Faut-il annuler la dette COVID ?

La question divise. Les avis divergent. Un débat complexe, sans étiquette politique, qui mêle grandes institutions financières, dirigeants nationaux et experts dans le domaine : l’annulation de la « dette Covid ». Cette question qui a vu le jour, avec l’explosion dans tous les pays du monde de la dette publique due à une crise sanitaire sans précédent, remet en cause le principe même du fonctionnement de ladite dette. Ce débat n’est apparu que récemment. Cependant, annuler la dette publique des états membres de l’Union européenne, détenue par la Banque centrale européenne (BCE), serait un processus totalement nouveau et personne ne sait si les conséquences seraient bénéfiques ou dangereuses pour l’équilibre financier et économique.

 

  1. INTRODUCTION

Le principe de la dette remonte avant même l’invention de l’écriture. Cependant, celle-ci fait son apparition, telle qu’on la connaît aujourd’hui, durant l’ère mésopotamienne. Les Cités-Etats de l’époque géraient des temples religieux colossaux qui faisaient fonctionner une grande partie de l’économie. Les sujets, s’ils avaient des besoins pécuniers, devaient se présenter devant ces organisations et alors s’acquitter d’une dette et des intérêts équivalents. Malheureusement, de nombreux paysans, artisans, etc. qui se voyaient dans l’impossibilité de rembourser leurs dettes, quittaient leurs maisons par peur d’être réduits en esclavage et rejoignaient des communautés recluses. Ainsi, pour contrer ce phénomène, les rois annonçaient des amnisties générales concernant leurs dettes. En plus de révéler les prémices du principe de la dette, cette époque nous montre que le mécanisme financier actuellement débattu avait sa place et permettait l’ordre social et une prospérité économique.

Depuis donc la naissance du mécanisme de la dette, l’histoire a vu de nombreux exemples d’annulation de dette. Pour quelles raisons cette question fait-elle alors son apparition aujourd’hui ? La crise sanitaire sans précédent a poussé de nombreux Etats à emprunter pour faire face aux dépenses publiques. La BCE, pour soutenir l’économie, a racheté aux investisseurs privés leurs titres de dettes en émettant de la monnaie. Ce programme, appelé Pandemic Emergency Purchase Programme (PEPP) a permis de soutenir l’économie de la zone euro. Actuellement, la BCE détient 25% de toutes les dettes publiques nationales de la zone euro, soit 2.500 milliards d’euros.

Comment fonctionne la dette ? Quels sont les arguments pour ? Les arguments contre ? Le débat a-t-il une issue ? C’est l’objet de la suite de notre article.

 

  1. COMMENT FONCTIONNE LA DETTE PUBLIQUE ?

Tous les ans, l’Etat prévoit les dépenses publiques ainsi que les recettes sur lesquelles il peut compter. Il en découle un budget qu’il tente tant bien que mal de tenir. Seulement, lorsque l’Etat dépense plus que ses recettes, son budget devient déficitaire. Il lui manque donc de l’argent. Comment fait-il alors ? Une solution : l’emprunt. Sa dette se forme alors et les intérêts font leur apparition.

Mais à qui l’Etat peut-il emprunter ? Pendant longtemps, celui-ci se dirigeait vers les banques centrales ou des institutions financières… Seulement, cette solution n’est plus d’actualité. En se finançant de cette sorte en effet, il y a un risque d’inflation et donc de perte de pouvoir d’achat.

Des nouvelles manières de financement ont vu leur apparition : les financements grâce aux marchés. Un nouveau titre voit le jour : le bon de trésor. Celui-ci permet à un investisseur privé d’acheter un coupon avec un taux d’intérêt fixé. L’Etat reçoit l’argent et l’investisseur les intérêts versés par celui-ci.

« UNE DETTE RECORD DE 2700 MILLIARDS D’EUROS POUR LA FRANCE »

La BCE, lors de la crise sanitaire, a dû mettre en place certaines mesures. Parmi ces mesures, le PEPP (cité précédemment). La dette publique est détenue par des investisseurs privés. La BCE, plus précisément l’Eurosystème, rachète une partie de ces titres durant la crise. Pour 750 milliards début 2020, plus 600 milliards le 4 juin 2020 et pour finir 500 milliards le 10 décembre 2020. Ce programme a permis de faciliter le financement d’une multitude d’agents économiques et donc, par un effet de ruissellement, le fonctionnement local de l’économie. Il faut tout de même savoir que le rachat de titres de dette par la BCE ou les banques centrales nationales n’est pas nouveau. Cela existe depuis 2015. Au total, il y a eu plus de 3.245 milliards d’euros d’emprunts sur la zone euro.

A quel niveau se situe la dette française ? Actuellement, la France détient une dette de 2.700 milliards d’euros. Cette dette atteint un seuil record qui correspond à 116,4% du produit intérieur brut (PIB). A titre de comparaison, la dette de l’Italie est de 155,8% du PIB et celle du Royaume Uni est de 103,66% du PIB.

Evolution de la dette publique en France en pourcentage du PIB entre 1995 et 2020.

 

  1. LE POUR ET LE CONTRE DE L’ANNULATION

Avant d’observer les arguments qui sont en faveur ou ceux contre l’annulation de la dette, essayons de comprendre pourquoi il y a un intérêt à l’annuler. La dette Covid est donc détenue, en partie, par la BCE. Mais à qui appartient cette institution européenne ? Tout simplement aux différentes banques centrales de chaque pays de l’Union européenne. En effet, ces banques sont en quelque sorte des actionnaires et possèdent une part du capital de la BCE. La contribution des banques centrales nationales dépend de la population et de l’économie de chaque pays et se voit éventuellement modifiée tous les cinq ans.

Par conséquent, la dette détenue par la BCE appartient aux différents États de l’Union européenne. Evolution de la dette publique en France en pourcentage du PIB entre 1995 et 2020.

Annuler la dette Covid reviendrait à effacer notre propre dû, une opération blanche en quelque sorte. En effet, la BCE ne craint pas de perdre son argent et peut décider d’effacer les dettes des pays membres. Cette action viendrait conjointement avec un accord commun des Etats membres qui s’engageraient par exemple à investir dans la transition écologique. Ainsi, cela reviendrait à gommer des chiffres inscrits sur une feuille, assouplir le poids de la dette nationale respectif et utiliser cet argent pour des investissements environnementaux et écologiques. La cheffe économiste de Trésor Agnés Bénassy-Quéré dans le Parisien expliquait « les partisans de l’annulation expliquent que la Banque de France peut faire des pertes, cela n’a pas d’importance car elle ne fera pas faillite. »

Rembourser la dette serait soi-disant insurmontable pour les pays membres. Dans une tribune au monde, 150 économistes, expliquent « si nous rembourserons cette somme nous devrons la trouver ailleurs ». Une dette colossale qui serait un frein à la reprise de la croissance. Selon ces mêmes économistes, pour rembourser, les Etats seraient contraints d’augmenter les impôts ou de diminuer les dépenses publiques. Deux décisions qui pourraient poser des problèmes sociaux et économiques pour l’ensemble des agents économiques.

Seulement, pour d’autres économistes, la situation financière actuelle dont bénéficient les Etats est exceptionnellement favorable. En effet, les taux d’intérêt sont bas, voire négatifs. L’argent est en quelque sorte gratuit. Le poids de la dette, les remboursements annuels seraient moins importants, pour les Etats, que les années précédentes. Néanmoins, il reste judicieux de prendre en compte que ces taux d’intérêt historiquement bas sont passagers et peuvent finir par remonter. Dans ce cas, les futures politiques budgétaires devront être façonnées dans le seul but de « rembourser ».

Il est interdit d’annuler la dette. Christine Lagarde, présidente de la BCE déclarait le 7 février dernier : « l’annulation de la dette Covid est inenvisageable et ce serait une violation du traité européen, qui interdit strictement le financement monétaire des Etats ». Modifier le traité européen serait un processus lourd et fastidieux. L’ensemble des pays de l’Union européenne doit participer.

