SPECIAL FOREX – Dollar : Le billet vert voit rouge

Aujourd’hui, l’économie mondiale reste dominée par les États-Unis, malgré la concurrence impitoyable que leurs livrent les émergents, notamment la Chine, et malgré une année 2020 qui pourrait rebattre les cartes de l’ordre mondial. Cependant, le pays de l’oncle Sam continue de donner le ton et garde sa domination mondiale ; c’est donc le dollar qui symbolise cette suprématie : le billet vert est la monnaie de réserve mondiale et aucune autre n’a ce statut privilégié. C’est donc sur le dollar américain que repose finalement la valeur des autres monnaies.

Mais cette situation est-elle amenée à perdurer définitivement ?

 

 

Le dollar c’est…

  • La devise la plus échangée en termes de volume quotidien moyen

Selon la BRI (Banque des règlements internationaux), l’USD (United State Dollar) a un volume d’échanges quotidien de 2,2 milliards de dollars.

  • La devise de réserve mondiale

Le dollar américain est également considéré comme la première monnaie de réserve mondiale. Cela signifie qu’il est détenu par les banques centrales et commerciales du monde entier à la fois pour les investissements et les transactions quotidiennes.

  • La devise d’évaluation des matières premières

Dans le cas des matières premières tels que l’or ou le pétrole en effet, la négociation sur ces marchés s’effectue en dollars américains. D’ailleurs, sur les plateformes de trading, le cours de l’or, par exemple, est indiqué ainsi : XAU/USD. C’est donc le cas de toutes les matières premières cotées en Bourse aujourd’hui.

Ce statut unique du dollar américain lui permet, entre autres choses, d’être considéré comme l’une des plus importantes valeurs refuges lorsque l’économie mondiale traverse une crise. D’ailleurs en temps de krach, y compris en 2008, la monnaie américaine a toujours fait office de valeur refuge. Mais il en est autrement depuis la crise sanitaire de 2020, où cette situation remarquable de la monnaie américaine, longtemps incontestée, semble se fissurer peu à peu.

La ruée vers les obligations américaines des investisseurs n’a pas eu lieu ce printemps et le dollar s’est même déprécié face à l’euro et à la majeure partie des autres devises. Ce qui pourrait bien sonner comme une fin de règne pour la monnaie américaine. Dans les milieux financiers, le « dollar-roi » ne suscite plus autant de confiance. Au contraire, il provoque la méfiance et la contestation car il est à l’origine de l’état de l’économie américaine, dont l’endettement atteint des niveaux gigantesques.

 

La baisse du dollar en 2020

Alors qu’il était à son plus-haut annuel de 103,605 points le 19 mars dernier 2020, le Dollar Index, un indice qui suit le dollar par rapport à un panier de six autres devises majeures (Euro (EUR); Yen (JPY); Livre Sterling (GBP) ; Dollar Canadien (CAD) ; Couronne Suédoise (SEK) ; Franc Suisse (CHF)) , était sous la barre des 90 points au 31 décembre 2020, soit une baisse de l’ordre de 13% (sur l’année 2020 entière, le Dollar Index a chuté de 6,4%). L’une des conséquences directes de ce dollar affaibli est la hausse du prix de l’or. Sur l’année 2020, le prix de l’or est passé de 1.555 à 1.895 dollars l’once soit une progression de 21,85%.

 

Dollar Index – Année 2020 (vue Daily) – Source : ZoneBourse.com

 

Le mouvement baissier du dollar face aux autres devises s’amorce en mars, et fait suite à la baisse des taux long termes américains au cours du premier trimestre 2020. Avec la montée des incertitudes liées à la propagation du Covid-19, les dettes souveraines jugées les plus sûres ont vu leur prix grimper dans le premier trimestre de l’année, en particulier aux États-Unis, ce qui a fait plonger les rendements sur l’ensemble des maturités. Le rendement des Treasuries à 30 ans est ainsi tombé à un plancher historique de 1,84%, tout comme le taux à 10 ans qui a atteint un plus bas historique le 9 mars 2020 à 0,427%, entrainant à terme une dépréciation du dollar.

Le second facteur de cette baisse de la devise américaine est lié à la vague brutale de cas de contamination au coronavirus durant l’été aux Etats-Unis, et aux annonces de plan de relance synonyme d’un endettement massif aggravant encore l’état de la dette du pays, fragilisant le billet vert.

Enfin, durant le dernier trimestre de l’année, l’enchaînement de bonnes nouvelles comme les différentes annonces de vaccins, ou la victoire du candidat démocrate Joe Biden aux élections présidentielles américaines, ont créé un environnement économique plus favorable, réduisant le besoin des acteurs de marché de se tourner vers le dollar comme devise refuge.

Fin décembre, le dollar a touché son plus bas depuis avril 2018, sur fond de ton très accommodant de la Fed lors de sa réunion du 17 décembre 2020. Alors que de l’autre côté de l’Atlantique, un accord commercial post-Brexit entre l’UE et le Royaume-Uni soutient la livre Sterling.

 

  • Tableau d’évolution des paires de devises

Les investisseurs ont parfois des idées divergentes quant aux paires considérées comme majeures. Cependant, la plupart s’accorde sur l’appartenance des quatre paires de devises suivantes au groupe des paires majeures :

  • EUR/USD qui est la paire la plus traité au monde avec un volume d’échange journalier de près de 1.300 milliards de dollars sur les 5.300 échangés par jour sur le Forex, soit environ 24%.
  • USD/JPY
  • GBP/USD
  • USD/CHF

 

En général, les listes regroupant les principales paires de devises comprennent également les trois « monnaies-marchandises » les plus importantes face au dollar américain : l’AUD/USD, l’USD/CAD et le NZD/USD. Ensemble, ces sept paires de devises représentent environ 80% du trading mondial sur le Forex.

 

 

Le dollar restera-t-il le Dollar ?

Le dollar pourrait perdre plus d’un tiers de sa valeur d’ici la fin 2021, selon l’économiste Stephen Roach (ancien Président de Morgan Stanley). D’après lui, son statut en tant que monnaie de réserve mondiale pourrait être remis en cause. Le billet vert est fragilisé par les déséquilibres de l’économie américaine, notamment sa dette extérieure, à laquelle s’ajoute une explosion du déficit public que l’épargne domestique a bien du mal à couvrir.

Ces déséquilibres ne sont pas nouveaux, mais le dollar était protégé jusqu’à peu par une économie dynamique et une bonne productivité, qui attiraient les capitaux. De plus, les taux d’intérêt étaient attractifs par rapport à d’autres grandes économies. Aujourd’hui, la situation n’est plus la même avec des taux qui sont moins attractifs, et avec le tassement de la croissance et des gains de productivité.

Certains économistes estiment que le consensus de Bretton Woods, qui a placé les États-Unis à la tête du monde, pourrait être dépassé aujourd’hui et devrait être réinventé. En effet, le fait que la monnaie américaine soit toujours utilisée majoritairement dans les échanges mondiaux ne fait plus sens, quand on voit que la contribution des États-Unis au commerce international a été divisée par deux au cours des trente dernières années.

Par ailleurs, les rendements sur les titres d’emprunts émis par le gouvernement et les entreprises américaines qui faisaient l’attractivité du dollar sont en train de s’effondrer à la suite de l’action de la Fed. Ainsi, pour favoriser la relance, la banque centrale américaine a racheté beaucoup de dettes et injecté massivement des dollars au sein de l’économie (QE : Quantitative Easing).

De plus, la hausse potentielle de l’inflation serait également un facteur négatif pour le billet vert. Du point de vue de l’inflation relative, la Réserve fédérale maintiendra des taux d’intérêt très bas et tentera de stimuler l’inflation et son économie, ce qui n’est généralement pas très positif pour une monnaie.

Stephen Roach, dans une interview donnée le 5 octobre au Financial Times, fait référence à feu l’ancien Président français, Valéry Giscard-d’Estaing : « Giscard déplorait que les États-Unis aient profité de la position privilégiée du dollar en tant que monnaie de réserve dominante mondiale et se soient appuyés sur le reste du monde pour soutenir leur niveau de vie trop élevé. Ce privilège est sur le point de disparaître. »

Les analystes sont de plus en plus nombreux à prédire un avenir sombre pour le dollar américain, surtout en constatant que la Chine renâcle de plus en plus à acheter des obligations américaines. Plusieurs hauts responsables chinois ont ainsi émis publiquement le souhait de diversifier les réserves supplémentaires de leur pays en Euros et en Yens. En réalité, ce que redoutent les investisseurs, c’est que la Fed subisse une situation analogue à celle de la BoE (Banque d’Angleterre) en 1992, qui a été empêchée de dévaluer la livre Sterling, ce qui a eu pour conséquence d’amener une crise économique majeure au Royaume-Uni.

 

 

Le Yuan et l’Euro en potentiels successeurs ?

Pour certains économistes, comme Véronique Riches-Flores, « la situation économique internationale est plus favorable à l’euro qu’au dollar ». D’après l’économiste, la décision européenne sur le plan de relance amène non seulement de l’argent frais, mais est surtout une avancée symbolique qui montre une cohésion, avec une mutualisation d’une partie de la dette émise ce qui a rassuré les investisseurs sur « le risque existentiel de la monnaie unique ».

Cependant, le risque d’explosion de la devise européenne existe toujours et les perspectives de croissance en zone euro sont encore faibles. De plus, des questions sur l’efficacité du plan de relance commencent à se poser avec les nouvelles mesures de restrictions qui s’annoncent dans les différents pays du Vieux Continent. Les montants ne seraient pas suffisants pour remettre la zone euro sur de bons rails, sans oublier que la question de la solvabilité de certains états européens risque de revenir bientôt sur la table avec ce regain de l’épidémie.

Ajouté à cela, le taux de change effectif de la monnaie unique est quasiment sur des plus hauts historiques et si l’euro monte trop par rapport au dollar, cela deviendrait très handicapant pour la croissance européenne.

 

 

Du côté de la Chine, la crise du Covid-19 a changé la donne et les ressorts de croissance à l’exportation se sont considérablement érodés. Elle n’a donc plus besoin d’un yuan faible pour soutenir ses exportations. Au contraire, dorénavant Pékin a besoin d’une monnaie forte afin de mettre la main sur des entreprises internationales qui ont été laminées par la crise. Accepter un yuan fort permettrait également à la Chine de se délester de ses Treasury Bonds.

 

 

Analyses techniques des principales paires de devises

  • EUR/USD (base hebdomadaire)

Sur ce graphique en base hebdomadaire, on constate que depuis son plus-haut historique de juin 2008, la paire EUR/USD est entrée dans une tendance baissière matérialisée par un canal descendant. La sortie de ce canal par le haut au mois de novembre 2020 (cercle bleu) est un signal fort d’une possible fin de tendance baissière.

Dans cette configuration, nous privilégions dorénavant un scénario haussier sur la paire EUR/USD, avec un premier objectif sur les 1,25$ pour 1€. Alternativement, si le cours était amené à réintégrer son canal, on aurait pour objectif la zone des 1,10$.

 

  • GBP/USD (base hebdomadaire)

 

Sur ce graphique, on observe que depuis son point haut de 2008, la paire GBP/USD est entrée dans un mouvement fortement baissier matérialisé par une droite de tendance (violette). Depuis le point bas de mars 2020 qui a conduit la paire sous les 1,20$, il semble qu’un rebond se soit amorcé avec un retour proche des 1,40$.

Dans cette configuration, nous conserverons un scénario baissier avec un objectif sur la zone des 1,20 tant que notre niveau pivot des 1,40$ (ligne bleue) ne sera pas franchi à la hausse. Alternativement, la franche cassure de ce niveau nous amènerait à tester la zone symbolique des 1,50 dans un premier temps.

 

  • USD/CHF (base hebdomadaire)

 

Sur ce graphique, on observe que depuis son plus-bas historique d’aout 2011, la paire USD/CHF a amorcé un rebond qui trouve une zone de résistance à partir de 2015 sur la ligne des 1,03 francs suisse pour 1$ (ligne rouge). Depuis, la paire évolue dans un range rentre cette résistance et le niveau pivot des 0,93 francs (ligne bleue). La cassure par le bas de ce niveau pivot en juillet 2020 (cercle orange) est un signal pouvant signifier la fin du rebond et un retour de la tendance baissière.

Dans cette configuration, nous privilégions un scénario baissier avec un objectif sur les 0,85 francs pour 1$.  Alternativement, le retour de la paire dans sa zone de range nous conduirait à revenir sur la résistance des 1,03.

 

  • USD/JPY (base hebdomadaire)

 

Sur ce graphique, on observe que depuis son plus-bas historique d’octobre 2011, la paire USD/JPY a entamé un fort rebond, marquant en mai 2015 un plus-haut depuis 2007, à près de 126 yens pour 1$. Depuis ce sommet, la paire semble consolider dans une configuration en triangle (matérialisé par le niveau pivot en bleu et la droite de tendance violette).

Le triangle étant une figure de continuation de tendance, nous privilégions un scénario haussier sur l’USD/JPY avec un objectif sur les 120 yens (ligne verte) si notre droite de tendance (violette) est bien cassée par le haut. Alternativement, le franchissement par le bas de notre niveau pivot nous conduirait à revenir autour des 92 yens pour 1$ (pointillés rouge).

 

 

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SPECIAL MATIERES PREMIERES – Hydrogène : que penser de cette nouvelle tendance ?

A première vue, l’hydrogène semble être une révolution sur le plan énergétique : il n’émet pas de carbone lorsqu’il est utilisé comme carburant et ne rejette que de la vapeur d’eau. Il peut stocker de l’énergie, fournir de l’électricité et peut être transporté, qu’il soit sous forme de gaz ou de liquide. Mais qu’en est-il réellement de ce gaz et pourquoi fait-il autant l’objet de débats intenses entre les défenseurs de l’environnement et les géants des hydrocarbures ?

 

Alors que la 43ème édition du fameux Rallye-Raid touche à sa fin en Arabie Saoudite, il est d’ores et déjà question des nouveautés à venir lors des prochains Dakar. Parmi ces changements, on constate que la problématique environnementale, avec l’hydrogène en particulier, commence à prendre une place prépondérante dans l’une des plus célèbres courses au monde.

D’un côté, Mike Horn a annoncé faire son retour au côté de Peugeot avec un buggy utilisant une pile à combustible à hydrogène, capable de gagner le Dakar en 2023 sans émettre de CO2. De l’autre, Algau, spécialiste du transport de marchandises, a clamé sa participation en tant que partenaire de l’équipe suisse Rebellion pour l’édition 2021, puis en tant que participant à la course sous la bannière Gaussin à partir de l’édition 2022. Gaussin sera la première équipe au monde de camions 100% hydrogène à concourir au célèbre rallye.

 

https://sport.francetvinfo.fr/dakar/dakar-domicile-le-saoudien-yazeed-al-rajhi-toyota-remporte-la-7e-etape-devant-stephane

Il s’agit là d’un projet à l’image du défi que s’est lancé le comité du Dakar : transformer ce rallye parfois controversé en un événement sportif engagé dans la cause environnementale. Pour cela, les organisateurs de Dakar parlent d’obliger l’ensemble de ses participants à concourir en utilisant l’hydrogène à partir de 2030.

 

 

De la fabrication à son utilisation : l’hydrogène sous toutes ses formes

 

Contrairement à ce qu’on peut penser à première vue, l’hydrogène n’est pas une source d’énergie comme le solaire ou le nucléaire, c’est un vecteur énergétique. On peut en trouver sous différentes formes.

Il existe l’hydrogène gris. Il est issu des énergies fossiles, des hydrocarbures, du charbon ou du gaz naturel. Actuellement, 95% de l’hydrogène est produit à partir d’énergie fossile polluante. Selon l’AIE (The Future of Hydrogen, 2019) en 2018, 41% de l’hydrogène est issu de la coproduction. C’est-à-dire, que de l’hydrogène est extrait involontairement à partir d’activités industrielles (sidérurgie et raffinerie). Le restant est produit à partir de reformage de méthane et de la gazéification du charbon (notamment en Chine). On estime que la production d’hydrogène est responsable de l’émission de 830 millions de tonnes de CO2 en 2019, soit 2% des émissions totales. Il y a aussi l’hydrogène bleu ; il est issu du même procédé mais ne pollue pas autant que le gris car son CO2 est capté et stocké. Enfin, on a l’hydrogène vert, produit à partir d’énergie renouvelable. Il représente à ce jour l’un des espoirs de l’objectif zéro-carbone d’ici 2050.

L’hydrogène doit être produit à partir d’une autre source d’énergie et n’existe pas à l’état brut dans la nature : il faut donc l’extraire à partir d’autres éléments. La molécule H2O est composée de deux molécules d’hydrogène et d’une molécule d’oxygène. Pour arriver à produire de l’hydrogène, on emploie ce qu’on appelle une électrolyse. Pour expliquer de façon simplifiée, il s’agit d’un courant électrique injecté dans l’eau provoquant une dissociation des molécules et permettant la récupération du dihydrogène. Ce processus génère alors une énergie chimique qui se convertit en énergie électrique grâce à une pile à combustible.

 

https://www.usinenouvelle.com/article/l-ere-hydrogene-peut-enfin-debuter.N861245

 

 

Une avancée significative dans le secteur énergétique

 

La combustion d’un kilo d’hydrogène libère près de trois voire quatre fois plus d’énergie qu’un kilo d’essence. De plus, l’hydrogène permet d’apporter une solution à trois problèmes distincts : le stockage, la décarbonisation des secteurs du transport et de l’industrie ainsi que la satisfaction d’une demande croissante en électricité.

Les Etats voient ce gaz comme une nécessité pour atteindre l’objectif du zéro-carbone d’ici 2050 et investissent en masse dans ce secteur.

La France a débloqué 1,5 milliard d’euros et veut investir plus de 7,2 milliards d’euros d’ici 2030 pour l’hydrogène décarbonisé. Leur premier objectif concerne le développement d’infrastructure industrielle dédiée aux électrolyseurs avec pour but la production de 600.000 tonnes d’hydrogène vert par an d’ici là. Le cours de bourse du spécialiste Français en équipement de production et de distribution d’hydrogène, McPhy Energy, semble être le reflet parfait de cet engouement pour l’hydrogène : son cours a augmenté de plus de 740% en un an. L’entreprise a d’ailleurs effectué au mois de décembre son entrée au sein des indices SBF 120 et Cac Mid 60.

De son côté, l’Allemagne a annoncé en 2020 un investissement de 9 milliards d’euros pour ce secteur. Elle lance notamment la construction de 400 stations de rechargement à pile à combustible pour les voitures électriques en 2023.

Toyota, leader des véhicules hydrides, vient s’ajouter à cette liste d’actions en Europe avec son projet : le Hydrogen Mobility Europe (H2ME) visant à développer le premier réseau européen de stations de ravitaillement en hydrogène. L’objectif de ce projet consiste donc à commercialiser ensuite ses modèles de voiture hydrogène tel que le Toyota Mirai.

De l’autre côté de l’Atlantique, Joe Biden parle même dans son programme présidentiel de mettre en place un réseau 100 % énergie verte en seulement 15 ans. C’est une proposition extrêmement ambitieuse pour un candidat plutôt raisonnable alors qu’on parlait jusqu’ici d’un calendrier plus progressif de 30 ans. L’hydrogène contribuerait notamment à rendre ce délai possible.

 

 

Une réponse concrète face au problème du stockage d’énergie

 

Contrairement aux autres énergies renouvelables telles que l’éolien et le photovoltaïque, l’hydrogène apporte une réponse au problème de stockage. En effet, certaines énergies vertes ne peuvent produire de l’électricité qu’à la condition d’avoir une météo favorable et indépendamment des besoins en énergie. Lorsqu’on en produit plus que nécessaire, les batteries actuelles ne permettent pas de stocker ce surplus sans en perdre une quantité conséquente. L’hydrogène, en tant que vecteur électrique, se positionne comme solution à ce problème.

 

Côté transports

 

L’hydrogène, créé à l’aide d’un réseau zéro émission, semble également prometteur, voire indispensable concernant la décarbonisation du secteur des transports. Ainsi, on peut déjà constater que l’industrie mondiale des transports, que ce soient avec l’aide de jeunes entreprises ou de constructeurs automobiles déjà bien établis, contribue avec enthousiasme au développement des véhicules à hydrogène. Parmi eux, on peut citer l’américain Nikola, le sud-coréen Hyundai, le japonais Toyota ou encore l’allemand Daimler.

Une seule poignée d’hydrogène pourrait permettre à un véhicule de parcourir une centaine de kilomètres. C’est l’une des raisons pour lesquelles les constructeurs automobiles sortent chacun leur tour leur premier véhicule fonctionnant à l’hydrogène.

Le Toyota Mirai est le premier modèle hydrogène proposé par la marque et fait la promesse d’une autonomie allant jusqu’à 650 kilomètres. Contrairement aux véhicules électriques traditionnels, le rechargement de ce type de voiture ne nécessite que 5 minutes et se vend entre 60.000 et 72.000 euros. Ce type de voiture fonctionne similairement avec le système de l’électrolyse : un réservoir d’hydrogène alimente une pile à combustible qui, par la rencontre entre l’hydrogène et l’oxygène, produit de l’électricité et ne rejette que de l’eau. Celle-ci alimente alors le moteur électrique.

 

https://www.lesinfos.ma/article/1139519-Toyota-Mirai-2-millions-de-kilomtres-lhydrogne-avec-CleverShuttle.html

 

En France, Michelin et Faurecia ont annoncé en 2019 la création d’une co-entreprise, Symbio, spécialisée dans l’hydrogène, bénéficiant de 140 millions d’euros au démarrage. Celle-ci a pour but la production de piles à combustible nouvelle génération en grande quantité. Leur objectif : détenir 25% du marché mondial de la mobilité à hydrogène d’ici 2030.

Faut-il pour autant se détourner des véhicules électriques en faveur de l’hydrogène ? Non, selon Elon Musk pour qui la pile à combustible représente une perte d’énergie considérable face à l’efficacité de ses batteries. De plus, elle reste pour le moment très coûteuse et trop volumineuse. Il faudra donc attendre que la technologie fasse évoluer les piles à combustible afin de rendre plus accessible les véhicules à hydrogène au grand public.

Par ailleurs, Tesla et Panasonic ouvrent conjointement une usine de batteries dans l’ouest des Etats-Unis afin de faire diminuer le prix de leurs batteries. Le secteur des véhicules électriques conserve donc une nette avance sur l’hydrogène, sans compter le développement accru des stations de rechargement électrique partout aux Etats-Unis et en Europe.

Bien que l’hydrogène ne semble pas pouvoir révolutionner le secteur automobile pour le moment, il reste cependant très prometteur concernant le secteur des transports « lourds ». En effet, les bateaux, les avions ou encore les camions se présentent comme candidats idéaux dans la course à l’hydrogène car ils requièrent plus d’énergie que ce que les batteries actuelles peuvent fournir du fait de leurs trajets longue distance et de leurs poids.

Côté américain, Nikola Motor, créé en 2014 et introduit en bourse sur le Nasdaq depuis peu, affiche déjà une capitalisation à hauteur de 13 milliards de dollars en septembre 2020. Cette entreprise spécialisée dans la construction de véhicules lourds à propulsion alternative n’a pour autant pas encore commercialisé ses véhicules.

Côté européen, le groupe Daimler Trucks a présenté en 2020 son Mercedes GenH2. Equipé d’une réserve d’hydrogène contenu sous forme liquide à une température minimale de -253°C, ce tout premier camion à hydrogène fait la promesse d’une autonomie de 1.000 kilomètres et compte deux moteurs électriques, eux-mêmes reliés à deux piles à combustible contenant jusqu’à 40 kilos d’hydrogène liquide.

Les transports en commun sont également en première ligne sur le sujet. En 2020, le premier train à pile à combustible, le Coradia iLint, a passé avec succès les tests d’exploitation. Son constructeur Alstom s’est déjà engagé auprès de plusieurs pays européens afin d’étendre et d’équiper le reste du réseau ferroviaire européen en train à hydrogène. On compte déjà 40 commandes et leur mise en service est prévue d’ici 2022.

 

 

https://www.sncf.com/fr/engagements/enjeux-rse/sncf-accelere-train-a-hydrogene

 

Côté aéronautique, le gouvernement français fixe comme objectif le lancement du premier avion à hydrogène zéro émission avant 2035. Guillaume Faury, PDG de Airbus a annoncé en septembre 2020 sa stratégie afin de commercialiser l’appareil dans les temps et qualifie le projet « d’axe stratégique prioritaire ». Il rappelle aussi qu’Airbus utilise déjà des systèmes propulsifs à hydrogène pour son équipement spatial et se tient prêt à relever le défi.

 

 

Côté industrie

 

L’hydrogène se présente actuellement comme la meilleure alternative énergétique pour les industries les plus gourmandes dans le cadre de l’objectif zéro carbone. L’hydrogène pourrait en effet alimenter les industries lourdes, comme la production d’acier, qui nécessitent des températures particulièrement élevées.

L’un des avantages de l’hydrogène est la production de très haute chaleur. Cela le place donc comme alternative idéale au charbon ou au gaz pour les entreprises de sidérurgie. Ce procédé est déjà utilisé via le projet Hybrit en Suède : leur système permet de produire une tonne de fer tout en émettant seulement 25 kilos de CO2 contre 1.850 kilos pour la moyenne mondiale.

D’après une étude de Bloomberg New Energy Finance, utiliser l’hydrogène dans les industries du ciment et de l’acier pourrait faire économiser chaque année entre 3 et 4 giga tonnes de CO2, soit 10% des émissions actuelles.

