SPECIAL ACTUALITÉ – Elon Musk : et si le vrai luxe, c’était l’espace ?

Qui est Elon Musk ?

Né le 28 juin 1971 à Pretoria, Afrique du Sud, Elon Musk est un entrepreneur américain d’origine sud-africaine qui a cofondé la société de paiement électronique Paypal et créé SpaceX, fabricants de lanceurs et d’engins spatiaux. Il est également l’un des premiers investisseurs importants du constructeur de voiture électrique Tesla, dont il est le directeur général. Il est aussi le fondateur de The Boring Company, une société de construction de tunnels, et de Neuralink, une société de neurotechnologie.

Il naît d’un père sud-africain et d’une mère canadienne. Il fait preuve très tôt d’un talent pour l’informatique et l’entreprenariat. À 12 ans, il créé un jeu vidéo et le vend à un magazine informatique. En 1988, après avoir obtenu un passeport canadien, il quitte l’Afrique du Sud partant à la recherche des meilleures opportunités économiques disponibles aux États-Unis.

En 1995, il fonde Zip2, une société qui fournit des cartes et des annuaires commerciaux aux journaux en ligne. Quatre ans plus tard, Zip2 est racheté par le fabricant d’ordinateurs Compaq pour 307 millions de dollars. Par la suite, il fonde une société de services financiers en ligne, X.com, qui deviendra ce que nous connaissons sous le nom de PayPal. Le service spécialisé dans le transfert d’argent en ligne sera racheté par eBay en 2002 pour 1,5 milliards de dollars.

Alors qu’il avait déjà gagné une somme considérable d’argent, et qu’il a prouvé qu’il était capable de créer une entreprise florissante, Musk n’allait surement pas s’arrêter là. L’année 2002 marque un point important dans sa vie puisqu’il se concentre dès lors sur ses rêves et fascinations : à savoir les voitures électriques et la création de technologies capables de conduire l’humanité à devenir une espèce multi planétaire.

 

Tesla : le Must de Musk !

Contrairement aux idées reçues, la société n’a pas été créée dès l’origine par Elon Musk, mais par deux ingénieurs, Martin Eberhard et Marc Tarpenning durant l’année 2003 ; ils furent alors rejoints l’année suivante par Elon Musk.

Le nom de l’entreprise rend hommage au scientifique Nikola Tesla. Ce groupe d’ingénieurs désiraient prouver qu’il était possible de rouler à bord d’un véhicule électrique sans faire de compromis et que les véhicules électriques pouvaient être plus performants, plus rapides et plus agréables à conduire que les véhicules à combustion classiques.

Aujourd’hui, Tesla construit des véhicules 100% électriques, mais également des solutions extensibles de production et de stockage d’énergie nouvelle génération. Pour Tesla, au plus vite l’humanité s’affranchira des énergies fossiles au profit d’énergies renouvelables, au mieux le monde se portera. La mission de Tesla est « d’accélérer la transition mondiale vers un schéma énergétique durable », notamment en stimulant la compétitivité automobile dans le secteur électrique. La marque se distingue par les performances ainsi que le nombre de technologies embarquées de ses véhicules (pilotage automatique, mode de défense contre les armes biochimiques, etc.). La berline familiale Model S est actuellement le véhicule électrique de production à l’accélération la plus rapide au monde.

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SpaceX : vers une conquête de l’espace 

Elon Musk a longtemps été convaincu que pour que la vie survive, l’humanité doit devenir une espèce multi planétaire. Cependant, il n’était pas satisfait de la grande dépense que représente les fusées. En 2002, il a fondé Space eXploration technologies (SpaceX) pour fabriquer des fusées plus abordables.

Ces deux premières fusées ont été le Falcon 1 (lancée pour la première fois en 2006) et le Falcon 9, plus grand, (pour la première fois en 2010), qui ont été conçues pour coûter beaucoup moins cher que les fusées concurrentes. Une troisième fusée, le Falcon Heavy (lancée pour la première fois en 2018) a été conçue pour transporter 53.000 kilos en orbite, soit près de 2 fois plus que son plus grand concurrent le Delta IV Heavy de la société Boeing, pour un tiers du coût. Musk a cherché à réduire les dépenses liées aux vols spatiaux en développant une fusée entièrement réutilisable qui pourrait décoller et revenir sur la plateforme d’où elle a été lancée. Cet exploit a été réalisé et permet à SpaceX de rendre le rêve de son P-DG encore un peu moins surréaliste, c’est-à-dire, coloniser Mars.

 

Mais pourquoi laisser Musk conquérir l’espace ?

La réponse est simple : pour des raisons économiques. Le budget de la Nasa est en effet de 22 milliards de dollars par an soit 0,5% du PIB américain. À titre de comparaison, leur budget en 1966 représentait 4,5% du PIB. L’espace n’est plus autant qu’avant une priorité pour les États-Unis et SpaceX compte bien saisir cette opportunité. Car, la force d’Elon Musk est de développer à ses frais (et avec des financements de l’État américain quand même) des fusées qui sont beaucoup moins chères à l’usage. Les lanceurs SpaceX ont l’avantage de pouvoir revenir sur une base pour être réutilisés : une façon radicale d’amortir le coût d’usage. La photo ci-dessous illustre ce procédé avec les boosters qui reviennent sur Terre, prêt à être réutilisés.

La société privée ne cesse d’impressionner, jusqu’à récemment : le 30 mai 2020, elle relance les vols habités américains après le retrait des navettes spatiales en 2011. Il faut noter que pendant 9 ans les américains devaient faire appel aux fusées russes pour rejoindre la station spatiale internationale (ISS).

La capsule Crew Dragon (capsule spatiale conçue par SpaceX) avec à son bord Doug Hurley et Bob Behnken accrochée à la fusée Falcon 9 et ses puissants moteurs Merlin a décollé vers l’ISS, et s’est amarrée parfaitement. C’est la première fois qu’une entreprise privée, en partenariat avec la Nasa, réalise un tel exploit.

De façon anecdotique, en 2014, les Russes avaient dit que « si les américains voulaient retourner sur l’ISS tout seuls, ils devraient construire un trampoline ». Elon Musk, face au succès de la mission n’a pu s’empêcher de faire un clin d’œil à ses détracteurs en rétorquant « le trampoline fonctionne ».

SpaceX bientôt cotée en Bourse ?

À ce jour, la valorisation de SpaceX est estimée à 33,4 milliards de dollars. On remarque donc que la société vaut sur le papier plus que Tesla qui elle est estimée à 32,8 milliards de dollars. La valorisation importante de l’entreprise est due en grande partie au projet permettant un accès à internet par satellite, Starlink. Projet qui consiste à déployer 12.000 petits satellites en basse orbite afin de proposer des services internet à haut débit dans toutes les régions du monde même les plus reculées.

Le groupe d’investisseurs de l’entreprise pensent se séparer de son activité de satellites Starlink pour en faire une société cotée en bourse. Cependant, il est peu probable que l’entreprise entière soit introduite en bourse. En effet, depuis des années Musk répète qu’il ne fera de SpaceX une société cotée qu’après être parvenu à faire des lancements réguliers vers Mars. Il faudra donc attendre encore un peu avant de pouvoir placer son argent dans ce qui semble être le futur de l’ingénierie spatiale.

Elon Musk : un PDG controversé ?

Bien qu’il nous ait démontré à de nombreuses reprises ses prouesses en tant que P-DG de par son optimisme contagieux et ses capacités d’orateur envers les investisseurs, parfois Musk semble ne rien connaître au monde des affaires, du moins, c’est ce qu’il s’amuse à laisser penser.

Son utilisation de Twitter est en partie la raison pour laquelle le mot « controversé » peut être utilisé. À titre d’exemple, en 2018, le milliardaire avait tweeté « going private » laissant penser qu’il allait faire de Tesla une société privée alors que le prix de l’action à cette période s’élevait à 420 dollars. La seule existence de ce tweet permit à Tesla de gagner 13% en un jour. Cela pouvant être considéré comme de la manipulation, la SEC (Securities and exchange commission, l’équivalent de l’AMF en France) a procédé à des sanctions envers Tesla pour allégations de fraude qui n’ont à ce jour pas été confirmées ou démenties. Ce qui valut une amende de 40 millions de dollars (20 millions pour Musk et 20 millions pour Tesla), et le retrait immédiat de Musk en tant que président du conseil d’administration. Un certain contrôle sur ses réseaux sociaux lui a aussi été imposé.

Mais, vraisemblablement, le milliardaire n’apprend pas de ses erreurs car le premier mai dernier, il tweete « le prix de l’action Tesla est beaucoup trop haut ». L’action perd dès lors 10% en passant de 772,77 dollars à 701,32 dollars par action, ce qui représente environ une perte de 15 milliards de dollars. Ce tweet est susceptible une nouvelle fois d’attirer l’attention du gendarme américain des marchés financiers, sourcilleuse sur la communication des informations ayant des conséquences sur l’évolution de la Bourse.

Certains qualifient ce genre d’action comme idiote. Mais dans ce cas, Elon Musk est un idiot riche puisqu’il vient d’obtenir le feu vert pour sa première rémunération au sein de Tesla. Il va désormais pouvoir bénéficier d’une première tranche d’un bon nombre de stock-options, d’après un document fourni à la SEC. Le fondateur de SpaceX va donc pouvoir acheter pour 1,69 million de titres à 350,02 dollars chacun. En les vendant, il pourrait réaliser une plus-value de près de 775 millions de dollars. L’action en Bourse ayant atteint 881,56 dollars.

Plus qu’un fan de l’espace et des voitures électriques ?

Beaucoup de personnes connaissent Elon Musk pour son travail innovateur sur les voitures électriques ou sur les fusées, mais son expertise ne s’arrête pas là.

En décembre 2016, il fonde une nouvelle société appelée « The Boring Company ». Ce projet a pour but de supprimer les bouchons dans les grandes villes par l’installation d’un réseau de voies souterraines. Des ascenseurs positionnés sur la chaussée permettraient de descendre les véhicules dans le réseau souterrain et de les mener à leur destination à une vitesse avoisinant les 200 km/h. Les travaux pour ce projet ont déjà commencé à Los Angeles où le trafic est tout simplement infernal. Pour l’anecdote, Musk ne voulait pas créer cette société, il avait d’ailleurs proposé à plusieurs personnes de le faire. N’ayant vu personne se lancer, il se sentit obligé de le faire lui-même mais sans grand intérêt. Le terme « boring » (ennuyeux) prend dès lors tout son sens.

En 2016, il fonde la startup Neuralink qui est une société neurotechnologique visant à créer des implants cérébraux d’interfaces neuronales directes. La société développe des composants électroniques pouvant être intégrés dans le cerveau, par exemple pour augmenter la mémoire ou piloter des terminaux, et éventuellement pour mieux marier le cerveau et l’intelligence artificielle.

L’idée semble impossible mais s’il y a bien une chose que l’on apprend quand il s’agit d’Elon Musk, c’est que le mot impossible ne fait pas partie de son vocabulaire. En juillet 2019, la société a greffé avec succès ses capteurs innovatants dans le cerveau d’un singe qui a été capable de contrôler un ordinateur avec sa pensée. En attendant, l’accord de la FDA (Food and Drug Ddmnistration), les tests d’implants cérébraux sur les humains devraient commencer dans moins d’un an.

Que certains le voient comme un génie ou un savant fou, il semble avoir découvert la recette du succès et ses projets ne sont qu’à leur commencement.

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SPÉCIAL ACTIONS – Netflix : Quand la réalité dépasse la fiction ?

Netflix est une entreprise multinationale américaine créée en 1997 par Reed Hasting et Marc Randolph. La société était au départ un service de location de DVD : contre un abonnement mensuel, elle offrait la possibilité de commander et de louer les films de son choix. L’idée était certes déjà novatrice pour l’époque, mais elle pose surtout les fondements du futur business model de la marque.

Un peu d’histoire…

 

Le cofondateur Reed Hastings aime raconter que l’idée de créer Netflix lui serait venue suite au versement de pénalités pour ne pas avoir rendu une cassette assez tôt lors de sa location. Pour mettre en œuvre cette idée, lui et son associé ont d’abord songé à louer des cassettes, mais leur format rendant les expéditions impossibles, ils se sont tournés vers le format DVD, en plein essor. L’entreprise commence ainsi son activité de location de DVD par abonnement mensuel en 1999.

Quelques éléments notables :

  • En 2001, Netflix propose à la chaîne de magasins BlockBuster Video d’entrer dans son capital à hauteur de 49% (pour la somme de 50 millions de dollars), ce que l’entreprise refuse en en profitant pour lancer sa propre offre de location de DVD mensuelle. Décision fatale puisqu’elle fait faillite et ferme en septembre 2010.
  • En 2002, Netflix est introduite à la bourse de New York NASDAQ sous le ticker NFLX à 15 dollars par action, ce qui lui permet de recueillir 82 millions de dollars de souscriptions.
  • Le cofondateur Marc Randolph quitte la société en 2004.
  • C’est en 2008 que Hastings décide de franchir un cap pour se lancer dans le streaming, c’est-à-dire la lecture de contenu en continu. Principalement utilisé à des fins illégales, le streaming ne dispose pas encore d’une bonne image dans le milieu des affaires, pourtant le succès auprès du public est immédiat : la plateforme compte plus de 100.000 titres dans son catalogue en 2009 et possède environ 11 millions abonnés.

