Football et fonds d’investissement

Depuis la crise sanitaire, le football professionnel européen a connu de nombreux changements au niveau de la gouvernance des clubs et des ligues. Ces changements sont arrivés pour faire suite aux besoins continuels de financementLes fonds d’investissement sont de plus en plus intéressés par la détention de participations au capital des clubs et instances du football. Ce sport majeur est en pleine évolution comme l’attestent des montants de transferts qui ne cessent d’augmenter, des billets de plus en plus chers, de nombreux clubs qui construisent leur propre stade… Ce secteur est sous-évalué et devrait connaître une forte croissance. Les hedge funds cherchent, en investissant dans des clubs professionnels, à diversifier leur portefeuille et ne pas répartir tous leurs œufs dans le même panier. Par ailleurs, cela leur permet aussi de rayonner sur la scène internationale. Leur objectif premier reste toutefois de générer de la rentabilité en revendant plus tard leurs parts, mais comme toute entreprise, la réussite de ce type d’investissement ne dépend pas que de l’aspect financier, mais aussi des stratégies extra-financières.

 

DIFFÉRENTS TYPES DE FONDS

Il existe différents types de fonds dans le milieu du football, comme les fonds souverains et les fonds de capital investissement. Les fonds souverains sont de plus en plus présents sur la scène sportive, leur objectif est de faire fructifier leurs bénéfices engrangés par l’activité économique de leur pays. L’exemple le plus connu est le fonds du Qatar ayant racheté le PSG mais aussi le fonds d’Abu Dhabi contrôlant Manchester City. Une autre facette de ces investissements est de pouvoir élargir leur soft power : ces clubs leur permettant d’avoir un pied en Europe et, ainsi, de pouvoir faire de nouvelles affaires tout en améliorant leur visibilité. Pour se faire voir, les clubs sont sponsorisés par des filiales de ces fonds souverains, à l’image du PSG avec la Qatar Airways. De plus, cette double casquette de sponsors et propriétaires d’un club enrichit les évènements sportifs qui deviennent des lieux de rencontre entre hommes d’affaires, politiques, décideurs économiques ou encore financiers, favorisant ainsi le développement de relations afin de réaliser des affaires sur le long terme.

Les fonds d’investissement de capital-investissement ou hedge fund ont des objectifs beaucoup plus financiers. Peu importe le type d’activité, ils se dirigent et investissent dans des secteurs qui ont du potentiel de croissance. Leurs investissements entrent dans une stratégie de diversification afin de réaliser des plus-values sur des clubs sous-évalués et de percevoir une partie de leurs revenus.

 

DE NOMBREUSES RAISONS D’INVESTIR DANS LE BALLON ROND

L’arrivée des fonds dans ce secteur constitue essentiellement une stratégie de diversification de leurs actifs. Un fondcherche principalement des placements avec un couple rendement/risque optimal. Avec cette période de crise sanitaire, l’économie mondiale connaît un recul, et l’incertitude liée aux investissements a poussé davantage les fonds à rentrer au capital des clubs de football. De plus, l’évolution de la valorisation des clubs de football est faiblement corrélée avec celle d’autres actifs plus traditionnels. L’investissement dans ces clubs permet donc de réduire le risque global de leur portefeuille sans diminuer la performance.

La grande majorité des fonds qui s’intéressent au football européen sont ironiquement américains. Ce phénomène peut s’expliquer à travers le fait que les clubs de football du Big Five (les cinq plus grands championnats européens : Allemagne, Angleterre, Espagne, France et Italie), sont sous-évalués par rapport aux franchises des sports rois traditionnels américains : basketball, baseball, hockey et football américain. Les fonds outre-Atlantique pensent donc pouvoir appliquer les différentes méthodes de gestion qui ont fonctionné aux Etats-Unis afin de pouvoir rendre un club plus attractif et pouvoir bénéficier d’une plus-value à la revente, d’autant plus que l’attractivité du football croît significativement ces dernières années. Par ailleurs, le football est un sport ultra compétitif où seules les grandes équipes du Big Five se retrouvent dans de grandes compétitions telles que la Ligue des Champions. Le fait qu’il y ait si peu de clubs sélectionnés dans ces prestigieux tournois crée de facto de la valeur dans les clubs en question.

En entrant au capital des clubs ou des ligues de football, les fonds d’investissement espèrent percevoir une partie des revenus des clubs, que ce soient des revenus issus des droits télévisés, commerciaux ou de billetterie. En ce qui concerne la billetterie, le fait qu’un club soit propriétaire de son stade constitue un réel atout pour un fonds d’investissement, les recettes des matchs revenant directement au club. Détenir son stade est aussi un atout dans le sens où les fonds pourront l’exploiter de manière optimale et développer la culture du stade comme cela se fait aux Etats-Unis. Les fonds peuvent percevoir des revenus grâce aux cellules de recrutement et de formation. En effet, former des joueurs pour les vendre par la suite permet de générer beaucoup de revenus, surtout avec le modèle du football français. A chaque fois qu’un joueur est transféré, ses anciens clubs touchent un pourcentage du transfert appelé « prime de formation ». Avec l’inflation du prix des transferts, avoir un centre de formation ou une cellule de recrutement avec un rayonnement international devient un enjeu majeur pour un fonds d’investissement souhaitant s’insérer au capital d’un club. Ces derniers permettront d’avoir un meilleur échange de joueurs. L’apparition de la cryptomonnaie dans le monde du football présente aussi une nouvelle opportunité, la société Sorare en est le parfait exemple: après avoir levé 680 millions de dollars, elle est devenue une icône de la cryptomonnaie et du football. Tout cela permet d’attirer de nouvelles personnes tout en générant du profit. Certaines équipes ont même créé une cryptomonnaie à leur nom comme le Milan AC avec « AC Milan Fan Token » qui permet d’attirer encore une fois un tout nouveau public.

 

 

CRITÈRES DE SÉLECTION

Il est important de souligner que tous les clubs ne sont pas attrayants pour les fonds d’investissement. Ils ne peuvent en effet pas se permettre d’investir dans des activités qui leur feront perdre de l’argent, que ce soit une entreprise, un club ou une instance de football. Le pilotage du club se fait alors comme celui d’une entreprise.

Les exercices comptables peuvent être déficitaires, si la structure financière reste viable et les perspectives de rendement et de croissance de l’actif correspondent aux objectifs des fonds ; ils préparent alors une entrée sur le marché.

Les fonds ne s’arrêtent pas uniquement aux critères financiers. De nombreux critères qualitatifs sont aussi pris en compte dans la sélection des clubs. En effet, on sait que des éléments comme la réputation d’un club sont importants car c’est un secteur très médiatisé, mais aussi les infrastructures, la qualité de son centre de formation, la force économique de l’agglomération dans lequel il se situe et la structure de la dette par exemple.

Avant de décider d’un investissement, ces fonds réalisent des études de marchés et des business plans. Le secteur du football est un investissement comme un autre avec beaucoup de préparation. Les fonds de placement doivent effectivement rendre des comptes à leurs investisseurs/souscripteurs sur leurs futures performances. Ils ne peuvent donc pas agir de façon arbitraire et se doivent de suivre le plus strictement possible le business plan établi en amont. Les clubs de football sont donc des entreprises à part entière et, comme toutes les entreprises, ils doivent s’efforcer d’avoir un modèle de gestion durable et sain.

 

CONCLUSION

Le football évolue au fil des années, laissant apparaître de nouveaux acteurs comme les fonds d’investissement, mais aussi de nouvelles compétitions. Les perspectives économiques sont importantes, mais la visibilité que le football peut apporter pour les affaires ou simplement le rayonnement à l’international est aussi à prendre en compte. En 2021, le projet d’une « superligue » un peu à l’instar du modèle américain et ses ligues fermées réunissant les meilleures équipes aurait pu voir le jour. Ce projet, poussé par le président du Real Madrid, Florentino Perez, devait être financé par le fondd’investissement JP Morgan. Cependant ce projet n’a pas abouti et fut rejeté par de nombreux clubs et supporters. Enfin, il semble important de se poser la question de la limite entre le sport et le business, car à trop vouloir basculer dans le second, on en oublie l’esprit même du premier, comme en témoigne la très fameuse polémique concernant la prochaine Coupe du Monde de novembre au Qatar…

 

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Pour ou contre le VE ? Il y a de l’électricité dans l’air…

A ce jour, et en dépit des efforts conjoints pour inciter les usagers à se tourner vers d’autres moyens de transport (en commun, vélo, train…), la voiture reste celui utilisé par plus de 75% des Français pour se rendre au travail ou pour effectuer de nombreux trajets. Les questions de pollution, de prix, de recyclage reviennent sans cesse quand le sujet est abordé et font l’objet d’une certaine méfiance. Les prévisions du nombre de véhicules électriques (VE) vendus lors des prochaines décennies ne cessent d’augmenter, atteignant désormais 40% en 2030 et 95% en 2040.

Alors que les eurodéputés ont voté l’interdiction de ventes de véhicules thermiques à l’horizon 2035, d’autres pays comme la Norvège ont figé leur prescription à 2025. La voiture électrique fait quant à elle polémique en étant aussi de plus en plus pointée du doigt. Cette polémique est-elle réellement justifiée ? Est-elle vraiment la voiture de demain pour une démarche écoresponsable ? Quels sont les avantages et les inconvénients principaux de cette révolution dans le secteur ?

 

DE MULTIPLES AVANTAGES…

Peu coûteux sur l’entretien

La voiture électrique entraîne moins de dépenses chez le garagiste, le fonctionnement de son moteur étant bien plus simple que celui des voitures thermiques. Les VE ne sont en effet pas dotés de boîte de vitesses, plus généralement les pièces dites « en mouvement » sont moins nombreuses. Le véhicule thermique a besoin périodiquement de vidanges, de changements d’huile, de changements de plus nombreuses pièces d’usures y compris les plaquettes de frein. Les moteurs électriques ne comptent qu’une vingtaine de pièces contre plus de mille pour les diesels ou essences.

Réduire tous types de pollution

Le véhicule électrique n’émet pas de gaz à effet de serre lorsqu’il roule et son bilan global sur l’ensemble du cycle de vie intégrant la phase de construction, celle d’utilisation qui comprend les émissions de CO2 liées à la production de l’électricité et le recyclage, est dans la grande majorité des cas meilleur voire nettement meilleur que celui du véhicule thermique. En France c’est 77% d’émission de CO2 en moins et la moyenne européenne (UE 27) 63% de moins, selon une étude de Transport & Environnement en date d’avril 2020.  Le VE n’émet par ailleurs ni gaz polluant, ni particules liées au pot d’échappement ; seules demeurent les émissions de particules liées à l’usure des pneus et des plaquettes de frein, comme sur les véhicules thermiques. Enfin, par pollution, on entend aussi la pollution sonore. Le moteur des véhicules électriques étant silencieux, ils contribuent à rendre les villes plus calmes. Des progrès sont faits pour rendre plus écologique et responsable la production des batteries ainsi que leur recyclage. Les métaux tels que le nickel, le lithium, ou le cobalt sont par ailleurs en partie recyclables. De nombreuses rumeurs circulent autour de possibles métaux rares nécessaires à la construction des voitures électriques, or les batteries n’en contiennent pas et ceux nécessaires à la production de moteurs à aimant permanent sont aussi nécessaires dans la production de voitures thermiques.

