Qu’est-ce que le CAC 40 ?

L’indice phare de la place parisienne a été créé en 1987 avec une base initiale de 1.000 points, mais est entré en vigueur le 15 juin 1988. CAC signifiait Compagnie des Agents de Changes, désormais, l’acronyme est devenu « Cotation Assistée en Continu ». L’indice mesure l’évolution des 40 principales sociétés françaises comme son nom l’indique et se veut représentatif des différents secteurs de l’économie française. Le CAC 40 a atteint son plus haut point historique avant l’éclatement de la bulle internet à 6.944,77 points, le lundi 4 septembre 2000.

 

  • Composition du CAC 40 au 31/12/1987:
RangLibelléPoidsSecteur d’activité
1ELF AQUITAINE6,22%Pétroles et carburants
2PEUGEOT5,59%Automobile et équipement
3BSN5,28%Produits alimentaires
4AIR LIQUIDE5,25%Produits chimiques
5ST GOBAIN4,94%Produits chimiques
6PARIBAS4,76%Banque
7LVMH4,66%Boissons
8SOCIÉTÉ GÉNÉRALE4,41%Crédit
9COMPAGNIE DU MIDI4,16%Investissement
10CGE4,09%Constr. électrique & électronique
11GENERALE DES EAUX3,98%Distribution d’eau et d’air
12LAFARGE COPPEE3,89%Matériaux de construction
13L’OREAL3,59%Cosmétiques
14THOMSON CSF3,58%Constr. électrique & électronique
15MICHELIN3,34%Automobile et équipement
16CARREFOUR2,83%Distribution
17PERNOD RICARD1,85%Boissons
18SANOFI1,83%Pharmacie
19CRÉDIT FONCIER DE FRANCE1,66%Crédit
20ALCATEL1,59%Constr. électrique & électronique
21LYONNAISE DES EAUX1,43%Distribution d’eau et d’air
22HAVAS1,39%Publicité
23BOUYGUES1,39%Bâtiment (construction)
24ST LOUIS1,31%Produits alimentaires
25GÉNÉRALE OCCIDENTALE1,30%Investissement
26TÉLÉMECANIQUE1,28%Constr. électrique & électronique
27COMPAGNIE BANCAIRE1,26%Banque
28DARTY1,22%Distribution
29LEGRAND1,21%Constr. électrique & électronique
30CHARGEURS1,17%Transports
31NAVIGATION MIXTE1,16%Investissement
32PECHELBRONN1,13%Investissement
33CASINO1,11%Distribution
34CGIP1,09%Banque
35ACCOR1,06%Hôtellerie, loisirs
36CLUB MÉDITERRANÉE0,90%Hôtellerie, loisirs
37HACHETTE0,83%Imprimerie, édition
38DUMEZ0,81%Génie Civil
39ARJOMARI0,76%Pâtes, papiers, cartons
40ESSILOR0,69%Optique

 

Comment y être éligible ?

 Le CSI (Conseil Scientifique des Indices) se réunit en catimini au moins quatre fois par an dans le cadre d’une assemblée trimestrielle pour décider des entrées et des sorties de l’indice tricolore. La majorité absolue est requise lors des votes. Le CSI est très peu médiatisé du fait de l’impact de ses décisions. Le CAC 40 est régulièrement actualisé pour maintenir sa représentativité. Parmi les 100 plus grandes capitalisations boursières françaises, 40 sociétés sont choisies. Plusieurs facteurs sont pris en compte pour les sélectionner : capitalisation boursière, liquidité du titre et volume traité quotidiennement. Une entreprise peut sortir de l’indice si elle est moins prisée par les investisseurs. Par exemple, le dernier changement au sein du CAC 40 a été le remplacement de Accor par Alstom le 21/09/2020 à l’ouverture. Plusieurs raisons expliquent ce changement, au 9 septembre, le flottant d’Accor était tombé à 4,6 milliards d’euros contre 8,9 milliards d’euros pour Alstom. Affaibli par la crise, Accor avait publié début août un déficit historique avec une perte nette de la part du groupe de 1,5 milliard d’euros au premier semestre avec peu de perspectives d’avenir tant que la vaccination ne sera pas généralisée. Alstom, à l’inverse, est devenu une valeur refuge profitant de la pandémie très prisée des investisseurs en faisant une valeur plus liquide que Accor.

 

Comment fonctionne-t-il ?

Depuis le 1er décembre 2003, l’indice a choisi d’adopter le système de capitalisation boursière flottante (part de capital pouvant être échangée en bourse), comme la majorité des indices mondiaux.

Le CAC résulte du calcul d’une moyenne pondérée par la capitalisation des valeurs le composant. La somme des capitalisations boursières des 40 valeurs est comparée en continu à celle de son niveau initial (1000 points). Plus la capitalisation d’une valeur est importante, plus sa variation influe sur l’indice. Aucune société ne peut toutefois représenter une pondération supérieure à 15% du CAC 40. Sur le cash, l’indice côte de 9h à 17h30 du lundi au vendredi et est mis à jour toutes les 15 secondes. En revanche, le niveau définitif du CAC 40 sera connu quelques minutes après la fermeture du marché à la suite du fixing. Ce dernier fonctionne de la manière suivante : à 17h30 les cours sont stoppés mais les ordres encore non traités le sont pour que le plus de titres soient écoulés. Enfin, à 17h35, c’est le prix définitif qui est donné avec plus aucune possibilité d’échange.

 

  • Composition du CAC 40 au 31/03/2021:
RangLibelléPoidsCapi. (en Mds d’euros)
1LVMH14,50%286,752
2L’OREAL9,25%182,961
3SANOFI5,36%106,068
4TOTAL5,29%104,602
5HERMES INTL5,04%99,657
6AIRBUS3,84%75,882
7SCHNEIDER ELECTRIC3,73%73,861
8KERING3,72%73,586
9AIR LIQUIDE3,34%65,986
10BNP PARIBAS3,28%64,840
11ESSILORLUXOTTICA3,08%60,955
12AXA2,80%55,345
13VINCI2,61%51,675
14SAFRAN2,51%49,581
15DASSAULT SYSTEMES2,44%48,200
16STELLANTIS2,38%47,049
17PERNOD RICARD2,12%41,913
18DANONE2,03%40,168
19CREDIT AGRICOLE1,82%36,007
20VIVENDI1,68%33,208
21STMICROELECTRONICS1,50%29,584
22ENGIE1,49%29,479
23ORANGE1,41%27,944
24ARCELORMITTAL1,37%27,162
25SAINT-GOBAIN1,36%26,805
26CAPGEMINI1,24%24,491
27MICHELIN1,15%22,765
28LEGRAND1,08%21,314
29WORLDLINE1,01%19,969
30SOCIETE GENERALE0,96%19,043
31TELEPERFORMANCE0,92%18,256
32THALES0,91%18,076
33ALSTOM0,80%15,783
34BOUYGUES0,66%13,018
35PUBLICIS GROUPE0,65%12,894
36CARREFOUR0,64%12,628
37VEOLIA0,63%12,400
38RENAULT0,55%10,921
39UNIBAIL-RODAMCO-WESTFIELD0,48%9,463
40ATOS0,37%7,317
Capitalisation totale du Cac 40  (au 31/03/2021)      :1 977,609

 

On constate que 12 des valeurs du CAC d’origine figurent encore aujourd’hui dans la liste de l’indice (même si certaines ont fait des aller-retours entre temps) : Air Liquide, Bouygues, Carrefour, Essilor, L’Oréal, Legrand, LVMH, Michelin, Pernod-Ricard, Saint-Gobain, Sanofi et Société Générale, en sachant par ailleurs que BSN est devenu Danone en 1994, que Paribas est devenu BNP Paribas après la fusion en 2000, l’année où Thomson CSF est pour sa part devenu Thales.

 

 

SPECIAL ACTUALITE – Semiconducteurs : à chacun sa crise

L’économie dans son ensemble inquiétée par la pénurie des semiconducteurs

 

Jamais la demande en semiconducteurs n’a été aussi élevée. Ceux-ci occupent une place importante dans notre vie de tous les jours, puisqu’on les retrouve en effet dans de très nombreux appareils divers et variés : téléviseurs, appareils électroménagers, automobiles, dispositifs informatiques ou encore smartphones

Plusieurs facteurs expliquent la pénurie géante de puces électroniques. Les premiers confinements et l’incitation au télétravail ont fait exploser la demande. Le lancement des nouvelles consoles Sony et Microsoft, l’essor des véhicules électriques ainsi que des cryptomonnaies justifient ce besoin croissant.

En effet, l’évolution récente du Bitcoin et des cryptomonnaies a également déclenché une hausse de la consommation de semiconducteurs. Les cryptomonnaies utilisent du matériel informatique et des cartes graphiques. Les mineurs ont en charge d’émettre le Bitcoin et autres cryptomonnaies, mais pour cela, ils ont besoin d’acheter une grande quantité de carte graphique pour faire tourner leurs algorithmes.

De plus, durant la pandémie, la demande en ordinateurs et les ventes de smartphones ont fortement augmentées. Les dépenses dans les infrastructures cloud ont explosé. A titre d’exemple, le secteur des ordinateurs PC enregistre une hausse de 4,8% par rapport à 2019. La 5G, les microcontrôleurs et la profusion des objets connectés participent aussi au boom du secteur.

L’industrie automobile freinée par la pénurie

Suite au Covid-19 et au premier confinement, les constructeurs automobiles ont réduit leur commande de semiconducteurs. Cependant, à tort, car l’industrie a redémarré plus vite que prévu après la crise sanitaire. Les fondeurs, c’est-à-dire les fabricants de puces électroniques, ont réagi en réorientant leur production vers les produits électroniques.

Indispensables dans la construction de véhicules de plus en plus modernes, les semiconducteurs sont utilisés notamment dans les airbags, le contrôle du système de freinage, la connexion Bluetooth ou encore la climatisation.

Les composants électroniques ont véritablement pénalisé l’industrie automobile. Le secteur a dû réduire la production de véhicules, l’ajuster en fonction des stocks disponibles et décider de la mise à l’arrêt de certaines usines. Des centaines de milliers de voitures n’ont pas été produites au premier semestre 2021 à cause de cette pénurie.

Le manque de composants électroniques a ainsi provoqué une baisse du chiffre d’affaires dramatique pour les constructeurs automobiles. On estime que 1 million de véhicules ne seront pas produits en raison de cette carence. Le secteur n’est pas aidé, il tire les prix vers le bas et n’est donc pas prioritaire. En revanche, les géants de la tech payent plus chers ces puces et se retrouvent donc favorisés par les fournisseurs.

 

Quels plans de relance aux Etats-Unis, en Chine et en Europe pour une pénurie plus longue que prévu ?

La « guerre froide technologique » entre les Etats-Unis et la Chine est alimentée par cette problématique des semiconducteurs. La croissance économique est l’enjeu principal, mais si aucune solution n’est trouvée, cette reprise sera alors dans une situation périlleuse.

Les grandes puissances industrielles ont eu une prise de conscience de l’importance de ce secteur stratégique. L’enjeu pour ces pays est aussi de maintenir leur souveraineté nationale. Dépendre d’un autre pays, contrarie profondément les puissances économiques.

La Chine et les Etats-Unis ont commencé à entreprendre des mesures pour réduire cette dépendance technologique. « L’empire du Milieu » met tout en œuvre pour augmenter sa production nationale. L’Etat Chinois a prévu de débloquer pour son nouveau plan quinquennal 88 milliards de dollars pour être autosuffisant à hauteur de 70% des parts de marché. Il a embauché dans ses usines du personnel de Taiwan et de la Corée du Sud. En un an, plus de cent ingénieurs de TSMC (Taiwan Semiconductor Manufacturing Company), plus grand fabricant de puces électroniques au monde, ont rejoint la Chine. La stratégie employée inquiète profondément la société concernée avec le risque de vol de secrets industriels.

Quant aux Etats-Unis, ils ont prévu de réagir rapidement avec un plan de relance ; le président américain, Joe Biden, va signer des décrets pour revoir la stratégie dans les chaînes d’approvisionnement et identifier des décisions qui pourront être prises rapidement. Le pays de l’oncle Sam a même offert des subventions à TSMC et Samsung afin de les attirer sur le sol américain.

Ces derniers temps, nous assistons à une alliance Etats-Unis-Europe contre la Chine. Apple a annoncé un investissement de plus d’un milliard d’euros pour faire de Munich la place-forte pour la conception de puces électroniques en ouvrant le plus grand centre de recherche européen. Il s’agit d’une excellente nouvelle pour l’Europe qui est en retard en comparaison de la Chine et des Etats-Unis. Le choix de la capitale bavaroise comme centre de design de semiconducteurs n’est pas un hasard et s’explique de façon historique, car le groupe américain s’était déjà installé à Munich en 1981.

