. Des taux d’antibiotiques et de nitrates particulièrement élevés sont retrouvés dans ces sources.

Les élevages intensifs affectent aussi la qualité de l’air dû à un excédent d’ammoniac et de sulfure d’hydrogène qui cause, entre autres, des irritations pulmonaires et oculaires. Mais le tristement célèbre méthane est aussi retrouvé dans l’atmosphère à cause de l’alimentation à base de maïs des troupeaux. Les émissions de méthane contribuent largement à l’augmentation de la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et sont responsables de près d’un tiers du réchauffement climatique. D’après les Nations Unies, les élevages industriels représentent, à eux seuls, plus de 9% des émissions globales de gaz à effet de serre avec un tiers provenant des émissions de méthane des vaches.

Enfin, la déforestation est aussi un enjeu majeur de ces élevages, 75% de la déforestation amazonienne est liée à l’élevage intensif.

Ce sont tous ces côtés négatifs que l’industrie de substitut vise à supprimer en remplaçant la viande.

 

Source : https://vegconomist.com/studies-and-numbers/study-beyond-meat-burger-is-significantly-more-environmentally-friendly-than-beef/

 

Selon une étude de l’université du Michigan, un Beyond Burger produirait 90% de moins de gaz à effet de serre qu’un burger classique et nécessiterait 46% de moins d’énergie, 93% de terre en moins et enfin 99% moins d’eau qu’un steak de bœuf américain classique. Ces pourcentages sont significatifs pour l’environnement mais cette étude, sponsorisée par Beyond Meat, nécessite des enquêtes indépendantes afin de connaître l’impact véritable de ces entreprises productrices de substituts de viande.

Avec une empreinte écologique très faible, la société est consciente de l’extensibilité de son business.  En effet, la population ne cesse de croître et les terres cultivables deviennent saturées, de nouvelles solutions sont donc nécessaires pour pouvoir nourrir 10 milliards d’êtres humains.

 

Beyond Meat, un bon substitut pour le porte-monnaie ?

 Alors qu’en moyenne, une livre (0,45 kg) de fausse viande coûte entre 10 et 12 dollars, une livre de viande de bœuf haché en vaut 4 à 6 ce qui est rendu possible par l’élevage intensif.

Pour combler cet écart important, Beyond Meat a sorti un format économique « Cookout classic » comprenant 10 burgers congelés sans viande pour un prix de 50,99 dollars soit 6,40 dollars par livre. Cette diminution tarifaire permet au groupe de s’aligner davantage sur les prix de ses concurrents qui enregistrent des tarifs aux alentours des 5,26 dollars par livre selon le ministère de l’agriculture américain. De plus, la viande a subi une augmentation de son prix à cause de la pandémie actuelle ce qui a permis à Beyond Meat de gagner en parts de marché.

La réduction de ses prix fait partie de la stratégie de l’entreprise pour inciter les consommateurs de viande à acheter leurs produits. Les économies d’échelle à venir vont permettre au groupe de diminuer ses tarifs afin de combler l’écart avec les producteurs de viande.

Enfin, l’une des critiques faites sur le burger qui n’a aucun impact sur la santé concerne l’un de ses ingrédients : l’eau. En effet, l’eau représente l’ingrédient principal de ces burgers, et quoi de plus improbable pour les détracteurs de ces faux steaks que de payer l’eau à prix d’or (lien vers notre récente newsletter sur l’eau).

 

Beyond Meat, un bon substitut pour votre portefeuille ?

Source : https://www.chicagotribune.com/business/ct-biz-beyond-meat-public-offering-20190502-story.html

 

Avec un ratio d’endettement total de l’ordre de 13% et un ratio pour le secteur de l’agroalimentaire qui s’élève à 72%, Beyond Meat se place dans une position favorable. Ce faible ratio d’endettement est adéquat pour une entreprise de substitut carné car elle opère aujourd’hui dans un environnement commercial volatil et imprévisible. Un ratio plus élevé pourrait mettre l’entreprise en difficulté si un ralentissement de l’activité économique venait à se produire.

Le quick ratio de la société se chiffre à 4,32 contre 0,87 pour le secteur, la solvabilité du groupe est donc un atout pour les investisseurs.

Suite à leur phase d’expansion et l’augmentation constante de leurs dépenses en R&D, le ROE et le ROA, de -1,31% et -1,04% respectivement, sont donc négatifs. Entre 2018 et 2019, l’entreprise a augmenté ces coûts de 11,1 millions de dollars, soit une augmentation de 115%. L’équipe de recherche et développement crée, teste et affine leurs produits dans leur centre d’innovation « Manhattan Beach Project ». Au 31 décembre 2019, l’entreprise employait environ 104 scientifiques, ingénieurs, chercheurs, techniciens et chefs cuisiniers pour aider à créer la prochaine génération d’aliments pour les consommateurs. La société protège et continuera à protéger toute propriété intellectuelle créée par ce centre d’innovation.

De surcroît, la croissance rapide de l’entreprise demande d’importants investissements. Afin d’établir une position durable de leader à long terme, l’entreprise investit pour recruter les meilleurs éléments, maximiser les capacités de leur chaîne d’approvisionnement, investir dans les ventes et le marketing et optimiser leur système. En réponse à la demande globale, Beyond Meat développe des relations avec d’autres co-fabricants pour rechercher des synergies complémentaires. Au premier trimestre 2020, la société a achevé la construction aux Pays-Bas d’une nouvelle installation de co-fabrication.  Cependant, l’entreprise en phase d’expansion ne paie pas de dividendes à ses investisseurs mais a la volonté d’en payer dans le futur selon le rapport annuel 2019.

 

Source : https://urbantastebud.com/fake-meat-brands/

 

Avec une population mondiale en pleine augmentation et des augmentations de salaire dans les pays en développement, le secteur a un bel avenir devant lui. Les principaux producteurs de viandes ont l’ambition de remplacer 100% des produits animaliers d’ici 2035.

Cependant, les producteurs de viande sont montés au créneau pour défendre leur activité. Un grand nombre d’Etats est en train de légiférer pour interdire aux industriels de produits « vegan » d’utiliser le terme « viande » si le produit ne provient pas d’un animal.

De plus, les géants de production de viande, tels Tyson, Smithfield, JBS ou Cargill, ainsi que les géants de l’agroalimentaire, comme Nestlé ou Kellogg’s, se sont empressés de suivre la tendance en créant leurs propres usines de substitut à base de végétaux.

Parmi les concurrents, les laboratoires cherchent à produire de la viande dite « propre ». Ces laboratoires cultivent de la véritable viande en répliquant les cellules animales dans de simples boîtes de Pétri. Ces laboratoires spécialisés dans la culture de viande sont soutenus financièrement par Bill Gates, Richard Branson et Cargill.

En France, la tendance n’est que naissante mais des entreprises, comme Herta ou Fleury Michon, voient en cet engouement des possibilités de marché et développent, elles aussi, leur gamme végétale.

 

Analyse Technique

 

Rappelons ici que Beyond Meat a été introduit en bourse très récemment, le 2 mai 2019, ce qui implique que nous ne disposons pas d’un historique de prix conséquent. Néanmoins, sur ce graphique en 4 heures, nous avons la capacité de relever certains niveaux intéressants. En effet, nous remarquons que depuis son point bas de mars 2020, lié à la crise sanitaire, le titre a enregistré une belle progression jusqu’en juin avant de marquer une phase de ralentissement. Après être venu rebondir à plusieurs reprises sur le support des 125 dollars (ligne bleue), la titre a repris son ascension dès la rentrée de septembre.

Dans cette configuration, tant que le niveau des 165 dollars (ligne rouge) ne sera pas franchi à la baisse, il serait préférable de positionner à l’achat sur ce titre, avec un objectif sur le précédent plus-haut à 240 dollars. Alternativement, la cassure franche de ce niveau pourrait nous amener à un retour sur le support des 125 dollars.

 

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Réalisé par Albane Desjardins avec l’aide de Jean-François M’Bongué

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SPECIAL ACTU – Huawei, la 5G et le reste du monde !

Huawei Technologies est une entreprise fondée en 1987, dont le siège social se trouve à Shenzhen en Chine et qui fournit des solutions dans le secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC). Le groupe chinois compte 194.000 employés, dont plus de 96.000 travaillent dans la R&D. Il possède 14 centres de recherche et 36 centres d’innovation dans le monde entier. C’est une société privée dont le capital est détenu par ses salariés à travers un système de stock option. Par conséquent, elle n’est pas cotée en bourse et est donc dispensée juridiquement de présenter ses résultats. Néanmoins, par sa dimension internationale et son impact sur le secteur, elle publie toutefois sur son site web un rapport annuel d’activité.

Historiquement, le premier métier du groupe est la mise à disposition de réseaux de télécommunications aux opérateurs : c’est-à-dire que l’entreprise fournit des matériels, des logiciels et des prestations de services pour les réseaux de télécommunications des opérateurs et les réseaux informatiques des entreprises. C’est par la suite que le groupe s’est fait connaître pour ses autres activités.

A partir de 2009, Huawei commercialise ses premiers smartphones sous le système d’exploitation Android de Google, et à partir de 2011, le groupe se lance sur le marché des solutions pour entreprises avec le développement du cloud, des centres de données et la cyber-sécurité. Pour gagner en part de marché et en reconnaissance sur ses différentes activités, le groupe investit environ 10 à 15% de son revenu annuel dans la R&D pour un montant qui s’élève à 73 milliards de dollars sur les dix dernières années.

En 2019, les expéditions de smartphones d’Huawei ont dépassé les 240 millions d’unités, avec une croissance annuelle de 16,8%, et ont atteint une part de marché mondiale de 17,6%, consolidant sa position de numéro deux des smartphones (derrière Samsung et devant Apple).

 

Huawei et le conflit sino-américain

Source : https://actu.meilleurmobile.com/

 

Depuis le mois de mai 2019, les entreprises américaines se sont vues interdir de vendre leurs produits au géant chinois, soupçonné d’espionnage par l’État américain. En effet, les services de renseignement américain soupçonnent Huawei d’être financé par les services de sécurité chinois, et de vouloir installer des outils de surveillance électronique directement au cœur de ses équipements (réseau 5G et smartphones). Le groupe chinois a toujours nié participer à des opérations d’espionnage, qu’elles soient technologiques ou politiques et estime que ces accusations et les mesures prises à son encontre par le gouvernement américain sont exclusivement liées à la guerre commerciale qui oppose les deux premières puissances mondiales.

Néanmoins dans ce contexte particulier, les dirigeants d’Huawei avaient anticipé que ce genre de contrainte vis-à-vis des Etats-Unis pouvait apparaître avec les tensions commerciales. Ren Zhengfei, le fondateur du groupe avait même déclaré en mai 2019 : « l’an dernier, j’avais deviné que les Etats-Unis nous attaqueraient dans les deux ans, ce qui nous laissait largement le temps de nous préparer ».

Huawei a donc été contraint de modifier certains smartphones et de retarder le lancement d’autres appareils car il ne pouvait plus disposer de l’OS Android (système d’exploitation) installé sur la plupart des smartphones. Le groupe avait néanmoins réussi à négocier avec Google une dérogation temporaire sur cette interdiction afin de continuer à commercialiser des smartphones sous Android. Cet accord permettait notamment à Google de continuer à délivrer des mises à jour et des correctifs Android aux smartphones lancés par Huawei avant la mise en place de l’embargo. Cette dérogation prise en aout 2020 n’a pas été renouvelée sous les consignes du gouvernement américain.

Par conséquent, le constructeur a mis en place son propre système d’exploitation pour ses futurs smartphones appelé HarmonyOS qui sera disponible à partir de 2021 sur l’ensemble de ses mobiles et sur les autres produits connectés de la marque (téléviseurs et montres connectées entre autres).