Amélioration de la qualité de l’air

 Le débat public est lui souvent tourné vers les émissions de CO2 que produisent les voitures thermiques, oubliant une des vertus majeures que confère les voitures électriques : l’absence totale d’émission de polluant à l’échappement. Les véhicules à batterie ne rejettent rien et les véhicules hydrogène ne rejettent que de la vapeur d’eau. Selon Santé Publique France, la pollution de l’air extérieur est à l’origine de plus de 40.000 décès prématurés chaque année. Les transports jouent un rôle important dans cette pollution locale, la transition de la voiture thermique à la voiture électrique reste ici une très bonne solution.

De nombreux avantages financiers

Il existe de nombreuses primes pour aider les particuliers qui souhaitent acquérir un VE lors de cette transition. Emmanuel Macron a annoncé une prime à l’achat, pouvant aller jusqu’à 6.000 euros pour les véhicules électriques neufs coûtant moins de 47.000 euros, à laquelle s’ajoute dans certains cas une prime à la conversion dont le montant dépend de critères d’âge du véhicule remplacé et de revenu du foyer. Les régions peuvent elles aussi apporter des aides se comptant en milliers d’euros. Un des autres avantages cités par les constructeurs automobiles est que, sur le papier, une recharge électrique coûterait moins cher qu’un plein d’essence. Enfin, leur coût d’entretien est moindre, ce qui contribue à réduire légèrement leur décote par comparaison à celle des voitures thermiques.

De possibles futures restrictions

Le développement des ZFE (Zones à Faibles Émissions) est aussi à prendre en compte. Elles sont de plus en plus nombreuses et seront même obligatoires dans les agglomérations de plus de 150.000 habitants à partir de 2025. Pour les véhicules plus anciens, c’est une interdiction totale de rouler dans ces zones qui tend à arriver, les véhicules électriques n’y étant donc naturellement pas assujettis.

Un plaisir pour les amateurs de conduite

Un autre avantage pour les amateurs de conduite est qu’un moteur électrique permet d’avoir une accélération bien plus puissante grâce à son couple instantanément disponible, comme le montre la Tesla model S réalisant le 0-100 en 2,1 secondes. Sa batterie étant au plancher entre les deux trains roulants, son centre de gravité se trouve très bas et lui offre une excellente tenue de route. Certains conducteurs mettent aussi en avant l’absence de vibration. Un dernier avantage à la conduite, mais pas des moindres, est le freinage régénératif (transformation de l’énergie cinétique en énergie électrique) qui permet de « laisser » le véhicule ralentir en levant le pied de l’accélérateur.

Des batteries de plus en plus sûres

De nombreux « anti-VE » tendent à vouloir semer le trouble en remettant en cause la fiabilité des batteries ainsi que le risque d’incendie inhérent. La durée de vie d’une batterie se compte en cycles de recharge, les batteries utilisées par la plupart des constructeurs automobile (lithium-ion) peuvent effectuer entre 1.000 et 1.500 cycles. En moyenne pour un véhicule faisant 15.000 kilomètres par an, la durée de vie est donc comprise entre 15 et 20 ans. De plus, les batteries peuvent effectivement prendre feu par suite d’un emballement thermique, mais les constructeurs ont mis en place de nombreuses protections, que ça soit dans les cellules des batteries ou dans le battery management system. Le risque reste donc très rare, et Tesla l’a même illustré lors d’une étude : sur la période 2012-2020 aux Etats-Unis il y a 11 fois moins d’incendie sur les VE que pour la moyenne des véhicules thermiques.

 

 

… MALGRE QUELQUES INCONVENIENTS

Si la voiture électrique peut paraître une bonne alternative à la voiture thermique, elle vient malgré tout avec son lot d’inconvénients, et certains viennent même jusqu’à dire que ce ne serait pas une solution durable envisageable.

Un réel avantage financier ?

L’inconvénient le moins connu pourrait bien être le coût de recharge du véhicule. En effet, les « économies à la pompe » sont souvent l’un des atouts les plus mis en avant par les constructeurs, l’Etat, et la population en général. Cependant, d’après une expérience menée par Le Figaro, si l’on ajoute la variable « autonomie » au calcul, il serait alors moins cher de rouler en diesel qu’en électrique. Et si cela peut sembler inconcevable pour les pro-électriques, c’est d’autant plus vrai dans un contexte de crise énergétique actuelle.

Un chargement plus fréquent et compliqué

Une variable aussi bien souvent oubliée est l’autonomie. En effet, les voitures électriques ont une autonomie bien plus faible que les voitures thermiques, allant en moyenne de 150 à 600 kilomètres. Il ne serait donc même pas possible de faire un trajet de vacances sans recharge. Pour comparaison, un véhicule diesel de nos jours peut parcourir entre 800 et 1.200 kilomètres en moyenne. De plus, avec la cartographie actuelle, les bornes de chargement sont bien moins nombreuses que les pompes à essence traditionnelles, et pourraient très vite être saturées à terme avec un parc roulant de VE important. En effet, à cause du temps de charge nécessaire et du nombre de bornes, il est possible de voir des zones de chargement totalement occupées, notamment aux heures de pointe.

Un coût non négligeable

Les voitures électriques sont plus coûteuses, notamment parce que plus récentes. En effet, en raison de la nouveauté de cette technologie et des avantages écologiques, les constructeurs n’hésitent pas à les vendre au prix fort. Chez Peugeot par exemple, pour acheter la dernière 208 dans sa version électrique, il faut compter plus de deux tiers du prix en plus par rapport à sa version thermique. La faible décote jouant ici en défaveur de l’usager, qui paiera donc plus cher un VE d’occasion. Cet écart de prix est particulièrement paradoxal avec, d’un côté, un état qui souhaite absolument changer son parc automobile en passant en partie par des sanctions pour les conducteurs de voitures traditionnelles, et de l’autre, une population qui n’a absolument pas les moyens ni de changer de véhicule pour du neuf, ni d’acheter sur le marché de l’occasion.

Une voiture pas si verte

L’un des arguments les plus mis en avant par les « anti-VE » serait que les batteries des voitures électriques auraient un impact écologique négatif significatif du fait de leur composition. En effet, elles contiennent notamment des métaux lourds et des polluants qui peuvent être nocifs pour l’environnement. Produites à grande échelle sur des centaines de millions de voitures, ces batteries pourraient entraîner des conséquences néfastes sur la biodiversité et l’écosystème. Certes, cet impact est supposé moindre par rapport à celui des autres véhicules, mais si l’on cherche une véritable alternative totalement efficace, le VE ne serait donc pas la panacée.

Un impact négatif sur les emplois

Les voitures électriques sont différentes des voitures thermiques en beaucoup de points, et notamment dans la fabrication. Ce sont des véhicules qui nécessitent 40% de main-d’œuvre en moins, et beaucoup moins de pièces. Bien sûr, de nouveaux emplois seront créés notamment dans le recyclage des batteries qui est un réel enjeu, mais d’après certaines études la balance pèserait quand même vers une perte d’emplois plus importante, avec notamment un gros impact sur les équipementiers automobiles.

 

EN CONCLUSION

Si la voiture électrique semble être une bonne alternative aux voitures thermiques, elle n’est pas pour autant totalement exempte de défauts, qui pourraient l’empêcher d’être une véritable réponse durable pour le moment. Néanmoins, il est possible d’y voir une solution sur le court-moyen terme.

La voiture à l’hydrogène pourrait être une autre option à exploiter. Elle vient en effet concurrencer la voiture électrique, avec une plus grande autonomie de route, un plein en quelques minutes, et pas de pollution à l’usage. Mais comme sa consœur électrique, elle a aussi son lot de défauts, avec peu de modèles disponibles pour le moment, et une fabrication d’hydrogène peu écologique elle aussi.

Si chaque problème est censé avoir une solution, il semblerait que la voiture parfaite n’ait pas encore vu le jour et, très vraisemblablement, qu’elle n’existe pas. Il faudrait donc faire le bilan de chaque poste et hiérarchiser les priorités…

 

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INFLATION VS BANQUES CENTRALES : LE BRAS DE FER CONTINUE

Depuis plus de huit mois, le taux d’inflation de la zone euro ne cesse de faire des plus-hauts, allant jusqu’à atteindre +9,1% en août, soit son record historique selon Eurostat. Tandis que la France enregistre l’inflation la plus faible à 6,5%, certains pays comme les pays baltes connaissent des taux beaucoup plus élevés : 25,2% pour l’Estonie ou encore 21,1% pour la Lituanie. Comment lutter contre l’inflation ? De quels leviers la banque centrale européenne dispose-t-elle pour endiguer cette flambée ?

 

COMMENT DEFINIR L’INFLATION ?

L’inflation peut être désignée comme une hausse générale des prix des biens et des services sur une période donnée. Cela se traduit aussi en perte de pouvoir d’achat pour les ménages ou encore hausse du coût de la vie. Plusieurs facteurs peuvent expliquer l’inflation lors de cette année 2022.

  • Tout d’abord, une distorsion entre l’offre et la demande. En 2020 et 2021 les consommations des ménages ont en effet fortement baissé du fait de la crise sanitaire liée au Covid-19, accumulant des niveaux d’épargne très élevés. Lorsque la pandémie a pris fin, la demande a explosé et les ménages – après cette période de frustration – ont voulu consommer à nouveau (nouvelle voiture, sorties au restaurant, voyages…) avec l’argent accumulé. L’offre quant à elle n’a pas bondi aussi vite que la demande, car remettre une usine en marche et réimporter des produits d’Asie en Europe ne se fait pas en un jour. Cette divergence entre l’offre et la demande a donc fait naturellement grimper les prix des biens et services.

  • En deuxième lieu, l’envahissement de l’Ukraine par la Russie n’a pas arrangé la situation. Le conflit a fait drastiquement augmenter les prix des matières premières. La Russie étant un grand exportateur de gaz et de pétrole et l’Ukraine étant surnommée le moulin de l’Europe pour ses denrées agricoles. La hausse des matières premières a naturellement entraîné une hausse de l’ensemble des produits de consommation (nourriture, chauffage, matériaux divers…). Des craintes sur une crise énergétique européenne, voire mondiale, sont à prendre sérieusement en compte.
  • Et pour finir, les banques centrales ont sans doute mené une politique monétaire expansionniste beaucoup trop longue et trop importante en arrosant de liquidités les marchés financiers à grands coups de QE (Quantitative Easing), notamment durant la crise sanitaire, pour soutenir l’économie. La masse monétaire n’a cessé d’augmenter à la suite des opérations de rachats d’actifs par la BCE.