En Europe, sortir de la crise des semiconducteurs est une priorité. L’objectif est d’atteindre 20% des parts de marché. Actuellement, l’Europe possède seulement 9% du marché en volume. Il y a une réelle volonté européenne de produire des puces électroniques. Pour satisfaire ces ambitions, un investissement de 20 à 30 milliards d’euros serait nécessaire. L’Europe possède des constructeurs comme STMicroelectronics, Infineon et NXP de bien plus petite taille que leurs principaux concurrents (voir carte ci-après). Aucune de ces trois sociétés n’a besoin des entreprises asiatiques pour produire ses puces électroniques. Cependant, elles ne sont pas capables de produire des semiconducteurs de qualité de moins de 5 nanomètres. A titre d’exemple, le prix du microcontrôleur de STMicroelectronics a augmenté de 2 dollars à 14 dollars. Pour les consommateurs, cette guerre est une mauvaise nouvelle, le prix des véhicules et des appareils électroniques devrait augmenter.

Par ailleurs, Thierry Breton, commissaire européen a annoncé vouloir bâtir une alliance européenne pour l’électronique en réunissant treize Etats de l’Union Européenne. Les choses bougent en Europe, l’idée est de créer une filière européenne.

Il y a urgence, l’Allemagne a perdu son champion national, Dialog Semiconductor, racheté par les Japonais pour 5 milliards de dollars. L’Europe doit jouer ses atouts pour diminuer sa dépendance et renforcer son poids dans les relations commerciales. L’Asie est quant à elle devant en termes de production, mais l’Europe est meilleure en termes de recherche et développement avec notamment ASML dans la fabrication d’équipements.

Les producteurs de puces électroniques

La pénurie de semiconducteurs a dévoilé la dépendance des pays occidentaux aux producteurs en grande partie asiatique. L’industrie est concentrée entre la Chine, le Japon, la Corée du Sud et Taiwan, leaders dans le domaine, à eux quatre, ils représentent en effet 70% du marché. L’Asie détient le monopole avec l’essentiel des fondeurs chargés de passer de la théorie et des modèles 3D à la micropuce. Intel est une des rares sociétés occidentales faisant de la résistance, cependant, elle réfléchit à sous-traiter sa production localement. Même si, les Etats-Unis possèdent la technologie de pointe pour produire ces composants, ils ne détiennent que 12% de la production mondiale. Les sociétés concernées ont écrit au nouveau président américain l’incitant à augmenter la production.

Si la croissance des semiconducteurs ne fait qu’augmenter, nous ne pouvons pas en dire autant des entreprises capables de les produire. La demande de puces est largement supérieure à la capacité des usines. Très peu de pays ont accès à cette technologie. Un budget et un savoir-faire importants sont nécessaires. Le coût pour construire une usine est pharamineux. Il faut 4 mois et plus de 200 opérations à l’échelle microscopique pour les produire. En outre, selon TSMC, construire une nouvelle usine de semiconducteurs prend au minimum 3 ans. Pour toutes ces raisons, la pénurie pourrait ainsi durer jusqu’au premier semestre 2022.

Echelle en chiffre d’affaires des leaders mondiaux du secteur

 

La société taïwanaise TSMC est un acteur majeur des semiconducteurs. L’entreprise a créé le métier de fondeur de puces en 1987. Il s’agissait d’un énorme pari à l’époque, mais il s’est avéré payant. Aujourd’hui, TSMC représente plus de la moitié de la production mondiale et ne peut pas satisfaire la demande globale. Les autres sociétés ne se sont jamais mises à fondre des puces et ont laissé le monopole à la société taïwanaise. Cette dernière a investi des sommes colossales et propose désormais la plus petite puce du marché.

Les tensions entre Etats ont perturbé les relations commerciales et ont pesé sur les difficultés à s’approvisionner en matière première. Pour produire ces composants, des minerais sont nécessaires, cependant la rentabilité des mines est en forte baisse. Cela est dû au fait qu’elles doivent utiliser davantage d’énergie pour creuser en profondeur et au gisement dont la concentration est de plus en plus faible.

 

 

Ce classement des plus grandes sociétés en termes de chiffre d’affaires dans le secteur des semiconducteurs inclue huit fournisseurs américains, deux coréens (Samsung et SK Hynix), deux taïwanais (TSMC et Media Tek), deux européens (le franco-italien STM et l’allemand Infineon) et un japonais (Kioxia). Apple est un cas à part dans ce classement, car la multinationale américaine produit uniquement ses propres processeurs et circuits intégrés sans les revendre à d’autres concurrents. Avec l’accélération digitale, ce domaine d’activité a été très résilient durant la crise du Covid et la croissance a été forte.

 

Analyse graphique de deux des principales sociétés européennes de semiconducteurs

  • STMicroelectronics (daily)

 

La forte correction récente du titre et les indicateurs techniques positifs nous amènent à nous positionner à l’achat sur STMicroelectronics. Le titre est peu cher, il a perdu 15% depuis le 15 février. De nombreux indicateurs nous donnent une tendance de retournement à la hausse sur le court terme. Les volumes échangés sur l’action STMicroelectronics sont importants. Le RSI à 41,86 est en hausse et à encore un gros potentiel. Le MACD vient de croiser sa ligne de signal à la hausse. De plus, le cours vient de repasser au-dessus du point pivot des 30,27€. Tant que le cours évolue au-dessus des 28,94€ nous restons à l’achat. Une cassure de la résistance des 31,7€ relancerait la tension haussière sur le titre.

 

  • Infineon (daily)

 

Nous jouons la hausse sur Infineon. La moyenne mobile 20 jours est au-dessus de celle à 50 jours. Les cours du titre sont venus rebondir sur le support des 32,28€. Tant que le cours se situe au-dessus de ce niveau, nous nous positionnons à l’achat. Le franchissement de la résistance des 35,35 viendrait relever les objectifs haussiers. Les volumes sont conséquents sur l’action Infineon et le RSI évolue à 61 avec encore du potentiel avant d’arriver en zone de surachat. La vigueur en court dans la demande du secteur automobile et électronique devrait aider l’action à progresser.

 

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SPECIAL TENDANCE – Vaccin : ton univers impitoyable !

Les phases de développement du vaccin

Avant d’être commercialisés pour vacciner la population mondiale, les vaccins suivent différentes phases et un protocole d’essais strict. Ces étapes ont pour objectif d’amener le vaccin à être le plus efficace possible, en évitant au mieux les éventuels effets secondaires.

  • La première étape est la phase dite Préclinique. Elle est nécessaire avant de passer aux essais cliniques, où les vaccins sont testés sur des animaux avec la même voie d’administration que les humains.
  • Une fois la phase préclinique terminée, les essais cliniques débutent avec la phase 1. Les vaccins sont testés sur un petit groupe d’humains, de 10 à 100 volontaires, afin de vérifier la réponse immunitaire et la bénignité du vaccin.
  • En phase 2, les vaccins sont testés sur des centaines de personnes, de tout âge confondu, des enfants aux personnes âgées, pour contrôler la réponse immunitaire et sa capacité à produire des anticorps. Cette étape permet aussi d’étudier quelle dose peut être administrée à chaque patient.
  • La phase 3 est cruciale, plus longue que les autres et plus compliquée à mettre en place. Deux groupes sont comparés, le premier reçoit un placebo tandis que le deuxième reçoit une dose de vaccin de 100 microgrammes. Les tests sont effectués sur des milliers de personnes pour voir s’ils contractent de nouveau le virus et si des effets indésirables apparaissent.

Les essais cliniques durent en général plusieurs années. La dernière phase correspond à l’approbation. Après avoir terminé la phase clinique, les vaccins sont soumis aux choix des régulateurs qui prennent la décision ou non d’approuver le vaccin pour la population. Certains pays ont notamment accepté des vaccins avant que les tests soient complètement terminés. Une fois sur le marché et disponibles pour un grand nombre de personnes, les vaccins continuent d’être surveillés.

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a recensé mi-janvier 63 vaccins en développement clinique et 173 en préclinique. Pour l’instant, les vaccins disponibles sur le marché sont britanniques, russes, américains ou encore chinois. Ils ont été approuvés par l’Agence Européenne des Médicaments.

 

Un enjeu économique

Dans cette bataille contre la Covid-19, l’investissement fait la différence. Certains États ont prévu de vacciner leur population avec plus de deux doses alors que d’autres n’ont même pas de quoi vacciner avec une dose leur population.

Un écart de performance économique sera visible entre les pays en avance dans la vaccination et ceux en retard. Dans cette course, le temps c’est de l’argent, car la reprise économique dépend du succès concomitant de la campagne vaccinale et de l’immunité collective. Ces deux moyens permettraient un assouplissement des mesures barrières contre la Covid-19 et une reprise économique au second semestre 2021.

Selon les spécialistes, l’immunité collective est atteinte une fois que 75% de la population est vaccinée. La campagne de vaccination est une course entre puissances économiques, celle qui l’emportera retrouvera investissement et croissance au second semestre tandis que les retardataires se retrouveront plongés dans la crise.

Le retard français s’explique par un manque de financement pour le développement de nouveaux vaccins. La phase 1 coûte 3 à 4 millions d’euros, la phase 2, 5 à 15 millions d’euros et la phase 3, 100 millions d’euros, ce qui montre qu’il faut pouvoir déployer des moyens conséquents pour faire la course en tête.

Par ailleurs, le budget en recherche et développement français baisse de plus en plus depuis ces dix dernières années. Malgré, des prix Nobels et un statut de leader dans le biomédical, la France est le seul pays des membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU (États-Unis, Chine, Russie et Royaume-Uni) à ne pas avoir sorti un vaccin.

L’Union Européenne et la France avaient de gros espoirs avec dans leurs rangs un véritable géant pharmaceutique, le groupe Sanofi. Cependant, ce dernier malgré l’aide de GSK (GlaxoSmithKline), a éprouvé des difficultés dans le développement de son vaccin avec notamment un sous-dosage. Sanofi est désormais devenu le sous-traitant de son concurrent Pfizer-BioNtech. Le groupe français va également aider son concurrent américain Johnson & Johnson dans les étapes de production de leur vaccin. Sanofi est seulement en phase 2 et ne devrait pas sortir son vaccin avant le dernier trimestre de 2021.

 

Un enjeu géopolitique avec une bataille États-Unis, Europe, Chine et Russie

Chaque pays suit ses propres intérêts. La règle du « chacun pour soi » s’applique dans la recherche comme dans la distribution du vaccin. Selon une étude américaine, les pays riches ont déjà acheté la moitié des vaccins disponibles sur le marché. De plus, les stratégies choisies par les puissances mondiales diffèrent. La Russie et la Chine ont vacciné sans attendre le résultat des derniers tests cliniques. Ces deux derniers pays cherchent à s’imposer comme des partenaires indispensables dans la lutte contre la pandémie alors que les États-Unis et l’Europe cherchent uniquement à protéger leur population.

Israël, le Royaume-Uni et les États-Unis ont déjà beaucoup d’avance en comparaison avec l’Europe. L’UE a commandé 400 millions de doses des vaccins Pfizer et Moderna à base d’ARN messager. Dans cette course à la vaccination, les pays riches ont administré la plus grande part de doses. Les pays pauvres sont à la traîne, seuls la Guinée et le Rwanda ont commencé. Israël a déjà vacciné 50% de sa population, le Royaume-Uni 25%, les États-Unis 13% et le Chili 12%. Dans cette compétition à la « première place », les États-Unis dominent cette bataille. En termes de valeurs absolues, ils ont prescrit le plus de doses, avec 59,6 millions de doses. Jusqu’à présent, les vaccins de Pfizer BioNTech et de Moderna étaient les seuls autorisés sur le territoire américain. Depuis, la FDA (Food and Drug Administration) a approuvé un troisième vaccin, celui de Johnson & Johnson.

 

 

Les analystes ont prévu une croissance exponentielle pour les entreprises pharmaceutiques dans les années futures. La Covid-19 aura été une excellente opportunité pour certaines sociétés biotechnologiques, puisque le virus leur offre des résultats nets qui explosent et des cours de bourse de plus en plus hauts. Ces entreprises perdaient de l’argent avant leur lancée dans le vaccin, or, désormais les prévisions de résultats nets sont en territoire positif. Novavax, Moderna et BioNTech ont un bénéfice prévisionnel attendu comme bénéficiaire en 2020. Les cours de bourse ont déjà intégré le consensus des analystes. L’action Moderna a été multipliée par 7 depuis 1 an, Novavax par 50, BioNTech par 3, CanSino par 6 et Inovio par 4.

 

Analyse technique de deux géants pharmaceutiques

 

Johnson & Johnson (daily)

 

Notre avis est haussier sur le titre Johnson & Johnson. Les volumes sont légèrement anormaux et la tendance de fond est en reprise. Tant que le cours de bourse se situe au-dessus de la résistance à 153 USD, nous privilégions un scénario haussier. En cas, de cassure de la résistance à 160 USD, les objectifs seraient relevés. Le RSI de 39,79 confirme le retournement à la hausse du titre après avoir buté sur la zone 30 de survente.

 

Sanofi (daily)

 

Depuis juillet 2020, le titre Sanofi a fortement corrigé. La tendance est baissière, une cassure du support à 72 € entraînerait une pression baissière. A l’inverse, un dépassement à la hausse de la résistance à 78,8 viendrait entamer une dynamique haussière. Si nous nous penchons sur les volumes, ils sont assez conséquents. Quant au RSI de Sanofi, il est à 46,57, soit un niveau neutre avec encore du potentiel.

