LA CHUTE DE L’EURO FACE AU DOLLAR, CONSEQUENCE DE MULTIPLES FACTEURS

De façon générale, l’euro a perdu de sa supériorité face au dollar depuis la dernière grande crise économique de 2008 où celui-ci frôlait les 1,6 dollar pour 1 euro. Depuis la crise sanitaire et plus précisément depuis janvier 2021, l’euro a entamé un plongeon précipité pour tomber récemment proche de la parité (1 pour1) avec le dollar. Un manque de confiance envers la monnaie européenne pousse donc les investisseurs à se tourner vers le billet vert. Mais pour quelles raisons ?

 

D’UN POINT DE VUE STRUCTUREL

Les deux monnaies, l’euro et le dollar sont intimement liées du fait de leur histoire, leurs économies respectives et leur situation géopolitique. Chacune émanant de deux grandes zones puissantes et influentes, le dollar se distingue tout de même depuis des dizaines d’années comme restant maître dans les échanges. En effet, lors du troisième trimestre 2018, selon le site internet Orobel, le dollar représentait environ 62% de toutes les réserves de change connues des banques centrales. Environ 580 milliards de dollars américains en billets de banque sont utilisés à l’extérieur du pays. Un autre chiffre parlant, 40% de la dette mondiale est libellée en dollars. L’hégémonie américaine, au niveau monétaire et par conséquent financier, est avérée. Elle permet aux Etats-Unis d’inciter de nombreux pays à suivre leur politique et celle de la Fed.

Lorsque les crises successives ont frappé, le dollar est apparu comme une valeur refuge au détriment de l’euro. Ainsi, l’euro a atteint trois fois des niveaux critiques, c’est-à-dire proche de la parité avec le dollar. Ces périodes ont pu être observées en 2003 à sa création, fin 2016 et aujourd’hui. Lors de ces épisodes on pouvait voir l’euro s’échanger pour 1,05 dollar. Ce n’est donc pas habituel d’observer l’euro peser aussi peu face au dollar. Les raisons de cette situation sont multiples.

Pour commencer, rappelons que l’économie américaine est notablement plus performante que celle de la zone euro. En 2021, le PIB américain s’est établi en hausse de 5,7%, sa meilleure performance depuis 37 ans, contre 5,2% pour l’Union Européenne. Les plus grandes entreprises mondiales sont aux Etats-Unis et la finance internationale reste largement dominée par le pays de l’Oncle Sam. Avec le dollar, et bien que son influence ait diminué, la Fed fait la pluie et le beau temps sur les marchés monétaires mondiaux. Ainsi, entre 62 et 65% des réserves de changes mondiales sont en dollars contre 20% seulement pour l’euro – phénomène aussi historique, en particulier pour l’énergie. Au niveau des transactions, ce sont plus de la moitié qui sont effectuées en dollars. Ce premier point donne un avantage certain au billet vert.

Lorsque la crise sanitaire a frappé le monde, l’économie américaine a globalement mieux résisté. Le journal Ouest-France écrit : « L’agence de presse Bloomberg vient de publier la dernière édition de son classement des pays les plus résilients face à la pandémie de Covid-19. Il s’agit des États les plus à même d’endiguer la crise sanitaire tout en limitant les perturbations de la vie économique et sociale ». Le pays de l’oncle Sam se retrouve premier et seulement 3 pays européens sont dans le top 10. De plus, le taux de chômage américain est actuellement plus faible que celui de l’Europe, bien qu’ayant atteint 15% pendant la crise, contre 8% pour la zone euro. La dynamique de marché est donc à l’avantage des Etats-Unis et par conséquent du dollar.

Pour finir, les banques centrales de chacune des deux zones économiques ne réagissent pas de la même manière à l’inflation galopante. D’un côté, malgré une inflation plus importante outre-Atlantique engendrée par un plan de relance économique colossal que le gouvernement a mis en place durant la crise, la Fed prend des mesures concrètes comme la remontée de ses taux d’intérêts pour la contrer. D’un autre côté la BCE reste de marbre sans réellement prendre de décisions. Néanmoins récemment, Madame Christine Lagarde a évoqué une possibilité de hausse des taux directeurs d’ici la fin de l’année si l’inflation devait rester aux niveaux actuels. La crédibilité de chacune des banques centrales n’est donc pas perçue de la même manière et cela peut pousser bon nombre de personnes à se tourner vers le billet vert.

 

D’UN POINT DE VUE CONJONCTUREL

On considère un niveau d’équilibre entre l’euro-dollar aux alentours des 1,10 dollar pour 1 euro. Au-delà cela devient dangereux et peut entrainer des conséquences sur l’économie locale. Avec la crise sanitaire suivie de très près d’une crise géopolitique, l’euro a dépassé ce seuil. En effet, la Russie en déclarant la guerre à l’Ukraine et en envahissant celle-ci dans la foulée a mis en lumière une Europe fragile sur de nombreux points. Tout d’abord et naturellement, d’un point de vue militaire l’Europe n’est vraisemblablement pas prête à tenir et engager un conflit militaire sur la durée. Son arsenal militaire est relativement pauvre (comparativement) et les moyens distribués assez faibles. Sa crédibilité sur la place internationale pourrait donc être remise en cause vis-à-vis du conflit actuel en Ukraine.

Le 15 mars dernier en effet, sur RFI, Christian Cambon, président de la commission sénatoriale des Affaires étrangères et de la Défense, a fait des révélations inquiétantes. Selon le sénateur LR, la France manque « d’épaisseur » en matière de munitions et ne pourrait donc pas « soutenir un conflit de longue durée ». Selon lui, le stock permettrait de tenir au mieux « deux semaines ». « Je ne force pas le trait, je pense même que les informations que j’ai évoquées sont encore optimistes par rapport à la réalité et je pense malheureusement à des munitions spécialisées ou traditionnelles », affirme-t-il pour conclure.

Ensuite, l’Europe est dépendante du gaz et dans une moindre mesure du pétrole russes.

Source : Le Monde, 11 mars 2022

L’éventualité que la Russie coupe le robinet, bien que peu probable, poserait de sérieux problèmes. La possibilité de voir une Europe se tourner vers d’autres sources d’énergie, par exemple, est envisageable. Les besoins sont énormes et les ressources sont ailleurs, il faut le temps de mettre en place les contrats et les infrastructures (comme des terminaux GNL) ce qui est en train d’être fait : voir l’accord des 27 pour réduire de 90% les importations de pétrole russe d’ici la fin de l’année. Une zone économique où les ressources pourraient poser des problèmes en défaveur de sa monnaie, et ce même si le risque de pénurie européenne n’est pas d’actualité pour le moment.

Pour finir, ce conflit montre que l’Europe est encore dépendante des Etats-Unis sur de nombreux points comme la protection militaire. Les spécialistes mettent en avant le fait que l’Otan défend en priorité les intérêts américains.

 

QUELLES CONSEQUENCES ?

Cette baisse de l’euro face au dollar a des répercussions sur l’économie réelle. Des effets négatifs et des effets positifs en résultent. Dans la configuration monétaire actuelle permettrait d’apporter à l’Europe un soutien de ses exportations, une compétitivité accrue des produits nationaux mais aussi une attraction des investisseurs étrangers. Selon Marc Touati : « De façon générale, 10% de baisse de l’euro est égale à 0,5 point de croissance supplémentaire ». Néanmoins il existe aussi des effets négatifs comme l’augmentation de l’inflation importée ou bien le risque de remontée des taux obligataires.

Actuellement, la baisse de l’euro est un des catalyseurs de la montée de l’inflation dans l’Union Européenne. Une augmentation de l’inflation baisse le pouvoir d’achat des consommateurs, élément au cœur de l’actualité et qui inquiète les citoyens tout comme les gouvernements des pays européens. Avec la baisse de l’euro, on s’attend à observer une augmentation de la dette publique déjà très importante et jugée par certain comme critique. Cela risque d’entrainer une hausse des taux longs et par conséquent limiter l’accès au crédit ce qui implique une limitation de l’investissement. Cela aurait un effet contre-productif dans une période où l’économie a besoin de capital pour se relever de la crise sanitaire passée.

Une baisse trop importante de la monnaie pourrait grandement déstabiliser la zone euro. Des tensions pourraient naitre et certains pays pourraient opérer un repli sur eux-mêmes, dans un contexte où garder les liens est très importants, avec des actions coordonnées. Pour l’instant de ce côté-là, les pays réagissent bien est proposent des solutions et sanctions combinées. Comme récemment, dans son sixième paquet de sanctions qui bannit partiellement et progressivement l’importation de pétrole Russe. Cette coordination pourrait s’avérer positif pour la remontée de l’euro face au dollar qui semble plus que nécessaire pour éviter des évènements en cascades qui pourraient mettre en péril l’économie et la stabilité de la zone euro.

Pour conclure, la conjoncture actuelle joue en défaveur de l’euro. Celui-ci n’arrive pas, par l’intermédiaire des économies qui l’utilisent et le représentent, à montrer son importance et sa crédibilité, dans le sens l’euro n’apparait comme une monnaie forte. Les conséquences pourraient s’avérer très importantes pour le porte-monnaie des contribuables mais aussi plus largement pour l’équilibre global de la zone euro. La BCE devra dans les prochaines semaines et prochains mois montrer de sérieux plans monétaires pour relever la balance en faveur de l’euro et éviter le pire, un euro bien en dessous du dollar. L’évolution du conflit russo-ukrainien risque de grandement influencer les décisions à venir, d’où une BCE très prudente et lente dans ses décisions.

 

D’un point de vue technique

  • EUR/USD

On voit très clairement que les cours de l’EURUSD sont enfermés au sein d’un large canal de LT descendant, depuis juin 2008. La paire a proprement testé la borne supérieure dudit canal à plusieurs reprises entre les mois de janvier et mai derniers, sans réussir à s’en affranchir. Aussi, tant que le nouveau point pivot des 1,1 ne sera pas dépassé, il faudra rester prudents, et un regain du billet vert serait d’abord envisageable jusqu’à la parité de 1 pour 1, en amont d’une domination du dollar vers les 0,97. Scénario à confirmer en passant sous les 1,034 (sous forte pression). Le cas échéant, il faudra donc attendre un passage au-dessus des 1,1 pour envisager une reprise de l’euro avec en ligne de mire les 1,145.

 

 

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Réalisé par Alix Delage-Mourroux, avec l’aide de Marc Dagher

TWITTER, LE JOUJOU DE MUSK QUI VALAIT 44 MILLIARDS

A Pretoria, dans la fraicheur du matin, un enfant est né. 50 ans plus tard, à peine, cet enfant devient l’homme le plus riche du monde. Ce nouveau-né est Elon Reeve Musk, le milliardaire afro-américain excentrique qui bouleversera au fil des années les codes de l’entreprenariat, de l’automobile, de la finance ou encore de la conquête spatiale. L’homme s’est créé un empire en poussant le capitalisme à son paroxysme et en achetant tout récemment le réseau social Twitter pour plusieurs milliards. Plus de 217 millions d’utilisateurs par mois, 6.000 tweets envoyés par seconde, 7.500 employés et plus de 35 bureaux à l’international, Twitter est un poids lourd dans le domaine et pourtant… il n’aura fallu que quelques semaines au milliardaire pour mettre la main sur ce réseau social. Naturellement, ce rachat fait couler beaucoup d’encre…

 

LA GALAXIE ELON MUSK

Elon Musk est un petit génie. Jeune, celui-ci lit beaucoup, s’intéresse à tout et commence très tôt à se plonger dans l’informatique, domaine prolifique qui est à l’époque à l’aube de son explosion. Commençant ses études en Afrique du Sud puis au Canada, il abandonne les bancs de l’école pour créer sa première start-up, Zip2, qu’il revend très vite 22 millions de dollars. Ensuite, Elon fait son entrée dans le monde de la finance en créant X.com en investissant de sa poche 12 millions de dollars. Le projet : une banque en ligne, une idée révolutionnaire dans les années 90. Dans le début des années 2000 sa société compte déjà 200.000 clients. Dans les années qui vont suivre, par un jeu de rachat et de fusion, sa société va devenir la bien connue Paypal. Lorsque eBay rachète pour 1,5 milliard de dollars Paypal quelques années plus tard, Elon Musk, qui est alors l’actionnaire principal, empoche 250 millions de dollars. Un gros pactole, mais celui-ci ne va pas s’arrêter là.

S’ensuit une épopée dans les domaines du spatial et de l’automobile où l’homme va jongler entre deux entreprises avant-gardistes dans leur domaine.

Avec Tesla, c’est la voiture électrique équipée de nouvelles technologies en tout genre. Là, Elon Musk pousse l’innovation avec le lancement d’un réseau de bornes de recharge électrique rapide, la construction d’une gigantesque usine de batteries dans le Nevada ou encore le développement de logiciels de pilotage automatique des véhicules. L’entreprise n’a cependant pas traversé que des bonnes passes : « En réalité, la production a été lente à monter en puissance, au point que les rumeurs de faillite sont revenues en 2018. Il a fallu attendre 2020 pour que la firme, qui a ouvert une usine à Shanghai et en construit deux nouvelles à Berlin et à Austin (Texas), livre 500.000 véhicules par an – contre 10 millions pour le leader mondial, Toyota – et fasse pour la première fois un bénéfice – 860 millions de dollars, pour un chiffre d’affaires de 31 milliards. Lors de l’annonce de ce résultat, l’action Tesla s’est envolée et Elon Musk est devenu l’homme le plus riche du monde » écrit le journal Le Monde.

Du côté de Space X, la tache semble plus titanesque. Le projet : développer des fusées réutilisables pour en abaisser le coût. Prestataire privé lancé en 2002 par Elon Musk, l’entreprise a maintenant 20 ans et elle se porte à merveille. D’un côté, elle est en charge de transports de frêt et d’astronautes vers la station spatiale, d’un autre elle s’intéresse à l’aventure sur Mars et, pour finir, elle développe en parallèle le programme StarLink qui vise à permettre l’accès haut débit à Internet par satellite sur Terre. L’entreprise est maintenant bien établie et son modèle est rentable. En octobre dernier, le journal Les Echos écrivait : « SpaceX s’envole vers un nouveau record. Après la vente d’actions par des investisseurs existants, la valorisation de la société spécialisée dans le fret et l’exploration spatiale a dépassé les 100 milliards de dollars. L’entreprise dirigée par Elon Musk est désormais la deuxième licorne la plus valorisée au monde, selon CB Insights, derrière le chinois Bytedance et devant la fintech Stripe ».