 

LES OUTILS DE LA BANQUE CENTRALE EUROPÉENNE

Si la banque centrale veut pouvoir réduire l’offre de monnaie en circulation et agir sur l’inflation, un des premiers outils à sa disposition se nomme les opérations « d’open market ». Le mécanisme est le suivant : la BCE peut vendre des obligations de son portefeuille au public, et la monnaie reçue après la vente ne figure plus dans l’économie publique. La vente d’obligations par la banque centrale réduit donc l’offre de monnaie. Cette méthode n’a pas la précision du taux d’escompte, mais vise de façon générale à retirer de la liquidité sur les marchés et à faire monter les taux d’intérêt sans toutefois cibler un taux spécifique afin de lutter contre l’inflation. A l’inverse, la banque centrale peut effectuer des rachats d’actifs, méthode aussi appelée politique non conventionnelles de QE.

Le programme que la BCE menait depuis plus de 8 ans avait été arrêté en juillet dernier afin de justement lutter contre l’inflation.

La BCE peut également se servir des taux directeurs, qui correspondent à des taux d’intérêt court terme fixés par les banques centrales. Ils sont utilisés pour piloter la politique monétaire et donc contrôler la masse monétaire en circulation dans l’économie.

Il existe trois types de taux : le taux de rémunération des dépôts, le taux d’escompte, et celui dont on entend le plus parler : le taux de refinancement (ReFi).

Ce dernier correspond au taux d’intérêt des liquidités empruntées par les banques commerciales. Il est le principal outil de la politique monétaire des banques centrales pour influer sur le volume des crédits dédiés à l’économie. Les banques commerciales qui souhaitent augmenter leurs crédits à destination des ménages et des entreprises deviennent emprunteuses aux taux de refinancement. Pour préserver une marge d’intérêt, elles prêtent à leurs clients à un taux plus élevé que celui de leur emprunt auprès de la banque centrale.

La banque centrale a utilisé ce procédé en juillet dernier en relevant alors de 50 points de base ses 3 taux directeurs.

Le mécanisme voulu avec le durcissement des conditions financières est d’entraîner une baisse de la consommation dans la majorité des secteurs économiques : si la demande de biens et services diminue, les prix devraient théoriquement suivre. Les effets ne seront cependant pas instantanés.

 

Cela marque un changement majeur dans la zone euro qui, depuis une décennie, maintenait des taux bas. Emprunter coûtera donc plus cher maintenant aux particuliers, ce qui devrait aider à freiner l’inflation.

 

LA BCE A TRANCHÉ POUR 75 PDB POUR ENDIGUER L’INFLATION

Alors que Jerome Powell a une nouvelle fois montré sa fermeté à vouloir freiner la hausse des prix lors de la réunion des banquiers centraux à Jackson Hole le 26 août dernier, les regards se sont maintenant tournés sur la décision de la BCE qui a décidé de frapper fort en augmentant de 75 points de base ses taux directeurs ce jeudi 8 septembre.

C’est inédit, après avoir remonté ses taux (de 50 points de base) en juillet pour la première fois depuis 10 ans, la BCE a réitéré afin de freiner l’inflation grandissante dans la zone euro, en plaçant cette fois le curseur 75 points de base au-dessus du précédent.

Cette hausse correspond à la plus forte dans l’histoire de l’institution. L’objectif est de favoriser l’épargne, augmenter le coût du crédit pour réduire la consommation et ainsi mettre la pression à la baisse sur les prix. Le facteur critique mis en lumière par la BCE est la montée de l’énergie opérée par le conflit en Ukraine.

Les nouvelles prévisions d’inflation ont été relevées jusqu’en 2024 avec une anticipation de 8,1% pour cette fin d’année 2022. L’institution financière table sur une inflation à 5,5% en 2023 et 2,3% en 2024, toujours au-dessus de l’objectif des 2%.

 

POUR CONCLURE

Si un tel contexte vient logiquement mettre à mal les indices mondiaux, il n’en demeure pas moins nécessaire d’assainir la situation qui, ces dernières décennies, avait été travestie par une politique de QE à outrance. Le bras de fer ne fait donc sans doute que commencer, et le spectre de la récession plane toujours au-dessus de la tête des investisseurs…

 

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LE DOLLAR PLUS FORT QUE L’EURO : QUELLES CONSEQUENCES POUR LES EUROPEENS ?

L’euro est retombé sur ses plus-bas de 20 ans contre le dollar cet été à deux reprises. La tendance de fond de moyen terme reste négative pour la monnaie unique, vis-à-vis du dollar. Au vu de la situation actuelle, certains analystes pensent même que la tendance pourrait se prolonger sur le long terme. Pour quelles raisons ? Quelles sont les conséquences pour l’Europe ?

 

LA FED EN AVANCE SUR LA BCE, L’EUROPE TOUCHEE PAR LA GUERRE

Depuis mars, la banque centrale américaine (Fed) a montré sa volonté de jouer sur les taux directeurs afin de lutter contre l’inflation, tandis que la Banque Centrale Européenne (BCE) a attendu et navigue dans un horizon plutôt flou aux yeux des investisseurs. Les taux d’intérêts plus élevés aux Etats-Unis attirent les investisseurs, rendant la détention de dollars plus rémunératrice que l’euro.

Il faut tout de même noter que la probabilité de voir une hausse des taux de 0,75% est de plus en plus grandissante à la vue de l’inflation en zone euro. La BCE doit tout de même faire attention en contractant sa politique monétaire au regard des disparités entre les différents pays de la monnaie unique, car cela risquerait de créer une crise de la dette souveraine dans certains pays très endettés tels que l’Italie.

Une approche « Stop & Go » semble de plus en plus possible, c’est-à-dire que la banque centrale européenne pourrait marquer une pause début 2023 lors de la récession et reprendre sa politique monétaire dans le courant de l’année prochaine lorsque l’économie se redressera.

Par ailleurs, la guerre en Ukraine et ses conséquences telles que les tentatives d’intimidation et de pression russes sur l’approvisionnement de l’Europe en énergie se font ressentir. En effet, c’est une pénurie énergétique qui est attendue en Europe, et les choses ne semblent pas évoluer dans le bon sens, au contraire. Ces nouvelles induisent la crainte des investisseurs, qui fuient l’euro pour se diriger vers des valeurs plus sûres, comme le dollar.

Toutes ces raisons provoquent l’appréciation du dollar et dans le même temps une dépréciation de l’euro, provoquant le scénario actuel.

 

QUELLES SONT LES CONSEQUENCES POUR L’EUROPE ?

Il faut rappeler que l’Europe importe plus que ce qu’elle n’exporte, comme le montre le graphique ci-dessous. La zone euro n’importe que pour 40% de produits facturés en euro contre plus de la moitié en dollars selon Eurostat.

De plus, le dollar est indexé sur beaucoup de produits tel que les matières premières comme le pétrole ou le gaz dont les cours ne cessent de grimper avec la guerre en Ukraine et l’inflation grandissante.

Source: https://www.echodumardi.com/economie/la-balance-commerciale-de-lue-est-tombee-dans-le-rouge/

L’euro se déprécie, la logique veut donc qu’il nécessite davantage d’euros pour pouvoir « acheter » du dollar (ou toute autre monnaie). Les importations dans la zone deviennent donc plus chères et les entreprises perdent en compétitivité. Or l’Europe étant plus importatrice qu’exportatrice, la balance penche donc du côté négatif, et les ménages perdent en pouvoir d’achat.

 

LES ENTREPRISES SONT-ELLES GAGNANTES ?

Pour les entreprises principalement exportatrices, la baisse de l’euro est une bonne chose. En effet, elle rend l’achat plus intéressant pour les pays extérieurs à l’Europe, leur monnaie s’appréciant au détriment de celle où elles achètent.

Ainsi, les entreprises exportatrices gagnent en compétitivité, tandis que les importatrices pâtissent de ce contexte. C’est le cas des secteurs manufacturiers tels que le luxe, les voitures, ou encore l’aéronautique qui devraient mieux s’en sortir.

Les autres entreprises qui sont extrêmement liées aux matières premières et aux énergies en général, ainsi que celles qui exportent peu, se retrouvent dans des situations plus compliquées. Les entreprises produisant de l’ammoniac, de l’urée, du zinc ou encore de l’aluminium par exemple, sont durement impactées par la hausse du prix du gaz, fixé sur le dollar.

 

DU COTE DE L’ANALYSE TECHNIQUE :

On voit très clairement que les cours de l’EURUSD sont enfermés au sein d’un large canal de long terme descendant, depuis juin 2008. La paire a proprement testé la borne supérieure dudit canal à plusieurs reprises, sans réussir à s’en affranchir.

 Or, la cassure du support clé cette semaine a ouvert la voie à un nouveau potentiel baissier. Aussi, tant que le nouveau point pivot des 1,035 ne sera pas dépassé, il faudra rester prudents, et la franche cassure de la parité de 1 pour 1 conduirait à une domination du dollar vers les 0,97, voire jusqu’aux 0,92 en extension.

Le cas échéant, il faudra donc attendre un passage au-dessus des 1,035 pour envisager une reprise de l’euro avec en première ligne de mire les 1,063 puis les 1,185.

 

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Réalisé par Mathis Erba et Charles Dhennin, avec l’aide de Marc Dagher

L’EUROPE PEUT-ELLE FAIRE FACE A LA CRISE ENERGETIQUE ?

Il y a six mois, la crise géopolitique déclenchée par l’invasion de l’Ukraine par la Russie bouleversait les prix de l’énergie. Alors que l’hiver arrive en Europe, les prix du gaz et de l’électricité, étroitement liés, ne cessent d’augmenter, les craintes sont grandissantes et les factures risquent d’être de plus en plus lourdes…

 

VERS UN MANQUE DE GAZ RUSSE CET HIVER ?

Alors que la Lettonie est déjà privée de gaz russe depuis le mois de juillet, la même sanction pourrait arriver pour d’autres pays européens. La fermeture du robinet russe a en effet fait flamber les prix du gaz, et par la même occasion ceux de l’électricité, ceux-ci étant naturellement liés, notamment du fait que de nombreuses centrales thermiques électriques tournent aux gaz.

Ce combustible est très précieux au sein de l’industrie européenne, notamment du côté allemand au regard de leur industrie lourde. De nombreux producteurs dans l’Europe sont déjà touchés par les prix exorbitants, Nyrstar s’apprête à mettre en pause son usine de zinc aux Pays-Bas début septembre, et Slovalco devrait cesser toute son activité liée à l’aluminium en Slovaquie sous peu.

Certains analystes envisagent une situation énergétique très difficile pour cet hiver et prétendent que la Russie pourrait continuer à baisser les exportations de gaz naturel vers l’Europe lorsque les prévisions météorologiques seraient froides. Ce scénario semble probable sachant que Moscou utilise le gaz russe comme moyen de pression.

De plus, la récente annonce de Gazprom vendredi 19 août sur l’arrêt du gazoduc Nord Stream 1 durant trois jours (du 31 août au 2 septembre) pour « maintenance » ne laisse envisager rien de bon. Le marché a lui directement réagi en propulsant les cours de 14% à 276,75 euros. Le gaz devient rare, et les marchés anticipent une pénurie. Sur la moyenne de la dernière décennie, les prix du gaz apparaissent comme quinze fois supérieure.