Il est intéressant de noter que le cours de l’action vient buter sur la bande support de Bollinger et donne une tendance de signal de reprise pour la suite. Notre avis est donc favorable à très court terme avec une correction de la chute du dernier mois.

 

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Réalisé par Louis-Paul Desvignes avec l’aide de Marc Dagher

 

Londres: Fin d’une ère et début d’une balkanisation financière en Europe ?

Le Brexit a inéluctablement entraîné un renouvellement du paysage financier européen. Longtemps reconnu comme une plateforme boursière et financière incontournable en Europe, Londres doit désormais faire face à des nouveaux enjeux et céder sa place à d’autres capitales telles qu’Amsterdam ou encore Paris. Selon Alasdair Haynes, directeur général de la plateforme de transactions Acquis Exchange à Londres : « Il s’agit d’un événement de l’ordre du big-bang et c’est un élément que le marché n’a pas encore complètement intégré ».

 

La City : le maillon faible de l’accord du Brexit ?

 

Au cours des dernières décennies, la City avait renforcé sa position en tant que centre financier de l’Europe. Grâce à son ouverture aux capitaux et à l’expertise étrangère, Londres est devenu un acteur essentiel de l’industrie des bonds euros et a particulièrement su attirer les investisseurs outre-Atlantique. Le Global Financial Centres Index (GFCI) classait encore Londres comme la deuxième place financière mondiale derrière New York en septembre 2020. Néanmoins, l’attractivité de la place londonienne est remise en cause en raison du Brexit et se verra probablement rétrogradée lors du prochain classement en mars 2021. On a déjà pu observer ces derniers mois que certains établissements financiers ont élaboré des plans d’urgence en transférant notamment une partie de leurs activités de l’autre côté de la Manche.

La question de Londres comme centre mondial en finance n’a pas été un sujet largement abordé durant les négociations avec Bruxelles. La pêche, qui représente seulement 0,1% du PIB britannique contre 7% et 1,1 million d’emplois pour la finance, a été quant à elle un point crucial selon le journal Le Monde. Pour preuve, l’une des plus grandes banques américaines, Goldman Sachs, a annoncé en novembre dernier le transfert à Paris de sa plateforme de trading « Sigma-X » initialement basée à Londres. Celle-ci est opérationnelle depuis janvier 2021.

 

Drew / AP / SIPA

 

Face à la crainte d’un « no-deal », on estime que 7.500 emplois du secteur financier ont déjà été délocalisés vers Paris, Francfort, Dublin et Amsterdam et que 1.000 milliards de livres d’actifs ont été déplacées. Cependant, Bruxelles et Londres se sont fixés mi-mars pour parvenir à un accord concernant la coopération dans les services financiers. En n’étant plus affilié à l’Union Européenne, le statut de Londres comme plaque tournante de la finance perd de son éclat et ne repose plus que sur l’espoir d’obtenir des équivalences dans les 59 domaines de finance concernés.

 

Les répercussions sur la régulation financière

 

Selon le Financial Times, le divorce avec l’Union Européenne va avoir des répercussions sur les sites financiers de la City et de Canary Wharf (l’équivalent de La Défense à Londres). Néanmoins, Jonathan Guthrie, journaliste de la colonne LEX, estime que les investisseurs et les managers de Hedge Fund seront très peu affectés par le Brexit à l’inverse des banques ou encore du London Stock Exchange. Ce dernier est effectivement à l’épicentre du Brexit du fait de son système de compensation de produits dérivés. En prolongeant temporairement ce service sur une période d’un an à compter du Brexit, l’Union Européenne ne supporte donc pas pour le moment le risque qui y est associé et permet ainsi de préserver le marché des produits dérivés de toute perturbation immédiate.

En effet, à la suite de sa sortie de l’UE, le Royaume-Uni a perdu son « passeport européen » lui permettant de faire les transactions, les échanges de produits et de services financiers de l’autre côté de la Manche. La Commission Européenne doit donc décider d’accorder ou non les équivalences pour permettre au Royaume Uni de faire perdurer ces activités et veut s’assurer pour cela que la réglementation financière à Londres reste alignée à celle de l’Union Européenne. Cependant, selon Mujtaba Rahman, consultant en risques politiques en Eurasie : « Le gouvernement [britannique] n’est pas vraiment intéressé par l’équivalence car il pense que le secteur des services financiers sera mieux et plus efficacement réglementé par le Trésor et la Banque d’Angleterre que par Bruxelles ». Les services financiers représentent 150 milliards du chiffre d’affaire britannique et ont contribué à hauteur de 76 milliards de livres sterling environ en recettes fiscales pour le Trésor l’année dernière, ce qui rend le secteur essentiel pour l’économie britannique.

 

Amsterdam grand gagnant du Brexit ?

 

Dès le lundi 4 janvier, les banques de l’Union Européenne ont dû traiter les actions libellées en euros au sein de l’Union Européennes, les contraignants à les transférer sur le continent alors qu’elles étaient jusqu’ici échangées sur des plateformes à Londres. Le journal Les Echos estimait déjà fin Novembre 2020 que 30% du volume d’actions pourrait quitter la City.

Si Goldman Sachs et la plate-forme Acquis ont opté pour Paris, la grande majorité a préféré se tourner vers la capitale des Pays Bas. C’est le cas de CBOE, représentant 22% de part de marché sur les transactions d’actions européennes, qui a déménagé sa structure aux Pays-Bas en 2019 craignant un « no deal ». La filiale du London Stock Exchange, Turquoise, a également suivi CBOE à Amsterdam. Ce dernier est ainsi devenu le plus grand centre de négociations d’action d’Europe à la place de Londres : on compte en moyenne 9,2 milliards d’euros d’actions échangés par jour sur Euronext Amsterdam, les branches néerlandaises de CBOE Europe et Turquoise en janvier 2021, soit quatre fois plus qu’en décembre.

 

REUTERS / Michael Hirtzer

 

De son côté, Londres enregistre seulement 8,6 milliards d’euros. Selon le Financial Times, la hausse au Pays-Bas s’explique tout simplement par l’interdiction des institutions financières en Union Européenne de négocier à Londres tant que le Royaume-Uni ne bénéficiera pas auprès de Bruxelles des équivalences et du même statut de surveillance.

 

Wall Street pourrait également bénéficier du Brexit 

 

Bien que le marché de dérivés soit particulièrement bien implanté aux Etats-Unis, Londres s’était placé jusqu’ici comme un acteur majeur européen dans le domaine. Ce marché a démarré en Europe avec la création sur le sol Britannique du LIFFE (London International Financial Futures Exchange) en 1982. Malgré l’arrivée de l’euro, Londres est resté une place européenne majeure concernant les produits dérivés.

Au niveau mondial, le marché de dérivés représente au total plus de 50.000 milliards d’euros de notionnel. La sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne empêche donc les banques européennes d’échanger normalement : dans un communiqué publié fin novembre, la Commission Européenne a annoncé son refus d’accorder un régime d’équivalence à la City bien que le système de compensation de dérivés soit maintenu. Les banques européennes n’ont donc plus l’autorisation d’effectuer leurs transactions sur le sol britannique tant que Londres ne bénéficie pas d’un régime d’équivalence. Les produits dérivés en euros traités à Londres représentaient jusqu’ici des milliers de milliards d’euros de transactions et la part de marché britannique dans ce domaine a baissé de 40% à 10% selon Les Echos. Cette nouvelle contrainte entraîne le transfert des transactions de dérivés à New York et pas seulement en Union Européenne. « Il sera extrêmement difficile de faire revenir ces transactions à Londres ou alors au prix de très gros avantages, notamment fiscaux » souligne Antoine Pertriaux, responsable de la recherche chez Adamantia.

L’autorité européenne des marchés admet que « cette approche crée des difficultés pour certaines contreparties de l’UE, particulièrement les succursales de sociétés d’investissement de l’UE au Royaume-Uni ». En effet, les opérations effectuées sur le sol britannique doivent normalement répondre à une réglementation locale mais plusieurs banques européennes ont établi des succursales à Londres plutôt que des filiales. Cela implique que ces structures n’ont pas de personnalité juridique propre et qu’elles doivent ainsi répondre à la réglementation européenne.

Cependant, l’ESMA (European Securities and Markets Authority) ne considère pas que cette interdiction d’opérer au Royaume-Uni menace la stabilité du système financier puisque les institutions financières ont la possibilité d’effectuer des transactions sur les dérivés sur des places de marchés situées en Union Européenne ou dans des pays bénéficiant d’une équivalence réglementaire tels que les Etats-Unis. Néanmoins, l’ISDA (association regroupant les professionnels des produits dérivés) souligne le risque de dégradation de la liquidité et une hausse des coûts. Selon Les Echos, l’ESMA affirme suivre de près l’évolution de cette liquidité afin de s’assurer que le marché continue de fonctionner après le 1er janvier.

 

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SPECIAL ACTUALITE – L’extraordinaire fable des petits porteurs et des fonds spéculatifs

Le Covid-19 a marqué l’année 2020 par l’ampleur qu’a pris cette crise sanitaire à travers le monde. On se souviendra notamment de l’effondrement du marché entre la fin du mois de février et la mi-mars où la plupart des places boursières ont perdu entre 30% et 40% en l’espace de quelques séances. Mais à la différence des crises précédentes (comme celle des subprimes en 2008 pour ne citer qu’elle), le monde de la finance n’a pas été pointé du doigts cette fois-ci. Au contraire, il a intéressé un certain nombre de particuliers qui n’avaient (pour la plupart) jamais cherché à investir en Bourse, et qui sont entrés sur les marchés avec une logique simple mais efficace : « le marché est très faible c’est donc le bon moment pour acheter ».

 

L’essor de l’investissement des particuliers

 

En France, entre fin février et début avril 2020, c’est-à-dire au plus fort de la tempête sur les marchés financiers, 580.000 investisseurs particuliers ont acheté des actions du SBF 120, dont plus de 150.000 nouveaux venus en Bourse, selon une étude de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF).  Les achats d’actions françaises par des particuliers ont quadruplé au mois de mars 2020, dans un volume global multiplié qui a quant à lui triplé.

Ces nouveaux investisseurs présents majoritairement entre le 9 et le 27 mars ont représenté 27% des particuliers acheteurs d’actions. Ils ont également représenté jusqu’à 20% des montants investis en actions par des particuliers. Ces petits porteurs, à l’affût des bonnes affaires, présentent un profil singulier : dans les banques de réseaux, ils sont beaucoup plus jeunes que les particuliers qui interviennent généralement en Bourse, « entre 10 et 15 ans de moins en moyenne sur l’ensemble des établissements » d’après l’AMF, faisant passer l’âge médian des investisseurs particuliers de 61 ans en 2019, à 48 ans cette année. On peut aussi observer la même tendance sur les plateformes de courtage en ligne où l’âge moyen des nouveaux investisseurs est descendu à 36 ans en 2020 contre 49 ans habituellement.

Cette tendance n’est pas seulement visible en France : tous les pays européens font état d’une augmentation des investisseurs particuliers aussi bien dans le réseau de la banque de détails que sur les plateformes de courtage en ligne. Mais la plus forte croissance du nombre de nouveaux investisseurs particuliers est à attribuer aux Etats-Unis. La population américaine, qui a déjà une forte appétence pour le monde de la Bourse, a elle aussi cherché à profiter de la faiblesse des marchés pour investir, et en particulier via la plateforme Robinhood qui a pour promesse de donner à tout le monde la possibilité de devenir boursicoteur. Depuis le lancement de son application en 2013, ce « Robin des Bois de la finance » a révolutionné le secteur du courtage en exonérant ces investisseurs néophytes des frais habituellement prélevés sur les ordres d’achat ou de vente d’actions. Aujourd’hui la société compte plus de 13 millions d’utilisateurs aux Etats-Unis, dont 3 millions de nouveaux abonnés entre mars et juin 2020. On observe aussi sur cette application un nouveau type d’investisseur, qu’on appelle les « millennials » (personnes nées entre 1980 et 2000) avec une moyenne d’âge de 31 ans selon les données fournies par l’entreprise.

 

Des investisseurs particuliers d’abords délaissés et moqués…

 

On peut considérer que cela soit une bonne chose que de plus en plus de particuliers s’intéressent aux marchés financiers grâce à l’essor du courtage en ligne, eux qui ont été pendant bien longtemps délaissés et moqués par le monde de la finance. Délaissés, particulièrement en France, quand on voit le manque de culture financière de la population, mais surtout à cause des banquiers qui ont tendance à plutôt proposer des solutions d’investissement « maison » que des placements en Bourse à leurs clients (probablement aussi par manque de connaissance des banquiers mais là n’est pas le sujet…) ; moqués par les professionnels du métier puisque le petit porteur semble toujours en retard sur ce qu’il se passe sur le marché. En effet, il ne dispose pas de connaissances assez approfondies en finance et ne connait pas certains concepts de base tel que le célèbre adage « on achète la rumeur et on vend la nouvelle » amenant à des effets parfois « amusants » sur les places boursières.