Dans l’autre camp, on joue sur la formulation de l’annulation de la dette dans le traité. L’article 123 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne stipule : « Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées banques centrales nationales, d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions… […] ». Cependant, il n’est pas évoqué le cas d’une possible annulation de la dette. Selon plusieurs économistes, il serait temps d’ouvrir de nouvelles possibilités adaptées aux conditions actuelles. Revoir les traités, avec l’accord des pays membres, permettrait de mettre en place des mesures économiques et financières efficaces sur le long terme.

L’annulation de la dette, une cause possible d’un dérèglement général de l’économie. Pour les opposants à la mesure, l’annulation de la dette pourrait aboutir à une inflation incontrôlée. L’Argentine en 2020, avait pour la neuvième fois de son histoire été incapable d’honorer une échéance de prêt. En 2001, avec un défaut historique, le pays a connu une crise sociale et économique sans précédent. En 2020, l’inflation y était de 31,1% selon le Figaro contre 0,5% en France. Si un tel cas se produisait, la BCE serait obligée de modifier la trajectoire de sa politique monétaire et d’augmenter les taux d’intérêt. Un sujet surveillé comme le lait sur le feu par les Etats et les investisseurs privés.

Ensuite, cette annulation entacherait la réputation de la BCE et des pays membres de l’Union européenne. La confiance des investisseurs s’en verrait gravement amoindri. Le risque des titres obligataires serait considéré plus important et donc une prime de risque plus conséquente serait demandée, ce qui provoquerait la fuite de nombreux investisseurs.

Pour les partisans de l’annulation de la dette, il n’y aurait pas de risque d’inflation. Celle-ci a disparu, la liquidité mondiale est énorme et le risque de déflation serait plus probable que celui de l’inflation. L’annulation de la dette ne serait pas un vecteur de création monétaire mais seulement une pérennisation.

Ensuite, le principe moralisateur qu’une « dette se doit d’être remboursée » n’est pas applicable dans le cas de la BCE. Celle-ci n’est exigible par personne et ne met en défaut aucun épargnant. Il apparaîtrait que cette annulation pourrait ramener de la confiance envers les Etats car leur solvabilité se verrait améliorée. Les investisseurs pourraient possiblement prendre cette mesure comme bénéfique pour l’économie et participer au développement de celle-ci.

 

  1. POUR CONCLURE

Annuler la dette covid ou non ? La question semble en suspens. Les élections présidentielles prochaines en Allemagne et en France seront déterminantes pour la décision d’une hypothétique annulation. Celle-ci est réellement considérée car la gravité de la situation économique pourrait imposer à la BCE d’intervenir au-delà de ses règlements. Il semble nécessaire d’encadrer et de rendre transparentes toutes démarches financières pour éviter des conséquences indésirables. Une telle décision aurait des impacts futurs conséquents sur la société. Elle permettrait de remettre en cause un système financier global et ouvrir les portes à de nouvelles mesures. Selon le journal la Tribune, l’annulation de la dette « allégerait la charge de remboursement des générations futures. Elle atténuerait la vulnérabilité de nos économies à des chocs à venir probables. Elle aiderait à préserver le tissu économique, à endiguer la pauvreté, à restaurer la cohésion sociale et à consolider la démocratie. »

 

Impact du Covid sur Accor, Air France-KLM, le Cac et le Nasdaq

  • Accor

Le groupe hôtelier français a été fortement impacté par la pandémie puisqu’il a dû fermer une grande partie de ses hôtels dans le monde pendant plusieurs mois. Accor a perdu -46,38% en février-mars, au pic de la crise du Covid-19 lorsque le groupe n’avait pratiquement aucune rentrée de chiffre d’affaires en raison de la fermeture de ses établissements. Sur le long terme, le secteur de l’hôtellerie va redémarrer cependant une nouvelle vague toucherait gravement Accor.

 

  • Air France-KLM

La compagnie aérienne française, comme toutes les entreprises liées au secteur du tourisme, a été fortement impactée par la Covid. En effet, entre février et mars 2020, le cours de bourse a chuté de 61,98% et a continué de baisser pour atteindre son plus bas historique en novembre 2020 à 2,61€. Selon des experts, le “retour à la normale” du trafic aérien n’aura pas lieu avant 2024.

 

  • Cac 40

Après avoir perdu 40,56% au pic de la pandémie, le baromètre de la place parisienne a comblé le gap Covid au cours d’avril 2021. Tiré par un secteur du luxe qui n’a pas connu la crise et qui a atteint des sommets historiques, le Cac 40 a été dopé depuis l’impact Covid. L’indice de référence de la Bourse de Paris est même le second indice majeur international le plus performant en ce début d’année, derrière l’AEX néerlandais.

 

  • Nasdaq 100

Comme nous l’avons vu dans un précédent article, le secteur technologique a été moindrement impacté par la crise du Covid et a même su en tirer profit comme en témoigne le graphique ci-dessus. En effet, le Nasdaq 100, indice de référence technologique américain, a perdu 30,45% entre février et mars 2020 mais a retrouvé très rapidement ses niveaux d’avant crise avant de largement les dépasser, porté notamment par ses cinq valeurs phares que sont les GAFAM.

 

 

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FUN FACTS : brillez dans les dîners !

Aujourd’hui, nous vous proposons une petite mise en abyme de notre rubrique « A savoir… ». Aussi, découvrez une liste de 20 faits insolites, amusants et autres anecdotes intéressantes sur tout ce que vous devez savoir sur le monde de la finance. Apprenez-les pour épater vos amis, améliorer votre culture générale et/ou briller en société.

 

Du côté des actions…

  1. La toute première action à être cotée à la bourse d’Amsterdam fut la Compagnie néerlandaise des Indes orientales en 1602. Il s’agissait d’une multinationale chargée par le gouvernement néerlandais de faire du commerce avec l’Asie dans une situation de monopole. Elle a versé un dividende de 18% pendant presque tout le temps.
  1. Si vous aviez investi 1 000$ sur Amazon en 1997, vous auriez aujourd’hui 1 862 150$ soit un gain de 186 115%.
  1. L’action la plus chère vendue sur le NYSE est Berkshire Hathaway, Class A, du milliardaire Warren Buffett ; elle se vend 416 244 $ l’action.
  1. Si les GAFAM étaient un pays et que leurs chiffres d’affaires de base étaient un PIB alors ils seraient classés 17ème puissance mondiale devant des pays comme la Suisse, les Pays-Bas ou encore l’Arabie Saoudite.

 

Du côté des marchés…

  1. La tulipomanie, la crise de la tulipe est considérée comme la toute première bulle spéculative de l’histoire. Au XVIIe siècle, au pic de la crise, le prix des bulbes de tulipe valait 10 fois le salaire d’un artisan qualifié. Un acte notarié atteste la vente de 40 bulbes pour 100.000 florins soit l’équivalent 1,25 millions d’euros.
  1. En 1979, le Dow Jones Industrial Average cotait à 800 et une célèbre couverture de la Business Week avait publié « la mort des actions ». Aujourd’hui, le Dow Jones Industrial Average cote autour des 35.000 points.
  1. En 2019, 43.248 entreprises étaient cotées en bourse. La capitalisation boursière totale des entreprises cotées représentait alors 113,92% du PIB mondial.
  1. Les expressions Bearish (marché baissier) et Bullish (marché haussier) viennent de la façon dont attaquent les deux animaux. En effet, l’ours (bear) attaque de haut en bas alors que le taureau (bull) attaque lui de bas en haut.

 

Du côté des cryptos…

  1. Les pizzas les plus chères de l’histoire ont été payées le 22 mai 2010, 10.000 BTC pour deux pizzas Papa John’s. Qui veut une part de pizza à 308 millions de dollars ? Laszlo Hanyecz, programmateur hongrois, a été le premier à acheter avec du BTC.

  1. Il n’y a pas de quantité infinie de Bitcoin, il y en a 21 millions d’unités très exactement. En 2140, les 21 millions auront été extraits et plus un seul Bitcoin ne pourra être créé.
  1. Lors de la pandémie, les activités illicites (blanchiment d’argent, trafics) financées en cryptomonnaie ont atteint 10 milliards de dollars.