Gazprom a toutefois annoncé que les livraisons reprendront à 20% de leur capacité, soit le niveau actuel. Info ou intox ? C’est le point qu’il faudra surveiller, la Russie n’étant pas des plus fiables en termes de communication, son annonce de rouvrir le gazoduc reste à prendre avec des pincettes, et le risque de voir fermer ses autres gazoducs approvisionnant l’Europe n’est pas non plus à exclure. A suivre, de près…

Ce contexte de flambée des matières premières en général et de crise énergétique en particulier vient donc accentuer le risque de récession en Europe, le renchérissement du gaz et la mise à mal des industries européennes dépendantes de celui-ci étant un facteur de risque non négligeable.

 

L’ÉLECTRICITÉ POURSUIT AUSSI SA HAUSSE

L’électricité connaît aussi une envolée des prix : d’un côté, les vents faibles ne favorisant pas l’éolien et, d’un autre côté, les prix du gaz impactant directement le coût des centrales électriques.

De plus, la canicule affecte les systèmes de refroidissement des centrales nucléaires et la sécheresse empêche les barges d’apporter le charbon jusqu’aux centrales allemandes. L’autre problème étant qu’avec cette même canicule, beaucoup d’électricité est consommée pour la climatisation et la ventilation, là où les consommations baissent habituellement.

Les pays nordiques en viennent à payer en moyenne 400 euros par mégawatt-heure, les pays européens tels que la France, l’Allemagne ou encore l’Italie tournent autour de 600 euros par mégawatt-heure. Des prix démesurés quand l’on sait qu’avant 2020 un tarif de 100 euros était déjà envisagé comme étant très cher.

Pour contextualiser le tout et donner une image parlante, cela reviendrait à payer un baril de pétrole plus de 1.000 dollars selon Bloomberg.

L’entreprise espagnole Iberdrola, présente sur le marché français, a annoncé résilier certains contrats n’étant pas en mesure de respecter les prix compétitifs permis par le bouclier tarifaire. Celui-ci limite la hausse des tarifs réglementés de vente d’électricité en France à 4% pour 2022.

 

L’EUROPE REFLECHIT AUX SOLUTIONS

Face à l’instabilité géopolitique actuelle et l’incertitude des prix et disponibilités du gaz pour cet hiver, l’Union Européenne doit trouver des solutions, et le plus rapidement possible.

Il avait été demandé de baisser la consommation moyenne de 15%, mais aucun État membre ne fait actuellement assez pour s’en rapprocher. Pour remédier à ce problème, les spécialistes identifient deux solutions : agir sur les prix, comme l’Allemagne avec leur système d’enchères pour la vente de gaz aux industriels, ou sur la règlementation, comme l’Espagne qui a adopté des mesures pour limiter l’usage de la climatisation et du chauffage dans les lieux publics.

Pour s’affranchir du gaz russe, l’Europe mise de plus en plus sur le gaz naturel liquéfié (GNL). Ce gaz peut être transporté en bateau mais à la particularité d’être plus cher, il semble donc impossible de retrouver un jour des prix avoisinants ceux des années 2010.

La Norvège serait devenue le premier pays exportateur de gaz naturel en Europe, la Russie réduisant ses livraisons. Le pays scandinave veut pouvoir répondre à la crise énergétique européenne et prévoit de maintenir sa production de gaz à des niveaux élevés. Elle devrait battre un record cette année en dépassant de 8% sa production par rapport à l’année 2021. Les prix ne devraient quant à eux pas baisser, le but étant de diriger le gaz vers les marchés qui en ont le plus besoin.

Enfin, au sujet des approvisionnements de gaz en Europe, on peut s’attendre à un hiver tendu, car on n’aura pas eu le temps de mettre en place les contrats long-termes de GNL, ni de construire les terminaux de regazéification, ni de construire des réacteurs nucléaires… Sur le plus long terme en revanche, une bonne réorganisation devrait permettre d’éviter le pire.

 

DU CÔTÉ DE L’ANALYSE TECHNIQUE

Comme on peut le voir sur le graphique ci-dessus, pris en base hebdomadaire, après avoir atteint des sommets en décembre 2006 puis juillet 2008, les cours du gaz naturel sont entrés dans une large phase de consolidation triangulaire notée ABCDE. C’est en juillet 2021 qu’ils ont finalement réussi à sortir dudit triangle, s’offrant ainsi un potentiel de hausse conséquent. Ce scénario a été conforté par le test réussi en pullback sur le côté supérieur du triangle, qui a eu lieu au début de cette année 2022.

Aussi, tant que notre point pivot situé sur l’overlap des 6,38 ne sera pas nettement enfoncé, il faudra s’attendre à une poursuite de la hausse actuelle en direction des prochains objectifs de projection situés d’abord sur les 15,50 (soit la zone des plus-hauts historiques) puis sur les 21,70 en extension. Alternativement cependant, la franche cassure des 6,38 conduirait à un recul vers le premier support des 4,88 en amont d’un techute vers les 3,20 (soit un nouveau test du côté supérieur du triangle).

 

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IMMOBILIER : UN SECTEUR MENACÉ PAR L’INFLATION ?

Après plus de 20 ans où le marché de l’immobilier a performé, celui-ci montre des signes d’essoufflement. Durant ces deux décennies, les prix de l’immobilier ont été multipliés par deux en moyenne, l’investissement locatif a augmenté de 50% et l’endettement des ménages a été multiplié lui aussi par deux par rapport à leurs revenus. Durant cette période, l’année 2019 a été exceptionnelle, la hausse des prix des logements se poursuit avec une hausse de 4,5% en moyenne et d’après la Banque de France, la souscription des prêts totalise 250 milliards d’euros sur 12 mois. Mais le marché n’avait pas anticipé cet événement : la survenue d’une pandémie sans précédent. Tous les secteurs économiques sont touchés et l’immobilier n’est pas épargné. Comment a réagi le marché ? Quelles sont les perspectives à venir ?

 

LE MARCHE IMMOBILIER DURANT LA CRISE SANITAIRE 

Ce manque de performance du marché de l’immobilier est principalement venu du fait que les Français ont été naturellement attentistes. Le climat économique n’étant pas au beau fixe, ceux-ci ont préféré retarder leurs demandes de prêt et leurs projets immobiliers. D’après le site internet Nexity.fr : « Les demandes d’emprunts en ligne ont diminué de plus de 71% dès le 17 mars 2020 et de plus de 85% en avril. ». Le site internet de la Fnaim écrit de son côté : « 47% des Français pensent qu’il est intéressant d’acheter un logement contre 66% en 2019 ». La conjoncture économique durant la crise sanitaire a bel et bien mis un frein à l’activité.

L’ensemble du marché de l’immobilier n’a pas été touché de manière identique. Il faut en effet distinguer les marchés de l’immobilier professionnel et résidentiel. Le marché de l’immobilier professionnel est corrélé aux aléas de l’économie globale et n’est pas considéré comme un bien primaire, dans le sens où celui-ci peut fortement diminuer en volume, contrairement au marché de l’immobilier résidentiel. Avec l’arrivée de la crise sanitaire, une partie des employés a été contrainte de travailler depuis son domicile. Des mesures ont été mises en place et le télétravail s’est développé. Pour beaucoup de sociétés, les bureaux sont ainsi devenus inoccupés. Le site internet Vie-Publique écrit : « Par ailleurs, la Banque Fédérale d’Atlanta aux États-Unis prédit un triplement du télétravail une fois la crise terminée, par rapport à la situation antérieure. Selon une estimation de l’Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière (IEIF) « le déploiement du télétravail pourrait justifier une baisse de 12 à 36% de la surface de bureaux nécessaires aux entreprises en Île-de-France. » Ainsi, on constate sur l’année 2020, une baisse de 0,4% des indices de prix de l’immobilier professionnel. De leur côté, les prix résidentiels étaient en hausse de 5,3%. Il se forme une asymétrie dans les conséquences sur les prix pratiqués au niveau de ces deux types de marché.

 

 

Sur le territoire français, l’immobilier n’a pas subi le même sort partout. Fuyant les grandes métropoles au cours des confinements successifs et cherchant un cadre de vie plus agréable, de nombreux Français se sont dirigés vers les régions, dans des villes de plus petites tailles ou des communes rurales. Ainsi, au cours de l’année 2020, on constate sur une baisse moyenne des ventes en France de 4%, une baisse de 17% pour Paris. Concernant les appartements anciens, on remarque une hausse des prix plus hétérogène en fonction de la zone géographique. Le site internet Lafinancepourtous écrit : « La hausse des prix est plus prononcée en province (+7,5%) et plus atténuée en Île-de-France (+2,5%) ». Les projets immobiliers des Français ont donc évolué et se sont dirigés vers un besoin d’espace et une meilleure qualité de vie.

 

LES PERSPECTIVES

Le marché immobilier qui semblait se diriger vers une bulle s’est trouvé freiné dans son élan. Malgré un soubresaut à la fin du pic de la crise sanitaire, dû aux changements des comportements immobiliers des Français, les spécialistes (statistiques des agences immobilières…) penchent pour un dégonflement de la bulle immobilière. Pour comprendre les raisons, il faut observer la formation de cette bulle. A l’origine, au début des années 2000, elle s’explique par un manque de logements dans les grandes villes françaises. Les emplois se trouvaient dans les métropoles, les Français se sont installés dans les bassins d’emploi des grandes villes et cela a tiré vers le haut la moyenne des prix sur le territoire national.

 

Un autre phénomène est l’évolution des taux d’intérêts, ceux-ci sont bas et cela depuis un certain temps. Le site internet de la banque de France écrit : « La décennie de l’après-crise financière marque toutefois une rupture. Les taux nominaux ont continué de baisser et sont même devenus négatifs à court terme en zone euro depuis 2014, une innovation radicale partagée avec la Suède, la Suisse, ou le Japon depuis 2016. L’inflation s’est parallèlement stabilisée à un bas niveau, entrainant dans son sillage les taux d’intérêt réels. L’aperçu historique de l’évolution mondiale de ces taux d’intérêt réels montre que leur niveau actuel est au plus bas historiquement, alors que sur une très longue période, les taux réels mondiaux de long terme se situent plutôt entre 2 et 4% ». Avec des taux d’intérêt plus faibles, l’accès au crédit se fait plus facilement et les Français peuvent donc financer plus facilement leurs projets immobiliers ce qui participe à accroitre la tension sur le marché et la hausse des prix.

 

Source: OCDE

 

Dans une moindre mesure, une bulle immobilière peut être soutenue par une bonne conjoncture économique, ce qui a été le cas depuis 20 ans en France, malgré la crise de 2008. Le Journal LesEchos écrivait ainsi, au début des années 2000 : « Tout d’abord, l’activité actuelle du secteur s’inscrit dans une conjoncture économique particulièrement favorable et destinée à le rester durablement, semble-t-il. L’économie « tourne à plein régime », notait l’Insee dans sa note de conjoncture du 7 juillet. Dans un climat dépourvu de pressions inflationnistes, la croissance, de 3,5% en France en 2000, semble assurée pendant les deux à trois années à venir. A l’évidence, un tel rythme doit permettre une absorption aisée des mises en chantier actuelles. » ; ce qui permet de se souvenir que l’avènement du marché immobilier s’est fait dans un environnement sain, à ses débuts en tout cas.