 

Cycle d’investissement du petit porteur

 

Le manque d’expérience de ces nouveaux investisseurs a ainsi été plusieurs fois source d’aberrations ou de « gags » cette année. Par exemple, le 9 juin 2020, une petite société immobilière chinoise nommée Fangdd a vu son cours de bourse progresser de 400% en une seule séance car les particuliers ont confondu la valeur avec l’acronyme FAANG d’un tracker de valeurs technologiques qui correspond à Facebook, Amazon, Apple, Netflix et Google. On notera aussi en ce début d’année 2021 le cas de Signal, une application de messagerie concurrente de WhatsApp : après une déclaration de WhatsApp le 6 janvier 2021 annonçant que sa politique de confidentialité allait changer pour que l’application puisse partager davantage de données avec sa maison-mère Facebook, les investisseurs se sont rués sur l’action Signal Advance qui a pris plus de 5.000% en trois séances. Seul problème, Signal est une fondation sans but lucratif qui est uniquement financée par les dons de ses utilisateurs (et donc qui n’est pas cotée) alors que Signal Advance est une société texane spécialisée dans la santé et qui n’a rien à voir avec l’application de messagerie.

 

…et maintenant décriés : l’offensive des particuliers sur les fonds spéculatifs 

 

Depuis le début de l’année 2021, les professionnels de la finance sont confrontés à des évènements pour le moins perturbants, les amenant à crier à la manipulation de cours et remettant en cause toute idée d’efficience de marché : des offensives ciblées sur des titres cotés d’un groupe d’investisseurs particuliers appelé WallStreetBets. Ce groupe a pris naissance sur le réseau social Reddit qui est un site web communautaire américain d’actualités sociales fonctionnant via le partage de signets permettant aux utilisateurs de soumettre leurs liens et de voter pour les liens proposés par les autres utilisateurs.

Ils ont pour premier objectif de réaliser de gros profits, mais aussi de « sauver » certaines entreprises et de déclarer la guerre aux fonds spéculatifs qui pratiquent la VAD (vente à découvert) qui, selon eux, ne serait plus dans les codes actuels de la société et dans cette idée d’investissement responsable qui se développe de plus en plus aujourd’hui.

Grâce à ce site internet, les WallStreetBets – qui comptent 8,5 millions de membres ou de « dégénérés » comme ils s’appellent eux-mêmes – se sont organisés pour provoquer ce qu’on appelle des short squeeze, c’est-à-dire acheter massivement un titre qui est vendu à découvert (shorté) par des fonds spéculatifs afin d’obliger ces fonds à clôturer leurs positions vendeuses (short) dans la précipitation ce qui entraine mécaniquement une forte hausse de la valeur et donc une prise de bénéfice importante pour les « dégénérés » qui ont investi.

Les WallStreetBets ont donc acheté des titres de la société GameStop (une entreprise spécialisée dans la distribution de jeux vidéo et de matériel électronique) en masse, faisant grimper l’action de plus de 2.200%, passant de 20 dollars le 13 janvier 2021 à 483 dollars au plus-haut de la séance du 28 janvier. Cette hausse du cours de l’action a littéralement pulvérisé les shorteurs, c’est-à-dire les fonds spéculatifs qui avaient pariés sur la baisse de l’action de cette société ; ces derniers ont dû racheter leurs positions dans l’urgence pour mettre un terme au bain de sang financier. C’est ainsi que des fonds comme Sequoïa, Citadel ou Melvin ont perdu ensemble près de 7 milliards de dollars.

Face à la réussite de cette première attaque, les WallStreetBets ont décidé de renouveler leur exploit sur les actions Nokia, AMC et BlackBerry, avec un certain succès en particulier pour l’action AMC qui a pris plus de 800% en 7 séances, tandis que Nokia n’a pris « que » 60% avant de rechuter de 25% le lendemain. Selon les données d’IHS Markit, les positions short sur AMC ne représentaient plus que 18% du flottant le 25 janvier contre plus de 40% en décembre.

Leur dernière tentative, qui a rencontré beaucoup moins de succès, avait pour but de provoquer une explosion du cours de l’argent avec un objectif de cours à 1.000 dollars l’once quand le métal précieux cotait autour de 25 dollars. Cette tentative a néanmoins propulsé le cours de l’argent de 10% au plus haut à 30,08 dollars le 1er février dernier. Toutefois, si cette performance est moins impressionnante que les attaques portées sur les sociétés citées précédemment c’est parce que l’argent n’est pas qu’un actif financier : il se traite également en physique. Par conséquent, pour continuer leur mouvement, les WallStreetBets appellent leurs « dégénérés » à acheter massivement de l’argent physique (pièces, lingots, bijoux…) de façon à réaliser le « short squeeze du siècle » selon leurs propres termes. D’ailleurs on a pu observer ces derniers jours l’épuisement de stock d’argent de certaines boutiques en ligne !

 

Que penser de ces nouveaux acteurs qui font « trembler » les marchés ?

 

On peut facilement comprendre l’intérêt financier de ces offensives, puisqu’en provoquant ces short squeeze, les membres du WallStreetBets réalisent des performances boursières hors-normes – à en rendre jaloux les investisseurs qui s’orientent vers les cryptomonnaies.

N’oublions pas néanmoins que ces investisseurs sont des millennials, et que les titres qui (pour l’instant) sont ciblée par ces attaques sont des entreprises que cette génération tient dans son cœur et souhaite réellement sauver d’une faillite. En regardant cela avec un aspect plus fondamental, le groupe AMC par exemple, grâce à ce short squeeze, a annoncé avoir levé 917 millions de dollars d’argent frais qui devraient lui permettre de traverser les six prochains mois alors que l’industrie du cinéma est touchée de plein fouet par la crise liée au Covid-19.

De plus, avec l’évolution des mentalités vers l’investissement responsable, peut-on en vouloir à ses particuliers qui s’attaquent à la vente à découvert, elle-même interdite par les régulateurs pendant la débâcle des marchés au mois de mars 2020 ? La VAD leur a été présenté comme un ennemi, et ils ont choisi de s’en prendre à elle et aux fonds spéculatifs qui l’utilisent non pas pour des raisons économiques mais pour des raisons de profitabilité.

 

Le calme après la tempête : entre loi du marché et régulateurs

 

Ces actions communautaires ont été marquantes, mais elles sont limitées par la complexité et la loi du marché. Certes, les WallStreetBets ont fait mettre un genou à terre aux géants que sont les fonds spéculatifs, mais à terme, la force du marché est plus grande que ces tentatives de déstabilisation et de manipulation.

D’ailleurs, le prix des actions GameStop et AMC ont respectivement chuté de 80% et 50% depuis le début de la première semaine de février, et l’once d’argent est revenue à des niveaux que nous lui connaissions autour des 26 dollars après avoir atteint les 30 dollars au 1er février. Cela s’explique en partie par l’action des professionnels de marché mais aussi par les restrictions mises en place par la plateforme Robinhood, qui a bloqué ou limité les transactions sur ces titres.

De plus, les instances de régulation suivent actuellement ces dossiers de près et la secrétaire américaine au Trésor et ancienne présidente de la Fed, Janet Yellen, va organiser cette semaine une réunion avec les principaux régulateurs financiers que sont la SEC (gendarme de la Bourse américaine, au même titre que l’AMF en France), la Réserve Fédérale et la CFTC (autorité des marchés à termes) dans l’objectif de discuter de la volatilité des marchés provoquée par la récente frénésie d’achats d’actions de GameStop, entre autres. Selon le communiqué du 3 février 2021 « la secrétaire d’Etat Yellen estime que l’intégrité des marchés est importante et a demandé une discussion sur la récente volatilité des marchés financiers et la compatibilité des activités récentes avec la protection des investisseurs et des marchés équitables et efficaces ».

Dans le même temps, des sénateurs américains considérés comme progressistes, dont Bernie Sanders et Elizabeth Warren font partie, réclament une enquête de la SEC contre ce qu’ils considèrent comme des « abus des fonds spéculatifs ». Sanders a même déclaré sur la chaîne ABC qu’il fallait « examiner de très près le type d’activités illégales et le comportement scandaleux des fonds spéculatifs et des autres acteurs de Wall Street ».

Dans ce climat qui semble se tendre de plus en plus, la question est maintenant de savoir si ces évènements vont avoir un impact sur l’avenir des fonds spéculatifs, de la vente à découvert, et des marchés dans leur ensemble.

 

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Réalisé par Jean-François M’Bongué avec l’aide de Marc Dagher

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SPECIAL SECTEUR – Métallurgie : un véritable bras de fer !

 

 

La métallurgie est la science des matériaux qui étudie les métaux, leur élaboration, leurs propriétés, leur traitement. Par extension, on désigne ainsi l’industrie de la fabrication des métaux et des alliages, qui repose sur la maîtrise de cette science.

 

C’est un secteur très stratégique puisqu’il est essentiel aux autres industries, en tant que producteur de bon nombre de ressources intermédiaires. Ce secteur concentre plus de la moitié des emplois industriels français avec environ 1,5 millions de salariés présents au sein de 43.000 entreprises. Le paysage des entreprises du secteur est composé à 80% de PME (Petites et Moyennes Entreprises) même si quelques grands acteurs spécialisés dominent largement le marché.

 

Trois activités de la métallurgie

 

  • La production d’acier et d’alliages ferreux : la sidérurgie

La sidérurgie désigne la production de fonte, de fer et d’acier qui sont trois produits issus de l’alliage entre le fer et le carbone. On parle de fonte lorsque la teneur de carbone dans le fer est située entre 2,25% et 6,64%, et d’acier lorsque cette même teneur est située entre 0,01% et 2,25%. Concernant le fer, il peut être sans alliage, mais le fer dit industriel comporte une faible teneur en carbone, inférieure à 0,01%.

De ces trois produits, l’acier reste le produit phare ; il est très utilisé dans la construction navale, l’automobile ainsi que dans d’autres domaines. La production mondiale d’acier est largement dominée par l’Asie à plus de 60% (dont environ 50% pour la Chine seule), puis par l’Union Européenne à près de 12%.

 

  • La production de métaux non ferreux

Il s’agit de la production de produits comme le cuivre, le plomb, le laiton, le zinc, l’aluminium ou l’étain. Ils sont à plus grande valeur ajoutée que les aciers et sont généralement valorisés plus cher. Ils permettent la production de produits dérivés très recherchés comme les câbles électriques en cuivre par exemple.

 

  • La production de métaux précieux

Les métaux précieux sont généralement rares et avec une valeur économique élevée. Il s’agit de l’or, du platine, du rhodium et du palladium (le titane étant considéré comme un métal semi-précieux). Au-delà de leur utilisation commune en bijouterie et argenterie, ces métaux sont très utilisés dans le secteur de l’électronique, notamment en raison de leurs propriétés conductrices.

La production de ces métaux est issue de leur extraction mais également de leur recyclage. Cette filière de recyclage couvre environ 20% de la production et se concentre sur les secteurs des déchets électroniques, industriels et dentaires, les matériaux de contact, les catalyseurs et piles à combustibles.

 

Bilan 2020

 

L’arrivée du Covid-19 a entraîné un arrêt brutal de l’activité économique au premier semestre de l’année, paralysant la plupart des activités, ainsi que le secteur métallurgique dans son ensemble. En conséquence de quoi, de nombreux secteurs clients tels que la construction, l’aéronautique et l’automobile ont drastiquement diminué leur demande de métaux à cause de la crise sanitaire.

Selon SteelHome, les prix mensuels moyens des produits sidérurgiques aux États-Unis, en Chine et en Europe ont baissé respectivement de 30%, 4%, et 8% entre mai 2019 et mai 2020. En ce qui concerne le minerai de fer, il a connu une baisse des prix moins significative à cause du Covid-19 en raison d’une offre déjà en retrait au regarde des conditions climatiques difficiles en Australie (incendies) et au Brésil, où l’on compte de nombreuses fermetures de mines. Par conséquent, son prix mensuel moyen n’a diminué que de 0,5% en 2020.

Aussi, la consommation mondiale d’acier, de cuivre et de nickel s’est affaiblie en 2020 avec des baisses respectives de 6,4%, 2,5% et 15% en 2020 pour les États-Unis, la Chine et l’Europe. Bien que le secteur minier ait été considéré comme secteur essentiel dans de nombreux pays, la production a été nettement diminué pendant la période de confinement ; les conditions de travail difficiles, notamment dans des espaces clos, étant en effet favorables à la propagation du virus.

En Chine, où les mesures ont été allégées depuis avril 2020, la reprise est permise par les projets d’infrastructure du gouvernement central. La production d’acier y a augmenté de 1% alors que l’Union Européenne et l’Amérique du Nord ont connu des baisses respectives de 18% et 17% sur l’année. Dès la fin du mois de juin 2020, la production d’acier en Chine retrouve son niveau d’avant crise et entre février et juillet 2020, l’utilisation des capacités de production des usines produisant des plaques d’acier dans le pays a augmenté de 15 points de base, passant de 70% à 85%.