Les attaques américaines sur le groupe chinois n’ont pas été partagées par les autres grands pays occidentaux. Même au sein de l’alliance du renseignement « Five Eyes » composée des Etats-Unis, de la Nouvelle-Zélande, du Canada, du Royaume-Uni et de l’Australie, seule cette dernière a suivi la ligne de conduite américaine et interdit l’utilisation d’équipements chinois dans son réseau 5G (Huawei mais aussi ZTE). Les trois autres membres ont exprimé des réserves à ce sujet : au Royaume-Uni par exemple, malgré les réserves de certains élus conservateurs et d’une partie de la communauté du renseignement, l’entreprise chinoise est toujours autorisée à fournir des éléments « non centraux » du futur réseau 5G du pays.

Mais très rapidement l’équipementier suscite de plus en plus d’hostilité chez un grand nombre de pays occidentaux qui redoutent que ce poids lourd des télécoms ne serve de « cheval de Troie » à la Chine, et ne l’aide à espionner les puissances étrangères.

 

Huawei et la 5G en Europe

La 5G est la cinquième génération des standards pour la téléphonie mobile. Elle donnera accès à des débits dépassant ceux de la 4G, avec des temps de latence très courts et une haute fiabilité, tout en augmentant le nombre de connexions simultanées par surface couverte. Elle vise à supporter jusqu’à un million de mobiles au kilomètre carré soit dix fois plus que la 4G actuellement. D’abord prévue pour début 2020 en France, l’attribution des licences 5G est reportée à cause de la pandémie de Covid-19 et des suspicions d’espionnage industriel et politique qui planent autour de l’équipementier Huawei.

 

Source : https://www.lepoint.fr/monde/5g-singapour-choisit-nokia-et-ericsson-au-detriment-d-huawei-25-06-2020-2381763_24.php

 

L’Asie et plus particulièrement la Chine dispose de deux équipementiers : Huawei et ZTE ; l’Europe aussi avec Nokia et Ericsson. En revanche, les États-Unis n’ont pas de grandes sociétés spécialisées dans ce domaine et cherchent donc, dans un souci de concurrence et de sécurité nationale, à confier l’ensemble de l’architecture et de l’infrastructure 5G du pays principalement à des entreprises américaines. Un grand projet 5G a d’ailleurs été lancé fin 2019 avec des entreprises comme Dell, Microsoft et AT&T.

De 2009 à 2019, Huawei a investi plus de 13 milliards de dollars dans la recherche sur la 5G, notamment sur les puces, les matériaux, les algorithmes, les antennes et le refroidissement et détient plus de 20% de l’ensemble des brevets essentiels à la norme 5G et plus de 21.000 contributions, ce qui représente le chiffre le plus élevé de l’industrie. Au 20 février 2020, Huawei avait signé 91 contrats commerciaux pour la 5G avec les principaux transporteurs mondiaux, dont 47 en Europe, 27 en Asie et 17 dans d’autres régions, permettant au groupe d’expédier plus de 600.000 unités d’antennes actives 5G sur les marchés mondiaux. Mais les questions d’espionnage d’Huawei sur les grandes puissances viennent quelque peu contrecarrer les plans du géant chinois.

Le Royaume-Uni a décidé mi-septembre 2020, de ne plus acheter d’équipements à Huawei d’ici la fin de l’année et de complètement démanteler les antennes présentes sur son sol à horizon 2027.

Le ministère de l’Economie français avait promis, contrairement aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, de ne pas prononcer d’interdiction globale à l’encontre de l’arrivée du chinois Huawei dans la 5G. Mais la France aurait finalement manœuvré autrement pour arriver aux mêmes fins en annonçant dans un premier temps en juillet 2020 qu’elle allait accorder des autorisations aux opérateurs télécoms pour utiliser des équipements 5G, y compris ceux fabriqués par Huawei, pour des durées pouvant aller jusqu’à huit ans reconductibles. Par la suite, la France revient sur ses propos et annonce que ces autorisations seraient réduites à trois ans pour Huawei et qu’elles ne seraient pas reconductibles.

Après le Royaume-Uni et la France, c’est au tour de l’Allemagne de mettre en place sa défense face à au constructeur chinois. Il n’est pas question pour Berlin d’interdire officiellement Huawei, mais un projet de loi sur la sécurité informatique est en train de voir le jour et empêcherait à terme le géant chinois d’équiper le pays en 5G.

Ni le gouvernement français, ni le gouvernement allemand, n’ont interdit fermement à la firme chinoise de fournir des équipements 5G sur leur sol. Mais ces mises en place de réglementation visant à limiter et, à terme, à interdire l’activité de Huawei sur le sol européen ne sont pas bien reçues par le gouvernement chinois. Ces réglementations poussent le ministre du commerce extérieur à envisager des mesures contre les activités chinoises des deux fabricants européens d’équipements de télécommunications. Ainsi par exemple, des contrôles qui empêcheraient Nokia et Ericsson d’exporter des produits fabriqués en Chine vers d’autres pays, ou encore en cas d’exclusion formelle de l’Allemagne, des mesures de rétorsion à l’égard de l’industrie automobile allemande.

 

Source : https://www.latribune.fr/technos-medias/telecoms/smartphones-google-impose-de-severes-restrictions-a-Huawei-817758.html

 

Abraham Liu, représentant d’Huawei en Europe avait pourtant proposé des accords de « non-espionnage » à tous les pays souhaitant continuer de travailler avec le groupe chinois, sans succès. Il avait alors alerté sur le devenir du respect de la concurrence au niveau international en expliquant que ce genre de mesures de la part des européens et des américains n’étaient « pas seulement une attaque contre Huawei. C’est une attaque contre l’ordre libéral fondé sur des règles […] Maintenant, cela arrive à Huawei. Demain, cela peut arriver à n’importe quelle autre compagnie internationale. »

Tout dernièrement, le 1er octobre 2020, sur la demande d’Huawei, la Chine a entamé une procédure judiciaire contre Google pour abus de position de dominante considérant l’ingérence américaine comme le « parfait exemple de la piraterie moderne et des intimidations des Etats-Unis ».

Reste maintenant à savoir quelles seront les suites d’une telle procédure dans un contexte de guerre commerciale encore très tendue comme en témoigne le cas du réseau social chinois TikTok lui aussi interdit par les Etats-Unis pour des raisons de sécurité nationale et de suspicions d’espionnage.

 

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HORS SERIE : L’eau en danger ?

L’eau, cette ressource bien que renouvelable, n’est pas infinie. Seuls 3% de l’eau présente sur terre est dite de l’eau « douce ». La majorité de cette eau douce est emprisonnée dans des calottes glaciaires ou des glaciers et est donc inexploitable. Outre cette eau inexploitable, seul 1% d’eau douce est accessible et est utilisée de manière non durable, ce qui représente aujourd’hui un enjeu crucial pour l’avenir.

 

 

L’eau : un enjeu stratégique

En dehors de son côté potable, l’eau est un élément essentiel à la production de tout ce que nous consommons, cet or bleu est ainsi omniprésent dans notre quotidien : les habits, les portables, les voitures… Cette eau utilisée à des fins de production agricole et industrielle ou de service est dite « virtuelle ». A titre d’exemple, l’empreinte d’eau une simple tasse de café représente, à elle seule, 140 litres d’eau à produire, un hamburger en vaut 2.400 et une paire de chaussures en cuir nécessite 8.000 litres d’eau. L’eau est donc indubitablement un élément essentiel à la survie de notre espèce.

Alors que l’eau sous sa forme liquide ne s’échange pas, l’eau « virtuelle », quant à elle, se négocie. Elle correspond donc à l’eau utilisée pour produire des biens exportables dans un endroit et consommée « virtuellement » dans un autre. L’exportation de biens de consommation à travers le monde peut être considérée comme un transport d’eau « virtuelle ».

Voici une cartographie des importateurs d’eau « virtuelle » :

 

 

Le prix de l’eau

Jusqu’alors considérée comme une ressource naturelle quasi-gratuite et abondante, l’eau et plus précisément l’eau virtuelle devient au fur et à mesure une marchandise dont le commerce est organisé comme celui d’autres matières premières. Cette financiarisation de l’eau est amenée à devenir omniprésente dans nos sociétés comme c’est déjà le cas dans certains pays dont l’Australie, le Chili, l’Iran, le Royaume-Uni ou encore les Etats-Unis.

Les partisans des marchés de l’eau voient en cette gestion sur les marchés un apprentissage à l’économie de cette ressource. Selon eux, la rareté de l’eau ainsi que sa gratuité empêchent une utilisation raisonnée de ce précieux liquide.

En 1989, le rapport entre l’eau et la finance a débuté en Angleterre avec le gouvernement de Margaret Thatcher qui a décidé de privatiser le système entier ainsi que les concessions du pays. Chaque goutte d’eau est alors devenue marchandise. Ainsi, en Angleterre, les mauvais payeurs se sont vus refuser l’accès à l’eau potable jusqu’à ce qu’une loi l’interdise 10 ans plus tard. Contestée par l’opinion publique, cette privatisation britannique de l’eau n’a été reproduite par aucun pays. Alors qu’aujourd’hui plus de 80% des britanniques souhaitent revenir à une ressource commune, publique et peu onéreuse, l’Australie inaugure le monde de demain, un monde où l’eau est devenue une ressource rare et chère.

 

Le cas australien

 

Source : https://www.studyrama.com/formations/fiches-metiers/agriculture/

 

Depuis de nombreuses années, cette terre subit le dérèglement climatique de plein fouet. Les problèmes d’approvisionnement en eau couplés aux sécheresses et à leur immense secteur agricole représentent des enjeux nationaux de grande ampleur. La question de l’attribution de l’eau s’est rapidement posée.

Depuis plus de 10 ans, les Australiens ont décidé de confier cette attribution au gouvernement et aux marchés financiers. Le premier attribue un quota d’eau à chaque consommateur : les fermiers, les industriels et les villes. Ces droits sont calculés en fonction des besoins, des réserves existantes et des prévisions climatiques. Par la loi « Water Act » de 2007, l’eau ainsi attribuée peut être utilisée en partie ou en totalité. Cette loi s’accompagne donc par l’ouverture du marché de l’eau où l’excédent potentiel des différentes structures peut être revendu sur des marchés privés.

Un essor des marchés privés de l’eau est constaté sur le sol australien où certains acteurs achètent et revendent de l’eau par besoin et d’autres viennent uniquement spéculer. A l’introduction de ces marchés, avec comme unité de mesure le mégalitre (un million de litres), le cours s’élevait à 50 dollars australien le mégalitre, soit 35 euros. Aujourd’hui, dans les états les plus durement touchés par la sécheresse, le mégalitre peut atteindre jusqu’à 500 dollars australiens, soit 350 euros.  Avec un rendement de près de 25%, cette ressource est en train de devenir l’or de demain.

Mais cette spéculation présente des conséquences néfastes en Australie. La crise de l’eau et l’envolée des prix sur les marchés provoquent la faillite des petits agriculteurs et notamment des éleveurs laitiers qui parfois achète le litre d’eau au même prix qu’ils vendent leur litre de lait. Les petits producteurs, n’ayant pas conscience de la dure loi du marché, n’arrivent pas à échanger correctement dans de telles conditions pour satisfaire leur besoin.

Seules survivent les immenses compagnies capables d’acheter l’eau telles que l’entreprise Webster, premier producteur d’amandes du pays par exemple. Ces entreprises ont adapté leur activité en incluant de nouveaux métiers comme le « Water Manager » (responsable de la gestion de l’eau) qui a la gestion de portefeuilles comptabilisant plusieurs centaines de millions d’euros. Webster, l’un des plus riches propriétaires d’eau, gère un portefeuille de plus de 200 millions d’euros.