Aujourd’hui les spécialistes envisagent la fin de cette bulle immobilière. La raison principale, la remontée brutale des taux d’intérêts. Le journal Capital explique : « A l’époque, le taux d’intérêt moyen des crédits immobiliers aux particuliers (hors assurances) était de 2,1%, contre environ 1,1% en février 2022. Autrement dit, celui-ci va très vite augmenter non seulement pour répercuter la hausse récente des taux obligataires, mais aussi parce que les banques commencent à sérieusement resserrer leurs conditions d’octroi de crédit. Le pire est que, compte tenu de l’augmentation de l’inflation à venir, les taux d’intérêt des obligations d’Etat vont encore se tendre et les taux des crédits immobiliers avec. Selon nos estimations, le taux d’intérêt à dix ans des obligations de l’État français pourrait avoisiner les 2,5% d’ici l’été, ce qui se traduirait par une augmentation du taux moyen des crédits immobiliers vers les 3,5% ».

D’un autre côté, la forte inflation rend le climat économique plus incertain, perturbe la confiance des Français et par conséquent retarde leurs projets immobiliers. Cette situation provoque la diminution des prix. A Paris, selon MeilleursAgents, les prix reculent depuis maintenant 7 mois consécutifs, cela n’était pas arrivé depuis 10 ans.

Corrélation des prix des logements anciens et des taux d’intérêts à 10 ans

 

Pour conclure, il semble se dessiner une tendance à la baisse pour les prix de l’immobilier. De manière générale, ce secteur risque d’observer des changements dans les années à venir avec un resserrement au niveau des taux d’intérêts, des conditions de travail différentes en raison du télétravail ou encore des projets immobiliers plutôt orientés vers les régions. Avec la montée inflationniste, l’évolution risque d’être rapide et nette. Dès que le contexte économique sera plus favorable et que la situation géopolitique sera plus calme, nous assisterons à un plafonnement des taux d’intérêts et à une confiance retrouvée des investisseurs pour ce marché. Buildgreen écrit à propos du futur du secteur : « Le prix du foncier et du mètre carré vont inexorablement continuer à grimper malgré la crise économique, les marchés de l’immobilier ancien et la réhabilitation de bâtiments seront les principaux marchés de demain et l’exode rurale va faire exploser la création d’écolieux un peu partout en France ». Léger trou d’air pour le secteur mais sans réels méfiances quant à sa performance dans les années futures.

 

 

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Réalisé par Alix Delage-Mourroux, avec l’aide de Marc Dagher

LA CHUTE DE L’EURO FACE AU DOLLAR, CONSEQUENCE DE MULTIPLES FACTEURS

De façon générale, l’euro a perdu de sa supériorité face au dollar depuis la dernière grande crise économique de 2008 où celui-ci frôlait les 1,6 dollar pour 1 euro. Depuis la crise sanitaire et plus précisément depuis janvier 2021, l’euro a entamé un plongeon précipité pour tomber récemment proche de la parité (1 pour1) avec le dollar. Un manque de confiance envers la monnaie européenne pousse donc les investisseurs à se tourner vers le billet vert. Mais pour quelles raisons ?

 

D’UN POINT DE VUE STRUCTUREL

Les deux monnaies, l’euro et le dollar sont intimement liées du fait de leur histoire, leurs économies respectives et leur situation géopolitique. Chacune émanant de deux grandes zones puissantes et influentes, le dollar se distingue tout de même depuis des dizaines d’années comme restant maître dans les échanges. En effet, lors du troisième trimestre 2018, selon le site internet Orobel, le dollar représentait environ 62% de toutes les réserves de change connues des banques centrales. Environ 580 milliards de dollars américains en billets de banque sont utilisés à l’extérieur du pays. Un autre chiffre parlant, 40% de la dette mondiale est libellée en dollars. L’hégémonie américaine, au niveau monétaire et par conséquent financier, est avérée. Elle permet aux Etats-Unis d’inciter de nombreux pays à suivre leur politique et celle de la Fed.

Lorsque les crises successives ont frappé, le dollar est apparu comme une valeur refuge au détriment de l’euro. Ainsi, l’euro a atteint trois fois des niveaux critiques, c’est-à-dire proche de la parité avec le dollar. Ces périodes ont pu être observées en 2003 à sa création, fin 2016 et aujourd’hui. Lors de ces épisodes on pouvait voir l’euro s’échanger pour 1,05 dollar. Ce n’est donc pas habituel d’observer l’euro peser aussi peu face au dollar. Les raisons de cette situation sont multiples.

Pour commencer, rappelons que l’économie américaine est notablement plus performante que celle de la zone euro. En 2021, le PIB américain s’est établi en hausse de 5,7%, sa meilleure performance depuis 37 ans, contre 5,2% pour l’Union Européenne. Les plus grandes entreprises mondiales sont aux Etats-Unis et la finance internationale reste largement dominée par le pays de l’Oncle Sam. Avec le dollar, et bien que son influence ait diminué, la Fed fait la pluie et le beau temps sur les marchés monétaires mondiaux. Ainsi, entre 62 et 65% des réserves de changes mondiales sont en dollars contre 20% seulement pour l’euro – phénomène aussi historique, en particulier pour l’énergie. Au niveau des transactions, ce sont plus de la moitié qui sont effectuées en dollars. Ce premier point donne un avantage certain au billet vert.

Lorsque la crise sanitaire a frappé le monde, l’économie américaine a globalement mieux résisté. Le journal Ouest-France écrit : « L’agence de presse Bloomberg vient de publier la dernière édition de son classement des pays les plus résilients face à la pandémie de Covid-19. Il s’agit des États les plus à même d’endiguer la crise sanitaire tout en limitant les perturbations de la vie économique et sociale ». Le pays de l’oncle Sam se retrouve premier et seulement 3 pays européens sont dans le top 10. De plus, le taux de chômage américain est actuellement plus faible que celui de l’Europe, bien qu’ayant atteint 15% pendant la crise, contre 8% pour la zone euro. La dynamique de marché est donc à l’avantage des Etats-Unis et par conséquent du dollar.

Pour finir, les banques centrales de chacune des deux zones économiques ne réagissent pas de la même manière à l’inflation galopante. D’un côté, malgré une inflation plus importante outre-Atlantique engendrée par un plan de relance économique colossal que le gouvernement a mis en place durant la crise, la Fed prend des mesures concrètes comme la remontée de ses taux d’intérêts pour la contrer. D’un autre côté la BCE reste de marbre sans réellement prendre de décisions. Néanmoins récemment, Madame Christine Lagarde a évoqué une possibilité de hausse des taux directeurs d’ici la fin de l’année si l’inflation devait rester aux niveaux actuels. La crédibilité de chacune des banques centrales n’est donc pas perçue de la même manière et cela peut pousser bon nombre de personnes à se tourner vers le billet vert.

 

D’UN POINT DE VUE CONJONCTUREL

On considère un niveau d’équilibre entre l’euro-dollar aux alentours des 1,10 dollar pour 1 euro. Au-delà cela devient dangereux et peut entrainer des conséquences sur l’économie locale. Avec la crise sanitaire suivie de très près d’une crise géopolitique, l’euro a dépassé ce seuil. En effet, la Russie en déclarant la guerre à l’Ukraine et en envahissant celle-ci dans la foulée a mis en lumière une Europe fragile sur de nombreux points. Tout d’abord et naturellement, d’un point de vue militaire l’Europe n’est vraisemblablement pas prête à tenir et engager un conflit militaire sur la durée. Son arsenal militaire est relativement pauvre (comparativement) et les moyens distribués assez faibles. Sa crédibilité sur la place internationale pourrait donc être remise en cause vis-à-vis du conflit actuel en Ukraine.

Le 15 mars dernier en effet, sur RFI, Christian Cambon, président de la commission sénatoriale des Affaires étrangères et de la Défense, a fait des révélations inquiétantes. Selon le sénateur LR, la France manque « d’épaisseur » en matière de munitions et ne pourrait donc pas « soutenir un conflit de longue durée ». Selon lui, le stock permettrait de tenir au mieux « deux semaines ». « Je ne force pas le trait, je pense même que les informations que j’ai évoquées sont encore optimistes par rapport à la réalité et je pense malheureusement à des munitions spécialisées ou traditionnelles », affirme-t-il pour conclure.

Ensuite, l’Europe est dépendante du gaz et dans une moindre mesure du pétrole russes.

Source : Le Monde, 11 mars 2022

L’éventualité que la Russie coupe le robinet, bien que peu probable, poserait de sérieux problèmes. La possibilité de voir une Europe se tourner vers d’autres sources d’énergie, par exemple, est envisageable. Les besoins sont énormes et les ressources sont ailleurs, il faut le temps de mettre en place les contrats et les infrastructures (comme des terminaux GNL) ce qui est en train d’être fait : voir l’accord des 27 pour réduire de 90% les importations de pétrole russe d’ici la fin de l’année. Une zone économique où les ressources pourraient poser des problèmes en défaveur de sa monnaie, et ce même si le risque de pénurie européenne n’est pas d’actualité pour le moment.

Pour finir, ce conflit montre que l’Europe est encore dépendante des Etats-Unis sur de nombreux points comme la protection militaire. Les spécialistes mettent en avant le fait que l’Otan défend en priorité les intérêts américains.

 

QUELLES CONSEQUENCES ?

Cette baisse de l’euro face au dollar a des répercussions sur l’économie réelle. Des effets négatifs et des effets positifs en résultent. Dans la configuration monétaire actuelle permettrait d’apporter à l’Europe un soutien de ses exportations, une compétitivité accrue des produits nationaux mais aussi une attraction des investisseurs étrangers. Selon Marc Touati : « De façon générale, 10% de baisse de l’euro est égale à 0,5 point de croissance supplémentaire ». Néanmoins il existe aussi des effets négatifs comme l’augmentation de l’inflation importée ou bien le risque de remontée des taux obligataires.

Actuellement, la baisse de l’euro est un des catalyseurs de la montée de l’inflation dans l’Union Européenne. Une augmentation de l’inflation baisse le pouvoir d’achat des consommateurs, élément au cœur de l’actualité et qui inquiète les citoyens tout comme les gouvernements des pays européens. Avec la baisse de l’euro, on s’attend à observer une augmentation de la dette publique déjà très importante et jugée par certain comme critique. Cela risque d’entrainer une hausse des taux longs et par conséquent limiter l’accès au crédit ce qui implique une limitation de l’investissement. Cela aurait un effet contre-productif dans une période où l’économie a besoin de capital pour se relever de la crise sanitaire passée.

Une baisse trop importante de la monnaie pourrait grandement déstabiliser la zone euro. Des tensions pourraient naitre et certains pays pourraient opérer un repli sur eux-mêmes, dans un contexte où garder les liens est très importants, avec des actions coordonnées. Pour l’instant de ce côté-là, les pays réagissent bien est proposent des solutions et sanctions combinées. Comme récemment, dans son sixième paquet de sanctions qui bannit partiellement et progressivement l’importation de pétrole Russe. Cette coordination pourrait s’avérer positif pour la remontée de l’euro face au dollar qui semble plus que nécessaire pour éviter des évènements en cascades qui pourraient mettre en péril l’économie et la stabilité de la zone euro.