L’évolution des cours des principaux métaux reflète celle de la crise économique et sanitaire. Après avoir baissé en réponse à la crise, les prix des principaux métaux sont en hausse. En effet sur l’année 2020, les cours de l’aluminium, du zinc et du nickel ont respectivement augmenté de 33%, 15% et 40% en écho à la reprise, notamment en Chine. Le cours du cuivre connait lui aussi une belle progression de l’ordre de 35% en raison de l’action des spéculateurs qui misent sur la reprise de l’activité économique – le cuivre étant considéré un indicateur économique avancé de la conjoncture de l’économie mondiale (voir notre analyse technique ci-après).

Dans ce contexte, WSA (World Steel Association) a revu à la hausse ses prévisions de demande mondiale pour 2021. De fait, après un repli limité à 2,1% de la demande d’acier en 2020 à 1,7 milliard de tonnes (contre 2,4% anticipé en octobre 2020), l’association table sur un rebond de 4,1% en 2021 à 1,8 milliard de tonnes. Les précédentes prévisions, établies en juin, tablaient sur une contraction de la demande de 6,4% en 2020, suivie d’une progression de 3,8% pour cette année. L’horizon semble donc dégagé pour ce secteur qui a connu de grandes difficultés.

 

Perspectives 2021

 

Selon WSA, une « forte reprise » du secteur semble envisageable, notamment en Chine ; reprise qui devrait contrebalancer la réduction de la demande mondiale. Le mastodonte asiatique produit et consomme en effet plus de la moitié de l’acier mondial, et voit déjà la reprise en question. La demande locale, qui bénéficiera des programmes de relance du gouvernement en faveur des secteurs des infrastructures et de l’immobilier, devrait croître de 8% cette année, à 980 millions de tonnes, un niveau quasi-équivalent à celui enregistré en 2019.

*

 

En comparaison aux tendances historiques, la baisse des prix de 2020 implique une baisse des marges pour les entreprises du secteur. Cependant, la sidérurgie reste tout de même rentable et traverse la crise du Covid-19 avec plus de résilience que lors de la crise des subprimes en 2008. Il faut cependant noter que ce sont les entreprises où les coûts sont les plus faibles et la demande plus durable qui ont pu limiter les effets négatifs de ce choc global.

Dans le moyen terme, la nécessité de réduire l’impact écologique du secteur et la poursuite du développement des motorisations électriques devraient continuer de fortement impacter l’activité du secteur. Le développement des énergies éolienne et solaire, ainsi que la démocratisation de la voiture électrique nécessitent des quantités de cuivre et de nickel très importantes. Une voiture à propulsion électrique contient trois fois plus de cuivre que les voitures à propulsion thermique. Pour le nickel, les écarts peuvent varier de trois à trente fois plus, en fonction des technologies et des caractéristiques techniques des véhicules. Les constructeurs automobiles, qui cherchent à diminuer le poids des véhicules vont, à terme, favoriser l’aluminium qui est dix à quarante fois plus léger que l’acier.  Ceci participera à l’augmentation de l’autonomie du véhicule.

En phase avec l’élaboration d’un « Green Deal », un programme d’investissement dans les énergies vertes, les Etats européens tentent de faire émerger un consensus afin de rendre l’économie du continent durable, notamment au travers de l’exploitation des ressources naturelles. Ainsi, Coface s’attend à ce que la demande de métaux et d’alliages tels que l’aluminium, le nickel, le palladium et le platine soit en croissance dans les années à venir. Dans ce contexte, les entreprises de petites et moyennes tailles du secteur métallurgique devraient rencontrer des difficultés, car la transition supposera de lourdes dépenses d’investissement, notamment dans la R&D et lors de l’extraction de minerai. Le défi est immense : la sidérurgie, qui émet 7 à 9% du CO2 mondial (4% en France), est l’une des industries les plus difficiles à décarboner.

Toutefois, la reprise économique est amorcée dans de nombreuses régions du monde, bien qu’elle soit disparate selon les pays et dépende fortement des mesures de soutien public à l’investissement et de l’évolution des conditions sanitaires. Néanmoins, à l’heure actuelle, bien que la production des mines ait repris dans de nombreux pays, le secteur de la métallurgie fait face à de nombreuses difficultés liées notamment à la baisse de la demande en raison d’une conjoncture défavorable.

Du côté de l’industrie ferroviaire les perspectives sont prometteuses, particulièrement en France. La crise sanitaire n’a pas remis en cause les scenarii qui tablaient sur une croissance régulière. Il se pourrait même que le plan de relance du gouvernement puisse contribuer à soutenir les commandes et l’activité. D’ailleurs, l’absence d’annulation de commandes constitue un indicateur pertinent et rassurant pour l’ensemble du secteur.

La filière métallurgique a déjà souffert par le passé d’un déficit d’attractivité. Mais la crise actuelle semble offrir une fenêtre de tir encourageante compte tenu de perspectives en matière d’activité et d’emploi.

 

Les entreprises de l’industrie métallurgique française

 

Les trois principales entreprises spécialisées du secteur et présentes en France sont ArcelorMittal, Eramet, et Aperam, la première étant même cotée au sein du Cac 40.

 

  • ArcelorMittal

Arcelor Mittal est un grand groupe sidérurgique mondial né de la prise de contrôle de Mittal Steel Company sur Arcelor en 2006. Il s’agit du premier producteur d’acier dans le monde, comptant près de 200.000 salariés dont 40% de l’effectif en Europe. En France, le groupe compte trois grands sites de production que sont les célèbres hauts fourneaux de Dunkerque, Fos-sur-Mer et Florange.

 

 

Dans l’objectif d’atteindre la neutralité carbone en 2050, le groupe a dévoilé début novembre 2020 ses nouveaux projets pour décarboner ses deux sites sidérurgiques en France, à Dunkerque (Nord) et à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), qui comptent chacun deux hauts-fourneaux. Plutôt qu’une conversion brutale, il a choisi d’accumuler les briques technologiques pour avancer de façon incrémentale vers la production d’acier zéro carbone.

 

  • Eramet

Eramet est une sociétéminière et métallurgique française présente sur les cinq continents et dans 20 pays avec un effectif de 12.590 salariés répartis sur 47 sites. Le groupe est l’un des principaux producteurs mondiaux de métaux d’alliages (notamment le nickel et le manganèse, utilisés pour améliorer les propriétés des aciers), d’alliages et d’aciers spéciaux à hautes performances (utilisés par des industries telles que l’aéronautique, la production d’énergie et les outillages).

Malgré des avancées majeures au niveau du plan de sauvetage de la société et un cours du nickel qui atteint des sommets, Eramet se trouve dans une situation critique début 2021. Le groupe explique que sa filiale SLN (Société Le Nickel) est la victime collatérale d’un conflit local, lié à la situation en Nouvelle-Calédonie, dont elle n’est pas partie prenante. Alors que le dernier trimestre de l’année 2020 « s’annonçait remarquable » pour sa filiale, conjuguant réduction des coûts et flambée des cours du métal, tout est remis en cause en ce début d’année. Depuis le mois de décembre, Eramet, qui est le principal employeur privé de Nouvelle-Calédonie (2.150 salariés), est la cible de blocages et de dégradations sur ses centres miniers et à sa raffinerie à Nouméa. Ces évènements font suite à des actions de terrain menées par des opposants à la reprise d’une autre usine, celle du grand groupe brésilien Vale, par un consortium incluant le négociant en matières premières suisse, Trafigura. Si plus de 3.000 emplois sont en jeu, cette vente revêt avant tout un caractère politique. Le « Caillou » détient environ 15% des ressources mondiales de nickel et la nationalisation des ressources minières est de plus étroitement liée au combat pour l’indépendance.

 

  • Aperam

Aperam est une entreprise séparée d’ArcelorMittal depuis 2011, mais reste détenue à 40% par la famille Mittal. Elle compte environ 10.000 salariés, principalement en France et en Belgique. Elle commercialise de l’acier inoxydable, électrique ainsi que des aciers spéciaux. Quatre sites de production existent en France à Gueugnon, Isbergues, Pont-de-Roide et Imphy.

Le président d’Aperam Europe a confirmé au début de l’année 2021 des investissements d’au moins 30 millions d’euros pour des pôles stratégiques de son activité. Cet investissement massif se fera au profit de son site belge de Genk, où sera transférée une partie de l’activité de l’usine de Gueugnon (ce qui devrait entrainer la suppression de 70 postes d’ici à 2023). Pour justifier cette décision, le groupe met en lumière le manque de compétitivité de certains de ses sites face à la rivalité indonésienne dont les prix défient toute concurrence. Aperam souhaite donc regrouper le laminage pour produire de plus gros volumes à Gueugnon permettant ainsi la réalisation d’économie d’échelle.

 

Du côté de l’analyse technique

 

  • ArcelorMittal (base hebdomadaire)

Sur ce graphique on observe qu’après une hausse impressionnante de l’ordre d’environ 7.400% entre octobre 2001 et juin 2008 (où le prix de l’action atteint son plus-haut historique à 157,733€) le titre est entré dans une phase corrective qui l’a ramené autour du seuil des 6€ en février 2016. Par la suite, les prix ont fait une première tentative de reprise reprenant cette fois 410% pour atteindre un sommet vers les 30,5€ en mai 2018 ; s’ensuivit cependant un nouveau ralentissement, accentué par la crise du Covid-19, qui a ramené les cours sur le même seuil clé des 6€ en mars 2020 – seuil qui pourrait désormais faire office de double bottom. On notera ici qu’ArcelorMittal aura été la valeur du Cac 40 à avoir le plus progressé depuis le point bas général de mi-mars 2020, reprenant environ 215% pour revenir au-dessus des 20€ par action.

Dans cette configuration, tant que notre point pivot des 11,5€ ne sera pas enfoncé, et après confirmation du passage au-dessus des 21€ (correspondant à une oblique de résistance baissière en place depuis mai 2008 et en pointillé ci-dessus) sous pression, nous privilégions le scénario haussier avec comme premier objectif la fameuse zone des 30,5€ par action (ligne verte). La franche cassure de ce niveau validerait l’hypothèse d’un double bottom dont l’objectif théorique se trouverait bien plus loin, vers les 150€, niveau majeur puisqu’il correspond également à la zone des plus-hauts historiques. Alternativement, la cassure du pivot des 11,5€ conduirait à un troisième test du seuil de soutien clé des 6€ (ligne rouge) en triple bottom.

 

  • Eramet (base hebdomadaire)

Sur ce graphique, on remarque facilement que depuis son plus-haut historique de mai 2008 à 670€ par action, le titre Eramet a connu une chute vertigineuse jusqu’en février 2016, le ramenant sur ses plus-bas à 16€. Par la suite le titre a fortement rebondi et a atteint en mai 2018 la barre des 160€ par action avant de repartir fortement à la baisse, et de chuter très violemment à 19€ en mars 2020 suite aux effets de la pandémie de Covid-19. Depuis ce dernier creux, le titre tente un rebond qui s’accélère en novembre (cercle orange) et permet au prix de l’action Eramet de revenir au-dessus de notre niveau pivot des 40€ (ligne bleue).

Dans cette configuration, nous privilégions un scénario haussier sur l’action de la société Eramet tant que notre niveau pivot soutiendra les cours, avec un premier objectif sur la zone des 65€ par action (pointillés verts). Alternativement, la cassure de niveau nous amènerait à venir tester des niveaux inférieurs, autour des 20€ (ligne rouge).

 

  • Aperam (base hebdomadaire)

Sur ce graphique on observe qu’après une croissance en quasi ligne droite de l’ordre de plus de 500% entre juillet 2013 et février 2017 (où le prix de l’action atteint son plus-haut historique à 51,43€) le titre est entré dans une phase corrective jusqu’en décembre 2018 où il atteint 21€ par action. Par la suite, les prix vont amorcer un rebond qui sera avorté en 2020 suite à l’évolution de la crise sanitaire dans le monde, ramenant le titre à 15€ au mois de mars dernier. Depuis, le prix de l’action est reparti à la hausse mais est resté longtemps bloqué par la zone pivots des 25€ (ligne bleue) qui sera finalement franchie avec une forte accélération en novembre 2020 (cercle orange) permettant au titre de dépasser ses niveaux d’avant crise et d’atteindre les 38€ par action.

Dans cette configuration, tant que notre niveau pivot des 25€ ne sera pas traversé à la baisse, nous privilégions le scénario haussier sur le titre Aperam, avec comme objectif la zone symbolique des 50€ par action (ligne verte), correspondant aussi à un retour sur les plus-hauts historiques. Alternativement, le franchissement de ce niveau pivot nous conduirait à viser la zone de support des 20€ (ligne rouge).