Les compagnies pétrolières s’intéressent également de près à cette ressource énergétique. Elles sont d’ailleurs les plus à-même de faire face aux défis que requiert encore l’exploitation d’hydrogène. Par exemple, elles sont habituées au problème du développement d’infrastructures. L’intérêt de ces compagnies est également de diversifier leur production et de se tourner vers plusieurs énergies.

Plus de 100 multinationales ont rejoint le Hydrogen Council en 2018, parmi lesquelles on peut noter Airliquide, Engie, JXTG, Shell, Siemens, Total, BP, plusieurs constructeurs automobiles ainsi les trois plus grandes banques Françaises (BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole). Elles s’engagent à faire de l’hydrogène un élément clé dans la transition énergétique. Pour cela, elles ont pour le moment investi 1,5 milliard de dollars en 2017 et comptent faire gonfler ce chiffre dans les années à venir. Selon leur rapport publié il y a trois ans, les avancées technologiques dans le secteur de l’hydrogène pourrait permettre de satisfaire 18% des besoins énergétiques mondiaux à condition de pouvoir investir 280 milliards de dollars.

 

https://hydrogencouncil.com/en/newmemberannouncement2021-1/

 

 

De nombreux défis auxquels il faut encore faire face

 

Un secteur encore trop polluant ?

Autre caractéristique de l’hydrogène : c’est un gaz 11 fois plus léger que l’air et c’est aussi l’élément le plus léger de l’univers. Le stockage d’hydrogène implique donc l’occupation de grands volumes. Cependant, il est possible d’augmenter sa densité via un processus de liquéfaction rendu possible via une très forte pression ou une réfrigération en dessous de -250 degrés. Ces deux moyens sont si coûteux que les industriels en viennent à contourner ce problème en convertissant l’hydrogène en ammoniaque ou en méthane, bien connu pour leur caractéristique polluante.

 

Des besoins en infrastructure incommensurables

Pour produire l’intégralité de l’hydrogène qu’on utilise aujourd’hui par électrolyse, il faudrait 3.600 TWH (térawatt/heure) d’électricité supplémentaire : soit l’équivalent de la production de l’électricité de l’Union Européenne.

Au-delà du développement des infrastructures consacrées aux électrolyseurs, il est absolument indispensable d’augmenter la production d’énergie verte dédiée à leur alimentation. En effet, le rendement de production d’électricité à base d’hydrogène est de 35%. Autrement dit, il faut 100 unités d’électricité pour produire de l’hydrogène produisant de son côté 35 unités d’électricité. L’hydrogène se présente donc davantage comme un moyen de stockage d’électricité plutôt qu’un moyen de production.

Il faut encore augmenter le réseau et développer les stations à hydrogène. Cela nécessite une concertation européenne pour rouler sur tout le continent et pour assurer l’équilibre financier de ces stations de rechargement.

 

 

L’hydrogène n’est pas une solution à lui seul

 

Le prix pose encore un problème concernant le développement de l’hydrogène décarbonisé. Lorsqu’on compare les coûts de production d’un kilo d’hydrogène, on constate que le gris est trois fois moins cher à produire que le vert (5 euros par kilo). Les industriels travaillent donc pour réduire cet écart d’ici 2030, notamment en faisant chuter le prix de l’électricité renouvelable. L’autre moyen qui existe consiste à dissuader les entreprises d’utiliser les énergies fossiles ou polluantes dans la production d’hydrogène. Pour cela, on peut mettre en place une réglementation et une taxation des énergies fossiles afin d’orienter les industries vers la zéro émission carbone.

Ainsi, face à une demande en énergie et à des besoins en stockage en croissance, l’hydrogène se positionne comme élément indispensable à la transition écologique. Malgré les certaines difficultés qu’il présente encore, les nombreux investissements faits aujourd’hui vont permettre à cette ressource énergétique de rattraper le retard qu’elle a pris sur l’électrique et de décarboniser les secteurs les plus gourmands en CO2.

 

 

Notre point de vue technique sur trois valeurs du secteur

 

Analyse de Nikola Corp en base 4 heures

 

 

Notre analyse de la société Nikola Corp. s’effectue en vue 4 heures car le titre dispose un historique de cours insuffisant pour nous permettre une analyse en base journalière ou hebdomadaire. En effet, l’entrée en bourse de Nikola était le 4 juin 2020 (soit un peu plus de 6 mois d’historique disponible uniquement).

Sur ce graphique, on peut donc voir qu’après son introduction en bourse, le prix de l’action Nikola Corp. a progressé de plus de 160% en quelques séances, passant de 35$ à 93,91$ le 8 juin 2020 (son plus-haut historique). Depuis ce sommet, le titre est entré dans un mouvement baissier matérialisé par un canal (droites violettes) qui a été testé à plusieurs reprises jusqu’à atteindre les 13,51$ par action soit son plus bas historique (cercle orange).

Dans cette configuration, à court terme, notre scénario mise sur un retour des prix sur la borne supérieure du canal autour des 25$ par action. Néanmoins, tant que notre canal et notre niveau pivot des 25$ (droite bleue) ne seront pas franchi par le haut, on privilégiera la tendance baissière de fond. Alternativement, la franche cassure de ces niveaux nous conduirait à venir tester dans un premier temps, la zone des 40$ par action.

 

Analyse de McPhy Energy en base journalière

 

 

Sur ce graphique en vue journalière de la société McPhy Energy, on observe qu’au cours de l’année 2020, le prix de son action a été multiplié par dix, passant de 3,50€ à fin décembre 2019, à 36€ en ce début d’année 2021. Cette ascension se décompose en plusieurs mouvements, avec tout d’abord une forte hausse entre mai et juillet où le titre vient se stopper sur le seuil symbolique des 30€ par action. Par la suite le titre corrige légèrement et oscille dans un range compris entre 20€ et 30€ avant de reprendre sa tendance de fond à partir du mois de novembre et de franchir la zone des 30€.

Dans cette configuration, tant que notre niveau pivot des 20€ jouera le rôle de support, nous privilégions la poursuite de la tendance haussière sur le titre McPhy Energy. Alternativement, la cassure de ce niveau conduirait les prix à venir tester la zone des 13,50€ par action.

 

Analyse de Engie en base journalière

 

 

Sur ce graphique en base journalière du titre Engie, on observe que les cours ont évolué à la hausse entre octobre 2019 et février 2020, passant de 11,40€ à 16,60€ par action, un plus-haut depuis décembre 2015, avant de plonger brutalement autour des 9€ au mois de mars suite à la propagation de la pandémie de Covid-19. Par la suite, le titre a amorcé un rebond jusqu’en juin 2020, avant d’entrer dans une phase de consolidation haussière matérialisée par un canal (segments violets). En ce début d’année 2021, les prix sont sortis par le haut de ce canal (cercle vert) et on même franchi notre niveau pivot des 12,80€ (ligne horizontale bleue).

Dans cette configuration, ces derniers signaux nous amènent à privilégier un scénario haussier sur Engie avec un premier objectif autour des 14€, tant que les prix resteront au-dessus de notre nouveau pivot. Alternativement, un retour sous ce niveau pourrait nous conduire à revenir sur la borne inférieure de notre canal autour des 11€ par action.

 

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HORS SERIE ANNUEL – 2020 : le Covid fait trembler le monde et l’économie, mais pas la Bourse

Alors que le monde reste sous le spectre d’une crise sanitaire sans précédent, que la plupart des pays oscillent entre confinement, couvre-feu, déconfinement et reconfinement, que les conséquences économiques sont, dans la réalité d’une grande partie des PME, des indépendants, et de nombreux secteurs particulièrement sensibles à un tel contexte (tourisme, restauration, etc.) totalement catastrophiques, voire irréversibles, le constat que nous faisons dans la planète boursière et la manne financière ne semble pas – du tout – refléter cette pourtant triste et sombre réalité.

 

 

Ainsi, quels sont dans un premier temps les principaux points qu’on devra retenir du bilan de cette bien particulière année 2020 et quelles conséquences devrait-on en tirer ?

Voici, déjà, la liste des points en question :

• Alors que l’année 2020 est, pour tout le monde, une année à marquer d’une pierre noire, la plupart des indices boursiers ne reflètent pas du tout cette conjoncture.

• Du côté de l’Europe, en dehors du Dax allemand qui a repris son rôle de leader devant le Cac, les indices majeurs terminent dans un rouge plutôt sobre, avec un -7,14% pour la Cac dont environ une moitié des valeurs seulement affichent un bilan annuel négatif.

• Outre-Atlantique, le trio majeur termine l’année dans un vert dispersé, avec un bilan juste correct pour le Dow Jones, assez bon pour le S&P 500, et tout simplement incroyable pour le Nasdaq, qui signe même sa meilleure performance annuelle depuis les années 2000, en clôturant autour des +45%.

• Cette année a bien évidemment vu l’avènement de la tech, avec donc un Nasdaq insolent, porté par des GAFAM intouchables, et surtout par les 2A (Apple et Amazon) qui ont clôturé leur année avec des performances respectives d’environ +80% et +75%.

• Si sur l’ensemble de l’année, les performances peuvent être globalement mitigées au cas par cas, depuis le fameux point bas de mi-mars, à très peu d’exception près, les reprises atteignent parfois des pourcentages mirifiques (à prendre avec quelques pincettes toutefois selon la volatilité des titres en question) pouvant largement dépasser les +100%, voire les +200% de gain.

Que déduire de ces points clés ? C’est ce que nous nous proposons, entre autres, d’aborder dans cet article annuel qui va donc tenter le périlleux mais ô combien intéressant exercice de faire un bilan et d’en tirer les conclusions les plus pertinentes pour l’avenir, qu’il soit boursier, économique ou général.

 

Préambule

L’année 2020 restera comme une année sombre dans les mémoires. Il y a un an en effet, la pandémie de ce qui était encore appelé « coronavirus » s’est déclenchée avec un premier foyer de contamination découvert à Wuhan, en Chine. Personne n’imaginait que douze mois plus tard, ce virus serait à l’origine de plus d’un million et demi de morts et provoquerait la plus grave crise sanitaire mondiale depuis un siècle.

Le chaos semé par ce qui deviendra le Covid-19 aura artificiellement gelé l’économie mondiale pendant plusieurs mois (et la gèle encore par endroit…) et aura ainsi marqué la planète, laissant les petites comme les grandes nations de ce monde impuissantes, et entrainant une forme de remise en question de la mondialisation et de l’ordre mondial tels que nous les connaissons actuellement.

 

Bilan 2020

Les premières statistiques de 2020 laissent transparaitre un ralentissement de l’activité mondiale d’environ 3,8% sur l’année avec un recul d’environ 1,5% en Asie, 3,5% aux États-Unis, et 7% dans l’Union européenne.

L’Asie semble être la région du monde la moins touchée par cette crise grâce aux bons chiffres de l’économie chinoise qui tire le continent vers le haut. En effet, le PIB chinois a progressé de 4,9% au troisième trimestre, selon les statistiques publiées le 19 octobre dernier, et le FMI prévoit une croissance légèrement inférieure à 2% sur l’année 2020. Pékin ayant su en effet rapidement endiguer la propagation de l’épidémie grâce à des mesures drastiques de confinement de la population, la Chine tire profit de la situation plus compliquée pour les autres pays qui se voient obligés de se tourner encore vers le « Made in China ».

 

Source : https://www.challenge.ma/coronavirus-limpact-sur-leconomie-mondiale-estime-a-plus-de-4000-milliards-de-dollars-135572/

 

En zone euro et aux États-Unis, les banques centrales ont pris en charge dans leur bilan une bonne part de la hausse de la dette publique et le taux directeur mondial est descendu à quasiment 1%. Les interventions budgétaires massives, qui relèvent pour l’heure davantage du sauvetage que d’une véritable relance économique, ont permis de limiter fortement la perte de revenus des ménages qui, face à l’incertitude, ont gonflé leur matelas d’épargne.

Ce surplomb d’épargne restera probablement élevé de façon durable. A l’inverse, les entreprises feront face à d’importants besoin de financement. La canalisation de l’épargne vers le financement des entreprises sera un levier clé pour éviter une stagnation économique par défaut d’investissement productif, et pour commencer à envisager de débrancher la perfusion publique qui nourrit l’économie mondiale.

Néanmoins malgré les injections d’aides publiques des différents États, les séquelles se font sentir au regard de l’augmentation du chômage mondial. En zone euro, il a atteint 8,4% en octobre, en légère baisse par rapport au niveau de 8,5% du mois précédent mais en nette hausse par rapport aux 7,4% d’octobre 2019. Aux États-Unis, le taux de chômage a baissé de 0,2 point en novembre, à 6,7% de la population active, mais les créations d’emplois ont ralenti. Les américains qui avaient atteint un plus-bas en termes de chômage depuis un demi-siècle (à 3,5% de la population active en février), ont vu ce taux bondir à 14,7% en avril, avant d’enregistrer une baisse continue.

 

Points marquants de 2020

En considérant, bien entendu, « l’évènement Covid-19 » comme le driver principal de cette année, 2020 aura été une année forte en rebondissements.

 

La chute du pétrole

Cette pandémie a provoqué la chute de la demande internationale de pétrole, et engendré l’effondrement des prix du brut au cours des mois de mars et d’avril. On se souviendra notamment de la journée du 20 avril 2020 où le contrat de brut américain (WTI) pour livraison mai a fini la séance en territoire négatif à -37,63 dollars : une première historique !

Alors qu’avant le déclenchement de l’épidémie, le baril de pétrole de Brent tournait autour de 65 dollars, il est momentanément passé sous les 20 dollars, soit son prix le plus bas en 20 ans.

Cette chute historique s’explique par la crise sanitaire et le confinement qui touche environ la moitié de la population mondiale à cette période, et conduisent nécessairement à une chute de la demande de pétrole d’environ 30%, et donc à une baisse du prix.

 

 

De plus, en mars, l’Arabie Saoudite et la Russie ont accru leur production de façon à faire chuter le prix du baril encore plus bas. Cette stratégie, a priori surprenante, avait notamment pour objectif d’asphyxier les producteurs de pétrole de schiste américains. Néanmoins, début avril, l’Opep et la Russie changent de stratégie et s’engagent à réduire leur production de 10%. Mais face à une baisse aussi forte de la demande, les prix sont restés très bas.

Cependant, grâce au déconfinement de la plupart des pays au cours de l’été 2020, ajouté aux annonces d’un candidat vaccin début novembre, et à la bonne reprise de l’activité en Chine, le Brent et le WTI terminent l’année sur des niveaux bien meilleurs que ceux anticipés il y a quelques mois (étant donné les circonstances) avec des pertes respectives de 21,35% et 20,53%, mais surtout un rebond de près de 225% depuis leurs plus-bas de l’année.

Pour en savoir plus sur ce sujet, n’hésitez pas à consulter notre article d’octobre dernier sur l’évolution du prix du pétrole en 2020 : Baril en la demeure.

(PS : retrouvez notre analyse technique du Brent ci-après en fin d’article.)

 

Le confinement : l’apologie des GAFAM ?

Les mesures de confinement dans les différents pays ont eu un fort impact sur l’activité de la plupart des secteurs, avec en première ligne le tourisme, l’hôtellerie et la restauration. Néanmoins, le secteur technologique semble être le grand gagnant de cette crise et en particulier pour ces géants que sont les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft).

Une grande partie de la population ayant été contrainte au confinement, le besoin d’accélération de la digitalisation de l’économie s’est fait sentir, offrant à ces sociétés des opportunités qu’elles ont su saisir. En proposant des solutions rapides et faciles à déployer, les GAFAM ont encore démontrer leur puissance de réaction et leur poids dans l’économie actuelle, leur permettant d’afficher des résultats financiers en progression malgré cette conjoncture particulière et des performances boursières dépassant toutes les attentes.

Cette surperformance de ce secteur se visualise facilement au travers de l’indice de la tech américaine, le Nasdaq, qui a progressé de plus de 45% depuis le début de l’année (et de plus de 85% depuis le point bas de mars lié au début de la pandémie), affichant ainsi de nouveaux plus-hauts historiques.

 

 

Comme on peut le voir sur le tableau ci-dessus, non contentes de fournir de belles performances cette année, les GAFAM affichent une capacité à traverser les crises avec une facilité déconcertante et arrivent même à se positionner comme les grandes gagnantes de celles-ci leur permettant d’afficher des performances historiques extraordinaires.

Ainsi, à côté du Nasdaq qui a progressé de 484% depuis 2005, ce qui est déjà un très bon résultat, les performances des GAFAM semblent irréelles, en particulier pour Apple et Amazon qui affichent des progressions respectives de 5 058% et 7 253% sur la même période. A titre d’exemple, si vous aviez investi 1.000 euros en 2005 dans ces sociétés, vos gains seraient respectivement de l’ordre de 51.580 et 73.530 euros aujourd’hui.

Pour en savoir plus sur les GAFAM et leur résilience face à cette crise, vous pouvez consulter notre article d’août dernier : Les nouveaux maîtres du monde ?

 

Les élections américaines

L’élection présidentielle américaine était un des grands évènements de cette année. En plein contexte de crise sanitaire, les citoyens américains votaient le 3 novembre 2020 pour élire le 46ème président des États-Unis.

En raison de l’épidémie de Covid-19, beaucoup d’américains ont eu la possibilité de voter par correspondance. Par conséquent, les dépouillements de certains états n’étaient pas terminés au lendemain du scrutin, laissant les américains dans l’attente d’un résultat définitif pendant plusieurs jours. Finalement, la victoire du candidat démocrate Joe Biden face au président sortant Donald Trump, sera annoncée le samedi 7 novembre, soit quatre jours après le scrutin, avec 306 grands électeurs sur les 270 nécessaires pour la victoire. La confirmation de l’investiture du nouveau président a eu lieu le 14 décembre 2020, date du vote des grands électeurs.

 

Source : https://www.huffingtonpost.fr/entry/face-a-trump-biden-pulverise-un-record-de-levee-de-fonds_fr_5f503f75c5b6578026c91ecb

 

Joe Biden s’est posé en président de la réconciliation, dans une Amérique touchée en profondeur par les tensions sociétales et les inégalités sociales. Néanmoins, le challenge sera de taille puisque le nouveau locataire de la Maison Blanche ne disposera probablement pas de sa majorité au Sénat. Celle-ci se décidera au moment où nous publions ces lignes, le 5 janvier 2021, suite au second tour des élections sénatoriales dans l’état de Géorgie où les candidats républicains ont de grandes chances de l’emporter et de priver Joe Biden de cette majorité. Cependant, si les démocrates emportent ces élections, ils auront le contrôle du Sénat, de la Chambre des Représentants et de la présidence, ce qui changerait les perspectives de politique budgétaire des États-Unis.

Quoiqu’il en soit, nous devrons attendre le 20 janvier 2021 pour voir l’entrée en fonction du 46ème Président des États-Unis au cours de la cérémonie d’investiture qui se déroulera devant le Capitole à Washington. Pour en savoir plus sur le déroulement des élections américaines 2020, n’hésitez pas à consulter notre article : De l’inédit à plus d’un titre.

 

La chute du dollar

A la fin de la séance du 30 décembre 2020, le dollar américain reculait à son plus bas niveau en près de deux ans. En effet le Dollar Index qui compare le billet vert aux autres grandes devises, a atteint son plus-bas depuis avril 2018.

Depuis le début de 2020, le dollar perdait 8,71%. Face à la livre britannique, le dollar cède 2,67% depuis le début de l’année et l’euro c’est apprécié de 9,7% face au dollar. Ce type d’écart significatif est visible sur un ensemble de devises qui se sont toutes appréciées face à la monnaie refuge mondiale.

Avec la politique monétaire très souple adoptée par la Fed pour doper l’économie, les cambistes s’attendent à un début d’année 2021 difficile pour le dollar. Sachant que pour beaucoup, le risque d’avoir un Sénat démocrate dans les prochains jours a été trop minimisé, et cet évènement pourrait avoir un impact violent sur l’évolution du billet vert.

De plus, le renforcement de l’euro qui s’échange à près de 1,23 dollar en cette fin d’année (contre 1,06 le 19 mars 2020) pourrait commencer à peser sur les bourses et les exportations européennes. Si ce mouvement était amené à se prolonger, cela obligerait la BCE à prendre des mesures qui ne seraient pas forcément en accord avec les réponses qu’elle a fourni face à l’évolution de la pandémie sur le Vieux Continent.

Pour en savoir plus sur l’impact de l’évolution des devises sur la politique des Banques Centrales, consultez notre article de novembre dernier : Les banques centrales dirigent-elles le monde ?

(PS : retrouvez notre analyse technique de l’EUR/USD ci-après en fin d’article.)

 

La flambée du bitcoin

Les cryptomonnaies ont connu une année des plus intéressantes avec en première ligne, l’ascension folle du bitcoin qui enregistre une progression de plus de 300% depuis le 1er janvier, passant de 7.100 à 29.000 dollars par unité.

Le plus intéressant dans cette progression est qu’elle n’est pas comparable à la flambée spéculative qui avait eu lieu en 2017 où le bitcoin avant flirté avec les 20.000 dollars après une hausse de 1.400% ! La différence étant que son prix s’installe de façon structurelle au-dessus des 10.000 dollars (avec une zone de support intéressante autour des 18.000) et que sa volatilité est plus faible qu’à l’époque. L’actif devient plus stable et intéresse donc plus les hautes sphères de la finance. Phénomène assurément à suivre dans un monde qui change totalement de paradigmes, au profit des technologies et de l’Intelligence Artificielle notamment (vous pouvez, sur ce dernier sujet hautement intéressant, lire notre article récent intitulé : L’IA, révolution ou véritable danger ?).

Derrière cette forte ascension se cache la perte de valeur des monnaies « fiat » (i.e. une monnaie décrétée par un État, qui en confie la gestion à une Banque centrale. Par conséquent, la Banque centrale est l’institution qui émet la monnaie fiat, dont le cours est fixé par l’État lui-même) et particulièrement du dollar, qui pousse à investir dans le bitcoin comme réserve de valeur. Ceci est dû à l’explosion du bilan des banques centrales qui résulte en une perte de confiance de certains investisseurs envers les monnaies traditionnelles et décuple l’attrait pour le bitcoin car son agrégat monétaire n’est pas conçu pour s’adapter à la production de richesse.

Pour en savoir plus sur l’évolution du bitcoin et d’autres cryptomonnaies, consultez notre article de décembre 2020 : Bulle dangereuse ou affaire en or ?

 

• L’annonce d’un vaccin sauve, en partie, 2020

La pandémie de Covid-19 a engendré des performances inquiétantes pour la plupart des secteurs d’activités et en particulier pour les valeurs cycliques qui ont été fortement délaissées en bourse durant les trois premiers trimestres de l’année. L’annonce de plusieurs candidats vaccins au début du mois de novembre a donné un nouveau souffle à ces mêmes valeurs (qui bénéficiaient alors de « rattrapages ») en donnant aux investisseurs une belle éclaircie dans un horizon qui semblait bien sombre jusque-là.

Ces annonces ont eu lieu au même moment que les élections présidentielles américaines dont le résultat a été bien perçu par les marchés. La concomitance de ces évènements a permis aux places boursières européennes d’afficher des performances record au cours du mois de novembre 2020 : sur le mois, Paris gagne 20%, Francfort près de 15% et Londres plus de 12%. Les bourses du sud de l’Europe réalisent des performances encore supérieures, avec +25% pour Madrid et +23% à Milan. Jamais les indices européens, et le Cac 40 en particulier, n’auront gagné autant de terrain sur un mois.

 

Source : https://www.sudouest.fr/2021/01/04/vaccin-anti-covid-19-le-royaume-uni-veut-espacer-les-doses-un-pari-pour-des-medecins-francais-8250432-10861.php

 

Cette performance record nous permet de clôturer cette année boursière sur des niveaux encore inespérés il y a quelques mois, comme vous pourrez le voir ci-après.

On ouvre ici une parenthèse au sujet du fameux secteur de la biotechnologie qui, depuis des années déjà, accapare les podiums des plus fortes hausses ou baisses annuelles. Phénomène tout à fait compréhensible quand on sait à quoi peut se tenir l’évolution et l’avenir des entreprises de ce secteur, qui peuvent donc décoller ou sombrer en flèche vertigineuse selon une annonce d’un bon ou mauvais résultat, la progression ou le retrait d’un nouveau projet, etc. On aurait pu penser qu’une année sous l’égide d’une crise sanitaire majeure aurait pu bousculer davantage ce secteur ou le mettre plus en valeur, il n’en a finalement rien été, et vous pouvez, pour ceux que ça intéresse, lire également notre dernier article sur le sujet : Contexte sanitaire, guerre du vaccin et volatilité.

 

La chine grande « gagnante » de l’année 2020

Premier pays touché par l’épidémie de Covid-19, la Chine est d’abord fragilisée par ce virus qui la plonge dans une récession historique (-6,8% au premier trimestre 2020). Accusé d’avoir tardé à informer l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Pékin est montré du doigt. Mais les mesures de confinement des différents pays obligent le monde à se tourner vers le « made in china », et permet à la Chine de renouer avec des résultats économiques probants. Par conséquent, elle devrait être la seule économie majeure à poursuivre son expansion en 2020, selon les projections du FMI, avec une croissance attendue autour des 2%.

L’année 2020 marquera peut-être un tournant pour la Chine et pour l’équilibre de l’ordre mondial. En effet, au cours de cette année, la Chine a clairement révélé son objectif de détrôner les Etats-Unis du titre de première puissance mondiale, et a commencé à en prendre le chemin en démontrant sa supériorité face à cette crise. Mais la gestion de la pandémie n’est pas la seule démonstration de force de la Chine et en cette année particulière, Pékin démontre sa puissance sur des sujets d’avenir comme le nucléaire (premier réacteur de troisième génération en service depuis novembre), l’ordinateur quantique (nouveau record de vitesse de calcul) et la conquête de l’espace (réussite de la mission Chang’e 5 sur la Lune).