Pour conclure, la conjoncture actuelle joue en défaveur de l’euro. Celui-ci n’arrive pas, par l’intermédiaire des économies qui l’utilisent et le représentent, à montrer son importance et sa crédibilité, dans le sens l’euro n’apparait comme une monnaie forte. Les conséquences pourraient s’avérer très importantes pour le porte-monnaie des contribuables mais aussi plus largement pour l’équilibre global de la zone euro. La BCE devra dans les prochaines semaines et prochains mois montrer de sérieux plans monétaires pour relever la balance en faveur de l’euro et éviter le pire, un euro bien en dessous du dollar. L’évolution du conflit russo-ukrainien risque de grandement influencer les décisions à venir, d’où une BCE très prudente et lente dans ses décisions.

 

D’un point de vue technique

  • EUR/USD

On voit très clairement que les cours de l’EURUSD sont enfermés au sein d’un large canal de LT descendant, depuis juin 2008. La paire a proprement testé la borne supérieure dudit canal à plusieurs reprises entre les mois de janvier et mai derniers, sans réussir à s’en affranchir. Aussi, tant que le nouveau point pivot des 1,1 ne sera pas dépassé, il faudra rester prudents, et un regain du billet vert serait d’abord envisageable jusqu’à la parité de 1 pour 1, en amont d’une domination du dollar vers les 0,97. Scénario à confirmer en passant sous les 1,034 (sous forte pression). Le cas échéant, il faudra donc attendre un passage au-dessus des 1,1 pour envisager une reprise de l’euro avec en ligne de mire les 1,145.

 

 

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Réalisé par Alix Delage-Mourroux, avec l’aide de Marc Dagher

TWITTER, LE JOUJOU DE MUSK QUI VALAIT 44 MILLIARDS

A Pretoria, dans la fraicheur du matin, un enfant est né. 50 ans plus tard, à peine, cet enfant devient l’homme le plus riche du monde. Ce nouveau-né est Elon Reeve Musk, le milliardaire afro-américain excentrique qui bouleversera au fil des années les codes de l’entreprenariat, de l’automobile, de la finance ou encore de la conquête spatiale. L’homme s’est créé un empire en poussant le capitalisme à son paroxysme et en achetant tout récemment le réseau social Twitter pour plusieurs milliards. Plus de 217 millions d’utilisateurs par mois, 6.000 tweets envoyés par seconde, 7.500 employés et plus de 35 bureaux à l’international, Twitter est un poids lourd dans le domaine et pourtant… il n’aura fallu que quelques semaines au milliardaire pour mettre la main sur ce réseau social. Naturellement, ce rachat fait couler beaucoup d’encre…

 

LA GALAXIE ELON MUSK

Elon Musk est un petit génie. Jeune, celui-ci lit beaucoup, s’intéresse à tout et commence très tôt à se plonger dans l’informatique, domaine prolifique qui est à l’époque à l’aube de son explosion. Commençant ses études en Afrique du Sud puis au Canada, il abandonne les bancs de l’école pour créer sa première start-up, Zip2, qu’il revend très vite 22 millions de dollars. Ensuite, Elon fait son entrée dans le monde de la finance en créant X.com en investissant de sa poche 12 millions de dollars. Le projet : une banque en ligne, une idée révolutionnaire dans les années 90. Dans le début des années 2000 sa société compte déjà 200.000 clients. Dans les années qui vont suivre, par un jeu de rachat et de fusion, sa société va devenir la bien connue Paypal. Lorsque eBay rachète pour 1,5 milliard de dollars Paypal quelques années plus tard, Elon Musk, qui est alors l’actionnaire principal, empoche 250 millions de dollars. Un gros pactole, mais celui-ci ne va pas s’arrêter là.

S’ensuit une épopée dans les domaines du spatial et de l’automobile où l’homme va jongler entre deux entreprises avant-gardistes dans leur domaine.

Avec Tesla, c’est la voiture électrique équipée de nouvelles technologies en tout genre. Là, Elon Musk pousse l’innovation avec le lancement d’un réseau de bornes de recharge électrique rapide, la construction d’une gigantesque usine de batteries dans le Nevada ou encore le développement de logiciels de pilotage automatique des véhicules. L’entreprise n’a cependant pas traversé que des bonnes passes : « En réalité, la production a été lente à monter en puissance, au point que les rumeurs de faillite sont revenues en 2018. Il a fallu attendre 2020 pour que la firme, qui a ouvert une usine à Shanghai et en construit deux nouvelles à Berlin et à Austin (Texas), livre 500.000 véhicules par an – contre 10 millions pour le leader mondial, Toyota – et fasse pour la première fois un bénéfice – 860 millions de dollars, pour un chiffre d’affaires de 31 milliards. Lors de l’annonce de ce résultat, l’action Tesla s’est envolée et Elon Musk est devenu l’homme le plus riche du monde » écrit le journal Le Monde.

Du côté de Space X, la tache semble plus titanesque. Le projet : développer des fusées réutilisables pour en abaisser le coût. Prestataire privé lancé en 2002 par Elon Musk, l’entreprise a maintenant 20 ans et elle se porte à merveille. D’un côté, elle est en charge de transports de frêt et d’astronautes vers la station spatiale, d’un autre elle s’intéresse à l’aventure sur Mars et, pour finir, elle développe en parallèle le programme StarLink qui vise à permettre l’accès haut débit à Internet par satellite sur Terre. L’entreprise est maintenant bien établie et son modèle est rentable. En octobre dernier, le journal Les Echos écrivait : « SpaceX s’envole vers un nouveau record. Après la vente d’actions par des investisseurs existants, la valorisation de la société spécialisée dans le fret et l’exploration spatiale a dépassé les 100 milliards de dollars. L’entreprise dirigée par Elon Musk est désormais la deuxième licorne la plus valorisée au monde, selon CB Insights, derrière le chinois Bytedance et devant la fintech Stripe ».

Tesla et SpaceX, qui sont les deux joujoux du milliardaire, ne sont pas les seuls projets d’Elon Musk. Il s’est aussi lancé dans le développement d’une entreprise, Boring Company, qui construit des tunnels sous les villes pour désengorger les routes et diminuer les bouchons. Aujourd’hui, cette entreprise est maintenant valorisée à plus de 5,2 milliards d’euros. Un autre projet fou : Neuroalink. Le but ? Connecter le cerveau humain à un ordinateur. Ceci permettrait de développer les capacités humaines, de stocker la mémoire… Un dernier projet, lui aussi novateur est l’Hyperloop. Le journal l’Express écrit : « L’idée est de déplacer des capsules – de passagers comme de fret – sur des coussins d’air le long d’une voie faite d’un tube à basse pression. Le projet est ouvert aux offres concurrentes de plusieurs entreprises, dont la startup Hyperloop One qui a fait la démonstration d’un prototype en public, près de Las Vegas. Il permettrait à terme de relier en 30 mn les 600 km séparant Los Angeles de San Francisco, selon ses ingénieurs ». Avec tous ces projets, monsieur Musk est indubitablement homme qui touche à tout.

 

LE RACHAT DE TWITTER, QUELLES MOTIVATIONS ?

Le 25 avril dernier, le conseil d’administration de Twitter accepte le rachat de la société par Elon Musk pour 44 milliards de dollars. N’étant pas seul dans l’opération celui-ci devra tout de même débourser 38,9 milliards de dollars de son côté. En effet, des entreprises telles que Binance, Oracle ou encore des fonds d’investissement ont apporté plus de 7,139 milliards de dollars sur la table selon un document de la SEC (Securities and Exchange Commission). Pour Elon Musk ce rachat interviendrait dans le but : « qu’il existe une arène inclusive pour la liberté d’expression. C’est important pour le fonctionnement de la démocratie et des Etats-Unis en tant que pays libre pour de nombreux autres pays. Avoir une plateforme publique en laquelle les utilisateurs ont massivement confiance, largement inclusive, c’est extrêmement important pour le futur de la civilisation ». Seulement, ce rachat pose des questions chez les utilisateurs, économistes et le monde entrepreneurial. Twitter n’est pas un réseau social si important, il compte quelques 280 millions d’utilisateurs contre 2 milliards pour Facebook. Mais il est très utilisé par le milieu politique et l’industrie des médias.

Derrière ce rachat, Elon Musk doit bien avoir un projet. L’homme prône la liberté d’expression, le fait de rendre ce réseau social rentable ou encore de sortir de la bourse l’entreprise pour plus de liberté, mais la personnalité d’Elon Musk et ses expériences passées font penser qu’il pourrait avoir d’autres idées en tête. On peut imaginer l’impensable. Néanmoins, la liberté d’expression mise en avant pour les causes de son rachat de Twitter peut très bien se comprendre. Avec plus de 90 millions d’abonnés sur la plateforme, c’est une personne très influente et celui-ci n’hésite pas à prendre position pour dire ce qu’il pense vraiment. On peut imaginer qu’Elon Musk veuille poursuivre, avec une forme d’absolutisme, son épopée « anti liberticide » sur les réseaux sociaux. Seulement, une chose que le milliardaire a bien comprise, c’est qu’à l’ère actuelle, l’influence des réseaux sociaux est colossale. Choisir de mettre telle ou telle chose en avant peut avoir des répercussions économiques, politiques, sociétales et même environnementales très importantes.

En un mot, les spécialistes et les associations ont peur pour la stabilité de la « démocratie ». Sans restriction appliquée par les équipes de Twitter, le danger peut être important. Frances Haugen, une lanceuse d’alerte, ancienne employée chez Facebook a déclaré selon le journal l’ADN que : « Avant les élections, certains paramètres ont été activés pour réduire la diffusion de la désinformation et de la haine en ligne. Mais ces paramètres ont été désactivés juste après l’élection présidentielle « pour prioriser la croissance plutôt que la sécurité. Pour moi c’est une trahison envers la démocratie ». Quelques mois après l’élection, Facebook a été massivement utilisé pour organiser l’insurrection du Capitole le 6 janvier 2021, rappelle 60 Minutes. La lanceuse d’alerte ne verbalise pas clairement le lien entre Facebook et ces événements. Mais des captures d’écran qu’elle a fournies à 60 Minutes montrent que sur le réseau social interne de l’entreprise, des salariés mettaient en lien les non-mesures prises par la plateforme et l’insurrection du Capitole ».

Pour conclure, Elon Musk semble attacher une importance toute particulière à la liberté d’expression. Pouvoir libérer la parole sur ce réseau social pourrait l’avantager sur des points stratégiques comme l’acception des cryptomonnaies (domaine dans lequel il investit beaucoup) ou bien des décisions politico-économiques. Toutefois, cette affaire risque d’être suivie de près et de servir d’exemple. Les risques comme les bénéfices sont connus de tous, mais leur ampleur reste encore à déterminer. Elon Musk se porte en chef de file pour cette aventure mais attention au retour de boomerang qui, s’il n’est pas maîtrisé, pourrait être dévastateur.