 

  • Copper (cuivre, base hebdomadaire)

Sur ce graphique des cours du cuivre on constate d’abord la nette ascension qui a pris place entre les plus-bas historiques de novembre 2001 (environ 0,61$/lb) et les plus-hauts historiques de février 2011 (autour de 4,65$/lb), soit une hausse d’environ 662% ; hausse qui aura toutefois vu une très forte correction entre mars et décembre 2008, lors de la fameuse crise des subprimes, chutant jusqu’à 1,275$/lb, avant de repartir très fortement. Par la suite, le cuivre est entré dans une phase corrective qui l’a ramené juste en-dessous du seuil des 2$/lb en janvier 2016. Par la suite, les prix ont fait une première tentative de reprise reprenant cette fois 65% pour atteindre un sommet vers les 3,315$/lb en janvier puis juin 2018 ; s’ensuivit cependant un nouveau ralentissement, accentué par la crise du Covid-19, qui a ramené les cours sur le même seuil clé des 3,315$/lb en mars 2020 – seuil qui semblerait faire office d’un double bottom récemment validé par le dépassement de la fameuse résistance des 3,315$/lb.

Dans cette configuration, tant que notre point pivot des 3$/lb ne sera pas enfoncé, nous privilégions le scénario haussier avec comme premier objectif la fameuse zone des plus-hauts historiques vers les 4,65$/lb (première ligne verte). Au-dessus de ce niveau, le prochain objectif se trouvera sur la cible théorique du double bottom autour des 5,8$/lb, en amont d’une accélération vers le swing-move (projection de 100%) de la hausse de décembre 2008 à février 2011 situé sur les 7$/lb. Alternativement, la cassure du pivot des 3$/lb conduirait à un troisième test du seuil de soutien clé des 2$/lb (ligne rouge).

 

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Réalisé par Jean-François M’Bongué avec l’aide de Marc Dagher

www.dtexpert.com

SPECIAL ACTUALITE – Update Brexit : le point de vue économique

Le 23 juin 2016, les anglais ont exprimé leur « non » à l’Europe avec 51,9% des voix. Pour les vœux de bonne année, Boris Johnson a promis aux anglais « un Royaume-Uni global, ouvert, généreux, internationaliste et pro-libre-échange ». Après de longues négociations, le premier ministre britannique peut en effet se féliciter d’avoir finaliser son divorce avec Bruxelles le 24 décembre 2020. Lui et Ursula Von Der Leyen, présidente de la Commission européenne, se sont finalement entendus et ont signé un accord de plus de mille pages qui traite de la fin de la libre circulation des personnes, de la mise en place de contrôles douaniers et de la limitation des flux de services. D’autres points ont été abordés tels que la coopération pour le climat, la sécurité et le transport.

 

 

Il faut noter cependant que dans cet accord, le Royaume-Uni devra intégralement revoir son commerce avec son principal partenaire commercial : l’Union Européenne représente 40% de ses exportations et 50% de ses importations. Le Brexit est le divorce entre un pays face à l’union de 27 pays : il est clair que les conséquences seront plus lourdes à supporter sur le sol britannique plutôt que de l’autre côté de la Manche. Il est désormais crucial pour l’économie anglaise de se chercher de nouveaux partenaires commerciaux, tels que le Canada et le Japon avec qui les négociations sont en cours.

Quatre ans et demi après, qu’en est-il de cet accord économiquement parlant ? Quel bilan pouvons-nous dresser de ces dernières années et à quoi pouvons-nous nous attendre pour la suite ?

 

« Soft » ou « hard » Brexit : quel horizon pour 2021 ?

 

La fin d’année 2020 a été une période de transition avec pour but de permettre au Royaume Uni de se préparer à son nouveau statut en quelques jours. Ce début d’année a engendré un flou général, mais a néanmoins permis un déroulement habituel du commerce, évitant ainsi une brutale mise en place de barrières commerciales coûteuses et la fermeture des eaux britanniques à la pêche française. Le 1er janvier 2021 a donc marqué la fin de cette période durant laquelle le Royaume-Uni continuait à appliquer le droit de l’Union Européenne.  Désormais, les changements liés au Brexit seront beaucoup plus visibles.

Même si un Brexit sans accord aurait eu des conséquences économiques désastreuses et des perturbations importantes pour les entreprises, on peut s’attendre à une modification sur le volume d’échanges entre les deux zones et à un environnement radicalement différent pour 2021. Pour l’heure, l’accord passé in extremis permet de maintenir un système de libre-échange entre les deux zones et également de diminuer l’incertitude qui pesait depuis trop longtemps sur l’économie britannique.

 

Quelques données chiffrées

 

TOBY MELVILLE / AFP

  • Croissance économique et chômage

Fin novembre, on estimait un taux de croissance de -11,3% pour 2020, jamais le Royaume-Uni n’avait connu un tel plongeon de son PIB depuis le 18ième siècle. Rishi Sunak, Chancelier de l’Echiquier britannique, a déclaré à la même période que « l’urgence économique ne fait que commencer ». Retrouver un niveau d’avant crise devrait prendre plusieurs années et le taux de chômage devrait atteindre les 7,5%, soit 3 millions de sans-emplois en 2021.

Les finances publiques ont été complètement mises à mal par la crise sanitaire : le pays a presque dépassé la barre des 100% d’endettement et enregistre un déficit record représentant 19% du PIB.

Actuellement, le taux de chômage s’élève à 5% environ et le gouvernement a déclaré faire de l’emploi sa priorité en lançant un programme d’aide aux chômeurs de 3,4 milliards d’euros.

 

  • L’indice FTSE 100

L’indice FTSE100, le cousin de notre Cac 40, a connu sa pire année depuis la crise financière de 2008. La crise du Covid-19 et l’incertitude liée au Brexit ayant mis à mal les actions britanniques durant tout l’année et ont fait chuter l’indice de 14,3%.

L’impact du Covid-19 a été d’autant plus important sur l’indice que le Footsie est très peu composé d’actions technologiques. Ainsi, le « Britain blue-chip share index » se classe comme la plus mauvaise performance parmi les grands indices boursiers et a largement sous-performé les marchés mondiaux cette année en raison du Brexit. A titre de comparaison, le marché boursier américain a battu des records : le S&P500 ayant performé de 16% en 2020 et le Nasdaq de près de 45%.

 

 

Parmi les pires performances d’actions britanniques, on a :

  • IAG (société de British Airways) avec une chute de 61%
  • Rolls Royce (fabriquant de moteur) avec une baisse de 52%
  • BP et Royal Dutch Shell (compagnies pétrolières) avec une chute de plus de 40%

Tous ces secteurs : loisirs, voyages et énergie sont naturellement les plus touchés par la pandémie mondiale et représentent une part importante de l’indice. Il y a également le secteur bancaire et celui de la grande distribution qui ont été touché (voir ci-après).

A l’inverse, le Scottish Mortgage Investment Trust, qui investit dans des entreprises technologiques telles que Tesla, Amazon et Tencent, a été le titre le plus performant du FTSE 100, puisqu’il a plus que doublé en valeur en 2020. Ocado, l’épicerie en ligne, a gagné 78% depuis janvier dernier.

Cependant, de nombreux analystes prévoient un rebond de l’indice en 2021 grâce à la signature de l’accord de libre-échange et au lancement des vaccins. La banque UBS a fixé un objectif de 7.200 points d’ici décembre 2021.

 

 

L’impact du Brexit varie selon le secteur

 

L’impact de l’accord est complexe et varie d’un secteur à un autre : les chaînes d’approvisionnement et les grandes distributions qui importent chaque jour des fruits et légumes frais seront plus durement touchées et ne feront pas face aux mêmes problématiques que d’autres industries moins exposées à la livre sterling et à la santé économique britannique.

 

  • Le secteur de la grande distribution

La grande distribution fait partie des rarissimes secteurs à avoir pu tirer profit de la crise sanitaire actuelle, les grandes surfaces ayant pu rester ouvertes pendant toute la durée des confinements. Ainsi, les leaders britanniques du secteur ont vu leur bénéfice augmenter, on peut citer Tesco, Sainsbury’s et Morrisons, tous trois cotés en bourse et faisant partie du LSE. On estime que leurs ventes ont augmenté de 8 à 9% pour chacun d’entre eux.

Cependant, le Brexit peut freiner cet élan positif pour le secteur. L’approvisionnement en continu et le contrôle aux frontières est un enjeu clé et encore incertain pour le moment. En effet, 62% des aliments frais du Royaume-Uni proviennent de l’Union Européenne.

 

  • Le secteur bancaire

Du côté des banques, leur performance est assez corrélée à celle du pays dans lequel elles opèrent. Lloyds Banking Group est la banque britannique la plus exposée aux retombées du deal et a enregistré une chute de 41% de son action au cours de l’année. Quant à HSBC, elle se porte plutôt bien car elle est davantage liée à l’Asie, tout comme Standard Chartered.

La BoE (Banque d’Angleterre) fait peser la crainte d’une introduction de taux d’intérêt négatifs dans l’espoir de relancer l’économie. Dès le début de la crise du Covid-19 en mars 2020, la BoE a abaissé son taux directeur de 0,75 à 0,1%, un niveau historiquement bas. Pour certains économistes, cette diminution des taux pourrait conduire à une dégradation de la confiance dans un contexte dans lequel le chômage ne fait qu’augmenter, ainsi qu’à une recrudescence de créances douteuses dans le bilan des banques.

 

TOLGA AKMEN/AFP

 

  • Le secteur automobile

Du côté des constructeurs automobiles, le Royaume-Uni est considéré comme un marché important et un acteur majeur dans la production et la vente de véhicules dans l’Union Européenne. Le Brexit est venu mettre en péril ce statut. En effet, 80% des voitures produites sur le territoire sont ensuite vendues en Europe. Sans accord, les constructeurs automobiles auraient subi une taxe de 10% sur l’importation de véhicules neufs. Il faut ajouter à cela les conséquences du confinement : on a une chute de la demande de véhicules à cause du télétravail et de l’absence de loisir.

En novembre dernier, la Society Of Motor Manufacturers and Traders (SMMT) qui occupe un rôle de régulateur du secteur automobile, estimait déjà le coût de la pandémie sur le marché automobile européen à 100 milliards d’euros auquel il faudrait ajouter 110 milliards supplémentaires en cas de non-accord.

Honda a déclaré à l’AFP une suspension de sa production mi-janvier à la suite de problème d’approvisionnement et avait déjà fermé son usine en décembre faute de place dans les ports du Royaume-Uni. L’usine de Swindon fermera définitivement en 2021 et provoquera la suppression de 3.500 emplois.

De son côté, JLR (Jaguar Land Rover) avait déjà anticipé les retombés d’un éventuel « no deal » en suspendant les activités de ses unités de production britanniques une semaine avant le 31 octobre 2020 et a récemment déclaré n’avoir subi aucun autre dommage tel qu’une pénurie de pièces ou un retard dans la logistique. Néanmoins, le groupe a essuyé une diminution de 24% environ de ses ventes en 2020 et va supprimer 500 emplois dans son usine de Halewood.

 

ISTOCK

 

Ainsi, l’accord passé in extremis va permettre au secteur d’éviter des difficultés supplémentaires et de bénéficier du marché européen sans quota ni droit de douane. Parmi les usines basées au Royaume-Uni, on trouve Ford, BMW, Toyota ou encore Nissan. Ce dernier produit 30.000 voitures électriques et 350.000 véhicules au total par an dans son usine de Sunderland et a déjà déclaré à Reuters qu’il voyait dans cet accord une « opportunité ». Il compte d’ailleurs augmenter sa production de batteries pour véhicules électriques au Royaume-Uni afin d’éviter des taxes sur ces produits.

Il reste à voir dans les prochains mois quel système de normes et de règles le Royaume-Uni compte appliquer à ce secteur, celui-ci n’étant plus soumis à celles de l’Union Européenne. Des normes trop différentes pourraient faire augmenter drastiquement les coûts de fabrication des constructeurs automobiles installés sur le sol britannique.

 

  • Pour les PME britanniques et européennes : c’est le flou généralisé

Entre formalités douanières, marchandises réglementées et contrôles supplémentaires, les PME britanniques et françaises font face à un enfer administratif, à une succession de retard et à un empilement de paperasses. Les services douaniers britanniques sont saturés.

Habituellement, un code barre présent sur les cargaisons suffit à justifier le passage à travers la Manche. Les nombreux bugs informatiques côté britannique et le manque d’harmonisation entre les deux services douaniers ont ainsi mis à mal cette plateforme logistique censée être fluide. Il faut ajouter à cela que nombreuses sont les entreprises qui n’ont jamais exporté à l’extérieur de l’Union Européenne. Elles ont dû se préparer sans informations jusqu’au dernier moment.

Pour The Times, l’accord constitue plus une source de soulagement que de célébration. Bien que Boris Johnson se félicite pour l’obtention d’un accord de libre-échange qu’il qualifie de « partenariat heureux, couronné de succès et stable avec nos amis de l’UE dans les années à venir », il n’empêchera pas la mise en place de contrôles aux frontières, la paperasse supplémentaire pour les entreprises habituées à ne commercer qu’au sein de l’Union Européenne mais aussi la fin du programme d’échange étudiant, Erasmus.