 

Le modèle australien à travers le monde

Ce modèle précurseur est en train de s’exporter à travers le monde. A l’instar de l’Australie, la Californie subit de vastes problèmes de sécheresse et possède de nombreuses exploitations agricoles. En 2014, sous la pression des écologistes, l’Etat a signé une nouvelle loi baptisée « SGMA » pour rationaliser l’eau extraite du sous-sol, auparavant gratuite pour tous les agriculteurs. Parallèlement à ces quotas, le Nasdaq a introduit le Nasdaq Veles California Water Index qui permet de spéculer sur l’eau californienne.

 

Source : https://www.waterexchange.com/market-insight/

 

Cette loi imposant des quotas d’eau à chaque entité a d’abord été accueillie avec réticence mais a connu un franc succès chez les écologistes. De plus en plus d’organisations non gouvernementales protectrices de l’environnement achètent de l’eau sur les marchés financiers pour alimenter les rivières à sec et pour protéger la faune et la flore marines. Ces transactions liées à la protection de la nature représentent un quart des flux sur le marché de l’eau.

En septembre 2020, le groupe CME va encore plus loin en annonçant le lancement des contrats à terme (futures) sur l’eau à l’image d’autres matières premières. Le groupe a déclaré qu’il « sera un outil innovant, le premier du genre, pour fournir aux utilisateurs agricoles, commerciaux et municipaux de l’eau une plus grande transparence, la découverte des prix et le transfert des risques – ce qui peut aider à aligner plus efficacement l’offre et la demande de cette ressource vitale ».

En 2019, alors que l’Europe fait figure de « forteresse » face à cet engouement de financiarisation, les transactions faites sur l’eau se chiffraient déjà à 2 milliards d’euros.

 

Des dérives à prévoir

L’eau est unique, l’eau est irremplaçable, l’eau est vitale : le commerce de l’eau est devenu le nouvel eldorado pour les investisseurs. Appliquer la loi des marchés à une denrée aussi rare et essentielle que l’eau pourrait engendrer des dérives planétaires. Seuls les plus aisés profiteraient de cette ressource vitale et un clivage de plus en plus prononcé pourrait être constaté.

Avec la prise de conscience collective du dérèglement climatique et de la raréfaction de l’eau, les principaux acteurs de Wall Street sont persuadés que l’eau pourrait être comparée au pétrole du 21ème siècle. En 2010, pour contrer ces possibles dérives, aux Nations Unies, l’Assemblée Générale a voté une résolution pour reconnaître l’accès à l’eau comme un droit universel.

Mais certains conflits sont déjà existants, notamment en Asie centrale, au sud de l’Inde, ou encore entre la Bolivie et le Chili… La crise de l’eau potable n’est donc pas une histoire de futur mais bien du présent. Le 20ème siècle était rythmé par des conflits axés sur le pétrole ; avec une demande en constante augmentation et des ressources qui s’amenuisent, le 21ème siècle pourrait être associé aux conflits pour l’eau douce.

Pour contrer ce danger à venir, la solution est de « Réduire, Réutiliser, Recycler ». Le recyclage de l’eau passera par des développements technologiques permettant de nettoyer l’eau. Un des remèdes miracles pourrait être la désalinisation de l’eau de mer.

 

Une solution miracle : la désalinisation de l’eau ?

 

Source : https://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/eau-limpact-de-la-desalinisation-sur-lenvironnement-saggrave-389146

 

De nombreuses usines de désalinisation (ou dessalement) sont apparues ces dernières décennies, près de 16.000 usines de ce type existent dans 177 pays, ce qui représente 95 millions de mètres cubes d’eau. Pour ne citer que les plus connues, nous retrouvons celles de Claude Lewis Carlsbad aux Etats-Unis, Saline Water Conversion Corporation en Arabie Saoudite ou encore Sorek, la plus grande usine de dessalement de l’eau du monde, en Israël.

Voici un tableau récapitulatif des unités de désalinisation dans le monde en 2018 :

Cependant, cette solution apparemment miracle connaît des inconvénients. Un des enjeux de la désalinisation est le sous-produit qu’il en résulte : une saumure hautement concentrée. Pour deux gallons, soit 7,57 litres d’eau salée, une usine de désalinisation produira un demi-gallon (1,89 litre), d’eau douce et un gallon et demi (5,67 litres) de saumure hautement concentrée. Aujourd’hui, près de 141 milliards de litres de saumure sont produits et sont rejetés d’une manière ou d’une autre dans l’océan. De densité beaucoup plus élevée, cette saumure se concentre sur les sols marins et détruit la vie marine. De plus, ce procédé est extrêmement énergivore ce qui rend cette technologie très onéreuse en comparaison à d’autres options.

La désalinisation n’est pas la solution pour résoudre les problèmes liés à l’eau, cette technologie représente l’une des options pour ralentir la raréfaction de l’eau. Malgré ses nombreux inconvénients, cette technologie se développe grâce à sa propension à délivrer de l’eau potable de manière fiable. En France, Suez et Veolia demeurent les précurseurs de cette nouvelle technologie.

 

Suez

 

Sur ce graphique en base journalière, nous constatons qu’à partir de février 2019, Suez évolue sur une droite de tendance haussière avant de s’effondrer en mars 2020 à cause de la pandémie de coronavirus. Par la suite, le titre enregistre une progression fulgurante, aidé par la proposition de Veolia fin août 2020 qui prévoit d’acquérir 29,9% du capital de Suez auprès d’Engie avant de lancer une OPA sur le reste du capital pour créer un leader mondial de la transformation écologique.

Graphiquement, tant que la zone des 14,30€ ne sera pas enfoncée, nous privilégierons un scénario haussier avec un premier objectif à 17€ revenant sur les plus-hauts de 2017. Alternativement, la franche cassure de cette zone invaliderait le scénario haussier et nous conduirait sur un objectif autour des 13,50€.

 

Veolia

 

Sur ce graphique en base journalière, on constate que le titre Veolia a connu une phase de consolidation horizontale en wedge entre novembre 2015 et juin 2020 (matérialisée par les segments violets) avant de reprendre le mouvement haussier dans lequel il était inscrit précédemment (droite verte). Là encore, le Covid-19 a laissé des traces avec une forte chute du cours de l’action en mars 2020. Depuis ce creux, les prix ont tenté un rebond mais sans grande conviction, laissant le titre s’échouer à plusieurs reprises sur le support des 17,80€ (ligne horizontale bleue).

Tant que ce support résistera, on peut privilégier une reprise du mouvement haussier pour l’action Veolia avec un premier objectif autour des 22€ en amont d’une accélération possible vers les 29€ correspond à ses plus-hauts d’avant crise. Alternativement, la cassure de ce support nous conduirait à un retour sur les points bas de mars autour des 16€.

 

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Réalisé par Marc Dagher, avec l’aide d’Albane Desjardins et Jean-François M’Bongué

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SPECIAL MATIERES PREMIERES : Baril en la demeure !

2020 s’avère être une année difficile pour le marché pétrolier avec des baisses respectives sur les cours du Brent et du WTI de 36% et 34% depuis le début de l’année, amenant les cours à 42 et 40 dollars à fin septembre. En effet, entre la chute de la demande internationale liée à la pandémie de Covid-19 et la « guerre » de prise de parts de marché entre l’Arabie Saoudite et la Russie, le marché du pétrole s’est littéralement effondré en 2020 et plus particulièrement pendant les mois de mars et avril. On se souviendra notamment de la journée du 20 avril 2020 où le contrat de brut américain pour livraison mai a fini la séance en territoire négatif (à environ -40$) : une première historique !

Entre une crise économique d’une ampleur exceptionnelle, l’évolution sociétale, l’accélération potentielle de la transition écologique, et la baisse historique des investissements en exploration/production, le monde pétrolier entre à l’évidence dans une nouvelle ère. Ces bouleversements surviennent dans un marché déjà perturbé par des incertitudes géopolitiques perceptibles, notamment une insécurité latente dans le détroit d’Ormuz. Les compagnies pétrolières ont déjà commencé à réduire leurs investissements dans l’exploration-production, dans une proportion comprise entre 20% et 35%. D’ailleurs, BP et Total ont annoncé un objectif de neutralité carbone pour 2050, signe que ces géants européens réduiront leur exposition aux risques de fluctuations du prix du brut (minorant leur appétit pour l’exploitation de gisements à coûts élevés).

L’idée d’un prix du pétrole faible pour longtemps devient donc envisageable comme la possibilité d’être confronté à des envolées ponctuelles des prix si l’offre n’est pas au rendez-vous. Le contexte actuel est caractérisé par un prix du pétrole historiquement bas, estimé autour de 40 dollars le baril en moyenne pour les cotations de 2020, ce qui ne c’était pas vu depuis 2008. Les cours du pétrole oscillent donc entre les communiqués de l’OPEP et les actualités liées au coronavirus, laissant peu de certitudes sur l’avenir de ce marché.

Au début du mois de septembre, le prix du Brent est repassé sous les 40 dollars alors qu’il évoluait en moyenne hebdomadaire à 45 et 43 dollars les deux dernières semaines d’août. L’environnement sanitaire y joue pour beaucoup. Le nombre croissant de cas de contamination en Europe et dans le reste du monde, ainsi que les difficultés à développer rapidement un vaccin, expliquent en grande partie cette correction. Celle-ci a d’ailleurs été renforcée par l’Arabie Saoudite qui a annoncé le 8 septembre dernier la baisse des prix de livraison du pétrole à destination de la zone Asie et des Etats-Unis. L’espoir d’un rééquilibrage progressif du marché devient moins évident et pèse à la baisse sur les prix de l’or noir.

Cependant, l’Arabie Saoudite « siffle la fin de la récréation » en affichant sa détermination à faire respecter la conformité des quotas de production des membres de l’OPEP+ au cours de leur dernière réunion le 17 septembre 2020. L’objectif de ce « rappel à l’ordre » est de donner au marché des espoirs de stabilisation des prix.

Mais cela semble difficile à faire croire quand on voit la persistance de la pandémie qui plombe la relance économique et, par conséquent, toute reprise de la demande, surtout que le secteur du transport, notamment le trafic aérien, demeure très limité. L’Agence Internationale de l’Energie (AIE) abaisse d’ailleurs les prévisions de consommation de carburant pour le reste de l’année : « Nous nous attendons à ce que la reprise de la demande de pétrole décélère nettement au second semestre 2020… ». En effet, dans son rapport de prévisions pour le quatrième trimestre 2020, l’AIE a abaissé ses prévisions de 600.000 barils par jour, alors que les stocks dans les pays développés ont atteint un niveau record en juillet, avec 3,225 milliards de barils, et ne diminueront pas de sitôt comme initialement prévu. Elle s’attend ainsi à une chute annuelle de 8,4 millions de barils par jour (contre 8,1 mb/j dans son précédent rapport).

Dans ce contexte particulier, les compagnies pétrolières font face à des défis d’avenir concernant leur secteur, et des restructurations sont donc en train de se mettre en place.

 

BP

Le groupe britannique a annoncé en juin dernier la suppression de dix mille postes dans le monde (15% de ses effectifs), ainsi qu’une charge pour dépréciation d’actifs qui va passer de 13 à 17,5 milliards de dollars après impôts au deuxième trimestre en raison de « l’impact durable » du coronavirus. BP a examiné et réduit ses prévisions de prix pour le pétrole et gaz, tablant sur un impact durable du Covid-19 et étant donné que la transition énergétique pourrait être accélérée à la faveur des mesures de relance de l’économie. Le britannique mise désormais sur une moyenne de 55 dollars par baril de Brent entre 2021 et 2050 (contre 70 dollars avant la crise) correspondant à « un éventail de voies vers la transition énergétique cohérentes avec les objectifs de l’accord de Paris sur le climat » précise le groupe.