C’est à partir de 2010 que l’entreprise connaît un développement important car elle commence à s’implanter dans le monde entier petit à petit. L’expansion géographique de l’offre de services de Netflix a lieu d’abord au Canada en 2010, en Amérique du Sud, dans les Caraïbes puis en Europe anglophone et nordique en 2011, aux Pays-Bas (pays où se trouve le siège social européen de l’entreprise depuis 2016) en 2013, en Europe de l’Ouest (France, Belgique, Suisse, Allemagne, Autriche), en 2014 puis en Espagne, au Portugal et en Italie ainsi qu’en Océanie et au Japon en 2015 pour être finalement disponible dans le monde entier en 2016.

Comment l’entreprise se rémunère-t-elle ?

Une question se pose : comment Netflix survit-il sans être financer par des annonceurs ?

Il faut, dans un premier temps, prendre en compte les revenus des abonnements, qui varient entre une dizaine et une vingtaine d’euros mensuels. Mais aussi, dans un second temps, le fait que le nombre de clients ne cesse de croître depuis plus d’une décennie. 41 millions d’abonnés payant en 2013, 71 millions en 2015, 110 millions en 2017 et 159 millions en 2019 soit une hausse considérable de 288% en seulement 7 ans.

Netflix ajoute constamment 5 millions de nouveaux utilisateurs tous les trimestres, et amasse environ 10 milliards de dollars par an juste en droits d’abonnements. Toutefois, ce n’est pas le seul revenu de la marque. En effet, elle n’hésite pas à investir beaucoup d’argent dans ses réalisations dans le but de gagner encore plus, par exemple, la série « The Crown » a eu besoin d’environ 10 millions de dollars par épisode, pour un revenu bien supérieur.

Pour conserver son leadership et surtout parvenir à créer un catalogue de films et séries suffisamment diversifié pour tenir tête à ses nouveaux concurrents, Netflix débloque des montants faramineux. En 2020, l’entreprise ne débourserait pas moins de 17,3 milliards de dollars pour financer ses productions, selon les estimations de l’analyste Dan Salmon de BMO Capital Markets.

Enfin, Netflix fait signer aux producteurs de série qui ne travaillent pas pour elle des contrats de diffusion qui leur permettent d’avoir l’exclusivité sur la diffusion de ces programmes, ainsi, la plateforme attire plus d’abonnés, qui cherchent à regarder des programmes qu’ils ne peuvent trouver (légalement) nulle part ailleurs.

Stratégie qui semble avoir porter ses fruits puisque le chiffre d’affaire est passé de 2 milliards en 2009 à 22 milliards en 2019. L’ascension rapide de Netflix est aussi notable côté bourse. En effet, investir 100.000 dollars en 2009 aurait apporté un pactole de 4 millions de dollars en 10 ans : soit une appréciation de 4.100% !

Netflix entre dans une zone de turbulences ?

On assiste à une baisse de régime pour la plateforme de vidéos à la demande avec un essoufflement du nombre de nouveaux abonnés. Pourtant, Netflix génère 23% du trafic Google, selon le rapport sur l’état de l’Internet fin juin 2019.

Pourquoi l’entreprise subit-elle une période creuse ?

Premièrement, ce ralentissement peut s’expliquer par des prix qui ne sont plus assez concurrentiels et qui, par ailleurs, ont été récemment augmentés. A titre d’exemple, l’abonnement Premium coûtait 13,99 euros en France, il est passé récemment à 15,99 euros. Les plateformes concurrentes, elles, proposent des prix plus attractifs. Pour 9,99 euros par mois, OCS (Orange Cinéma Séries) propose un abonnement mobile, ordinateur et tablette. Pour Amazon Prime Video, en France l’abonnement est compris dans celui d’Amazon Prime, qui coûte 5,99 euros par mois, soit 49 euros par an.

Deuxièmement, parce de nouveaux concurrents apparaissent. Le géant à la pomme a annoncé le lancement d’Apple TV +, un service de vidéo en streaming avec des contenus originaux, ayant pour but de concurrencer Netflix. Disney aussi est sur la ligne de départ, avec le lancement de Disney+ qui a eu lieu le 12 novembre 2019 aux États-Unis et qui est apparu courant du premier trimestre 2020 en France. L’abonnement mensuel coûtera 6,99 dollars par mois, soit 6,20 euros. De son côté, Warner Media a aussi décidé d’investir dans le streaming vidéo en lançant HBO Max dans le courant du printemps 2020.

Une concurrence rude qui n’a pas fini de faire trembler le leader actuel tout en ayant cependant un revers de médaille : le fondateur de Netflix avait en effet concédé que la guerre du streaming était « féroce pour les compagnies » mais « formidable pour le consommateur ». 

 

Netflix & Coronavirus : à double tranchant

La plateforme a séduit 15,8 millions de nouveaux abonnés payants de janvier à mars, contre 9,6 millions sur la même période l’année dernière, d’après son communiqué de résultats publié le 21 avril dernier. Une accélération que le groupe qualifie de « temporaire », en lien direct avec les mesures de distanciation sociale prises dans le monde pour enrayer la progression du Covid-19. La plateforme, leader du marché, compte aujourd’hui 183 millions d’abonnés.

Si la pandémie de coronavirus qui affecte le monde entier, et le confinement qui en découle, ont un impact positif sur Netflix pour le moment, cela pourrait ne plus être le cas à long terme. Entre des retards considérables dans la production de contenus, une concurrence accrue et peut-être une lassitude des utilisateurs à venir, les effets potentiellement nocifs du Covid-19 sur la plus célèbre des plateformes de streaming commencent à s’apercevoir.

À titre d’exemple, la pandémie de coronavirus et les mesures de confinement décidées un peu partout dans le monde ont mis un coup d’arrêt brutal aux productions audiovisuelles en cours. Ce qui a un effet négatif sur l’ensemble des équipes de production dans l’industrie du spectacle. Consciente du problème, Netflix a annoncé le 20 mars dernier, un fonds de soutien de 100 millions de dollars pour venir en aide aux personnes concernées.

De plus, le déconfinement qui approche amène un nouveau challenge pour Netflix mais aussi pour ses concurrents. Le défi de ne pas seulement attirer de nouveaux abonnés après le confinement, mais surtout de garder ceux qu’ils ont acquis. Dès lors, les différents acteurs seront capables de mesurer quelle part de leur succès venait simplement des circonstances sanitaires exceptionnelles et des mesures qui s’en sont suivies.

Quid de la configuration technique ?

Comme on peut le voir aisément sur le graphique ci-dessus, pris en base journalière sur du long terme, le cours de Netflix connaît une très forte phase d’appréciation entre septembre 2012 et juin 2018, soit une hausse faramineuse de 5 245% ! On remarque par ailleurs que l’overlap (segment bleu horizontal) a relativement bien fonctionné sur la valeur.

Si cette dynamique haussière semble a priori solide et pérenne, il faut néanmoins observer le cours sur une période de plus court terme, d’où le graphique suivant :

Sur ce deuxième graphique, toujours en base journalière, on remarque que, depuis juin 2018, Netflix est entrée dans une large phase de consolidation.

Après la baisse globale des marchés entre juin 2018 et décembre 2018, les cours sont entrés dans un canal légèrement ascendant (zone bleutée).

À cout terme, on observe ensuite la présence d’un point pivot sur l’overlap (segment bleu) des 380 dollars. Les overlaps ayant fait leur preuve sur Netflix comme vu sur le graphique précédent, on peut rester sur une position acheteuse tant que ce point pivot ne sera pas nettement enfoncé. Toutefois, seule la franche cassure de la borne supérieure du canal à 455 dollars validerait une hausse plus pérenne, avec un objectif de projection vers les 550 dollars.

Alternativement, le franc passage sous l’overlap des 380 dollars invaliderait ce scénario haussier. Dès lors, un retour éventuel sur la borne inférieure du canal vers les 290 dollars serait à craindre dans un premier temps.

 

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Spécial secteur : Les banques dans la tourmente ?

Une montée des risques pour les banques françaises ?

Les banques subissent de plein fouet tous les problèmes économiques. Le fléau Covid-19 semble avoir aussi infecté le système bancaire et les premiers symptômes de contagion se font ressentir. C’est à une chute des cours de l’ordre de 50% que doivent faire face les banques depuis le 19 février. Les décotes sont considérables par rapport aux actifs net tangibles 51,4% pour Crédit Agricole, 61% pour BNP Paribas et 73,4% pour Société Générale. De plus, certaines font face à l’importante baisse du pétrole, notamment Crédit Agricole qui est le plus exposé aux entreprises du secteur pétrolier (10% de ses prêts).

Cet affaiblissement général se traduira fatalement par une baisse des bénéfices des banques dû à une hausse du coût du risque, c’est-à-dire par des pertes ou des provisions sur les prêts aux entreprises.

Une solidarité bancaire, bien que très peu rentable, doit et va être mise en place avec des moratoires de remboursement de crédit ou bien encore des crédits de trésorerie pour couvrir les charges comme les loyers qui ne peuvent être payés en l’absence de chiffre d’affaire. Une aide conséquente de l’État est aussi proposée avec le PGE (Prêt Garanti par l’État).

A ce sujet, les banques jouent un rôle majeur dans la bonne mise en place de ce PGE. Elles ont obtenu par ailleurs la garantie de l’État sur 300 milliards d’euros de prêts aux entreprises. Une garantie payante et plafonnée à 90%. Les établissements de crédit voient ce PGE comme un moyen de sauver leur image auprès des entreprises et affichent leur volontarisme. Au dernier comptage, 290.000 prêts garantis par l’État ont été accordés aux entreprises en difficulté selon la BPI (Banque Publique d’Investissement), soit environ 55 milliards d’euros.

Pour permettre au plus grand nombre d’entreprises les PGE, le gouvernement a élargi le dispositif à des sociétés dont le profil inquiète habituellement les banquiers : entreprises individuelles avec des fonds propres négatifs, entreprises en procédure collective (redressement judiciaire faisant l’objet de plan de continuation). Aussi, en vue de faciliter les relations entre banques et entreprises, la Banque de France a retardé sa campagne 2020 de notation des entreprises. C’est une notation prise en compte par les banques avant d’octroyer ou de refuser d’accorder un crédit. Or, si les révisions de cotations avaient lieux normalement, elles tiendraient compte des effets du confinement sur l’économie et conduiraient à dégrader la note de nombreuses entreprises. Mais cette décision devrait aussi soulager les banques. En effet, une note moins bonne veut dire que l’entreprise devient plus risquée, ce qui implique d’immobiliser plus de fonds propres.

Malgré les mesures prises, l’octroi de ce PGE n’a rien de systématique. En effet, on estime à 5% le taux de refus pour les entreprises éligibles. Cependant, les banquiers s’interrogent sur la pertinence d’avoir ouvert aussi grand les vannes du crédit étant donné qu’elles prêtent parfois à des sociétés qui allaient mal avant et considèrent que le problème n’est de ce fait que repoussé d’un an. Mais la question qui est la plus posée par les banques est de savoir si un grand nombre d’entreprises seront en mesure de rembourser le capital emprunté au bout d’un an étant donné la conjoncture économique ou si elles profiteront de la durée maximum de cinq ans. Sachant que plus la durée de remboursement sera longue plus le coût sera important.

La BCE médiatrice face au chaos ? 

Le 18 mars, la Banque Centrale Européenne a annoncé un plan d’urgence baptisé « programme d’achat d’urgence pandémique » ou (PEPP) de 750 milliards d’euros pour tenter de contenir les effets négatifs du Covid-19 sur l’économie. Il s’agit d’un programme de rachat de la dette publique et privée afin de pouvoir soulager les banques. Beaucoup furent surpris par cette annonce mais comme l’a dit Christine Lagarde « les temps extraordinaires nécessitent une action extraordinaire ». Depuis cette action la BCE tente d’apporter des solutions à plusieurs niveaux.

En effet, la BCE a notamment demandé aux banques qu’elle supervise dans la zone euro de ne pas verser de dividende afin de préserver le niveau de fonds propres, qui conditionne leur capacité à soutenir l’économie. Ces demandes ont reçu un accueil plutôt froid, néanmoins, certaines jouent le jeu, comme Société Générale qui a décidé d’annuler son dividende de 2,20 euros. Natixis a aussi suivi le mouvement avec l’annulation d’un dividende de 0,31 euro.

La BCE a aussi envoyé un avertissement aux agences de notation. Effectivement, les équipes de l’Eurosystème ont été chargées de trouver des mesures permettant de réduire les effets de la vague de dégradation des notes qui s’annonce sur les titres qu’elles acceptent de prendre en garantie des financements accordés aux banques (le collatéral). Mesures qui ont pour but principal d’alléger la dépendance de la BCE aux agences de notation.

Autrement dit, la Banque Centrale Européenne après s’être dotée d’un plan d’urgence de 750 milliards d’euros, et s’être affranchie des contraintes qui restreignaient ses achats d’actifs, vient d’assouplir les règles qui régissent le collatéral. Ainsi, elle est prête à prendre plus de risque.