 

Du côté des faits historiques…

  1. La plus vieille banque du monde, Monte dei Paschi, créée en 1472 dont les quartiers généraux sont en Toscane en Italie, opère toujours de nos jours.
  1. Le fameux taureau de Wall Street, réalisé par Arturo Di Modica, a été installé illégalement par l’artiste lui-même en face de la bourse. La police a donc saisi l’œuvre avant de la déplacer quelques jours plus tard vers son emplacement actuel, la place du Bowling Green.
  1. 436 tonnes d’or en lingots et barres de 12 kilos sont conservées au siège de la Banque de France en plein cœur de Paris au huitième sous-sol 40 mètres sous terre. La France possède la quatrième plus importante réserve d’or de la planète.

 

Du côté des hommes d’affaires…

  1. Alors enfant, Warren Buffett avait calculé qu’il pourrait devenir millionnaire avant ses 35 ans grâce à ses revenus, au réinvestissement des bénéfices et aux intérêts composés. Il atteignit son objectif à 30 ans.
  1. Bill Gates a dit à ses professeurs de l’université d’Harvard qu’il serait millionnaire à l’âge de 30 ans cependant, il est devenu milliardaire à l’âge de 31 ans.

  1. Steve Jobs et Steve Wozniak ont créé Apple dans un garage en 1976. Ils l’ont appelé ainsi, car le jour des statuts, ils n’avaient pas de nom pour leur société et étaient en train de manger.

 

Du côté des influenceurs…

  1. En 2018 Kylie Jenner avait fait perdre 6% à l’action Snap (maison-mère de Snapchat) en bourse à la suite d’un tweet.
  1. En 2020 Elon Musk a fait dégringoler le cours de Tesla, sa propre entreprise, de plus de 10% à la suite d’un tweet dans lequel il disait que le prix de l’action était trop élevé.
  1. Lors de l’Euro 2021, Cristiano Ronaldo a fait reculer le cours de Coca-Cola de 1,6% en remplaçant une bouteille de la marque de soda par une bouteille d’eau.

BCE : des enjeux majeurs face à une situation incertaine

Depuis sa révision stratégique et sa nouvelle cible d’inflation, la BCE ne s’est pas réunie, cela promet une réunion de politique monétaire animée ce jeudi 22 juillet. Menacée par la recrudescence du variant Delta, le doute plane sur les perspectives de croissance en zone euro et sur la mise en place de ce nouveau virage. Le conseil des gouverneurs doit dévoiler les indications sur l’évolution future de la « forward guidance » très attendues par les marchés financiers.

 

La BCE revoit son objectif d’inflation pour la première fois depuis 2003 

Francfort, 08 juillet – Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne (BCE), a annoncé plus tôt que prévu les résultats de sa révision stratégique lors d’une conférence de presse surprise.

Fixé depuis la dernière révision stratégique de 2003, il y a dix-huit ans, à un taux proche mais inférieur à 2%, la BCE a fixé ce jeudi un nouvel objectif d’inflation. Ceci marque la mort de la doctrine monétaire conservatrice de la Bundesbank allemande qui a servi de base à la création de l’euro.

La BCE a également révélé son objectif de lutter contre les risques liés au changement climatique en se détournant de l’achat d’actifs relevant d’entreprises à forte émission carbone et qui ne sont pas alignés aux objectifs environnementaux de l’UE. En outre, elle s’est attaquée à la flambée des prix de l’immobilier en promettant d’intégrer le coût de possession d’un logement dans sa mesure de l’inflation.

 

Pourquoi est-il nécessaire de fixer un taux d’inflation limite à ne pas dévier ?

Pour rappel, l’inflation est un taux qui permet de mesurer l’évolution des prix des biens et des services au fil du temps.  Elle est mesurée par la comparaison des prix actuels avec les prix des années précédentes. Alors, si l’inflation est de 3%, ceci impliquerait que les prix soient 3% plus élevés (en moyenne) qu’ils ne l’étaient l’année précédente.

Ainsi, pour que l’inflation soit stable et basse, le Gouvernement européen fixe un taux d’inflation stable de 2%. Ceci permet à tous les agents économiques de planifier leur futur.

Si l’inflation est trop élevée ou connaît de fortes fluctuations, il serait compliqué pour les entreprises de fixer des prix adéquats et pour les ménages de planifier leurs dépenses.

En revanche, si l’inflation est trop basse ou négative, certains pourraient se mettre à attendre que les prix baissent pour consommer. Bien que l’idée de prix bas semblerait attrayante, si tous réduisaient leurs dépenses, les entreprises y perdraient beaucoup et le taux de chômage augmenterait. Ainsi, toute baisse ou hausse de plus de 1% de l’objectif doit être signalée au Gouvernement pour y remédier.

L’objectif principal de la BCE est de maintenir la stabilité des prix dans la zone européenne. L’Eurosystème, sans porter préjudice à l’index objectif de la stabilité des prix, se doit aussi d’encourager les politiques économiques de l’UE tout en contribuant à la réalisation des objectifs de l’UE. Ces objectifs comprennent, tout en veillant à maintenir la stabilité des prix, une croissance économique stable, un marché social compétitif, la protection et l’amélioration de la qualité de l’environnement.

Depuis la dernière révision stratégique de 2003, la zone économique européenne et l’économie mondiale ont vécu de forts changements structurels. La baisse de la croissance économique, étant rattachée à un ralentissement de la croissance de la productivité, à des facteurs démographiques et aux crises financières mondiales a causé la baisse des taux d’intérêts réels. Conséquence : la Banque Centrale Européenne et les autres Banques Centrales ne peuvent plus atteindre leurs objectifs en se basant uniquement sur la variation des taux d’intérêts directeurs. En outre, la globalisation, la digitalisation, les menaces environnementales et les changements du système financier compliquent la fixation des politiques monétaires.

Alors que l’inflation est restée en dessous de son objectif pendant près de dix ans, la présidente de la BCE, Christine Lagarde, a passé au peigne fin les rouages de la Banque, remettant même en question les principes fondamentaux de la Banque centrale dans l’espoir de redéfinir la stratégie et de renforcer sa crédibilité.

Les politiques monétaires de la BCE sont fondées sur une évaluation de tous les facteurs pertinents à la prise de décisions. Cette évaluation est bâtie autour de deux analyses interdépendantes : l’analyse économique et l’analyse monétaire et financière. L’analyse économique se concentre sur le développement réel et nominal de l’économie. Tandis que l’analyse monétaire et financière va examiner les indicateurs financiers et monétaires en se concentrant sur le mécanisme de la transmission monétaire et les risques probables à moyen terme de la stabilité des prix.

Conclusion principale : la BCE a fixé le taux d’inflation à 2% remplaçant la formulation précédente pratiquée depuis 2003, de : « proche mais inférieur à 2% sur le moyen terme ». Une formulation qui donnait l’impression de plus s’inquiéter d’une croissance des prix supérieure à l’objectif qu’inférieure. La Banque centrale estime que ce nouvel objectif de 2% est symétrique. Désormais, une déviation de l’inflation par rapport à l’objectif est défavorable dans les deux sens.

Andrew Kenningham, économiste chez Capital Economics, a déclaré que même si « les implications immédiates [sur la trajectoire de la politique monétaire] sont modestes », cette décision constitue « un changement historique pour la BCE » et « la mort de la tradition de la Bundesbank, qui a toujours mis l’accent sur les risques d’inflation élevée avant tout ».

Pour maintenir la symétrie de son objectif d’inflation, la BCE reconnaît l’importance de prendre en compte les implications d’une économie fonctionnant en borne inférieure. Elle estime, dans ce cas, à moyen terme, qu’une période transitoire au cours de laquelle l’inflation est au-dessus de son objectif est inévitable. Ainsi, la BCE autorise des déviations modérées de l’objectif d’inflation à court et à moyen terme. « La flexibilité de l’orientation à moyen terme de la politique monétaire permet de répondre à la déviation de l’objectif d’inflation dans un contexte spécifique. Cette déviation dépend de l’origine, de la magnitude et de la persistance de celle-ci », a expliqué le rapport de la BCE.