Source : https://www.elettrico.fr/egeb-bp-reduit-de-40-les-energies-fossiles-investit-dans-lenergie-verte-electrek/

 

Dans son rapport sur l’énergie publié le 14 septembre, le groupe BP estime que « le déclin du pétrole est déjà engagé » et envisage trois scénarios sur la transition vers une énergie plus verte d’ici 2050. Dans les deux scénarios les plus optimistes, la demande de pétrole aurait déjà dépassé son pic et ne se relèvera jamais de la chute causée par la crise sanitaire. Dans le scénario le plus conservateur avec une transition énergétique au même rythme qu’actuellement, la consommation d’or noir devrait atteindre un plateau dans les années qui viennent, précise le rapport.

Sur le graphique ci-dessus en base journalière, on constate les difficultés de BP à faire face à la crise. Certes, depuis son creux de mars 2020, le groupe pétrolier enregistre une progression de 17%, mais à relativiser si on regarde sa performance depuis le début de l’année qui est de l’ordre de -52%, démontrant l’incapacité du groupe à faire face à la crise sanitaire.

Dernièrement, la clôture du gap haussier d’avril (rectangle orange) peut nous donner un objectif de cours à la baisse pour BP autour des 16£, le ramenant sur ces points bas de mars s’il n’y avait pas d’évolution favorable de la conjoncture économique. Alternativement, un retour de la demande de pétrole liée au ralentissement de la pandémie ou à l’arrivée d’un vaccin nous donnerait pour objectif un retour sur l’overlap des 22£ (ligne horizontale bleue).

 

Total

La société française a essuyé 8,4 milliards de dollars de pertes au deuxième trimestre 2020 (comparé à un bénéfice de 2,76 milliards sur la même période en 2019), plombé par un recul de sa production en pleine crise du coronavirus. Face à des prévisions de prix du pétrole abaissé, Total a également procédé à 8,1 milliards de dollars de dépréciations d’actifs.

Source : https://www.connaissancedesenergies.org/fiche-pedagogique/total

 

Total reste pourtant dans les petits papiers des analystes car le groupe est parvenu à se maintenir dans le vert et à proposer la distribution d’un acompte de dividende de 0,66 euro par action. Un niveau de dividende que le groupe parviendra à maintenir tant que le baril de pétrole restera au-dessus des 40 dollars, assure-t-il.

Sa diversification stratégique dans l’électricité, le gaz, et les énergies renouvelables lui a également permis de limiter la casse, puisque ses activités ont été la première source de revenus de Total au premier semestre. D’autant que la pandémie de coronavirus devrait accélérer cet engagement. En effet, entre mars et juin 2020, le géant français a bouclé  quasiment autant de deals que durant toute l’année 2019 dans les énergies vertes. On parle par exemple du renforcement dans l’éolien terrestre avec la reprise de Global Wind Power France, du lancement d’un projet de stockage par batteries à Dunkerque, de l’acquisition de 2,5 millions de clients résidentiels en Espagne, et de l’entrée dans deux projets éoliens offshore au Royaume-Uni.

Sur le graphique ci-dessus en base journalière, on constate que la configuration du graphique de Total est similaire à celle de BP bien que le pétrolier français enregistre une meilleure progression depuis son point bas de mars, à hauteur de 35%, et une perte de 46% sur l’année 2020.

Tout comme pour sa consœur britannique, le cours de Total sera dépendant de l’évolution de la situation sanitaire. Bien qu’on puisse s’attendre à une meilleure résilience du titre au vue des investissement déployés dans la transition énergétique, nous donnant un objectif à la baisse autour de la barrière psychologique des 25€ (bien supérieur à ses points bas de mars). Alternativement, une amélioration de la conjoncture pourrait permettre au titre de se diriger vers la résistance des 35€.

 

Brent

Les graphiques du WTI et du Brent étant similaires, nous nous contenterons de regarder la référence européenne.

Sur le graphique ci-dessus en base journalière, on constate le rebond opéré sur les cours du pétrole de la mer du Nord, passant d’un plus bas à 16$ le baril en avril dernier, à 46$ fin août soit une progression de 190%.

Au cours de l’été, on constate que les prix ont évolué à l’intérieur d’un wedge (matérialisé par les segments violets). La sortie de cette figure par le bas au début du mois de septembre engendre un mouvement baissier pouvant amener les prix du pétrole à se diriger vers les 36$ (pointillés verts) si la relance de la demande tardait à revenir. Alternativement, une conjoncture plus favorable pour amener l’or noir à s’orienter vers la résistance des 46$ (ligne rouge) qui si franchie nous donnerait un objectif sur la barrière psychologique des 50$ le baril.

 

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SPECIAL SECTEUR : Quel bilan pour l’immobilier français ?

Depuis le début de cette année 2020 particulière, on sait que la crise liée au Covid-19 aura d’importantes répercussions économiques et que l’immobilier n’en sera pas épargné. Néanmoins, devant le risque sanitaire, tous les pays ont mis en place des mesures pour réduire autant que possible la pression financière. Ainsi, on ne redoute pas forcément de baisse des revenus locatifs, ni de hausse spectaculaire des taux d’intérêts en raison d’une inquiétude liée à l’augmentation de l’endettement. D’ailleurs, en avril 2020, le président de l’IMSI (Institut du Management des Services Immobiliers) et le PDG de SeLoger s’accordaient à dire que la perspective d’une baisse généralisée des prix ira jusqu’à 5% dans les grandes villes et probablement jusqu’à 10% dans les zones moins recherchées. Ils ajoutent aussi que les taux d’intérêts devraient rester bas ce qui laisse penser que des villes comme Paris continueront d’attirer les acquéreurs et que les prix devraient stagner.

Post-confinement, on assiste dans les premières semaines à l’augmentation sans précédent du volume de transactions. Au mois de juin 2020, on enregistre un niveau d’activité en hausse de 35% par rapport à la même période l’année dernière qui était déjà exceptionnelle en termes de volume de ventes. De plus, selon le baromètre LPI-SeLoger, en juin, le prix au m² en France s’élève à 3.601 euros tous logements confondus (appartements, maisons) alors que devenir propriétaire d’un logement dans l’hexagone coûtait 3.414 euros au m² en janvier dernier. La crise sanitaire n’aura donc pas empêché les prix des logements d’augmenter de 5,4% en l’espace de six mois.

Concernant Paris, la hausse annuelle des prix ralentit doucement, bien qu’on attende une augmentation de 6,6% cette année. De plus, la progression des prix s’accentuerait pour les appartements et les maisons de la petite couronne et pourrait atteindre les 9%. Quant à la grande couronne, elle pourrait connaître des hausses proches et même supérieures à celles de la capitale (ce qui est relativement rare). En effet, le confinement a permis de découvrir qu’il était possible de travailler depuis chez soi et par conséquent le télétravail s’est généralisé, à tel point que les Français poussent leurs recherches immobilières au-delà de la concentration parisienne.

 

 

Bien que ces chiffres semblent très encourageants, il faut les regarder avec une certaine perspective : Gilles Gayraud, le président de la chambre des notaires de l’Hérault a mené une étude sur le marché immobilier post-confinement publiée en septembre. Il estime que « cette reprise ne préjuge pas de l’avenir ni en bien, ni en mal, c’est un rebond technique. Il ne s’agit que de la concrétisation d’affaires initiées avant le blocage de l’activité ».

De nombreuses incertitudes persistent sur le marché immobilier français. Certes, les volumes de ventes de mai et juin 2020 et les avant-contrats de mai à juillet confirment une reprise technique de l’activité mais la situation économique et les difficultés attendues en termes d’emploi et de revenus vont contraindre les ménages et risquent de peser sur le marché. De plus, le resserrement des conditions d’octroi des crédits peut limiter l’accès à certains acquéreurs. Enfin, le contexte actuel et les incertitudes sur la situation sanitaire peuvent inciter certains ménages à l’attentisme (report ou annulation des projets) compte tenu de l’engagement de très long terme que représente une acquisition immobilière.

 

SCPI

Les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) sont des structures dont l’objectif est l’acquisition et la gestion, sous les règles du droit des baux commerciaux, d’un patrimoine immobilier professionnel (bureaux, commerces, entrepôts, hôtels, cliniques ou maisons de retraite par exemple). Selon leur secteur, certaines de ces sociétés ont été plus ou moins touchées par les évènements inédits que nous avons subis. L’encaissement des loyers et la collecte par les sociétés de gestion s’en est vu affecté. Suivant les périmètres d’activité, des reports, voire même des annulations ont été constatés. En revanche, pour d’autres, les effets de la crise ne se sont faits que très faiblement ressentir, permettant d’annoncer une performance annuelle similaire à celle de l’an passé ainsi que des investissements futurs prometteurs.

 

Source : https://francescpi.com/actualite-scpi-blog/

 

Après des collectes record au premier trimestre à hauteur de 2,56 milliards d’euros, le second trimestre se révèle plus compliqué avec un montant d’environ 800 millions d’euros, un des niveaux les plus faibles enregistrés depuis le début des années 2010. Notons cependant que cette baisse résulte en majeure partie d’une diminution des souscriptions plutôt que d’un phénomène de retraits massifs, ce qui témoigne de la confiance des épargnants déjà investis.

Par ailleurs, avec un taux de recouvrement moyen des loyers de 78%, les SCPI semblent avoir affronté la crise dans l’ensemble, avec néanmoins quelques disparités. La restauration et l’hôtellerie sont bien entendu les classes d’actifs les plus affectées à tel point que certaines sociétés de gestion ont décidé de mettre en place des reports de loyers (ou même dans certains cas extrêmes des annulations). A l’inverse, la logistique, le résidentiel et la santé ont des taux de recouvrement proches de 100%. Cette dernière en particulier a été sur le devant de la scène pendant cette crise où on a dû constater dans l’urgence qu’il n’y avait pas assez de lits dans les hôpitaux et que les infrastructures manquaient cruellement de place pour accueillir des patients laissant donc de la marge de manœuvre à ce secteur.

Avec un rendement attendu autour de 4% en 2020, le marché des SCPI fait donc pour l’heure preuve de résilience. A ce jour, selon Linxea, aucune baisse du prix des parts n’a été identifiée depuis le début de cette crise et aucune société de gestion n’a communiqué sur une éventuelle baisse dans les mois à venir.

 

SIIC

Les SIIC (Société d’Investissement Immobilier Cotée) sont des sociétés foncières cotées en bourse. Ce sont donc des entreprises spécialisées dans l’acquisition (ou la construction), la détention et la gestion de patrimoines immobiliers. Ces foncières sont bien évidemment elles aussi touchées par l’ampleur de la crise comme l’illustre ci-dessous le tableau des variations des cours de bourses de ces sociétés depuis le début de l’année 2020 :

  • Unibail-Rodamco-Westfield

Unibail-Rodamco-Westfield (URW) figure parmi les leaders mondiaux de l’immobilier commercial, présent dans 13 pays, doté d’un portefeuille d’actifs d’une valeur de 65,3 milliards d’euros fin 2019 et dont 35% du chiffre d’affaires est enregistré en France. Cette foncière est fortement impactée par la crise du coronavirus en raison de l’instauration des différentes mesures de restrictions par les Etats. Spécialiste des centres commerciaux, le groupe avait déjà énormément souffert de la première vague de confinement car beaucoup de magasins n’ont pas rouvert ou que partiellement dans les galeries marchandes.

Le groupe a annoncé, le 16 septembre 2020, la mise en place d’un plan de renforcement de son bilan d’un montant de 9 milliards d’euros pour faire face aux incertitudes liées à la crise sanitaire. Ce plan prévoit, entre autres, une augmentation de capital de 3,5 milliards d’euros, intégralement souscrite par un syndicat bancaire composé de Bank of America, BNP Paribas, Crédit Agricole, Goldman Sachs, JP Morgan et Société Générale et dont le produit sera consacré à la réduction de l’endettement. Dans ce plan, URW prévoit aussi de limiter à un milliard d’euros les dividendes versés en numéraire sur les deux prochaines années, une réduction de 800 millions de ses investissements ainsi que des cessions à hauteur de 4 milliards d’euros d’ici fin 2021. Cette annonce n’a pas été vue d’un très bon œil par les investisseurs qui ont sanctionné la situation difficile de la société par une baisse du titre de 10% au lendemain de celle-ci.