Que se passe-t-il outre-Atlantique ?

Alors que les États-Unis s’étaient habitués depuis plus de dix ans à une croissance ininterrompue, la crise sanitaire vient mettre un coup d’arrêt à cette belle histoire. L’épidémie de coronavirus se répand avec ses effets économiques dans tout le pays.

L’événement historique sur le pétrole américain (WTI) est une résultante et un exemple de la détresse occasionnée par le virus. En effet, le cours est passé pour la première fois de l’histoire dans le négatif pour arriver au niveau des -40 dollars dû à une quasi-saturation des niveaux de stockages. Néanmoins, Washington et la Fed agissent pour limiter les effets de la crise. L’exemple de cette action de préservation est ressenti à travers la décision de la Fed et son plan de sauvetage à hauteur de 2.300 milliards de dollars destinés notamment aux entreprises.

Malgré le fait que des mesures soient prises pour sauver l’économie, les banques américaines ressentent les effets négatifs du Covid-19. Ces dernières voyant leurs bénéfices chuter au premier trimestre. En tête desquelles JPMorgan dont les profits sur cette période ont chuté de 69% pour atteindre les 2,87 milliards comparés à 9,18 milliards de dollars en 2019. La première banque américaine en termes d’actifs a mis de côté 6,8 milliards de dollars, portant au total les provisions à 8,3 milliards de dollars afin de faire face aux défauts de paiements de ses clients.

A ce sujet, à de très nombreuses reprises, la hausse du niveau de chômage aux États-Unis a conduit à une progression des défauts de crédits immobiliers et donc mené à un impact négatif sur la santé des établissements financiers. C’est notamment ce qu’il s’était passé en 2008-2009. Ainsi, comme JPMorgan, les autres banques se sont préparées avec des provisions qui atteignent des niveaux records. Citigroup avec 7 milliards, Wells Fargo avec 3,8 milliards, Bank of America avec 3,6 milliards et Goldman Sachs avec 937 millions de dollars. « Étant donné la forte probabilité d’une sévère récession, il était nécessaire de constituer des réserves de crédit » a dit Jamie Dimon, P-DG de JPMorgan.

Cependant, les provisions seront-elles suffisantes pour faire face à un nombre de nouveaux chômeurs qui augmente chaque jour (en un mois, 22 millions de chômeurs se sont enregistrés chez l’Oncle Sam) et les défauts de paiement qui en découleront ?

Le déconfinement : un plus gros challenge que le confinement ?

Les banques françaises ont toutes activé leurs cellules de crise depuis février et ont su démontrer une importante réactivité face à cette épreuve. En effet, les banques réputées pour leur culture hiérarchique et leurs structures parfois rigides, se sont vite adaptées.

Cependant, ces dernières commencent maintenant à se préparer au déconfinement, le retour à la vie normale et les questions que cela pose. Or, pour certains, il est plus facile de confiner que de déconfiner. Ce qui sera important, c’est de ne pas reprendre le travail comme avant, de la même manière qu’avant. Non seulement pour assurer la sécurité des clients mais aussi celle des employés. De plus, les habitudes des clients ont elles aussi évolué. Avec le virus la banque à distance est devenue standard. Peut-être assisterons nous à la naissance d’une nouvelle structure bancaire beaucoup plus centrée sur les prestations à distance avec un focus sur la digitalisation des services.

Que nous révèle le graphique du secteur bancaire ?

Sur le graphique ci-dessus du secteur bancaire en base hebdomadaire, on distingue de façon assez nette qu’entre avril 2007 et mars 2009, les cours ont logiquement subi le krach de la crise financière des subprimes en passant d’environ 540 à 88 points (soit 84% de baisse).

Suite à cette forte phase baissière, on assiste à plusieurs tentatives de rebond qui ne permettent pas au cours de retrouver une tendance haussière. Effectivement, en juin 2015, l’impulsion de hausse ne dépasse pas le point haut réalisé en septembre 2009. Ainsi, une tendance baissière est observée depuis la crise de 2007.

De plus, force est de constater qu’un overlap très puissant (ligne verte) a été touché à plusieurs reprises, fin 2011, mi 2012, juillet 2016 ou bien encore en août 2019. Or, la crise créée par la pandémie du coronavirus a engendré la panique des investisseurs. Dès lors, la fragilisation de l’économie mondiale a eu largement raison de ce support clé.

La cassure de cet overlap majeur a nettement fragilisé la configuration technique du secteur. Tout laisse à penser qu’une nouvelle vague de baisse reste attendue, notamment la cassure du point bas de mars 2009. Aussi, sans écarter un possible rebond intermédiaire (RSI survendu) limité à la zone psychologique des 100 points, un objectif vers le niveau des 60 points (soit environ 25% de baisse) reste privilégié.

Alternativement, plus long terme, seul le net dépassement des 115 points clés pourrait redonner au graphique une tendance haussière plus pérenne.

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SPECIAL SECTEUR – NBI : la biotech peut-elle « profiter » de la crise sanitaire ?

 

Le NBI pour Nasdaq Biotechnology Index est un indice boursier américain focalisé sur les entreprises de biotechnologie (les biotechs) et, à moindre titre les entreprises pharmaceutiques.

Quels critères pour appartenir au NBI ?

Pour être éligible au NBI, une entreprise doit remplir plusieurs critères.

En voici les principaux :

  • Être cotée sur le Nasdaq.
  • Être directement issue du secteur biotech ou pharmaceutique.
  • Avoir une capitalisation d’au moins 200 millions de dollars.
  • Avoir un volume journalier de transaction d’au moins 100.000 titres.

D’autres critères viennent s’ajouter mais ils sont de moindres importances.

L’indice a été créé le 1er novembre 1993, avec un niveau initial de 200 points ; il en compte 3.725 aujourd’hui. Une évolution fulgurante du secteur biotechnologique puisqu’il représente aujourd’hui plus de 4 fois de ce qu’il valait à la même période en 2010 (900 dollars). De plus, la composition des membres du NBI est revue 2 fois par an, en mai et novembre. Cette actualisation est justifiée puisqu’aujourd’hui, jeudi 16 avril, 209 entreprises sont membres du NBI soit quatre fois plus d’entreprises qu’en 2013 ; cela témoigne du développement très rapide qu’a connu l’indice.

La composition du Nasdaq Biotechnology Index

Comme tous les indices, le NBI est un indice pondéré. A l’instar du Cac 40, dont les cinq plus grosses capitalisations (LVMH, L’Oréal, Sanofi, Total et Hermès) représentent à elles seules environ 41% de l’indice français, on retrouve une configuration encore plus flagrante sur l’indice des biotechnologies américain, dont les cinq premières entreprises en termes de capitalisation et donc de poids indiciels sont :

 

  1. Amgen (12,51% de l’indice): fondée en 1980, Applied Molecular Genetics, le leader mondial du secteur, réalise un chiffre d’affaires de 23,4 milliards de dollars et un résultat net de 7 milliards de dollars sur l’année 2019. A noter Amgen commercialise au total 14 produits, mais elle concentre l’essentiel de ses revenus sur 7 d’entre eux, principalement ceux luttant contre l’arthrose et les maladies inflammatoires.
  1. Sanofi ADR (10,86% de l’indice): créée en 1973, Sanofi listé sur le Nasdaq réalise un chiffre d’affaires de 19,93 milliards de dollars et un résultat net de 1,7 milliards de dollars en 2019. Les produits de l’entreprise ont une grande influence dans le milieu de la cancérologie et des traitements d’immunothérapie.
  1. Gilead (9,19% de l’indice): créée en 1987, Gilead Sciences a réalisé sur l’année 2019 un chiffre d’affaires de 22,44 milliards de dollars et un résultat net de 5,39 milliards de dollars. Elle commercialise actuellement 6 produits : 4 d’entre eux (l’Emriva, le Viread, Stribild et le Truvada) agissent dans le traitement du VIH tandis que le Sovaldi et l’Epclusa est pris dans le cadre d’un traitement de l’hépatite C.
  1. Vertex (6,39% de l’indice): fondée en 1989, Vertex est une entreprise dont la spécialisation est le traitement de la mucoviscidose avec le lvacaftor considéré comme l’un des médicaments les plus chers au monde. Elle a réalisé en 2019 un chiffre d’affaires de 1,4 milliards de dollars et un résultat net de 583 millions de dollars.
  1. Biogen (5,45% de l’indice): fondée en 2003 par la fusion de Biogen Inc. avec IDEC Pharma Corp, cette entreprise, spécialisée dans la lutte contre la sclérose en plaques, a réalisé sur l’exercice 2019 un chiffre d’affaires de 14,4 milliards de dollars, et un résultat net de 5,9 milliards de dollars.
  1. Regeneron (5,41% de l’indice): créée en 1988, Regeneron Pharmaceuticals réalise un chiffre d’affaires de 7 milliards de dollars et un résultat net de 1,8 milliards de dollars en 2019. La société a un partenariat avec la société Sanofi qui est l’un de ses actionnaires principaux.

Ainsi, on remarquera que ces 6 blue chips pèsent à elles seules plus de 50% de l’indice, pour à peine plus de 2,9% du nombre total des entreprises le composant.

 

 

Les Biotechs européennes obligées de traverser l’Atlantique ?

 

Aux États-Unis, la biotechnologie est un secteur très mature et très suivi depuis les années 80. Mais ces dernières années, le nombre de biotechs cotées aux US a explosé avec 380 en 2018 contre seulement 36 cotées en France. Le secteur connaît un essor qui peut être expliqué par la spécialisation d’une trentaine de fonds dédiés à la biotechnologie qui sont investis à hauteur de 55,5 milliards de dollars. Les 3 plus gros fonds étant Baker Bros, Orbimed et Partner Fund avec un cumul atteignant environ 28 milliards de dollars.

Ainsi, l’envie des firmes européennes d’être cotées sur les marchés américains pourrait s’expliquer par des levées de fond plus avantageuses. Nous avons notamment l’exemple de la société belge Argenx introduite sur le Nasdaq en juillet 2014 qui a pu voir son cours multiplié par 8. Sa valorisation était de 122 millions d’euros en 2014, 2 ans après son introduction en 2017, sa valorisation atteignait les 500 millions d’euros. Aujourd’hui sa capitalisation boursière atteint les 5,4 milliards d’euros.

Cependant, même si le nombre de biotechs a augmenté, nous avons été ces dernières années dans un contexte où de nombreux obstacles ont été rencontrés, pour cause d’essais cliniques essuyant des échecs récurrents. Les biotechs françaises en ont fait les frais au travers d’une débâcle boursière depuis 2015. On a notamment l’exemple de Genfit qui après un échec d’essai clinique sur l’élafribanor en 2015, avait perdu 44% de sa valeur en une séance.

Pourtant une lueur d’espoir est apparue fin 2019 avec de nombreux essais cliniques réussis laissant ainsi penser à un rebond significatif. De surcroît, nous pouvons nous demander quel impact a eu ou aura la manifestation du fléau Covid-19 sur le secteur des biotechs.

Impact positif du Covid-19 sur le NBI ?

Apparue en Chine fin 2019, la maladie Covid-19 est causée par le SARS-CoV-2, un virus appartenant à la famille des coronavirus. Très fréquents, ils peuvent aussi bien provoquer un simple rhume comme une grave infection respiratoire de type pneumonie, à l’origine d’épidémies mortelles comme celles du Sras, du Mers, et maintenant du Covid-19.

Dans un tel contexte, on peut se demander si cette crise sanitaire a un impact significatif sur un indice centré sur les biotechnologies.  Derrière ce fléau se cache une immense opportunité pour de telles sociétés. En effet, la course au vaccin est lancée et les entreprises qui trouveront des solutions concrètes bénéficieront vraisemblablement d’un impact boursier évident. Nous avons l’exemple de Teladoc Health, société spécialisée dans la télémédecine et les soins de santé virtuels dont le cours n’a pas cessé d’augmenter avec une hausse d’environ 45% depuis mi-février.

Nous avons notamment, la société PhrMA qui dit être dans les premières phases de développement pour développer un vaccin. Ou bien encore le géant biotech Amgen qui a aussi annoncé une alliance stratégique avec Adaptive Biotechnologies pour fabriquer des anticorps capables de cibler et neutraliser le SARS-CoV-2. Regeneron, Sanofi et bien d’autres sont aussi dans la course. Mais c’est Gilead Sciences qui prend de l’avance sur ses concurrents avec son médicament Remdesivir qui utilisé dans un essai clinique sur les patients atteints du Covid-19 semble contribuer à une récupération rapide face aux symptômes graves. Ainsi, le cours de Gilead a grimpé de 16% dans les transactions après la clôture de Wall Street le 17 avril.

Suite à la panique générale sur les marchés en février 2020, l’indice NBI a perdu environ 21% en un mois, atteignant presque les 3.000 points. Cependant cette compétition féroce entre les biotechs pour la création d’une solution efficace contre le Covid-19 amène ce secteur à être vu comme une opportunité naissante pour les investisseurs. En effet, alors que l’on remarque un rebond sur les indices après une forte baisse générale, le NBI se porte mieux que ses pairs avec une hausse de 26% et un rebond qui le rapproche de ses plus hauts (3.880 points). Ce nouvel enthousiasme pour le secteur technologique est bien illustré à travers l’exemple de Keros Therapeutics Inc. Introduite en bourse le 8 avril, la société réalise des débuts de rêve, clôturant sa première session 26% plus haut que le prix de l’introduction en bourse.