Tesla et SpaceX, qui sont les deux joujoux du milliardaire, ne sont pas les seuls projets d’Elon Musk. Il s’est aussi lancé dans le développement d’une entreprise, Boring Company, qui construit des tunnels sous les villes pour désengorger les routes et diminuer les bouchons. Aujourd’hui, cette entreprise est maintenant valorisée à plus de 5,2 milliards d’euros. Un autre projet fou : Neuroalink. Le but ? Connecter le cerveau humain à un ordinateur. Ceci permettrait de développer les capacités humaines, de stocker la mémoire… Un dernier projet, lui aussi novateur est l’Hyperloop. Le journal l’Express écrit : « L’idée est de déplacer des capsules – de passagers comme de fret – sur des coussins d’air le long d’une voie faite d’un tube à basse pression. Le projet est ouvert aux offres concurrentes de plusieurs entreprises, dont la startup Hyperloop One qui a fait la démonstration d’un prototype en public, près de Las Vegas. Il permettrait à terme de relier en 30 mn les 600 km séparant Los Angeles de San Francisco, selon ses ingénieurs ». Avec tous ces projets, monsieur Musk est indubitablement homme qui touche à tout.

 

LE RACHAT DE TWITTER, QUELLES MOTIVATIONS ?

Le 25 avril dernier, le conseil d’administration de Twitter accepte le rachat de la société par Elon Musk pour 44 milliards de dollars. N’étant pas seul dans l’opération celui-ci devra tout de même débourser 38,9 milliards de dollars de son côté. En effet, des entreprises telles que Binance, Oracle ou encore des fonds d’investissement ont apporté plus de 7,139 milliards de dollars sur la table selon un document de la SEC (Securities and Exchange Commission). Pour Elon Musk ce rachat interviendrait dans le but : « qu’il existe une arène inclusive pour la liberté d’expression. C’est important pour le fonctionnement de la démocratie et des Etats-Unis en tant que pays libre pour de nombreux autres pays. Avoir une plateforme publique en laquelle les utilisateurs ont massivement confiance, largement inclusive, c’est extrêmement important pour le futur de la civilisation ». Seulement, ce rachat pose des questions chez les utilisateurs, économistes et le monde entrepreneurial. Twitter n’est pas un réseau social si important, il compte quelques 280 millions d’utilisateurs contre 2 milliards pour Facebook. Mais il est très utilisé par le milieu politique et l’industrie des médias.

Derrière ce rachat, Elon Musk doit bien avoir un projet. L’homme prône la liberté d’expression, le fait de rendre ce réseau social rentable ou encore de sortir de la bourse l’entreprise pour plus de liberté, mais la personnalité d’Elon Musk et ses expériences passées font penser qu’il pourrait avoir d’autres idées en tête. On peut imaginer l’impensable. Néanmoins, la liberté d’expression mise en avant pour les causes de son rachat de Twitter peut très bien se comprendre. Avec plus de 90 millions d’abonnés sur la plateforme, c’est une personne très influente et celui-ci n’hésite pas à prendre position pour dire ce qu’il pense vraiment. On peut imaginer qu’Elon Musk veuille poursuivre, avec une forme d’absolutisme, son épopée « anti liberticide » sur les réseaux sociaux. Seulement, une chose que le milliardaire a bien comprise, c’est qu’à l’ère actuelle, l’influence des réseaux sociaux est colossale. Choisir de mettre telle ou telle chose en avant peut avoir des répercussions économiques, politiques, sociétales et même environnementales très importantes.

En un mot, les spécialistes et les associations ont peur pour la stabilité de la « démocratie ». Sans restriction appliquée par les équipes de Twitter, le danger peut être important. Frances Haugen, une lanceuse d’alerte, ancienne employée chez Facebook a déclaré selon le journal l’ADN que : « Avant les élections, certains paramètres ont été activés pour réduire la diffusion de la désinformation et de la haine en ligne. Mais ces paramètres ont été désactivés juste après l’élection présidentielle « pour prioriser la croissance plutôt que la sécurité. Pour moi c’est une trahison envers la démocratie ». Quelques mois après l’élection, Facebook a été massivement utilisé pour organiser l’insurrection du Capitole le 6 janvier 2021, rappelle 60 Minutes. La lanceuse d’alerte ne verbalise pas clairement le lien entre Facebook et ces événements. Mais des captures d’écran qu’elle a fournies à 60 Minutes montrent que sur le réseau social interne de l’entreprise, des salariés mettaient en lien les non-mesures prises par la plateforme et l’insurrection du Capitole ».

Pour conclure, Elon Musk semble attacher une importance toute particulière à la liberté d’expression. Pouvoir libérer la parole sur ce réseau social pourrait l’avantager sur des points stratégiques comme l’acception des cryptomonnaies (domaine dans lequel il investit beaucoup) ou bien des décisions politico-économiques. Toutefois, cette affaire risque d’être suivie de près et de servir d’exemple. Les risques comme les bénéfices sont connus de tous, mais leur ampleur reste encore à déterminer. Elon Musk se porte en chef de file pour cette aventure mais attention au retour de boomerang qui, s’il n’est pas maîtrisé, pourrait être dévastateur.

 

D’un point de vue technique

  • Twitter

Depuis fin 2014, le titre Twitter évolue au sein d’un large canal ascendant (ici en violet) alternant entre vagues de hausse et vagues de baisse. Après avoir fortement monté entre le point bas de mars 2020 durant la crise du Covid et ses plus-hauts historiques de février 2021, le titre est à nouveau entré dans une phase de correction (qui a pris place en trois temps traditionnels) avec un retour sur la borne basse du canal. Depuis les cours ont repris une tendance haussière qui reste pour le moins poussive. En cas de dépassement de l’oblique de résistance (trait noir), les cours pourraient reprendre la direction des 60$ (premier trait vert) dans un premier temps avant de revenir vers les plus-hauts historiques à 80,75$ (second trait vert) dans un second temps.

A l’inverse, en cas de non-dépassement de l’oblique de résistance, les cours pourraient reprendre la direction des 40$ (premier trait rouge) en amont d’une plus forte baisse vers les 20$ (second trait rouge) correspondants aux plus-bas de mars 2020.

 

  • Tesla

En 2021, le titre Tesla évoluait au sein d’un triangle duquel il est sorti par le haut en août de la même année. Les cours ont alors accéléré à la hausse pour marquer des plus-hauts historiques à 1.244$ en novembre. Depuis, le titre évolue au sein d’un canal descendant, alternant entre vagues de hausse et vagues de baisse. Actuellement, les cours semblent se diriger vers la borne basse du canal à 700$ (premier trait rouge). En cas de cassure de ce niveau, le titre pourrait connaître une plus ample correction jusqu’à la forte zone de support à 544$ (second trait rouge).

A l’inverse, si les cours rebondissent sur la borne basse, on pourrait alors prendre la direction du seuil psychologique des 1 000$ (premier trait vert) avant de revenir sur les plus-hauts historiques à 1 244$ (second trait vert).

 

 

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PRESIDENTIELLE : QUELLES CONSÉQUENCES ECONOMIQUES SELON LE RESULTAT FINAL ?

Dans l’urne, les choix de chacun tombent, l’avenir de la France se décide, la dernière bataille de la présidentielle se joue. Les Français vont élire très prochainement leur futur président de la République. Durant plusieurs semaines chaque candidat a défendu ses idées et sa vision d’une France meilleure à coup de meetings, de débats, d’interviews… Dans un contexte extrêmement tendu du fait de la succession de deux crises majeures, ces élections semblent être plus que jamais importantes et décisives pour l’avenir des Français et plus largement de l’Europe. Chaque candidat propose des réformes sociales, environnementales et économiques. C’est sur ce dernier point que nous nous attarderons ici en tentant d’évaluer les conséquences économiques potentielles de l’arrivée au pouvoir de Marine Le Pen ou d’un second mandat d’Emmanuel Macron.

 

LE PEN, UN RISQUE ECONOMIQUE

Jamais, depuis le début de la Ve République, l’extrême-droite n’a siégé à l’Élysée. L’arrivée de Marine Le Pen serait une première et bouleverserait le paysage politique, social mais aussi économique français. La candidate d’extrême-droite entend redonner au pays un patriotisme assumé et pour cela elle irait jusqu’à remettre en question l’appartenance de la France à l’Union Européenne. Dans son programme, toutefois moins strict qu’en 2017 (sans désormais prôner ouvertement un Frexit ou un abandon de l’euro) celle-ci continue en effet, selon le journal Les Echos « d’inclure des mesures en contradiction avec les traités européens. Il remet potentiellement en cause la liberté de circulation des marchandises, mais aussi des personnes ». Ce repli sur soi provoquerait un risque de voir la France se retrouver en marge et voir son environnement macroéconomique se dégrader, les conjonctures économiques française et européenne étant étroitement liées. Lorsque le Royaume-Uni a quitté l’UE, bien qu’étant moins impliqué économiquement, il n’en est pas moins ressorti affaibli, avec des conséquences du Brexit majeures, et des négociations en cours sur de nombreux thèmes. Concernant la France, ce serait une autre affaire. La dynamique de l’UE étant portée par un couple franco-allemand solide, en particulier sous présidence française du Conseil de l’Union Européenne. Briser cet élément moteur serait dangereux aussi bien pour l’Europe que pour la France.

Un autre élément du programme de Madame Le Pen concerne la TVA. Pour améliorer le pouvoir d’achat des Français, celle-ci compte en effet baisser la TVA sur l’énergie de 20% à 5,5%. Thierry Pech, directeur général du groupe de réflexion Terra Nova explique : « l’exemple de la baisse de la TVA sur la restauration il y a quelques années a montré que cela pouvait aussi tout simplement grossir les marges des entreprises concernées. » D’autres spécialistes parlent du fait que cette baisse ne serait pas égalitaire entre les différents milieux sociaux, ceux-ci ne profiteraient pas de la même façon de cette baisse de la TVA. De plus, l’UE interdit la baisse de TVA sur certaines énergies fossiles telles que le fioul, l’essence et le gazole, la France s’exposerait ainsi à des sanctions. Enfin, les revenus de l’État seraient bien entendu diminués.

Pour finir, un point important du programme de Marine Le Pen, l’exonération d’impôt sur le revenu pour tous les jeunes actifs de moins de 30 ans avec une suppression de l’impôt sur les sociétés pour les entrepreneurs de moins de 30 ans pendant les cinq premières années. Le journal Ouest France écrit : « le revenu moyen des 18-25 ans (7.490€ par an) est tellement bas que, dans leur immense majorité, ils n’y sont pas assujettis. Quant aux 26-30 ans, leur revenu moyen reste faible (16.220€ par an) et les expose à une pression fiscale elle-même très faible dans la majorité des cas ». L’institut Terra Nova comptabilise le manque à gagner entre 3,5 et 4 milliards d’euros pour l’Etat.

UN SECOND MANDAT POUR MACRON : UNE ECONOMIE SOUS QELLE FORME ?

Si nous nous penchons sur le quinquennat d’Emmanuel Macron qui s’achève, nous pouvons analyser l’impact macroéconomique de sa politique. Selon France 24 : « Cinq ans après son accession à l’Élysée, les chiffres bruts sont plutôt flatteurs et, selon le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, l’économie française se porte très bien. La croissance, tout d’abord, a atteint 7% en 2021, selon une première estimation de l’Insee publiée fin janvier. Celle-ci est due au rebond qui a suivi la récession record de 2020 (-8%) liée à la crise du Covid-19, mais la progression du produit intérieur brut (PIB) français est l’une des plus fortes de la zone euro. Le taux de chômage, lui, est tombé à 7,4% au quatrième trimestre 2021, un niveau qu’il n’avait plus connu depuis 2008. »

Néanmoins, le mandat du gouvernement Macron n’est pas sans effets négatifs. Le déficit commercial s’est encore creusé de 7,3 milliards d’euros en 2020 selon l’Insee pour atteindre 65,2 milliards d’euros. Pour ce qui concerne les finances publiques, la dette publique a atteint 116,3% du PIB fin septembre 2021, alors qu’elle s’élevait à 99,2% du PIB à la fin du deuxième trimestre 2017, selon l’Insee. Bruno Alomar, directeur du cabinet New Horizon Partners écrit : « En définitive, le bilan économique du quinquennat est médiocre. Les tendances négatives ont été poursuivies. La France est confrontée à une compétitivité érodée. Elle ne sait pas mobiliser sa force de travail. Sa population et ses entreprises s’exaspèrent, à juste titre, d’impôts écrasants. Ses finances publiques ne sont peut-être plus sous contrôle, surtout quand les taux d’intérêt remonteront. ».

Après comparaison des impacts de leurs programmes, Emmanuel Macron ressort avantagé sur le point de vue du déficit public prévisionnel. Selon les estimations de l’Institut Montaigne, qui a décortiqué le programme des deux candidats, celui du président sortant dégraderait le déficit public de 44 milliards d’euros, et celui de la candidate du Rassemblement National de 102 milliards d’euros. Cependant, un point à ne pas négliger est l’évolution toujours incertaine de la guerre en Ukraine qui pourrait nettement influencer négativement les prévisions budgétaires.

 

LES MARCHES FINANCIERS IMPACTÉS PAR CETTE ELECTION

Le journal économique de BFMTV a réalisé des graphiques prévisionnels pour comprendre l’impact macroéconomique de l’arrivée au pouvoir de chacun des deux candidats.

L’arrivée de Marine Le Pen à la présidence ébranlerait la bourse au niveau national, mais sans doute également au niveau européen. Les investisseurs ont une préférence pour Macron, qui est plus favorable pour les entreprises. Le journal Les Echos écrit : « l’écart entre le rendement des obligations d’État françaises et allemandes à 10 ans avait grimpé à son plus haut depuis deux ans, à l’époque du krach boursier causé par le Covid.  Les options qui protègent contre une baisse de l’euro ont, quant à elles, atteint leur plus haut niveau depuis le 22 mars. L’indice CAC 40 a, de son côté, cédé jusqu’à 1,9% mardi dernier, une chute plus importante que celle de l’Euro Stoxx 50.  L’impact Le Pen avait même traversé les frontières, les obligations d’autres pays européens, tels que l’Italie et le Portugal, ayant chuté. Ceux-ci seraient particulièrement sensibles à une victoire de la candidate, selon Sophia Salim, Head of European Interest-rate Strategy à Bank of America ».

 

CONCLUSION

Dans un contexte difficile et tendu, l’élection de dimanche prochain semble d’autant plus importante au regard du mélange géopolitique, économique et environnemental très fragile. Ces deux derniers points sont sensiblement liés. La neutralité carbone, un chantier titanesque avec un coût estimé, par la Cour des comptes européenne, à 11.200 milliards d’euros pour l’ensemble des pays de la planète, doit impliquer de grandes réformes économiques avec une volonté politique forte. Dans la conjoncture actuelle, une partie de la population française semble trouver en Marine Le Pen un renouveau politique prolifique à défaut de voir un président sortant qui ne convainc pas certains. Quoiqu’il arrive, le ou la candidat(e) élu(e) se retrouvera à la tête de la France dans un contexte on ne peut plus incertain où les chantiers et enjeux climatiques auront une importance majeure : taxonomie de l’UE, rapport GIEC, etc.