 

 

Sur le graphique ci-dessus en base hebdomadaire, on remarque que le prix de l’action évolue dans une tendance baissière depuis 2015, avec une amplification de la baisse à partir d’août 2018 (cercle bleu), montrant déjà des signes de fragilité chez la foncière. Cette fragilité a été mise en lumière avec la crise du coronavirus où le titre a chuté (comme la plupart des marchés) d’environ 67% entre le début d’année 2020 (icône flèche rouge) et le point bas de mars, avant d’entamer un rebond qui sera avorté en juin. Mais, à la différence de la plupart de ses homologues du Cac 40, URW n’a pas suscité un retour durable des investisseurs puisque le titre repart fortement à la baisse et enfonce son point bas de mars. C’est à ce jour le seul titre de l’indice de la place parisienne enregistrant une performance négative (près de -20%) depuis le creux du mois de mars.

 

  • Klépierre

Klépierre est un opérateur de centres commerciaux paneuropéens basé en France, avec un portefeuille d’actifs de près de 24 milliards d’euros fin 2019. Il se compose de grands centres commerciaux implantés dans 57 métropoles et 16 pays d’Europe continentale, qui accueillent au total 1,1 milliard de visiteurs par an.

Dans la continuité de sa consœur, Klépierre est pris de difficulté depuis la crise du Covid-19, et subit les dommages collatéraux de l’annonce d’URW, en enregistrant elle aussi une forte baisse de près de 8% le lendemain, le 17 septembre.

 

 

Sur le graphique ci-dessus en base hebdomadaire, on constate qu’à l’instar d’URW, le titre était inscrit dans un mouvement baissier depuis 2015 avant de chuter plus violemment à partir du début d’année 2020 (icône flèche rouge) à cause de la pandémie. Là encore, on remarque que le titre a tenté un rebond jusqu’en juin avant de revenir sur son point bas de mars, signe des difficultés rencontrées par les foncières depuis le début de cette crise.

 

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SPECIAL TENDANCE – L’Investissement Socialement Responsable : à prendre ou à laisser ?

SPECIAL TENDANCE – L’Investissement Socialement Responsable : à prendre ou à laisser ?

La dimension planétaire de la crise sanitaire, les bouleversements climatiques et les mouvements sociaux ont exacerbé notre conscience des enjeux collectifs. Ces perturbations profondes et particulièrement la crise du coronavirus ont mis en lumière l’Investissement Socialement Responsable (ISR) créé à l’occasion de la COP21 de 2015.

 

Ces fonds sont donc basés sur des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (dits critères ESG), qui constituent les trois piliers de l’analyse extra-financière :

  1. Le critère Environnemental tient compte de la gestion des déchets, la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la prévention des risques environnementaux.
  2. Le critère Social prend en compte la prévention des accidents, la formation du personnel, le respect du droit des employés, la chaine de sous-traitance (supply chain) et le dialogue social.
  3. Le critère de Gouvernance vérifie l’indépendance du conseil d’administration, la structure de gestion et la présence d’un comité de vérification des comptes.

En adhérant à ce sigle international, bon nombre d’investisseurs pensent réduire leur performance avec de tels critères. Cependant, par l’engouement suscité, ces placements durables battent parfois leurs équivalents généralistes. Les performances diffèrent de 2% aux Etats-Unis et de 6,3% en Europe entre les indices MSCI et ceux estampillés ISR.

 

Des possibilités grandissantes

En 2019, 3 milliards d’euros de souscriptions pour des placements solidaires ont été enregistrés, l’encours de ces placements a connu une croissance de 24% pour atteindre 15,6 milliards d’euros pour les particuliers.

Source : https://www.lelabelisr.fr/quest-ce-que-isr/

 

Le marché français dénombre plus de 700 fonds à caractère de développement durable dont 508 sont labellisés ISR. Leurs encours globaux s’élèvent à près de 300 milliards d’euros (dont 200 milliards pour ceux labellisés au 31 décembre 2019).

Ces fonds ont su être résilients face la crise notamment par l’absence des secteurs durement touchés qui ne respectent pas les critères ESG tels que l’énergie, l’aéronautique et l’automobile. Ces placements profitent même du rebond post-Covid grâce aux industries de la santé et de la technologie.

 

Une bonne rentabilité financière

Différentes études menées par Lyxor AM ou Amundi AM démontrent un surcroît de rendement de plusieurs pourcents entre les actions ayant une « bonne » et une « mauvaise » notation ESG.

La Financière de l’Echiquier indique même « qu’en dix ans, les 40 valeurs européennes les mieux notées en termes de critères ESG progressent de 268% contre « seulement » + 71% pour les 40 les moins bien notées ». Les investisseurs semblent donc délaisser les entreprises qui décident d’ignorer les critères SRI (Socially Responsible Investing).

L’accueil favorable des investisseurs pour ces placements encourage les sociétés à poursuivre des stratégies durables accentuées sur de bonnes pratiques ESG (Environnementales, Sociales et de Gouvernance).

 

Un avenir radieux ?

Source : https://www.halteobsolescence.org/le-european-green-deal-une-impulsion-positive/

 

Depuis la montée de l’activisme guidée par Greta Thunberg et le mouvement Extinction Rebellion, les investisseurs ont une certaine appétence pour les thèmes liés au climat. Le plan de relance de l’UE de 750 milliards d’euros, plus particulièrement le « pacte vert européen » en son sein, favorise cette conscience collective. Ce pacte, plus communément appelé Green Deal, se focalisera sur la rénovation de bâtiments et d’infrastructures ainsi que sur des projets d’énergie propre (solaire et éolienne).

L’ampleur et la complexité des enjeux environnementaux incitent à se positionner sur ces critères. L’accord de Paris de 2015 couplé aux nouvelles réglementations environnementales amènent à une vision de long terme. La COP21 a notamment abouti sur un plan de financement durable pour la lutte et l’adaptation aux changements climatiques des pays en voie de développement.

Avec une chute vertigineuse du coût des énergies propres en seulement 10 ans, celles-ci concurrencent aujourd’hui les énergies fossiles. L’agence internationale pour les énergies renouvelables certifie que l’hydroélectricité est la source d’énergie propre la moins chère, suivie par l’éolien terrestre et le solaire photovoltaïque.

 

Les mesures concrètes de certaines grandes entreprises françaises

 

Air Liquide

Source : https://www.lerevenu.com/bourse/valeurs-en-vue/air-liquide-solide-tous-les-niveaux

 

Air Liquide place la performance extra-financière au cœur d’un nouveau mécanisme de financement. La société prévoit désormais un mécanisme de corrélation entre ses coûts financiers et les trois objectifs RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises). L’entreprise se focalise sur l’intensité carbone, la diversité homme-femme parmi les ingénieurs et cadres, et la sécurité, notamment le taux de fréquence des accidents et arrêts de travail.

Depuis 2015, le géant des gaz industriels poursuit un objectif de réduction de 30% de son intensité carbone de la production directe d’ici 2025. Ce plan climat repose notamment sur la prise en charge d’une partie de la production énergétique de ses clients afin d’amoindrir leur consommation de CO2. En reprenant ces émissions, Air Liquide augmente les siennes mais à l’échelle planétaire, un effet positif peut être constaté car l’entreprise produit de manière plus efficiente.

Pour poursuivre cette réduction carbone, le groupe prévoit d’agir sur ses achats d’électricité propre, en s’engageant directement dans des fermes solaires et/ou éoliennes. Des investissements dans la rénovation des unités existantes ou le « big data » augmenteront aussi l’efficacité énergétique de ses unités de production.

Cette entreprise, qui reste très polluante malgré son pari sur l’innovation, souhaiterait un coup de pouce des pouvoirs publics, des partenaires industriels ainsi que des ONG pour notamment faire la promotion de l’hydrogène pour les transports, l’énergie et l’industrie ; ce qui permettrait de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 10 gigatonnes (sur les 34 gigatonnes nécessaires dans le cadre d’une trajectoire 2°C) d’ici 2050.

 

Qu’en est-il d’un point de vue technique ?

 

 

Sur ce graphique en base hebdomadaire, nous constatons que le titre Air Liquide est inscrit dans une nette tendance haussière avec une seule véritable phase de baisse durant la crise de 2008. Depuis, la création de l’ISR en 2013, nous voyons que le titre ne cesse d’attirer les investisseurs. Aussi, et malgré la crise du Covid qui a vu les marchés s’effondrer dans leur globalité, le bas du canal a été touché en mars 2020 et a pu jouer le rôle de soutien, sur le niveau clé des 92 euros, avant de reprendre sa tendance principale et d’atteindre un nouveau plus-haut historique à 144 euros. Depuis ce creux enregistré pendant la crise du coronavirus, le titre a connu une progression de près de 50% en l’espace de seulement 5 mois, effaçant ainsi les pertes liées à la période de crise.

Aussi, tant que notre point pivot à 134 ne sera pas enfoncé, on continuera de privilégier la tendance haussière avec un premier objectif situé sur les 146 (borne supérieure du canal), voire les 160 en extension. Alternativement, la franche cassure des 134 euros conduirait à un nouveau test du support clé situé sur les 122 euros.

 

Total

Source : http://www.petrole-et-gaz.fr/nouvelle-campagne-corporate-mondiale-pour-total-2925/

 

Il peut paraître surprenant que le secteur pétrolier, perçu comme très pollueur et responsable de nombreuses catastrophes environnementales (un des piliers des critères ESG), soit représenté dans certains fonds dits ISR. Cependant, Total fait partie de plusieurs de ces fonds multi-secteurs comme celui géré par ABN Amro Investment Solutions.

Ces fonds multi-secteurs dits « Best-in-Class » consistent à sélectionner des émetteurs ayant de meilleures pratiques ESG dans chaque secteur. Total rentre donc dans cette stratégie ISR qui est, de loin, la plus populaire en France et dans le monde.

Total se différencie de ses concurrents à travers sa lutte contre le changement climatique. Le pétrolier a clarifié ses engagements, à savoir :

  • Un objectif de neutralité carbone (Net Zero Emission), d’ici 2050, pour les opérations mondiales de Total.
  • Un engagement de neutralité carbone (Net Zero Emission) pour l’ensemble de sa production en Europe, et les produits énergétiques de Total utilisés par ses clients d’ici 2050.
  • Une ambition de réduction de 60%, d’ici 2050, de l’intensité carbone moyenne des produits énergétiques de Total utilisés par ses clients dans le monde avec des étapes intermédiaires de 15% puis 35%, respectivement en 2030 et 2040.

De plus, Total, via sa filiale Total Quadran, poursuit sa croissance dans les énergies propres en France avec des investissements colossaux en particulier dans le solaire et l’éolien (onshore et offshore). A travers ces sources d’énergie « abondante, propre, modulable, performante et compétitive », Total a pour ambition de devenir le major de l’énergie responsable.

 

Qu’en est-il d’un point de vue technique ?

 

Sur ce graphique pris en base journalière, nous remarquons dans un premier temps, qu’après la fameuse crise de 2007/2008 (initiée par le scandale des subprimes), les cours ont eu du mal à se reprendre, trouvant même une zone de résistance majeure sur une oblique très légèrement ascendante ; oblique qui a contenu les pressions acheteuses à six reprises entre janvier 2010 et juin 2013, pour finir par céder courant juillet, et ouvrant ainsi la voie à une accélération haussière qui s’est vue stoppée nette par la crise du Covid.