On peut noter que l’on assiste à un effort collectif pour lutter contre la pandémie. Cependant, cette importante hausse des cours des sociétés biotechs mais aussi de l’indice NBI peut amener à craindre la formation d’une bulle dans ce secteur. En effet, ces sociétés bénéficient actuellement d’un environnement favorable pour se financer mais il n’y en aura probablement que quelques-unes qui amènerons des résultats significatifs en matière de traitement contre le Covid-19.

 

Que nous dit l’analyse technique ?

En observant le graphique ci-dessus, on distingue de façon assez nette les phases suivantes :

  1. Entre avril 2014 et juillet 2015 : les cours ont marqué une phase d’appréciation, qui a permis à l’indice de passer d’environ 2.170 à 4.200 points (soit 92% de hausse). Par ailleurs, le NBI était dans une phase de hausse constante et nette depuis 2008.
  1. Entre juillet 2015 et juin 2016 : une correction des cours avec une dépréciation de 40%, pour revenir autour des 2.500 points, niveau qui en parallèle correspond au retracement de Fibonacci d’environ 50% de toute la hausse précédente.
  1. Depuis le point bas de juin 2016, les cours évoluent au sein d’un canal légèrement ascendant sans marquer de véritable tendance.

A plus court terme, les cours ont trouvé une zone de résistance horizontale située vers les 3.870 points qui a été testée en août et octobre 2018 puis à de nombreuses reprises entre fin 2019 et février 2020.

De plus, en février 2020, on observe également un retournement global de marché engendré par la propagation du coronavirus. En effet, l’indice a perdu environ 23% mais la force du support des 3.000 points semble avoir stoppé la chute.

Néanmoins, comme dit précédemment, on remarque un rebond sur les indices après une forte baisse générale, mais le NBI se porte mieux que ses pairs avec une hausse de 26% et un rebond qui le rapproche de ses plus hauts (3.880 points). En comparaison, une hausse de 11% est nécessaire pour que le Nasdaq atteigne son précédent plus haut.

Ainsi, ce retracement nous laisse penser à une perspective d’appréciation. Il faudra donc surveiller la résistance des 3.870 points évoquée précédemment : la cassure de ce point clé pourrait en effet ouvrir la voie à une hausse vers la résistance des 4.200 points (droite continue verte). A l’avenir, seule une franche cassure du chevauchement de l’oblique de résistance et de la résistance des 4.200 points serait un signal d’une hausse plus pérenne sur le long terme.

Alternativement, un net passage en dessous du point pivot des 3.425 points invaliderait notre scénario haussier et conduirait à une correction vers les 3.000 points.

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SPECIAL MATIERE PREMIERE – Pétrole : l’or noir « krach », mais ne rompt pas…

Le pétrole : les bases.

Le pétrole (en latin petroleum, du grec petra, « roche », et du latin oleum, « huile ») est une roche liquide d’origine naturelle, une huile minérale composée d’une multitude de composés organiques, essentiellement des hydrocarbures, piégée dans des formations géologiques particulières.

L’exploitation de cette source d’énergie fossile et d’hydrocarbures est l’un des piliers de l’économie industrielle contemporaine, car le pétrole fournit la quasi-totalité des carburants liquides – fioul, gazole, kérosène, essence, GPL – tandis que le naphta produit par le raffinage est à la base de la pétrochimie, dont sont issus un très grand nombre de matériaux usuels – plastiques, textiles synthétiques, caoutchoucs synthétiques (élastomères), détergents, adhésifs, engrais, cosmétiques, etc. – et que les fractions les plus lourdes conduisent aux bitumes, paraffines et lubrifiants. Le pétrole dans son gisement est fréquemment associé à des fractions légères qui se séparent spontanément du liquide à la pression atmosphérique, ainsi que diverses impuretés comme le dioxyde de carbone, le sulfure d’hydrogène, l’eau de formation et des traces métalliques.

 

Comment le coronavirus affecte-t-il le pétrole ?

La propagation du coronavirus dans le monde et les risques d’une crise économique généralisée ont fait plonger les cours du pétrole ces dernières semaines. Malgré un rebond observé lundi 2 mars, le baril de Brent (le pétrole côté à Londres) a perdu un cinquième de sa valeur depuis le début de l’année, pour tomber autour des 52 dollars.

Pour les treize membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, qui représentent environ un tiers de l’offre mondiale de pétrole, il est urgent d’agir. Avec leurs alliés (une dizaine de pays dont la Russie et le Mexique), ils vont se réunir jeudi 5 et vendredi 6 mars à Vienne afin de trouver une réponse.

Pour ce nouveau cartel, appelé « Opep+ » et qui pèse un peu plus de la moitié du marché pétrolier, la question est de savoir s’il peut se mettre d’accord sur une nouvelle réduction de l’offre, pour freiner ou enrayer la baisse des cours.

En novembre 2018, l’Opep+ avait déjà diminué sa production de 1,2 million de barils par jour (bpj), dont 800.000 venant de l’Opep. En décembre dernier, l’effort avait même été porté à 1,7 million de barils pour faire face au ralentissement économique.

Il semble difficile pour l’heure d’aller plus loin, même si l’Arabie Saoudite, chef de file de l’Opep, pousse-en ce sens. Les Saoudiens viennent d’introduire en Bourse une petite partie du capital d’Aramco, la compagnie nationale, et ils ont besoin que les cours remontent s’ils veulent céder d’autres titres. Selon le Financial Times, ils plaideraient pour une coupe forte, de l’ordre d’un million de barils par jour.

À l’inverse, le président russe Vladimir Poutine a jugé, dimanche 1er mars, que « le niveau actuel des prix du pétrole est acceptable », pour le budget de la Russie. Selon les autorités, le budget fédéral pour 2020 aurait été calculé sur la base d’un baril à 42 dollars.

Même au sein de l’Opep, la position saoudienne ne semble pas faire l’unanimité. Certains estiment qu’une nouvelle diminution des quotas n’est pas nécessaire, car l’offre mondiale de pétrole est déjà en train de reculer. Ils mettent en avant la forte baisse des exportations libyennes en raison du blocage des terminaux du pays et le renforcement des sanctions américaines contre les exportations de pétrole vénézuélien.

Jusqu’à récemment, le monde consommait environ 100 millions de barils de pétrole par jour, dont 14 millions en Chine. En décembre, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) tablait encore sur une progression de la demande de l’ordre d’un million de barils pour 2020, dont la moitié pour la Chine.

Mais tout a changé avec l’épidémie de coronavirus. L’économie chinoise aurait ainsi réduit ses besoins en pétrole de l’ordre de 3 à 4 millions de barils par jour. L’activité du transport aérien, qui consomme à lui seul 8% du brut de la planète, est également en baisse. Un peu partout, les perspectives économiques sont révisées. L’OCDE a ainsi ramené sa prévision de croissance planétaire de 2,9% à 2,4% pour 2020, dans un rapport publié lundi 2 mars.

 

Coup dur pour le Venezuela :

L’effondrement des prix du pétrole, principale source de revenus du Venezuela, est un nouveau coup dur pour l’économie du pays sud-américain déjà très affectée par une effroyable crise sociale et économique qu’alimente une kyrielle de sanctions américaines.

Les cours du baril ont encaissé leur pire chute en près de 30 ans en plongeant d’environ 25%. Une chute due à l’échec des discussions entre les producteurs du Golfe, au premier rang desquels l’Arabie Saoudite, et la Russie pour réduire la production.

La dégringolade s’est poursuivie tout au long de la semaine sur fond de crise sanitaire mondiale liée à la pandémie de nouveau coronavirus et d’incapacité des producteurs à s’entendre pour diminuer l’offre. Pour le Venezuela, qui dispose des plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, cet effondrement des prix aurait difficilement pu tomber plus mal.

La vente de pétrole génère la majeure partie de ses revenus. Or, sa production est en chute libre : de 3,2 millions de barils par jour en 2008, elle est passée à 865.000 barils par jour en février. Selon l’opposition au président socialiste Nicolas Maduro, la faute en revient au manque d’entretien des infrastructures, à des investissements inexistants et surtout à la « corruption » généralisée qui gangrène PDVSA, la compagnie pétrolière publique, qui n’a pas répondu aux questions de l’AFP.

En outre, Caracas a perdu son principal client, les Etats-Unis, depuis l’entrée en vigueur en avril dernier d’un embargo de Washington sur son or noir. Une mesure éminemment politique, puisqu’elle est censée, comme toutes les sanctions de l’administration Trump, accentuer la pression sur Nicolas Maduro et son entourage et, in fine, le pousser vers la sortie.

Et les analystes consultés par l’AFP estiment que la chute des prix du pétrole risque de mettre l’économie à genoux. Selon Luis Arturo Barcenas du cabinet Ecoanalitica, dans un « scénario optimiste » le Venezuela perdrait entre 4,5 et 7,5 milliards de dollars en revenus cette année. D’autres experts avancent le chiffre de 9 milliards de dollars.

Le Venezuela, déjà déclaré en défaut partiel sur le remboursement de sa dette par des agences de notation, va en outre avoir toutes les difficultés du monde à rembourser les créanciers qu’elle paie en pétrole, comme la Chine.

Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une chute du PIB vénézuélien de 10% en 2020, mais le krach pétrolier pourrait bien ajouter « quatre à cinq points » à ce chiffre, prévient-il. Autre problème de taille : avec la fin des exportations vers les Etats-Unis, le Venezuela a dû trouver d’autres débouchés. Aujourd’hui, l’Inde est son principal client et achète 43% de sa production, contre 22% il y a deux ans encore.

 

Côté analyse technique, que peut-on avoir comme indication complémentaire ?

Sur le graphique pris en base journalière ci-dessus et depuis le fameux sommet de 2009, on constate aisément la lourde chute des cours du Brent (de la mer du Nord) qui, depuis la franche cassure de son oblique de soutien en janvier dernier s’est effondré d’environ 40 dollars le baril.

Cette lourde chute l’a entraîné plus bas que son point bas de janvier 2016, et le rapproche d’une zone de soutien clé située autour des 21,45 dollars. Si le test de ce niveau critique est quasi évident, une chose est encore plus sûre : il sera réellement déterminant pour l’évolution des prix du baril car le prochain objectif de projection sera d’abord sur les 16,5 dollars.

Alternativement, et au regard de l’intensité de la chute actuelle, on ne pourra valider une reprise technique pérenne avant un passage au-dessus des 40 dollars, qui reste donc ici notre point pivot. Alors certes, ça fait quand même 45% de hausse à reprendre, mais c’est pourtant la zone technique majeure à surveiller, en amont de celle des 50,75 dollars.

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SPECIAL ACTU – Coronavirus : pas de masque protecteur efficace pour l’économie mondiale ?

Qu’est-ce qu’un coronavirus ?

Les coronavirus sont un groupe de virus qui causent des maladies chez les mammifères et les oiseaux. Chez l’homme, les coronavirus provoquent des infections des voies respiratoires qui sont généralement bénignes, comme le rhume, bien que des formes plus rares telles que le SRAS, le MERS et le COVID-19 puissent être mortelles. Les symptômes varient chez d’autres espèces : chez les poulets, ils provoquent une maladie des voies respiratoires supérieures, tandis que chez les vaches et les porcs, ils provoquent la diarrhée.

Les chauves-souris et les oiseaux, en tant que vertébrés volants à sang chaud, sont des hôtes idéaux pour la source du gène du coronavirus (avec les chauves-souris pour l’Alphacoronavirus et le Betacoronavirus, et les oiseaux pour le Gammacoronavirus et le Deltacoronavirus) pour alimenter l’évolution et la dissémination du coronavirus.

Les coronavirus sont normalement spécifiques à un hôte, mammifères ou oiseaux selon leur espèce ; mais ces virus peuvent parfois changer d’hôte à la suite d’une mutation. De telles mutations ont été responsables des graves épidémies de SRAS en novembre 2002, de MERS en 2012 et depuis cette année de COVID-19.

Qu’entend-on exactement par mutation ? Tous les organismes vivants portent leur patrimoine génétique sur une longue chaine moléculaire nommée ADN. Dans le cas de certains microbes, comme le coronavirus SARS-Cov2 qui défraie l’actualité, l’information peut d’ailleurs être contenue sur une autre chaîne analogue nommée ARN. Lorsqu’ils se reproduisent, que ce soit par reproduction sexuée (2 parents) ou parthénogénétique (un seul parent, comme chez certains insectes, reptiles, poissons, microbes ou végétaux), les individus transmettent ce patrimoine génétique.

Lorsque sont produits les gamètes, les cellules sexuelles qui vont transmettre à la génération suivante cet héritage génétique, ce dernier va être copié, et copié, et copié encore des milliers de fois. Or, on parle d’ouvrages génétiques comportant plusieurs centaines de millions de caractères (ou nucléotides), le génome humain en comporte par exemple 3,3 milliards. Il se trouve que la nature n’est pas totalement parfaite : devant l’ampleur colossale de la tâche, quelques erreurs de copie vont être commises. Elles sont très rares. On parle d’une erreur par million, voire milliard. Mais quoi qu’il en soit, ces copies sont considérées comme des versions mutées de l’original.