Autant d’initiatives destinées à montrer la supériorité du système socialiste aux caractéristiques chinoises, mais qui indiquent surtout qu’un an après l’apparition du Covid-19 le pays est clairement dans une phase « post-épidémie », alors que l’Occident n’en voit toujours pas la fin. Pour en savoir plus sur les réussites de la Chine en cette année 2020 si particulière, vous pouvez consulter notre article intitulé : La Chine : Grand « gagnant » de la crise sanitaire mondiale ?

 

Principaux bilans 2020 par classe d’actifs

Bilan des principaux indices européens

 

Bilan des principaux indices américains

 

Que peut-on déjà remarquer d’intéressant d’après l’observation de ces tableaux ?

– Dans un premier temps, on constate qu’en Europe, seul le Dax allemand réussit à clôturer l’année dans le vert, grappillant en effet 3,55%, tandis que son confrère français, notre Cac national, cède quant à lui 7,14%. Logiquement, l’Eurostoxx 50 (regroupant 50 des plus grandes valeurs de la zone euro, et étant en majorité proche du Cac 40) lâche pour sa part 5,14% tandis que, faisant un peu cavalier seul depuis le Brexit, le Footsie britannique abandonne 14,34%. On notera donc surtout ici que le Dax a fini par retrouver sa place de leader européen, place qu’il avait concédé ces dernières années au profit du Cac.

– Dans un deuxième temps, on remarquera qu’une fois encore, le Vieux Continent reste à la traîne face au pays de l’Oncle Sam, où es indices majeurs clôturent tous l’année dans un vert assez dispersé. Tandis qu’en effet, le Dow prend un modeste 7,25%, le S&P s’offre quant à lui 16,26%, mais le plus impressionnant, et de loin, c’est le Nasdaq qui grimpe d’environ 45% (selon que ce soit le Nasdaq 100 ou le Composite), ce qui reste sa meilleure performance sur les 20 dernières années au moins.

– Dans un troisième et dernier temps, on remarque que si le déclenchement de l’impact du Covid-19 (qui est survenu en Bourse, rappelons-le, le week-end où l’on a découvert et annoncé l’arrivée du premier véritable cluster en Italie) aura généré une perte assez homogène de 30 à 40% maximum sur l’ensemble des indices, une fois encore le Nasdaq aura amoindri les dégâts avec une chute d’environ 25%, mais, plus encore, on notera que le rebond initié depuis ce fameux point bas de mars aura été plus disparate avec un Footsie à la traîne (à peine +30%, Brexit oblige), un duo Cac-Eurostoxx autour des +55%, le Dax et le Dow au coude à coude vers les 67%, un S&P (dopé par ses valeurs Nasdaq) au-dessus des 70% et, last but not least, un Nasdaq insolent qui s’adjuge plus de 90% !

 

Ainsi, on confirme ici non seulement la poursuite de la domination américaine sur le reste du monde, mais aussi et surtout, la nouvelle cartographie du monde économique qui se profile, qui sera indubitablement axée autour de la technologie (IA, cryptomonnaie, etc.) et qui va donc totalement redessiner l’univers professionnel du futur avec la disparition inéluctable de certains métiers au profit de l’apparition des autres.

 

Focus sur le Cac 40

Comme nous venons de le voir, l’indice national de référence signe une année sans envergure. Après une forte chute due à la pandémie mondiale, le Cac, bien qu’ayant fortement rebondi depuis mi-mars également, n’a pas réussi à retrouver encore ses niveaux d’avant crise.

Quelles sont les principaux points à connaître sur l’année 2020 pour l’indice de la place parisienne ? Quelles valeurs se sont démarquées, dans le bon comme le moins bon sens du terme ? Quel palmarès pourra-t-on retenir ?

 

– D’abord, on notera que cette année aura vu environ la moitié du Cac (19 valeurs très exactement) clôturer l’année dans le vert, contre l’autre moitié donc (soit 21 valeurs) dans le rouge. L’analyse de la première partie du tableau ci-dessus montre ainsi que la moyenne des gains reste inférieure à la moyenne des pertes, et que le palmarès révèle assez le contexte global avec, en dehors de la pole position pour le solide et résilient géant du luxe qu’est Hermès, trois valeurs technologiques apparaissent dans le top 5 des plus fortes hausses annuelles, tandis que des valeurs telles qu’URW (immobilier/foncier), Airbus ou encore Total se trouvent dans le top 5 des lanternes rouges, souffrant directement ou indirectement de la crise sanitaire.

– Ensuite, on pourra relever que, si l’ensemble de l’année révèle donc un bilan mitigé, toutes les performances prises à partir du plus-bas de mi-mars sont dans le vert. Ainsi, l’analyse de la seconde partie du tableau ci-dessus indique les tops et flops 5 dudit rebond. Dans le haut du tableau, on retrouve en tête une valeur très volatile, et qui avait beaucoup souffert les années précédentes, à savoir le métallurgiste ArcelorMittal, suivi du duo des constructeurs automobile, Renault et Peugeot, qui ont bénéficié eux aussi de pas mal de rattrapage après de lourdes périodes de vache maigre. On pourra également noter la présence d’une autre valeur tech, Capgemini, qui affiche une santé très solide, s’offrant même un plus-haut de 20 ans quasiment cette année.

 

Voici maintenant un tableau récapitulatif globale des valeurs du Cac 40, avec notamment quelques précisions intéressantes à souligner :

 

Ainsi, et en dehors du classement annuel par performance, ce tableau nous permet-il de :

– Pouvoir comparer la performance annuelle globale avec celle prise en compte à partir du fameux plus-bas de la mi-mars, et de voir parfois quelques dissonances dues en partie à la volatilité différente d’une valeur à l’autre, mais également à l’ampleur de la chute du début d’année, qui varie également selon les titres en question.

– Constater que le trio majeur du luxe (Hermès, LVMH et Kering, auquel on pourra rajouter L’Oréal) aura contribué à tirer le Cac vers le haut, tandis que le trio majeur bancaire (Société Générale, Crédit Agricole et BNP Paribas, auquel on pourra rajouter l’assureur Axa) aura lui contribué à le tirer vers le bas.

– Remarquer que toutes les valeurs du Cac n’ont pas forcément vu leur plus-bas annuel se produire sur ce même plus-bas de mi-mars, ce qui n’a en effet pas été le cas pour 7 titres qui n’ont donc pas autant bénéficié de cette impulsion générale, à savoir : Carrefour, Engie, Veolia, Orange, Danone, Société Générale et la lanterne rouge URW.

– Observer enfin que 23 valeurs de l’indice phare national auront réussi à revenir au-dessus de leurs plus-hauts d’avant crise, parmi lesquelles 13 se seront même offert le luxe d’atteindre de nouveaux records historiques au cours de cette année pourtant perçue comme particulièrement difficile en dehors de la sphère boursière.

 

Savoir désormais ce que nous réserve le cru 2021 n’est bien évidemment pas une mince affaire, et les drivers principaux seront naturellement l’évolution de la pandémie [NDLR : à l’heure où nous écrivons ces lignes, les reconfinements se font à nouveau de rigueur, notamment avec le déploiement de la nouvelle souche du virus apparue au Royaume-Uni], les résultats des campagnes de vaccination, mais également les répercussions à retardement de la réalité de ce que l’économie aura subi sur cet exercice 2020 décidément bien particulier.

Pour l’heure, nous allons nous contenter de vous faire part de nos points de vue techniques sur l’ensemble des indices principaux, ainsi que sur le fameux trio étalon (or/pétrole/eurodollar), avec les niveaux clé à surveiller, notre sentiment et surtout les balises du terrain graphique.

 

Point de vue technique sur les actifs majeurs mondiaux

Il semble assez évident que la question que vont se poser désormais les investisseurs est la suivante : quel potentiel de hausse les indices ont-ils encore sous la main, et doit-on craindre une correction majeure cette année ou bien encore espérer des plus-hauts ?

Voici donc notre tour d’horizon technique, avec des graphiques pris en base hebdomadaire :

 

Analyse technique du Cac 40

Tant que notre point pivot des 5.170 ne sera pas enfoncé, la confirmation de la franche cassure des 5.615 (actuellement sous forte pression) engendrera vraisemblablement un retour sur le plus-haut d’avant crise du Covid-19 situé sur les 6.110 points en amont d’une accélération vers les 6.555 en extension. Alternativement, si les 5.170 sont nettement enfoncés, on privilégiera un test des 4.500 avant un retour vers les 4.185 points.

 

Analyse technique du Dax 30

Le Dax a terminé de peu en territoire en positif sur cet exercice 2020 difficile. Tant que notre point pivot des 12.000 n’est pas nettement enfoncé, un test des plus hauts historiques d’avant crise autour des 13.800 (désormais sous forte pression), en amont d’une accélération vers les 15.080, puis les 18.000 en extension. Alternativement, sous les fameux 12.000, une reprise de la correction vers les 10.000, avant un retour sur le seuil majeur des 9.145 points sera privilégiée.

 

Analyse technique du S&P 500

Tant que notre point pivot situé sur les 3.300 ne sera pas cassé, on s’orientera vers une poursuite de la tendance de fonds avec un premier objectif à 4.000 correspondant à un seuil psychologique ainsi qu’à la borne supérieure de notre canal haussier, puis par projection, à un second objectif autour des 4.900 points. Alternativement, le franchissement à la baisse de notre niveau pivot conduirait à un premier test du support des 2.750 avant un potentiel retour sur l’overlap des 2.150 points si l’inversion de tendance venait à se confirmer.

 

Analyse technique du Dow Jones

Tant que notre point pivot situé sur les 26.500 ne sera pas enfoncé, et avec la confirmation de la cassure des 29.700 points (sommet d’avant crise actuellement sous pression), on privilégiera une poursuite de la hausse en direction des prochains objectifs de projection situés sur les 33.280, puis les 37.500 points en extension. Alternativement cependant, la franche cassure des 26.500 conduirait à un test du support des 21.600 en amont d’un retour sur le fort overlap des 18.225 points.

 

Analyse technique du Nasdaq 100

Tout va se jouer autour du point pivot des 10.900, tant que ce niveau tient, on privilégiera une reprise de la hausse en direction des prochains objectifs de projection situés sur les 15.575, puis les 18.885 points en extension. Scénario à confirmer toutefois en dépassant les 13.000 intermédiaires (borne supérieure du canal de LT désormais sous forte pression). Alternativement, si le point pivot venait à céder, cela conduirait à un test du support les 9,000, en amont d’un possible retour vers les 6.800 points.

 

Analyse technique du Gold (or)

Après avoir dépassé ses plus-hauts historiques, l’once d’or a entamé une correction majeure qui a finalement pris la tournure d’un flag. Ce-dernier semble être terminé et rien ne sera remis en cause tant que le point pivot des 1.800 dollars ne sera pas enfoncé. Les prochains objectifs de projection se trouvent sur 2.135 puis 2.270 dollars en extension. Reprise haussière apparemment confirmée par la cassure de la borne haute dudit flag. A plus LT, seul un passage sous la borne de polarité majeure des 1.540 dollars remettrait en cause notre scénario d’appréciation.

 

Analyse technique du Brent (pétrole)

Après une chute historique entre janvier et avril 2020 qui l’a mené vers les 16 dollars, le baril de Brent a initié un rebond majeur qui lui a permis de revenir au-dessus de l’overlap clé des 45 dollars (correspondant également à un gap majeur). Au regard de l’intensité dudit rebond, on pourra désormais viser l’overlap des 58 dans un premier temps puis jusqu’aux 71,5 en amont d’une accélération vers le plus-haut d’octobre 2018 autour des 86 dollars. Alternativement sous le point pivot des 45 dollars on visera les supports de Fibonacci des 35,5 puis des 27 dollars.

 

Analyse technique de l’EUR/USD

On voit très clairement que les cours de l’EURUSD étaient enfermés au sein d’un large canal de LT légèrement descendant. Les bornes supérieures dudit canal ont très bien joué leur rôle de résistance jusqu’à récemment, où une cassure haussière est désormais avérée. Aussi, tant que notre nouveau point pivot des 1,195 ne sera pas nettement enfoncé, une hausse vers les 1,2545 puis les 1,32 sera attendue en amont d’une accélération sur les 1,4. Alternativement, sous les 1,195 il faudra rester prudent et un retour vers les 1,135 serait d’abord envisageable.

 

Perspectives 2021

L’année 2020 s’achève alors que l’Europe et les États-Unis sont au cœur d’une deuxième vague épidémique qui épargne l’Asie et creuse les écarts entre régions et pays. La crise sanitaire continuera de dicter son tempo à l’économie mondiale jusqu’à la vaccination massive des populations, soit au mieux à la fin 2021 dans certains pays, mais plus sûrement courant 2022. D’ici là, l’alternance de périodes de restrictions et de rebond de l’économie pourrait se prolonger et inhiber les choix individuels comme les projets d’embauche ou d’investissement. L’activité devrait rester sous son niveau d’avant crise jusqu’en 2022 dans la plupart des pays, voire 2023 pour les plus rudement frappés, comme la France.

 

 

L’économie mondiale devrait afficher en 2021 une croissance de 4,2% a indiqué l’OCDE, mais l’organisation basée à Paris a cependant abaissé sa prévision de croissance 2021 par rapport à son estimation de septembre, en raison de la deuxième vague de Covid-19 qui a frappé une grande partie de l’Europe et des États-Unis (la prévision précédente pour 2021 était initialement de +5%).

Dans l’ensemble, le PIB mondial devrait revenir aux niveaux d’avant crise d’ici la fin de 2021, à la faveur notamment d’une forte reprise en Chine selon les anticipations de l’OCDE. Cette reprise mondiale masque toutefois de grandes disparités, le PIB de nombreux pays étant attendu en 2022 à environ 5% en dessous du niveau d’avant crise.

La Chine sera le seul pays (suivi par l’OCDE) à enregistrer une croissance cette année, estimée à 1,8%, un chiffre inchangé par rapport aux dernières prévisions données en septembre. La croissance chinoise devrait ensuite accélérer à 8% en 2021 (donnée également inchangée) avant de ralentir à 4,9% en 2022.

La contribution des États-Unis et de l’Europe à l’économie mondiale sera plus faible au regard de leur poids. Après une contraction anticipée de 3,5% cette année, l’économie américaine devrait rebondir de 3,2% en 2021 et de 3,5% en 2022, en prenant en compte l’hypothèse d’un plan de relance suffisamment conséquent. L’économie européenne se contractera, pour sa part, de 7% cette année, selon les prévisions de l’OCDE qui anticipe par ailleurs une récession à deux chiffres dans plusieurs pays d’Europe après les deux périodes de confinement imposées pour freiner la pandémie de Covid-19. La croissance devrait revenir en Europe en 2021 avec une augmentation de 3,6% anticipée et 3,3% attendue en 2022.

Néanmoins, on relèvera que les entreprises ne se sont pas encore souvent séparées de leurs salariés et pour ce qui est des faillites, c’est la même chose : elles n’ont pas – encore – eu lieu. Le temps que le phénomène s’enclenche réellement, on peut s’attendre à un grand nombre de faillites et de pertes d’emploi en 2021.

En outre, les menaces sanitaires ne vont pas arranger les choses et c’est bien là la hantise des entreprises. Un troisième confinement, même nécessaire sur le plan de la santé, serait une catastrophe économique. Ce sont les représentants des petites et moyennes entreprises qui le disent. À cela, viennent s’ajouter le chômage partiel – dont la prise en charge va diminuer pour certains secteurs, les prêts garantis par l’État qui sont quand même censés être remboursés un jour et le moral des ménages qui, quand ils craignent pour l’avenir, épargnent au lieu de consommer.

Par conséquent, bien que cette pénible année 2020 se termine enfin, il faut tenter de rester réaliste en gardant son optimisme et en restant très prudent pour l’année 2021.

 

 

Début 2021 : quoi de neuf chez DT Expert qui va fêter ses 10 ans ?

Avant toute chose cependant, en épilogue à cet article, permettez-nous de vous souhaiter à tous une excellente nouvelle année. Qu’elle vous amène surtout paix, santé (évidemment !) et sérénité dans votre vie en général et, cerise sur le gâteau : prospérité dans votre portefeuille. L’occasion pour nous de vous remercier également car chaque année qui passe scelle un peu plus la confirmation du succès de la création et du lancement il y a presque 10 ans de Dagher Trading, devenu depuis DT Expert.

Nous espérons donc continuer à vous compter de plus en plus nombreux dans nos rangs. Soyez certains que nous ferons tout pour vous satisfaire et faire en sorte que 2021 soit à la hauteur de vos attentes !

 

Bilans consolidés du service DT Turbo depuis sa création :

Si la majeure partie de nos abonnés restent fidèles et satisfaits, il y a également des gens déçus, parfois à tort, parfois à raison. Tout dépend de leur timing d’arriver au sein de notre service. A ceux-là aussi et surtout, nous tenions à témoigner notre compréhension ainsi que notre estime, tout en leur rappelant qu’un bon money-management se mesure sur la durée.

 

Et c’est d’ailleurs l’un des axes de développement et d’amélioration que nous avons décidé de poursuivre cette année : aider nos abonnés à mettre en place non seulement de bonnes stratégies mais aussi un bon principe de money-management, afin de les assister au mieux dans la gestion de leur portefeuille, en fonction de la taille de celui-ci, de leur profil d’investisseur et de leur tolérance au risque.

 

En termes de stratégies : comment s’en sortir ?

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais très bien, celui sur lequel nous nous sommes spécialisés se tourne vers les turbos, produits dérivés à fort effet de levier, qui s’adaptent extrêmement bien aux principes de l’analyse technique grâce à leur principale caractéristique : à savoir la barrière désactivante. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

Aussi, si vous souhaitez profiter de telles recommandations n’hésitez pas à lire notre brochure détaillée afin de bien vous renseigner (notamment sur les risques encourus) et, qui sait par la suite, à nous rejoindre en cliquant ici.

 

Découvrez nos formations et bénéficiez d’une remise exceptionnelle

Vous n’êtes bien évidemment pas sans le savoir, nous vivons une époque totalement particulière, et ce, à de nombreux points de vue.

De cette époque, des changements parfois radicaux, sinon substantiels, sont venus bousculer les paysages économique, social et professionnel, et il en sort indéniablement plusieurs facteurs :

– Le télétravail a augmenté naturellement, allant jusqu’à se démocratiser au sein de tous les métiers pour lesquels cette option était envisageable.

– La situation économique pour de nombreuses personnes s’est trouvée très aggravée, sinon au moins affaiblie, particulièrement pour des professions libérales et/ou entrepreneuriales.

– Les gens ont développé de nouvelles habitudes, tant au niveau de leur consommation que de leur organisation.

Ainsi, de ces trois points majeurs ont découlé légitimement et logiquement : une aptitude à rester davantage chez soi, une appétence accrue à un monde de plus en plus virtuellement connecté, une habitude de nouveaux outils (Zoom, Teams, etc.) de visioconférence, un gain de temps dans les déplacements, et une inquiétude quant à la façon de gérer son argent, devant une crise économique majeure, et un bouleversement des paradigmes financiers.

Cependant, et de manière aussi surprenante qu’ahurissante, la Bourse s’est très vite ressaisie. Les indices majeurs, notamment américains, se portent plus que bien comme vous avez pu le lire ci-dessus. Ce qui nous a permis chez DT Expert, ainsi qu’à certains avertis, de pouvoir malgré tout en profiter, et de réaliser des gains conséquents.

C’est pourquoi, nous nous adressons à vous afin de vous proposer notre large gamme de formations. Ces formations vous permettront d’approfondir ou de parfaire vos connaissances financières et s’adressent à tout type de niveau.

Dispensées en visioconférence et de manière individuelle (il est cependant possible d’être plusieurs d’un même groupe sur demande), elles sont faciles d’accès et permettent d’appréhender les thèmes abordés de manière optimale.

Vous bénéficierez d’une constante interaction avec le formateur qualifié (minimum 10 ans d’expérience), ce qui permet une progression rapide et une validation définitive des acquis.

Enfin, car nous savons qu’il ne suffit pas de quelques heures de théorie pour acquérir des compétences, toutes nos formations seront agrémentées d’exemples concrets et de diverses mises en pratique.

Aussi, n’hésitez pas à découvrir la liste de ces formations en cliquant ici, en sachant que vous pouvez bénéficier d’une promotion exceptionnelle de 50% avec le code NEWSLETTER-50.

D’ici là, nous vous souhaitons à nouveau à tous une excellente année 2021, qu’elle vous apporte le meilleur et vous soit bénéfique en tous points, tant personnels que professionnels. Que les choix et projets que vous aurez à faire et que vous ferez aillent dans le bon sens en cette période que l’on sait tous difficile.

 

Nous vous remercions par ailleurs de votre confiance renouvelée et ferons tout pour continuer à vous satisfaire en 2021 et bien au-delà !

 

A bon entendeur…

Réalisé par Marc Dagher, assisté de Jean-François M’Bongué

www.dtexpert.com

SPECIAL TENDANCE – La Chine : grand « gagnant » de la crise sanitaire mondiale ?

Voilà un an que la pandémie de Covid-19 s’est déclenchée. Lorsqu’un premier foyer de contamination a été découvert à Wuhan, en Chine, personne n’imaginait que douze mois plus tard, ce virus serait à l’origine de plus d’un million et demi de morts et provoquerait la plus grave crise sanitaire mondiale depuis un siècle.

 

La résilience de l’économie chinoise face à la pandémie mondiale

Premier pays touché par l’épidémie de Covid-19, la Chine est d’abord fragilisée par ce virus qui la plonge dans une récession historique (-6,8% au premier trimestre 2020). Accusé d’avoir tardé à informer l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Pékin est montré du doigt. Mais les mesures de confinement des différents pays obligent le monde à se tourner vers le « made in china », et permet à la Chine de renouer avec des résultats économiques probants.

Dans sa volonté de devenir la première puissance économique du monde, la Chine vient incontestablement de marquer des points. Elle devrait être la seule économie majeure à poursuivre son expansion en 2020, selon les projections du FMI (Fonds Monétaire International). Pendant que les Etats-Unis et l’Europe sont empêtrés dans une deuxième vague de Covid-19, Pékin, grâce à une meilleure maîtrise de l’épidémie, a retrouvé bien plus rapidement le chemin de la croissance.

Le PIB (Produit Intérieur Brut) chinois a progressé de 4,9% au troisième trimestre, selon les statistiques publiées le 19 octobre dernier. Sur l’année, le FMI prévoit une croissance légèrement inférieure à 2%, contre un recul de 4,3% aux Etats-Unis et de 8,3% dans la zone euro (dont 9,8% pour la France), mettant en lumière les soucis des occidentaux face à un régime autoritaire ayant su prendre les mesures nécessaires pour redresser l’activité de son pays.

Certes, Pékin n’a pas pu éviter un décrochage par rapport à 2019 où le PIB avait progressé de 6,1%, néanmoins l’économie chinoise fait preuve d’une certaine résilience. Ces bons résultats viennent conforter la rhétorique officielle du régime, qui n’a de cesse de vanter la résilience de l’économie chinoise malgré un choc initial très violent. Ces chiffres semblent aussi valider la politique menée par le dirigeant chinois, Xi Jinping, qui avait imposé, en début d’année, des mesures draconiennes pour contenir la propagation du coronavirus sur son territoire.

 

Source : https://www.dw.com/fr/le-coronavirus-reprend-de-la-vigueur-en-chine-et-en-inde/a-53846199

 

Si le pays porte une responsabilité majeure dans la propagation du virus en ayant caché à la communauté internationale la gravité de la situation en janvier à Wuhan, premier épicentre de la pandémie, il faut reconnaître que le régime de Xi Jinping a réussi à endiguer le fléau pour faire repartir au plus vite son économie. Quand l’Europe et les États-Unis déplorent chaque jour des dizaines de milliers de cas de contamination, Pékin parle d’une douzaine de malades.

 

Remise en cause des bons chiffres chinois 

Au-delà du tableau idyllique que le régime veut donner, le pays ne sort pas indemne de cette période. Le premier trimestre 2020 correspond à la première contraction du PIB de la Chine depuis 1992, année de l’introduction des statistiques officielles sur la croissance. Ce déclin est plus important que ne l’anticipaient en moyenne les analystes (-6,5% selon le consensus).

La croissance reste insuffisante pour endiguer le chômage. En l’absence de filet social, que ce soit en matière de santé, de retraite ou d’éducation, des millions de chinois ont basculé ces derniers mois dans la précarité. Rien ne dit que la reprise de la consommation observée cet été sera durable, d’autant que la hausse de l’endettement des ménages prend des proportions inquiétantes.

Sur le plan industriel, l’économie chinoise s’est remise en ordre de marche dès le mois d’avril. La montée en puissance de la production a permis à la Chine d’augmenter sa part des exportations mondiales. Profitant des mesures de confinement à l’étranger, Pékin a massivement exporté du matériel médical pour suppléer aux pénuries mondiales, ainsi que du matériel informatique, alors que les entreprises occidentales basculaient vers des mesures de télétravail. Parallèlement, les plans de soutien à la consommation des gouvernements étrangers ont alimenté la demande d’importations en provenance de Chine.

Dans ce contexte, l’économie chinoise affichait en novembre 2020 un excédent commercial record pour le quatrième mois consécutif, en hausse de 21% par rapport à novembre 2019 et de 11,4% par rapport à octobre 2020. Alors que les importations ont progressé moins que prévu, de 4,5% (contre 5,3% attendu), le pays dégage un excédent de 75,4 milliards de dollars (62,3 milliards d’euros).