Cette lourde chute l’a entraîné jusqu’au 20,25 euros et l’a rapproché d’une zone de support clé située autour des 19,6 euros. Depuis ce point bas, le titre a repris 60% de son niveau initial pour arriver sur un point pivot sur les 31,1 euros. Tant que notre point pivot ne sera pas enfoncé nous continuerons de privilégier la tendance haussière avec un objectif majeur situé sur les 38,7 euros, à confirmer toutefois en dépassant l’objectif intermédiaire des 36,3 euros. Alternativement, la franche cassure des 31,1 conduirait à un nouveau test du support clé situé sur les 29,9 euros.

 

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Vous pouvez retrouver ici nos performances réalisées lors de la bonne anticipation de la crise initiée fin février :

 

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SPECIAL ACTU – La crise sanitaire est-elle favorable aux fusacs ?

Des indicateurs économiques en berne, des incertitudes sur les conséquences du Brexit dont l’échéance a encore été reportée et des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine dans un environnement favorisant une certaine forme de protectionnisme, tel est le bilan qui se dresse en fin d’année 2019 et qui aura contribué à largement entamer l’optimisme du marché des M&A (Merger & Acquisition – Fusions/Acquisitions en VF), confronté à un léger ralentissement de l’activité depuis quelques années. En 2019, l’Europe enregistre pour 652 milliards d’euros de transaction, un chiffre en baisse de 22% par rapport à 2018.

Néanmoins, le début de l’année 2020 donnait des signaux encourageants sur ce secteur jusqu’au début du mois de mars où l’Europe enregistre un volume de transactions de plus de 212 milliards d’euros de fusions-acquisitions signées, dont 19 milliards rien qu’en France (qui avait enregistré pour 38 milliards d’euros sur l’année 2019 entière). Mais le confinement a pesé sur l’ensemble des marchés sans épargner le M&A qui voit plusieurs deals être révisés.

 

 

Des fusions parfois compromises

Alstom veut revoir les termes de sa fusion avec Bombardier Transport, après la publication des chiffres du deuxième trimestre de ce dernier qui s’est soldé par une perte nette de 233 millions de dollars. Dans un communiqué diffusé début août 2020, le géant français a estimé qu’il s’agissait « d’évolutions négatives et non prévues » par rapport aux informations disponibles en date du 17 février 2020, lorsqu’un accord avait été annoncé entre les deux entreprises. Toujours en août, EssilorLuxottica a annoncé que le rachat de GrandVision était compromis par sa gestion de la crise du coronavirus, et menace de renoncer à son acquisition. Tout dernièrement, en septembre 2020, LVMH a annoncé renoncer à son acquisition de l’américain Tiffany.

Ces grandes fusions en cours d’avortement ou de ralentissement ne sont pas les seuls cas que nous puissions relever : en effet sur le marché européen, les mesures sanitaires mises en place pour contrôler la propagation du virus ont entraîné le plus faible volume trimestriel de rachat depuis 2006, avec 203 transactions évaluées à 48,9 milliards d’euros au deuxième trimestre 2020.

 

De nouvelles opportunités se dessinent

La réouverture des économies est toutefois susceptible d’offrir un vivier d’opportunités stratégiques variées aux investisseurs. En effet, bien que le choc ait été violent, il n’est pas structurel ; les banques (à l’inverse de 2008) ont des capacités de financement encore importantes, et les mesures de soutien à l’économie par les banques centrales et les gouvernements constituent un facteur rassurant dans l’incertitude ambiante.

Bien que les perspectives économiques soient encourageantes en cette rentrée de septembre, il règne encore un sentiment d’inquiétude générale. La tendance pour le marché des fusions-acquisitions devrait donc se concentrer sur les actifs de haute qualité, à savoir les entreprises qui par leur solidité financière ou leur rôle essentiel pendant la crise, ont traversé sans dommages les récents remous économiques ou à l’inverse sur des sociétés ayant rencontré des difficultés offrant par conséquent des opportunités de prise de participation.

Dans ce contexte, on assiste à plusieurs offensives à des prix élevés dès les premiers jours de septembre. Nous allons nous intéresser à quelques-uns de ces grands dossiers de la rentrée.

 

Veolia – Suez

Source : https://www.lopinion.fr/edition/economie/non-rapprochement-veolia/suez-tribune-19-deputes-lr-223262

 

C’était la première nouvelle de la rentrée, le 30 août 2020 : la proposition de Veolia d’acquérir 29,9% du capital de Suez auprès d’Engie avant de lancer une OPA sur le reste du capital pour créer un leader mondial de la transformation écologique, avec un deal qui avoisinerait les 10 milliards d’euros. L’offre de Veolia n’est pas bien vue du côté de Suez et en particulier par son directeur général, Bertrand Camus, qui la juge « aberrante » pour son groupe et « funeste pour la France ». C’est donc une grande bataille qui semble se dessiner devant nous : Suez a déjà annoncé mettre en place une défense avec un plan stratégique renforcé et accéléré dans le but de convaincre des investisseurs de racheter la participation d’Engie (qui s’élève à 32,1%) et riposter face à l’offre de Veolia. Afin de concrétiser son plan d’action, Antoine Frérot, PDG de Veolia souhaite éviter l’enlisement en mettant la pression sur le conseil d’Engie, leur donnant jusqu’au 30 septembre pour se prononcer.

Comment la nouvelle est-elle accueillie par le marché ?

 

 

Sur ce graphique du titre Suez en base journalière, on constate que l’annonce de la prise de participation de Veolia sur la filiale d’Engie est plutôt bien accueillie par les investisseurs comme peut en témoigner le gap en ouverture haussière du lundi 31 août au lendemain de la nouvelle. Cet évènement permet à la société Suez de revenir sur ses niveaux d’avant crise et d’enregistrer une progression de plus de 12% depuis le début d’année 2020.

 

Altice – Cogeco

Source : https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2020-09-03/achat-de-cogeco-altice-et-rogers-se-disent-determines.php

 

Altice USA, la filiale américaine de l’empire des médias et télécoms du français Patrick Drahi, a proposé de racheter le groupe de télécommunications canadien Cogeco pour 7,8 milliards de dollars. La société prévoit de revendre par la suite les actifs canadiens à la société Rogers, le principal actionnaire à long terme de Cogeco, pour environ 4,2 milliards de dollars, détaille un communiqué. Altice USA garderait les actifs américains de Cogeco, actuellement réunis sous la marque Atlantic Broadband, le neuvième distributeur d’accès aux Etats-Unis. L’acquisition de cette dernière permettrait à Altice USA de rajouter plus d’un million de particuliers et d’entreprises à son portefeuille de clients, ce qui correspond à la stratégie du groupe, à savoir s’étendre en rachetant, quand l’opportunité se présente, des entreprises à un prix permettant de créer de la valeur.

 

Euronext – Borsa Italia

Source : https://www.boursedirect.fr/fr/actualites/categorie/rumeurs/euronext-serait-pret-a-passer-a-l-action-pour-s-offrir-borsa-italiana-boursier-92263a5ce43bee27166278fce258827f94439c12

 

Détenue depuis 2007 par le London Stock Exchange, Borsa Italiana est mise en vente afin de permettre au groupe britannique d’obtenir le feu vert des autorités européennes au rachat de l’entreprise de données et d’analyses financières Refinitiv, pour 22,7 milliards d’euros. C’est donc l’opérateur boursier paneuropéen Euronext (qui gère notamment la place de Paris) qui a annoncé avoir déposé « une offre non contraignante » pour racheter la Bourse italienne pour un montant compris entre 3,5 et 4 milliards d’euros. L’allemand Deutsche Börse ainsi que le suisse SIX sont aussi des candidats au rachat de la place de Milan pour des montants de valorisation sensiblement similaires.

 

ARM – Nvidia

Source : https://kulturegeek.fr/news-205945/arm-vendu-nvidia-40-milliards-dollars

 

L’américain Nvidia va verser 40 milliards de dollars au conglomérat japonais Softbank pour racheter sa filiale britannique ARM, le leader mondial des microprocesseurs (la société équipe 90% des smartphones dans le monde). La finalisation de l’acquisition est prévue d’ici à mars 2022, sous réserve de l’approbation de nombreuses autorités réglementaires dans le monde entier. Si cette barrière géopolitique est franchie, le positionnement de Nvidia comme leader sur le secteur des composants électroniques serait incontestable. De plus, cela permettrait aux Etats-Unis de prendre un avantage certain dans la bataille mondiale autour du développement de l’intelligence artificielle et de l’Internet des objets qui sont des enjeux économiques majeurs dans les années à venir.

 

UBS – Credit Suisse

Source : https://www.rts.ch/info/economie/11603804-rumeurs-de-fusion-entre-les-banques-ubs-et-credit-suisse.html

 

D’après le blog d’informations financières Inside Paradeplatz, les deux banques suisses prépareraient une fusion. Cette fusion, qu’aucun des deux établissements ne tient à commenter, n’est pas vu d’un bon œil par le Conseil fédéral. En effet, après la crise de 2008, le Conseil fédéral ainsi que la BNS avaient dû injecter 60 milliards de francs pour éviter la faillite du géant UBS. La notion de « too big too fail » est alors apparue.

Sur le plan international, l’alliance permettrait d’asseoir le pouvoir des deux géants et de survivre à la concurrence mondiale. Cependant, cette possible fusion représente de nouveau un risque systémique pour l’économie suisse, la nouvelle structure échapperait davantage au contrôle démocratique et politique. Enfin, une « banque unique » réduirait le pouvoir de décision des clients et ne serait probablement pas bénéfique pour les salariés.

 

Peugeot – Fiat Chrysler

Source : https://www.lesoir.be/257424/article/2019-10-30/fiat-chrysler-et-peugeot-citroen-vont-ils-creer-un-geant-automobile-une-etape

 

Le rapprochement de PSA Peugeot Citroën et de son concurrent italo-américain Fiat Chrysler est toujours d’actualité malgré les nombreux doutes et interrogations survenues ces derniers mois. Les actionnaires du groupe automobile français ont conforté lors de leur assemblée générale l’option stratégique du rapprochement signé en décembre par les deux géants. L’objectif de ce nouveau groupe automobile est de « fournir des solutions de mobilité durable pour les décennies à venir » tout en préservant « la valeur exceptionnelle » de chaque marque qui le compose.

Le mardi 15 septembre, Fiat Chrysler Automobiles (FCA) et Peugeot ont fait part d’une modification de certains termes de leur accord engageant de fusion à 50/50 pour créer Stellantis, en prenant en compte l’impact sur les liquidités de la crise sanitaire sur l’industrie automobile. Ainsi il a été annoncé dans un communiqué que la participation de 46% de PSA dans l’équipementier Faurecia sera distribuée à l’ensemble des actionnaires du nouvel ensemble, et FCA réduira son dividende exceptionnel à 2,9 milliards d’euros, au lieu des 5,5 milliards envisagés. Cette fusion signée en décembre dernier devrait prendre effet courant du premier trimestre 2021 pour un montant avoisinant les 4 milliards d’euros.

Comment la nouvelle est-elle accueillie par le marché ?

 


Quand on regarde le graphique en base journalière du titre Peugeot, il semble que la nouvelle concernant la modification des termes de l’accord de regroupement soit bien acceptée par les investisseurs. En effet le groupe automobile progresse de 4,5% à la mi-séance, dépassant ainsi la zone de résistance des 16€ sur laquelle le rebond amorcé depuis les points bas de mars venait se stopper.