L’une des particularités de ce nouveau virus est qu’il semble avoir une bonne affinité pour les cellules humaines. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’un individu peut en être porteur sans développer pour autant de symptômes alarmants et que le virus peut demeurer indétecté et passer inaperçu durant plusieurs jours. Lorsque le virus débarque dans une nouvelle région du monde peuplée par des humains aux caractéristiques physiologiques et immunitaires légèrement différentes de celles d’où il vient, des mutations légères s’opèrent afin de s’adapter à ces nouveaux hôtes. Bien évidemment, rien de conscient dans ce processus. Quand un pathogène envahit un organisme, il s’y multiplie en plusieurs exemplaires, légèrement différents en raison des petites erreurs qu’occasionnera la copie du matériel génétique. Selon la théorie darwinienne de l’évolution, ne survivront et ne se dissémineront que les avatars les plus aptes et les mieux adaptés. Rien d’étonnant donc à ce que, comme on l’a lu de la part de chercheurs italiens, comparée au coronavirus venu de Chine, « la version italienne est certainement le résultat d’une mutation, d’autant que ce virus se modifie d’une personne à une autre ». Ceci ne dit rien d’autre que : le virus s’est adapté à des hôtes légèrement différents les uns des autres, à des populations différentes dans divers pays.

De nouvelles mutations majeures peuvent-elles survenir chez SARS-Cov2 pour produire d’autres souches, soit plus agressives encore, soit plus infectieuses ? Personne ne saurait le dire car le monde des virus reste imprévisible. Une chose est certaine : plus le virus se propage à l’intérieur de la population humaine et se multiplie, plus des mutations surviennent dans son patrimoine et plus les risques de surgissement d’une nouvelle souche augmentent. D’où les efforts mis en place par les services de santé pour limiter au maximum l’expansion de cette menace.

 

Comment le coronavirus affecte-t-il l’économie mondiale ?

Le mois de janvier s’était terminé dans la douleur du fait des interrogations suscitées par les effets à venir du coronavirus. Mais comme les marchés ne sont pas à une contradiction près, ils sont vite revenus sur leurs plus hauts (plus de 6.100 points pour le CAC 40) estimant, peut-être, que tout allait s’arranger rapidement. Mais voilà, les opérateurs ont découvert que le virus voyageait et ce fut un véritable vent de panique.

Ainsi, par rapport au plus haut du 19 février, le CAC a perdu près de 10%. Comme nous le répétons souvent, le marché a horreur des incertitudes, même s’il s’en nourrit, et là il se trouve face à un vrai casse-tête à savoir déterminer quelles peuvent être les conséquences économiques du coronavirus ou plutôt des décisions prises par les États et en premier lieu par la Chine. Car, au-delà de l’impact sanitaire, qui a pour certains des conséquences dramatiques, les opérateurs s’interrogent sur les répercussions économiques surtout quand on sait que l’atelier du monde qu’est la Chine est mis sous cloche, ou du moins semble l’être.

A ce jour, un consensus semble s’accorder sur le fait que la croissance mondiale sera affectée au moins sur un trimestre car c’est une grande partie de la chaîne de production qui est « grippée ». Les Etats-Unis seront peut-être un peu plus préservés que l’Europe et l’Asie car ils produisent plus chez eux mais ils ne pourront être totalement immunisés. Dans ce contexte où il est plus que compliqué de mesurer le véritable impact et sa durée, pas étonnant que les marchés flanchent surtout après avoir montré une santé insolente pendant de très longs mois.

Et les Bourses de la planète ont lourdement chuté, tandis que la volatilité (mesurée par l’indice VIX) a explosé et que les valeurs refuges (or, obligations souveraines des Etats-Unis, franc suisse…) ont brillé.

Les prix des matières premières ont également subi un impact important. La Chine étant le principal consommateur de nombreuses matières premières, en particulier de métaux utilisés dans l’industrie. Par conséquent, l’impact sur les prix a été significatif, comme l’illustre l’évolution du S&P GSCI, une mesure de la performance générale des prix des matières premières. Il faut dire que la place de la Chine dans l’économie mondiale a considérablement changé depuis l’apparition du SRAS.

Alors que le PIB de l’Empire du milieu ne représentait que 4,2% de l’économie mondiale en 2002 et contribuait à hauteur de 18% à la croissance planétaire, sa part dans le PIB mondial était passée à 15,8% en 2018, et la Chine assure actuellement près d’un tiers de la croissance mondiale…

Le coronavirus pèse lourdement sur l’activité économique chinoise et ce phénomène aura donc « un impact proportionnellement plus important sur la croissance de la planète ».

 

Conclusion

Les mesures prises pour éviter une trop grande propagation du coronavirus vont avoir un impact non négligeable sur l’économie mondiale. La question est de savoir combien de temps il faudra pour que tout retourne à la normale et en corolaire quel en sera le coût économique. Le luxe est touché, l’automobile est touchée, l’industrie pharmaceutique, le transport, les loisirs sont touchés, pour ne citer qu’eux. Seules les sociétés du secteur des « utilities » ou très localisée tant commercialement qu’industriellement seront d’une certaine manière prémunies si nous ne cédons pas à la psychose ou que nos gouvernants n’y cèdent pas par excès de précaution en nous mettant sous cloche.

Au-delà du débat que l’on pourrait avoir sur une surréaction des autorités ou non quant à la gestion sanitaire, cette « crise » met en avant que le monde a profondément changé dans sa cartographie économique, et qu’il est désormais extrêmement dépendant de la Chine, que ce soit comme pays consommateur que comme pays producteur. Il sera d’ailleurs très intéressant de voir quelles sont les zones les plus dépendantes une fois que nous pourrons faire les comptes.

Au-delà de ce constat qui semble une lapalissade, cela pourrait faire réfléchir beaucoup d’acteurs sur la possibilité ou non de rééquilibrer un peu les choses. Aussi, de cette crise nous allons en tirer une conclusion : sommes-nous définitivement dépendants de la Chine, ou des solutions alternatives peuvent-elles être envisageables ?

La crise du coronavirus va certainement ouvrir de nouvelles opportunités industrielles sur le long terme. A plus court terme, les opérateurs financiers vont retrouver des points d’entrée aidés par la forte baisse des marchés même s’il faut s’attendre à une dégradation des prévisions au moins pour 2020. Et la question qui est actuellement sur toutes les lèvres de tous les intervenants boursiers : la très forte chute de ces derniers jours va-t-elle offrir de nouvelles opportunités de racheter le marché à plus ou moins court terme, ou bien si, au contraire, il va falloir songer à pouvoir jouer la poursuite de la baisse avec un potentiel encore conséquent, voire une reprise de tendance baissière pérenne ?

Il va donc falloir surveiller tout ça de très près, attendre l’impact à retardement des données chiffrées concrètes, et manœuvrer avec force agilité car le risque serait surtout le suivant : les marchés, souvent épidermiques, pourraient se servir du « prétexte » coronavirus pour déclencher une purge (pour ne pas dire un krach) qui planait depuis quelques temps au-dessus de leurs têtes…

 

Côté analyse technique, que peut-on avoir comme indication complémentaire ?

Il est évident que depuis ces 10 derniers jours, la chute de l’ensemble des indices mondiaux est d’une intensité inégalée depuis les événements de 2007-2008 avec la crise du subprime. Les supports clés ont été enfoncés, et si quelques rares titres au cas par cas semblent pouvoir tenir encore le coup, la situation devient très difficile pour la grande majorité des autres valeurs.

A titre informatif, voici un graphique du CAC en base hebdomadaire :

On constate donc en effet que l’indice phare de la place parisienne est venu violemment buter sur les sommets similaires à ceux de la fameuse crise de l’été 2007 (autour des 6.170 points), avant d’entamer une chute en ligne droite qui lui a fait perdre pas loin de 1.000 points ! A ce jour, seul un passage au-dessus des 5.700 points pourrait redonner un peu d’espoir. En revanche, la moindre cassure de la zone phare des 5.000 points confirmerait la possibilité d’une reprise baissière plus pérenne.

Maintenant, voici un autre graphique qui pourrait fort bien venir éclairer un peu la lanterne des indécis, avec une explication ci-dessous – il s’agit de l’évolution de l’once d’or, valeur refuge par excellence, prise en base mensuelle :

Que peut-on donc constater assez aisément en observant ce graphique ?

  • D’abord, la grande phase I : janvier 1980 – début 2000
  • Alors que les indices avaient le vent en poupe, et que tout le monde pensait alors que la bourse c’était facile, il suffisait d’acheter et de revendre, l’or, de son côté, marquait une phase de consolidation assez plane, en forme de large triangle (noté ABCDE).
  • Puis, la grande phase II : début 2000 – septembre 2011
  • Alors que les indices marquaient une phase de temporisation en 3 temps (2000 à 2003, premier krach, 2003 à 2007, reprise haussière, puis 2007 à 2009/2011, second krach), l’or, de son côté, entrait dans une phase d’ascension sans faille, battant records après records.
  • Enfin, la grande phase III : septembre 2011 à aujourd’hui
  • Alors que les indices retrouvaient, bon an mal an, une tendance haussière (notamment à partir du point bas de septembre 2011 pour une majorité d’entre eux), l’or, de son côté, dessine une nouvelle phase de consolidation.

C’est justement sur ce dernier point qu’on se devait d’attirer l’attention. On constate en effet que, tandis que les indices font tous face à des zones de résistance importantes, et se mettent à dégringoler, l’or a fini par dépasser sa zone de résistance clé située autour des 1.550 dollars. Ce niveau correspondant en effet à la fois à la fameuse zone d’overlap en place depuis septembre 2011 et dont la cassure avait engendré une chute de près de 15% en deux jours en avril 2013, et à la fois à la borne supérieure d’un canal légèrement ascendant initié en 2015.

On est donc en droit de penser que le dépassement de cette fameuse zone de résistance sera déterminant pour une optique de plus long terme sur les marchés : l’once d’or pourrait donc se voir offrir un potentiel de hausse conséquent et, plus encore, un biais haussier.

Serait-ce alors le début de la grande phase IV où l’or retrouverait son hégémonie haussière, tandis que les indices entreraient à nouveau en phase de correction majeure baissière ?

C’est un peu là que tout va se jouer… prochainement !

 

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SPECIAL ACTIONS – Mais qu’est-ce qui pourrait arrêter Amazon ?

Amazon est une entreprise de commerce électronique américaine dont le siège est basé à Seattle. Elle est un des géants du web, regroupés sous l’acronyme GAFAM, aux côtés de Google, Apple, Facebook et Microsoft.

L’activité initiale de la société Amazon concernait la vente à distance de livres, avant que la société ne se diversifie dans la vente de produits culturels, puis marchands. Aujourd’hui, certains produits alimentaires peuvent aussi être commandés via Amazon.

Créée par Jeff Bezos en juillet 1994, l’entreprise a été introduite en bourse au Nasdaq en mai 1997.

Amazon a ouvert son service le 16 juillet 1995. Le premier livre vendu est « Fluid Concepts and Creative Analogies » de Douglas Hofstadter. Amazon fait son introduction en bourse le 15 mai 1997. L’action est cotée sous le code « AMZN » sur le Nasdaq et a un prix de départ de 18 dollars.

L’entreprise ne s’attendait pas à réaliser de profits avant quatre ou cinq ans. Sa croissance « lente » a provoqué la colère des actionnaires se plaignant que la compagnie ne fasse pas de profit assez rapidement. Quand la bulle Internet a éclaté et que de nombreuses entreprises Internet ont fait faillite, Amazon a tenu bon et a finalement réalisé ses premiers bénéfices au dernier trimestre de 2001 : 5 millions de dollars, ou 1 centime par action, sur un chiffre d’affaires de plus d’un milliard. Le profit, bien que modeste, a servi à prouver que le modèle d’entreprise pouvait être rentable. En 1999, le magazine Time a nommé Bezos « personnalité de l’année », soulignant que son entreprise a participé à populariser le commerce électronique.

À la fin des années 1990, Amazon fait partie, avec ses compatriotes AOL, Yahoo et eBay, des sociétés devenues célèbres grâce à une bulle des capitalisations boursières des jeunes sociétés sans équivalent dans l’histoire, qui finit en krach, phénomène touchant aussi de nombreuses petites sociétés de biotechnologie et des sociétés minières juniors.

La filiale française d’Amazon est ouverte en 2000. En 2016, Amazon devient le premier distributeur non alimentaire en France en termes de chiffre d’affaires.

En 2017, la société emploie 541.900 personnes dans le monde et a établi, outre le site originel américain, ouvert en 1995, des sites spécifiques dans de nombreux pays.

Bezos la main verte

Le deuxième homme le plus riche du monde veut sauver la planète. Jeff Bezos, le P-DG et fondateur d’Amazon, a annoncé sur son compte Instagram la création d’une nouvelle initiative en vue « d’amplifier les moyens connus et d’en trouver de nouveaux pour combattre l’impact dévastateur du changement climatique sur cette planète que nous partageons tous ».