Néanmoins cette relance de l’excédent commercial chinois, qui avait chuté ces dernières années, n’est pas sans risque. Elle est de nature à nourrir les ressentiments vis-à-vis d’un pays qui refuse toujours de se conformer aux règles du commerce international. Entre les transferts de technologie imposés aux firmes étrangères, le manque de transparence des subventions publiques et la question des surcapacités industrielles qui incitent à pratiquer le dumping (pratique visant à abaisser les coûts de production en abaissant le coût de la main-d’œuvre), les sujets de friction sont nombreux.

 

Source : https://www.capital.fr/economie-politique/commerce-reprise-des-negociations-entre-la-chine-et-les-etats-unis-dans-un-climat-apaise-1349452

 

Les Etats-Unis de Donald Trump ont été les premiers à se rebeller et bien que le futur président américain, Joe Biden, soit plus modéré que son prédécesseur, la tension avec Pékin ne va pas s’apaiser d’elle-même. Quant aux Européens, ils semblent prêts à se départir de la naïveté dont ils ont fait preuve ces dernières années en dépendant moins de la deuxième puissance mondiale et en lui opposant un langage plus ferme.

En d’autres termes, l’économie chinoise repart plus vite, mais le succès relatif du pays pourrait rallumer une guerre commerciale qui risque de prendre cette fois une dimension mondiale. Dans ce contexte, elle prend de l’avance en entrant en collaboration rapprochée avec ses voisins asiatiques.

 

Accord de libre-échange Asie-Pacifique : le RCEP

Tandis que les Etats-Unis sont embourbés dans la pandémie et dans une transition présidentielle difficile, la Chine continue d’avancer ses pions en signant, mi-novembre, un accord commercial réunissant quinze pays d’Asie et du Pacifique (aux divergences stratégiques parfois fortes), soit la plus vaste zone de libre-échange au monde. L’Inde, qui s’est récemment rapprochée des Etats-Unis, en est la grande absente.

Lancées à Bali en Indonésie en 2011, les négociations du plus grand accord de libre-échange de la planète ont été conclues le dimanche 15 novembre dernier à Hanoï, au Vietnam. Les dirigeants de quinze pays d’Asie et du Pacifique se sont retrouvés virtuellement, à l’occasion d’un sommet en ligne, pour signer l’acte de naissance du RCEP (Regional Comprehensive Economic Partnership ou en français Partenariat régional économique global) qui va graduellement faire baisser les tarifs douaniers appliqués à la plupart des marchandises échangées dans la région.

Ces quinze Etats sont la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et les dix pays membres de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean) : Vietnam, Malaisie, Singapour, Brunei, Indonésie, Philippines, Thaïlande, Laos, Myanmar et Cambodge. Cette vaste zone d’échanges représente environ 30% du PIB mondial ainsi que 30% de la population, soit environ 2,2 milliards de consommateurs concernés.

 

Source : https://asiasociety.org/policy-institute/rcep-agreement-another-wake-call-united-states-trade

 

En l’absence de l’Inde et en raison du peu d’enthousiasme des Etats-Unis pour les grandes négociations multilatérales, cet accord renforce le rôle central de la Chine dans la région, malgré les fortes divergences stratégiques entre, notamment, Pékin d’un côté, Tokyo et Canberra de l’autre.

Le RCEP, qui montre que l’Asie se projette déjà dans un monde « post-Covid », comprend plusieurs chapitres incluant particulièrement le commerce (physique et électronique), l’investissement et la propriété intellectuelle. C’est le premier accord commercial conclu entre les trois principales économies de la région, la Chine, le Japon et la Corée du Sud. Les négociations de cet accord s’étaient fortement accélérées à partir de 2017, l’Asie voulant préserver sa croissance face au protectionnisme de l’administration Trump.

 

La page Covid d’ores et déjà tournée !

L’année 2020 sera une année noire pour de nombreux de pays, mais elle marquera peut-être un tournant pour la Chine et pour l’équilibre de l’ordre mondial. En effet, au cours de cette année, la Chine a clairement révélé son objectif de détrôner les Etats-Unis du titre de première puissance mondiale, et a commencé à en prendre le chemin en démontrant sa supériorité face à cette crise qu’elle maitrise bien plus que les 19 autres membres du G20 qui devraient tous connaître une récession cette année.

Mais la gestion de la pandémie n’est pas la seule démonstration de force de la Chine et en cette fin d’année 2020, Pékin multiplie les annonces spectaculaires :

  • Le raccordement au réseau électrique le 27 novembre, de Hualong One, le premier réacteur chinois nucléaire de troisième génération à eau pressurisée, marquant, selon son constructeur CNNC, « la fin du monopole étranger sur le nucléaire ».
  • L’annonce par Pékin, vendredi 4 décembre, d’un nouveau record dans la vitesse de calcul offert par le prototype d’ordinateur quantique chinois nommé Jiuzhang: celui-ci serait capable de calculer en deux cents secondes une opération qui aurait pris 600 millions d’années à un superordinateur dit « classique ».
  • L’introduction à la Bourse de Hongkong de la division santé du géant du commerce en ligne com le mardi 8 décembre qui est la plus grosse opération boursière de l’histoire du secteur de la santé en Asie et la plus grosse introduction depuis le début de l’année à la Bourse de Hong Kong. Une opération ayant rapporté 3,5 milliards de dollars et qui illustre l’opportunité que la crise due au Covid-19 représente pour la technologie chinoise.
  • Le retour sur Terre, mercredi 16 décembre, de la mission Chang’e 5, qui a permis à la Chine de rapporter des échantillons de la Lune après une mission remarquablement bien maîtrisée et en seulement un peu plus de trois semaines. Après les États-Unis et la Russie, elle est le troisième pays à réussir un tel exploit.
  • Lancement d’une monnaie dématérialisée chinoise qui devrait voir le jour dans l’intégralité du pays courant 2021 (déjà en test dans quelques régions). Ce yuan numérique n’est pas un bitcoin à la chinoise. En effet il ne s’agit pas d’une cryptomonnaie sans banque centrale dont le cours fluctue au gré des transactions. Cette devise, baptisée DCEP (Digital Currency Electronic Payment) en attendant sa dénomination définitive, n’est rien d’autre que le petit frère numérique du yuan en billets matérialisés et sa diffusion continuera à être contrôlée par la Banque centrale et les institutions financières classiques chinoises.

Autant d’initiatives destinées à montrer la supériorité du système socialiste aux caractéristiques chinoises, mais qui indiquent surtout qu’un an après l’apparition du Covid-19 le pays est clairement dans une phase « post-épidémie », alors que l’Occident n’en voit toujours pas la fin.

 

 

Les bons chiffres chinois : trop beau pour être honnête ?

Selon plusieurs économistes et analystes interrogés par le quotidien britannique The Guardian, « les chiffres de la croissance ne semblent pas coller » ajoutant que des ajustements ont probablement eu lieu pour rendre les chiffres de 2020 plus séduisants. En effet il semblerait que certaines données pour calculer la performance économique en septembre 2019 semblent avoir été reportées sur octobre, ce qui a pour conséquence de doper artificiellement les résultats de septembre 2020 par rapport à l’an dernier.

Cette cuisine statistique interne n’aurait, cependant, pas eu d’impact majeur sur les chiffres de la croissance, estiment certains analystes. Mais les incohérences dans la manière de comptabiliser les investissements dans les infrastructures apparaissent beaucoup plus troublantes. Des milliards de yuans (plusieurs centaines de millions d’euros) injectés dans des projets d’infrastructure en 2019 semblent avoir disparu des données officielles, ce qui a permis à Pékin de rendre compte d’une hausse des investissements depuis le début de l’année 2020 qui apparaît douteuse à Leland Miller, directeur de China Beige Book Consultancy, un cabinet américain d’analyse des données sur l’économie chinoise.

 

Source : https://asialyst.com/fr/2020/01/30/economie-coronavirus-plus-menacant-que-sras-pour-chine-monde/

 

Ces critiques à l’égard des données officielles ne sont pas isolées, des observateurs avaient déjà remis en cause le rebond de l’économie chinoise au deuxième trimestre : « Il n’y a eu aucune croissance chinoise au deuxième trimestre », avait en effet affirmé en juillet Derek Scissors, spécialiste de l’économie chinoise pour l’American Enterprise Institute, qui ne croyait en aucun cas aux chiffres avancés par Pékin.

Selon ce dernier, une hausse de la production industrielle de 4,8% en juin 2020 par rapport à la même période l’an passé est « difficilement envisageable alors que seulement 60% des entreprises avaient rouvert leurs portes ». Idem pour le secteur des services : le tourisme, la restauration et le divertissement affichent officiellement des progressions de près de 2% par rapport à 2019 ce qui est « arithmétiquement impossible à réaliser » alors que plus de 10% des entreprises de ce secteur n’avaient pas encore repris leurs activités fin juin et que le tourisme international était en berne.

La remise en cause des chiffres de la croissance chinoise est presque une discipline économique à part entière depuis le début des années 2000. « Il n’y a aucune transparence dans les statistiques officielles et il faut les manier avec des pincettes car on ne sait pas précisément comment elles sont construites », explique Mary-Françoise Renard, directrice de l’IDREC (Institut français de recherche sur l’économie de la Chine).

Malgré ces suspicions, on ne peut nier l’évidence que l’économie chinoise se porte bien, ou du moins, bien mieux que celle des autres grandes puissances mondiales. De plus, si la Chine cherche à embellir un peu son bilan 2020, c’est parce qu’elle a l’image du pays d’où est partie la pandémie de Covid-19 et Xi Jinping veut utiliser l’économie pour redorer le blason national.  Démontrer que Pékin peut en effet toujours jouer son rôle de moteur de la croissance mondiale semble être, pour le dirigeant chinois, un bon moyen d’améliorer le climat de défiance à l’égard de la Chine qui s’est installée sur la scène internationale.

Pour ce faire, il faut aussi rassurer les entreprises étrangères : la crise sanitaire et l’interruption des échanges mondiaux ont mis en lumière les risques de trop de dépendance à la Chine pour les approvisionnements. Certains pays ont donc commencé à relocaliser leurs entreprises hors de Chine, et, en affichant des performances économiques particulièrement flatteuses, Pékin espère convaincre ces groupes que le marché chinois est celui qui présente encore le plus d’opportunités.

 

Analyse des principaux indices boursiers chinois 

Hang Seng Index : indice de la place boursière de Hong Kong

Sur ce graphique en base journalière de l’indice de la Bourse de Hong Kong, on constate que les cours ont progressé fortement depuis les points bas de début d’année 2020 passant de 21.000 points à 27.000 points au début du mois de décembre, et revenant quasiment sur leurs niveaux d’avant crise.

Dans cette configuration, tant que notre niveau pivot des 25.200 points (ligne bleue) ne sera pas franchi, nous privilégions un scénario haussier avec un objectif à 29.000 points, tout en surveillant la droite de tendance baissière (rouge) partant du sommet de 2018 qui pourrait faire obstacle à la progression de l’indice. Alternativement, la franche cassure de notre niveau pivot nous conduirait à revenir sur des niveaux inférieurs autour des 23.000 points d’indice.

 

Shanghai Stock Exchange Composite : indice de la place boursière de Shanghai

 

Sur ce graphique en base journalière de l’indice de la Bourse de Shanghai, on remarque que depuis son point du début d’année 2020, l’indice a connu une belle progression, dépassant largement ses niveaux d’avant crise. On remarque aussi que depuis août 2020, l’indice oscille entre 3.200 et 3.450 points.

Dans cette configuration, tant que notre niveau pivot autour des 3.200 points (ligne bleue) ne sera pas franchi, nous privilégions un scénario haussier avec un objectif à 3.600 points correspond au précédent plus-haut de 2018. Alternativement, la franche cassure de ce niveau nous conduirait à revenir tester les 3.000 points (pointillés rouges).

 

Vous voulez dynamiser votre portefeuille ?

De nombreux moyens permettent de profiter des mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais, nous sommes spécialisés sur les produits dérivés à effet de levier, les turbos. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ». Ou encore, sur les produits similaires, Leverage/Short, avec des effets de levier fixes.

Il existe chez la plupart des émetteurs de turbos, de nombreux produits permettant d’intervenir les variations des cours des indices mondiaux comme de nombreux autres sous-jacents. Par ailleurs, sachez que DT Expert, est en étroite collaboration avec ces émetteurs, et a désormais la possibilité d’obtenir des turbos sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

Les turbos sont des instruments financiers complexes présentant un risque de perte en capital. Les pertes peuvent être extrêmement rapides.

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SPECIAL HORS SERIE – Les IPO (introductions en bourse) : un baromètre souvent révélateur.

Le nombre d’introductions en Bourse ou IPO (pour Initial Public Offering), réalisées au titre du troisième trimestre 2020, a bondi au niveau mondial malgré des niveaux de volatilité élevés dus notamment au Covid-19.

D’après le dernier rapport Global IPO Watch du cabinet de conseil et d’audit PwC France, rien que sur la période juillet-septembre, 477 introductions en Bourse ont été comptabilisées dans le monde, levant un montant total de 116,7 milliards de dollars, contre « seulement » 186 transactions pour 42,3 milliards de dollars au deuxième trimestre 2020.

 

 

En Europe, au Moyen-Orient et en Afrique, l’activité s’est montrée modérée, avec 41 transactions qui ont permis de lever 7,4 milliards de dollars (T2 2020 : 16 transactions pour 4,6 milliards de dollars). En revanche, en Asie-Pacifique, on constate une forte hausse avec 256 transactions totalisant 38,3 milliards de dollars durant le trimestre (T2 2020 : 104 transactions pour 12,1 milliards de dollars).

Les fonds levés par les IPO aux Etats-Unis ont quant à eux augmenté de manière significative avec 180 transactions réalisées qui ont permis de lever 71 milliards de dollars (T2 2020 :  66 transactions/25,6 milliards de dollars). Environ 50% des fonds levés par les IPO américaines proviennent de SPAC (Special Purpose Acquisition Companies) qui sont des sociétés d’acquisition à vocation spéciale, formées uniquement pour lever des capitaux par le biais d’une offre publique initiale.

Malgré ces bons chiffres, les craintes actuelles relatives à l’évolution de la pandémie et à l’impact des nouvelles mesures de confinements dans différents pays venant s’ajouter au stress engendré par les élections présidentielles américaines du mois de novembre, ont représenté des obstacles conséquents et ont créé un climat d’incertitude pour les sociétés souhaitant faire leur entrée en bourse en cette fin d’année. Néanmoins la tendance du troisième trimestre semble se confirmer avec des IPO de grandes sociétés à saluer en cette fin d’année 2020.

 

IPO internationales

  • Airbnb

Airbnb est une société de service de plateforme communautaire payant de location de logements de particuliers fondée en 2008. Ce service permet à des particuliers de louer tout ou une partie de leur propre habitation comme logement d’appoint. Le site offre une plateforme de recherche et de réservation entre la personne qui met à disposition son logement (le bailleur) et un locataire. Il couvre plus de 1,5 million d’annonces dans plus de 34.000 villes et 191 pays.

Après avoir hésité pendant des années à faire entrer Airbnb en bourse, préférant le financement par capital-risque, Brian Chesky, le PDG du groupe, a finalement succombé à la pression des investisseurs en 2019, déclarant que sa société serait cotée en bourse l’année suivante.

 

Source : https://qz.com/706767/racist-hosts-not-hotels-are-the-greatest-threat-to-airbnbs-business/

 

Avec l’arrivée de la pandémie, qui a mis à mal les affaires d’Airbnb au printemps 2020, certains observateurs ont douté que le site puisse réaliser son IPO. Cependant, le groupe a approuvé l’introduction en Bourse fin juillet, mettant en avant que l’exode des citadins vers les campagnes a permis de soutenir l’activité d’Airbnb en cette période difficile pour son secteur. La société a même révélé des bénéfices surprenants de 219 millions de dollars au troisième trimestre 2020 (la plateforme n’a en revanche réalisé aucun bénéfice annuel sur l’exercice 2020).

Le groupe Airbnb est donc entré à Wall Street le jeudi 10 décembre 2020, au sein de l’indice Nasdaq, avec une action introduite à 68 dollars – bien au-dessus de la fourchette indicative de prix initiale qui était comprise entre 56 et 60 dollars – et a terminé à 144,71 dollars, soit une progression de 113%. Cette opération lui a permis de récupérer 3,4 milliards de dollars. A ce niveau, en incluant les titres accordés aux salariés, Airbnb est valorisé à plus de 100 milliards de dollars selon Bloomberg.

On notera que la capitalisation boursière d’Airbnb est supérieure à celle des trois plus grandes chaînes hôtelières du pays réunies alors que le groupe ne possède aucun parc hôtelier. A titre de comparaison, les capitalisations boursières de Marriott International, Hilton Worldwide et Hyatt Hotels s’élèvent en effet respectivement à 43 milliards, 39 milliards et 8 milliards de dollars, soit 90 milliards à eux trois.

 

  • DoorDash

DoorDash est une entreprise américaine basée à San Francisco, spécialisée dans la livraison de nourriture. En juin 2019, la société devient le leader aux États-Unis de la livraison à domicile de plats préparés, devant ses concurrents Uber Eatset Grubhub, avec 49% de part de marché (contre respectivement 22% et 20% pour ces derniers). Le 27 février 2020, l’entreprise a annoncé qu’elle avait déposé un dossier confidentiel pour être rendue publique et faire son IPO courant 2020.

Fondée en 2013, DoorDash est soutenu par le Vision Fund géré par le géant technologique japonais SoftBank Group, la société de capital-risque Sequoia Capital et le fonds souverain Government of Singapore Investment. L’entreprise a essuyé une perte de 43 millions de dollars au troisième trimestre 2020 suite à l’évolution de la pandémie de coronavirus, après avoir déclaré son premier bénéfice trimestriel trois mois plus tôt (à hauteur de 23 millions de dollars). En revanche, ses revenus se sont envolés sur un an passant de 239 à 879 millions de dollars.

 

Source https://moneyinc.com/doordash/

 

Le leader américain de la livraison de repas a fait ses débuts à Wall Street jeudi 10 décembre. Si l’IPO de la firme californienne fait moins parler que celle d’Airbnb, dont les premiers échanges se sont révélés être un succès retentissant, elle constitue à ce jour la troisième plus importante opération de l’année outre-Atlantique. DoorDash rejoint ainsi d’autres grandes entreprises de la Silicon Valley, dont Palantir Technologie, Snowflakeet tout dernièrement Airbnb, qui ont connu des débuts en fanfare à Wall Street ces derniers mois : signe de l’engouement actuel du marché envers les « licornes » américaines qui choisissent le chemin de Wall Street pour poursuivre leur développement.

Le groupe avait initialement fixé son prix d’introduction entre 75 et 85 dollars avant de le porter entre 90 et 95 dollars par action. Lors de son introduction, le titre a fait un bond de 92% clôturant à 189,51 dollars permettant à DoorDash de lever 3,37 milliards de dollars pour une capitalisation atteignant 60 milliards de dollars au premier jour de cotation.

Néanmoins, la fièvre commence à retomber autour des introductions en Bourse de ces « licornes » à Wall Street. Après l’envolée spectaculaire de leur premier jour de cotation, Airbnb et DoorDash ont cédé du terrain. Airbnb a perdu plus de 10% en deux séances, tandis que DoorDash reculait de 15% en trois séances. Toutefois, ces sociétés sont très largement en hausse par rapport à leur prix d’introduction en Bourse (+46% pour Doordash et +91% pour Airbnb).

 

  • Wish

Wish est une plateforme de commerce en ligne, fondée en 2010 qui facilite les transactions entre vendeurs et acheteurs. Elle est exploitée par ContextLogic Inc. à San Francisco. La plateforme utilise des technologies de navigation qui personnalisent les achats pour chaque client, plutôt que de s’appuyer sur un format de barre de recherche. Cela permet aux vendeurs de lister leurs produits sur Wish et de vendre directement aux consommateurs. Il s’agit donc d’une forme d’intermédiaire qui gère les paiements mais ne stocke pas les produits et ne gère pas les retours (à la différence de son concurrent, le géant Amazon).

À l’instar d’autres grands sites de commerce électronique qui proposent des vendeurs indépendants, Wish a été critiqué pour avoir répertorié des produits de mauvaise qualité ou contrefaits. Les clients se sont plaints du manque de communication des vendeurs et de la qualité. En conséquence de quoi le groupe a embauché Connie Chang, un ancien employé de Facebook, pour organiser une communauté d’environ 10.000 utilisateurs ayant pour objectif de dénoncer les mauvais vendeurs en échange de produits gratuits et de réductions.

Wish est la première application de shopping en Grèce, en Finlande, au Danemark, au Costa Rica, au Chili, au Canada et au Brésil. Environ deux tiers de sa clientèle vie en dehors des Etats-Unis où le marché est monopolisé par Amazon. Aujourd’hui, le groupe revendique plus de 500 millions d’utilisateurs, plus d’un million de marchands, plus de 200 millions de produits dans son catalogue pour un chiffre d’affaire annuel de plus d’un milliard de dollars (et un chiffre d’affaire prévisionnel 2020 proche des deux milliards).

 

Source : https://ecommercenews.eu/swedish-wish-customers-will-get-their-orders-faster/

 

 

Pas encore rentable mais bénéficiant clairement de l’effet Covid qui a dopé les ventes en lignes dans le monde entier, la société californienne a réalisé son IPO à Wall Street le jeudi 17 décembre 2020. Avant ce tour de financement, la société était valorisée à 11,2 milliards de dollars par la dernière levée de fonds menée par General Atlantic en 2019 et d’un montant de 300 millions de dollars. La société a levé un total de 2,1 milliards de dollars de fonds privés depuis sa fondation en 2010.

Le groupe anticipait, à l’issue de son introduction, une capitalisation boursière de l’ordre de 17 milliards de dollars. Mais la première journée de négociation a été plus compliquée que prévu, avec un titre qui a chuté de 16% passant de 24 dollars à 20,05 dollars par action pour une capitalisation avoisinant les 13,5 milliards de dollars « seulement ».

 

IPO françaises 

Outre-Atlantique, Airbnb et DoorDash sont frappés de plein fouet par la crise du Covid-19, et ont malgré tout, lancé leur IPO avec un grand succès, alors qu’à la Bourse de Paris, seuls les dossiers portés par la crise sanitaire ont pu sauter le pas en 2020.

 

  • Nacon 

Nacon est une entreprise française, filiale autonome de BigBen Interactivecréé en 1981 et spécialisée dans les périphériques gaming (manettes, casques…) mais également sur l’édition des prochains jeux du groupe. Nouvelle venue en Bourse, cette entité a été créée en octobre 2019 et appartient donc à Bigben Interactive,qui reste l’actionnaire majoritaire au terme de l’IPO.

Le groupe a réalisé son introduction le 4 mars 2020, avec une levée de fonds de 100 millions d’euros sur la base d’une valorisation dans la moitié haute de la fourchette à 5,50 euros par action (fourchette indicative entre 4,90 et 5,80 euros) amenant le groupe à une valorisation de 458 millions d’euros.

 

  • Energisme

Energisme est une société qui fournit une plateforme logicielle dédiée à la performance énergétique et environnementale. Véritable hubdigital facilitant l’acquisition de données massives et hétérogènes, la plateforme d’Energisme intègre des services intelligents de traitement de données. Elle permet de détecter les pistes d’optimisation pour réduire les consommations et les factures d’énergie et de développer une valeur économique pour tous les acteurs de l’écosystème.

Source : https://energisme.com

 

La société s’est introduite à la Bourse de Paris le 16 juillet 2020 suite à l’admission aux négociations de 6.036.920 actions qui composent son capital au prix de 4,65 euros par action. Cette introduction à permis au groupe de lever près de 8 millions d’euros, pour une capitalisation boursière s’élevant à 28 millions d’euros.

 

  • Ecomiam

Ecomiam est une chaine de magasins, particulièrement développés en Bretagne et en Loire-Atlantique, qui vendent des produits surgelés d’origine française en réduisant le nombre d’intermédiaires. L’ambition de Daniel Sauvaget, son fondateur, est de rendre accessible la qualité tout en rémunérant correctement les filières de production dans une logique « d’alimentation éthique ».

La société s’est introduite le 6 octobre 2020, au prix de 11,50 euros par action. Alors qu’elle visait à lever une dizaine de millions d’euros, le total des ordres de souscription a représenté 40,2 millions d’euros dont 9,2 millions d’euros d’actions collectivement demandées par 4.969 investisseurs individuels, soit un taux de souscription 8,4 fois supérieur à la part de l’offre qui leur était réservée.

 

  • Alchimie

Le groupe Alchimie est un éditeur et distributeur de chaînes de télévision thématiques en OTT (Over The Top), c’est-à-dire qu’il désigne les contenus proposés au moyen d’une connexion Internet, mais sur lesquels le fournisseur d’accès Internet n’a aucun contrôle, ni aucune emprise. On parle aussi de service par contournement. Le fonctionnement de la télévision dépend en effet d’un intermédiaire, ainsi le type de contenu et les heures de diffusion sont et seront toujours dictés par cet intermédiaire qui détient le câble ou le satellite de diffusion.

Issu du giron de Lagardère, devenu indépendant en 2016, Alchimie a donné le 23 novembre 2020 le coup d’envoi de son introduction sur Euronext Growth Paris. Le prix de l’introduction en bourse était fixé à 16,20 euros par action, dans la partie plutôt basse d’une fourchette proposée de 15,5 à 20,96 d’euros. L’offre a été souscrite à 100%, et bien que lors des premières négociations, le titre a perdu 10%, cette introduction a permis à la société de lever 17,9 millions d’euros, la mettant dans de bonnes dispositions pour préparer son année 2021 avec le futur lancement de 55 chaines de télévision d’ici le mois de mars.