 

 

Du côté de l’analyse technique

  • HSBC en base hebdomadaire

 

 

Sur ce graphique de la société HSBC, on remarque que depuis son plus bas historique de mars 2009 à 3£ par action, le titre a évolué jusqu’en 2020 dans un range compris entre 9£ (ligne rouge) et la zone des 5£ (ligne bleue). À la suite de la crise sanitaire le cours plonge jusqu’en octobre, et retourne sur son point bas de 2009. Depuis tente un rebond qui semble buter sous les 5£ par action.

Dans cette configuration, nous privilégions un scénario haussier en supposant que le titre dispose d’un potentiel suffisant pour revenir au-dessus du niveau pivot des 5£. Cependant, dans le cas où le prix de l’action HSBC ne parviendrait pas à revenir sur ce niveau, on pourrait s’attendre à ce que le prix vienne tester ses plus-bas.

 

 

  • Mark & Spencer en base journalière

 

 

Sur ce graphique en base journalière du groupe Mark & Spencer, on observe que depuis son creux de mars 2020 à 73,90£ (correspondant à son plus bas historique) lié à l’évolution de la crise sanitaire, le titre a par la suite légèrement rebondi et a évolué pendant plusieurs mois dans un range compris entre 86£ et 123£ (lignes rouge et bleue). En novembre, après une forte accélération des marchés, le titre a été capable de franchir sa résistance des 123£ (cercle orange) et vient buter sur une nouvelle zone de résistance autour des 145£ (matérialisé par la zone bleutée correspondant au gap baissier de février 2020).

Dans cette configuration, tant que le prix de l’action Mark & Spencer restera au-dessus du niveau pivot des 123£, nous privilégions un scénario haussier, avec comme objectif un retour sur les niveaux d’avant crise autour de 173£ par action (pointillés verts). Alternativement, si le cours passait sous notre niveau pivot, on pourrait être amené à venir re-tester la borne inférieure de notre range autour des 86£.

 

 

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Réalisé par Juliette Levrel et Jean-François M’Bongué
avec l’aide de Marc Dagher 

www.dtexpert.com

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SPECIAL FOREX – Dollar : Le billet vert voit rouge

Aujourd’hui, l’économie mondiale reste dominée par les États-Unis, malgré la concurrence impitoyable que leurs livrent les émergents, notamment la Chine, et malgré une année 2020 qui pourrait rebattre les cartes de l’ordre mondial. Cependant, le pays de l’oncle Sam continue de donner le ton et garde sa domination mondiale ; c’est donc le dollar qui symbolise cette suprématie : le billet vert est la monnaie de réserve mondiale et aucune autre n’a ce statut privilégié. C’est donc sur le dollar américain que repose finalement la valeur des autres monnaies.

Mais cette situation est-elle amenée à perdurer définitivement ?

 

 

Le dollar c’est…

  • La devise la plus échangée en termes de volume quotidien moyen

Selon la BRI (Banque des règlements internationaux), l’USD (United State Dollar) a un volume d’échanges quotidien de 2,2 milliards de dollars.

  • La devise de réserve mondiale

Le dollar américain est également considéré comme la première monnaie de réserve mondiale. Cela signifie qu’il est détenu par les banques centrales et commerciales du monde entier à la fois pour les investissements et les transactions quotidiennes.

  • La devise d’évaluation des matières premières

Dans le cas des matières premières tels que l’or ou le pétrole en effet, la négociation sur ces marchés s’effectue en dollars américains. D’ailleurs, sur les plateformes de trading, le cours de l’or, par exemple, est indiqué ainsi : XAU/USD. C’est donc le cas de toutes les matières premières cotées en Bourse aujourd’hui.

Ce statut unique du dollar américain lui permet, entre autres choses, d’être considéré comme l’une des plus importantes valeurs refuges lorsque l’économie mondiale traverse une crise. D’ailleurs en temps de krach, y compris en 2008, la monnaie américaine a toujours fait office de valeur refuge. Mais il en est autrement depuis la crise sanitaire de 2020, où cette situation remarquable de la monnaie américaine, longtemps incontestée, semble se fissurer peu à peu.

La ruée vers les obligations américaines des investisseurs n’a pas eu lieu ce printemps et le dollar s’est même déprécié face à l’euro et à la majeure partie des autres devises. Ce qui pourrait bien sonner comme une fin de règne pour la monnaie américaine. Dans les milieux financiers, le « dollar-roi » ne suscite plus autant de confiance. Au contraire, il provoque la méfiance et la contestation car il est à l’origine de l’état de l’économie américaine, dont l’endettement atteint des niveaux gigantesques.

 

La baisse du dollar en 2020

Alors qu’il était à son plus-haut annuel de 103,605 points le 19 mars dernier 2020, le Dollar Index, un indice qui suit le dollar par rapport à un panier de six autres devises majeures (Euro (EUR); Yen (JPY); Livre Sterling (GBP) ; Dollar Canadien (CAD) ; Couronne Suédoise (SEK) ; Franc Suisse (CHF)) , était sous la barre des 90 points au 31 décembre 2020, soit une baisse de l’ordre de 13% (sur l’année 2020 entière, le Dollar Index a chuté de 6,4%). L’une des conséquences directes de ce dollar affaibli est la hausse du prix de l’or. Sur l’année 2020, le prix de l’or est passé de 1.555 à 1.895 dollars l’once soit une progression de 21,85%.

 

Dollar Index – Année 2020 (vue Daily) – Source : ZoneBourse.com

 

Le mouvement baissier du dollar face aux autres devises s’amorce en mars, et fait suite à la baisse des taux long termes américains au cours du premier trimestre 2020. Avec la montée des incertitudes liées à la propagation du Covid-19, les dettes souveraines jugées les plus sûres ont vu leur prix grimper dans le premier trimestre de l’année, en particulier aux États-Unis, ce qui a fait plonger les rendements sur l’ensemble des maturités. Le rendement des Treasuries à 30 ans est ainsi tombé à un plancher historique de 1,84%, tout comme le taux à 10 ans qui a atteint un plus bas historique le 9 mars 2020 à 0,427%, entrainant à terme une dépréciation du dollar.

Le second facteur de cette baisse de la devise américaine est lié à la vague brutale de cas de contamination au coronavirus durant l’été aux Etats-Unis, et aux annonces de plan de relance synonyme d’un endettement massif aggravant encore l’état de la dette du pays, fragilisant le billet vert.

Enfin, durant le dernier trimestre de l’année, l’enchaînement de bonnes nouvelles comme les différentes annonces de vaccins, ou la victoire du candidat démocrate Joe Biden aux élections présidentielles américaines, ont créé un environnement économique plus favorable, réduisant le besoin des acteurs de marché de se tourner vers le dollar comme devise refuge.

Fin décembre, le dollar a touché son plus bas depuis avril 2018, sur fond de ton très accommodant de la Fed lors de sa réunion du 17 décembre 2020. Alors que de l’autre côté de l’Atlantique, un accord commercial post-Brexit entre l’UE et le Royaume-Uni soutient la livre Sterling.

 

  • Tableau d’évolution des paires de devises

Les investisseurs ont parfois des idées divergentes quant aux paires considérées comme majeures. Cependant, la plupart s’accorde sur l’appartenance des quatre paires de devises suivantes au groupe des paires majeures :

  • EUR/USD qui est la paire la plus traité au monde avec un volume d’échange journalier de près de 1.300 milliards de dollars sur les 5.300 échangés par jour sur le Forex, soit environ 24%.
  • USD/JPY
  • GBP/USD
  • USD/CHF

 

En général, les listes regroupant les principales paires de devises comprennent également les trois « monnaies-marchandises » les plus importantes face au dollar américain : l’AUD/USD, l’USD/CAD et le NZD/USD. Ensemble, ces sept paires de devises représentent environ 80% du trading mondial sur le Forex.

 

 

Le dollar restera-t-il le Dollar ?

Le dollar pourrait perdre plus d’un tiers de sa valeur d’ici la fin 2021, selon l’économiste Stephen Roach (ancien Président de Morgan Stanley). D’après lui, son statut en tant que monnaie de réserve mondiale pourrait être remis en cause. Le billet vert est fragilisé par les déséquilibres de l’économie américaine, notamment sa dette extérieure, à laquelle s’ajoute une explosion du déficit public que l’épargne domestique a bien du mal à couvrir.

Ces déséquilibres ne sont pas nouveaux, mais le dollar était protégé jusqu’à peu par une économie dynamique et une bonne productivité, qui attiraient les capitaux. De plus, les taux d’intérêt étaient attractifs par rapport à d’autres grandes économies. Aujourd’hui, la situation n’est plus la même avec des taux qui sont moins attractifs, et avec le tassement de la croissance et des gains de productivité.

Certains économistes estiment que le consensus de Bretton Woods, qui a placé les États-Unis à la tête du monde, pourrait être dépassé aujourd’hui et devrait être réinventé. En effet, le fait que la monnaie américaine soit toujours utilisée majoritairement dans les échanges mondiaux ne fait plus sens, quand on voit que la contribution des États-Unis au commerce international a été divisée par deux au cours des trente dernières années.

Par ailleurs, les rendements sur les titres d’emprunts émis par le gouvernement et les entreprises américaines qui faisaient l’attractivité du dollar sont en train de s’effondrer à la suite de l’action de la Fed. Ainsi, pour favoriser la relance, la banque centrale américaine a racheté beaucoup de dettes et injecté massivement des dollars au sein de l’économie (QE : Quantitative Easing).

De plus, la hausse potentielle de l’inflation serait également un facteur négatif pour le billet vert. Du point de vue de l’inflation relative, la Réserve fédérale maintiendra des taux d’intérêt très bas et tentera de stimuler l’inflation et son économie, ce qui n’est généralement pas très positif pour une monnaie.

Stephen Roach, dans une interview donnée le 5 octobre au Financial Times, fait référence à feu l’ancien Président français, Valéry Giscard-d’Estaing : « Giscard déplorait que les États-Unis aient profité de la position privilégiée du dollar en tant que monnaie de réserve dominante mondiale et se soient appuyés sur le reste du monde pour soutenir leur niveau de vie trop élevé. Ce privilège est sur le point de disparaître. »

Les analystes sont de plus en plus nombreux à prédire un avenir sombre pour le dollar américain, surtout en constatant que la Chine renâcle de plus en plus à acheter des obligations américaines. Plusieurs hauts responsables chinois ont ainsi émis publiquement le souhait de diversifier les réserves supplémentaires de leur pays en Euros et en Yens. En réalité, ce que redoutent les investisseurs, c’est que la Fed subisse une situation analogue à celle de la BoE (Banque d’Angleterre) en 1992, qui a été empêchée de dévaluer la livre Sterling, ce qui a eu pour conséquence d’amener une crise économique majeure au Royaume-Uni.

 

 

Le Yuan et l’Euro en potentiels successeurs ?

Pour certains économistes, comme Véronique Riches-Flores, « la situation économique internationale est plus favorable à l’euro qu’au dollar ». D’après l’économiste, la décision européenne sur le plan de relance amène non seulement de l’argent frais, mais est surtout une avancée symbolique qui montre une cohésion, avec une mutualisation d’une partie de la dette émise ce qui a rassuré les investisseurs sur « le risque existentiel de la monnaie unique ».

Cependant, le risque d’explosion de la devise européenne existe toujours et les perspectives de croissance en zone euro sont encore faibles. De plus, des questions sur l’efficacité du plan de relance commencent à se poser avec les nouvelles mesures de restrictions qui s’annoncent dans les différents pays du Vieux Continent. Les montants ne seraient pas suffisants pour remettre la zone euro sur de bons rails, sans oublier que la question de la solvabilité de certains états européens risque de revenir bientôt sur la table avec ce regain de l’épidémie.

Ajouté à cela, le taux de change effectif de la monnaie unique est quasiment sur des plus hauts historiques et si l’euro monte trop par rapport au dollar, cela deviendrait très handicapant pour la croissance européenne.

 

 

Du côté de la Chine, la crise du Covid-19 a changé la donne et les ressorts de croissance à l’exportation se sont considérablement érodés. Elle n’a donc plus besoin d’un yuan faible pour soutenir ses exportations. Au contraire, dorénavant Pékin a besoin d’une monnaie forte afin de mettre la main sur des entreprises internationales qui ont été laminées par la crise. Accepter un yuan fort permettrait également à la Chine de se délester de ses Treasury Bonds.

 

 

Analyses techniques des principales paires de devises

  • EUR/USD (base hebdomadaire)

Sur ce graphique en base hebdomadaire, on constate que depuis son plus-haut historique de juin 2008, la paire EUR/USD est entrée dans une tendance baissière matérialisée par un canal descendant. La sortie de ce canal par le haut au mois de novembre 2020 (cercle bleu) est un signal fort d’une possible fin de tendance baissière.

Dans cette configuration, nous privilégions dorénavant un scénario haussier sur la paire EUR/USD, avec un premier objectif sur les 1,25$ pour 1€. Alternativement, si le cours était amené à réintégrer son canal, on aurait pour objectif la zone des 1,10$.

 

  • GBP/USD (base hebdomadaire)

 

Sur ce graphique, on observe que depuis son point haut de 2008, la paire GBP/USD est entrée dans un mouvement fortement baissier matérialisé par une droite de tendance (violette). Depuis le point bas de mars 2020 qui a conduit la paire sous les 1,20$, il semble qu’un rebond se soit amorcé avec un retour proche des 1,40$.