Il s’agit d’une initiative personnelle de Jeff Bezos, détachée de son entreprise. Baptisé le Bezos Earth Fund, ce fonds pour la Terre est doté, pour commencer, de 10 milliards de dollars pris sur le patrimoine personnel de Jeff Bezos. Une somme faramineuse, mais largement à portée de main pour le milliardaire dont la fortune dépasse les 100 milliards de dollars.

Ce fonds aura pour mission de financer des missions diverses portées aussi bien par des scientifiques, des organisations non-gouvernementales (ONG) ou des activistes. Il doit rendre possible « tous les efforts qui offrent une réelle possibilité d’aider à préserver et protéger le monde naturel », déclare Jeff Bezos. Son annonce sur Instagram demeure encore floue sur les modalités de fonctionnement de ce fonds. Elles devraient être précisées dans les prochains mois, l’octroi des premières subventions étant prévu pour l’été prochain.

« Nous pouvons sauver la Terre », assure le milliardaire philanthrope. « Cela va nécessiter l’action collective des grandes entreprises, des petites, des États, les organisations internationales et des individus », continue-t-il. Sur le plan individuel, Jeff Bezos en plus de ce nouveau fonds pour la Terre, a déjà lancé des initiatives caritatives. En 2018, il a créé le Day One Family Fund, doté de deux milliards de dollars, pour financer la création d’écoles dans les zones défavorisées. Il fait par ailleurs partie des donateurs de la Breakthrough Energy Coalition, créée par Bill Gates, qui investit dans des technologies émergentes liées aux énergies décarbonées.

En tant que dirigeant d’Amazon, après avoir fait la sourde oreille à l’appel de ses salariés pour établir une stratégie de lutte contre le changement climatique en début d’année 2019, il a annoncé au mois de septembre engager son entreprise sur la voie de la neutralité carbone. Il prévoit de l’atteindre dès 2040 et d’inciter d’autres entreprises à lui emboîter le pas.

Une boutique en ligne pas en ligne ?

Deux ans après le lancement de son concept de supérettes sans caisses, Amazon Go se déploie cette fois avec un vrai supermarché, explique le site américain.

Le magasin, baptisé « Amazon Go Grocery », a ouvert ses portes dans le quartier de Capitol Hill, à Seattle, le mardi 25 février. « Ce n’est pas une supérette Go en plus grand ; c’est un autre concept », insiste Dilip Kumar, vice-président chargé de la technologie d’Amazon Go. « Nous nous sommes inspirés des épiceries de quartier. » Contrairement aux supérettes d’Amazon, le nouveau magasin propose aussi des produits non emballés, comme des fruits et des légumes frais, du pain, ainsi que des boissons alcoolisées.

Le principe, lui, reste le même : un magasin sans caisses, ni caissiers. Le client s’identifie grâce à une application aux bornes situées à l’entrée, puis des caméras aériennes dotées d’un système de vision numérique et de géolocalisation suivent ses mouvements et ceux des produits à travers le magasin. Quand il a fini, le client sort simplement sans passer en caisse et reçoit la facture sur son téléphone, explique The Verge.

La technologie utilisée dans les supérettes Go a néanmoins dû être améliorée pour pouvoir gérer des situations propres aux supermarchés. Par exemple, indique le site américain, le nouveau système doit permettre aux clients d’attraper un fruit, d’hésiter, puis de le reposer sans être débité pour cette manipulation. Par ailleurs, du personnel sera en poste pour vérifier les cartes d’identité des gens qui veulent acheter de l’alcool.

Amazon featuring coronavirus

Depuis quelques semaines, l’épidémie Covid-19 (nom scientifique du coronavirus) prend une ampleur grandissante. On comptabilise ce 26 février 2020 un total de 80.000 personnes infectées, 30.000 guérisons et 2.700 décès. Le taux de mortalité reste très faible par rapport au taux de rétablissement, mais la principale inquiétude envers Covid-19 est sa forte transmissibilité. Symbole de cette crainte concernant l’infectiosité du coronavirus : les achats de masques chirurgicaux de protection sont en pleine explosion.

En France, de nombreuses pharmacies ont fait face à une rupture de stock – et il en est d’ailleurs de même pour les gels antibactériens. Le ministère de la Santé a passé commande auprès des fabricants français à hauteur de millions de masques pour le personnel soignant. Aux États-Unis, il en est de même, car le secrétaire à la Santé Alex Azar a évoqué un besoin de 300 millions de masques destinés aux professionnels de la santé.

Dans un système économique où l’offre est indexée sur la demande, les prix connaissent une incroyable flambée, peu importe que la demande soit causée par une épidémie. L’Italie a même ouvert une enquête, comme l’indiquait Reuters le 25 février dernier, face au bond des prix des masques et des gels au moment où l’épidémie s’intensifie dans ce pays. Ce constat est valable pour les boutiques en ligne comme Amazon – vers lesquelles les consommateurs se ruent d’autant plus face à la rupture en pharmacie. La raison de l’augmentation des prix n’est pas toujours que les revendeurs « profitent » de l’épidémie, c’est aussi que l’indexation est souvent automatisée.

Les prix ont doublé, triplé, et parfois quadruplé. Un masque respiratoire vendu à 17 dollars en janvier 2020 est passé autour de 70 dollars en quelques jours début février. Sur Amazon France, si on prend le Top 1 actuel des ventes dans la catégorie « Prévention infections et stérilisation », on trouve un pack de 20 masques chirurgicaux : selon l’extension de suivi des prix Keepa, le prix est passé de 16 euros le 15 février à 35 euros (minimum) le 26 février. Dans une autre catégorie, un pack de 50 masques fluctuait entre 1 et 5 euros, avant de bondir à 18 euros. Et tout cela, sans compter les frais de port.

Amazon aurait commencé à réagir contre ce type d’offres, en informant les revendeurs de sa plateforme que ce bond soudain des prix n’est pas en accord avec sa politique tarifaire. Cela étant, il semblerait que la plateforme ne se soit pas encore décidée à procéder à des bannissements pour la violation de cette politique, étant donné que les prix trop élevés continuent à envahir les ventes. Il faut dire que la situation n’est pas courante : la dernière fois que le problème s’était présenté remonte à 2017, quand des revendeurs en ligne avaient augmenté les prix des bouteilles d’eau après l’ouragan Irma.

Prochaine étape pour Amazon

Après les États-Unis, Amazon semble décidé à distribuer des médicaments dans l’Union européenne. C’est ce que révèle une demande de dépôt de marque.

Amazon deviendra-t-il un jour un concurrent des pharmacies en France ? Aujourd’hui, on n’en est pas encore là. Mais le géant du commerce en ligne avance ses pions. Comme l’a noté le journaliste Morgan Leclerc, de la revue LSA, l’entreprise américaine a déposé une demande de marque au sein de l’Union européenne, au cours du mois de janvier 2020. Son nom ? Amazon Pharmacy.

Quid de la configuration technique ?

Comme on peut le voir aisément sur le graphique ci-dessus, pris en base hebdomadaire, le titre Amazon est inscrit au sein d’une très nette tendance haussière. Depuis le point bas de novembre 2008, l’évolution des cours se fait entre deux obliques ascendantes : la première (en trait continu) étant une droite de support, la seconde (en traits discontinus) étant une droite de résistance.

On remarquera cependant que, depuis octobre 2018, le momentum haussier a fait face à quelques petites faiblesses si bien que, dans la mouvance du retournement actuel global de marché (engendré par la propagation du coronavirus et de ses conséquences sur l’économie mondiale), les cours sont entrés dans une phase corrective.

Doit-on en déduire qu’une phase de correction majeure est attendue ? On surveillera pour se faire le point pivot situé autour des 1.600 dollars : seule la cassure de ce point clé pourrait en effet ouvrir la voie à une plus ample consolidation en direction des prochains supports techniques situés sur les seuils des 1.300 puis les 1.000 dollars tout rond.

Alternativement, il faudra dépasser nettement les 2.300 dollars pour envisager une poursuite de la tendance haussière plus pérenne.

 

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SPECIAL ACTIONS – Airbus : zone de turbulences ?

Un peu d’histoire

Airbus est une coopération industrielle internationale présente dans le secteur aéronautique et spatial civil et militaire. Créée en 2000 avec le nom d’EADS (European Aeronautic Defence & Space company) et détenue par Lagardère et Daimler, elle résulte d’une concentration de la quasi-totalité des constructeurs français, allemands et espagnols.

Airbus fut fondé en tant que consortium par des fabricants européens à la fin des années 1960. Airbus Industrie est devenue une société par actions simplifiée (SAS) en 2001, filiale d’EADS. BAE Systems détenait 20% d’Airbus entre 2001 et 2006.

Ainsi en 2010, 62.751 personnes sont employées sur 18 sites d’Airbus situés en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et en Espagne. Même si les pièces des avions Airbus sont essentiellement fabriquées en Europe, certaines proviennent du monde entier. Mais les chaînes d’assemblage final (FAL) se trouvent à Toulouse (France), Hambourg (Allemagne), Séville (Espagne), Tianjin (Chine) Mobile (États-Unis) et Mirabel (Canada). Des filiales se trouvent aussi aux États-Unis, en Chine, au Japon et en Inde.

Le groupe Airbus a produit son premier avion, l’A300, en 1972, et propose une gamme d’avions commerciaux allant de l’A318 à l’A380, ainsi que des avions de fret et des avions pour hommes et femmes d’affaires. Il a été le premier constructeur à installer un système de commandes de vol électriques sur l’A320.

Depuis 2013, la majorité du capital du groupe est sur le marché boursier. Le groupe et la filiale dédiée aux avions civils créée en 1969, connue sous le nom « Airbus », ont progressivement fusionné. L’entreprise fabrique plus de la moitié des avions de lignes produits dans le monde, et est le principal concurrent de Boeing.

Avec 130.000 salariés et un chiffre d’affaires de 66,8 milliards d’euros en 2017, le groupe est l’un des champions mondiaux du secteur aéronautique et spatial, toutes catégories confondues. Ses activités les plus importantes sont la construction d’avions de ligne, d’hélicoptères et d’avions militaires. À travers la participation à diverses entreprises, il est engagé dans les lanceurs spatiaux, les satellites artificiels, les missiles, les avions de combat.

Les réformes

Depuis 2012, le groupe a engagé plusieurs réformes internes. Tout d’abord, un changement dans le capital est décidé par l’accord du 5 décembre 2012, validé par l’assemblée générale extraordinaire du 27 mars 2013. Il se traduit par la sortie de Daimler et de Lagardère, envisagée depuis la création d’EADS. L’état allemand exigeant le maintien d’une parité franco-allemande, la banque publique KfW (Kreditanstalt für Wierderaufbau) rachète une partie des parts de Daimler. Dans le même temps, EADS rachète 15% de ses titres.

Puis, entre 2014 et 2017, le groupe et la filiale dédiée aux avions civils fusionnent. Le groupe prend le nom « Airbus Group » puis « Airbus ». Dès 2015, cette restructuration s’accompagne de 5.800 suppressions de postes, bien que ce chiffre ait été revu à la baisse. Des filiales d’électronique de défense sont cédées. Le groupe vise une rentabilité opérationnelle de 10%. Une nouvelle restructuration est annoncée en 2016 induisant une suppression d’environ 1.000 postes, dont la fermeture du site de Suresnes. Le groupe cède progressivement sa participation de 45,3% dans Dassault Aviation, héritée de l’Aérospatiale, sur lequel aucun contrôle n’était exercé. Une stratégie d’innovation est lancée, avec l’investissement dans le projet OneWeb et le centre de recherche A3 dans la Silicon Valley.

En juin 2014, Safran et Airbus annoncent leur volonté de créer une co-entreprise dans le domaine des lanceurs spatiaux, afin de concurrencer l’américain SpaceX. Le programme Ariane 6 est lancé en décembre 2014 et ArianeGroup (nommé provisoirement Airbus Safran Launchers) est créé en reprenant les actifs des deux groupes dans ce domaine et en achetant les parts du Centre national d’études spatiales dans ArianeSpace.

Au printemps 2016, le groupe se dénonce à l’UK Export Finance, en avouant ne pas avoir mentionné la présence d’intermédiaires lors de la négociation de contrats à l’export. Des enquêtes auprès du Serious Fraud Office et du parquet national financier sont ouvertes. Le réseau d’intermédiaire est démantelé et plusieurs cabinets d’avocats américains auditent le groupe qui risque une amende de l’ordre du milliard d’euros.

En octobre 2017, Airbus acquiert 50,01% de la société chargée de la production et de la commercialisation de l’avion régional Bombardier CSeries pour 1$C.

Le 27 décembre 2018, on apprend qu’Airbus venait de battre son propre record de production d’avions sur une année : en effet, le groupe européen a respecté son engagement de livrer 800 appareils au cours de l’année 2018. Avec 66 A320 produits en novembre, Airbus espère atteindre un rythme de 70 appareils de ce type produits mensuellement au cours des prochaines années.

En février 2020, Airbus annonce l’acquisition de la participation restante de 25% de Bombardier dans le programme A220, passant sa participation à 75%, pour 591 millions de dollars canadiens.