« Nous estimons que l’objectif de 2% est plus clair, plus simple à communiquer et offre un bon équilibre », a déclaré Madame Lagarde lors d’une conférence de presse.  La BCE a concédé que dans certaines situations, lorsqu’un soutien monétaire particulièrement persistant est nécessaire, l’inflation pourrait dépasser temporairement et modérément son objectif et a déclaré que 2 % ne constituait pas un plafond. « Nous savons que les 2% ne vont pas être constamment en ligne avec l’objectif, il pourrait y avoir une certaine déviation modérée, temporaire, à la hausse ou à la baisse de ces 2%, et ce n’est pas grave », a ajouté la présidente de la BCE.

La BCE n’a pas fixé la durée transitoire ni le taux de déviation autorisé. Cependant, la majorité comprend de cette déviation modérée, une déviation n’excédant pas les 0,5%. Et la « période transitoire » est majoritairement interprétée comme une période s’étalant de 6 à 12 mois.

« La taille de la déviation tolérée va varier en fonction de la cause » a exprimé Luca Felize Mezzomo, un économiste à Intesa Sanpaolo. « En supposant que la déviation ne soit pas à court terme, je pense que 0,5% pourrait être la limite de déviation modérée tolérée par la BCE » a ajouté l’économiste.

Toutefois, la BCE n’est pas allée aussi loin que la Réserve fédérale américaine (FED) qui s’est engagée formellement, l’année dernière, à un taux flexible d’inflation. Ceci signifie qu’elle fixera un taux fluctuant selon les périodes, elle cherchera à faire en sorte que le taux d’inflation dépasse son objectif pour compenser une période où il y était inférieur. « Sommes-nous en train de mettre en place un taux flexible d’inflation comme la FED ? La réponse est non », a répondu Lagarde.

Le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, fait partie des sceptiques à l’égard d’une telle approche. Il a déclaré que le maintien d’une politique souple alors que l’inflation réelle est supérieure à l’objectif à moyen terme peut donner l’impression que la Banque centrale maintient délibérément les coûts d’emprunt du gouvernement à un faible taux, ce qui compromet son indépendance face à la dominance fiscale.

Seconde conclusion : lutter contre le changement climatique est une priorité politique pour l’UE. Le changement climatique et la transition vers une économie durable affectent la stabilité des prix à travers son impact sur des indicateurs macroéconomiques comme l’inflation, le rendement, l’employabilité, les taux d’intérêts, l’investissement, la productivité, la stabilité financière et la politique monétaire. En outre, le changement climatique et la transition vers une économie à faible émission influent sur la valeur et sur les risques inhérents aux types d’actifs enregistrés dans les bilans de l’Eurosystème, ce qui pourrait mener à une accumulation indésirable des risques financiers liés au climat.

Le changement climatique a de profondes implications sur la stabilité des prix à travers son impact sur la structure et sur la dynamique cyclique de l’économie et du système financier. La BCE s’engage à s’assurer que l’Eurosystème prenne en compte les implications du changement climatique dans ses politiques monétaires. Et ce, à travers la conception de mesures en cohérence avec l’objectif de la stabilité des prix et qui prennent en compte les implications du changement climatique.

Pour atteindre ses objectifs, la BCE va accélérer le développement de nouveaux modèles et va conduire des analyses théoriques et empiriques pour surveiller les implications du changement climatique sur l’économie et sur le système financier.

La BCE va également développer de nouveaux indicateurs pilotes pertinents à l’évaluation et à l’exposition aux risques physiques liés au climat des instruments financiers.

En outre, la Banque va introduire des exigences de divulgation pour les actifs du secteur privé. Ces exigences vont prendre en compte les politiques et les initiatives de l’UE en matière de divulgation et de reporting sur le développement durable. Elle compte annoncer un plan détaillé en 2022.

A compter de 2022, la BCE va effectuer des stress tests environnementaux sur les bilans de l’Eurosystème afin d’évaluer l’exposition de l’Eurosystème aux risques liés au climat. De plus, la BCE va envisager le développement de standards minimaux pour incorporer les risques du changement climatique sur ses notations internes. De même, la BCE va continuer à surveiller le développement structurel du marché en matière de développement durable des produits et est disposée à encourager l’innovation en ce qui concerne la finance durable.

Enfin, la BCE a commencé à inclure les risques liés au changement climatique dans ses procédures de due diligence concernant ses achats du secteur corporate.

Certains économistes ont été déçus que la BCE n’aille pas plus loin. Daniela Gabor, professeure d’économie à University of the West England, a déclaré sur Twitter que la BCE « décevait ceux d’entre nous qui attendaient une approche ambitieuse ».

La Banque centrale a précisé qu’elle procédera à des révisions « périodiques » de sa stratégie, la prochaine devant débuter en 2025.

 

 

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Réalisé par Yasmine Belmokhtar, avec l’aide de Marc Dagher

LVMH ANALYSE TECHNIQUE

Depuis son point bas de mars 2020 lié à la crise du Covid, LVMH est en très nette progression. Le titre évolue au sein d’un canal haussier depuis novembre 2020. Actuellement, proche de la borne basse du canal et de notre point pivot des 635,50€ (trait bleu) qui est aussi un overlap, le timing est idéal pour jouer une accélération à la hausse. Le RSI est sur le point de franchir le seuil des 50, signal fort pour se positionner à l’achat. De plus, les bandes de Bollinger nous donnent un signal puissant, suite à la sortie de la bande inférieure le cours vient d’être réintégré entre les deux bornes (se référer au graphique ci-dessous). Notre avis est donc positif sur le titre avec en ligne de mire un premier objectif à 727€ en amont d’une accélération vers les 780€.

Scénario alternatif : attention toutefois, la franche cassure de notre point pivot des 635,50€ et de la borne basse du canal haussier invaliderait notre scénario et conduirait à une pression baissière avec un retour vers les 600€.

 

Quel avenir pour l’or noir à l’ère de la transition énergétique ?

Après un début d’année 2020 lourdement marquée par la combinaison d’un choc de l’offre et de la demande sans précédent et par le contexte de la pandémie mondiale du Covid-19, le cours du pétrole remonte très fortement (depuis le fameux point bas de mars 2020). Une tendance inverse qui s’explique principalement par une future reprise de l’activité économique dans l’ensemble des pays et notamment en Chine, un des pays importateurs principaux de l’or noir, mais aussi à la décision de l’Opep de maintenir une politique stricte de quotas de production pour les pays exportateurs.

 

Petit rappel : qu’est-ce que le pétrole ?

Le pétrole est une huile minérale faisant partie de la catégorie des énergies fossiles. Il est le fruit de la transformation lente sur plusieurs dizaines de millions d’années de matières organiques et de micro-organismes animaux et végétaux qui se déposent au fond des océans. Une fois soumis à une augmentation de la température résultant d’une hausse de pression, les couches de matières se transforment petit à petit en kérogène puis, en pétrole. Le pétrole remonte vers la surface de la terre en se faufilant entre les roches des fonds marins. Or, il se peut que le pétrole ne puisse pas remonter et se retrouve alors coincer par des roches perméables : c’est donc sur ces sites que les compagnies pétrolières vont développer des forages afin d’exploiter son extraction. Ainsi, on peut trouver des gisements gaziers ou pétroliers partout sur la planète, en mer comme sur terre.

A partir des années 50, le pétrole s’est imposé comme la première source d’énergie dans le monde. Aujourd’hui, il remplit plus de 30% des besoins énergétiques mondiaux. Pour l’instant, il reste vu comme un composant irremplaçable pour la conception d’un très grand nombre de produits de notre vie quotidienne : peinture, colorants, matières plastiques, etc. C’est la principale matière première des carburants qui alimentent les différents transports (avions, camions, voitures). Il peut aussi être utilisé comme combustible pour le chauffage, mais son utilisation reste limitée. Il ne représente en effet que 4,6% de l’électricité mondiale. « La fin du pétrole n’est pas pour tout de suite, même si son déclin relatif est déjà entamé », affirme Olivier Lejeune, analyste à l’Agence Internationale de l’Energie (AIE). « Le pétrole reste l’énergie numéro un, même s’il commence à perdre des parts de marché du fait de l’ambition de nombreux pays de faire baisser la part des énergies fossiles dans leur bouquet énergétique », poursuit-il

Aujourd’hui, le nombre de gisements rentables s’élève à environ trente, allant de quelques dizaines pour certains, à plus de centaines de kilomètres carrés, parmi lesquels on peut dénombrer près de 500 gisements dits « géants » (dont les réserves sont supérieures à 70 millions de tonnes), et une soixantaine de gisements appelés « super-géants » (réserves supérieures à 700 millions de tonnes). Cependant, les gisements de pétrole sont en grande partie regroupés en une seule zone : 60% des « super-géants » se situent au Moyen-Orient et représentent 40% des réserves prouvées de la planète. Aujourd’hui, les deux tiers des réserves mondiales de pétrole sont concentrés au Moyen-Orient.