 

  • Winfarm

Winfarm accompagne tous les acteurs du monde agricole dans une perspective d’évolution de ce marché. Le groupe se veut le leader français de la vente à distance pour le monde agricole. Il propose ses services dans l’agro fourniture, sous la marque Vital Concept, pour la vente à distance de produits à destination du monde agricole, des métiers du cheval et des professionnels des espaces verts ; l’agro nutrition, sous la marque Alphatech, pour la fabrication de solutions innovantes en santé, nutrition et hygiène animale ; l’agro conseil, activité historique du groupe, sous la marque Agri-Tech Services, pour l’accompagnement technique et la formation des agriculteurs ; l’agro expérimentation, au travers de la ferme expérimentale Bel-Orient, afin de tester et valider les innovations internes du groupe et les offres du marché.

 

Soure : http://agro-mundi.com/index.php/2020/11/18/lancement-de-lintroduction-en-bourse-de-winfarm/

 

Le groupe s’est introduit le 4 décembre 2020 sur Euronext Growth Paris. L’AMF (Autorité des Marchés Financiers) avait approuvé son prospectus le 20 novembre 2020. Avec cette introduction, il entendait lever 15,4 millions d’euros. Lancé à 35 euros par action, le titre a pris un peu plus de 1% pour son premier jour de négociation permettant à Winfarm d’être valorisé à 67,8 millions d’euros.

 

Une potentielle IPO record avortée : Ant Group 

Ant Group est le bras financier du géant Alibaba, principale plateforme de commerce en ligne chinoise. Le pilier historique d’Ant Group est l’application de paiement Alipay, que les Chinois utilisent quotidiennement pour régler leurs achats en ligne depuis leurs smartphones.

Alipay est donc l’équivalent chinois de PayPal, à ceci près que le volume de transactions gérés est 24 fois supérieur. En 2019, Alipay avait mis en relation 700 millions d’utilisateurs et 80 millions de commerçants pour un montant total de 17 trillions de dollars de transactions. Sachant qu’Alipay perçoit 0,1% de frais de transaction en moyenne, on peut estimer son chiffre d’affaire sur l’exercice 2019 à 17 milliards de dollars. Dans le cadre de son IPO prévue initialement pour décembre 2020, le groupe a annoncé un chiffre d’affaires de 72,5 milliards de yuans (environ 10 milliards de dollars) au premier semestre 2020, soit une hausse de près de 40% par rapport au premier semestre 2019.

Ant Group, séparé d’Alibaba depuis plusieurs années, a décidé de répliquer la stratégie de ce dernier en élargissant son champ d’action. Son application Alipay s’est récemment diversifiée dans le secteur du crédit, de la gestion de patrimoine, des voyages ou encore de la livraison de repas.

L’IPO d’Ant Group, conjointement prévue sur les Bourses de Hong Kong et de Shanghai, s’annonçait historique à plus d’un titre. Au-delà de sa taille inégalée, avec une levée de 37 milliards de dollars (le record étant détenu par Saudi Aramco, le géant pétrolier saoudien,avec sa levée de 29,4 milliards de dollars l’an dernier), elle sacralisait pour la première fois l’apparition d’un nouvel entrant chinois dont la capitalisation boursière était supérieure à celle du plus grand acteur existant occidental : en l’occurrence, la banque américaine JP Morgan. Après avoir été l’usine du monde et être devenue son centre de R&D, la Chine, par cette introduction, souhaitait envoyer un message à l’Occident et ambitionnait désormais d’en devenir également le majordome, grâce à la refonte digitale des industries de services.

Source : https://www.carnetsdubusiness.com/Alibaba-prepare-la-plus-grande-introduction-en-bourse-de-l-histoire_a2464.html

 

Finalement, cette introduction n’a pas eu lieu.A la dernière minute, le régulateur chinois des marchés est intervenu pour suspendre l’opération prétextant que la fintech ferait de l’ombre aux banques publiques chinoises, soumises à des règles plus strictes. Mais la véritable raison du rejet de l’introduction d’Ant Group pourrait venir du régime chinois qui n’est pas disposé à tolérer qu’un pôle de pouvoir aussi important puisse lui échapper.

En proposant 3,3 milliards de titres à parts égales sur les deux places de Shanghai et de Hong Kong, Ant Group espérait lever 37 milliards de dollars, ce qui aurait valorisé le groupe à 316 milliards de dollars. Soit plus que les illustres banques américaines JP Morgan ou Bank of America. L’annulation de cette IPO est une déception énorme pour les investisseurs qui avaient réussi à réserver des titres et espéraient gagner entre 20% et 30% au cours de la première journée de négociation.

 

Un autre moyen de lever des fonds : Initial Coin Offering (ICO)

Une Initial Coin Offering (ICO, littéralement : « offre de pièce initiale ») est une méthode de levée de fonds fonctionnant via l’émission d’actifs numériques échangeables contre des cryptomonnaies durant la phase de démarrage d’un projet. Ces actifs, appelés « tokens» (jetons numériques), sont émis et échangés grâce à la technologie blockchain (pour en savoir plus sur la blockchain et les crypto-monnaies, retrouvez notre article sur ce sujet lien).

Les ICO sont généralement comparées aux IPO classiques, toutefois les deux méthodes diffèrent en plusieurs points. La principale différence tient au fait qu’une introduction en bourse traditionnelle permet à des investisseurs d’acquérir des parts de capital d’une entreprise, alors qu’une ICO permet d’acquérir des jetons numériques qui le plus souvent ne représentent pas des parts du capital. Ces jetons représentent, par exemple, un droit d’usage du service qui est appelé à être développé. À la suite d’une ICO, les jetons deviennent échangeables sur des plateformes de crypto-actifs.

Comme les fonds sont levés sur Internet, tout le monde peut participer à une ICO. « Quand une entreprise fixe une date, l’ICO s’ouvre et tout le monde peut investir en même temps. Plus elle communique bien en amont, plus le montant recherché est atteint rapidement », résume Edouard Vallet, secrétaire de l’association Le Cercle du Coin. La durée et le montant de la levée de fonds sont prévus avant le lancement de l’ICO et ne peuvent pas être modifiés en cours de route. Une fois le montant atteint, les paiements suivants sont automatiquement refusés.

Néanmoins, une ICO présente quelques désavantages : il n’existe en effet aucune garantie pour les investisseurs et il est difficile pour eux de vérifier la pertinence et la qualité d’un projet qui n’existe pas encore. De plus, contrairement à une bourse, aucun organe de contrôle ne régule le marché et donc n’importe qui peut émettre des titres numériques, ce qui engendre mécaniquement de multiples malversations. Enfin, l’évolution des cours des cryptomonnaies étant liée à une forte spéculation qui induit une très grande volatilité, les ICO sont peu sécurisées et peuvent perdre beaucoup de valeurs en l’espace de quelques jours (voire même quelques minutes).

 

Vous voulez dynamiser votre portefeuille ?

De nombreux moyens permettent de profiter des mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais, nous sommes spécialisés sur les produits dérivés à effet de levier, les turbos. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ». Ou encore, sur les produits similaires, Leverage/Short, avec des effets de levier fixes.

Il existe chez la plupart des émetteurs de turbos, de nombreux produits permettant d’intervenir les variations des cours des différentes IPO comme de nombreux autres sous-jacents. Par ailleurs, sachez que DT Expert, est en étroite collaboration avec ces émetteurs, et a désormais la possibilité d’obtenir des turbos sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

Les turbos sont des instruments financiers complexes présentant un risque de perte en capital. Les pertes peuvent être extrêmement rapides.

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SPECIAL SECTEUR – Tourisme : les ravages de la crise sanitaire seront-ils surmontables ?  

Voyager est une des façons de rencontrer des étrangers et d’explorer de nouveaux endroits si le parcours est exempt de maladie, de crimes ou de catastrophes. Cependant, la plupart du temps, avec le savoir-faire adéquat, les risques peuvent être minimisés ou atténués.

 

 

Parmi ces situations, les épidémies et les pandémies sont les plus contraignantes pour les voyageurs. Non seulement les voyageurs mais aussi les autres personnes qu’ils contactent pendant le voyage sont en danger. Ainsi, les passagers jouent un rôle important dans le transfert des épidémies ou des pandémies d’un endroit à l’autre ce qui impacte fortement l’industrie entière du tourisme. Aujourd’hui, avec l’émergence du Covid-19, le monde s’est focalisé sur ce virus.

 

L’économie du tourisme

Alors que le Covid-19 continue sa progression, l’économie du tourisme a été sévèrement touchée par la pandémie et particulièrement par les mesures adoptées afin d’endiguer le virus. Selon différents scénarios, l’économie internationale du tourisme pourrait se contracter de 60% à 80% en 2020. Le Baromètre OMT du tourisme mondial fait également état d’une baisse de 70% des arrivées de touristes internationaux au cours des huit premiers mois de 2020.

Juillet et août, les deux mois traditionnellement les plus chargés de l’année, enregistrent respectivement une diminution des touristes internationaux de 81% et 79%. Fin août, l’OMT constatait même 700 millions de touristes en moins par rapport à la même période en 2019.

Par région, l’Asie et le Pacifique, premières à subir l’impact de la pandémie, ont connu une diminution de 79% des arrivées entre janvier et août 2020. L’Afrique et le Moyen-Orient ont tous deux enregistré une baisse de 69% au cours de la même période, tandis que l’Europe et les Amériques ont connu une baisse de respectivement 68% et 65%. « Cette baisse sans précédent a des conséquences sociales et économiques dramatiques et met en danger des millions d’emplois et d’innombrables entreprises », a averti Zurab Pololikashvili, le Secrétaire général de l’OMT.

En effet, le tourisme stimule le développement régional et participe directement à la création de nombreux emplois et entreprises ce qui permet de faire vivre maintes populations locales. La contribution directe du tourisme aux économies de l’OCDE s’élève en moyenne à 4,4% du PIB et à 21,5% des exportations de services. La faible affluence des touristes se traduit par des pertes de 730 milliards de dollars de recettes. Ces pertes représentent huit fois celles enregistrées pendant la crise économique et financière mondiale de 2009.

 

Le Secrétaire général de l’OMT a déclaré que « l’effondrement du tourisme international met en danger les moyens d’existence de millions et de millions de personnes, notamment dans les pays en développement. Les gouvernements de toutes les régions du monde ont une double responsabilité : donner la priorité à la santé publique tout en protégeant aussi l’emploi et l’activité d’entreprise. »

 

L’impact sur l’emploi

La crise met en péril des millions d’emplois dans le secteur du tourisme. Le tourisme est l’un des principaux créateurs d’emploi et peut offrir un volume important de débouchés aux travailleurs peu qualifiés ainsi qu’aux plus qualifiés. Aussi, ce secteur est un secteur à forte intensité de main-d’œuvre qui représente en moyenne 6,9% de l’emploi dans les pays de l’OCDE.

Selon l’OIT (Organisation Internationale du Travail), les sous-secteurs de l’hébergement et des services de restauration emploient à eux seuls 144 millions de travailleurs dans le monde, dont environ 30% dans de petites entreprises touristiques de 2 à 9 salariés.

Avec une perte potentielle de 197,5 millions d’emplois, le World Travel and Tourism Councilou WTTC (Conseil mondial du voyage et du tourisme) estime que jusqu’à 60% des emplois dans le secteur du tourisme seraient menacés à l’échelle mondiale. The European Commission Joint Research Centre prévoit pour 2020 qu’entre 6,6 et 11,7 millions d’emplois dans les entreprises opérant ou dépendantes d’activités liées au tourisme pourraient être menacés de réduction du temps de travail ou de pertes permanentes dans l’Union Européenne représentant entre 3,2% et 5,6% de la population active totale.

Les destinations touristiques présentent souvent les parts les plus élevées d’emplois potentiellement menacés. Des années de travail pour développer des destinations touristiques fortes et dynamiques ont été bouleversées en une fraction de seconde, et l’écosystème touristique, auparavant déjà fragmenté, s’en trouve encore plus fracturé. Les régions les plus sévèrement touchées comprennent des destinations européennes telles que les îles Ioniennes en Grèce, les îles Baléares et Canaries en Espagne, ainsi que la région de l’Algarve au Portugal. En Amérique du Nord, le Nevada (avec Las Vegas), Hawaï et la Floride se distinguent comme les États potentiellement les plus touchés, tandis qu’en Corée, Jeju-do est la région la plus exposée.

Enfin, plus susceptibles d’être employés dans des micros ou petites entreprises touristiques, les femmes, les jeunes, les communautés rurales, les populations autochtones et les travailleurs informels sont touchés de manière disproportionnée par la perte d’emploi.

Cependant, l’ampleur de ces pertes d’emplois n’est pas encore apparente, car les aides gouvernementales ont protégé les travailleurs de l’impact total de la pandémie, mais la crainte d’une bombe à retardement ne peut être exclue.

 

Les aides gouvernementales

Avec un poids dans le PIB de près de 9% et près de 2 millions d’emplois directs et indirects, le tourisme est une filière essentielle de l’économie française.

Pour soutenir les acteurs de cette économie, Bpifrance et la Banque des Territoires, avec l’aide des Ministères de l’Économie et des Finances et de l’Action et des Comptes Publics, et les Régions de France, ont développé un « Plan de Relance Tourisme » pour permettre aux entreprises touchées de bénéficier d’une aide qui a pour ambition de toucher plus de 9.000 acteurs du secteur.

  • Bpifrance

 Bpifrance intervient en financement de la filière, d’une part, et en fonds propres et quasi fonds propres, d’autre part, auprès des exploitants touristiques, des TPE aux grandes entreprises cotées.

 

  • La Banque des Territoires

 La Banque des Territoires intervient en fonds propres et en dette à long terme dans les projets immobiliers et d’infrastructures, mais aussi au capital des sociétés de la filière ayant un fort caractère territorial et/ou public.

Enfin, divers fonds de solidarité sont aussi mis à disposition des entreprises des secteurs fortement impactés par la crise du coronavirus.

Partout dans le monde, différents plans de relance du tourisme sont mis en place. En Nouvelle-Zélande par exemple, un plan de relance du tourisme de 400 millions NZD (dollars néo-zélandais) complète les mesures d’intervention générales et aide les entreprises touristiques à se tourner vers le marché intérieur alors que le tourisme international n’est pas possible. Il prévoit également un soutien au tourisme maori, la protection des atouts touristiques stratégiques et des mesures visant à assurer la viabilité à long terme du secteur. Le Royaume-Uni quant à lui a mis en place un fonds d’urgence de 1,3 million de GBP (livres sterling) pour soutenir les organisations locales de gestion des destinations touristiques pendant la crise.

 

Rebond de la demande internationale

Les perspectives pour le tourisme sont particulièrement incertaines, et la reprise dépendra des conséquences interdépendantes de la crise économique et sanitaire. Les conditions sanitaires se baseront sur l’évolution de la pandémie, de la disponibilité d’un vaccin et de la levée des restrictions de voyage. Les conditions économiques, quant à elle, se porteront sur la survie des entreprises, de la capacité à répondre à la demande, des répercussions sur la confiance des consommateurs, et de l’évolution de l’économie en général.

 

Source : https://www.unwto.org/fr/tourisme-covid-19

 

Le secteur du tourisme est très fragmenté et diversifié, et la crise actuelle met en évidence les fragilités de l’écosystème du tourisme. Certaines branches du secteur ont été plus touchées que d’autres. Les hôtels, les restaurants et les attractions touristiques ont su reprendre leurs activités dans de nombreux pays, mais les nouveaux protocoles sanitaires signifient que ces entreprises fonctionnent avec une capacité limitée. Lesdits protocoles sanitaires et les mesures de confinement évoluent en fonction de la situation, parfois à brève échéance ce qui crée des complications pour le fonctionnement des entreprises (annulations de dernière minute, réserves de stock achetées à l’avance). D’autres parties du secteur n’ont pas encore été réouvertes, du moins dans une mesure significative. Le réseau aérien international reste en grande partie au sol, tandis que l’activité du tourisme de « réunions, congrès, conventions et voyages de gratification » aussi appelée MICE (« Meetings, Incentive, Conferences and Events ») est minime.

L’ampleur mondiale et la durée prolongée de la crise, l’incertitude permanente et les liens entre l’économie et la santé font que cette crise ne ressemble à aucun autre choc subi par le système touristique.

Par conséquent, les attentes ont été maintes fois revues à la baisse car le secteur est resté en mode de survie plus longtemps que prévu. L’OMT s’attend à un rebond du tourisme international en 2021 et particulièrement au troisième trimestre. Cependant, 20 % des experts estiment que ce rebond ne pourrait avoir lieu qu’en 2022. Les restrictions de voyage sont considérées comme l’obstacle principal à la reprise du tourisme international, tout comme la lenteur de la disparition du virus et le manque de confiance des voyageurs. Les experts ont également identifié l’absence de réponses coordonnées entre pays pour assurer des protocoles harmonisés et des restrictions en accord global, et la détérioration de l’environnement économique comme des obstacles majeurs à la reprise. Ainsi, au-delà de mesures immédiates de soutien au secteur du tourisme, les pays sont en train de préparer des actions de relance. Ils travaillent notamment à la levée des restrictions de déplacement, au rétablissement de la confiance parmi les voyageurs et à l’adaptation du secteur du tourisme aux réalités futures.

Même avec un retour significatif de l’activité touristique en 2021, la reprise sera lente et un retour aux niveaux de tourisme pré-pandémique pourrait ne pas se produire avant le milieu de la décennie. En effet, l’augmentation du flux de visiteurs pourrait ne pas se traduire par un rebond des dépenses des visiteurs. En tout état de cause, un retour à la normale est très peu probable, et le secteur du tourisme demeurera très différent en 2021 de ce qu’il l’était en 2019.

 

Un rebond plus ou moins rapide

 Certaines destinations sont plus exposées à la crise du tourisme déclenchée par la pandémie, et tout comme les impacts varient d’un endroit à l’autre, la reprise le sera également.

L’ampleur de l’impact économique au niveau de la destination dépend notamment de la nature de l’offre touristique, l’impact des restrictions de voyage sur les flux de visiteurs, la mesure dans laquelle les restrictions coïncident avec les périodes de pointe du tourisme, la vitesse à laquelle l’économie se redresse ou encore la taille du marché touristique national. En outre, les endroits où il y a un manque de diversité économique et une forte dépendance au tourisme pour soutenir les emplois et les entreprises locales sont plus vulnérables.

L’assouplissement des restrictions de voyage et la réouverture des activités touristiques au cours des derniers mois ont profité à certaines destinations plus qu’à d’autres. Cette tendance devrait se poursuivre, car les gouvernements adoptent des approches plus localisées en matière de restrictions de voyage et de mesures d’endiguement. Avec le redémarrage des activités touristiques, les touristes ont préféré visiter des destinations plus éloignées et rurales ainsi que des zones naturelles. Des possibilités sont apparues dans des endroits où le tourisme n’était pas encore bien développé. Enfin, le tourisme intérieur devrait soutenir le secteur à court terme, suivi par le tourisme en provenance des pays limitrophes.

 

Source : https://www.lefrancaisdesaffaires.fr/numerifos/tourisme-hotellerie-restauration/

 

Les destinations les plus touchées

Les destinations dépendantes des marchés internationaux sont les plus exposées, tout comme les destinations urbaines où le tourisme d’affaires et le tourisme MICE en particulier sont importants. Rien de surprenant, étant donné que l’offre touristique dans les villes tend à être basée sur des attractions et des événements culturels et patrimoniaux en salle impliquant un grand nombre de personnes. Ainsi, les premières estimations de l’économie du tourisme prévoient la reprise du tourisme urbain intérieur en 2021, mais la reprise du tourisme urbain international devrait prendre au moins deux ans.

A titre d’exemple, en Italie, on estime qu’environ 30% des hôtels dans des villes comme Rome et Florence ont rouvert, contre 80% sur les zones côtières. En Croatie, la différence de performances touristiques entre les destinations est frappante, avec des nuitées enregistrées dans la ville de Dubrovnik en baisse d’environ 81% par rapport à l’année précédente, contre une baisse moyenne de 65% au niveau national.

Un récent rapport du Centre commun de recherche de la Commission européenne sur les comportements touristiques a également montré de nouvelles préférences pour les destinations à faible densité de touristes et les activités de plein air loin des grandes villes et dans des régions dont l’image est plus sûre en termes de circulation de Covid-19.

 

De nouvelles opportunités

Il est trop tôt pour dire quelles sont les implications à long terme de la crise pour le tourisme, mais il est clair que plus la crise se prolongera, plus les entreprises et les emplois seront perdus, plus les implications seront importantes pour le comportement des voyageurs et plus reconstruire l’économie du tourisme sera difficile. La pandémie pose des défis et déclenche également des possibilités dans le secteur, car de nouvelles opportunités s’ouvrent face à l’adversité.

La crise encourage l’innovation, promeut de nouveaux modèles commerciaux, explore de nouveaux marchés et ouvre de nouvelles destinations. Le changement passe par la mise en place de ces nouveaux modèles commerciaux et de prestations de services liés au contrôle et à la prévention de la pandémie comme par l’utilisation d’outils numériques et de solutions sans contact (l’enregistrement sans contact).

 

Source : https://www.pole-emploi.fr/actualites/le-dossier/tourisme—loisirs—nautisme/tourisme/tour-dhorizon-sur-les-metiers-du.html

 

En outre, cette pandémie est une occasion de mettre en œuvre une reprise verte et un changement significatif dans la durabilité des économies du tourisme. Les décideurs politiques doivent saisir cette occasion pour relancer le tourisme sur une base plus solide, équitable et durable. La crise, et les différents plans de relance mis en place, sont une occasion unique d’évoluer vers des modèles de développement du tourisme plus durables et résistants. Par exemple, les efforts de redressement en Corse, en France, se concentrent sur les valeurs écologiques, tandis que les destinations en Finlande promeuvent et investissent dans la durabilité pour restaurer la demande.

Le tourisme figure en bonne place dans l’agenda politique mondial, et des appels similaires ont été lancés par d’autres institutions internationales, notamment les Nations Unies, la Banque mondiale et l’Organisation mondiale du commerce. Plus récemment, les ministres du tourisme du G20 ont reconnu que le Covid-19 pourrait entraîner un changement de paradigme pour le secteur du voyage et du tourisme, et se sont engagés à continuer à travailler ensemble pour faciliter la reprise et soutenir ceux qui sont le plus touchés par la crise, tout en réaffirmant les engagements pris précédemment lors d’une réunion extraordinaire des ministres du tourisme du G20 le 24 avril 2020 pour apporter un soutien à une reprise durable et inclusive du secteur du tourisme.

Le déclin du tourisme n’est pas toujours malvenu, il existe des preuves anecdotiques que certains habitants de villes ayant connu un sur-tourisme ont retrouvé une vie « normale ». En effet, la baisse de la demande de logements de courte durée de type Airbnb a libéré des appartements pour répondre aux besoins locaux de logement à long terme (Dublin, Paris). Mais même dans certains de ces cas, les habitants voient également disparaître les transports, le commerce de détail, les services de restauration et d’autres services qui dépendaient du tourisme pour être viables et disponibles pour répondre à la demande locale. Si ces destinations passent à côté des recettes du tourisme, cela donne l’occasion de gérer la reprise pour éviter de revenir à une situation d’avant crise qui exerçait une pression sur les infrastructures, l’environnement et les populations locales.

Ainsi, avec les compagnies aériennes (lien de notre dernière newsletter), l’économie du tourisme sera l’un des derniers secteurs de l’économie à reprendre pleinement ses activités de services et à récupérer la demande perdue. Ce secteur est tributaire des voyages et des interactions interpersonnelles visés par les mesures d’endiguement.

 

Analyse technique : l’exemple d’Accor en France

 

Sur ce graphique de la société Accor en base journalière, on observe que le titre a connu une forte baisse entre les mois de février et mars 2020, passant de 39€ par action à 21€ (plus-bas depuis 2012) suite aux effets de la crise sanitaire. Depuis ce creux, les cours sont entrés dans une phase de congestion, supportée par la zone des 21€ (ligne horizontale noire) et endiguée par une droite de résistance baissière (droite rouge). Au début du mois de novembre, le titre reprend des couleurs grâce aux annonces de candidats vaccins contre la Covid19, et vient franchir sa droite de résistance (cercle vert) entrainant le titre à revenir sur la zone des 30€ par action (ligne violette).

Dans cette configuration, tant que notre niveau pivot des 25€ (ligne bleue) ne sera pas franchie, nous privilégions un scénario haussier sur le titre, avec un premier objectif à 35€ (ligne verte), et un second objectif autour des 40€, sur ses niveaux d’avant crise. Alternativement, la cassure de ce niveau pivot conduirait le titre Accor à revenir tester la zone des 21€.

 

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SPECIAL TENDANCE – Cryptos, Bitcoin… bulle dangereuse ou affaire en or ??

Origine de la cryptomonnaie

Cryptomonnaie, monnaie cryptographique ou bien crypto-devise, voici les différentes façons de parler de la monnaie digitale fonctionnant par le système P2P (peer to peer / « pair-à-pair ») de la Blockchain. Une partie de ces mots est l’invariant « crypto ». Étymologiquement du grec ancien kruptos qui signifie « cacher ». Mais on ne peut pas l’interpréter brut de sens. Appliquée à la blockchain, il faut en effet interpréter cette traduction comme un chiffrage des données dans le but de transmettre un message infalsifiable et connu de tous. Cette transmission apparait sous un code détaillant l’adresse (non physique) de l’émetteur, celle du destinataire, le montant, ainsi qu’une empreinte cryptographique.