 

D’un point de vue technique

  • Twitter

Depuis fin 2014, le titre Twitter évolue au sein d’un large canal ascendant (ici en violet) alternant entre vagues de hausse et vagues de baisse. Après avoir fortement monté entre le point bas de mars 2020 durant la crise du Covid et ses plus-hauts historiques de février 2021, le titre est à nouveau entré dans une phase de correction (qui a pris place en trois temps traditionnels) avec un retour sur la borne basse du canal. Depuis les cours ont repris une tendance haussière qui reste pour le moins poussive. En cas de dépassement de l’oblique de résistance (trait noir), les cours pourraient reprendre la direction des 60$ (premier trait vert) dans un premier temps avant de revenir vers les plus-hauts historiques à 80,75$ (second trait vert) dans un second temps.

A l’inverse, en cas de non-dépassement de l’oblique de résistance, les cours pourraient reprendre la direction des 40$ (premier trait rouge) en amont d’une plus forte baisse vers les 20$ (second trait rouge) correspondants aux plus-bas de mars 2020.

 

  • Tesla

En 2021, le titre Tesla évoluait au sein d’un triangle duquel il est sorti par le haut en août de la même année. Les cours ont alors accéléré à la hausse pour marquer des plus-hauts historiques à 1.244$ en novembre. Depuis, le titre évolue au sein d’un canal descendant, alternant entre vagues de hausse et vagues de baisse. Actuellement, les cours semblent se diriger vers la borne basse du canal à 700$ (premier trait rouge). En cas de cassure de ce niveau, le titre pourrait connaître une plus ample correction jusqu’à la forte zone de support à 544$ (second trait rouge).

A l’inverse, si les cours rebondissent sur la borne basse, on pourrait alors prendre la direction du seuil psychologique des 1 000$ (premier trait vert) avant de revenir sur les plus-hauts historiques à 1 244$ (second trait vert).

 

 

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PRESIDENTIELLE : QUELLES CONSÉQUENCES ECONOMIQUES SELON LE RESULTAT FINAL ?

Dans l’urne, les choix de chacun tombent, l’avenir de la France se décide, la dernière bataille de la présidentielle se joue. Les Français vont élire très prochainement leur futur président de la République. Durant plusieurs semaines chaque candidat a défendu ses idées et sa vision d’une France meilleure à coup de meetings, de débats, d’interviews… Dans un contexte extrêmement tendu du fait de la succession de deux crises majeures, ces élections semblent être plus que jamais importantes et décisives pour l’avenir des Français et plus largement de l’Europe. Chaque candidat propose des réformes sociales, environnementales et économiques. C’est sur ce dernier point que nous nous attarderons ici en tentant d’évaluer les conséquences économiques potentielles de l’arrivée au pouvoir de Marine Le Pen ou d’un second mandat d’Emmanuel Macron.

 

LE PEN, UN RISQUE ECONOMIQUE

Jamais, depuis le début de la Ve République, l’extrême-droite n’a siégé à l’Élysée. L’arrivée de Marine Le Pen serait une première et bouleverserait le paysage politique, social mais aussi économique français. La candidate d’extrême-droite entend redonner au pays un patriotisme assumé et pour cela elle irait jusqu’à remettre en question l’appartenance de la France à l’Union Européenne. Dans son programme, toutefois moins strict qu’en 2017 (sans désormais prôner ouvertement un Frexit ou un abandon de l’euro) celle-ci continue en effet, selon le journal Les Echos « d’inclure des mesures en contradiction avec les traités européens. Il remet potentiellement en cause la liberté de circulation des marchandises, mais aussi des personnes ». Ce repli sur soi provoquerait un risque de voir la France se retrouver en marge et voir son environnement macroéconomique se dégrader, les conjonctures économiques française et européenne étant étroitement liées. Lorsque le Royaume-Uni a quitté l’UE, bien qu’étant moins impliqué économiquement, il n’en est pas moins ressorti affaibli, avec des conséquences du Brexit majeures, et des négociations en cours sur de nombreux thèmes. Concernant la France, ce serait une autre affaire. La dynamique de l’UE étant portée par un couple franco-allemand solide, en particulier sous présidence française du Conseil de l’Union Européenne. Briser cet élément moteur serait dangereux aussi bien pour l’Europe que pour la France.

Un autre élément du programme de Madame Le Pen concerne la TVA. Pour améliorer le pouvoir d’achat des Français, celle-ci compte en effet baisser la TVA sur l’énergie de 20% à 5,5%. Thierry Pech, directeur général du groupe de réflexion Terra Nova explique : « l’exemple de la baisse de la TVA sur la restauration il y a quelques années a montré que cela pouvait aussi tout simplement grossir les marges des entreprises concernées. » D’autres spécialistes parlent du fait que cette baisse ne serait pas égalitaire entre les différents milieux sociaux, ceux-ci ne profiteraient pas de la même façon de cette baisse de la TVA. De plus, l’UE interdit la baisse de TVA sur certaines énergies fossiles telles que le fioul, l’essence et le gazole, la France s’exposerait ainsi à des sanctions. Enfin, les revenus de l’État seraient bien entendu diminués.

Pour finir, un point important du programme de Marine Le Pen, l’exonération d’impôt sur le revenu pour tous les jeunes actifs de moins de 30 ans avec une suppression de l’impôt sur les sociétés pour les entrepreneurs de moins de 30 ans pendant les cinq premières années. Le journal Ouest France écrit : « le revenu moyen des 18-25 ans (7.490€ par an) est tellement bas que, dans leur immense majorité, ils n’y sont pas assujettis. Quant aux 26-30 ans, leur revenu moyen reste faible (16.220€ par an) et les expose à une pression fiscale elle-même très faible dans la majorité des cas ». L’institut Terra Nova comptabilise le manque à gagner entre 3,5 et 4 milliards d’euros pour l’Etat.

UN SECOND MANDAT POUR MACRON : UNE ECONOMIE SOUS QELLE FORME ?

Si nous nous penchons sur le quinquennat d’Emmanuel Macron qui s’achève, nous pouvons analyser l’impact macroéconomique de sa politique. Selon France 24 : « Cinq ans après son accession à l’Élysée, les chiffres bruts sont plutôt flatteurs et, selon le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, l’économie française se porte très bien. La croissance, tout d’abord, a atteint 7% en 2021, selon une première estimation de l’Insee publiée fin janvier. Celle-ci est due au rebond qui a suivi la récession record de 2020 (-8%) liée à la crise du Covid-19, mais la progression du produit intérieur brut (PIB) français est l’une des plus fortes de la zone euro. Le taux de chômage, lui, est tombé à 7,4% au quatrième trimestre 2021, un niveau qu’il n’avait plus connu depuis 2008. »

Néanmoins, le mandat du gouvernement Macron n’est pas sans effets négatifs. Le déficit commercial s’est encore creusé de 7,3 milliards d’euros en 2020 selon l’Insee pour atteindre 65,2 milliards d’euros. Pour ce qui concerne les finances publiques, la dette publique a atteint 116,3% du PIB fin septembre 2021, alors qu’elle s’élevait à 99,2% du PIB à la fin du deuxième trimestre 2017, selon l’Insee. Bruno Alomar, directeur du cabinet New Horizon Partners écrit : « En définitive, le bilan économique du quinquennat est médiocre. Les tendances négatives ont été poursuivies. La France est confrontée à une compétitivité érodée. Elle ne sait pas mobiliser sa force de travail. Sa population et ses entreprises s’exaspèrent, à juste titre, d’impôts écrasants. Ses finances publiques ne sont peut-être plus sous contrôle, surtout quand les taux d’intérêt remonteront. ».

Après comparaison des impacts de leurs programmes, Emmanuel Macron ressort avantagé sur le point de vue du déficit public prévisionnel. Selon les estimations de l’Institut Montaigne, qui a décortiqué le programme des deux candidats, celui du président sortant dégraderait le déficit public de 44 milliards d’euros, et celui de la candidate du Rassemblement National de 102 milliards d’euros. Cependant, un point à ne pas négliger est l’évolution toujours incertaine de la guerre en Ukraine qui pourrait nettement influencer négativement les prévisions budgétaires.

 

LES MARCHES FINANCIERS IMPACTÉS PAR CETTE ELECTION

Le journal économique de BFMTV a réalisé des graphiques prévisionnels pour comprendre l’impact macroéconomique de l’arrivée au pouvoir de chacun des deux candidats.

L’arrivée de Marine Le Pen à la présidence ébranlerait la bourse au niveau national, mais sans doute également au niveau européen. Les investisseurs ont une préférence pour Macron, qui est plus favorable pour les entreprises. Le journal Les Echos écrit : « l’écart entre le rendement des obligations d’État françaises et allemandes à 10 ans avait grimpé à son plus haut depuis deux ans, à l’époque du krach boursier causé par le Covid.  Les options qui protègent contre une baisse de l’euro ont, quant à elles, atteint leur plus haut niveau depuis le 22 mars. L’indice CAC 40 a, de son côté, cédé jusqu’à 1,9% mardi dernier, une chute plus importante que celle de l’Euro Stoxx 50.  L’impact Le Pen avait même traversé les frontières, les obligations d’autres pays européens, tels que l’Italie et le Portugal, ayant chuté. Ceux-ci seraient particulièrement sensibles à une victoire de la candidate, selon Sophia Salim, Head of European Interest-rate Strategy à Bank of America ».

 

CONCLUSION

Dans un contexte difficile et tendu, l’élection de dimanche prochain semble d’autant plus importante au regard du mélange géopolitique, économique et environnemental très fragile. Ces deux derniers points sont sensiblement liés. La neutralité carbone, un chantier titanesque avec un coût estimé, par la Cour des comptes européenne, à 11.200 milliards d’euros pour l’ensemble des pays de la planète, doit impliquer de grandes réformes économiques avec une volonté politique forte. Dans la conjoncture actuelle, une partie de la population française semble trouver en Marine Le Pen un renouveau politique prolifique à défaut de voir un président sortant qui ne convainc pas certains. Quoiqu’il arrive, le ou la candidat(e) élu(e) se retrouvera à la tête de la France dans un contexte on ne peut plus incertain où les chantiers et enjeux climatiques auront une importance majeure : taxonomie de l’UE, rapport GIEC, etc.

D’un point de vue technique

Après avoir longtemps résisté, notre Cac 40 national a lui aussi fini par logiquement craqué dans un contexte très tendu, entre guerre en Europe et inflation inquiétante, qui a valu un discours de la BCE moins accommodant que d’habitude. Aussi, tant que notre nouveau point pivot des 7.000 points ne sera pas dépassé, la validation de la franche cassure du seuil intermédiaire des 6.100 points pourrait conduire à une poursuite de la baisse vers les objectifs de projection situés d’abord sur les 5.670 points. Alternativement, au-dessus des 7.000 points, on privilégiera un test du seuil des 7.660 points initialement, en amont d’une accélération plus franche sur les 8.200 points.