Bras de fer entre l’Europe et les États-Unis

Airbus se stabilise quelque peu après plusieurs séances de doute, alors que les Etats-Unis ont annoncé qu’ils allaient relever de 10% à 15% les droits de douane sur les avions importés de l’UE à partir du 18 mars prochain, de quoi accentuer la pression sur Bruxelles dans le cadre du conflit sur les subventions accordées à Airbus.

L’avionneur européen dit espérer que la position de Washington évoluera, compte tenu de la menace de l’UE d’imposer des taxes sur les produits américains dans une affaire similaire concernant des subventions accordées à Boeing, qui doit être jugée au printemps devant l’OMC. Boeing a déclaré de son côté travailler avec les autorités américaines pour « que les Etats-Unis soient rapidement en pleine conformité » avec les décisions de l’OMC. « L’UE et Airbus pourraient mettre fin à ces taxes douanières en se conformant enfin à leurs obligations légales, en cessant ces subventions illégales et en réglant ce préjudice. Nous espérons qu’ils le feront », a détaillé un communiqué de l’avionneur américain.

Le groupe européen a dévoilé jeudi 13 février dernier une perte nette de 1,36 milliard d’euros en 2019, imputable à des charges exceptionnelles liées en particulier à son avion de transport militaire A400M et au règlement d’un litige avec la justice. Le résultat d’exploitation a reculé à 1,34 MdE, contre 5 MdsE un an plus tôt, après 5,607 MdsE de charges exceptionnelles, dont 3,6 MdsE liés au règlement d’un litige aux Etats-Unis, en France et au Royaume-Uni sur des soupçons de corruption. L’important carnet de commandes et les déboires multiples de Boeing offrent cependant une belle visibilité au dossier.

Le responsable de la division militaire d’Airbus a par ailleurs annoncé l’ouverture cette semaine des discussions avec les syndicats sur des suppressions d’emplois, en raison des difficultés persistantes du programme d’avion militaire A400M. Des problèmes techniques récurrents sur l’appareil ont conduit l’armée de l’air allemande à refuser la livraison de deux avions l’automne dernier. Le groupe a passé sur ce programme une charge de 1,2 MdE dans ses comptes 2019, en raison des incertitudes concernant les perspectives à l’export de l’appareil. Airbus Defence and Space, dont le siège est en Allemagne, emploie 34.000 personnes, dont 13.000 outre-Rhin, et contribue pour environ 1/5e au chiffre d’affaires du groupe aéronautique.

D’un point de vue technique

Sur le graphique ci-dessus, pris en base hebdomadaire, on remarque assez aisément que le titre Airbus évolue au sein d’une nette tendance haussière depuis fin 2009. Cette évolution est encadrée par deux obliques ascendantes : une oblique de support depuis novembre 2009, et une oblique de résistance depuis décembre 2013. On remarque également par ailleurs que les overlaps (segments bleus horizontaux) fonctionnent relativement bien sur la valeur.

Si cette dynamique haussière semble a priori solide et pérenne, que nous apprend l’analyse de ce graphique ?

Tout d’abord, que les obliques en question n’étant pas parallèles, elles forment une sorte de wedge (biseau) de long terme qui enferme petit à petit l’évolution des cours.

On remarque ensuite que les sommets ont marqué un manque de momentum lors des derniers mois, dessinant même une possibilité de divergence baissière sur le RSI (comme l’indiquent notamment les ellipses violettes), ce qui pourrait engendrer, dans un premier temps, une phase de correction avec des objectifs possibles vers les 104 euros.

Par la suite, seule la franche cassure de l’oblique de support serait un signal critique sur le plus long terme. Alternativement, il faudra passer au-dessus des 147 euros pour conforter une poursuite de la tendance haussière plus solide.

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SPECIAL ACTIONS – Renault : sortie de route ou dérapage contrôlé ?

Un peu d’histoire…

Le groupe Renault est un constructeur automobile français. Il est lié aux constructeurs japonais Nissan depuis 1999 et Mitsubishi depuis 2017, à travers l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi qui est, au premier semestre 2017, le premier groupe automobile mondial. Le groupe Renault possède des usines et filiales à travers le monde entier. Fondée par les frères Louis, Marcel et Fernand Renault en 1899, l’entreprise joue, lors de la Première Guerre mondiale, un rôle essentiel (activités d’armement, production de moteurs d’avion, du char Renault FT). Elle se distingue ensuite rapidement par ses innovations, en profitant de l’engouement pour la voiture des « années folles » et produit alors des véhicules « haut de gamme ».

En 1898, Louis Renault est un jeune homme passionné d’automobiles. Ses frères, Marcel et Fernand, ont travaillé dans l’entreprise familiale de textile. Louis convertit son tricycle de Dion-Bouton en Voiturette de 1 ch à quatre roues Renault Type A. L’originalité de celle-ci est que Renault l’équipe d’une invention de son cru, la première boîte de vitesses en prise directe, contrairement aux chaînes et courroies de transmission utilisées jusque-là. Il réussit à la vendre à un ami de leur père qui l’essaye le 24 décembre et fut très impressionné par son comportement routier et sa puissance dans les pentes.

Au sortir de la guerre, Louis Renault diversifie encore plus ses activités en se lançant dans la machinerie agricole et industrielle, les matériels roulants ferroviaires. Cependant, la compagnie commence à rencontrer des difficultés à vendre sa production automobile car la concurrence introduit de petits véhicules à faible coût accessibles à chacun. Renault doit donc sortir ses propres véhicules au moment où il rencontre des problèmes avec le marché financier et ses employés.

L’entreprise est nationalisée à la fin de la Seconde Guerre mondiale, accusée de collaboration avec l’occupant allemand. « Vitrine sociale » du pays, elle est privatisée durant les années 1990. En effet En 1990, la régie Renault change de statut et devient une société anonyme à capitaux d’État par l’adoption de la loi du 4 juillet 1990 avec des restrictions du contrôle étranger. Volvo acquiert une participation de 20% après de tumultueux échanges. Le 17 novembre 1994, Renault est effectivement mise en bourse et à cette occasion, Volvo cède 12% du capital et l’État diminue sa part de 80% à 53%. Il faudra attendre juillet 1996 pour voir Renault effectivement passer dans le secteur privé à la suite d’une cession par le gouvernement de 6% du capital au noyau dur des actionnaires, essentiellement des banques et groupes d’assurance français, par le biais d’une vente de gré à gré.

Première transition

Le secteur automobile entame dans les années 1990 un mouvement de concentration. Rachats de marques, fusions : les groupes se mondialisent et cherchent à étendre leur gamme et à augmenter leurs volumes de production, gage d’une rentabilité plus constante. Conscient de ses faiblesses dans la gestion quotidienne, Louis Schweitzer a recruté comme numéro deux Carlos Ghosn, chargé de mener à bien la réduction des coûts. Cette époque est marquée par la fermeture de l’usine belge de Vilvorde et une large délocalisation de la production de Renault hors de France, particulièrement en Turquie où l’usine de Bursa devient un composant majeur du dispositif industriel de Renault. Carlos Ghosn fera par la suite merveille au Japon, où il sera envoyé par Louis Schweitzer pour rationaliser la gestion du constructeur japonais, à commencer par les achats. Et pourtant …

2019

Le marché automobile mondial est en berne et les chiffres de Renault le confirment. Le groupe automobile français a en effet vu ses ventes mondiales baisser de 3,4% en 2019, à 3,75 millions de véhicules, une baisse moins importante que celle du marché (-4,8%).

Pour la première année sans son patron déchu Carlos Ghosn, la marque au losange a donc vu ses ventes chuter de 6,9%, mais le constructeur a bénéficié de la bonne santé de son label roumain Dacia (+5,1%) en Europe et de la croissance de Lada en Russie (+3,6%), selon un communiqué publié vendredi.

Dans un marché automobile difficile, touché par l’instabilité géopolitique et les conflits commerciaux, Renault s’est félicité d’avoir pu maintenir sa part de marché mondiale, en reculant un peu moins que la concurrence en moyenne. Le groupe a creusé l’écart avec son rival français PSA (Peugeot, Citroën, DS, Opel, Vauxhall) qui a publié mi-janvier des ventes en chute de 10%, à 3,49 millions d’unités, alors que les deux constructeurs étaient au coude à coude l’an dernier.

Feuilleton Carlos Ghosn

Carlos Ghosn a été mis en examen au Japon pour avoir minimisé, dans les rapports de Nissan remis aux autorités boursières, environ la moitié de ses revenus, soit 9,23 milliards de yens (74 millions d’euros) de 2010 à 2018. Cela lui vaut deux inculpations. Lors de son unique comparution devant le tribunal, le 8 janvier, le magnat déchu de l’automobile a reconnu que des revenus étaient à l’étude pour lui être versés lorsqu’il serait en retraite, mais n’avaient pas encore été actés.

Le constructeur, lui-même inculpé dans cette affaire, a cependant décidé d’imputer la somme en question sur ses comptes de l’exercice achevé fin mars. Cette décision revient à graver dans le marbre l’existence de ces revenus, affaiblissant la ligne de défense de M. Ghosn.

Pour sa défense, Carlos Ghosn a régulièrement assuré que les sommes n’étaient pas fixées et qu’il était donc impossible d’en faire état. Il a décrit son arrestation comme un « coup monté », conçu sur la base d’une simple « non-déclaration d’un revenu non décidé et non versé », une situation critiquée par « tous les professeurs de droit, y compris au Japon ».

Une dizaine de personnes, dont au moins une avec de l’expérience dans le sauvetage d’otages, a organisé l’exfiltration risquée du Japon de l’ancien président de Renault-Nissan.

Après des mois de planification – l’opération a coûté plusieurs millions de dollars –, Carlos Ghosn monte dans un grand caisson noir au fond percé de trous. Il vient de parcourir près de 500 kilomètres en train à travers le Japon, entre son domicile de Tokyo, où la justice nippone l’a autorisé à vivre, et Osaka.

Le soir du 29 décembre, deux personnes accompagnées d’un caisson à roulettes – habituellement utilisé pour du matériel de concert – se dirigent vers le salon dédié aux voyageurs en jet privé de l’aéroport international du Kansai à Osaka.

La malle de M. Ghosn passe le checkpoint sans être examinée : elle est trop grande pour rentrer dans l’appareil à rayons X du salon, et personne ne la vérifie manuellement. La boîte est ensuite chargée dans la cabine d’un avion de treize places.

Ghosn, l’ancien P-DG du français Renault et du japonais Nissan, attendait son procès qui devait commencer plus tard au cours de cette année, s’est réfugié au Liban.

Une semaine à l’image d’une année

Renault sous-performe le marché en ce début de semaine, en retrait de 2,5% à 34,2 euros lundi. Un repli qui porte le passif du titre depuis le début de l’année à près de 19% ! L’actualité autour du constructeur au losange est marquée par l’annonce de la suspension de la production de l’usine coréenne de Busan pendant quatre jours en février, en raison des problèmes d’approvisionnement de composants venus de Chine, où le coronavirus sévit.

Le prochain rendez-vous du groupe basé à Boulogne est la publication de ses comptes annuels vendredi matin. Le consensus ‘Bloomberg’ attend un bénéfice opérationnel de 2,63 milliards d’euros pour des revenus de 55,4 Mds. L’Ebitda est anticipé à 6,17 Mds. En octobre dernier, le management avait été contraint de revoir ses objectifs à la baisse en raison d’une conjoncture moins favorable qu’anticipé dans un contexte réglementaire nécessitant des dépenses toujours accrues… La firme table ainsi sur un repli de 3 à 4% de son chiffre d’affaires publié, une marge opérationnelle de l’ordre de 5% et un free cash-flow opérationnel de l’Automobile positif au second semestre.

Le constructeur devrait profiter de l’occasion pour revenir sur la nomination de Luca de Meo en tant que nouveau Directeur général de Renault SA ainsi que sur l’avenir de l’alliance avec Nissan et Mitsubishi.

Quid de l’état des lieux technique ?

En observant le graphique ci-dessus pris en base hebdomadaire nous pouvons distinguer les grandes phases suivantes :

  • Avant juillet 2007 : une hausse lancinante, mais solide, qui a mené les cours à leur sommet historique juste au-dessus des 120 euros.
  • Entre juillet 2007 et mars 2009 : une chute abrupte et sans appel, dans la mouvance de la crise financière générale initiée par le scandale du subprime aux Etats-Unis. Période pendant laquelle le cours de l’action a perdu plus de 90%, tombant presque à 10 euros.
  • Entre mars 2009 et mai 2015 : une nette reprise des cours qui ont regagné la quasi-totalité du terrain perdu, venant toutefois buter sur le seuil psychologique clé des 100 euros.
  • Entre mai 2015 et avril 2018 : une phase d’hésitation inscrite à l’intérieur d’un biseau d’étranglement cumulé à un double top sur le fameux niveau critique des 100 euros.
  • Depuis avril 2018 : une nouvelle dégringolade des cours, qui se sont pour le moment dépréciés d’environ 65%, pour revenir autour des 35 euros actuellement.Des pronostics techniques assez inquiétants pour la suite des événementsLe souci en effet est que la chute actuelle est venue tour à tour enfoncer tous les supports potentiels, que ce soit les overlaps majeurs sur les 51 puis les 41 euros, ou encore les ratios de retracement de Fibonacci de toute la hausse précédente sur les 65 (38,2%), 55 (50%) puis 44 euros (61,8%).Ainsi, il ne reste que peu d’espoir pour envisager un rebond, voire une reprise : on surveillera d’abord le seuil des 31 euros, correspondant à l’ultime ratio de Fibonacci des 76,4%, puis en second rideau la borne de polarité des 22 euros (ce qui fait tout de même une baisse de 36% encore à prévoir). La très mauvaise nouvelle serait le passage sous cette zone de dernière chance qui impliquerait alors un retour probable sur le point bas historique, proche des 10 euros.Alternativement, un net passage au-dessus de notre point pivot des 41 euros conduirait à un rebond technique vers les 51 euros dans un premier temps. Par la suite, il faudra attendre la cassure des 76 euros pour pouvoir envisager une reprise plus pérenne sur le plus long terme.