 

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Vous pouvez retrouver ici nos performances réalisées lors de la bonne anticipation de la crise initiée fin février :

 

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SPECIAL FRANCE – Cac 40 : Entre doute et confiance

Cette année 2020 reste marquée par la crise du coronavirus qui a vu l’ensemble des marchés s’effondrer courant février, le Cac ayant notamment chuté de plus de 40%. Depuis le plus-bas de mars dernier, l’indice se trouve au sein d’un rebond plus poussif que les indices américains, notamment le Nasdaq, fortement boosté par les GAFAM (voir notre récent article) ou encore que le Dax en Europe qui a repris plus de 60%. Avec une reprise aux alentours de 40%, le Cac fait partie des quelques indices en retard qui restent encore loin de leurs niveaux d’avant crise.

 

 

Nous avons réalisé un classement des 40 valeurs de l’indice national en attribuant des coefficients arbitraires en fonction des variations annuelles, de l’intensité du rebond depuis le ceux de mi-mars et des rares valeurs qui ont retrouvé des plus-hauts d’avant crise.

Voici le résultat de ce classement :

Que nous montre l’observation de ce classement ?

Tout d’abord, que le secteur des « tech » reste en très bonne position, avec notamment les trois premières places du podium et 6 valeurs dans le top 10. Ainsi, à côté de Worldline, Capgemini et Teleperformance – dont les deux nouveaux entrants au sein de l’indice sur cet exercice 2020, Worldline et Teleperf entrés respectivement en mars et juin 2020 – on retrouve notamment STM, Dassault Systèmes ou encore Atos (ex maison-mère de Wordline).

Cette première observation montre que la mutation du paysage économique est de plus en plus ancrée, avec une prédominance des valeurs technologiques qui souffrent moins de la « virtualisation » du monde imposée notamment par la crise sanitaire.

Ensuite, autres valeurs à faire partie des « bons élèves » de l’année, on retrouve des titres solides de l’industrie tels que Schneider Electric, Air Liquide, Saint-Gobain ou encore Legrand, ainsi que le secteur poids-lourd du luxe avec Hermès, LVMH, L’Oréal ou encore Kering.

Parmi toutes les valeurs de l’indice parisien, seules 7 ont réussi à dépasser leur plus-haut d’avant crise de février : Worldline, Capgemini, Telepeformance, Schneider Electric, Air Liquide, Hermès et Sanofi.

De l’autre côté du classement, les services financiers (banque et assurance), avec notamment BNP Paribas, Crédit Agricole, AXA et surtout Société Générale, ainsi que la foncière du Cac, URW (lanterne rouge incontestée et seule valeur à afficher un bilan négatif depuis mi-mars) font partie des « mauvais élèves » de l’année. Autres secteurs à la peine, le duo des constructeurs automobiles Peugeot et Renault ou encore le secteur aéronautique, avec Thales et Airbus (exception faite de Safran, qui s’en sort mieux que ses pairs). Enfin, et dans la logique de la crise du Covid, le groupe Accor figure lui aussi dans le bas du tableau.

Ainsi, on remarquera que bien que toutes les entreprises aient été impactées par la crise, le retour à des niveaux d’avant crise se dessine différemment en fonction des secteurs et des valeurs.

 

Vers une reprise meilleure que prévue ?

Après l’euphorie actuelle sur les grandes places boursières américaines, les investisseurs ont retrouvé une certaine confiance dans les marchés notamment grâce à l’intervention massive des banques centrales et au plan de relance de 100 milliards d’euros prévu par le gouvernement. Ce plan devrait créer 200.000 emplois dès 2021 afin de retrouver, courant 2022, des niveaux d’activité d’avant crise.

L’espoir d’un vaccin contre le coronavirus reste un vecteur important de reprise. La FDA (Food Drug Administration) a même donné une autorisation d’utilisation d’urgence du vaccin tant que les effets bénéfiques dominent sur les néfastes. Bien que les essais de phase III ne soient pas terminés, la FDA ne précipitera pas l’autorisation d’utilisation en cette période électorale.

 

Une excellente reprise pour certains sous-jacents

Capgemini

Source : https://www.journaldunet.com/solutions/cloud-computing/1187252-comment-capgemini-prend-le-virage-du-cloud/

 

Le géant des services informatiques a pris plus de 120% depuis le point le point bas courant mars. L’annonce des résultats intermédiaires, dont les comptes définitifs seront publiés le 3 septembre, plus résistants que prévu a contredit les attentes des analystes. Ses résultats, pour le premier semestre, estimés à 7,58 milliards d’euros sont en hausse de plus de 8% par rapport à la même période de 2019. Les dirigeants espèrent continuer sur une croissance d’environ 13% pour l’année 2020.

L’impact de la pandémie s’est toutefois fait ressentir par une diminution de la croissance organique du groupe (-3.4%). La société table aussi sur un repli de sa marge opérationnelle dû à l’intégration d’Altran pour le deuxième trimestre.

Capgemini a annoncé une reprise progressive de ses activités aux troisième et quatrième trimestres 2020. Ce redressement s’inscrit dans l’ascension du titre vers de nouveaux sommets, le titre a même affiché l’une des plus fortes croissances du Cac enregistrant une hausse de plus de 7% depuis le 1er janvier 2020.

On peut aisément voir sur ce graphique en base hebdomadaire que le titre Capgemini s’inscrit dans une tendance haussière globale. Par ailleurs, après la chute de l’action courant mars, elle a su retrouver ses niveaux d’avant crise pour même atteindre des plus-hauts historiques.

Aussi, tant que notre point pivot à 117 ne sera pas enfoncé et après cassure du triple top, on continuera de privilégier la tendance haussière avec un objectif majeur situé sur les 150 (borne supérieure de la résistance), à confirmer toutefois en dépassant l’objectif intermédiaire des 135 euros. Alternativement, la franche cassure des 117 conduirait à un nouveau test du support clé situé sur les 94 euros.

 

Teleperformance

Source : https://jobs.teleperformance.es/fr/

 

Après notre newsletter consacrée à Téléperformance, le leader mondial des centres d’appels, récemment intégré au sein du Cac 40, se fait une nouvelle fois remarquer par sa résilience et son ascension vers de continuels plus-hauts historiques. Les résultats du deuxième trimestre ont déjoué les attentes des analystes. Un repli des activités était attendu, à l’inverse une croissance interne positive de près de 4% a été remarquée permettant au chiffre d’affaires de croître de 2,7 milliards d’euros soit 3,7%.

L’impact de la crise sanitaire s’est fait ressentir sur la marge opérationnelle notamment au niveau du coût du passage au télétravail pour les employés. Leur équipe de R&S a, pour cela, créer « TP Cloud Campus », ce concept de « vie virtuelle » permet de gérer le recrutement, la formation ainsi que le management opérationnel à distance. Aujourd’hui, 80% de l’effectif, soit près de 300.000 salariés, de la société sont et resteront en télétravail pour faire face à la pandémie.

Le groupe qui est resté en croissance, alors que les économies de l’OCDE seront en décroissances, a la conviction de ressortir renforcé de cette crise mondiale. L’entreprise a enregistré une hausse de plus de 114% depuis le creux de mars du Cac 40 et une augmentation de 23% depuis le 1er janvier 2020. Celui qui a pour client les GAFAM continue de développer ses activités telle que l’interprétation en ligne de tous les services critiques (police, santé, justice) qui s’avère être un secteur du présent et de l’avenir.

Sur le graphique base en hebdomadaire, nous distinguons de façon assez nette qu’après une forte hausse, les cours ont évolué de mars 2000 à novembre 2011 dans un triangle symétrique qui a été cassé à la hausse en novembre 2012, impliquant ainsi une reprise de la tendance de fond.

À la suite de cette cassure, on constate que le titre continue son appréciation en évoluant sur une oblique de support (droite bleue) touchée en novembre 2011, et juin 2012. Cette dernière a également été touchée après une baisse entre février et mars dernier due à la crise sanitaire mondiale.

Cependant, le fort rebond qui a suivi laisse penser à une poursuite de l’appréciation des cours. Tant que le point pivot à 240 ne sera pas enfoncé, on continuera de privilégier la tendance haussière du titre avec un objectif autour des 300 euros.

Alternativement, une franche cassure au niveau des 240, nous amènerait vers ladite oblique de résistance à 200 euros puis nous conduirait à une correction vers les 148 euros.

 

Les entreprises résilientes peu impactées

Schneider Electric

Source : https://www.capital.fr/entreprises-marches/schneider-electric-la-boite-ou-votre-boss-est-a-10-000-kilometres-883566

 

Avec Air Liquide, Schneider Electric est l’une des valeurs les plus résilientes du Cac 40 en ce début d’année. Positionné sur un marché assez haut de gamme et de niche, le titre est remonté de plus de 70% depuis le creux de mars gagnant ainsi près de 15% depuis le 1er janvier.

Malgré un recul de 12% de son chiffre d’affaires au premier semestre, le spécialiste des équipements électriques ne semble pas faiblir et s’inscrit dans une mouvance de transformation numérique. L’entreprise continue même ses acquisitions, elle vient notamment de finaliser une transaction en Inde. Ce pays devrait devenir le troisième marché de la société par son chiffre d’affaires et l’un de ses principaux pôles d’innovation et de fabrication.

Cet objectif de digitalisation de son offre et son développement dans les pays émergents permettent à Schneider Electric d’entériner son statut de valeur résiliente.

Sur ce graphique en base hebdomadaire, nous constatons que le titre Schneider Electric est inscrit dans une nette tendance haussière au sein d’un canal ascendant. Aussi et malgré la crise du coronavirus qui a vu les marchés s’effondrer dans leur globalité, le bas du canal a été touché en mars 2020 avant de reprendre sa tendance principale et d’atteindre un nouveau plus-haut historique. Depuis ce creux enregistré, l’action a connu une progression de plus de 100% en l’espace de seulement 5 mois ce qui efface donc les pertes liées à la période de crise sanitaire.

Aussi, tant que notre point pivot à 101 ne sera pas enfoncé, nous continuerons de privilégier la tendance haussière avec un objectif majeur situé sur les 127 euros, à confirmer toutefois en dépassant l’objectif intermédiaire des 117 euros. Alternativement, la franche cassure des 101 euros conduirait à un test du support situé sur les 88 euros.

 

Une reprise plus compliquée pour d’autres titres

Orange

Source : https://www.numerama.com/tech/202058-orange-pourquoi-une-erreur-humaine-parait-peu-vraisemblable.html

 

Alors que certaines valeurs semblent exceller en cette période de crise, Orange, quant à elle, n’arrive pas à sortir la tête de l’eau. Avec une reprise de seulement 6,5% après le point le plus bas de mars, le groupe de télécom se classe dernier parmi les derniers du Cac 40 et n’arrive pas à retrouver ses niveaux d’avant crise.

Ce titre, souvent considérée comme valeur refuge, n’a pas bénéficié de son statut défensif. Les investisseurs se sont d’abord désintéressés de cette action après le dévoilement d’une feuille de route. Cette dernière qui s’avérait rassurante ne comprenait pas d’engagement vers une hausse du dividende. Le groupe souhaite même aller faire une diminution de 30% de celui-ci ce qui a accentué la chute de la valeur. Ce plan a été mal perçu par les investisseurs qui considéraient Orange comme ayant été peu touché par la crise sanitaire.

Le groupe a pourtant été impacté par la crise dans son secteur le plus prometteur, à savoir la fibre optique. Le raccordement au très haut débit a été très fortement perturbé durant la période de confinement. Le groupe doit aussi encaisser la concurrence omniprésente dans le secteur du mobile, une perte de 58.000 clients a été enregistrée au premier trimestre.

Afin de contrer cette baisse, Stéphane Richard, le PDG, a pour ambition d’augmenter le chiffre d’affaires en Afrique avec la mise en place d’une acquisition pour peser jusqu’à 20% en 2025 (12% actuellement). Cependant, le rebond de l’action reste incertain, de lourds investissements sont à prévoir avec l’arrivée prochaine de la 5G.