D’un point de vue technique

Après avoir longtemps résisté, notre Cac 40 national a lui aussi fini par logiquement craqué dans un contexte très tendu, entre guerre en Europe et inflation inquiétante, qui a valu un discours de la BCE moins accommodant que d’habitude. Aussi, tant que notre nouveau point pivot des 7.000 points ne sera pas dépassé, la validation de la franche cassure du seuil intermédiaire des 6.100 points pourrait conduire à une poursuite de la baisse vers les objectifs de projection situés d’abord sur les 5.670 points. Alternativement, au-dessus des 7.000 points, on privilégiera un test du seuil des 7.660 points initialement, en amont d’une accélération plus franche sur les 8.200 points.

 

 

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Réalisé par Alix Delage-Mourroux, avec l’aide de Marc Dagher

QUELLES CONSÉQUENCES ÉCONOMIQUES SUITE AU CONFLIT RUSSO-UKRAINIEN ?

A peine sortie d’une pandémie, l’économie mondiale se heurte à un nouveau fléau : la guerre. L’assaut militaire que le Kremlin a lancé sur l’Ukraine est le sujet brûlant du moment. L’Europe, et le monde entier, regardent de très près l’évolution du conflit. Les conséquences économiques et financières pour de nombreux pays pourraient être importantes, voire désastreuses. Le conflit risque de s’enliser. Vladimir Poutine ne montre toujours pas de signes réellement encourageants pour stopper l’invasion. L’Occident, de son coté, essaye tant bien que mal de prendre des mesures pour limiter les répercussions du conflit tout en infligeant des sanctions à la Russie et en aidant financièrement/militairement l’Ukraine. Mais le mal a déjà frappé. La croissance est revue à la baisse, l’inflation déjà très haute continue d’augmenter, les pays européens prennent la voix de la militarisation…

 

MAUVAISE NOUVELLE POUR L’ÉCONOMIE MONDIALE

Deux ans de pandémie, une société bousculée et une économie mise à mal et pourtant le monde n’en a pas fini avec les problèmes majeurs. La récession mondiale fut très importante et la reprise économique très rapide mais néanmoins fragile. La croissance annuelle moyenne du PIB mondial est tombée à moins de 3,1% en 2020 pour repartir très rapidement à la hausse en 2021 et atteindre plus de 5,9%. Cependant, pour 2022, les spécialistes tablent sur une croissance annuelle moyenne du PIB autour de 3,4%. Cette dernière mesure pointe sous la barre des plus de 3,5% qui correspond à la moyenne de long terme. Cette baisse n’est pas non plus anormale. Lors de la crise de 2008, le rebond était lui aussi visible mais une baisse s’était opérée dans les mois/années suivants. En effet, le sursaut économique après une crise ne représente pas l’économie dans sa conjoncture « normale ». Il faut quelques années de rééquilibrage pour observer l’économie mondiale revenir à un seuil de croissance et donc de santé soutenable sur le long terme.

Néanmoins, la conjoncture actuelle est différente. La guerre qui oppose la Russie et l’Ukraine pose de sérieux problèmes économiques et financiers aussi bien à ces deux pays qu’au reste du monde.

Pour quelles raisons un conflit entre deux pays, qui à eux deux pèsent moins de 3,5% du PIB mondial, pourrait engendrer des conséquences économiques et financières importantes ?

Les raisons sont multiples. Premièrement, les guerres ne sont jamais vu d’un bon œil, aussi bien pour la société que pour la santé économique mondiale. Ce n’est rassurant pour personne et cela créé de l’incertitude. Cette dernière se fait sentir très rapidement sur les marchés et les investissements. Dans les chiffres, le Cac 40 a observé une baisse de plus 15%, le prix des matières premières a explosé (le cours du baril de pétrole était à 90 dollars début février et a frôlé les 130 dollars le 8 mars). Deuxièmement, la décision par le Kremlin d’envahir l’Ukraine est vu d’un très mauvais œil par l’Occident. Celui-ci, qui ne peut intervenir militairement dans le conflit au risque de déclencher une nouvelle guerre mondiale, utilise la force économique et financière pour infliger des sanctions lourdes à la Russie. Seulement, ces sanctions entraînent des conséquences sur la Russie mais aussi, par des jeux de vases communicants, sur de nombreux acteurs, au niveau de l’économie mondiale plus largement. Pour finir, ce conflit est un catalyseur de l’inflation. Par de nombreux aspects il risque de pousser l’inflation, déjà très haute à la suite de la crise sanitaire, vers des niveaux encore plus élevés. Aussi, cela pourrait créer un cercle vicieux très dangereux pour l’économie mondiale. Les banques centrales observent donc de très près cet indicateur.

 

LE PÉTROLE ET LE GAZ, DEUX MATIÈRES PREMIÈRES TRÈS SURVEILLÉES

La Russie représente à elle seule 20% de la production mondiale de gaz naturel et se place comme premier exportateur mondial. S’agissant du pétrole, le pays est le deuxième producteur derrière les États-Unis et devant l’Arabie Saoudite. Il s’agit donc d’un poids lourd dans le domaine. La guerre a eu un impact important sur les cours de ces matières premières. D’une part pour le pétrole car l’offre pourrait ne pas répondre à la demande, l’incertitude liée à l’évolution du conflit ayant fait brusquement monter le prix du baril. De plus, les États-Unis ont récemment imposé un embargo à la Russie sur son pétrole et n’achèteront plus celui-ci jusqu’à nouvel ordre, ce qui a contribué à accentuer la hausse des cours, avant de marquer une correction technique. Ces augmentions de prix ne sont naturellement pas sans conséquences sur l’économie mondiale. Ainsi, le site internet du Sénat écrit : « Des modèles macroéconomiques permettent de fixer des ordres de grandeur des effets des chocs pétroliers. En moyenne, une hausse maintenue de 10 dollars du prix du baril amputerait la croissance du PIB des pays industrialisés de 0,25 à 0,5 point la première année et d’autant la deuxième année. »

Du côté du gaz, c’est un autre sujet très délicat. L’approvisionnement de l’Europe est en effet en grande partie assurée par la Russie puisqu’un tiers du gaz consommé provient de ce pays. Exemple : pour la France, en 2020, 36% de son gaz provenait de la Norvège, 17% de la Russie et 8% des Pays-Bas et de l’Algérie. Dans le cas de l’Allemagne, c’est 60% du gaz qui provient de la Russie. Cette énergie est devenue un enjeu primordial pour de nombreux pays. D’après l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE), le gaz naturel est l’énergie fossile qui progresse le plus depuis 45 ans dans le mix-énergétique mondial. Elle représente aujourd’hui 24,7% de la demande mondiale d’énergie après le pétrole (31,2%) et le charbon (27,2%). L’arrêt du projet Nord Stream 2 et l’hypothèse possible que la Russie se tourne vers la Chine pour vendre cette énergie sont autant de raisons qui ont poussé le cours du gaz à la hausse. L’indice ICE des prix du gaz naturel en Europe a augmenté, entre octobre 2021 et aujourd’hui, de plus de 2.190% !

L’augmentation du prix de ces deux matières premières, tout comme le blé, le nickel, le titane… va grandement participer à l’augmentation de l’inflation. Depuis avril 2020, l’indice CRB des matières premières a augmenté de plus de 147% selon le site internet Acdefi. C’est donc un sujet à surveiller de très près.

LE CONFLIT, UNE DES RAISONS DE L’ÉCLATEMENT DE LA BULLE ACTUELLE ?

Beaucoup de spécialistes se mettent d’accord sur le fait qu’une bulle s’est formée durant les dernières années sur différents marchés. Le journal LeCapital explique : « qu’entre le plancher majeur de mars 2020 et le pic historique récent, le S&P 500 (baromètre des actions à Wall Street) et le Nasdaq ont été plus que multipliés par deux. Les autres bourses occidentales ont été elles aussi à la fête, dans l’ensemble. Sur de nombreux marchés d’actions, notamment à Wall Street, la rapidité de la progression des cours ces derniers trimestres et les multiples de valorisation historiquement élevés atteints incitent à penser qu’une bulle spéculative (situation d’écart flagrant entre le cours d’un actif et sa valeur fondamentale) s’est formée. »

Depuis fin novembre, de nombreux indices et actions ont reculé. Depuis le 19 novembre 2021, le Nasdaq a perdu plus de 16,7%. Meta (anciennement Facebook) perd plus de 45% depuis septembre 2021 tout comme Netflix avec une perte de 47% depuis novembre 2021. Le secteur des technologies n’est pas épargné. De son côté, le Bitcoin est lui aussi touché par cette tendance durable. De nombreux pays pensent en effet à réglementer les cryptomonnaies pour éviter que la Russie ne les utilise pour contourner les sanctions économiques et financières.

Sommes-nous aux prémices de l’éclatement d’une « super bulle » comme le décrit Jeremy Grantham cofondateur et stratégiste long terme de la société de gestion GMO ou bien sur une simple correction des marchés liée à l’incertitude vis-à-vis de la guerre ? Les semaines, sinon les mois à venir seront décisifs. Il faudra se montrer prudent et lucide pour ne pas tomber dans la tourmente de l’éventuel éclatement de ladite bulle.

 

TENSIONS INFLATIONNISTES, RÉACTION DES BANQUES CENTRALES

La zone euro connait aujourd’hui plus de 5% d’inflation. Pour contrer cette tendance, un outil important est la remontée des taux directeurs. Pour beaucoup de pays, cette remontée s’est déjà opérée. En décembre, la Banque d’Angleterre (BoE) a fait passer son taux directeur de 0,1 à 0,25%. Aux États-Unis, la Fed, lors de sa dernière réunion du 26 janvier a indiqué que sa première hausse des taux se ferait en mars. Le journal Les Echos-Investir écrit : « La probabilité d’une hausse de taux de 50 points de base en mars a augmenté de 33,7% à 94,7% en l’espace d’une semaine, selon le baromètre FedWatch de CME Group. ». Lors de sa dernière réunion, le mercredi 16 mars, elle a finalement décider de relever ses taux d’un quart de point au vu du contexte géopolitique actuel.

De son côté, la BCE se contente, pour l’instant, de réduire son intervention sur les marchés. Le journal BFMTV écrit : « les achats d’obligations sur les marchés dans le cadre du programme d’achats d’actifs APP seront ramenés de 40 milliards d’euros à avril à 30 milliards en mai et 20 milliards en juin, avec pour objectif d’être complètement arrêtés dans le courant du troisième trimestre. ». Durant la dernière réunion du 10 février dernier, la BCE a indiqué qu’elle laisserait inchangé son taux de dépôt à -0,5% et zéro pour le taux de refinancement. Pour quelle raison la BCE ne suit pas le mouvement ? Le journal le monde écrit : « Un tel geste sert normalement à enrayer une surchauffe de l’économie, en rendant les emprunts plus chers. Mais pour l’instant, l’inflation est un phénomène « importé », venant du choc de l’énergie et du dérèglement des chaînes logistiques. La BCE ne peut pas y faire grand-chose. « On va être très déçu si on espère qu’une hausse des taux va résoudre la congestion de la logistique, l’inflation du gaz ou ce genre de choses », estime Ludovic Subran, chef économiste d’Allianz. »

 

Evolution des taux directeurs de la BCE et de la FED depuis 1999

 

POUR CONCLURE

La conjoncture économique est très instable. L’incertitude s’ancre dans les esprits mais celle-ci ne doit pas se transformer en panique au risque de voir les marchés s’effondrer. L’escalade du conflit serait très néfaste aussi bien du point de vue humanitaire qu’économique. Dans les mois à venir, il faut certainement s’attendre à une inflation persistante poussée par la montée des prix des matières premières. Nous sommes peut-être à l’aube d’une nouvelle récession. Le monde fait face à des jours sombres et devra se montrer diplomate pour éviter le pire…

 

 

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LA CRISE UKRAINIENNE : UN CONFLIT MAJEUR AUX PORTES DE L’EUROPE

Jeudi 24 février 2022. Le monde tremble. Il est 6 heures du matin à Moscou. Assis à son bureau, un homme se tient face à la caméra. Son discours vient de se terminer et déjà les bombes pleuvent et les chars roulent sur le territoire ukrainien. C’est le début d’une guerre aux portes de l’Europe et plus largement de l’Occident. L’armée russe déferle sur le pays et ne rencontre qu’une faible opposition. Kiev est très vite cernée, le peuple ukrainien quitte en nombre son pays.

Dans la tempête géopolitique, les marchés plongent, le bitcoin perd plus de 10%, les prix du gaz et du pétrole s’envolent, le Cac corrige à la baisse et dévisse de plus de 3% et bien évidemment, la bourse de Moscou subit un krach colossal avec une baisse de l’indice MOEX de 34%.

L’économie mondiale, déjà mise à mal par la crise sanitaire, rentre dans une nouvelle période trouble où celle-ci va devoir garder la tête hors de l’eau tant bien que mal. Pour quelles raisons le monde fait-il face à ce conflit militaire ? Comment les marchés ont réagi dans le passé à des crises géopolitiques similaires ? Quelles conséquences pour ceux-ci ?

 

UN VA-T-EN-GUERRE POUR UN CONFLIT D’ORDRE MONDIAL

Depuis 1999, Vladimir Poutine est président, parfois par intérim, de la fédération de Russie. Avide de pouvoir, celui-ci réforme la constitution en 2021 pour modifier un point essentiel, la reconduction de son mandat et ainsi obtenir la mainmise sur l’exécutif du pays jusqu’en 2036. Lorsque Poutine arrive pour la première fois au pouvoir, l’armée russe est vieillissante et présente un lourd retard en matières technologique et stratégique. Il va mettre un point d’honneur à réformer l’armée nationale et engager de lourds changements pour reconstruire l’outil militaire, le professionnaliser, modifier les commandements régionaux et, bien sûr, moderniser la dissuasion nucléaire. Ainsi, Poutine voulait s’assurer d’être considéré comme une grande puissance mondiale. C’est dans cette démarche de militarisation et d’affirmation sur la scène internationale que la Russie de Poutine va devenir de plus en plus véhémente avec l’Occident et en particulier avec les États-Unis.

Cette nouvelle Russie ne veut plus être dans l’ombre de l’empire américain. Poutine déclare, à propos des États-Unis, en 2007 : « diktat et impérialisme purs » et accuse Washington de « farcir l’Europe de l’Est d’armes nouvelles ». Dans la foulée, celui-ci signe un décret « suspendant la participation de la Russie au traité sur la réduction des forces conventionnels en Europe (FCE) de novembre 1990 et entré en vigueur deux ans plus tard. La Russie n’est plus tenue de respecter les réductions des forces armées déployées à l’Ouest de son territoire, d’informer les autres signataires des mouvements de troupes, ni d’autoriser des inspecteurs à vérifier que les normes du traité sont respectées. C’est là un décalage significatif par rapport à la coopération militaire qui caractérisait la fin de la période Gorbatchev et la période Eltsine. » De plus, l’élargissement de l’OTAN durant ces deux dernières décennies sur le continent eurasien a entrainé une perte d’influence de la Russie sur des pays qui partagent une histoire de proximité avec elle.