 

 

L’autre parti de ces mots concerne la « monnaie ». Si on essayait de définir la monnaie par son évolution historique, on dirait que c’est d’abord une monnaie-marchandise : du blé, du lait, du vin, de l’or… Puis, progressivement, elle devient métallique : des pièces d’or qui ont une valeur intrinsèque équivalente à leur valeur faciale (ce qui est écrit dessus correspond à la valeur en or). Apparait ensuite la monnaie fiduciaire, qui est sans valeur intrinsèque (ce que l’on connait actuellement avec les pièces et les billets), et dont la valeur repose sur la confiance que les acteurs économiques ont dans l’institution bancaire. Aujourd’hui, l’essentiel de la monnaie et des transactions se fait en monnaie scripturale, c’est-à-dire des lignes de comptes enregistrées sur des comptes bancaires.

On peut considérer que les systèmes de monnaie virtuelle existant jusque-là ne sont que des « prolongements » de techniques de paiement, étant donné que les transactions partent et arrivent sur des comptes bancaires et donc que la régulation se fait de façon traditionnelle, alors que les cryptomonnaies font évoluer cette conception.

Certains économistes considèrent que les crypto-monnaies descendent du courant économique de l’école autrichienne avancé par Friedrich Hayek. Dans cette doctrine on considère que la monnaie doit être détachée du pouvoir politique et que pour parer l’instabilité de la valeur de la monnaie, celle-ci devrait être rattachée à une valeur intrinsèque objective qui ne dépendrait pas d’un État. La logique étant la remise en question du monopole des banques centrales. Les crypto-monnaies seraient alors des alternatives au capitalisme contemporain. Elles seraient en effet un moyen de démocratiser la finance au sein d’espaces alternatifs et de restituer aux individus le bien commun qu’est la monnaie.

En d’autres termes, il s’agirait de contourner le monopole acquis par les État-nations pour le contrôle de l’offre de monnaie et d’en restituer les pleins pouvoirs à la communauté. D’ailleurs lorsque Satoshi Nakamoto, inventeur inconnu du « système Bitcoin », lance en 2008 sa crypto-devise, il focalise son argumentaire sur cette idée de manque de confiance dans le système bancaire : « Le problème fondamental avec la monnaie conventionnelle est toute la confiance nécessaire pour que cela fonctionne. On doit faire confiance à la banque centrale pour ne pas rabaisser la monnaie, mais l’histoire des monnaies fiduciaires est pleine de violations de cette confiance. On doit faire confiance aux banques pour détenir notre argent et le transférer électroniquement, mais elles le prêtent dans des vagues de bulles de crédit avec à peine une fraction de réserve ».

 

Création du Bitcoin et de la Blockchain      

La création d’un nouveau protocole, la Blockchain, a lieu en 2008 en la personne de Satoshi Nakamoto (inventeur méconnu du système) qui met en place cette technologie au profit du Bitcoin. Ce nouveau concept décentralisé fonctionne grâce aux « mineurs » qui valident chaque transaction. Une transaction est ensuite ajoutée à un bloc, et ce même bloc est associé à d’autres blocs de même taille pour construire un bloc plus important, etc. Ces blocs sont reliés en une chaîne, d’où le nom « Blockchain » en anglais.

Pour commencer, Satoshi Nakamoto était l’unique mineur du Bitcoin. Le minage s’apparente à la pierre angulaire du système, puisque la confiance dégagée ne dépend en fait que de l’intégrité dans cette opération de validation des transactions. Pour créer cette cryptomonnaie, le système s’appuie donc sur un principe : les bitcoins sont créés conformément à un protocole qui rétribue les agents qui ont traité des transactions en « token » (jetons en français, correspondant à une unité de la crypto-monnaie), c’est-à-dire les mineurs (activité de « minage » du bitcoin). Ces agents mettent à contribution leur puissance de calcul informatique afin de vérifier, de sécuriser et d’inscrire les transactions dans un registre virtuel, appelé la Blockchain. Ce système d’incitation mis en place par Satoshi Nakamoto pousse les mineurs à valider la transaction par une rémunération en bitcoins (le « token »)à la suite d’une série d’exercices de codage qui valident la transaction. Cette validation nécessite donc des ressources en matériel informatique (ordinateurs, mémoires, logiciels…), des ressources énergétiques, des infrastructures (supports électroniques permettant de lier les équipements entre eux tels que la fibre optique) et un savoir humain (ingénieur informatique, codeur…). On pourrait presque y voir là-dedans un véritable écosystème autour du bitcoin et peut-être même parler de valeur intrinsèque.

 

Source : https://bitconseil.fr/blockchain-bitcoin/

 

En termes quantitatifs, l’émission du bitcoin est limitée à 21 millions d’unités. Le système fonctionne sans autorité centrale, mais de manière décentralisée grâce au consensus de l’ensemble des nœuds du réseau. Le système Bitcoin est la plus importante monnaie cryptographique décentralisée avec un nouveau record de capitalisation atteint en décembre 2020 à 336 milliards de dollars.

Tous les 210.000 bloc minés (ce qui prend environ quatre ans), la rémunération est divisée par deux. Elle était de 50 bitcoins en 2008, puis 25 bitcoins en 2012. Cette baisse de rémunération a pour but de réduire le nombre de mineurs sur le marché et donc de limiter la croissance exponentielle de bitcoins dans la mesure où le nombre limite est de 21 millions d’unités ; nombre limite qui devrait être modélisé durant la décennie 2140 selon les prévisions approximatives.

Cet actif est souvent comparé à l’or et à l’argent, qui ont historiquement servi de stocks de valeur et sont cités par les économistes monétaires comme une réponse à la baisse sans fin de la valeur des monnaies « fiat » (i.e. décrétée par un Etat). D’ailleurs, le terme et l’activité de « minage » renvoient directement au principe des mines d’or.

Le système Bitcoin, qui est la première et la plus connue des crypto-devises, a développé sa propre unité de compte spécifique entraînant un système de change fluctuant vis-à-vis de la monnaie officielle. La technologie blockchain sous-jacente à ces cryptomonnaies permet une plus grande ouverture aux transactions internationales, mais pose la question du contrôle et de la régulation qui doivent être mis en place si l’on veut que le système ait une chance d’exister.

Comme toute innovation à ses prémices, le Bitcoin a déclenché des controverses quant à son utilisation et sa légitimité en tant que système monétaire. Cela peut être dû au fait qu’il ne corresponde pas aux grandes lignes de fonctionnement classique d’un système monétaire, que ce type d’actif soit encore très volatile et que la blockchain soit encore une technologie compliquée à cerner pour certains.

 

Qu’est-ce que la Blockchain ?

Une blockchain, ou chaîne de blocs, est une technologie de stockage et de transmission d’informations sans organe de contrôle. Techniquement, il s’agit d’une base de données distribuées dont les informations envoyées par les utilisateurs et les liens internes à la base sont vérifiés et groupés à intervalles de temps réguliers en blocs, formant ainsi une chaîne. L’ensemble est sécurisé par cryptographie. Par extension, une chaîne de blocs est une base de données distribuées qui gère une liste d’enregistrements protégés contre la falsification ou la modification par les nœuds de stockage. C’est donc un registre distribué et sécurisé de toutes les transactions effectuées depuis le démarrage du système réparti.

Il existe une analogie avec le réseau Internet, car dans les deux cas les technologies emploient des protocoles informatiques liés à une infrastructure décentralisée. Internet permet de transférer des quantités de données d’un serveur dit « sûr » à des clients distants (charge aux destinataires de vérifier l’intégrité des données transmises), alors qu’une blockchain permet à la « confiance » de s’établir entre des agents distincts du système. Avec cette technologie, le « tiers de confiance » devient le système lui-même : chaque élément réparti de la blockchain contient les éléments nécessaires à garantir l’intégrité des données échangées (et ce par un algorithme cryptographique).

 

Principales blockchains et leurs cryptomonnaies

Depuis l’invention de Satoshi Nakamoto, de nombreuses blockchains, et par conséquent, de nombreuses cryptomonnaies ont vu le jour. Il existe aujourd’hui des milliers de monnaies cryptées, certaines valant plusieurs milliers d’euros et d’autres seulement quelques centimes, et n’ayant pas le même protocole et donc le même usage que le système Bitcoin originel.

 

Source : https://cryptoast.fr/classement-top-10-crypto-monnaies/

  • Bitcoin

C’est la cryptomonnaie du système Bitcoin qui a appelé toutes les autres. La seule que l’on peut utiliser de nos jours pour réaliser des paiements, indépendamment des réseaux bancaires (pour plus de détails, cf. paragraphes précédents).

  • Ether

Cette cryptomonnaie est la devise virtuelle de la blockchain Ethereum. Elle permet de négocier des « contrats intelligents » entre deux parties. L’identité des personnes réalisant des transactions est connue, c’est ce qui légitime cet actif aux yeux du plus grand nombre, et en fait la cryptomonnaie placée en deuxième position après le bitcoin.

A terme, ses inventeurs estiment qu’elle pourrait ni plus ni moins remplacer les notaires, avocats ou autres agents en jouant le rôle de « tiers de confiance » lors d’une transaction. De cette façon l’utilisateur éviterait le paiement des honoraires de ces agents, et gagnerait énormément en termes de temps, puisque que la transaction peut être mise en place en quelques secondes.

Elle fait aussi beaucoup parler d’elle depuis quelques années car elle s’est rendue indispensable pour la mise en place des projets de levées de fonds en cryptomonnaies : les ICO (Initial Coin Offering).

  • Litecoin

C’est une alternative au bitcoin. La blockchain sur laquelle il est basé a été améliorée par rapport à celle du Bitcoin pour permettre d’accélérer le processus de vérification et donc d’augmenter la rapidité des transactions (2,5 minutes pour créer un bloc, contre 10 minutes pour le protocole Bitcoin). De plus, la quantité maximale en circulation est quatre fois supérieure à celle de son concurrent.

Comme le Bitcoin et la plupart des cryptomonnaies, le Litecoin sera produit dans un nombre limité. Le taux d’émission suit une série géométrique qui diminue de moitié tous les 840.000 blocs, et atteindra à terme 84 millions d’unités.

  • Ripple

La blockchain Ripple a pour ambition la réduction des coûts et des délais dans les transactions financières. Ce sont donc les institutions financières qui sont le plus concernées. A terme, ses inventeurs espèrent remplacer le protocole SWIFT (Society for Worldwide Interbanl Financial Telecommunication qui est le protocole qui permet de transférer des fonds de manière sécurisée d’un pays à l’autre), bien trop coûteux pour un délai de traitement de plusieurs jours, contre quelques secondes pour le Ripple à des frais proches de zéro. UBS, UniCredit, Goldman et Santander ont déjà investi dans ce protocole.

La monnaie utilisée pour effectuer les transactions s’appelle le XRP, et le nombre actuellement en circulation est de 40 milliards de tokens pour un nombre final attendu autour des 99 milliards d’unités.

  • Dash

Le dash est une autre alternative au bitcoin. Il a été créé en 2014 sous le nom de Darkcoin, car il est totalement anonyme et offre une alternative numérique et décentralisée à l’argent liquide. La modification de son nom en « Dash » a été opéré en 2015 afin de rendre cette cryptomonnaie plus appréciable. Cet anonymat est un frein à son développement mondial car les institutions y sont totalement opposées.

  • Neo

Cette blockchain a été qualifié de « Ethereum chinois ». C’est en effet la première blockchain publique en open-source chinoise. NEO est une cryptomonnaie qui a pour objectif de développer un réseau décentralisé pour la smart-economy. L’idée est de digitaliser des actifs déjà existants. Les échanges deviendront dématérialisés (échanges de titres, d’informations…) et seront inscrits dans une blockchain. Ces opérations seront écrites et réalisées grâce à des smart-contracts (contrats auto-exécutants). Ces derniers sont inscrits dans la blockchain, ce qui leurs confèrent un caractère infalsifiable et inviolable.

  • Tron

Cette blockchain a pour but de résoudre le problème de la centralisation excessive d’Internet due aux entreprises comme Amazon, Netflix, Google et Twitter qui ont un contrôle total sur les données générées par les utilisateurs. L’utilisation d’un protocole décentralisé prendrait alors tout son sens et permettrait de redonner la main aux utilisateurs sur leurs données grâce à son token TRX.

C’est donc un réseau de stockage de contenu décentralisé sur lequel peuvent être construites des applications de divertissement qui permettra de les connecter à de multiples blockchains (et donc à des systèmes de paiement).

 

 

Fin 2019, on comptait environ 2.400 monnaies numériques en circulation fonctionnant par la blockchain, répondant toutes à différents besoins. Le tout est de savoir si l’intérêt porté par le bitcoin l’a été par effet de mode, ou bien si la technologie sous-jacente de ce système intéresse réellement les investisseurs.

 

Critiques

Un mouvement d’avis négatifs venus des prix Nobel d’économie est apparu au cours de la fin de l’année 2017. Le français Jean Tirole, prix Nobel d’économie en 2014, décrit la cryptomonnaie comme « une bulle qui n’a aucune valeur ». Il rejoint Paul Krugman, Joseph Stiglitz ou même Robert Schiller (respectivement Nobel d’économie en 2008, 2001 et 2013), qui partagent un avis très négatif sur le sujet, dans la mesure où le Bitcoin, à leurs yeux, ne répond en aucun point aux caractéristiques d’une monnaie, mais plutôt à celles d’un actif spéculatif comme ont pu l’être les tulipes au cours de la crise de la Tulipomania de 1637.

Un des arguments les plus avancés par les détracteurs de la monnaie virtuelle est qu’elle n’est basée sur rien de physique, uniquement sur une technologie. Mais lorsque l’on regarde les grandes entreprises qui se sont développées ces dernières années, cet argument peut être contredit : en effet, AirBnB est le leader mondial du service hôtelier, sans posséder de parc immobilier ; Amazon est le leader mondial de la vente mais ne possède aucun stock ; Facebook est le média le plus puissant sur la planète, sans même produire de contenu ; et pour finir, Uber est la plus grande compagnie de VTC, mais ne possède aucun véhicule.

Cependant du côté de certains institutionnels, le propos est plus mesuré. Lloyd Blankfein, le PDG de Goldman Sachs se dit intéressé par la technologie Blockchain sans y voir un intérêt pour le moment. Seulement trois mois après cette déclaration, Goldman ouvre un desk de trading de cryptomonnaies. En octobre 2017, Christine Lagarde, alors directrice du FMI, a déclaré que « ces monnaies virtuelles pourraient très bien devenir plus stables et sécurisées que les monnaies traditionnelles ».

 

Évolution du Bitcoin

Au cours des premières années, l’intérêt porté par les populations n’est pas immédiat, et on associe surtout le bitcoin au Darknet. C’est durant la crise de 2013 que cette monnaie voit son cours décoller, porté par un intérêt bien réel d’un pays en crise : Chypre. Le 28 mars 2013, le bitcoin voit son cours progresser de 40 à 72 dollars dans la même journée, et cela à la suite d’une décision de l’État chypriote de verrouiller toutes les transactions financières ayant pour but la fuite des capitaux. Des distributeurs de bitcoins en physique sont installés dans certains points de vente afin de permettre à la population de contourner la directive de l’État.

 

Source : https://www.cnbc.com/2020/07/27/bitcoin-btc-price-jumps-above-10000-for-the-first-time-since-june.html

 

Le 02 octobre 2013, un véritable tournant a lieu. Le début de la progression constante que l’on a connu de 2013 à 2017 du cours du bitcoin est dû en partie à la fermeture du site clandestin, Silk Road, utilisant le Darknet. Cette nouvelle rassure les investisseurs et le 28 novembre de la même année, le cours dépasse pour la première fois les 1.000 dollars et le cap des 100.000 transactions dans une journée. Quelques jours après cette nouvelle, les instances gouvernementales des grands pays à travers le monde publient des communiqués avertissant leurs populations des risques en capital que comporte un tel investissement. De 2014 à 2016, les institutions publiques continuent d’être pessimistes à son encontre, ralentissant alors la croissance de l’actif.

La volatilité attire les spéculateurs et les pertes sont considérables pour certains porteurs. Il faudra attendre le début de l’année 2016 pour revoir le bitcoin aux alentours de 1.000 dollars, trois ans après le pic connu fin 2013. De l’automne à fin 2017, le cours s’envole littéralement et l’intérêt porté par le grand public ainsi que par les institutions financières devient grandissant. Ce qui entraine aussi l’intérêt des hackers, rendant plusieurs plateformes d’échange de cryptomonnaies victimes de vols. Pour ne citer que le plus important hold-up, Bitfinex une plateforme d’échange, est victime d’un vol de 119.756 bitcoins en juillet 2016.

Le premier grand pic de la valeur d’un bitcoin a lieu le 17 décembre 2017 et s’élève à 19.870 dollars. Cinq jours plus tard, le cours redescend à 12.000 dollars à la suite de l’annonce de l’encadrement accru des échanges en Corée du Sud (plus grosse place d’échange à l’époque).

Par la suite le Bitcoin va connaitre des hauts et des bas, évoluant entre 2018 et 2020 entre 3.000 et 12.000 dollars. Cette volatilité importante résulte des différentes évolutions de régulation que tentent de mettre en place les institutions internationales et supranationales, mais aussi de l’arrivée de nouvelles blockchains ou de nouveaux entrants sur ce marché tel que Facebook par exemple.

 

Facebook lance sa propre cryptomonnaie 

Au printemps 2018, Marc Zuckerberg le PDG de Facebook, annonce la création d’une division dédiée à la technologie blockchain dans le but de créer un « Facebook Coin » permettant l’accès simple à une monnaie stable dans les pays émergents où la majorité des habitants ne disposent pas de compte en banque ainsi que de faciliter et développer les paiements et faciliter les achats en ligne via ses messageries instantanées (Messenger et WhatsApp). A noter, Messenger dispose déjà d’une fonction paiement depuis 2015, mais le service rencontre des désagréments liés au système bancaire. Les fonds peuvent en effet mettre jusqu’à cinq jours pour arriver sur un compte et plusieurs intermédiaires rentrent en jeu. Ainsi, la cryptomonnaie de Facebook rendrait le processus instantané et permettrait de remplacer les prestataires bancaires.

 

Source : https://www.20minutes.fr/high-tech/2921147-20201201-libra-la-cryptomonnaie-de-facebook-serait-mise-en-vente-en-janvier

 

Le projet est officiellement lancé en juin 2019 sous le nom de « Libra ».  Les échanges passeront par la technologie Blockchain, avec un réseau privé, mais le Libra est un « stablecoin », c’est-à-dire qu’il sera adossé à un panier de devises traditionnelles. De cette façon, Facebook garantie que sa crypto-devise ne sera pas soumise à une volatilité importante dans la mesure où il revendique avoir les moyens financiers de garantir la valeur de sa monnaie virtuelle avec des devises détenues sur ses comptes bancaires.

28 partenaires sont associés au projet, dont notamment des acteurs du secteur du paiement et des transactions sur Internet tels que Mastercard, Visa, Paypal, Coinbase, mais aussi Uber, Spotify, ou le français Iliad (maison-mère de l’opérateur Free). A son lancement, chacune des 28 entreprises a choisi d’apporter au moins 10 millions de dollars pour faire son entrée dans la fondation suisse Libra Networks, enregistrée en mai 2019 à Genève et ayant pour actionnaire Facebook Global Holdings.

Depuis que le consortium créé pour organiser le lancement de Libra a dévoilé les tenants et aboutissants du projet, les levées de boucliers se multiplient autour du monde. Bruno Le Maire, le Trésor et le Congrès américains, la Banque de France, la Commission européenne… les grandes institutions de ce monde ne semblent pas prêtes à accepter qu’un géant comme Facebook touchant 2,3 milliards de consommateurs puisse jouir de sa propre monnaie.

Aussi, si plusieurs acteurs économiques puissants comme Google, Amazon, ou Apple venaient à créer leurs propres cryptomonnaies, on pourrait entrer dans une forme de guerre concurrentielle entre les émetteurs de devises et les devises elles-mêmes, ce qui serait probablement fort de conséquence pour les banques centrales et le système monétaire, et totalement contreproductif.

Néanmoins, Facebook se veut rassurant et a travaillé en collaboration avec les régulateurs afin d’adapter le protocole Libra aux différents risques monétaires que son lancement pourrait entrainer. Ces ajustements ont permis au géant américain de faire avancer son projet. L’association à but non lucratif Libra, établie en Suisse, qui a vocation à gérer le réseau de paiement, a annoncé le 16 avril 2020, le dépôt d’une demande de licence de système de paiement auprès de la Finma (Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers en Suisse). Son objectif est de lancer sa monnaie numérique au début de l’année 2021.

En septembre 2020, la Finma considère que Libra, par son protocole stablecoins, peut recevoir une licence de système de paiement dans le cadre de l’adossement sur des devises. Néanmoins, elle estime que les futurs services prévus par ce projet « iraient clairement au-delà de ceux d’un système de paiement pur, et seraient donc soumis à des exigences supplémentaires ». En d’autres termes, la Finma estime que le développement de ce projet pourrait conduire Libra à adosser sa monnaie sur d’autres classes d’actifs (matières premières, immobilier…) et donc que des instances réglementaires supplémentaires devront être consultées afin d’avoir un agrément.

Pour éviter le chemin de croix réglementaire, l’Association Libra a annoncé le 1er décembre 2020 que le projet était rebaptisé pour devenir Diem (« jour » en latin). Un changement de nom qui s’accompagnerait d’un repositionnement moins ambitieux du projet. L’objectif n’est plus de créer une monnaie mondiale, mais un système de paiement mondial et l’infrastructure financière qui le sous-tend.

 

Une année marquée par le retour du Bitcoin

D’après une étude de l’Université de Cambridge, il y aurait près de 100 millions de détenteurs de cryptomonnaies dans le monde au premier semestre 2020. Ils étaient estimés à 35 millions en 2018. Cette présence dans les portefeuilles est essentiellement vraie en Europe et aux États-Unis, de même que dans certains pays d’Asie comme la Chine et la Corée du Sud avec une très forte adhésion de la population à ce type de système.

Bien que le Bitcoin reste encore très fortement concentré et possédé par quelques agents seulement (0,5% des adresses détiennent 85% de la richesse en BTC), il n’en demeure pas moins que sa démocratisation s’intensifie. PayPal a d’ailleurs annoncé début novembre qu’il allait ajouter les échanges de cryptomonnaies sur sa plateforme (intégrant Bitcoin, Ethereum, Litecoin et Bitcoin Cash).

 

Source : https://www.businessinsider.fr/us/world-biggest-crypto-fund-manager-michael-sonnenshein-bitcoin-money-evolution-2020-11

 

L’année 2020 semble être une année majeure pour les crypto-devises, et particulièrement pour le Bitcoin qui enregistre une progression de 165% depuis le 1er janvier, passant de 6.942 à 18.458 dollars, et enregistrant un nouveau record à 19.914 dollars le 1er décembre 2020. Le plus intéressant dans cette progression est qu’elle n’est pas comparable à la flambée spéculative qui avait eu lieu en 2017 où le Bitcoin avant flirté avec les 20.000 dollars après une hausse de 1.400% ! La différence étant que son prix s’installe de façon structurelle au-dessus des 10.000 dollars et que la volatilité est plus faible qu’à l’époque. L’actif devient plus stable et intéresse donc plus les hautes sphères de la finance.

On présente souvent le Bitcoin soit comme une monnaie, soit comme une part d’une sorte d’entreprise technologique, soit comme une réserve de valeur (de « l’or 2.0 »). Bien qu’on puisse comprendre que c’est un peu des trois à la fois, c’est la troisième narrative qui a clairement pris le pas en 2020. On peut particulièrement le voir dans la gestion d’actifs où les gérants proposent de plus en plus de crypto-actifs à leurs clients dans un soucis « d’hyper diversification ».

On ajoutera aussi que derrière cette puissante hausse se cache la perte de valeur des monnaies « fiat », qui pousse à investir dans le bitcoin comme réserve de valeur. Ceci est dû à l’explosion du bilan des banques centrales qui résulte en une perte de confiance de certains investisseurs envers les monnaies traditionnelles et décuple l’attrait pour le bitcoin car son agrégat monétaire n’est pas conçu pour s’adapter à la production de richesse. On pourrait alors le considérer comme un actif déflationniste.

Comme un symbole de ce changement de perception, plusieurs grandes banques, à commencer par JP Morgan, Deutsche Bank ou Citibank, incitent désormais leurs clients à acquérir des bitcoins, après avoir traité la cryptomonnaie avec un certain dédain. Certains analystes affichent même des objectifs de prix particulièrement « bullish » comme Tom Fitzpatrick de Citibank qui jugeait dans une note publiée en novembre que le cours du bitcoin pourrait atteindre 318.000 dollars dès 2021.

 

Bitcoin : BTC/USD

 

 

Sur ce graphique en vue journalière du bitcoin, on observe que le prix de l’actif a connu une chute vertigineuse après son plus-haut de décembre 2017 à 19.870$, l’amenant autour de 3.100$ en décembre 2018. Par la suite, le Bitcoin reprend sa croissance pour atteindre en juin 2019 les 13.800$, où il arrête sa progression pour entrer dans un phase de consolidation à l’intérieur d’un canal baissier qui fait chuter son prix à 6.500$. Au début d’année 2020, le cours de la crypto-devise sort par le haut de son canal (flèche rouge), et revient flirter avec les 10.000$ (ligne bleue) avant de s’effondrer en mars 2020 à 4.000$ suite à la crise sanitaire liée au Covid19. Le bitcoin rebondi rapidement et revient dès le mois de mai sur ses niveaux d’avant crise, avant de franchir en juin la résistance des 10.000$ (cercle vert) et de lancer un grand mouvement haussier qui l’amène à un nouveau plus-haut historique le 1er décembre à 19.914$.