Sur ce graphique en base hebdomadaire, nous constatons qu’entre juillet 2013 et novembre 2015, les cours ont marqué une nette phase d’appréciation, qui a permis au titre de passer d’environ 7 à 17 euros (soit environ 142% de hausse).

Cependant de novembre 2015 à février 2020, aucune tendance particulière ne se dégage, le cours reste assez scrupuleusement enfermé entre les 11 à 14 euros pour la partie haute. La crise du Covid-19 a alors frappé le titre qui a chuté de plus de 35%. Depuis son point le plus bas, le titre n’arrive pas a revenir à son niveau d’avant crise. En effet, le titre n’a repris guère plus que 6%.

Aussi, tant que notre point pivot à 160 ne sera pas dépassé, on continuera de privilégier la tendance baissière avec un objectif majeur situé sur les 5 euros, à confirmer toutefois avec un test du support clé à 8.6 euros. Alternativement, le dépassement à la hausse du point pivot à 10,4 euros, nous conduirait sur un objectif 11,6 euros, puis en extension vers les 13,3 euros.

 

Mais restons prudent …

Les investisseurs semblent galvanisés par les différents soutiens monétaire et budgétaire, et l’injection massive des banques centrales. Le rebond actuel est aussi dû à la mise en circulation d’un potentiel miraculeux vaccin, « complètement opérationnel d’ici le 1er novembre 2020 ». Avec plus de 7.000 nouveaux cas enregistrés ces dernières 24h, le nombre de cas positifs au coronavirus ne cesse de croître en France.

Enfin, le tourisme continue d’en pâtir, la France souffre de l’absence de ses clients fortunés. Cette économie reprend toutefois progressivement. Pékin réouvre progressivement ses vols internationaux, suivi par la Jordanie ainsi que le Pérou. Affaire à suivre …

 

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SPECIAL US – La course à la Maison Blanche et son impact économique ?

A l’approche de la 59ème élection américaine prévue pour le 3 novembre 2020, des signes d’instabilité financière se distinguent dans le pays. Actuellement, le taux d’inflation oscille aux alentours d’1% aux Etats-Unis mais est-ce que cela va-t-il durer ?

L’action de la Fed est définie par trois axes, assurer le plein emploi, la stabilité des prix, et le maintien de taux d’intérêt bas. Par ces axes, la politique monétaire de la Fed impacte profondément la vie financière des américains.

Le comité de politique monétaire qui décide de la fluctuation des taux directeurs a évoqué une stratégie visant un taux d’inflation à 2%, voire légèrement supérieur. Dans un contexte de pandémie, où le chômage fait rage, la Fed souhaite maintenir ses taux d’intérêt proches de zéro dans le but de soutenir l’économie et de relancer la progression de l’emploi.

Cette volonté de création monétaire a donc engendré les taux d’intérêt extrêmement faible. Ces taux sont inférieurs au taux d’intérêt d’équilibre à long terme (« taux d’intérêt naturel ») mais, dans un pays qui n’arrive pas à contenir le virus, augmenter le taux d’intérêt semble dangereux au vu de la fragilité financière des consommateurs. Avec ces forces structurelles, on peut s’attendre à ce que les taux d’intérêt restent bas sous peine de créer une récession encore plus marquée. Les conséquences économiques de la crise sanitaire sont telles que la Réserve Fédérale a acheté pour environ 111 milliards de dollars d’actifs en seulement une semaine. En achetant des milliards de dollars d’actif, la Fed fait « tourner la planche à billets », en l’espace d’un mois, son bilan a doublé. En effet, en mars il s’élevait à 3.500 milliards contre 7.000 milliards de dollars en juin.

Pour faire face aux nombreuses faillites d’entreprises, au chômage et aux expulsions de locataires, le gouvernement fédéral américain a déjà mis en place des aides financières inédites notamment une indemnisation de 600 dollars aux demandeurs d’emploi. Un nouveau plan d’aide a été dévoilé à la suite de l’arrêt, fin juillet, de ces aides. Ce plan prévoit une nouvelle allocation chômage, des facilités de prêts pour les PME, un gel des charges salariales, des protections pour les locataires et un report de remboursement des prêts étudiants.

 

Source : https://www.rfi.fr/fr/am%C3%A9riques/20200820-pr%C3%A9sidentielle-am%C3%A9ricaine-joe-biden-gaffeur-consensuel

 

La course à la Maison Blanche se joue donc dans un contexte de crise sanitaire et économique. Joe Biden, l’ancien vice-président de Barack Obama est officiellement désigné comme le candidat démocrate.  Depuis le 11 août 2020, Kamala Harris est la première femme noire candidate à la vice-présidence. La nomination de cette femme née d’une mère indienne et d’un père jamaïcain est un symbole fort pour les américains. Dans une campagne qui n’est pas gagnée d’avance, Kamala Harris est un choix de raison, Joe Biden a insisté sur le duo qu’ils forment. En effet, à 77 ans, le candidat à la présidentielle à laisser entendre qu’il ne ferait qu’un seul mandat. En 2024, sa colistière aurait la place de leader du parti démocrate.

Son programme s’oriente sur plusieurs aspects dont la priorité serait d’affronter la crise sanitaire. Pour cela, en cas de victoire, il souhaite augmenter les tests, créer un corps médical supplémentaire de 100.000 personnes, indemniser les travailleurs exposés à des risques de contamination, et surtout constituer un stock de vaccins. En parallèle, un plan d’aide ambitieux « Build Back Better » de 700 milliards de dollars permettrait de relancer l’économie frappée par la pandémie. Ce vaste plan de relance prévoit de retrouver les emplois d’avant crise et d’en créer cinq millions supplémentaires par le biais d’investissements publics sur 4 ans. 8.000 milliards seraient investis dans un plan d’éducation, 400 milliards seraient attribués à la modernisation des infrastructures et 300 autres milliards de dollars iraient à la Recherche et au Développement (R&D), ainsi que dans les innovations technologiques.

Un deuxième axe prédominant du programme de Joe Biden concerne l’environnement. Dès sa possible arrivée au pouvoir, il rejoindrait les signataires de l’Accord de Paris sur le climat. 2.000 milliards de dollars seraient alloués dans un plan en faveur de l’énergie renouvelables avec pour but d’atteindre une production électrique propre en 15 ans. Ce plan comprendrait un programme de construction de logements à faible consommation énergétique, des incitations d’achat de véhicules électriques américains ainsi que le passage de la flotte gouvernementale à des véhicules électriques.

Dans l’article « Why America Must Lead Again » (« Pourquoi l’Amérique doit prédominer à nouveau »), il promeut un retour au leadership américain ce qui montre une franche rupture avec la politique isolationniste de Trump.  A l’égard de la Chine, le candidat à la Maison Blanche a écrit : « Le moyen le plus efficace de relever ce défi est de constituer un front uni des alliés et partenaires des États-Unis pour faire face aux comportements abusifs et aux violations des droits de l’Homme de la Chine ».

 

Source : https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/coronavirus-donald-trump-annonce-l-elargissement-de-l-autorisation-du-traitement-au-plasma_4083613.html

 

Alors que Joe Biden a dévoilé son programme ambitieux, celui de Trump reste incertain. Celui qui transmet un message optimiste « Keep America Great » (« Conservons la grandeur de l’Amérique ») n’a pour l’heure pas évoqué d’idée nouvelle par rapport à son programme de 2016 (défense de la police, lutte contre l’immigration illégale, relocalisation des emplois des entreprises américaines en Chine…). Le jeudi 27 août, l’actuel président des Etats-Unis devrait y exposer les priorités de son possible second mandat. En attendant, l’ex-magnat de l’immobilier et son parti gardent leur position de « défenseur de la loi et de l’ordre ».

Bien que le Parti républicain loue la détermination de l’actuel président à trouver une solution médicamenteuse, la gestion très critiquée de la crise sanitaire joue en sa défaveur. Donald Trump s’est d’ailleurs empressé d’annoncer l’autorisation du traitement au plasma pour les convalescents sans que son efficacité n’ait été prouvée par des essais cliniques de grande ampleur. Selon de nombreuses enquêtes nationales, Joe Biden maintient une large avance sur Donald Trump.

La Fed est indépendante du pouvoir politique, néanmoins son président et son vice-président sont nommés par le président américain. Quels seraient donc les impacts d’un changement de présidence ? Pour l’heure, le parti républicain propose, dans le cadre du « paquet fiscal », un nouveau chèque de 1.200 dollars (plus 500 dollars par enfant) accompagné d’une diminution du complément d’assurance chômage. Le reste dépendra vraisemblablement des résultats. A suivre, donc…

Dans un contexte de crise sanitaire et donc économique, qu’en est-t-il maintenant des principaux indices américains qui, malgré la situation, gardent une santé insolente et atteignent, contre vents et marées, des plus-hauts historiques ?

 

Point technique sur le trio majeur des indices américains

  1. Le Dow Jones

Sur ce graphique pris en base hebdomadaire, on constate qu’à l’instar de ses comparses, le Dow reste inscrit dans une tendance globale de fond nettement haussière. Ce qui le différencie encore cependant techniquement de ses deux acolytes, c’est que ça reste, à ce jour, le seul des trois indices majeurs américains qui n’a pas encore dépassé ses plus-hauts d’avant crise du Covid. Gageons cependant que ça ne saurait tarder.

Aussi, tant que notre point pivot situé sur les 24.700 ne sera pas enfoncé, et après le test de la cassure des 29.700 points (sommet d’avant crise), on privilégiera une poursuite de la hausse en direction des prochains objectifs de projection situés sur les 33.280, puis les 37.500 points en extension. Alternativement cependant, la franche cassure des 24.700 conduirait à un test du support des 21.600 en amont d’un retour sur le fort overlap des 18.225 points.

 

       2. Le Nasdaq 

Ce graphique en base hebdomadaire, montre que l’indice technologique américain poursuit une nette tendance haussière. Depuis mars 2009, nous nous trouvons dans un canal ascendant, imperturbable malgré la crise sanitaire. En effet, le Nasdaq a vite effacé les pertes liées au coronavirus et continue même d’atteindre des plus-hauts historiques insolents. Malgré un RSI qui rentre en zone de surachat, l’indice a repris pas moins de 75% depuis son point le plus bas à 6.730 durant la crise pour même atteindre une progression de près de 37% depuis le début de l’année 2020.

Tout va se jouer autour du point pivot des 9.780, tant que ce niveau tient, on privilégiera une poursuite de la hausse en direction des prochains objectifs de projection situés sur les 15.575, puis les 18.885 points en extension. Alternativement, si notre point pivot venait à céder, cela nous conduirait à un test du support vers la zone psychologique des 8.000, en amont d’un possible retour vers les 6.800 points.

 

      3. Le S&P 500

Dans ce graphique en base hebdomadaire, on constate que l’indice américain est dans une tendance nettement haussière depuis mars 2009, avec quelques phases de correction ne remettant pas en cause la tendance de fond qui s’inscrit dans un canal ascendant. Ce canal est marqué par le creux de mars 2020, correspondant à l’impact de la crise du coronavirus, laissant apparaitre un niveau d’overlap important autour des 2.150 points. Par la suite le S&P efface rapidement ses pertes et atteint de nouveaux plus-hauts historiques, enregistrant une progression fulgurante d’environ 60% par rapport à son point bas de la crise, et de près de 8% depuis le début de l’année 2020.

Tant que notre point pivot situé sur les 2.900 ne sera pas cassé, on s’orientera vers une poursuite de la tendance de fonds avec un premier objectif à 4.000 correspondant à un seuil psychologique ainsi qu’à la borne supérieure de notre canal haussier, puis par projection, à un second objectif autour des 4.900 points. Alternativement, le franchissement à la baisse de notre niveau pivot conduirait à un premier test du support des 2.500 avant un potentiel retour sur l’overlap des 2.150 points si l’inversion de tendance venait à se confirmer.

 

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