L’Ukraine, démocratie et pays reconnu sur la scène internationale, fait partie de ces nations qui, au fil des années, se sont détachés de l’influence russe pour se rapprocher de l’Europe et plus particulièrement de l’OTAN. Chose qui ne plait pas du tout à Moscou et donc Poutine qui voudraient garder une sorte de « zone tampon » entre eux et l’Occident.

Les origines ukrainiennes remontent au XIème siècle lorsqu’une population de Scandinavie fonde la principauté de Kiev, plus grande principauté d’Europe. Ensuite, le pays va passer aux mains de plusieurs pays comme la Pologne, la Lituanie et finir par intégrer l’Empire russe sous le règne de Catherine II à la fin du XVIIIème siècle. C’est alors durant plusieurs siècles que l’Ukraine et la Russie vont être liées. En 1922, le pays fait partie intégrante de l’URSS et c’est seulement à la chute de celle-ci, en 1991, que l’Ukraine redevient un pays indépendant. Une séparation à l’intérieur du pays s’est opérée. On trouve une partie à l’Est, très proche de l’histoire russe car passée très tôt sous domination russe et une autre à l’Ouest, plus proche de celle de l’Europe car gouvernée de longues années par des puissances appartenant maintenant à l’Europe.

C’est pourquoi deux régions se soulèvent, Louhansk et Donetsk, dans le Donbass, en 2014-2015 pour former des républiques populaires et obtiennent le soutien de Moscou. Dans cette région la majorité de la population est russophone.

C’est dans ce contexte, mêlant histoire commune et stratégie géopolitique, que Poutine a envahi l’Ukraine et rompu plusieurs décennies de paix sur le continent européen depuis la Seconde Guerre mondiale.

QUELLES CONSEQUENCES POUR LA BOURSE ?

En ordonnant l’attaque de l’Ukraine, Vladimir Poutine a déclenché de gros mouvements sur les marchés financiers et brusqué l’économie mondiale à peine remise de la crise sanitaire. En engageant son pays dans une guerre, le Kremlin sait que les représailles économiques risquent d’être fortes et sévères. Avec l’annexion de la Crimée en 2014, la Russie a pu observer les conséquences des sanctions économiques et financières prises à son encontre. C’est la raison pour laquelle Moscou a désendetté la Russie et accumulé des réserves de changes. Le journal Les Echos rapporte que : « l’accumulation de réserves de change grâce aux excédents courants des dernières années et les actifs du fonds souverain russe représentent près de la moitié du PIB. Depuis les sanctions de 2014, Poutine s’est organisé pour que le pays puisse être autonome pendant un moment, résume Jean-Christophe Caffet, le chef économiste de Coface qui envisage tout de même de dégrader la note de la Russie ».

La Russie a tout fait en effet pour être autonome sur de nombreux aspects, comme la consommation de viande et de céréales ou bien son détachement de ses importations européennes pour se tourner vers la Chine : « La Russie est le quinzième importateur au monde, à hauteur de 244 milliards de dollars en 2019 » écrit le journal Les Echos. Néanmoins, la Russie exporte toujours en masse et en particulier les produits énergétiques comme le gaz et le pétrole, un point très important pour son équilibre économique.

Au regard de ces nombreux éléments, les marchés ont donc fortement réagi. Dans le passé, chaque crise géopolitique, comme l’annexion de la Crimée ou encore les attentats du 11 septembre 2001, a été marqué par des paniques boursières. C’est exactement ce qu’il s’est passé lorsque les forces armées russes sont entrées sur le territoire ukrainien bien que les marchés s’y attendaient ou du moins avaient planifié, parmi d’autres, cette hypothèse d’invasion. Le journal Le Figaro écrit : « Les Bourses européennes ont connu l’une des pires séances depuis mars 2020. Paris a clôturé en forte baisse de 3,83%, Francfort de 3,96% et Milan de 4,10%. Londres a lâché 3,82% tandis que la Bourse de Moscou s’est effondrée de plus de 30%. Vers 12H05 GMT, l’indice européen de référence Eurostoxx 50 chutait de 3,79%. Plus tôt, Hong Kong a aussi perdu 3,21%. Surprise par le déclenchement de l’invasion russe en Ukraine, la Bourse de New York a ouvert en nette baisse, les investisseurs se détournant des marchés actions. Vers 14H50 GMT, le Dow Jones perdait 2,31%, l’indice Nasdaq, à forte composition technologique, 1,79%, tandis que l’indice élargi S&P 500 lâchait 1,89%. »

Du côté du gaz et du pétrole, c’est l’envolée des prix. Le journal Les Echos écrit : « le prix du baril de brent a franchi pour la première fois depuis 2014 la barre des 100 dollars. En début de matinée, quand Vladimir Poutine a annoncé le déclenchement de son opération militaire en Ukraine, il a même culminé brièvement à 105 dollars. Même tendance pour le WTI, référence américaine du baril de pétrole, qui se négocie à 96 dollars, après un pic à plus de 100 dollars dans la matinée. Dans son sillage, le contrat à terme de gaz pour le mois de mars s’est aussi envolé de plus de 30 %, atteignant 116 euros le mégawattheure ».

Pour la Russie, les sanctions prises à son encontre posent de lourds problèmes pour le secteur financier en particulier. En effet, deux importantes banques russes que sont Sberbank et VTB Bank, chutaient respectivement de 48,30% et 41,60%. La Banque Centrale Européenne (BCE) a déclaré ce lundi 28 février « la faillite ou faillite probable » de Sberbank, considérée comme l’une des plus grandes banques du pays. Avec cet isolement du système financier russe du reste du monde, en outre par l’exclusion du système Swift de certaines banques, le rouble (la monnaie centrale du pays) a chuté historiquement. Ce lundi 28 février, d’après le journal Le Figaro : « Dès la première seconde d’échanges, il fallait fournir 90 roubles pour obtenir un dollar lundi matin, contre 83,5 au dernier taux officiel mercredi, avant l’invasion de l’Ukraine. Par rapport à l’euro, le taux de change est passé de 93,5 à 101,19 roubles (…) Pour défendre l’économie et la monnaie nationale face aux sanctions occidentales, la Banque centrale de Russie avait, elle, porté son taux directeur de 9,5 à 20% lundi matin. ».

Ce sont tout autant de conséquences négatives pour les marchés financiers. Néanmoins, d’après un article du journal Les Echos : « Les paniques boursières liées à des conflits militaires n’ont pas fait long feu » rappelle Emmanuel Cau de Barclays « au cours de chacun de ces évènements, les actions ont chuté immédiatement après le début du conflit, mais ont terminé généralement en hausse six mois plus tard » (…) un constat partagé par les stratégistes de LPL Financial. Ils ont observé la réaction de Wall Street lors de différents épisodes de tensions géopolitiques, à partir d’une base de données plus étoffées. Celle-ci inclut des attentats terroristes en Europe, le conflit syrien, et même l’attaque surprise de Pearl Hearbor durant la Seconde Guerre mondiale. Sur la vingtaine d’évènements compilés, l’indice américain S&P 500, le plus large de Wall Street, a perdu en moyenne 5%. Il lui aura fallu moins de 50 jours en moyenne pour retrouver son niveau d’avant crise. ».

Dans les semaines et les mois à venir, les marchés déjà fragilisés par le resserrement imminent des politiques monétaires des banques centrales, devront faire face aux incertitudes toujours plus grandissantes comme le recours à l’arme nucléaire, l’inflation, la réaction de la Russie face aux sanctions mondiales…

 

UN IMPACT MAJEUR SUR L’ORDRE FINANCIER MONDIAL

L’ordre mondial est bousculé et son économie avec. Les réactions risquent d’être diverses en fonction des lieux géographiques des pays/régions concernés, de leurs liens avec la Russie, ou avec l’Ukraine…

Au niveau financier, Wall Street, pour le moment, réagit plutôt correctement, et risque d’encaisser ces évènements de façon moins douloureuse. Les États-Unis contrairement à l’Europe étant moins vulnérables vis-à-vis de la Russie en matière d’énergie. De plus, la position géographique de l’Europe fait craindre aux investisseurs un potentiel envahissement de celle-ci par l’armée russe.

Les secteurs boursiers sont également touchés différemment. Les établissements bancaires qui se retrouvent en lien direct avec la Russie comme la Société Générale encaissent le coup plus sévèrement ; celle-ci, qui était déjà en pleine phase corrective, a perdu près de 30% au plus bas (données au 2 mars 2022, NDLR). Les entreprises en lien avec les énergies sont elles aussi dans la tourmente et nombre d’entre elles décident de stopper leurs investissements en Russie. A l’inverse, les entreprises su secteur de l’armement se portent à merveille. Depuis le 31 janvier, d’après le journal Les Echos, Dassault Aviation ou bien Thales ont pris plus de 20%, cette dernière allant même jusqu’à prendre plus de 35% entre le début de l’attaque russe (le 24 février) et début mars. Le secteur risque de continuer dans cette optique à la vue des réactions de pays comme l’Allemagne qui ont décidé d’augmenter leurs dépenses militaires dans les années à venir avec un budget annuel de 2% du PIB allemand, soit près de 100 milliards d’euros.

Au niveau du secteur des cryptomonnaies, on a d’abord observé un net recul lorsque la guerre s’est déclenchée, les investisseurs réagissant par ce qu’on appelle la « peur-panique ». Seulement, par la suite, le rebond a été rapide et important en raison notamment de deux facteurs majeurs : d’un côté, l’afflux massif de dons à l’Ukraine s’est fait très rapidement en cryptomonnaie, plus de 10 millions de dollars de dons ; d’un autre côté, cette augmentation vive vient aussi du fait qu’un nombre important de Russes, notamment les plus nantis, sur fond d’une rumeur d’une ponction de leur épargne par l’Etat et d’une perte de valeur du rouble bien réelle, se sont tournés vers les cryptomonnaies comme valeur refuge, moins contrôlable, pour sauver leurs capitaux.

Néanmoins, le revers de la médaille pourrait se faire sentir très rapidement pour les cryptomonnaies. En effet, de nombreux pays pourraient utiliser ce biais-là pour infliger des sanctions additionnelles à la Russie, notamment en régulant les monnaies virtuelles. L’Europe, poussée par une Christine Lagarde toujours plus farouche à l’encontre des cryptomonnaies, veut « profiter » du conflit russo-ukrainien pour appliquer la loi MiCA (Markets in Crypto-Assets). D’après le Journalducoin : « dans sa déclaration du 25 février rapporté par Cointelegrah, Christine Lagarde présente les transactions en crypto monnaies comme un « moyen criminel » de contourner des sanctions imposées par l’OTAN et ses alliées ».

Ce conflit rebat les cartes déjà bien brassées, depuis la crise sanitaire, pour l’ordre économique mondial. L’incertitude risque de se faire de plus en plus grandissante aux grés des décisions géopolitiques, des sanctions économiques… Moscou se retrouve à mener une guerre sur deux fronts, aussi bien militaire qu’économique. Le monde essaye d’asphyxier les ressources du pays pour pousser le Kremlin à capituler. Les tensions montent, des alliances se nouent, des désastres humanitaires se profilent… La guerre a tristement fait son retour sur le Vieux Continent, en 2022 !

 

Indice russe (IMOEX)

Rouble russe contre Dollar américain (RUB/USD)

Taux d’intérêts Banque Centrale Russe

 

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Réalisé par Alix Delage-Mourroux, avec l’aide de Marc Dagher

LE CUIVRE A DES RECORDS : POURRA-T-IL ALLER ENCORE PLUS HAUT ?

Au nord du Chili, dans le désert d’Atacama, le soleil irradie le paysage aride à des kilomètres à la ronde. Certains lieux n’ont pas reçu, depuis plus de cinquante ans, une seule goutte d’eau provenant du ciel. Posé là, à 2.800 mètres d’altitude, se tient un immense complexe industriel, le plus important dans son genre : la mine de cuivre de Chuquicamata. A ciel ouvert, des monstres sur quatre roues s’engouffrent dans l’œil de la mine. Ceux-ci partent pour un voyage de plus de deux heures. La mine, creusée à coups de dynamite, s’enfonce en effet sur plus d’un kilomètre de profondeur. Chaque jour, ce sont 600.000 tonnes de roches qui sont extraites. Propriété du gouvernement chilien, cette mine a encore quelques « belles » années devant elle, avec une fin d’exploitation estimée en 2057.

Toute cette énergie et tout cet investissement pour un seul métal : le cuivre (ou copper en version internationale). Il s’agit du troisième métal le plus utilisé au monde, après le fer et l’aluminium. D’un point de vue historique, c’est le premier matériau métallique ductile (i.e. pouvant être déformé sans cassure) et manipulé par l’homme. Le cuivre est extrait sous forme de minerai et doit être raffiné avant d’être utilisé.

Comment se comporte l’offre actuellement ? Et la demande ? Quelles sont les prévisions fondamentales pour 2022 ? Et où en est l’état des lieux d’un point de vue technique ? C’est ce que nous allons voir ensemble.

 

L’UTILISATION DU CUIVRE

Le cuivre est principalement présent en Amérique du Sud et plus précisément au Chili et au Pérou qui détiendraient plus de 40%, à eux deux, du stock mondial. Derrière, la Chine et les États-Unis qui produisent plus de 2 500 millions de tonnes de cuivre par an. Certains spécialistes tablent, à rythme égal d’extraction, sur une réserve moyenne mondiale de 31 ans encore. A titre de comparaison, on estime qu’il reste 78 ans de réserve mondiale de minerai de fer, au rythme d’exploitation actuelle, sachant que celui-ci est le premier métal utilisé au monde. Une partie du cuivre utilisé dans notre consommation n’est pas issue directement de la production, mais provient en effet du recyclage, qui représente tout de même 41% de la consommation de cuivre de l’Union Européenne par exemple.

Le cuivre est principalement utilisé d’après le journal Les Echos dans : « la fabrication de câbles et de fils électriques, il sert aussi dans la construction de rails, de pièces pour télévisions, radios et montres, radiateurs automobiles, dans la construction civile et l’architecture. Utilisé pour le frappage des pièces de monnaie. Le sulfate de cuivre est utilisé dans les fongicides, les insecticides et les additifs pour les sols. L’oxyde de cuivre sert dans les peintures pour bois et protège contre la rouille.  Le cristal de cuivre est un composant des lentilles et sert dans la radiologie pour la détection de petites tumeurs ». Récemment, une utilisation importante du cuivre a été mise en lumière, celle du minerai rouge dans le réseau Internet de l’opérateur français Orange. Ce dernier a décidé de supprimer son utilisation dans les prochaines années, à horizon 2030, pour migrer vers la fibre optique, nouvelle technologie bien plus rapide pour le réseau.