Dans cette configuration, tant que le niveau pivot des 10.000$ (ligne bleue) ne sera pas franchi, nous privilégions un scénario haussier sur le bitcoin avec un objectif à 25.000$ (ligne verte). Néanmoins on surveillera dans un premier temps la zone des 13.500$ (pointillés verts) qui si franchi, serait un premier signal de remise en cause de la tendance haussière. Alternativement, la cassure de ce niveau pivot nous conduirait à un retournement de tendance, et à revenir sur les 6.000$ (pointillés violets).

 

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SPECIAL SECTEUR – Les spiritueux : qu’importe le flacon…

Les spiritueux sont plus communément connus sous le nom « d’alcools forts ». Ces alcools distillés sont fabriqués à partir de grains, de fruits ou d’autres sources de sucre par un processus de fermentation suivi d’une distillation dans un processus de chauffage et de refroidissement destiné à concentrer l’alcool. Le processus de distillation consiste à chauffer l’alcool fermenté et à capturer simultanément la vapeur d’eau qui est libérée, après quoi la vapeur d’eau est refroidie pour obtenir le distillat avec un pourcentage d’alcool plus élevé. Sous la législation européenne, le titre alcoométrique volumique doit être au minimum de 15% vol.

 

En 2019, le marché mondial des spiritueux alcoolisés était évalué à 524 milliards de dollars et devrait atteindre 709 milliards de dollars d’ici 2028, avec un taux de croissance annuel composé (TCAC) estimé à 3,45%.

La croissance du marché mondial des spiritueux alcoolisés est propulsée par la demande croissante de la part d’une population millenials (18 à 35 ans), celle de consommation de spiritueux de qualité supérieure ainsi que des campagnes de marketing innovantes.

 

Les spiritueux premium

Par rapport aux produits à prix économique, les marques premium ont une demande plus importante en raison de la perception de l’alcool comme un symbole de statut, de la connotation des étiquettes « premium » avec le goût et la qualité des boissons alcoolisées, et de l’augmentation des revenus des consommateurs.

 

Source : https://www.lesechos.fr/industrie-services/conso-distribution/spiritueux-pernod-ricard-repart-a-loffensive-sur-le-marche-britannique-136677

 

En 2019, le marché mondial des spiritueux premiums était évalué à 107 milliards de dollars et devrait croître à TCAC de 10,3% entre 2020 et 2027. La popularité croissante des boissons haut de gamme parmi la population millenials a alimenté la croissance du marché dans le monde entier. De surcroît, les ventes de cocktails ont connu un essor remarquable. L’essor des spiritueux de qualité est favorisé par la popularité croissante de la culture des cocktails dans les économies développées d’Amérique du Nord et d’Europe ainsi que dans les pays en développement (Chine et Inde). Au cours des dernières années, la croissance du segment des alcools haut de gamme a dépassé celle de l’ensemble du segment et a donc poussé la consommation globale d’alcool dans le monde entier.

La plupart des catégories de l’industrie connaissent une forte croissance. En 2019, le Distilled Spirits Council a indiqué que les revenus et le volume des spiritueux ont établi un record pour la neuvième année consécutive aux États-Unis. La croissance de ce segment est principalement attribuée à la demande croissante de boissons alcoolisées haut de gamme, diversifiées, innovantes et authentiques chez les millenials.

La « premiumisation » est devenue une tendance croissante dans l’industrie de l’alcool. L’évolution du mode de vie a engendré chez les consommateurs une préférence pour la qualité à la quantité. A l’instar de l’industrie alimentaire, les consommateurs de l’industrie des boissons recherchent également la clarté et des pratiques de fabrication durables. Cette tendance a élargi les possibilités pour les entreprises de proposer des produits à des prix plus élevés.

La tendance à la « premiumisation » devrait être le moteur de la croissance du marché mondial des spiritueux alcoolisés, les consommateurs se détournant des spiritueux locaux pour se tourner vers les spiritueux premiums.

En outre, les consommateurs soucieux de leur santé se tournent de plus en plus vers les boissons à faible teneur en alcool ou sans alcool, au détriment des boissons alcoolisées traditionnelles, ce qui pourrait toutefois entraver la croissance du marché dans les années à venir.

 

La distribution

En 2019, la consommation de boissons alcoolisées sur place (on-trade) représentait plus de 55% des recettes mondiales. Ce canal de distribution comprend les restaurants, les bars, les clubs, les cafés et les hôtels. Alors que dans les bars, la mixologie devient une référence, les professionnels (barmen/ serveurs) jouent un rôle crucial dans le processus de vente.

Cependant, le marché est affecté par un phénomène de bascule allant du on-trade au off-trade (consommation à domicile). L’off-trade market étant composé des hypermarchés, supermarchés, des magasins de proximité ainsi que des magasins d’alcool.

Avec une part de marché de 41% en 2019, le deuxième canal de distribution des spiritueux alcoolisés est le segment des supermarchés et hypermarchés. Pour les clients des super et hypermarchés, l’achat de spiritueux est devenu une question de choix et de commodité. Ces enseignes sont confrontées à une demande grandissante en raison du faible coût des produits ainsi qu’à la grande variété de boissons alcoolisées disponibles sur ces marchés.

 

Source : https://www.lardennais.fr/id201465/article/2020-10-24/la-vente-dalcool-interdite-apres-20-heures-dans-les-supermarches-ardennais

 

Les magasins d’alcool représentent le troisième canal de distribution. La rentabilité de ces magasins s’est améliorée avec la déréglementation dans certains pays. Ces magasins proposent des boissons de marques connues, de bas à haut de gamme et différents types de produits. Cependant, le coût d’achat des produits dans ces magasins est supérieur à celui des hyper et supermarchés en raison de sa place dans la chaîne de distribution.

Enfin, le segment de la vente au détail en ligne devrait connaître le taux de croissance le plus élevé. Grâce à des caractéristiques telles que les sites web interactifs, les remises et les soldes, les informations détaillées sur les produits et la livraison rapide, de plus en plus de personnes achètent dans différents magasins en ligne. Ainsi, l’adoption croissante de l’e-commerce est un facteur clé en particulier aux États-Unis et au Royaume-Uni.

L’off-trade devrait enregistrer le TCAC le plus rapide, soit 10,4% de 2020 à 2027 pour les recettes. Cette croissance devrait être alimentée par l’accroissement de grandes chaînes de supermarchés, ainsi que la promotion des boissons alcoolisées dans les pays en développement.

Bien que l’on-trade représente une part importante des ventes, l’épidémie de coronavirus et l’imposition d’un embargo national dans plusieurs pays ont considérablement stimulé les ventes de spiritueux off-trade.

 

Une croissance compromise ?

La croissance du marché des spiritueux alcoolisés est freinée par des facteurs tels que les restrictions sur la publicité pour l’alcool, la forte taxation, les règles et réglementations strictes dans certaines régions, les problèmes de santé liés à la consommation excessive d’alcool et la facilité d’accès aux produits de substitution.

La prévalence accrue de l’alcool de contrefaçon et de contrebande devrait avoir un impact négatif sur le marché. Par exemple, en Thaïlande, la police a saisi plus de 270 fausses bouteilles de whisky. Dans un autre cas, la police a arrêté un gang en Inde qui vendait des produits contrefaits de marques célèbres telles que Ballantine’s, Chivas Regal, Johnnie Walker, Glen Fiddich, Glen Livet et VAT 69. La consommation de produits contrefaits présente également de graves dangers pour la santé, car il n’existe pas de réglementation sur les additifs utilisés dans les produits contrefaits.

 

Les produits

En 2019, avec plus de 25%, la vodka détenait la plus grande part des recettes. La large gamme de vodkas disponibles a stimulé ses ventes dans le monde entier. Ketel One Vodka (Diageo), Tito’s Vodka, Chase Vodka, Chopin, Grey Goose, Van Gogh Vodka, Belvedere, Absolut Vodka, Stolichnaya, Three Olives’, Zyr Vodka, Crystal Head, et Cîroc sont des marques de vodka haut de gamme qui gagnent en popularité dans le monde entier grâce à leur qualité.

Les entreprises vont même jusqu’à introduire des saveurs innovantes dans leurs produits comme la marmelade, la vodka fumée au chêne, la noix de coco, les baies, les agrumes, la vanille et la rhubarbe, afin d’attirer un plus grand nombre de consommateurs.

 

 

Avec une croissance de 11,6% de 2020 à 2027 en matière de recettes, la part de la tequila devrait enregistrer le TCAC le plus rapide. La tequila connaît une popularité remarquable auprès des consommateurs notamment par son utilisation dans de nombreux cocktails. En effet, la culture des cocktails est en pleine expansion et stimule donc la demande de tequila dans le monde et plus particulièrement aux États-Unis et au Mexique.

Contrairement au brandy ou au whisky, l’offre de tequila premium est relativement nouvelle et peu exploitée. Les fabricants de tequila explorent ce nouveau marché : la tequila passe alors d’une consommation conventionnelle comme « party shot » à des cocktails de luxe. Ainsi, cette tendance croissante devrait encourager les producteurs à investir dans des tequilas de qualité supérieure.

 

Perspectives régionales

En 2019, l’Asie Pacifique détenait la plus grande part des ventes en volume avec plus de 40% ce qui représente près de 50%. La Chine, l’Inde, Hong Kong, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud sont les principaux marchés de la région.

 

Source : https://www.lerevenu.com/placements/economie/spiritueux-les-ventes-reculent-en-france-mais-lexport-se-porte-bien

 

Les consommateurs sont à la recherche de boissons authentiques et de qualité. En effet, l’utilisation croissante des médias sociaux et la sensibilisation à la santé ont alimenté cette demande plus ciblée. Cette part de marché est aussi en constante augmentation avec l’essor des bars, notamment en Chine, Inde et Thaïlande. De surcroît, l’augmentation du revenu disponible est un autre facteur clé pour stimuler la consommation des spiritueux de qualité supérieure et de luxe dans la région.

En Inde, la croissance de la classe moyenne et le nombre croissant de familles urbaines à double revenu devraient alimenter la croissance du marché dans le pays dans un avenir proche.

 

Entreprises clés et parts de marché

La présence de nombreux acteurs au niveau mondial rend le marché des spiritueux très compétitif. La présence de plusieurs fabricants de spiritueux distillés, dont Rémy Cointreau, Pernod-Ricard, Brown-Forman, Diageo, Marie Brizard Wine & Spirits (MBWS), Lapostoll, Constellation Brands et Berentzen-Gruppe devrait contribuer de manière significative à la croissance du marché des spiritueux. Ces acteurs majeurs du marché se concentrent en permanence sur le lancement de nouveaux produits et l’élargissement de leurs gammes de produits afin de rester compétitifs sur le marché.

A titre d’exemple, en avril 2018, Ciroc a lancé la vodka Skyy infusée au café et une vodka aromatisée à la pastèque. En juin 2019, Diageo a ouvert la distillerie de whisky irlandais Roe & Co. Ainsi, les activités de R&D rapides dans le développement du produit et l’innovation de produit sont les stratégies clés de l’entreprise.

Les entreprises ont assisté à une forte croissance de leur marque haut de gamme. Ainsi, les marques premium de Diageo ont été les plus performantes sur les marchés développés en 2018. La collection premium appelée « Reserve » a augmenté de 11% de 2018 à 2019.

Source : https://www.diageo.com/en/news-and-media/features/bartenders-crown-diageo-reserve-brands-as-the-top-trending-spirits-in-the-world-s-best-bars/

Les principaux acteurs du marché des spiritueux premium sont :

  1. Diageo
  2. Pernod Ricard
  3. Tito’s Handmade Vodka
  4. Brown Forman
  5. Bacardi Limited
  6. Tanduay Distillers
  7. Allied Blenders and Distillers (ABD)
  8. Guizhou Moutai Wine
  9. Alliance Global Group (Emperador)
  10. Roust

 

Impact du coronavirus

Avec -45%, le niveau des exportations d’alcools français a subi un décrochage massif. Ce décrochage est notamment dû à la fermeture des bars et restaurants ainsi qu’à l’arrêt du trafic aérien, privant les aéroports de leurs boutiques duty free. Ainsi, alors que les ventes d’alcool tricolore permettaient de réduire la balance commerciale, le secteur plonge avec la crise du coronavirus.

Aux Etats-Unis, premier importateur d’alcool français, les exportations chutent de 59% en mai et de 29% sur les cinq premiers mois de 2020 (un milliard d’euros). En Chine et à Hongkong, elles dévissent de 51% en mai et de 40% depuis janvier. Enfin, le repli du Royaume-Uni atteignait près de 29%.

 

La France et les spiritueux

Après le Royaume-Uni grâce à ses whiskies, la France est le deuxième exportateur de spiritueux. 70% des parts de marché des spiritueux français viennent de l’exportation du cognac, le principal moteur.

En 2019, la balance commerciale pour les spiritueux était positive de 3 milliards d’euros. Les principaux clients importateurs de spiritueux français sont :

  1. Les Etats-Unis (35%).
  2. Singapour (13%).
  3. La Chine (9,9%).
  4. Le Royaume-Uni (4,7%).
  5. L’Allemagne (3,4%).

 

Analyse technique

Sur ce graphique en base hebdomadaire de la société Pernod Ricard, on obverse que depuis son point bas de mars 2009 à 38,80€, le titre a connu une progression linéaire jusqu’en septembre 2019 où il atteint son plus-haut historique à 179,50€ par action, bien soutenu par sa droite de tendance haussière (droite noire). Après ce pic, les prix commencent par consolider sur la fin d’année 2019, avant de violemment corriger en début d’année 2020 à cause des effets de la crise sanitaire et de revenir sur d’ancien niveaux, autour des 112€. Par la suite, le titre reprend des couleurs et amorce un rebond qui semble s’accélérer depuis le début du mois de novembre (cercle vert), lui permettant de revenir sur ses niveaux d’avant crise, au-dessus des 150€ par action.

Dans cette configuration, tant que notre niveau pivot des 128€ (segment bleu) ne sera pas franchi à la baisse, nous privilégions le scénario haussier sur le titre Pernod Ricard, avec pour premier objectif, un retour sur le plus-haut historique. Alternativement, la franche cassure de ce niveau nous conduirait à venir teste à nouveau le support des 112€ (segment rouge).

 

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Réalisé par Albane Desjardins avec l’aide de Jean-François M’Bongué

www.dtexpert.com

SPECIAL SECTEUR – Les compagnies aériennes vont-elles réussir à redécoller ?

Les compagnies aériennes, suite aux dégâts propagés par la Covid-19 dans le monde, sont aujourd’hui dans une attente angoissante et pleine de questionnements : à quand un retour à la normale ? Les aides publiques seront-elles suffisantes ? Quand les touristes seront-ils débarrassés des contraintes de confinement ? Comment réduire ses coûts sans tuer la compagnie ?

Autant de questions qui ne semblent guère trouver de réponses pour le moment. Néanmoins, depuis quelques semaines, grâce à l’annonce de candidats vaccins ayant des résultats très convaincants, le ciel et l’horizon semblent quelque peu s’éclaircir pour ce secteur en péril durant l’année 2020.

 

Bilan 2019

En 2019, le transport aérien a continué de progresser mais à un rythme moins soutenu que les années précédentes selon l’Association du Transport Aérien International (IATA : International Air Transport Association) qui représente 290 compagnies aériennes totalisant ainsi 82% du trafic aérien mondial.

Calculée en RPK (kilomètres-passagers payants), l’augmentation du trafic a été de 4,2% sur l’année. C’est nettement inférieur aux 7,3% de 2018 ainsi qu’à la tendance de long terme qui était jusqu’ici évaluée à 5,5% par an. Bonne nouvelle tout de même pour les compagnies aériennes : les avions continuent à mieux se remplir, avec un taux d’occupation de 82,6%, contre un précédent record à 81,9% en 2018.

En ce qui concerne l’année 2019, le Directeur Général de l’IATA (et ancien PDG d’Air France-KLM), Alexandre de Juniac, met en avant un contexte économique plus faible, une activité commerciale mondiale ralentie et des tensions géopolitiques qui ont affecté la demande. Cependant il ajoute aussi que « la gestion judicieuse de la capacité et les effets de l’immobilisation du Boeing 737 Max ont contribué à l’atteinte d’un nouveau record d’occupation des sièges, ce qui a aidé l’industrie à composer avec la demande plus faible et à améliorer ses performances environnementales ».

Source : https://www.ttrweekly.com/site/2020/03/iata-airlines-need-a-lifeline/

 

Dans le détail des statistiques 2019 pour les vols internationaux, on voit que les transporteurs des zones Asie-Pacifique et Europe ont enregistré une hausse du trafic passagers de l’ordre de 4,5% (4,6% pour la France). La tendance a été moins bonne pour les Amériques (+3,9% pour l’Amérique du Nord, +3% pour l’Amérique latine) et pour les transporteurs du Moyen-Orient (seulement en hausse de 2,6%). A l’inverse, l’Afrique affiche une hausse de 5% correspondant à la meilleure performance mondiale, mais là aussi ce chiffre est en ralentissement par rapport à 2018 (+6,3%). De plus, le continent africain ne représente que 2,1% du trafic mondial.

Pour les vols intérieurs, la croissance a été de 4,5% l’an dernier contre 7,8% en 2018 (et de seulement 2,4% en France). Seule la Chine a réussi à préserver ce rythme de 7,8%, mais ce score est néanmoins le plus faible depuis la crise financière mondiale de 2008.

 

Quelques 23 compagnies aériennes, dont 9 européennes, ont arrêté leurs activités en 2019. C’est 5 de plus par rapport à l’année précédente. En France, les faillites des transporteurs Aigle Azur (deuxième plus ancienne compagnie française) et XL Airways ont secoué l’opinion publique par leur ampleur : Aigle Azur, en redressement judiciaire, se voit dans l’incapacité de dédommager 13.000 passagers ou même d’assurer le rapatriement de certains autres ; de même pour XL Airways et ses 1.500 passagers et plus de 40.000 billets déjà vendus. Des faillites qui ont relancé l’urgence de la mise en place d’un fonds de garantie pour rembourser les clients lésés.

 

Source : https://snpl.com/sections-dentreprises/aigle-azur/

 

L’IATA explique dans son bilan financier annuel que « de nombreuses compagnies aériennes sont tout juste au seuil de rentabilité ou subissent des pertes, ce qui explique la série de faillites de compagnies aériennes européennes observée en 2019 ». Les causes des faillites sont connues : prix élevé du carburant et contexte économique incertain (Brexit, guerre commerciale Chine-USA…), auxquelles s’ajoutent pour la France, des taxes et des charges sociales trop lourdes.

Néanmoins, l’année 2019 reste une année relativement bonne pour les compagnies aériennes puisque dans leur ensemble, elles gagnent toujours de l’argent. Le secteur en Europe a en effet enregistré des bénéfices nets de 6,2 milliards de dollars en 2019, et l’IATA prévoyait une progression de ce chiffre de plus de 25% pour 2020, autour de 7,9 milliards de dollars.

 

Coronavirus : l’ennemi N°1 d’un secteur en péril

La propagation de l’épidémie de coronavirus dans le monde a eu un impact plus que conséquent sur ce secteur, que ce soit en termes d’activité ou d’emploi.

Les pertes des compagnies aériennes du monde entier n’en finissent plus de gonfler. A l’occasion de son assemblée générale annuelle, organisée du lundi 23 au mercredi 25 novembre 2020, l’IATA a encore abaissé ses prévisions, pourtant déjà très sombres. Les pertes devraient atteindre 100 milliards d’euros pour l’année 2020 contre 25,9 milliards de bénéfices en 2019. En effet, le transport aérien est retombé à son niveau de 2003, avec 1,8 milliard de passagers contre 4,5 milliards en 2019.

En 2021, les compagnies ne devraient pas connaître d’embellie, mais le ciel pourrait commencer à se dégager. Selon l’association, elles devraient ramener leurs pertes globales à 32,6 milliards d’euros.

La pandémie de Covid-19 a surtout obligé les compagnies à tailler comme jamais dans leurs coûts. Ceux-ci ont été réduits de 45,8% en moyenne, soit près de 1 milliard de dollars par jour. Néanmoins, cela n’est pas suffisant, et les revenus ont chuté de plus de 60%. D’après l’IATA, les Etats devront encore mettre la main à la poche pour placer certaines compagnies à l’abri de la faillite. A l’en croire, après avoir déjà reçu 160 milliards de dollars d’aides, elles auront encore besoin de 70 à 80 milliards de dollars pour assurer leur avenir étant donné que l’association ne prévoit pas de retour à la normale avant 2024.

Les aéroports de l’Union Européenne ainsi que ceux de la Suisse et du Royaume-Uni voient actuellement le trafic passagers diminuer en moyenne de 86% par rapport à l’année dernière.

Le trafic passagers dans le reste de l’Europe reste (en quelque sorte) plus résilient, diminuant seulement de 59% actuellement, avec un taux qui semble être assez stable. Les aéroports de Russie et de Turquie surpassent clairement les autres marchés, en raison du dynamisme relatif à leur marché intérieur.

Les perturbations du secteur mettent en évidence le bouleversement du classement des aéroports. Selon ACI Europe, en septembre 2020, l’aéroport européen le plus fréquenté était Antalya avec seulement 2,25 millions de passagers (-53,5%), suivi de Moscou-Sheremetyevo (-53,5%), puis de Moscou-Domodedovo (-26,2%) et enfin Istanbul (-71%).

London-Heathrow, qui occupe normalement la première place de ce classement est seulement au 10ème rang, derrière Paris-CDG (8ème) et Amsterdam-Schiphol (9ème). Ces grands hubs sont généralement dans le top 3 européen et sont donc fortement handicapés par les restrictions mises en place dans les différents pays.

 

Source : https://news.gtp.gr/2020/11/26/passenger-traffic-down-by-81-at-european-airports/

 

Les compagnies aériennes européennes face à la Covid-19

Comme on le voit sur le tableau ci-dessous, les performances boursières de ces compagnies aériennes européennes sont compliquées pour cette année 2020 (à l’exception de RyanAir). Néanmoins, ces chiffres auraient pu être plus alarmants sans l’annonce d’un candidat vaccin au coronavirus de la part de différentes grandes sociétés au début du mois de novembre, permettant au secteur de reprendre en moyenne plus de 60% sur l’avant dernier mois de l’année.

Réalisé au 1er décembre 2020

 

Air France – KLM

 

Le groupe Air France-KLM est une alliance franco-néerlandaise réunissant deux compagnies aériennes principales, Air France et KLM, ainsi que six compagnies aériennes filiales. Le groupe est organisé autour d’une société holding (Air France-KLM SA) dont l’État français est actionnaire à hauteur de 14,3% et l’État néerlandais à hauteur de 14%.

Source : https://corporate.airfrance.com/fr/actualite/air-france-met-jour-son-programme-de-vols-pour-novembre-et-decembre-2020

 

Touché de plein fouet par la crise sanitaire, le groupe aérien Air France-KLM serait à la recherche de 6 milliards d’euros supplémentaires, dont 4 milliards pourraient être fournis par les Etats, afin de passer la deuxième vague de la pandémie de Covid-19. Le CEO du groupe franco-néerlandais, Benjamin Smith, annonçait lui-même début novembre que si les aides d’Etat actuelles devraient être suffisantes à court terme, il travaille actuellement avec les actionnaires à renforcer la trésorerie à moyen terme.

Selon des premières informations, l’Etat français apporterait 3 milliards d’euros, auxquels s’ajouterait une contribution de 1 milliard des Pays-Bas, et les 2 autres milliards devraient être levés auprès des investisseurs. L’opération pourrait prendre plusieurs formes, comme une augmentation de capital et des émissions de prêts dits « hybrides ».

La compagnie aérienne Air France-KLM continue d’anticiper un retour à la normale à l’horizon 2024, sachant que la pandémie de Covid-19 lui fait perdre environ 10 millions d’euros par jour. Elle fait actuellement le point sur le remboursement des billets d’avion annulés et sur la préparation au transport des vaccins.

Néanmoins, on notera en bonne nouvelle l’amendement du Sénat français adopté le 24 novembre 2020 visant à encourager les compagnies aériennes (en particulier Air France) à renouveler leur flotte avec de nouveaux avions plus propres. Pour cela, le Sénat souhaite instituer une déduction fiscale de 40% sur l’impôt sur les sociétés et l’impôt sur le revenu des personnes physiques pour l’utilisation des biocarburants aéronautiques par les compagnies aériennes de l’hexagone. Cette action va dans le sens des promesses environnementales faites par Air France en échange d’une aide publique de l’Etat.

 

 

Sur ce graphique en base hebdomadaire, on observe que depuis son précédent plus bas historique de juin 2012 à 3,01€ par action, le titre Air France – KLM est entré dans un mouvement haussier, et a enregistré une progression de plus de 380% portant l’action autour des 14€ (à relativiser face au plus-haut historique de mai 2007 à 39,40€).  Après ce dernier pic, le titre a progressé dans un biseau d’étranglement (segments violets) avant de le franchir violemment à la baisse en début d’année 2020 suite à la prolifération de la pandémie de Covid19 amenant le titre à 3,81€ en mars au plus bas de la chute des marchés. Mais à la différence des marchés le titre va continuer sa descente, atteignant un nouveau plus bas historique à 2,61€ par action en novembre, par manque de visibilité pour son secteur qui tourne quasiment à l’arrêt. Néanmoins début novembre suite à l’annonce d’un candidat vaccin convaincants (cercle rouge) on voit que le titre s’envole de plus de 95% à 5,16€.