 

Un prix au plus haut depuis près de deux ans.

L’année 2020 a été particulièrement noire pour les compagnies pétrolières. En effet, BP le géant britannique des hydrocarbures, a enregistré en 2020 une perte nette de plus de 20 milliards de dollars. De même pour l’Américain ExxonMobil qui lui aussi a atteint la plus lourde perte de son histoire, soit environ 22,4 milliards de dollars.

Cependant, alors que le cours du pétrole s’était effondré avec une chute de la consommation générale dû à la crise du Covid-19, depuis le début de l’année 2021, il a regagné près de 50% de son prix repassant à un niveau jamais atteint depuis 2018.

On peut expliquer cette reprise par plusieurs éléments.

  • Tout d’abord, une future forte reprise de l’économie mondiale. Avec les campagnes de vaccination dans l’ensemble du globe qui sont mises à l’honneur, une reprise économique est plus qu’espérée par l’ensemble des pays.
  • Aussi, par le rétablissement du trafic aérien avec l’arrivée de la période estivale et surtout de la levée progressive de l’ensemble des restrictions sanitaires.
  • Enfin, par le fait que les pays de l’Opep négocient davantage sur le front de la production.

D’après les analyses, on évoquerait à nouveau un baril à 100 dollars dès 2022. Après un début d’année 2020 noire pour le pétrole avec un effondrement du cours des prix du baril qui est allé jusqu’à perdre plus de 71%, celui-ci est reparti à la hausse en ligne droite à partir du point bas de mars 2020, engrangeant depuis près de 320%, et un plus de 45% depuis le début 2021. Dans son dernier rapport sur le pétrole publié début juin, l’AIE a affirmé que « après une baisse record de 8,6 millions de barils par jour (mb/j) en 2020, la demande mondiale de pétrole devrait rebondir de 5,4 mb/j en 2021 et de 3,1 mb/j supplémentaires l’année prochaine ». Selon l’organisation, la demande de pétrole aura dépassé les niveaux avant Covid-19 pour atteindre le nouveau record de 100,6 millions de barils/jours engloutis dès la fin 2022.

 

Des tensions palpables entre les pays de l’Opep+

Depuis 2018, l’Opep+ (Organisation des pays exportateurs de pétrole) a mis en place une politique de limitation de la production de pétrole afin de réguler plus facilement les prix de ce dernier. Trois pays membres sont exemptés de quotas au vu des difficultés politiques et économiques de leurs pays : le Venezuela, la Libye et l’Iran. Confrontés à une baisse draconienne de la demande, les pays producteurs de pétrole ont été contraints de limiter encore plus leur activité avant de la reprendre progressivement depuis mai à la faveur d’une reprise. Les 24 pays membres de l’Opep+ avaient pour objectif d’augmenter leur production d’au moins 400.000 barils par jour entre les mois d’août et de décembre.

A savoir : le rôle principal de l’Opep est bien entendu de réguler la production et le prix du pétrole en coordonnant les efforts réalisés par ses pays membres avec notamment la mise en place de quotas de production. Actuellement, on compte 14 pays membres de l’Opep : Algérie, Angola, Gabon, Libye, Nigeria, Guinée Equatoriale, République du Congo, Equateur, Venezuela, Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis, Irak, Iran et Koweït. A partir de 2016, afin d’élargir l’envergure, l’Opep crée un groupe annexe, l’Opep+, qui englobe donc les 14 pays précédents, auxquels viennent s’ajouter les 10 suivants : Russie, Mexique, Kazakhstan, Azerbaïdjan, Bahreïn, Brunei, Malaisie, Oman, Soudan et Soudan du Sud.

Cependant, tous les pays ne semblent pas satisfaits des termes de l’accord. Cette fois-ci, la contestation est venue des Émirats Arabes Unis, entraînant un lourd retard dans les négociations des accords. Le pays demande en effet une révision de son volume de référence qui donne son niveau de production actuel et à venir. Aujourd’hui, il s’élève à 3,17 millions de barils par jour. Or cela ne reflète pas sa pleine capacité : en avril 2020, face à la crise provoquée par le Covid-19, sa production a su s’élever à 3,8 millions de barils par jour. Par comparaison, les deux mastodontes de l’alliance, l’Arabie Saoudite et la Russie, disposent du même niveau de référence s’élevant à 11 millions de barils par jour. Le dimanche 4 juillet, le gouvernement émirati a affirmé « Le comité ministériel conjoint de suivi (JMMC) n’a malheureusement proposé qu’une seule option, à savoir d’accroître la production à condition de prolonger l’accord actuel, ce qui prolongerait le volume de production de référence injuste des Émirats jusqu’en décembre 2022 au lieu d’avril 2022. Les Émirats sont prêts à prolonger l’accord, si nécessaire, mais demandent que les volumes de production de référence soient revus (à la hausse) afin de s’assurer qu’il soit équitable pour toutes les parties »

Abou Dhabi bloque ainsi seule l’accord en le décrivant comme « injuste » et demande des termes qui lui seront plus favorables. Cet agacement s’explique aussi par le fait que ces dernières années, les Émirats Arabes Unis, avec l’aide du géant français Total, ont drastiquement investi pour augmenter leurs capacités d’extraction, et souhaiteraient donc pouvoir les utiliser à leur pleine capacité. Cependant, si les Émirat Arabes Unis se prononcent pour une hausse de la production, cela poserait un autre problème majeur : ils s’opposeraient alors à l’idée des autres pays de l’Opep+ de prolonger l’accord jusqu’à fin 2022. Ainsi, une rupture avec l’organisation empêcherait les Emirats de recalculer les quantités de pétrole qu’ils peuvent produire, et donc les priverait d’une de leurs sources principales de revenu.

Si Abou Dhabi bloque les négociations en cours encore une fois à la reprise des négociations ce lundi 5 juillet, cela pourrait créer une explosion sans précédent du cours de l’or noir et donc mettre en péril la reprise post-pandémique pour l’ensemble des pays exportateurs.

 

Une énergie de moins en moins attirante

On assiste depuis quelques années à un déclin de l’engouement pour le pétrole, y compris chez les groupes pétroliers. A titre informatif, BP a pour objectif d’ici 2030 de multiplier par dix ses investissements dans les énergies à faibles émissions carbone, afin d’atteindre 5 milliards de dollars par an. Quant à lui, ExxonMobil a fondé un pôle d’activités tourné autour des énergies moins polluantes. Par ailleurs, le français Total, devenu de façon révélatrice TotalEnergies, multiplie les acquisitions dans les énergies renouvelables. Selon un rapport du FIE (Forum International de l’Énergie), en 2020, les investissements dans le pétrole et le gaz ont chuté de 34%, atteignant leur niveau le plus bas depuis 2004.  Il est aussi certain que la crise du Covid-19 n’arrange pas les choses pour les producteurs de pétrole.

Par ailleurs, les plans de relance des différents pays s’inscrivant davantage dans une optique d’une économie dite verte, un monde moins dépendant du pétrole se profile devant nous. De plus, les énergies renouvelables deviennent de plus en plus compétitives et donc intéressantes pour l’ensemble des pays producteurs d’énergies. D’après un rapport émis par l’Agence Internationale pour les Energies Renouvelables (IRENA), le coût de l’énergie photovoltaïque a baissé de 82% en 2019 par rapport à 2010, de 47% pour l’énergie solaire à concentration, de 39% pour l’éolien terrestre et de 29% pour l’éolien offshore.