 

 

LE COURS DU CUIVRE DURANT LA CRISE DU COVID ET SES CONSEQUENCES

A la bourse des métaux de Londres, négociée sur le LME (London Metal Exchange) et fondée par Elisabeth I il y a 400 ans, la tonne s’est échangée à 10.417 dollars le lundi 10 mai 2021. C’est le plus-haut historique pour le cours de ce minerai. Pourtant quelques mois plus tôt, le cours du cuivre avait chuté drastiquement pour atteindre moins de 4.500 dollars la tonne au plus fort de la crise sanitaire. Cela s’explique par la mise à l’arrêt brutale de l’économie mondiale et donc d’une demande en chute libre. Depuis ce plus-bas, le cours du cuivre s’est donc très nettement ressaisi. D’après le journal Les Echos : « l’envolée du cuivre est le fruit d’une multitude d’histoires. D’abord celle de la reprise chaotique après la pandémie de Covid-19, ensuite celle de la transition énergétique qui nécessite des quantités astronomiques de métaux pour remplacer les énergies fossiles. Enfin, le record est aussi la marque d’un regain d’intérêt des investisseurs pour les matières premières. »

Lorsque l’économie mondiale s’est remise en marche, la demande a explosé. La Chine, qui a elle seule absorbe plus de 50% des matières premières dans le monde, ou encore les plans de relances des différents gouvernements qui investissent dans des projets coûteux en cuivre, sont d’autant d’exemples qui expliquent l’augmentation de la demande mondiale. A plus long terme, le cuivre est source de convoitise du fait que la transition énergétique des différents pays pousse les constructeurs à utiliser de nombreux métaux, nécessaires à la fabrication de produits manufacturés moins polluants. Selon un article sur le site internet Aveq : « Les données publiées par l’International Copper Association confirment que nous aurons besoin de plus de 40 millions de bornes de charge au cours des 10 prochaines années, ce qui signifie l’utilisation de 100 000 tonnes de cuivre supplémentaires annuellement d’ici 2027. On prévoit également qu’un peu moins de trois millions de ces stations seront construites en Chine d’ici 2030. Dès que les véhicules électriques deviendront plus populaires et accessibles, c’est 11.000.000 de tonnes de cuivre supplémentaires qui seront requises seulement pour les véhicules électriques. Les voitures électriques devraient stimuler l’adoption de technologies propres, ce qui ferait augmenter la demande de cuivre de 10 à 15% d’ici 2030 ».

 

VERS DE SERIEUSES CARENCES DU METAL ROUGE ? 

Dans les années à venir, le cuivre risque de devenir un métal très convoité. Malgré qu’une partie de l’offre de cuivre provienne du recyclage, elle reste encore trop faible. Selon le journal BSI Economics : « Le cuivre recyclé répond à 33% de la demande mondiale, avec environ 9,7 millions de tonnes en 2018 ». La transition écologique que les différents pays sont actuellement en train d’opérer va imposer une pression sur le marché de ce minerai. Voitures « propres », nouvelles technologies… vont accentuer la demande. Ce même journal écrit : « Il est difficile d’estimer avec précision les besoins en cuivre d’ici à 2050 dans chaque secteur. Toutefois, l’Institut Français du Pétrole Energies Nouvelles (IFPEN) et l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques (IRIS) ont lancé, conjointement, le projet GENERATE en 2019, visant à estimer les besoins à venir en cuivre en fonction de deux scénarios : un réchauffement climatique à 2°C et un autre scénario avec un réchauffement à 4°C.

Les conclusions sont claires : les deux scénarios nécessiteront de découvrir de nouveaux gisements afin de répondre à une demande en forte hausse, principalement causée par le secteur des transports. Un réchauffement de 2°C supposerait de multiplier les réserves mondiales connues de 2017 par 2,55 et par 2,2 pour un réchauffement à 4°C. Cela supposera de réaliser un effort important dans la prospection pour identifier de nouvelles ressources, faute de quoi la ressource sera amenée à manquer d’ici 2055 ».

Les cours du cuivre risquent donc, dans les prochaines années, de poursuivre leur ascension. Une demande forte combinée à une offre qui risque de se raréfier seront signe d’une conjoncture favorable pour les investisseurs qui souhaitent voir les prix augmenter, mais ce n’est naturellement pas une nouvelle réjouissante. Ce véritable thermomètre de l’économie mondiale est donc à suivre de près car celui-ci donne de précieuses indications concernant la conjoncture économique. Néanmoins, à court terme, le prix du cuivre ne risque pas d’augmenter. Le journal Les Echos écrit : « Yves Jégourel, professeur d’économie à l’université de Bordeaux, rappelle que les fondamentaux ne plaident pas pour une hausse des cours. Selon l’International Copper Sudy Group (ICSG), le marché aura été légèrement excédentaire en 2021, à hauteur de 79.000 tonnes, et même en 2022 ».

Pour conclure, les enjeux liés à ce métal précieux seront un élément clé dans les prochaines années : augmenter l’offre provenant du recyclage, trouver de nouvelles réserves et de nouvelles technologies moins coûteuses en cuivre seront de nouveaux défis pour la société de demain. Néanmoins, l’économie chinoise pourrait diminuer la cadence et, par conséquent, amoindrir la demande du précieux métal rouge. Plus largement, à l’image du pétrole, les matières premières se raréfient et les stocks se vident. C’est, là encore, une affaire à suivre… de très près.

 

D’un point de vue technique

Sur ce graphique en données hebdomadaires, nous pouvons dans un premier temps établir une vision de long terme de la façon suivante : après une phase de range qui aura duré plus de 30 ans, les cours du cuivre ont marqué un double bottom avant de trouver un point bas en novembre 2001 vers les 0,61$. S’ensuivit une ascension fulgurante qui a vu les prix s’envoler de près de 600% jusqu’à 4,23$ entre 2006 et avril 2008, en amont d’une correction violente jusqu’à fin 2008, où les cours sont revenus vers les 1,27$, impactés par la crise financière globale lors de la crise du subprime. On observe par la suite une autre phase de forte hausse, qui a permis au cuivre de retrouver de nouveaux plus-hauts en février 2011, vers les 4,65$. Dès lors, les cours sont entrés dans une longue phase de consolidation, trouvant à deux reprises une zone de support majeur autour des 1,95$ : d’abord en janvier 2016, puis en mars 2020, en même temps que le point bas global du marché post crise du Covid.

C’est à partir de ce point bas que les cours du cuivre ont retrouvé une dynamique haussière importante, s’appréciant à nouveau de 150% pour atteindre un nouveau record à 4,888$ le 10 mai 2021. Lors de cette hausse, les prix ont successivement dépassé leur moyenne mobile à 100 périodes, une oblique de résistance en place depuis le sommet de 2011, puis le seuil horizontal clé des 3,30$ avant de venir buter tout près de leurs précédents plus-hauts historiques.

Depuis ce sommet de mai 2021, les cours semblent dessiner une phase de correction triangulaire, ce qui signifierait une sortie théorique à la hausse, avec un potentiel très conséquent. Potentiel confirmé par notre décompte elliottiste. Aussi, tant que le point pivot des 3,77$ ne sera pas enfoncé, nous privilégierons une reprise de la dynamique hausse vers les objectifs de projection à 6,68$ puis 7,50$ en extension.  Alternativement cependant, sous les 3,77$, on privilégiera un nouveau test du seuil des 3,30$.

 

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TROU D’AIR SUR LA CRYPTOSPHERE : BULLE OU CORRECTION ?

Assis devant son ordinateur, le 31 octobre 2008, un mystérieux personnage clique sur sa souris. Il vient de publier « le Livre Blanc » sur le réseau Internet. Ce petit livre qui explique les bases et le fonctionnement d’une toute nouvelle monnaie, le Bitcoin, va révolutionner le monde de la finance et plus largement notre société. Actif jusqu’en 2010, cette personne connue sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto, disparait sans plus jamais donner signe de vie. Cette nouvelle monnaie virtuelle est alors laissée pour compte, à la dérive, aux grés des décisions des investisseurs, de ceux qui voient en lui un potentiel avant-gardiste…

Tout portait à croire que le Bitcoin allait disparaitre naturellement, délaissé de tous, et pourtant son ascension aura, à ce jour, été fulgurante. Tout un écosystème se construit autour de cette cryptomonnaie pionnière, le sujet attire toujours de plus en plus d’attention, et treize ans plus tard, le 10 novembre 2021, le Bitcoin atteint son plus-haut historique (ATH, ou All-Time High, en version originale) à 68.989,61 dollars. Seulement, depuis cet ATH – venu de surcroît tout juste dépassé le précédent du 14 avril 2021) le Bitcoin, et dans son sillage de nombreuses autres cryptomonnaies, n’ont fait que corriger avec une baisse pour le Bitcoin de plus de 40% depuis novembre 2021.

Pour quelles raisons les cryptomonnaies ne cessent de reculer ? A quoi doit-on s’attendre pour 2022 ? Doit-on craindre une bulle ou assistons-nous à une simple consolidation ?

LE BITCOIN RETOMBE SOUS LES 40.000 DOLLARS, MAIS POUR QUELLE RAISON ?

Né de l’esprit de Satoshi Nakamoto et théorisé dans son livre, le bitcoin (BTC) se développe pas à pas.  Le premier bitcoin est miné le 3 janvier 2009 et la première transaction a lieu neuf jours plus tard. Il faut attendre le mois d’octobre pour observer une première estimation du bitcoin. A ce stade, un BTC vaut 0,00071 euro. Le premier achat avec en BTC est effectué le 21 mai 2010, 10.000 BTC contre 2 pizzas. Ramené à aujourd’hui, ces deux pizzas auraient couté plus de 385 millions de dollars ! En 2011, le bitcoin atteint la parité avec le dollar puis, quelques jours plus tard, avec l’euro. C’est alors le début de l’escalade, 28 euros le bitcoin en 2011, puis 1.000 euros en 2017, 16.650 euros en 2020 pour finir à son plus-haut historique en novembre 2021.

Cependant depuis ce plus-haut, le bitcoin ne fait que de corriger. Ce recul s’explique de différentes manières. Tout d’abord, il faut savoir que les cryptomonnaies suivent ce qu’on appelle des phases. Pendant un certain temps, celles-ci peuvent opérer une croissance mais arrivé à un certain stade, elles semblent taper sur un plafond de verre. Ce sommet illustre le fait que de nombreux investisseurs ont fixé un ordre de vente pour prendre des bénéfices. Ces ordres de vente sont très souvent basés sur des modèles utilisés et développés par les traders. Du fait du nombre important d’ordres passés, le prix chute. Seulement, l’ensemble des cryptomonnaies sont extrêmement corrélées au bitcoin, au point que celui-ci est devenu comme une ligne directrice pour toutes. Ainsi, le bitcoin a entrainé dans sa chute l’ensemble du secteur crypto. Finalement, lorsque les vendeurs s’essoufflent, les acheteurs reprennent le dessus, souvent sur des supports clés et les prix repartent alors à la hausse. Néanmoins, la stabilisation du bitcoin ne s’est pas opérée et celui-ci a continué de chuter car des facteurs conjoncturels sont entrés en jeu, notamment les décisions de la Fed, qui ont beaucoup chahuté le secteur technologique.

Un deuxième point sur lequel il faut se pencher pour comprendre la baisse du bitcoin, et plus largement celle des cryptomonnaies, est le lien entre l’inflation et la politique de resserrement de la banque centrale américaine. En effet, nombres d’actifs dont le bitcoin, ont été galvanisé par la politique monétaire accommodante de nombreuses banques centrales et donc d’une forte quantité de liquidités. Cette politique est une des causes de l’inflation qui a atteint des sommets en 2021 dans beaucoup de pays du monde. Face à cette montée de l’inflation, certains investisseurs se sont alors tournés vers le bitcoin comme « valeur refuge ». Cependant, l’inflation qui était considérée comme passagère pour beaucoup d’économistes, va finalement se poursuivre jusqu’en 2023 selon certaines études. La Fed a donc pris le choix dans un premier temps en novembre dernier de réduire sa politique de QE (quantitative easing) puis, en début d’année 2022, de remonter ses taux directeurs. Ces actions, venant de la plus importante banque centrale au monde, sonnent la fin pour les investisseurs de « l’argent facile » et induisent par conséquent davantage de prudence, d’où entre autres la baisse du cours du BTC.

Une autre cause de la baisse du bitcoin vient d’Asie centrale. Rien au départ ne permettait de prédire que la baisse du bitcoin pourrait être liée aux troublent d’un pays comme le Kazakhstan. Le premier week-end de janvier en effet, le pays subit une hausse du gaz naturel liquéfié (GNL). Les citoyens font alors entendre leur colère en commençant à manifester d’abord contre la hausse des prix, mais très vite également en raison de nombreux problèmes sociaux. Les manifestations ont alors dégénéré et le pays est entré dans une période instable. Mardi 5 janvier, le pays a alors coupé son réseau Internet et le bitcoin est alors passé de 46.000 à 42.000 dollars en quelques jours. Il faut savoir que le Kazakhstan, depuis que la Chine a interdit le minage de cryptomonnaies, est devenu le deuxième pays, après les États-Unis, producteur de BTC. Produire du bitcoin veut dire que le pays fournit, selon un article du journal La Croix, 18% du hashrate « taux de hachage » de la puissance de calcul mondiale utilisée pour miner des BTC. Pourquoi le Kazakhstan ? Les mineurs ont accès à une électricité peu chère pour alimenter leurs ordinateurs gourmands en énergie et le climat permet de refroidir facilement les immenses hangars de minage. C’est donc à la suite de cette coupure du réseau Internet par le gouvernement que la blockchain Bitcoin a été impactée. « Pas d’Internet, donc pas de minage », a lâché le 5 janvier sur Twitter Didar Bekbau, le cofondateur de Xive, une société impliquée dans la construction de « fermes » de cryptomonnaies au Kazakhstan.

Pour finir et pour couronner le tout, la banque centrale de Russie a surpris en annonçant qu’elle voulait interdire à la fois l’usage bancaire et le minage des cryptomonnaies. Le journal Les Numériques écrit : « L’institution invoque principalement trois raisons : conserver sa souveraineté monétaire, assurer sa stabilité financière et protéger le bien-être des citoyens. La Russie, comme de nombreux autres pays, émet des craintes relatives à l’essor de cryptomonnaies très volatiles qui échappent aux contrôles traditionnels des systèmes financiers. Le pays redoute notamment que les cryptos soient utilisées pour blanchir de l’argent et financer le terrorisme ». Néanmoins, on peut espérer que la banque centrale russe fasse marche arrière ou assouplisse ses intentions à la suite des déclarations de Vladimir Poutine qui assure que la Russie a des « avantages compétitifs » dans le mining du bitcoin. Et pour cause, le pays est le troisième au monde en termes d’hashrate.