Dans cette configuration, et aux vues des indications macroéconomiques concernant une potentielle reprise de l’activité économique courant 2021 grâce à la vaccination à grande échelle, nous restons neutre sur le titre Air France – KLM. Néanmoins, dans l’hypothèse où le titre arriverait à franchir la zone des 5,50€ – 6€ (lignes bleus), on pourrait s’orienter vers un retour de la tendance haussière sur l’action de la compagnie franco-néerlandaise avec un premier objectif à 9€ (ligne verte). Alternativement, la franche cassure des 4,50€ (pointillés rouges) pourrait nous conduire à un retour sur les 3€.

 

Lufthansa

Lufthansa est la première compagnie aérienne privée allemande ainsi que la première compagnie aérienne européenne en nombre de passagers transportés devant RyanAir et Air France-KLM.

Source : https://www.bilan.ch/entreprises/lufthansa-prolonge-ses-suspensions-de-vols-jusquau-17-mai

 

Le groupe aérien allemand a dévoilé pour le troisième trimestre 2020 une perte nette de 1,97 milliard d’euros (contre un bénéfice net de 1,154 milliard en au T3 2019). Il affiche aussi un chiffre d’affaires en baisse de 74% à 2,2 milliards d’euros et une perte d’exploitation de 1,26 milliard (contre un bénéfice de 1,22 milliard à la même période l’année dernière).

Sur les neuf premiers mois de l’année, l’impact de la crise sanitaire est tout aussi visible pour la compagnie allemande : un chiffre d’affaires en baisse de 60% à 11 milliards d’euros, une perte d’exploitation de 4,16 milliards et une perte nette de 5,58 milliards d’euros (en 2019 le groupe avait dégagé sur neuf mois un bénéfice net de 1,038 milliard d’euros).

Ces chiffres font revenir la société sur ses objectifs de réduction de coûts pour faire face à la crise. Il pourrait supprimer jusqu’à 30.000 emplois, au lieu des 22.000 initialement envisagés, en raison de l’absence de véritable reprise.

La compagnie a bénéficié en juin d’un vaste plan de sauvetage de 9 milliards d’euros du gouvernement allemand, qui est entré à son capital à hauteur de 25%. Mais cela n’est pas suffisant et le groupe perd désormais un million d’euros toutes les deux heures, contre un toutes les heures au début de la pandémie.

Seuls 350 de ses 763 avions sont actuellement utilisés, le taux d’occupation se limitant à un siège sur deux. Le groupe prévoit de réduire encore davantage sa flotte en clouant au sol 125 avions supplémentaires en raison de la deuxième vague de la pandémie. Il s’attend à une très lente reprise en 2021, avec au premier trimestre une capacité de vol de 25% du niveau d’avant pandémie, soit le même niveau que le trimestre en cours et bien loin des 50% précédemment envisagés d’ici la fin de l’année.

 

 

Sur ce graphique en base hebdomadaire du titre Lufthansa, on observe que depuis son point bas de mars 2009, le titre a connu une belle ascension (en plusieurs temps) jusqu’en décembre 2017 où il atteint son plus-haut historique, permettant à la compagnie aérienne allemande de passer de 7,73€ à 31,26€ par action (soit une progression de plus de 300%). Après ce pic, le titre connait une chute vertigineuse, accentuée par la crise sanitaire en début d’année 2020 ramenant Lufthansa à 7€ par action en mars, puis à 6,84€ en septembre (cercle rouge), son plus bas depuis mars 2003. Néanmoins le titre a fortement rebondi au cours du mois de novembre suite à l’annonce d’un vaccin potentiel contre le coronavirus, permettant à Lufthansa de revenir à 10€ par action, soit une progression de plus de 40% en un mois.

Dans cette configuration, et dans le contexte actuel, nous restons neutre sur le titre. Néanmoins, dans l’hypothèse où l’action reviendrait durablement au-dessus de la zone des 11€ (comprises entre les lignes bleues), on aurait un objectif à 13,50€ (ligne verte) qui si atteint pourrait conduire à un retour durable de la hausse. Alternativement, un passage sous les 8,50€ (pointillés rouges) nous conduirait à un retour sur les précédents plus bas.

 

EasyJet

EasyJet est une compagnie aérienne britannique à bas prix, « low-cost ». Il s’agit d’une société de plus de 10.000 employés qui est créée le 20 octobre 1995. Cotée à la Bourse de Londres, elle fait partie de l’indice FTSE 100. Son siège social est situé à l’aéroport de Londres-Luton.

Source : https://www.tourmag.com/COVID-19-easyjet-se-serre-la-ceinture-et-annule-certains-vols-vers-l-Italie_a102544.html

 

Le groupe britannique a annoncé le 6 novembre qu’il réduisait sa capacité de vols à 20% de ce qu’il prévoyait initialement pour la période de fin d’année en raison de la crise sanitaire de Covid-19 qui perdure.

La low-cost britannique veut ainsi « minimiser les pertes » au premier semestre de son exercice fiscal décalé (soit les six mois entre octobre 2020 et mars 2021) et « garde la possibilité d’augmenter rapidement » le nombre de vols si la demande devait revenir.

En raison de la crise sanitaire, easyJet a annoncé s’attendre à une perte annuelle avant impôts pour l’année fiscale 2019-2020 d’environ 900 millions d’euros, la première de son histoire. Elle va aussi fermer deux bases en Italie, celles de Naples et de Venise.

 

 

Sur ce graphique en base hebdomadaire, on observe que depuis son point bas de mars 2009, la société easyJet enregistre une belle performance boursière avec une multiplication quasiment par huit du prix de son action, passant de 245£ à 1929£ en janvier 2015, son plus-haut historique. Depuis ce pic, le titre est entré dans une phase de consolidation autour du niveau pivot des 1200£ (ligne verte) avant de s’effondrer en début d’année 2020 à cause de l’évolution de la pandémie, ramenant l’action au prix de 410£ en mars. Le titre a ensuite tenté un rebond mais rapidement avorté face au manque de visibilité du secteur et au manque de touristes internationaux. Néanmoins, l’annonce de l’arrivé d’un vaccin au début du mois de novembre (cercle rouge) permet au titre de reprendre des couleurs et de venir accrocher les 850£ en l’espace d’un mois.

Dans cette configuration, et aux vues du flux d’informations financières susceptibles de faire évoluer le marché dans un sens ou dans l’autre, nous restons neutre sur easyJet tant que les prix resteront dans la zone comprise entre 750£ et 850£ (segments bleus). Cependant une installation durable des prix au-dessus de cette zone pourrait signifier une reprise du mouvement haussier, avec un premier objectif sur les 1200£ (ligne verte). Alternativement, un retour sous cette zone pourrait nous conduire à revenir sur des niveaux inférieurs, avec un premier objectif à 600£ par action.

 

RyanAir

RyanAir est une compagnie aérienne irlandaise low-cost également, fondée en 1984 et dont le siège social est situé à Swords, en Irlande.

Source : https://actu.fr/occitanie/toulouse_31555/ryanair-propose-nouveaux-vols-depart-toulouse-billets-moins-10-euros_27023755.html

 

En octobre 2020, la spécialiste irlandaise du vol pas cher a vu son trafic s’établir à 30% de ce qu’il était au même mois de l’année 2019, avec 4,1 millions de clients pour l’ensemble de ses filiales (contre 13,8 millions en octobre 2019). Un résultat aussi en recul par rapport à septembre, où RyanAir avait accueilli 5,1 millions de passagers.

Le groupe a opéré en octobre à environ 40% de ses capacités initialement prévues, avec un coefficient d’occupation de 73%. Toutes ses statistiques sont les plus basses pour RyanAir depuis la reprise des vols en juillet, après près de trois mois de quasi-hibernation pour cause de pandémie de Covid-19.

Sur les douze derniers mois en trafic roulant, RyanAir a transporté 70,3 millions de passagers, une baisse de 53% par rapport à la même période en 2019 (151 millions) avec un coefficient d’occupation moyen de 86%.

Néanmoins, le patron du groupe envisage déjà un retour l’automne prochain aux niveaux de trafic de 2019, l’arrivée annoncée de vaccins contre la Covid-19 lui faisant envisager pour la période estivale des capacités entre 60% et 80% de ce qu’elles étaient avant la pandémie.

 

Sur ce graphique en base hebdomadaire du titre RyanAir, on observe que depuis septembre 2008, le titre a connu une croissance en quasi-ligne droite jusqu’en aout 2017, passant de 1,80€ à 19,78€ (son plus-haut historique) avec une phase de ralentissement en 2014 (segments rouges) où la zone des 7,50€ fait résistance avant d’être franchie sur un gap haussier important qui fera office de support plus tard. Après ce pic, le titre a connu une phase de correction qui prendra fin en septembre 2019 autour des 8,50€ par action avant un fort rebond jusqu’en janvier 2020 où le titre prend près de 100% pour revenir proche des 17€. S’en suit une nouvelle chute des prix suite à l’évolution de la crise sanitaire mondiale ramenant une nouvelle fois le titre autour des 8,50€ où le gap de 2014 fait encore office de support, permettant aux prix de rebondir. Ce rebond prend encore plus d’ampleur avec début novembre (cercle vert) l’annonce d’un vaccin qui ramène de la visibilité pour ce secteur, et permet au titre de revenir sur ses niveaux d’avant crise autour des 15,50€ par action.

Dans cette configuration, tant que le niveaux pivots des 12€ ne sera pas franchi, nous privilégions un scénario haussier sur RyanAir, avec un premier objectif sur les niveaux de 2017 autour de 19€ par action. Alternativement, la franche cassure de ce niveau pourrait nous conduire à revenir tester le gap autour des 8,50€.

 

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Réalisé par Jean-François M’Bongué avec l’aide de Marc Dagher

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SPECIAL TENDANCE – L’essor des véhicules électriques et zoom sur Tesla

Avec les progrès technologiques réalisés dans l’électrification des véhicules et la croissance du marché, les véhicules électriques connaissent un essor considérable. En 2019, le parc automobile se composait de 7,2 millions de voitures électriques et hybrides dont 47% se trouvaient en Chine. Ces véhicules représentent environ 1% du parc automobile mondial.

 

Une transformation rapide du marché au profit de l’électrique est visible. Alors qu’en 2011, « seuls » 47.000 unités étaient vendues, les ventes ont atteint 2,1 millions d’unités en 2019 (2,6% des ventes mondiales de voitures). De 2018 à 2019, la vente de véhicules électriques a connu une croissance de 6%. De surcroît, au moins 20 pays ont atteint des parts de marché supérieures à 1%. La Chine et l’Europe avec respectivement 4,9% et 3,5% ont atteint de nouveaux records en matière de part de marché des véhicules électriques en 2019.

 l’heure actuelle, la pandémie de Covid-19 affectera les marchés mondiaux des véhicules électriques, mais moins que le marché automobile global. Les ventes de voitures électriques devraient représenter environ 3% des ventes mondiales en 2020. Cette perspective est étayée par des politiques de soutien toujours présentes bien qu’amoindries dans certains pays.

 

Objectifs environnementaux et durables

Les principaux facteurs du développement des véhicules dits « propres » sont la lutte contre le changement climatique et la réduction de la dépendance énergétique.

 

Le changement climatique

Ainsi, l’électrification des véhicules est une technologie clé pour réduire la pollution atmosphérique dans les zones densément peuplées et répondre aux objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

A titre d’exemple, alors que les gaz à effet de serre génèrent plus de 70% du potentiel de réchauffement climatique, le principal émetteur français de ces gaz est le trafic routier (28% des émissions). Avec plus de la moitié des émissions du transport routier provenant des véhicules particuliers, l’essor des véhicules propres promet une réduction conséquente d’émissions.

À ce jour, 17 pays ont annoncé des objectifs de 100% de véhicules sans émissions ou l’élimination progressive des véhicules à moteur à combustion interne d’ici 2050. A ces fins, les gouvernements établissent de nouvelles normes afin de généraliser les véhicules électriques.

 

Source : https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/automobile/voiture-electrique-peut-on-enfin-y-croire-780769.html

 

Les taux d’imposition en fonction des émissions de CO2, les incitations fiscales à l’achat, ou encore des remises sur les péages routiers et des zones à faibles émissions sont essentiels pour inciter les consommateurs et les entreprises à choisir l’option électrique.

D’autres mesures appuient la transition au tout électrique. L’adoption du véhicule électrique par le citoyen passe, par exemple, par des programmes de marchés publics (bus ou véhicules municipaux) qui ont l’avantage de montrer la technologie au public et de « donner l’exemple ». Les marchés publics permettent aussi aux industriels de produire en gros ce qui favorise les économies d’échelle.

 

La dépendance énergétique

En 2019, les véhicules électriques en service dans le monde ont permis d’éviter la consommation de près de 0,6 million de barils de produits pétroliers par jour. La même année, la production d’électricité pour alimenter le parc mondial de véhicules électriques a émis 51 Mt (millions de tonnes) d’équivalent CO2, soit environ la moitié de la quantité qui aurait été émise par un parc équivalent de véhicules à moteur à combustion interne (53 Mt d’équivalent CO2 d’émissions évitées).

Les véhicules électriques libéreront l’entièreté de leur potentiel pour limiter le changement climatique dès lors que l’intensité en CO2 de la production d’électricité s’atténuera.

 

Développement du tout électrique par les subventions directes

Le déploiement des véhicules électriques sur les différents marchés a majoritairement été stimulé par les annonces politiques ambitieuses en faveur d’un passage au « tout électrique ». Les gouvernements plébiscitent cette transition par des subventions directes. L’Allemagne, l’Italie, le Canada, l’Inde ou encore la Nouvelle-Zélande intensifient leurs actions en prolongeant ou en mettant en place de nouveaux systèmes d’incitation à l’achat.

 

Source : https://www.lepoint.fr/automobile/le-maire-veut-impliquer-renault-dans-l-airbus-des-batteries-25-05-2020-2376804_646.php

 

Cependant, avec les volumes de ventes qui ne cessent de croître, ces aides publiques ne sont que transitoires. Par exemple, la Chine et les États-Unis ont connu une suppression ou réduction substantielle des subventions à l’achat en 2019.

Ainsi, les réductions des subventions à l’achat de voitures électriques, la contraction du marché automobile ou encore la suppression du crédit d’impôt fédéral américain pour les constructeurs ont mis un coup de frein aux ventes de véhicules électriques. Alors que 90% du marché se concentre en Chine, en Europe et aux États-Unis, ces différentes actions ont contribué à une baisse significative des ventes de voitures électriques en Chine et même à une chute de 10% aux États-Unis sur 2019.

 

Des consommateurs néophytes

La fiabilité des modèles déjà présents et le développement des infrastructures de recharge des véhicules électriques ont permis aux consommateurs de réduire leur appréhension à la conversion au tout électrique. En 2019, 6,5 millions de chargeurs privés (domicile ou lieu de travail) et 800.000 chargeurs publics étaient présents dans le monde. La prévalence des chargeurs privés est due à la praticité et la rentabilité. Toutefois, les chargeurs publics ont augmenté de 60% en 2019 ce qui est supérieur à la croissance du parc de véhicules électriques.

Aujourd’hui, les consommateurs attendent de nouvelles améliorations technologiques et de nouveaux modèles. Constamment à la recherche de l’optimisation de ces nouveaux véhicules, les constructeurs automobiles investissent massivement en R&D. En 2018, les investissements étaient estimés à 80 milliards d’euros allant même jusqu’à tripler en 2019 pour atteindre 265 milliards d’euros (dont la moitié en Chine).

Des améliorations technologiques significatives et une plus grande variété de modèles de voitures électriques ont su stimuler les décisions d’achat des consommateurs. Les batteries ont une capacité énergétique 20% à 100% supérieure à celles homologues de 2012. D’ici 2030, l’autonomie moyenne des batteries devrait être de 350 à 400 km. En outre, le coût des batteries a diminué de plus de 85% depuis 2010.

La livraison de nouveaux modèles comme le modèle Tesla 3 a engendré un pic des ventes sur des marchés clés, notamment celui des États-Unis. De plus, les constructeurs automobiles ont annoncé vouloir lancer 200 nouveaux modèles de voitures électriques, particulièrement sur le segment des véhicules utilitaires sportifs.

 

Interrogation sur l’avenir des batteries

Face à la constante amélioration des batteries, les plus anciennes deviendront obsolètes. Ainsi, les chercheurs estiment qu’un volume équivalent à la production annuelle de batterie devrait être détruite d’ici 2030. En l’absence de mesures efficaces, ces batteries usées auraient un impact environnemental important.

 

Source : https://www.clubic.com/transport-electrique/article-892870-1-sr-recyclage-reutilisation-quelle-seconde-vie-batteries-voitures-electriques.html

 

Un système de recyclage comprenant la récupération des matériaux critiques réduirait la demande de ressources primaires, les émissions de gaz à effet de serre et les impacts négatifs locaux de l’extraction et du raffinage. De surcroît, le recyclage permettrait aux pays de réduire la dépendance envers les importateurs de matières premières. Actuellement, les prix pratiqués des matières premières et le faible volume de batteries usagées défavorisent la mise en place d’un plan de recyclage.

Toutefois, les prix des matières premières risquent d’augmenter et engendrer des prix plus volatils. En effet, le marché des véhicules électriques est en pleine expansion ce qui exerce une pression sur les ressources primaires. Les matériaux recyclés deviendraient alors plus compétitifs.

De nombreuses recherches étudient les nouveaux procédés de recyclage moins énergivores, un tri adéquat des pièces pouvant être directement réutilisées ou reconditionnées en nouvelles batteries pour limiter l’émission de gaz à effet de serre.

 

Tesla

Dans le secteur des véhicules électriques, Tesla fait figure de leader. Avec 100.000 ventes de plus que le numéro 2, Renault Zoe, le modèle 3 devance largement ses concurrents. Dans le monde, un véhicule électrique vendu sur sept est un Tesla Model-3. Les ventes mondiales du modèle sont maintenant proches de celles des principaux modèles concurrents des véhicules à moteur à combustion interne.

 

 

L’entrée au S&P 500 de Tesla

Mi-novembre, Tesla, la septième capitalisation américaine (400 milliards de dollars), fêtait sa prochaine entrée dans le S&P 500. Par son entrée remarquée le titre s’est valorisé de 22% en seulement deux jours.

L’indice étant pondéré par capitalisations boursières, les 5 premières capitalisations du S&P 500 représentent à elles seules 25% de l’indice, à savoir les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft). Par sa forte capitalisation boursière, Tesla sera directement propulsé à la neuvième place de l’indice à son entrée prévue pour le 21 décembre 2020. Le S&P Dow Jones Indices a déclaré que « [Tesla] sera l’un des plus grands ajouts de poids au S&P 500 au cours de la dernière décennie, et par conséquent générera l’une des plus grandes transactions de financement dans l’histoire du S&P 500 ».

Il peut paraître étrange que Tesla ne figurait pas plus tôt dans l’indice, mais jusqu’alors la société ne satisfaisait pas à la condition de qualification principale à savoir être rentable pendant 12 mois. Ainsi, le comité qui supervise l’indice avait déjà auparavant rejeté la société dans le S&P 500.

Plus de 11.000 milliards de dollars sont investis sur le S&P dont environ 4.000 milliards de dollars dans des fonds indexés à l’indice. L’appartenance à l’indice est donc très importante. En effet, pour que leur portefeuille reflète correctement le S&P 500, les fonds indiciels devront ajuster leurs participations avec une transaction de 51 milliards de dollars afin d’investir dans Tesla. Ils alloueront ainsi 1,2% au constructeur automobile.

 

Source : https://ldaily.ua/en/news/novosti/tesla-ne-vklyuchyly-v-indeks-sp-500/

 

En outre, les fonds d’investissement gérés de manière active qui tentent de battre le S&P 500 devront décider d’investir ou non dans la société. Ces fonds gèrent des milliards de dollars d’actifs supplémentaires. De nombreux investisseurs pensent que Tesla constitue une bulle et mettent donc en garde à l’ajout de cette société au sein de l’indice phare mondial. L’entrée de Tesla au S&P 500 est controversée car l’investissement indiciel est souvent considéré comme conservateur.

 

Tesla un investissement risqué ?

En hausse d’environ 450% en 2020, le constructeur automobile californien est devenu l’entreprise automobile la plus suivie au monde. Un paradoxe quand sa production ne représente qu’une fraction de celle de ses concurrents tels que Toyota, Volkswagen ou General Motors.

Malgré la crise sanitaire, Tesla a affiché des résultats plus solides que prévu pour le premier trimestre 2020. La société a enregistré des revenus en hausse d’environ 32% par rapport à l’année précédente et des bénéfices de 227 millions de dollars, contre une perte de 494 millions de dollars il y a un an.

Tesla a bénéficié d’importantes ventes de son modèle 3 et d’une amélioration de production dans son usine de Shanghai. Cependant, la nette l’amélioration de sa rentabilité est principalement due à l’augmentation des ventes de crédits d’émission carbone. Sans la hausse des ventes de ces crédits, Tesla n’aurait probablement pas atteint son seuil de rentabilité.

A court terme, Tesla risque d’être confronté à une forte pression sur ses revenus. La société a mis même en veilleuse ses prévisions pour 2020, en raison de l’incertitude entourant la pandémie de coronavirus et la reprise économique. Peu de consommateurs devraient investir dans une voiture haut de gamme en ce moment et l’usine Tesla de Fremont qui représente environ trois quarts de la production annuelle, reste suspendue.

Cependant, contre toute attente, le titre de la société continue sa progression allant jusqu’à presque doubler depuis le début de l’année.

 

Tesla, un business basé sur les crédits carbone ?

Le fabricant de voitures électriques a affiché un nouveau trimestre de résultat net positif, mais sa rentabilité a été gonflée par des ventes de crédits de CO2 à des constructeurs aux gammes trop polluantes.

Plusieurs pays ont une réglementation sur les véhicules propres, cette réglementation exige que les véhicules ZE (« zéro émission ») représentent une certaine proportion des ventes des constructeurs automobiles chaque année. Les constructeurs automobiles qui ne respectent pas ces normes peuvent acheter des crédits auprès de sociétés comme Tesla qui n’en ont pas l’utilité car le constructeur produit exclusivement des véhicules électriques.

 

Source : https://focuswashington.com/2020/11/17/tesla-to-join-sp-500-spark-epic-index-fund-trade/

 

La vente de crédits carbone réglementaires a atteint environ 428 millions de dollars au deuxième trimestre 2020, contre environ 354 millions au premier trimestre, et seulement 111 millions au deuxième trimestre 2019. En outre, les analystes estiment que sans ces ventes les marges brutes de Tesla auraient été inférieures de plus de 600 points de base (6%) au deuxième trimestre 2020. La société aurait probablement enregistré une perte si elle ne comptabilisait pas les revenus de ses crédits carbones.

L’augmentation des prix due à la forte demande de crédit permet à Tesla de maximiser ses ventes. En effet, l’Union Européenne a introduit des normes d’émission plus strictes qui exigent que les émissions moyennes de dioxyde de carbone par kilomètre passent de plus de 120 grammes à 95 grammes en 2018 pour les véhicules particuliers. Afin d’éviter des pénalités, Fiat Chrysler, l’un des plus gros clients de crédits de Tesla, a acheté des crédits pour 2 milliards de dollars en 2020 et 2021.

A mesure que de nouvelles réglementations sur les émissions entrent en vigueur en Europe et que les États américains cherchent à appliquer des normes plus strictes, il est possible que ces crédits prennent encore de la valeur.

Cet eldorado ne devrait être que de courte durée. L’effondrement actuel des ventes automobiles mondiales pourrait nuire aux revenus des crédits à court terme pour Tesla. De surcroît, sur les moyen et long termes, les grandes entreprises automobiles augmenteront leurs ventes de véhicules propres réduisant ainsi la nécessité de crédits carbone.

Pour contrer ces pertes potentielles, Tesla mise sur l’amélioration de ses marges et bénéfices par l’augmentation des ventes de logiciels et l’amélioration de ses batteries. L’option à 8.000 dollars pour avoir le pilotage automatique est très lucrative pour le constructeur automobile. Elle contribuerait pour 4% des marges brutes de Tesla dans le secteur automobile qui lui s’élèvent à 21% en 2019.

 

Analyse technique de Tesla

Sur ce graphique en base hebdomadaire de l’action Tesla, on remarque d’abord que le titre a connu une belle progression à ses débuts jusqu’en février 2014 où il marque une longue phase de consolidation horizontale jusqu’en mai 2019, soutenu par la zone des 38$ par action (segment bleu). Par la suite, le titre s’envole et franchi la zone de résistance des 75$ (cercle vert) qui l’empêchait de progresser depuis mai 2017. Entre son point bas de mai 2019 et son plus-haut de février 2020, le titre prend plus de 450% passant de 35,40$ par action à 193,80$, avant de fortement corriger courant mars 2020 suite à la propagation de la pandémie de Covid19. Après cette correction violente de l’ordre de 65%, le titre reprend son envolé et dépasse rapidement son précédent plus-haut, affichant même de nouveau records historiques séances après séances amenant l’action Tesla à 574$.

Dans cette configuration, tant que le niveau des 365$ ne sera pas franchi à la baisse (segment violet), nous privilégions une poursuite du scénario haussier pour ce qui est de l’action Tesla, avec un premier objectif par projection à 650$. Alternativement, la franche cassure de ce niveau pourrait nous conduire à revenir sur les 250$ correspondant au gap haussier de début juillet 2020.

 

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Voici, pour vous convaincre définitivement si besoin, un récapitulatif de nos performances depuis la création du service :

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Réalisé par Albane Desjardins avec l’aide de Jean-François M’Bongué

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