On notera toutefois que même si le pétrole voit sa notoriété faiblir depuis quelques années, il a encore beaucoup d’avenir dans un autre secteur : la pétrochimie, la fabrication des colles, plastiques solvants, qui utilisent le pétrole comme matière première.

 

D’un point de vue technique

Après une chute historique qui l’a mené vers les 16 dollars en avril 2020, le baril de Brent a initié un rebond majeur qui lui a permis de revenir au-dessus de l’overlap clé des 45,5 dollars (niveau correspondant également à un gap majeur). Au regard de l’intensité dudit rebond, on peut désormais viser les prochains objectifs de projection sur les 86 dollars le baril, voire jusqu’aux 100 dollars en extension. Scénario valide tant que le point pivot des 60 dollars ne sera pas enfoncé, et sans écarter un repli intermédiaire possible en pullback vers l’ancien seuil de résistance majeure des 71,5 dollars. Alternativement, sous les 60 dollars, on visera d’abord le support des 53,5 puis l’overlap des 45,5 dollars.

 

 

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Réalisé par Roxane Bass, avec l’aide de Marc Dagher

SCHNEIDER ELECTRIC ANALYSE TECHNIQUE

Depuis juin 2020, Schneider Electric s’inscrit dans un canal haussier qui a amené le titre sur ses plus hauts historiques en avril 2021. Depuis sa chute de plus de 40% en mars 2020 liée à la crise sanitaire, le titre a inversé la dynamique et s’offre un très beau parcours boursier avec des moyennes mobiles 20 et 50 jours servant de support pour le cours. De plus, son RSI tient le cap du seuil clé des 50, confirmant la poursuite des velléités haussières.

Notre avis est positif sur le leader mondial dans la gestion de l’énergie avec un premier objectif sur la résistance des 137,70€ (premier trait vert) en amont d’une accélération vers les 144,50€ (second trait vert).

Scénario alternatif : attention toutefois, le franchissement à la baisse de la borne basse du canal et de notre point pivot des 129,90€ (trait bleu) conduirait à une tension vendeuse avec un retour vers les 124,70€ (premier trait rouge) avant une plus ample correction vers l’overlap des 119€ (second trait rouge).

Indices : le trio majeur de l’Oncle Sam

Le trio majeur des indices américains – Dow Jones, Nasdaq et S&P – s’impose depuis de très nombreuses années comme le véritable symbole de la finance dans le monde entier. En prenant seulement le critère de capitalisation boursière, les marchés américains représentent plus de 44% des capitalisations mondiales. Tout investisseur se doit de comprendre leur composition, mais aussi leur fonctionnement pour pouvoir mieux les analyser. En effet, les trois indices diffèrent beaucoup des indices européens.

 

Dow Jones, le plus vieil indice boursier au monde

Le Dow Jones est le plus vieil indice boursier au monde. Il regroupe trente des plus importantes capitalisations américaines. Sa création remonte en 1896 par les journalistes Charles Dow et Edward Jones. L’indice porte le nom de l’entreprise Dow & Jones formée par ses deux fondateurs en 1882.

Au début de son utilisation, il était calculé comme une moyenne de cours sur douze différentes sociétés, dont neuf étaient des compagnies de chemins de fer. C’est pour cela qu’à l’origine son nom était Dow Jones Industrial Average (DJIA), il se voulait représentatif du secteur industriel américain. Cependant, des douze entreprises d’origine, plus aucune n’est encore présente dans l’indice. Il comprend trente titres du NYSE depuis 1928, parmi lesquels Apple, Microsoft, ExxonMobil, General Electric, Johnson & Johnson, JP Morgan Chase, Pfizer, Procter & Gamble, Walmart ou encore les plus populaires Walt Disney, Coca-Cola, McDonald’s ou Boeing, pour ne citer qu’eux.

A la différence de la plupart des indices boursiers mondiaux, son mode de calcul est assez différent. En effet, le Dow Jones est le résultat d’une pondération par les prix et non par les capitalisations. Par exemple, plus le prix d’une action sera élevé et plus son poids dans l’indice sera important, et inversement.

 

Nasdaq, l’indice de la tech

L’indice américain Nasdaq se rencontre sous deux formes principales différentes. La plus complète, le Nasdaq Composite regroupe près de 2.500 valeurs cotées sur la place boursière du même nom. La plus condensée, le Nasdaq 100, regroupe (comme son nom l’indique) 100 des plus grosses entreprises du secteur. Beaucoup d’investisseurs se réfèrent uniquement au Nasdaq 100 car moins de valeurs y sont présentes et qu’il représente tout de même 85,67% du Composite.

Le Nasdaq est l’acronyme de la National Association of Securities Dealers Automated Quotations, le deuxième plus grand marché d’actions aux États-Unis, juste derrière le New York Stock Exchange (NYSE).

Le Nasdaq Composite a la particularité d’être calculé en prenant l’ensemble des compagnies inscrites au marché d’actions Nasdaq et pas seulement un sous-ensemble d’entreprises, contrairement à nombreux indices dont les nombres de composants sont limité (40 pour le Cac, 30 pour le Dax ou le Dow Jones, 100 pour le Nasdaq 100 ou le FTSE londonien, 225 pour le Nikkei ou encore 500 pour le S&P…).

Il s’impose de plus en plus comme référent sur le marché boursier international car il regroupe en majorité des valeurs de secteurs qui prennent de l’ampleur tels que l’informatique ou encore Internet. En effet, le poids des géants américains ne cesse d’augmenter au fil de ces dernières années. Aujourd’hui, ils représentent une bonne moitié du Nasdaq 100 et environ 20% du S&P 500. Composé en grande parties de valeurs du secteur technologique, l’indice se présente comme particulièrement volatile.

 

Part des GAFAM dans la composition du trio majeur des indices américains

 

S&P 500, le plus représentatif du marché aux Etats-Unis

Le S&P 500 est un indice boursier calculé sur cinq cents grandes entreprises cotées dans les bourses américaines du Nasdaq et NYSE. La création de l’indice remonte au 4 mars 1957. Aujourd’hui, c’est l’entreprise Standard & Poor’s, une grande compagnie de notation financière, qui le possède et a pour fonction de le calculer.

Son calcul est le résultat d’une pondération par capitalisation des cinq cents différentes entreprises. Comme pour le Nasdaq, il existe aussi un indice nommé S&P 100 composé des plus grandes compagnies du S&P 500.

 

Répartition du S&P 500 par différents secteurs

 

Comme le montre le diagramme ci-dessus, les secteurs technologique, de la santé et de la consommation discrétionnaire occupent une place prépondérante au sein du S&P 500.

Alors que le Dow Jones s’imposait comme l’indice le plus utilisé depuis sa création, le S&P 500 a su le devancer et est devenu l’indice le plus représentatif du marché boursier américain. Tout d’abord, car sa valeur prend en compte la capitalisation boursière des entreprises, à la différence du Dow Jones, mais aussi parce qu’il est composé d’un plus grand nombre d’entreprises : 500 vs 30.

 

Quelques chiffres

 Voici un résumé des performances annuelles des 3 principaux indices américains sur les 10 dernières années.

Les indices américains attirent les investisseurs du monde entier au vu de leurs bonnes performances. A noter que le Nasdaq surperforme ses pairs sur 8 des 10 dernières années.

ETHEREUM ANALYSE TECHNIQUE

L’ETH a atteint son plus haut historique le 12 mai, à presque 4.380$, avant d’entamer une correction plus violente que d’habitude, et assez inattendue. L’Ethereum est allé jusqu’à perdre plus de 60% avant d’initier une phase de rebond technique suite à cette chute.

Actuellement, en pleine phase de reprise, marquée par la cassure de l’oblique de résistance baissière et le rebond sur le seuil clé des 1.900$, l’Ethereum semble se diriger vers les 2.300$ en amont d’une accélération beaucoup plus haut vers l’overlap des 2.850$. 