QUELLES PERSPECTIVES POUR 2022 ?

L’exercice 2022 démarre difficilement en général, et pour la cryptosphère en particulier. Faut-il s’en inquiéter ou bien assistons-nous à une baisse comme le bitcoin en a déjà traversée ?

L’année 2021 a été pour les cryptomonnaies très mouvementée. Nouveau record, entrée d’institutionnels comme MicroStrategy, Tesla ou encore Galaxy Digital, cotation de la plateforme d’échange Coinbase à la bourse américaine, premier ETF bitcoin, création de services cryptos par les grandes banques américaines, boom des NFT, arrivée du Metavers, le BTC comme monnaie ayant cours légal au Salvador… sont autant d’avancées pour l’écosystème crypto. D’un autre côté, plusieurs états voient d’un mauvais œil cet effervescence autour de ces monnaies virtuelles. Certains interdisent tout bonnement leur utilisation comme la Chine, d’autres tentent de développer par l’intermédiaire de leur banque centrale un substitut (Monnaie Numérique de Banque Centrale) et d’autres enfin tentent de réguler tant bien que mal l’écosystème.

L’adoption par le Salvador du bitcoin comme monnaie légale ouvre la voie à une adoption généralisée, dans les années futures, dans plusieurs pays. Un rapport de KPMG écrit : « La Ley Bitcoin, promulguée le 7 septembre 2021, permet aux salvadoriens d’utiliser le bitcoin, au même titre que le dollar, pour l’achat de biens et services, le versement des salaires ou bien encore le paiement des impôts (…) Lors de ses dernières communications, le Président Nayob Bukele déclarait que 5 millions de salvadoriens avaient ouvert un wallet bitcoin, alors que le nombre de personnes bancarisées est de 1,7 million. Ainsi, le bitcoin a réussi à financiariser presque trois fois plus de personnes que le secteur bancaire, et à permettre aux habitants d’échanger de la valeur autrement qu’avec le dollar, dans un contexte où le pays a abandonné sa monnaie locale au profit de celle des États-Unis en 2001, le rendant dépendant de la politique monétaire américaine ».

A l’image du Salvador, des pays encore en voie de développement et financièrement dépendants d’une monnaie étrangère pourraient voir le BTC comme un moyen de se protéger contre l’inflation, des différences de changes, d’un accès pour beaucoup de personnes au paiement en ligne et l’ouverture d’un « compte bancaire » (favoriser l’inclusion financière).

Le play-to-earn est un autre point qui risque, en 2022, de pousser les cryptos vers le haut. Le play-to-earn fait partie du secteur des jeux vidéo. Le principe est simple, les joueurs s’affrontent en ligne et les gagnants récupèrent une récompense qui devient un véritable revenu pour certains d’entre eux. Sorare, qui est le plus gros jeu de crypto du moment, attire énormément de joueurs et a dernièrement battu un record avec une vente d’un joueur de foot (en virtuel) pour 609.000 euros. Quand on pense que le secteur du jeu vidéo est estimé à 300 milliards de dollars dans le monde en 2020, il est facilement envisageable de voir le play-to-earn tirer un maximum de profit dans les années futures en intégrant tous les concepts d’un bon jeu vidéo.

Enfin, l’adoption des cryptos comme moyen de paiement pour le grand public devrait normalement évoluer positivement. Un article de Coinbase écrit : « 60% des banques désirent avoir plus de clients qui investissent dans les cryptomonnaies. Le 29 janvier, American Banker a publié les conclusions de son étude qui présente les prédictions de 153 cadres bancaires supérieurs d’institutions financières régionales et mondiales. Les résultats de l’enquête indiquent que 44% des cadres bancaires prévoient d’offrir un certain type d’assistance aux clients en matière de cryptomonnaies d’ici la fin de l’année ». Seul bémol pour les cryptos, une possible législation précipitée, par les gouvernements, pourrait fragiliser l’écosystème et le mener à sa perte. On peut penser par exemple dernièrement à la Corée du Sud qui a interdit les retraits vers les portefeuilles externes non vérifiés. Cela remet en cause le principe même de décentralisation et de liberté des cryptomonnaies.

LES CRYPTOMONNAIES : UNE BULLE POTENTIELLE ?

Le 10 août 1995, le journal Les Echos titrait : « États-Unis : Netscape fait une entrée triomphale en Bourse. Avec une première cotation à 153% au-dessus du prix d’offre, l’introduction en Bourse de Netscape, un éditeur spécialisé sur Internet, est un extraordinaire succès ». Cet évènement est considéré comme le début symbolique de ce qu’on appelle la bulle Internet. S’en suit une période de cinq ans, où les investisseurs vont faire la chasse aux start-ups à haut rendement potentiel. Le marché est en exubérance et celui-ci finit par craquer le 13 mars 2000 avec la chute du Nasdaq qui plonge de manière brutale. Selon le site Internet epargne.ooreka.fr : « il faudra 15 ans au Nasdaq pour retrouver son niveau d’avant l’éclatement de la bulle en clôturant à 5.000 points en mars 2015 ».

Selon certains spécialistes des cryptomonnaies, l’évolution impressionnante qu’ont subi celles-ci serait similaire à la bulle Internet des années 2000, mais d’autres assurent que non. Le président de Payne Capital Management a déclaré : « L’une des plus grosses bulles de tous les temps, le marché des cryptos devient un casino de plus en plus gros, lorsque la bulle éclatera ce sera moche ». Pour étayer ses propos, ce spécialiste et beaucoup d’autres arguent que le bitcoin et la plupart des cryptomonnaies se basent sur l’idée de la rareté. A terme, il y aura 21 millions de BTC environ. Seulement cette rareté est virtuelle et ne se rattache par à la réalité comme l’or qui lui sera, quoi qu’il arrive, toujours présent, échangeable, transportable et stockable.

Un autre point mis en avant est le fait qu’actuellement la cryptosphère est un monde purement spéculatif, selon ces spécialistes. La valeur totale accordée à ces monnaies virtuelles, plus de 2.000 milliards de dollars, ne repose pas sur un projet réel, sur une valeur intrinsèque. Il est possible de faire le parallèle avec l’entreprise de voitures électriques Tesla qui depuis quelques temps augmente très rapidement en valeur boursière. Le journal Aleteia écrit : « la capitalisation du constructeur Tesla, 1.000 milliards de dollars, cent fois plus que le groupe Renault qui, lui, produit avec son partenaire Nissan presque huit fois plus de voitures ». Le fait que Tesla soit précurseur dans la construction de batteries et d’un système technologique connecté intégré à ses voitures justifie-t-il l’envolée du cours de son action ? On comprend que certains se posent la question…

On peut lire dans le journal Les Echos : « Si vous aviez acheté l’équivalent de 100 dollars de Bitcoins en 2011, à l’heure où j’écris ces lignes, vous seriez en possession de près de 6 millions de dollars. Une jolie plus-value de 60.000% ! Très peu d’actifs peuvent se vanter d’avoir connu une telle croissance dans l’histoire de l’humanité ». Pourtant, pour beaucoup, l’idée d’une bulle sur le marché des cryptos est à écarter. Notre société serait en effet actuellement en train de rentrer dans un nouveau modèle et donc un nouveau monde financier. A terme, un grand nombre de transactions se feront de manière virtuelle en utilisant une nouvelle monnaie qu’on qualifie de cryptographie (les cryptomonnaies). Lorsque la première monnaie crédible de ce type est apparue, le Bitcoin, celle-ci avait pour but de, selon le journal Les Echos : « s’émanciper de la centralisation monétaire des états afin de créer une monnaie saine, totalement décentralisée et non sujette aux caprices politiques des banques centrales ». Un écosystème s’est alors créé autour de ces caractéristiques et on peut dire maintenant que beaucoup de personnes croient en ce projet, que ce soient de simples particuliers, des multinationales comme Meta Platforms (anciennement Facebook) ou encore des États comme le Salvador.  Ces monnaies virtuelles reposent donc aujourd’hui sur des projets concrets, réels, qui ajoutent de la plus-value à la société. On peut penser qu’une tendance de fond, la décentralisation, est en marche et que le projet est maintenant devenu trop gros pour sombrer (« too big to fail »).

Pour conclure, les cryptomonnaies sont certainement, qu’on le veuille ou non, le monde de demain. A l’image d’Internet, ce nouveau moyen de paiement va ouvrir de nombreuses portes et permettre de nombreuses avancées technologiques dans de nombreux secteurs. Après plus de treize ans, les cryptos ont traversé de nombreuses péripéties et su les vaincre pour devenir incontournables de nos jours.

Lorsque Satoshi Nakamoto a cliqué sur sa souris ce 31 octobre 2008, lui-même ne savait sûrement pas que ce qu’il venait de réaliser entraînerait une révolution financière mondiale…

D’un point de vue technique :

  • BTC/USD

Entre février et mai derniers, les cours du Bitcoin ont marqué un retournement important, après avoir validé coup sur coup la cassure d’un wedge (biseau) et un rounding top, inscrivant un sommet historique juste sous les 65.000$. Cette forte correction a vu les prix revenir sous les 29.000$, là où ils ont finalement trouvé un seuil de soutien majeur. L’intensité du rebond initié sur ce palier laissait entrevoir un nouvel optimisme, mais les cours ont du mal à marquer une nouvelle accélération. Aussi, le passage sous les 40.000$ est de mauvais augure pour le Bitcoin, qui devrait alors retomber sur le seuil de support majeur des 29.000$ dans un premier temps. Alternativement, la franche cassure des 67.000$ validera une accélération vers l’objectif psychologique des 100.000$. Scénario à confirmer toutefois sur le dépassement de la résistance intermédiaire sur les 50.000$.

  • ETH/USD

C’est en mai dernier que les cours de l’Ethereum ont marqué sommet historique autour des 4.380$ avant de laisser place à une forte correction qui a vu les prix revenir sous les 1.750 dollars, là où ils ont finalement trouvé un seuil de soutien majeur. L’intensité du rebond initié sur ce palier laissait entrevoir un nouvel optimisme, mais les choses semblent s’assombrir pour le moment. Aussi, tant que le nouveau point pivot des 3.000$ ne sera pas dépassé, l’Ethereum devrait retomber sur le seuil de support clé des 1.750$, en amont d’un retour sur l’overlap des 1.420$ en dernier rideau. Alternativement, au-dessus des 3.000$ on privilégiera une reprise haussière vers les 5.000$ en amont d’une accélération vers l’objectif suivant des 7.000$. Scénario à confirmer toutefois au-dessus des 4.000$ intermédiaires.

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LES TAUX SE RESSERRENT SUR LA BOURSE : ENJEUX ET PERSPECTIVES POUR 2022

En finance, beaucoup de concepts sont des histoires de taux. Il en existe une multitude et ils sont des indicateurs comme des outils pertinents et efficaces pour influencer et comprendre l’évolution de l’économie réelle. En 2021, ceux-ci ont été d’une grande importance face aux conséquences économiques causées par la crise sanitaire. C’est la raison pour laquelle, il semble judicieux de s’y intéresser et d’observer quels sont les enjeux des taux pour 2022.

 

LES TAUX DIRECTEURS, UN OUTIL ESSENTIEL À LA POLITIQUE MONÉTAIRE

Pour faire front face à la crise, les banques centrales utilisent différents instruments pour mener à bien leur politique monétaire, parmi lesquels l’un des plus largement utilisé est l’utilisation des taux directeurs. Faisons un petit rappel de la définition des taux directeurs pour comprendre pour quelle raison ceux-ci sont si importants. Selon BforBank : « Les taux directeurs sont les taux d’intérêt à court terme fixés par les banques centrales. Ces dernières les utilisent pour piloter leur politique monétaire et par conséquent contrôler la masse monétaire et réguler l’activité économique de leur pays. ».

Les taux directeurs sont au nombre de trois et se décomposent ainsi :

  • Tout d’abord, il existe : « Le taux de refinancement, également appelé « taux de refi », qui est le taux d’intérêt des liquidités empruntées par les banques commerciales. ».
  • Ensuite, le taux de rémunération des dépôts qui : « est le taux d’intérêt auquel sont rémunérées les « réserves obligatoires » des banques commerciales. ».
  • Et pour finir, on retrouve le taux d‘escompte qui se définit comme : « le taux d’intérêt auquel les banques commerciales empruntent des liquidités, en apportant, en garantie, des créances (billets de trésorerie, certificat de dépôts, etc.) qu’elles détiennent. A la différence d’un emprunt classique, les intérêts sont déduits du versement initial. On parle de taux d’escompte pour la Réserve fédérale américaine (Fed) et de taux du prêt marginal pour la Banque centrale européenne (BCE). »

Ainsi, réaliser des fluctuations sur les taux directeurs entraine par un mécanisme en chaine des répercussions sur l’économie réelle. En fonction de la conjoncture économique, les banques centrales décident alors de remonter leurs taux lorsque l’économie est en surchauffe et à l’inverse de diminuer ceux-ci lorsqu’elle a besoin d’un coup de pouce. L’année 2021 aura été marquée par des taux directeurs à leur plus-bas historique. Un article du site internet ecb.europa écrit, le 9 septembre 2021 : « Le taux d’intérêt des opérations principales de refinancement ainsi que ceux de la facilité de prêt marginal et de la facilité de dépôt demeureront inchangés, à respectivement 0,00%, 0,25% et -0,50%. ». On peut noter cependant que la banque centrale d’Angleterre (BoE) a opéré une légère augmentation fin 2021 en expliquant dans un communiqué : « Le Comité de politique monétaire continue de juger que des risques à la hausse comme à la baisse entourent les perspectives d’inflation à moyen terme mais qu’un resserrement modeste de la politique monétaire sur la période de prévision devrait être nécessaire pour atteindre l’objectif d’inflation de 2% de manière durable ». C’est la seule des grandes banques centrales qui a eu ce geste. Pourtant d’autres banques centrales comme celles de Norvège, de Pologne ou encore de République Tchèque ont augmenté leurs taux directeurs face à la reprise économique trop brutale.

Source : Caisse des Dépôts

A l’aube de 2022, les perspectives étaient donc les suivantes : après une crise sanitaire sans précédent, les différentes institutions financières ont dû mettre des mesures en place pour venir en aide aux agents économiques. Cela s’est traduit pas des politiques budgétaires expansionnistes et des politiques monétaires accommodantes. La reprise brutale et la sortie relative de la crise sanitaire a porté l’économie mondiale en surchauffe très rapidement, avec surtout un taux d’inflation élevé et persistant un peu partout sur le globe. On pouvait penser, jusqu’à fin 2021, que les banques centrales allaient garder une politique monétaire accommodante pour porter un soutien aux agents. Néanmoins, poussé par l’inflation, la Fed a pris le devant sur son voisin anglais. Pour rappel, la banque centrale américaine prévoyait un plan d’action décrit dans un article du journal LeMonde : « les taux directeurs passeront en moyenne à 0,9% fin 2022, à 1,6% fin 2023 avec deux hausses prévues dans l’année, puis à 2,1% en 2024 avec deux hausses également et enfin 2,5% à long terme. » Du côté Européen, Christine Lagarde, la présidente de la BCE, avait déclaré en décembre dernier : « dans les circonstances actuelles, il est très peu probable que nous augmentions les taux d’intérêt en 2022 ». Il y aura donc un décalage certain, vis-à-vis des politiques monétaires respectives, de chacun des deux côtés de l’atlantique.