A suivre…

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SPECIAL ACTIONS – Tesla : Le must de Musk !

Contrairement aux idées reçues, la société n’a pas été créée dès l’origine par Elon Musk, mais par deux ingénieurs, Martin Eberhard et Marc Tarpenning durant l’année 2003 ; ils furent alors rejoints l’année suivante par Elon Musk.

Le nom de l’entreprise rend hommage au scientifique Nikola Tesla. Ce groupe d’ingénieurs désiraient prouver qu’il était possible de rouler à bord d’un véhicule électrique sans faire de compromis et que les véhicules électriques pouvaient être plus performants, plus rapides et plus agréables à conduire que les véhicules à combustion classiques.

Aujourd’hui, Tesla construit des véhicules 100% électriques, mais également des solutions extensibles de production et de stockage d’énergie nouvelle génération. Pour Tesla, au plus vite l’humanité s’affranchira des énergies fossiles au profit d’énergies renouvelables, au mieux le monde se portera. La mission de Tesla est « d’accélérer la transition mondiale vers un schéma énergétique durable », notamment en stimulant la compétitivité automobile dans le secteur électrique. La marque se distingue par les performances ainsi que le nombre de technologies embarquées de ses véhicules (pilotage automatique, mode de défense contre les armes biochimiques, etc.). La berline familiale Model S est actuellement le véhicule électrique de production à l’accélération la plus rapide au monde.

Histoire de la société : les étapes du développement

  • En 2008 d’abord, c’est la production du premier véhicule : le Tesla Roadster, une voiture sportive qui embarque une batterie et un groupe motopropulseur électrique totalement révolutionnaires. La production 2008 et 2009 représentait environ 1000 véhicules.

 

  • Tesla suscite l’intérêt du grand public lors de son premier salon en Europe à Monaco. La société devient championne du monde des constructeurs FIA des énergies alternatives catégorie III3 en 2013. Elle crée une division Tesla Energy Group chargée de la conception et de la production des systèmes de stockage énergétique équipant les véhicules Tesla, mais aussi de la commercialisation de cette technologie à des partenaires comme Daimler en Allemagne ou Toyota au Japon.

  • Tesla a par la suite intégralement mis au point, la toute première berline haut de gamme 100% électrique : la Model S. Celle-ci est devenue depuis la meilleure de sa catégorie, toutes classes confondues. Combinant performances, sécurité et efficacité, la Model S a révolutionné la perception du véhicule du 21ème siècle, en offrant la plus grande autonomie disponible sur un véhicule électrique avec une accélération record de 0 à 100 km/h en 2,28 secondes.

  • En 2015, Tesla étend sa gamme avec le Model X, le SUV le plus sûr, le plus rapide et le plus polyvalent de l’histoire. Cependant, au deuxième trimestre 2015, malgré des records de 11.507 voitures électriques vendues sur la même période – soit une hausse de 52% – Tesla est déficitaire. Sa perte nette atteint 184 millions de dollars.

  • En 2016, Tesla dévoile le Model 3, un véhicule électrique abordable et de grande série dont la production a débuté en 2017. Peu après, Tesla présente son fameux camion le Tesla Semi. Ce dernier a été conçu pour faire économiser à ses propriétaires au moins 200.000 dollars sur plus d’un million de miles parcourus, rien qu’en dépenses de carburant.

  • En juin 2016, Tesla annonce l’acquisition de SolarCity, en situation financière difficile, pour 2,6 milliards de dollars, mais aussi l’acquisition de la firme allemande d’ingénierie Grohmann Engineering, dans le but d’augmenter sa capacité de production, notamment grâce à l’automatisation. En juillet 2016, Elon Musk dévoile son Master Plan Part 2 pour l’avenir de Tesla Motors. Il consiste en la conception de camions destinés au fret, de véhicules censés remplacer les bus urbains et d’un réseau de voitures autonomes utilisables à la demande.

  • En mai 2018, Tesla annonce des pertes d’un montant de 710 millions de dollars (611 millions d’euros) pour le premier trimestre 2018. Le 12 juin 2018, Elon Musk annonce le licenciement de 4 000 personnes, soit 9 % du personnel.

  • En octobre 2018, Tesla publie son premier rapport trimestriel d’accidents : au cours du 3ème trimestre 2018, Tesla a enregistré un accident tous les 5,37 millions de kilomètres avec l’Autopilot enclenché et un tous les 3,08 millions de kilomètres en conduite 100 % manuelle ; en comparaison, l’organisme chargé de la sécurité routière aux États-Unis, le NHTSA, recense une moyenne d’un accident de la route tous les 791 000 km ; les Tesla subiraient donc quatre fois moins d’accidents que les autres voitures en mode manuel et sept fois moins avec l’Autopilot activé.

  • Le 24 octobre 2018, Tesla annonce avoir franchi un cap décisif en devenant enfin rentable avec un bénéfice de 312 M$ (millions de dollars) au troisième trimestre 2018 contre une perte de 717 M$ au second trimestre ; le chiffre d’affaires atteint 6,8 milliards de dollars et la trésorerie est enfin positive : +881 M$ ; la Model 3 est la voiture la plus vendue en valeur aux États-Unis, et la cinquième en volume.

Elon Musk

A 48 ans, Elon Musk, d’origine sud-africaine, s’est imposé en « visionnaire », qui bouscule et réécrit à sa façon les codes de conduite des patrons en entreprises et s’est adjoint une légion de fans. En à peine cinq mois, Tesla, le constructeur de voitures électriques dont il a pris les rênes en 2008 après avoir été un investisseur de la première heure, a vu sa valeur à Wall Street passer d’une quarantaine de milliards à 160 milliards, davantage que General Motors, Ford, Fiat-Chrysler, Renault et PSA Peugeot combinés. Cette ascension tient, selon des experts, à la personnalité de M. Musk, devenu milliardaire après avoir revendu la société Paypal, co-créée avec un autre enfant terrible de la tech, Peter Thiel. S’il n’a pas créé Tesla, Elon Musk a bâti la société à coup de promesses, pas toujours tenues, et grâce au marketing. Tesla est, selon lui, une société technologique, en avance sur les technologies électrique et autonome, considérées comme les modes de transport de demain.

Acheter ou rouler dans une voiture Tesla revient par conséquent à être « cool » et à protéger et sauver l’environnement puisqu’on réduit son empreinte carbone et on est en phase avec les nouvelles lois environnementales à travers le monde, notamment en Europe et en Chine. Tesla n’est pas un constructeur automobile voulant juste vendre tel nombre de voitures par an, mais un mouvement dont le but est de sauver la planète. Les jeunes générations, dont les fameux Millennials, et les célébrités en raffolent. En 2013, son entreprise SpaceX est devenue l’une des rares à pouvoir envoyer un satellite en orbite géostationnaire.

Selon Jon Favreau, réalisateur des films Iron Man, Musk est l’inspiration de Tony Stark joué par Robert Downey Jr. Dans un épisode bonus de Epic Rap Battles of History, Elon Musk affronte le PDG et créateur de Facebook, Mark Zuckerberg. Il apparaît en 2015 dans un épisode de la série télévisée The Big Bang Theory (saison 9, épisode 9) et en 2017 dans son spin-off Young Sheldon (saison 1, épisode 6), ainsi que dans la série d’animation Les Simpsons (saison 26, épisode 12). Il fait aussi une courte apparition dans le film Machete Kills où il joue son propre rôle ainsi que dans le film Iron Man 2 où, lors d’un bref cameo, il fait part à Tony Stark d’un projet d’avion électrique. Il fait également une apparition dans « The Boyfriend : Pourquoi lui ? », aux côtés de Bryan Cranston et James Franco.

Il est cité dans l’épisode 3 de Star Trek : Discovery avec les frères Wright et Zefram Cochrane. Il apparaît dans la série-documentaire Mars à travers des commentaires scientifiques et des images de lancement de fusées. M. Musk, qui n’a pas hésité à fumer un joint et boire de l’alcool devant la caméra, a transformé le lancement des produits Tesla en un show mondial, dont les ratés, comme ce fut le cas récemment du pickup futuriste Cybertruck, sont applaudis. En février 2019, il présente l’émission Meme Review du YouTuber Pewdiepie en duo avec l’acteur Justin Roiland, suite à de nombreuses demandes de la part des internautes.

En bref, M. Musk sait utiliser les réseaux sociaux (principalement twitter) et plait beaucoup aux jeunes générations grâce à un Elon qui apparait authentique et naturel, accomplissant quelque chose de bien. Lui qui avait une image de manga comme avatar n’hésite pas à répondre à des inconnus avec son twitter officiel.

Dernier tweet qui a fait parler de lui (suite à la publication d’une offre d’emploi). C’est une réponse à un internaute qui se demandait s’il avait le temps de décrocher un petit doctorat pour avoir sa place qu’Elon Musk a détaillé le profil attendu. « Un doctorat n’est absolument pas requis. Tout ce qui compte est d’avoir une très bonne compréhension de l’intelligence artificielle (IA) et une capacité à déployer efficacement un réseau neuronal. » Et d’ajouter : « Je me fiche de savoir si vous sortez d’une université ».

Plus de 300% depuis juin : l’action Tesla fait fureur en Bourse.

Tesla a connu un tournant spectaculaire au dernier trimestre de 2019. Après avoir annoncé un bénéfice surprise au troisième trimestre en octobre, les actions sont montées en flèche, avec une hausse d’environ 75%. La compagnie a annoncé fin décembre qu’elle a livré un volume record de 112 000 véhicules au quatrième trimestre et qu’elle a commencé la production dans une nouvelle usine près de Shanghai où elle construit 1 000 berlines Modèle 3 par semaine. Les actions ont grimpé de plus de 34 % au cours du mois de décembre 2019. L’achèvement de l’usine « gigafactory » de Shanghai en moins d’un an et le succès de l’entreprise qui a dépassé son objectif ambitieux de vendre 360 000 véhicules pour l’année sont un signe puissant que Tesla pourrait rapidement devenir un acteur significatif de l’industrie si elle continue à atteindre ses objectifs.

Malgré cet optimisme, il n’est pas certain que la Chine devienne rapidement une région rentable pour Tesla. Les ventes de véhicules électriques ont faibli au cours des derniers trimestres 2019 en Chine alors que le gouvernement réduit les subventions pour les véhicules à énergie alternative. Le coronavirus inquiète les investisseurs et pourrait jouer un rôle. Le ralentissement du marché automobile en Chine, l’élimination des crédits d’impôt américains pour les acheteurs de Tesla et le risque que Musk ne tienne pas ses promesses sont quelques-uns des principaux obstacles qui pourraient ralentir la remontée du titre en 2020. Il est bon de rappeler que la société a connu une fin aussi forte qu’en 2018, mais qu’elle a produit des pertes massives pour les actionnaires au cours du premier semestre de 2019.

Hausse de plus de 110% en 2020 seulement, certains pensent que Tesla s’est détachée de ses fondamentaux, alimentée par une couverture courte et la crainte de passer à côté des investisseurs qui ne détiennent pas le titre. Les actions de Tesla ont augmenté de plus de 17% mardi 4 février, à un moment donné se négociant au-dessus de 900 $ pour la première fois, et les analystes ne peuvent toujours pas suivre la course. Le prix moyen sur 12 mois est de 493$ .

D’un point de vue technique

Ce graphique permet de voir les différentes phases d’évolution des cours de l’action Tesla.

En effet, après une première phase de stagnation lors de l’introduction du titre en bourse, une première accélération nette a pris place entre août 2012 et septembre 2014.

Puis, les cours sont à nouveau entrés dans un tunnel sans tendance, alternant des mouvements de hausse et des consolidations, le tout entre les 377 dollars au mieux, et jusqu’aux 145 dollars environ sur le point bas de février 2016.

C’est donc à partir de l’été 2019 que la valeur a à nouveau trouvé une véritable impulsion, avec une véritable explosion qui a même permis au cours du constructeur automobile de flirter avec la zone fatidique des 1.000 dollars récemment.

La configuration actuelle plaide donc pour une poursuite de cette hausse, avec un point pivot identifiable sur la zone de pullback de l’ancienne droite de résistance (en pointillés sur le graphique ci-dessus), soit autour des 530 dollars.

En effet, tant que ce niveau ne sera pas nettement enfoncé, on continuera d’attendre de nouveaux records pour la valeur phare du génial et farfelu Elon Musk.

 

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