Tant que l’ETH ne repasse pas nettement au-dessus du seuil des 2.300$ et ne revient pas dans le canal la dynamique ne s’inversera pas (se référer au graphique daily ci-dessous). Alternativement, en cas de scénario favorable, la reprise pourrait s’opérer en direction des objectifs situés à 4.300$, puis jusqu’à 6.000$ en extension, niveaux correspondant respectivement au sommet du 12 mai, puis à la projection sur la limite supérieure du canal ascendant. Ce scénario doit toutefois être confirmé par le franchissement de la résistance intermédiaire des 2.850$ (retracement de Fibonacci de la dernière vague de baisse).

 

Les compagnies aériennes toujours en pleine zone de turbulence

Les compagnies aériennes du monde entier ont fait les frais de la pandémie du Covid-19. Entre les aéroports fermés, la quasi-totalité des vols annulés, des milliers de salariés mis au chômage, le bilan est très lourd : une perte globale estimée à hauteur de 118,5 milliards de dollars au titre de l’exercice 2020. Aujourd’hui, elles ne demeurent que dans l’attente de la réponse à la question : le trafic aérien pourrait-il bientôt revenir à la normale afin de rattraper le retard accumulé ? Néanmoins, avec la période estivale qui arrive et surtout avec la progression à grande vitesse de la campagne de vaccination mondiale, les compagnies ne perdent pas espoir et restent optimistes quant à une possible reprise dans les semaines à venir.

 

Une année 2020 noire pour le secteur aérien … mais qui aperçoit des éclaircies

Alors que certaines avaient déjà du mal à survivre avant l’arrivée de la pandémie, les compagnies aériennes ont été frappées de plein fouet par la crise sanitaire. Les restrictions de déplacement imposées et la fermeture des frontières entre les pays ont quasiment stoppé net le flux de voyageurs dans le ciel. A l’exception d’un nombre minime de vols de rapatriement qui ont continué à opérer durant l’année 2020 et d’une faible activité aérienne, les compagnies ont vu leur capacité se réduire jusqu’à 90%. La plupart ont dû mettre en place des plans d’urgence avec notamment la suppression de nombreux postes. L’Association Internationale du Transport Aérien (IATA) a comptabilisé durant la période du confinement plus de 4,5 millions de vols supprimés. « Les lignes internationales, le long-courrier, les liaisons les plus lucratives comme les vols transatlantiques sont quasi interdits en raison des restrictions de voyage », affirme Xavier Tytelman, ancien aviateur militaire et consultant chez Aviation NXT. « Donc vous n’avez quasiment plus aucun voyageur en classe affaires. Sachant que ces sièges représentent jusqu’à 80% des marges des compagnies aériennes classiques ».

De nombreux transporteurs sont obligés de se déclarer en faillite si le gouvernement ne leur octroie pas d’aides financières. Heureusement pour la survie des entreprises du secteur aérien, de nombreux États ont pris la décision de venir en aide à certaines de ces compagnies afin de les aider à affronter cette crise dévastatrice. A l’image du groupe Air France-KLM qui a eu la chance de bénéficier d’une aide d’un montant de 7 milliards d’euros, en échange toutefois d’un engagement à réduire ses coûts et son impact environnemental sur le long terme. NB : la compagnie nationale perdait environ 15 à 15 millions d’euros par jour au plus fort de la crise.

Pour garder le plus de liquidités possibles pour la reprise, les compagnies aériennes se voient être dans l’obligation de diminuer de façon drastique leurs effectifs. 25 millions d’emplois dans le secteur aérien (aéroports, compagnies aériennes, constructeurs…) ont été menacés au niveau mondial durant l’année 2020, selon une étude de l’IATA.

Cependant, après un premier trimestre 2021 qui demeure très négatif pour ces compagnies, l’arrivée des beaux jours et la campagne de vaccination qui s’intensifie, redonnent une lueur d’espoir. Dès le deuxième trimestre 2021, les entreprises du secteur aérien misent sur une hausse de leurs chiffres. « Les mesures drastiques de réduction des coûts devraient se combiner à une augmentation de la demande de voyages en avion au cours de l’année 2021 (par exemple, la réouverture des frontières avec des protocoles de test et la disponibilité généralisée d’un vaccin, comme on l’a vu dans la région du Golfe) pour que l’industrie devienne positive au quatrième trimestre de 2021 », affirme Linus Bauer, conférencier sur le transport aérien à la City University of London et consultant en aviation. « L’industrie de l’aviation commerciale se reconstruira en 2021, avant une reprise en 2022-2023, puis une émergence plus forte que les niveaux d’avant la crise à partir de 2024 ».

 

Des aéroports européens qui craignent les conséquences sur leurs investissements

Malgré une reprise plutôt lente du trafic aérien avec l’arrivée des beaux jours, la sortie de crise pour les aéroports européens s’annonce semée d’embûches. Le jeudi 17 juin, l’Association des Aéroports Européens (ACI Europe) a présenté des chiffres financiers particulièrement alarmants sur leurs activités. En effet, la baisse du trafic aérien a tout d’abord liquidé les trésoreries mais a également totalement remis en cause le modèle économique des grands aéroports européens.

Selon une étude du cabinet AlixPartners, si aucune aide n’est accordée par les États, les aéroports n’auraient pas la possibilité de revenir à leur capacité d’investissement avant 2032. « Le trafic commence à se redresser, mais il ne reviendra pas au niveau de 2019 avant 2024 ou 2025 » a affirmé Olivier Jankovec, le directeur général d’ACI Europe. « Et durant cette période de reprise, l’amélioration des recettes sera lente et la pression sur les coûts restera élevée, du fait des surcoûts générés par les mesures sanitaires et certaines dispositions réglementaires. »

 

EasyJet

EasyJet est une compagnie aérienne britannique à bas prix, « low-cost ». Il s’agit d’une société de plus de 10.000 employés créée le 20 octobre 1995. Cotée à la Bourse de Londres, elle fait partie de l’indice FTSE 100. Son siège social est situé à l’aéroport de Londres-Luton.

Lors du premier trimestre 2021, EasyJet a enregistré un creusement de ses pertes sur son activité. Malgré ces chiffres inquiétants, la compagnie reste optimiste et mise sur une reprise sur la période estivale avec l’assouplissement des restrictions et mesures sanitaires liées au Covid-19.

Fin mars 2021, l’entreprise britannique a présenté ses chiffres. Le bilan est lourd : une perte après impôt de 549 millions de livres, soit 636,3 millions d’euros. Des chiffres beaucoup plus bas qu’à la même période de l’année dernière avec une perte de 353 millions de livres. Son chiffre d’affaires a aussi connu une chute extrême en passant de 1.382 à 240 millions de livres soit une baisse de 90%. Ces chiffres s’expliquent en grande partie par les conséquences de la crise sanitaire entraînant des restrictions et mesures à contre-courant avec l’activité des compagnies aériennes. Lors du premier trimestre, EasyJet a pu accueillir 4,1 millions de passagers contre 38,6 millions lors de l’année précédente soit une baisse de 89%. La proportion d’occupation de ses avions a aussi chuté perdant 26,6 points de pourcentage d’une année à l’autre.

 

D’un point de vue technique

Comme ses concurrents, le titre EasyJet a été frappé de plein fouet par la crise du Covid perdant ainsi près de 71% en un mois (ellipse violette). Depuis, le titre s’est bien repris n’atteignant cependant pas encore ses niveaux d’avant crise du fait du trafic aérien qui peine à redémarrer. Depuis février 2021, le titre consolide au sein d’une box (rectangle bleu). Les cours évoluent actuellement au-dessus de leurs moyennes mobiles 20 et 50, ce qui nous laisse penser à un retour sur la borne haute de la box à 1.093£ (premier trait vert). En cas de franchissement à la hausse, notre objectif serait alors sur les 1.302£ (second trait vert). Ce point correspond au report de la distance entre la borne haute et la borne basse de la box.

Scénario alternatif : attention, en cas de cassure de notre point pivot des 955£ (trait bleu), le titre pourrait revenir sur le niveau de support des 884£ (trait rouge) qui correspond aussi à la borne basse de la box dans laquelle le titre est en train de consolider.