 

LE TAUX MOYEN DE RENDEMENT DES OBLIGATIONS DES SOCIÉTÉS PRIVÉES (TMOP)

Les entreprises n’ont pas été épargnées face à la crise et leur performance ont été pour certaines très amoindries. Les obligations émises par celles-ci ont vu leur prime de risque évoluer en fonction des aléas de la crise sanitaire. Le site epargne.ooreka écrit en parlant du TMOP : « Ce taux a particulièrement chuté ces dernières années : alors qu’il dépassait 5% au début des années 2000, il se situait à 0,2% au premier semestre 2021. Il était de -0,02% au second trimestre 2020 et de 0,2% au premier trimestre 2020. » et définit celui-ci comme « le taux moyen de rendement des obligations des sociétés privées (et non pas des collectivités locales ou de l’État) émises au cours du semestre précédent. Le TMOP est publié une fois par semestre, aux mois de janvier et de juillet, par le ministère de l’Économie et des finances ».

Pour publier ce TMOP, il faut s’intéresser aux organismes comme Moody’s, Fitch ou encore Standard & Poor’s qu’on appelle « agences de notations » et qui effectuent des analyses et publient des indications sous forme de notes sur les entreprises en fonction de différents critères. Ces notations influencent ensuite le TMOP.

Source : Caisse des Dépôts

Pour 2022, on imagine logiquement que le TMOP, sera largement influencé par la conjoncture économique mondiale, l’évolution des aides gouvernementales ou encore de la reprise économique. Il faudra identifier les entreprises capables de résister aux différents aléas économiques avec une structure financière solide. Globalement, les agences de notations, devraient attribuer plus de notes hautes aux vues de la conjoncture économique qui semble évoluer positivement ce qui par conséquence influencerait dans le même sens le TMOP.

 

LE TAUX SOUVERAIN DES OBLIGATIONS

Pour comprendre les particularités de ce taux, il faut d’abord s’intéresser aux titres souverains. Un article du site internet francetvinfo définit ces titres ainsi : « En matière de produits financiers, il existe deux grandes catégories, les actions et les obligations. Les titres souverains appartiennent à la deuxième catégorie. Contrairement aux actions, dont la valeur fluctue avec les résultats de l’entreprise, leur rendement est prédéfini et leur durée de vie limitée. Chaque État a les siens. En France, l’Agence France Trésor (AFT), organisme chargé de gérer la dette publique et la trésorerie de l’État, émet trois types de titres souverains. Leur durée de vie diffère : moins d’un an pour les titres à court terme, entre deux et cinq ans pour les titres à moyen terme et de sept à cinquante ans pour le long terme. » Le titre obligataire le plus émis, et donc le plus significatif est l’OAT (Obligations Assimilables du Trésor) qui court sur une durée de 10 ans.

 

Source : Banque de France, taux indicatifs des bons du Trésor et OAT (en pourcentage)

Globalement, l’ensemble des grands pays économiques voient leur taux souverain augmenté. Ceci est dû en partie par la politique que mènent la Fed et la BoE qui ont toutes deux montré leur volonté de sortir de leur politique accommodante. Par conséquent cela implique que le pays renoue avec une conjoncture économique favorable et donc une hausse des taux souverains s’y opère.

L’année 2022 pourrait suivre l’évolution haussière des taux souverains de 2021 en raison, dans un premier temps, de la conjoncture économique qui devient de plus en plus favorable, et, dans un second temps, du programme d’achat des banques centrales qui devrait normalement partiellement prendre fin cette année. Un article de la Caisse des Dépôts écrit : « la hausse des taux devrait ainsi être limitée. Elle est prévue, à ce stade, moins forte qu’en 2021, les taux 10 ans étant anticipés à la fin 2022 par le Consensus Bloomberg à 2,0% pour le taux américain et 0,5% pour celui français. L’aléa, comme pour les taux courts, semble davantage haussier, notamment via les primes d’inflation : si le marché estime que les banques centrales tardent à réagir à une hausse de l’inflation, les primes d’inflation vont augmenter davantage et les taux longs nominaux en pâtiront. ».

 

LE TAUX DES CREDITS A l’HABITAT

Le secteur de l’habitation n’a pas été durement touché par la crise sanitaire et se porte étrangement bien en 2021.  Un article du site internet tanguyfinance écrit : « En dépit des hausses de prix, les ventes de nouvelles maisons continuent de progresser en août alors que les chiffres de juillet ont été révisés à la hausse, ainsi que les mises en chantier proches de leur plus haut historique de juin (1,61 million) et les demandes de permis de construire (+5,6% à 1,71 million). Les maisons en chantier, 1,4 million, sont à leur niveau le plus haut depuis mai 2006 ». En cause, les taux de crédit à l’habitat qui sont historiquement bas. L’Observatoire Crédit Logement CSA a relevé un taux moyen de 1,06% lors de sa dernière étude en novembre 2021.

Source : Banque de France

Cette baisse est en grande partie due à l’ouverture du robinet monétaire des banques centrales. Les banques commerciales ont donc pu ajuster leurs taux à la baisse, dont celui des crédits à l’habitat à des niveaux historiquement bas. Seulement, cette politique accommodante de la part des banques centrales est en passe de se terminer prochainement. Au début de l’année 2022, les taux de crédit à l’habitat devraient rester relativement stables et c’est dans un second temps, conséquence de la fin des politiques monétaires accommodantes, qu’ils devraient repartir à la hausse.

 

CONCLUSION

Avec une inflation qui n’en finit pas d’augmenter, la Fed a décidé de remonter ses taux courant 2022, une prise de décision qui a plombé les marchés financiers. Ces dernières semaines, la Fed a en effet durci son discours sur les risques posés par une inflation élevée, son président Jerome Powell l’ayant qualifiée ce mois-ci de « menace grave » pour une expansion économique soutenue et une reprise robuste du marché du travail. De nombreux responsables de la Fed et économistes de Wall Street estiment que la banque centrale est bien placée pour agir en mars, compte tenu des preuves de plus en plus nombreuses que l’inflation s’étend et que le marché du travail se rétablit rapidement. Au-delà de la confirmation que la Fed pourrait bientôt relever ses taux, les économistes attendent également plus de clarté sur la voie à suivre après le premier ajustement. La déclaration de politique générale de la banque centrale doit être publiée ce mercredi [NDLR : le lendemain de la publication de cet article], suivie d’une conférence de presse de M. Powell. Les observateurs de la Fed sont partagés quant à savoir si la banque centrale annoncera également la fin immédiate de son programme d’achat d’actifs, qui doit actuellement prendre fin en mars. Dans son sillage, de nombreux taux vont surement suivre ce durcissement monétaire et s’adapter au tempo d’une conjoncture économique de plus en plus favorable. Néanmoins, une remontée des taux trop brutale pourrait stopper net l’inflation et par conséquence augmenter le chômage, ce qui contredirait l’objectif principal de la Fed de retrouver le plein emploi. Ce savant dosage entre le niveau de taux et d’inflation supportable doit se faire minutieusement au risque de déstabiliser une économie mondiale encore bien trop fragile…

 

 

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ASSOUPLISSEMENT ET RESSERREMENT QUANTITATIFS : LES OUTILS DE LA POLITIQUE MONETAIRE DES BANQUES CENTRALES

Durant l’histoire, lorsque les crises économiques ont frappé, les banques centrales se sont retrouvées en premières lignes. Avec le temps, elles ont dû innover et proposer de nouvelles mesures face aux perturbations économiques toujours plus importantes. C’est ainsi qu’en 2001 la banque centrale du Japon (BoJ) est la première à appliquer une mesure inédite appelée « assouplissement quantitatif » pour contrer une crise survenue à la suite de l’éclatement de la bulle spéculative japonaise. Aujourd’hui, avec la crise sanitaire, cet outil financier est largement utilisé mais en quoi consiste-t-il réellement ?

 

L’ASSOUPLISSEMENT QUANTITATIF (QE)

Les banques centrales ont plusieurs missions dont l’objectif premier est d’assurer la stabilité des prix. La stabilité des prix signifie une inflation proche de 2% par an. Pour cela elles appliquent une politique monétaire qui se définit selon le site internet banque-France comme : « l’ensemble des moyens mis en œuvre par un État ou une autorité monétaire pour agir sur l’activité économique par la régulation de sa monnaie ».

En temps normal, c’est-à-dire lorsque l’économie est relativement bonne, les banques centrales utilisent des outils, appliquent des mesures que l’on classe dans la catégorie des politiques monétaires dites « conventionnelles ». On appelle ce type de politique comme cela car les outils utilisés sont qualifiés de « traditionnels ». Aux vues de la force grandissante des crises qui sont survenues durant ce début de millénaire, les banques centrales ont commencé à appliquer de nouvelles mesures assez exceptionnelles.

L’assouplissement quantitatif ou « quantitative easing » en version originale (souvent dénommé par le sigle QE) est une mesure de politique monétaire dite « non conventionnelle » et fait partie de ces mesures exceptionnelles. Ce QE aura don été utilisé en premier par la Banque Centrale du Japon (BoJ), puis par la Réserve Fédérale américaine (Fed) et la Banque Centrale britannique (BoE) à la suite de la crise des subprimes, la Banque Centrale européenne (BCE) utilisera pour la première fois cette mesure en 2015 avec pour objectif de redresser le taux d’inflation.

Pour quelle raison les banques centrales ont-elles recours à cette nouvelle mesure ? Cela vient du fait que lorsque l’économie n’est pas au beau fixe, en temps normal, les banques centrales se contentent de prêter à court terme davantage de capitaux aux banques commerciales et ainsi baisser les taux d’intérêt. Les taux étant plus faibles, les clients empruntent plus facilement et l’activité économique se voit apporter un coup de pouce.

Seulement, il arrive que les taux d’intérêt à court terme soient déjà très bas, même proches de zéro. Descendre ce taux en dessous de ce seuil signifierait que les banques commerciales payent leurs clients pour qu’ils empruntent. Les banques centrales ont donc eu recours à de nouvelles mesures dont le QE. Un article de la banque de France définit cette mesure : « Les banques centrales sont intervenues directement sur les marchés secondaires en achetant massivement des titres financiers aux banques (généralement des obligations d’État car peu risqué), ce qui fournit de la liquidité. […] En achetant massivement des titres aux banques, les banques centrales augmentent la liquidité en circulation et font baisser les taux d’intérêt, agissant ainsi indirectement contre le risque de déflation et le ralentissement de la croissance ». C’est ainsi qu’en 2015, la BCE a acheté des titres de dettes d’État, à hauteur de 60 milliards par mois entre mars 2015 et septembre 2016 selon le journal le Nouvel Obs.

Les banques centrales ne pouvant ajuster les taux d’intérêts, celles-ci doivent injecter de la monnaie dans l’économie d’une autre manière. Plus de monnaie signifie en effet une augmentation de la demande et, par conséquent, des prix. Le QE est une manière différente d’injecter de la monnaie dans l’économie comparé à l’emprunt et son mécanisme de baisse des taux d’intérêt.

Il faut néanmoins que les banques utilisent cet apport de liquidité pour prêter d’avantage et que les agents économiques reprennent confiance. Mais l’utilisation de cet outil, combiné à d’autres facteurs et mesures, doit s’arrêter ou du moins diminuer lorsque l’économie est de nouveau en bonne santé.

 

 

LE RESSERREMENT QUANTITATIF

Le site internet melchior.fr écrit : « Le QE (quantitative easing) a pris une ampleur mondiale après la crise financière de 2007-2008. A l’époque, la Banque du Japon, la Réserve fédérale américaine (Fed), la Banque d’Angleterre et la Banque centrale européenne (BCE) y ont eu recours pour amplifier les effets des mesures conventionnelles. Le QE concerne des montants importants. Par exemple, l’ensemble des programmes d’achats de titres de l’Eurosystème (organe de l’Union européenne qui regroupe la BCE et les Banques centrales nationales des Etats membres ayant adopté l’euro) représente plus de 2000 milliards d’euros en juin 2017, soit presque l’équivalent du PIB français de l’époque. De la même façon aujourd’hui, les Banques centrales ont décidé d’agir. Dès le 15 mars au soir, la Fed a abaissé d’un point ses taux (mesure conventionnelle), les ramenant dans une fourchette comprise entre 0 et 0,25%. Elle a par ailleurs annoncé l’achat de 500 milliards de dollars de bons du trésor et de 200 milliards de dollars de titres hypothécaires (mesure non conventionnelle). De son côté, la BCE a annoncé le 18 mars un plan de rachat de titres de 750 milliards d’euros, 6 fois plus que l’annonce du jeudi 12 mars, qui avait été mal reçue par les investisseurs ».

Grace à l’action des banques centrales entre autres, l’économie mondiale, et en particulier celle des pays développés, a pu largement repartir favorablement, si bien que cela en est devenu problématique. De fait, les prix sont repartis à la hausse et le taux d’inflation a donc augmenté. Aux États-Unis, celui-ci a atteint 6,2% sur un an par exemple. Par conséquent, actuellement, la réaction des banques centrales est attendue et scrutée, notamment en regard d’une mesure particulière : le resserrement quantitatif, ou politique de « tapering ».

Le site internet Broker Forex définit cette politique comme : « le processus par lequel une banque centrale réduit sa propriété d’actifs financiers. On l’appelle parfois « resserrement quantitatif » ou « réduction de son bilan » […] Lorsqu’une économie s’améliore – les emplois sont pourvus, le chômage diminue, le PIB réel se rapproche du PIB potentiel et l’inflation commence à remonter – la banque centrale envisage de réduire progressivement ses achats d’actifs financiers ». En agissant de la sorte, les banques centrales espèrent observer l’effet inverse d’un assouplissement quantitatif.

 

COMMENT REAGISSENT ACTUELLEMENT LES BANQUES CENTRALES ?

En cette fin d’année 2021, l’apparition du variant Omicron et un taux d’inflation fort ont mis à mal la reprise économique. Du côté financier, les gouvernements en général et les banques centrales en particulier sont attendus au tournant pour enrailler cette hausse des prix. Un taux d’inflation annuel aussi haut qui s’installerait de manière durable serait effectivement dangereux pour notre économie. Les banques centrales sont donc actuellement amenées à faire machine arrière et appliquer une politique de « tapering ».