 

 

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QUELLES CONSÉQUENCES ÉCONOMIQUES SUITE AU CONFLIT RUSSO-UKRAINIEN ?

A peine sortie d’une pandémie, l’économie mondiale se heurte à un nouveau fléau : la guerre. L’assaut militaire que le Kremlin a lancé sur l’Ukraine est le sujet brûlant du moment. L’Europe, et le monde entier, regardent de très près l’évolution du conflit. Les conséquences économiques et financières pour de nombreux pays pourraient être importantes, voire désastreuses. Le conflit risque de s’enliser. Vladimir Poutine ne montre toujours pas de signes réellement encourageants pour stopper l’invasion. L’Occident, de son coté, essaye tant bien que mal de prendre des mesures pour limiter les répercussions du conflit tout en infligeant des sanctions à la Russie et en aidant financièrement/militairement l’Ukraine. Mais le mal a déjà frappé. La croissance est revue à la baisse, l’inflation déjà très haute continue d’augmenter, les pays européens prennent la voix de la militarisation…

 

MAUVAISE NOUVELLE POUR L’ÉCONOMIE MONDIALE

Deux ans de pandémie, une société bousculée et une économie mise à mal et pourtant le monde n’en a pas fini avec les problèmes majeurs. La récession mondiale fut très importante et la reprise économique très rapide mais néanmoins fragile. La croissance annuelle moyenne du PIB mondial est tombée à moins de 3,1% en 2020 pour repartir très rapidement à la hausse en 2021 et atteindre plus de 5,9%. Cependant, pour 2022, les spécialistes tablent sur une croissance annuelle moyenne du PIB autour de 3,4%. Cette dernière mesure pointe sous la barre des plus de 3,5% qui correspond à la moyenne de long terme. Cette baisse n’est pas non plus anormale. Lors de la crise de 2008, le rebond était lui aussi visible mais une baisse s’était opérée dans les mois/années suivants. En effet, le sursaut économique après une crise ne représente pas l’économie dans sa conjoncture « normale ». Il faut quelques années de rééquilibrage pour observer l’économie mondiale revenir à un seuil de croissance et donc de santé soutenable sur le long terme.

Néanmoins, la conjoncture actuelle est différente. La guerre qui oppose la Russie et l’Ukraine pose de sérieux problèmes économiques et financiers aussi bien à ces deux pays qu’au reste du monde.

Pour quelles raisons un conflit entre deux pays, qui à eux deux pèsent moins de 3,5% du PIB mondial, pourrait engendrer des conséquences économiques et financières importantes ?

Les raisons sont multiples. Premièrement, les guerres ne sont jamais vu d’un bon œil, aussi bien pour la société que pour la santé économique mondiale. Ce n’est rassurant pour personne et cela créé de l’incertitude. Cette dernière se fait sentir très rapidement sur les marchés et les investissements. Dans les chiffres, le Cac 40 a observé une baisse de plus 15%, le prix des matières premières a explosé (le cours du baril de pétrole était à 90 dollars début février et a frôlé les 130 dollars le 8 mars). Deuxièmement, la décision par le Kremlin d’envahir l’Ukraine est vu d’un très mauvais œil par l’Occident. Celui-ci, qui ne peut intervenir militairement dans le conflit au risque de déclencher une nouvelle guerre mondiale, utilise la force économique et financière pour infliger des sanctions lourdes à la Russie. Seulement, ces sanctions entraînent des conséquences sur la Russie mais aussi, par des jeux de vases communicants, sur de nombreux acteurs, au niveau de l’économie mondiale plus largement. Pour finir, ce conflit est un catalyseur de l’inflation. Par de nombreux aspects il risque de pousser l’inflation, déjà très haute à la suite de la crise sanitaire, vers des niveaux encore plus élevés. Aussi, cela pourrait créer un cercle vicieux très dangereux pour l’économie mondiale. Les banques centrales observent donc de très près cet indicateur.

 

LE PÉTROLE ET LE GAZ, DEUX MATIÈRES PREMIÈRES TRÈS SURVEILLÉES

La Russie représente à elle seule 20% de la production mondiale de gaz naturel et se place comme premier exportateur mondial. S’agissant du pétrole, le pays est le deuxième producteur derrière les États-Unis et devant l’Arabie Saoudite. Il s’agit donc d’un poids lourd dans le domaine. La guerre a eu un impact important sur les cours de ces matières premières. D’une part pour le pétrole car l’offre pourrait ne pas répondre à la demande, l’incertitude liée à l’évolution du conflit ayant fait brusquement monter le prix du baril. De plus, les États-Unis ont récemment imposé un embargo à la Russie sur son pétrole et n’achèteront plus celui-ci jusqu’à nouvel ordre, ce qui a contribué à accentuer la hausse des cours, avant de marquer une correction technique. Ces augmentions de prix ne sont naturellement pas sans conséquences sur l’économie mondiale. Ainsi, le site internet du Sénat écrit : « Des modèles macroéconomiques permettent de fixer des ordres de grandeur des effets des chocs pétroliers. En moyenne, une hausse maintenue de 10 dollars du prix du baril amputerait la croissance du PIB des pays industrialisés de 0,25 à 0,5 point la première année et d’autant la deuxième année. »

Du côté du gaz, c’est un autre sujet très délicat. L’approvisionnement de l’Europe est en effet en grande partie assurée par la Russie puisqu’un tiers du gaz consommé provient de ce pays. Exemple : pour la France, en 2020, 36% de son gaz provenait de la Norvège, 17% de la Russie et 8% des Pays-Bas et de l’Algérie. Dans le cas de l’Allemagne, c’est 60% du gaz qui provient de la Russie. Cette énergie est devenue un enjeu primordial pour de nombreux pays. D’après l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE), le gaz naturel est l’énergie fossile qui progresse le plus depuis 45 ans dans le mix-énergétique mondial. Elle représente aujourd’hui 24,7% de la demande mondiale d’énergie après le pétrole (31,2%) et le charbon (27,2%). L’arrêt du projet Nord Stream 2 et l’hypothèse possible que la Russie se tourne vers la Chine pour vendre cette énergie sont autant de raisons qui ont poussé le cours du gaz à la hausse. L’indice ICE des prix du gaz naturel en Europe a augmenté, entre octobre 2021 et aujourd’hui, de plus de 2.190% !

L’augmentation du prix de ces deux matières premières, tout comme le blé, le nickel, le titane… va grandement participer à l’augmentation de l’inflation. Depuis avril 2020, l’indice CRB des matières premières a augmenté de plus de 147% selon le site internet Acdefi. C’est donc un sujet à surveiller de très près.

LE CONFLIT, UNE DES RAISONS DE L’ÉCLATEMENT DE LA BULLE ACTUELLE ?

Beaucoup de spécialistes se mettent d’accord sur le fait qu’une bulle s’est formée durant les dernières années sur différents marchés. Le journal LeCapital explique : « qu’entre le plancher majeur de mars 2020 et le pic historique récent, le S&P 500 (baromètre des actions à Wall Street) et le Nasdaq ont été plus que multipliés par deux. Les autres bourses occidentales ont été elles aussi à la fête, dans l’ensemble. Sur de nombreux marchés d’actions, notamment à Wall Street, la rapidité de la progression des cours ces derniers trimestres et les multiples de valorisation historiquement élevés atteints incitent à penser qu’une bulle spéculative (situation d’écart flagrant entre le cours d’un actif et sa valeur fondamentale) s’est formée. »

Depuis fin novembre, de nombreux indices et actions ont reculé. Depuis le 19 novembre 2021, le Nasdaq a perdu plus de 16,7%. Meta (anciennement Facebook) perd plus de 45% depuis septembre 2021 tout comme Netflix avec une perte de 47% depuis novembre 2021. Le secteur des technologies n’est pas épargné. De son côté, le Bitcoin est lui aussi touché par cette tendance durable. De nombreux pays pensent en effet à réglementer les cryptomonnaies pour éviter que la Russie ne les utilise pour contourner les sanctions économiques et financières.

Sommes-nous aux prémices de l’éclatement d’une « super bulle » comme le décrit Jeremy Grantham cofondateur et stratégiste long terme de la société de gestion GMO ou bien sur une simple correction des marchés liée à l’incertitude vis-à-vis de la guerre ? Les semaines, sinon les mois à venir seront décisifs. Il faudra se montrer prudent et lucide pour ne pas tomber dans la tourmente de l’éventuel éclatement de ladite bulle.

 

TENSIONS INFLATIONNISTES, RÉACTION DES BANQUES CENTRALES

La zone euro connait aujourd’hui plus de 5% d’inflation. Pour contrer cette tendance, un outil important est la remontée des taux directeurs. Pour beaucoup de pays, cette remontée s’est déjà opérée. En décembre, la Banque d’Angleterre (BoE) a fait passer son taux directeur de 0,1 à 0,25%. Aux États-Unis, la Fed, lors de sa dernière réunion du 26 janvier a indiqué que sa première hausse des taux se ferait en mars. Le journal Les Echos-Investir écrit : « La probabilité d’une hausse de taux de 50 points de base en mars a augmenté de 33,7% à 94,7% en l’espace d’une semaine, selon le baromètre FedWatch de CME Group. ». Lors de sa dernière réunion, le mercredi 16 mars, elle a finalement décider de relever ses taux d’un quart de point au vu du contexte géopolitique actuel.

De son côté, la BCE se contente, pour l’instant, de réduire son intervention sur les marchés. Le journal BFMTV écrit : « les achats d’obligations sur les marchés dans le cadre du programme d’achats d’actifs APP seront ramenés de 40 milliards d’euros à avril à 30 milliards en mai et 20 milliards en juin, avec pour objectif d’être complètement arrêtés dans le courant du troisième trimestre. ». Durant la dernière réunion du 10 février dernier, la BCE a indiqué qu’elle laisserait inchangé son taux de dépôt à -0,5% et zéro pour le taux de refinancement. Pour quelle raison la BCE ne suit pas le mouvement ? Le journal le monde écrit : « Un tel geste sert normalement à enrayer une surchauffe de l’économie, en rendant les emprunts plus chers. Mais pour l’instant, l’inflation est un phénomène « importé », venant du choc de l’énergie et du dérèglement des chaînes logistiques. La BCE ne peut pas y faire grand-chose. « On va être très déçu si on espère qu’une hausse des taux va résoudre la congestion de la logistique, l’inflation du gaz ou ce genre de choses », estime Ludovic Subran, chef économiste d’Allianz. »

 

Evolution des taux directeurs de la BCE et de la FED depuis 1999

 

POUR CONCLURE

La conjoncture économique est très instable. L’incertitude s’ancre dans les esprits mais celle-ci ne doit pas se transformer en panique au risque de voir les marchés s’effondrer. L’escalade du conflit serait très néfaste aussi bien du point de vue humanitaire qu’économique. Dans les mois à venir, il faut certainement s’attendre à une inflation persistante poussée par la montée des prix des matières premières. Nous sommes peut-être à l’aube d’une nouvelle récession. Le monde fait face à des jours sombres et devra se montrer diplomate pour éviter le pire…

 

 

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