 

Ryanair

La compagnie irlandaise a enregistré une perte annuelle qui s’élève à un milliard d’euros sur son exercice clos fin mars. En raison de cette baisse, plus de 80% de ses vols ont dû être annulés à cause de la crise sanitaire. Cependant, le premier transporteur aérien a affirmé observer des signes de reprise pour la saison estivale de 2021.

Le lundi 14 juin, Ryanair a publié des chiffres très inquiétants quant à son activité avec une perte annuelle de 815 millions d’euros sur son exercice 2020-2021, qui se clôt le 31 mars. Cette chute s’explique tout d’abord par la suppression de ses nombreux vols. A cela s’ajoute une amende de 200 millions d’euros à cause de sa mauvaise position de couverture sur le kérosène. Au cours de son exercice clos fin mars, l’entreprise a transporté 27,5 millions de voyageurs contre 149 millions l’année précédente, soit la plus grosse baisse de toute son histoire. Son chiffre d’affaires en est le premier touché avec une chute de 1,64 milliard d’euros soit 81% sur un an.

Michel O’Leary, le directeur général de Ryanair a affirmé, lors de la présentation des résultats préenregistrée, la présence d’une forte augmentation des réservations hebdomadaires. Début avril, les réservations s’élevaient à 500.000 par semaine contre 1,5 millions mi-juin.  « Si, comme prévu, la plupart de la population européenne est vaccinée d’ici à septembre, on pense alors pouvoir s’attendre à une forte reprise au cours du second semestre de l’année », a-t-il déclaré.

 

D’un point de vue technique

 Depuis son point bas de mars 2020, l’action Ryanair a largement retrouvé ses niveaux d’avant crise et évolue dans une très nette dynamique haussière. Actuellement le cours de bourse vient buter sur l’oblique (trait noir) qui a fait office de support pour le titre à 4 reprises. Notre avis est positif sur le titre, nous envisageons une poursuite de l’accélération avec un objectif de projection situé à 121,45$ (trait vert).

Scénario alternatif : attention, en cas de cassure de notre point pivot des 105,90$ (trait bleu) et de cassure de notre oblique de support, le titre pourrait revenir sur le niveau de support des 100,40$ (premier trait rouge) en amont d’une poursuite de la correction vers le niveau des 94,80$ (second trait rouge).

 

IAG (International Airlines Group)

Lors du premier trimestre 2021, la holding née de la fusion entre British Airways et Iberia a annoncé une perte de 1,14 milliard d’euros. Cependant, à la différence de certaines autres compagnies aériennes low-cost, la reprise n’est pas prévue de sitôt. Au cours des trois premiers mois de l’année, IAG n’a opéré qu’à hauteur de 20% de ses capacités. Pour le deuxième trimestre, Vueling, Aer Lingus et Iberia annoncent une augmentation de leurs capacités de 25%. Le groupe reste très prudent et ne souhaite pas s’avancer, malgré une situation sanitaire qui s’améliore, sur la reprise de son activité.

Pour l’année 2020, le groupe a affiché une perte s’élevant à 1,68 milliard d’euros lors du premier trimestre, pour un chiffre d’affaires de 968 millions d’euros.

 

D’un point de vue technique

Lors de la crise du coronavirus, le titre IAG a connu une chute vertigineuse de 70%. Le titre a du mal à se reprendre et évolue encore loin de ses niveaux d’avant crise. Pour le moment aucune tendance ne prédomine, les moyennes mobiles se positionnent au niveau des cours et le RSI se trouve en zone neutre. En cas de cassure de l’oblique de résistance (trait en pointillés), le premier objectif de projection se situerait à 223£ (premier trait vert) en amont d’une accélération à 253£ (second trait vert).

Scénario alternatif : à l’inverse, le franchissement à la baisse à la fois de l’oblique de support (trait noir) et de notre point pivot des 190£ conduirait à une tension baissière vers le niveau de support des 174£ (trait rouge).

 

American Airlines

American Airlines, la plus grande compagnie américaine, a affiché, pour le premier trimestre 2021, une perte de 1,3 milliard de dollars. L’entreprise a publié ses résultats et comme l’ensemble des autres compagnies, ses chiffres sont à la baisse. Avec un chiffre d’affaires, en baisse de 53% d’une année à l’autre, soit de 4 milliards de dollars pour l’année de 2021.

Cependant avec la campagne de vaccination qui avance à grande vitesse, l’entreprise espère une reprise du trafic aérien aux États-Unis pour le deuxième trimestre de l’année 2021 et surtout pendant la période estivale. Elle prévoit d’utiliser plus de 90% de sa capacité en sièges sur les vols domestiques et de 80% sur les vols internationaux, par rapport à l’été 2019. Elle compte avoir remis en service l’ensemble de ses pilotes d’ici la fin de l’été, et de relancer le plan d’embauche des 300 pilotes écartés par la crise sanitaire.

L’entreprise s’attend à minimiser ses pertes lors du deuxième trimestre 2021. A la fin du premier trimestre 2021, elle a enregistré environ 17,3 milliards de dollars de liquidités disponibles. Elle prévoit de terminer d’augmenter cette somme à 19,5 milliards de dollars lors du deuxième trimestre.

 

D’un point de vue technique

Depuis son point bas atteint lors de la crise sanitaire, American Airlines a du mal à se reprendre et n’a pas encore retrouvé ses niveaux d’avant crise. Le titre évolue au sein d’un dynamique haussière et se trouve au sein d’un triangle entre des points bas de plus en plus hauts et une forte résistance à 26,10$. Lorsque ce seuil sera franchi à la hausse, le triangle ascendant, figure de continuation haussière, sera confirmé et l’objectif de cours sera alors à 30,75$ correspondant au sommet d’avant crise.

Scénario alternatif : attention, en cas de cassure de notre point pivot des 21,70$ (trait bleu) et de cassure de notre oblique de support, le titre pourrait revenir sur le niveau de support des 19,75$ (trait rouge).

 

United Airlines

Lors du premier trimestre 2021, United Airlines a enregistré une perte de 1,4 milliard de dollars. Le chiffre d’affaires de la compagnie s’élève à 3,22 milliards de dollars soit une baisse de 60 % par rapport à la même période en 2020, et de 66 % par rapport à 2019.

Comme pour American Airlines, la compagnie aérienne mise sur la campagne de vaccination pour relancer la demande aux États-Unis, sur le marché domestique mais aussi sur de nouvelles destinations pour cet été. En effet, en juin, l’entreprise compte ajouter plus de 480 vols quotidiens à son catalogue domestique pour permettre de proposer 3.100 vols intérieurs vers 240 destinations. Mais aussi de s’ouvrir vers de nouveaux pays tels que la Croatie, l’Islande ou encore la Grèce. Ces nouvelles destinations vers l’Europe « répondent à la demande des clients », a affirmé United Airlines, les recherches sur le site de la compagnie vers ces pays auraient augmenté de 61%. Le directeur général de l’entreprise a annoncé « Nous sommes encouragés par les preuves solides de la demande renouvelée pour les voyages aériens et par notre capacité continue à y répondre ».

United Airlines a déclaré qu’elle pourrait revenir à un bénéfice positif même si la demande pour les vols internationaux remontait à environ 65 % de son niveau de 2019. Actuellement, la demande stagne à environ 30 %.

 

D’un point de vue technique

Depuis son point bas de mars 2020, l’action United Airlines se reprend mais évolue encore assez loin de ses niveaux d’avant crise vers les 90$ ce qui nous laisse un potentiel de rattrapage très intéressant. Actuellement sur la borne basse du canal haussier nous pouvons envisager un rebond sur ce niveau et une poursuite de l’accélération haussière. Aussi, tant que notre point pivot sur l’overlap des 51.29$ (trait bleu) ne sera pas enfoncé, nous privilégierons une reprise vers les objectifs de projection situés à 63,61$ (premier trait vert) puis surtout vers les 72,95$ (second trait vert).

Scénario alternatif : attention, en cas de sortie du canal haussier initié en juillet 2020 et de la cassure de notre point pivot des 51,29$ (trait bleu), le titre pourrait revenir sur les 39$ (premier trait rouge) en amont d’une poursuite de la correction vers le niveau des 32,17$ (second trait rouge).

 

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Réalisé par Roxane Bass, avec l’aide de Marc Dagher

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