Durant la semaine du 13 décembre, la Fed, la BCE et la BoE ont chacune annoncé de nouvelles mesures. La première à parler, la Fed, a indiqué une accélération de la baisse de sa politique de rachat d’actifs. En effet, elle avait déjà indiqué en novembre dernier une baisse de 15 milliards de dollars par mois et celle-ci a décidé de doubler ce rythme à partir de janvier prochain. Couplé à cette action, Jérome Powell, président reconduit de la Fed, a indiqué que cette procédure de « tapering » serait la première mesure pour conduire par la suite à une hausse des taux directeurs à partir de l’année prochaine sans réelles dates précises.

De son côté, l’Angleterre est la première institution du G7 à relever son taux directeur de 0,15 point passant de 0,15% à 0,25%. Le journal Les Échos a écrit à propos du MPC (Monetary Policy Commitee) : « Le MPC a en revanche voté à l’unanimité le maintien du montant du programme d’achats d’actifs sur les marchés à 895 milliards de livres (1.057 milliard d’euros) ».

Pour finir, au niveau européen, la BCE a déclaré qu’elle allait progressivement arrêter son programme d’achat d’urgence pandémie (PEPP) jusqu’à fin mars. Le site internet europea.eu énonce : « À travers le PEPP, la BCE peut acheter différents types d’actifs sur les marchés financiers, ce qui pousse le prix de ces actifs à la hausse et, par conséquent, les taux d’intérêt de marché à la baisse ». Parallèlement, pour compenser, l’APP sera doublé au cours du deuxième trimestre. Ainsi celui-ci passera de 40 milliards d’euros par mois et diminuera de 10 milliards par trimestre pour atteindre 20 milliards par mois à partir d’octobre 2022.

Actuellement la BCE table, selon le journal Les Échos, sur : « Les projections d’inflation des économistes de la Banque centrale font état d’une inflation à 3,2% en 2022. Elle redescendrait à 1,8% (en dessous de la cible de la BCE) en 2023 et 2024 ». Les scénarios outre-Atlantique sont relativement similaires avec un retour à la normal prévu au second semestre 2022. Considérée comme persistante par les banques centrales, l’inflation sera encore quelques temps d’actualité. L’économie mondiale s’accroche aux banques centrales qui usent de tous leurs outils, en essayant tant bien que mal de garder les commandes d’un navire qui navigue en zone trouble…

 

 

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SUR FOND DE CRISE SANITAIRE, L’INFLATION REFAIT SURFACE

L’économie mondiale, fin 1970, est comme frappée par un mal qui se terrait jusque-là dans l’ombre. L’inflation dépasse le seuil des 5% cette année-là et déclenche une crise économique qui durera plus de 20 ans. En 1971, les États-Unis connaissent leur premier déficit commercial du siècle. Induit par plusieurs facteurs comme le dérèglement du système monétaire, la fin du fordisme, une révolution technologique ou encore la modification du commerce mondial, la fin d’un cycle, qualifié de « Trente Glorieuses », s’installe. Pour enfoncer le clou, deux chocs pétroliers, en 1973 puis 1979, surviennent. Les prix du baril flambent, l’occident alors très dépendant de cette énergie vacille, la croissance baisse, le chômage augmente. Aujourd’hui, l’inflation fait son retour, survole notre économie, mais… va-t-elle y faire son nid ?

 

LA GRANDE MODERATION

À la suite de la crise économique majeure de 1970, l’ensemble des pays membres de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) sont entrés dans une ère économique que les spécialistes Stock et Watson ont appelé, en 2002, « la grande modération ». C’est une période comprise entre les années 80 et jusqu’au début de la crise du Covid-19, durant laquelle une diminution de la volatilité macroéconomique est constatée. Certains économistes estiment que cette période a pris fin lors de la crise financière de 2008 et d’autres considèrent que c’était un accident. Durant ces années-là, l’inflation est contrôlée et les récessions sont modérées. Les différents PIB évoluent entre des plus-hauts et des plus-bas relativement restreints.

Selon un article du journal la Tribune : « Trois causes ont été avancées et testées statistiquement. Un, le hasard : la baisse de la volatilité macroéconomique après 1984 serait due à une absence de chocs externes majeurs (comme les crises pétrolières). Deux, les améliorations structurelles des économies, comme par exemple, la meilleure gestion des stocks autorisée par les nouvelles technologies de l’information, ou la plus grande fluidité du financement autorisée par l’innovation financière. Trois, le perfectionnement des politiques économiques, en particulier de la politique monétaire. »

 

LES SUITES DE LA CRISE DE 2008

Le 15 septembre 2008, l’Amérique apprend et subit la faillite de sa quatrième plus grande banque, Lehman Brothers. Les conséquences sur la société sont désastreuses, les institutions doivent prendre des mesures concrètes et en particulier les banques centrales. Jusqu’alors, celles-ci avaient adopté des politiques monétaires dites « conventionnelles ». Ce type de politique se base sur deux principaux instruments. Le premier concerne les réserves obligatoires qui imposent, de la part des banques centrales, aux banques commerciales de conserver auprès d’un compte détenu par la banque centrale un pourcentage de crédits qu’elles accordent. Le second, qualifié d’open-market, consiste à garder le contrôle, par la banque centrale, sur les banques commerciales en ajustant le taux auquel celles-ci empruntent. Ainsi, selon le site internet lafinancepourtous : « Si la BCE augmente le taux de ses opérations de refinancement, les banques vont répercuter cette hausse sur le coût des crédits qu’elles accordent. Les agents économiques vont être plus réticents à emprunter et vont alors réduire leur consommation (particuliers) ou leur production (entreprises). » Cet instrument est très important et puissant.

Seulement, étant donné la nature de la crise financière de 2008, les banques centrales ont dû mettre en place des politiques monétaire dites « non conventionnelles ». Ces politiques s’illustrent de manières différentes en fonction des banques centrales. Certaines ont mis en place des taux d’intérêts négatifs pour inciter les banques commerciales à accorder des prêts plus facilement et ne pas « garder » leurs fonds dans les coffres de la banque centrale. D’autres ont pris la décision d’annoncer leurs orientations stratégiques de façon claire et transparente avant leur mise en place ; cet instrument est la forward guidance. Il existe aussi le QE (quantitative easing) qui consiste selon abc-économie : « à acheter massivement des titres financiers aux banques, ce qui fournit à celles-ci des liquidités ». Fin 2018, la BCE a racheté pour plus de 2.570 milliards d’euros dans le cadre de sa politique monétaire non conventionnelle.

 

2021, l’INFLATION FAIT SON RETOUR

Il est nécessaire de comprendre l’évolution de l’économie et en particulier de l’inflation durant la grande modération et à la suite de la crise de 2008 pour observer, avec du recul, pourquoi l’inflation fait son retour en 2021 et quelles pourraient être les conséquences, les mesures prises par les banques centrales et les risques.

La crise sanitaire du Covid-19 a impacté fortement l’économie mondiale. La demande globale s’est repliée, l’offre a diminué, les prix du pétrole et d’autres énergies ont dégringolé et la croissance a opéré un recul. En 2020, le taux d’inflation est de 0,5% comparé à celui de 2019 qui était de 1,1%. Cependant, depuis quelques mois, l’économie mondiale reprend ses marques et par conséquent le prix des énergies, relativement volatile, a augmenté fortement. La demande a repris et l’offre ne suit pas. S’ajoute à cela les difficultés d’approvisionnement, les pénuries de main-d’œuvre et la hausse des salaires. L’ensemble de ces facteurs sont des catalyseurs du retour de l’inflation.

Cependant, l’inflation qui avait disparu durant la grande modération pour reprendre en 2008 avec cependant un contrôle assuré, peut avoir des effets dévastateurs. La crise de 1970 n’est rien quand on la compare à celle de 1929. Celle-ci est catastrophique. Partie des États-Unis pour se propager dans le monde entier, cette crise démarre dans le monde de la finance pour se répandre à l’économie réelle. Selon le site internet economie.gouv.fr : « Deux chiffres suffisent pour mesurer l’importance de cette dépression planétaire : la production industrielle américaine a baissé de moitié de 1929 à 1932 et le taux de chômage est passé de 3,1% à 24% ». Cette déroute économique mènera, en grande partie, le monde vers une des plus grandes tragédies de l’histoire : la Seconde Guerre mondiale.

Cependant, nous sommes encore loin de pouvoir prédire un scénario futur similaire. En effet, des institutions comme le Fonds Monétaire International (FMI), les banques centrales et la banque mondiale ont été créé avec pour mission de donner une ligne directrice à la planète finance et éviter des crises économiques aussi brutales.

 

CES INSTITUTIONS SONT-ELLES REELLEMENT UN REMPART FACE AU DEREGLEMENT DE NOTRE ECONOMIE ET A L’INFLATION ?

Contrairement à la crise de 2008, les banques étaient relativement en bonne santé lorsqu’elles ont été frappées par la crise du Covid-19. Le système financier a donc pu continuer de fonctionner correctement. C’est en grande partie sur le système bancaire que les États se reposent pour relancer l’économie et l’inflation. Et c’est ce qu’elles ont fait, ou du moins tenté de faire. En effet, les banques centrales ont réagi très vite en abaissant leurs taux directeurs. Selon le journal capital.fr : « les taux directeurs restent à leur plus bas niveau, notamment celui, négatif, de -0,5% qui taxe les dépôts en excès des banques, faute d’être distribués dans l’économie. ».

Une autre mesure, concerne le rachat d’actifs par les banques centrales expliqué par le journal capital.fr comme : « L’assouplissement quantitatif consiste pour la banque centrale à créer de la monnaie pour acheter sur le marché des emprunts d’État ou privés détenus par des investisseurs. L’objectif est que ces derniers – des banques le plus souvent – réinjectent les liquidités qu’ils obtiennent en échange dans l’économie, en prêtant aux ménages et aux entreprises qui, à leur tour, doivent stimuler la croissance et l’inflation ».

Ces deux mesures sont actuellement les principaux outils regardés de près par la planète finance auprès de la banque centrale américaine (Fed) et de la banque centrale européenne (BCE). En effet, durant la crise les prix ont diminué, l’inflation s’est réduite. Le journal Les Echos écrivait le 1er décembre 2020 : « Les prix à la consommation ont diminué de 0,3% en novembre dans la zone euro. C’est le quatrième mois d’affilée qu’ils reculent. ». C’est en partie, grâce ces deux mesures, que l’inflation est remontée à un taux proche de son taux idéal, c’est-à-dire 2% selon la BCE. En France, à la fin septembre 2021 le taux d’inflation annuel est revenu à 2,1%.

Cependant, l’inflation ne s’arrête pas et continue d’augmenter. La logique voudrait alors que les banques centrales remontent leurs taux d’intérêts directeurs et arrêtent leur rachat d’actifs. Seulement voilà : « Si la BCE commence à prévoir une hausse générale du niveau des prix au-delà de sa cible de 2% par an, elle coupera les robinets et ce serait très problématique car notre économie tient grâce à l’argent public des plans de relance », décrit Anne-Laure Delatte. Paola Monperrus-Veroni, économiste à FranceInfo explique de son côté que « Si on augmente trop tôt les taux d’intérêt pour contenir l’inflation, on va couper les jambes à la croissance qui vient de repartir. »

 

COMMENT RÉAGISSENT LES BANQUES CENTRALES ACTUELLEMENT ?

Le paysage économique à venir est incertain. La planète finance regarde scrupuleusement les dernières prises de décisions et les communiqués rendus par les banques centrales. D’un côté la crise sanitaire n’en finit pas, avec le nouveau variant Omicron qui a récemment affolé les marchés le vendredi 26 novembre dernier et, de l’autre côté, une inflation qui ne cesse d’augmenter.

Face à l’incertitude, la BCE a récemment rendu publique ses décisions lors de son dernier conseil de politique monétaire en déclarant : « Il a été souligné que les données disponibles en novembre 2021 ne répondraient pas à toutes les incertitudes entourant les perspectives d’inflation à moyen terme (…). Il a été jugé important que le Conseil des gouverneurs conserve suffisamment d’options pour permettre des mesures de politique monétaire à l’avenir, y compris au-delà de cette réunion. » écrit le journal Les Echos-Investir.

De son côté, la Fed a commencé à réduire son programme de rachat d’actifs. Depuis début novembre, celle-ci s’est engagée à réduire ces rachats de 15 milliards de dollars par mois. Elle n’a toujours pas pris la décision de relever ses taux directeurs mais cela ne saurait tarder avec la reconduction de Jérôme Powell à la tête de la Fed qui accorde une grande importance au contrôle de la hausse de l’inflation. Cependant, ce tournant est progressif et celle-ci ne se montre pas alarmante.

De l’autre côté du Pacifique, la banque centrale de Nouvelle-Zélande (Reserve Bank of New Zealand) a, selon le journal capital.fr : « relevé ses taux pour le deuxième mois consécutif, portant son taux d’intérêt de base à 0,75%. ». La banque centrale Sud-Coréenne (Bank of Korea) a elle aussi relevé son taux directeur ce jeudi 25 novembre passant de 0,75% à 1% préférant prendre des décisions rapides face à la hausse de l’inflation au détriment de la reprise économique.

Le scénario économique actuel pose de sérieux problèmes aux institutions financières. La balance entre reprise économique et hausse de l’inflation est compliquée à arbitrer. Les décisions futures qui seront prises seront lourdes de conséquences sur la société. Malgré l’importance du moment, tout comme les gouvernements, les institutions financières naviguent à vue, mais attention à l’inflation qui ressurgit des profondeurs…

 

D’un point de vue technique

  • EUR/USD

On voit très clairement que les cours de l’EURUSD sont enfermés au sein d’un large canal de LT légèrement descendant, depuis juin 2008. La paire a proprement testé la borne supérieure dudit canal à plusieurs reprises entre les mois de janvier et mai derniers, sans réussir à s’en affranchir. Aussi, tant que le point pivot des 1,16 ne sera pas dépassé, il faudra rester prudents, et un retour vers les 1,11 serait d’abord envisageable, avec un regain du billet vert attendu jusqu’aux 1,065 en extension. Le cas échéant, il faudra donc attendre un passage au-dessus des 1,16 pour envisager une reprise de l’euro avec en ligne de mire les 1,205 initialement.

 

  • Brent

Après une chute historique qui l’a mené vers les 16 dollars en avril 2020, le baril de Brent a initié un rebond majeur qui lui a permis de revenir au-dessus de l’overlap clé des 45 dollars (niveau correspondant également à un gap majeur). Au regard de l’intensité de la chute de ce vendredi, la prudence est de rigueur désormais, et une correction majeure pourrait prendre place à court terme. Aussi, tant que le nouveau point pivot situé sur la résistance clé des 86$ ne sera pas dépassé, la cassure du seuil des 63$ conduirait au test du support des 53,5 dollars (38,2% de retracement). Alternativement, au-dessus des 86$, on pourra viser les prochains objectifs de projection sur les 100 dollars le baril, voire jusqu’aux 126 dollars en extension.

 

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