Dans cette configuration, nous conserverons un scénario baissier avec un objectif sur la zone des 1,20 tant que notre niveau pivot des 1,40$ (ligne bleue) ne sera pas franchi à la hausse. Alternativement, la franche cassure de ce niveau nous amènerait à tester la zone symbolique des 1,50 dans un premier temps.

 

  • USD/CHF (base hebdomadaire)

 

Sur ce graphique, on observe que depuis son plus-bas historique d’aout 2011, la paire USD/CHF a amorcé un rebond qui trouve une zone de résistance à partir de 2015 sur la ligne des 1,03 francs suisse pour 1$ (ligne rouge). Depuis, la paire évolue dans un range rentre cette résistance et le niveau pivot des 0,93 francs (ligne bleue). La cassure par le bas de ce niveau pivot en juillet 2020 (cercle orange) est un signal pouvant signifier la fin du rebond et un retour de la tendance baissière.

Dans cette configuration, nous privilégions un scénario baissier avec un objectif sur les 0,85 francs pour 1$.  Alternativement, le retour de la paire dans sa zone de range nous conduirait à revenir sur la résistance des 1,03.

 

  • USD/JPY (base hebdomadaire)

 

Sur ce graphique, on observe que depuis son plus-bas historique d’octobre 2011, la paire USD/JPY a entamé un fort rebond, marquant en mai 2015 un plus-haut depuis 2007, à près de 126 yens pour 1$. Depuis ce sommet, la paire semble consolider dans une configuration en triangle (matérialisé par le niveau pivot en bleu et la droite de tendance violette).

Le triangle étant une figure de continuation de tendance, nous privilégions un scénario haussier sur l’USD/JPY avec un objectif sur les 120 yens (ligne verte) si notre droite de tendance (violette) est bien cassée par le haut. Alternativement, le franchissement par le bas de notre niveau pivot nous conduirait à revenir autour des 92 yens pour 1$ (pointillés rouge).

 

 

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SPECIAL MATIERES PREMIERES – Hydrogène : que penser de cette nouvelle tendance ?

A première vue, l’hydrogène semble être une révolution sur le plan énergétique : il n’émet pas de carbone lorsqu’il est utilisé comme carburant et ne rejette que de la vapeur d’eau. Il peut stocker de l’énergie, fournir de l’électricité et peut être transporté, qu’il soit sous forme de gaz ou de liquide. Mais qu’en est-il réellement de ce gaz et pourquoi fait-il autant l’objet de débats intenses entre les défenseurs de l’environnement et les géants des hydrocarbures ?

 

Alors que la 43ème édition du fameux Rallye-Raid touche à sa fin en Arabie Saoudite, il est d’ores et déjà question des nouveautés à venir lors des prochains Dakar. Parmi ces changements, on constate que la problématique environnementale, avec l’hydrogène en particulier, commence à prendre une place prépondérante dans l’une des plus célèbres courses au monde.

D’un côté, Mike Horn a annoncé faire son retour au côté de Peugeot avec un buggy utilisant une pile à combustible à hydrogène, capable de gagner le Dakar en 2023 sans émettre de CO2. De l’autre, Algau, spécialiste du transport de marchandises, a clamé sa participation en tant que partenaire de l’équipe suisse Rebellion pour l’édition 2021, puis en tant que participant à la course sous la bannière Gaussin à partir de l’édition 2022. Gaussin sera la première équipe au monde de camions 100% hydrogène à concourir au célèbre rallye.

 

https://sport.francetvinfo.fr/dakar/dakar-domicile-le-saoudien-yazeed-al-rajhi-toyota-remporte-la-7e-etape-devant-stephane

Il s’agit là d’un projet à l’image du défi que s’est lancé le comité du Dakar : transformer ce rallye parfois controversé en un événement sportif engagé dans la cause environnementale. Pour cela, les organisateurs de Dakar parlent d’obliger l’ensemble de ses participants à concourir en utilisant l’hydrogène à partir de 2030.

 

 

De la fabrication à son utilisation : l’hydrogène sous toutes ses formes

 

Contrairement à ce qu’on peut penser à première vue, l’hydrogène n’est pas une source d’énergie comme le solaire ou le nucléaire, c’est un vecteur énergétique. On peut en trouver sous différentes formes.

Il existe l’hydrogène gris. Il est issu des énergies fossiles, des hydrocarbures, du charbon ou du gaz naturel. Actuellement, 95% de l’hydrogène est produit à partir d’énergie fossile polluante. Selon l’AIE (The Future of Hydrogen, 2019) en 2018, 41% de l’hydrogène est issu de la coproduction. C’est-à-dire, que de l’hydrogène est extrait involontairement à partir d’activités industrielles (sidérurgie et raffinerie). Le restant est produit à partir de reformage de méthane et de la gazéification du charbon (notamment en Chine). On estime que la production d’hydrogène est responsable de l’émission de 830 millions de tonnes de CO2 en 2019, soit 2% des émissions totales. Il y a aussi l’hydrogène bleu ; il est issu du même procédé mais ne pollue pas autant que le gris car son CO2 est capté et stocké. Enfin, on a l’hydrogène vert, produit à partir d’énergie renouvelable. Il représente à ce jour l’un des espoirs de l’objectif zéro-carbone d’ici 2050.

L’hydrogène doit être produit à partir d’une autre source d’énergie et n’existe pas à l’état brut dans la nature : il faut donc l’extraire à partir d’autres éléments. La molécule H2O est composée de deux molécules d’hydrogène et d’une molécule d’oxygène. Pour arriver à produire de l’hydrogène, on emploie ce qu’on appelle une électrolyse. Pour expliquer de façon simplifiée, il s’agit d’un courant électrique injecté dans l’eau provoquant une dissociation des molécules et permettant la récupération du dihydrogène. Ce processus génère alors une énergie chimique qui se convertit en énergie électrique grâce à une pile à combustible.

 

https://www.usinenouvelle.com/article/l-ere-hydrogene-peut-enfin-debuter.N861245

 

 

Une avancée significative dans le secteur énergétique

 

La combustion d’un kilo d’hydrogène libère près de trois voire quatre fois plus d’énergie qu’un kilo d’essence. De plus, l’hydrogène permet d’apporter une solution à trois problèmes distincts : le stockage, la décarbonisation des secteurs du transport et de l’industrie ainsi que la satisfaction d’une demande croissante en électricité.

Les Etats voient ce gaz comme une nécessité pour atteindre l’objectif du zéro-carbone d’ici 2050 et investissent en masse dans ce secteur.

La France a débloqué 1,5 milliard d’euros et veut investir plus de 7,2 milliards d’euros d’ici 2030 pour l’hydrogène décarbonisé. Leur premier objectif concerne le développement d’infrastructure industrielle dédiée aux électrolyseurs avec pour but la production de 600.000 tonnes d’hydrogène vert par an d’ici là. Le cours de bourse du spécialiste Français en équipement de production et de distribution d’hydrogène, McPhy Energy, semble être le reflet parfait de cet engouement pour l’hydrogène : son cours a augmenté de plus de 740% en un an. L’entreprise a d’ailleurs effectué au mois de décembre son entrée au sein des indices SBF 120 et Cac Mid 60.

De son côté, l’Allemagne a annoncé en 2020 un investissement de 9 milliards d’euros pour ce secteur. Elle lance notamment la construction de 400 stations de rechargement à pile à combustible pour les voitures électriques en 2023.

Toyota, leader des véhicules hydrides, vient s’ajouter à cette liste d’actions en Europe avec son projet : le Hydrogen Mobility Europe (H2ME) visant à développer le premier réseau européen de stations de ravitaillement en hydrogène. L’objectif de ce projet consiste donc à commercialiser ensuite ses modèles de voiture hydrogène tel que le Toyota Mirai.

De l’autre côté de l’Atlantique, Joe Biden parle même dans son programme présidentiel de mettre en place un réseau 100 % énergie verte en seulement 15 ans. C’est une proposition extrêmement ambitieuse pour un candidat plutôt raisonnable alors qu’on parlait jusqu’ici d’un calendrier plus progressif de 30 ans. L’hydrogène contribuerait notamment à rendre ce délai possible.

 

 

Une réponse concrète face au problème du stockage d’énergie

 

Contrairement aux autres énergies renouvelables telles que l’éolien et le photovoltaïque, l’hydrogène apporte une réponse au problème de stockage. En effet, certaines énergies vertes ne peuvent produire de l’électricité qu’à la condition d’avoir une météo favorable et indépendamment des besoins en énergie. Lorsqu’on en produit plus que nécessaire, les batteries actuelles ne permettent pas de stocker ce surplus sans en perdre une quantité conséquente. L’hydrogène, en tant que vecteur électrique, se positionne comme solution à ce problème.

 

Côté transports

 

L’hydrogène, créé à l’aide d’un réseau zéro émission, semble également prometteur, voire indispensable concernant la décarbonisation du secteur des transports. Ainsi, on peut déjà constater que l’industrie mondiale des transports, que ce soient avec l’aide de jeunes entreprises ou de constructeurs automobiles déjà bien établis, contribue avec enthousiasme au développement des véhicules à hydrogène. Parmi eux, on peut citer l’américain Nikola, le sud-coréen Hyundai, le japonais Toyota ou encore l’allemand Daimler.

Une seule poignée d’hydrogène pourrait permettre à un véhicule de parcourir une centaine de kilomètres. C’est l’une des raisons pour lesquelles les constructeurs automobiles sortent chacun leur tour leur premier véhicule fonctionnant à l’hydrogène.

Le Toyota Mirai est le premier modèle hydrogène proposé par la marque et fait la promesse d’une autonomie allant jusqu’à 650 kilomètres. Contrairement aux véhicules électriques traditionnels, le rechargement de ce type de voiture ne nécessite que 5 minutes et se vend entre 60.000 et 72.000 euros. Ce type de voiture fonctionne similairement avec le système de l’électrolyse : un réservoir d’hydrogène alimente une pile à combustible qui, par la rencontre entre l’hydrogène et l’oxygène, produit de l’électricité et ne rejette que de l’eau. Celle-ci alimente alors le moteur électrique.

 

https://www.lesinfos.ma/article/1139519-Toyota-Mirai-2-millions-de-kilomtres-lhydrogne-avec-CleverShuttle.html

 

En France, Michelin et Faurecia ont annoncé en 2019 la création d’une co-entreprise, Symbio, spécialisée dans l’hydrogène, bénéficiant de 140 millions d’euros au démarrage. Celle-ci a pour but la production de piles à combustible nouvelle génération en grande quantité. Leur objectif : détenir 25% du marché mondial de la mobilité à hydrogène d’ici 2030.

Faut-il pour autant se détourner des véhicules électriques en faveur de l’hydrogène ? Non, selon Elon Musk pour qui la pile à combustible représente une perte d’énergie considérable face à l’efficacité de ses batteries. De plus, elle reste pour le moment très coûteuse et trop volumineuse. Il faudra donc attendre que la technologie fasse évoluer les piles à combustible afin de rendre plus accessible les véhicules à hydrogène au grand public.

Par ailleurs, Tesla et Panasonic ouvrent conjointement une usine de batteries dans l’ouest des Etats-Unis afin de faire diminuer le prix de leurs batteries. Le secteur des véhicules électriques conserve donc une nette avance sur l’hydrogène, sans compter le développement accru des stations de rechargement électrique partout aux Etats-Unis et en Europe.

Bien que l’hydrogène ne semble pas pouvoir révolutionner le secteur automobile pour le moment, il reste cependant très prometteur concernant le secteur des transports « lourds ». En effet, les bateaux, les avions ou encore les camions se présentent comme candidats idéaux dans la course à l’hydrogène car ils requièrent plus d’énergie que ce que les batteries actuelles peuvent fournir du fait de leurs trajets longue distance et de leurs poids.

Côté américain, Nikola Motor, créé en 2014 et introduit en bourse sur le Nasdaq depuis peu, affiche déjà une capitalisation à hauteur de 13 milliards de dollars en septembre 2020. Cette entreprise spécialisée dans la construction de véhicules lourds à propulsion alternative n’a pour autant pas encore commercialisé ses véhicules.

Côté européen, le groupe Daimler Trucks a présenté en 2020 son Mercedes GenH2. Equipé d’une réserve d’hydrogène contenu sous forme liquide à une température minimale de -253°C, ce tout premier camion à hydrogène fait la promesse d’une autonomie de 1.000 kilomètres et compte deux moteurs électriques, eux-mêmes reliés à deux piles à combustible contenant jusqu’à 40 kilos d’hydrogène liquide.

Les transports en commun sont également en première ligne sur le sujet. En 2020, le premier train à pile à combustible, le Coradia iLint, a passé avec succès les tests d’exploitation. Son constructeur Alstom s’est déjà engagé auprès de plusieurs pays européens afin d’étendre et d’équiper le reste du réseau ferroviaire européen en train à hydrogène. On compte déjà 40 commandes et leur mise en service est prévue d’ici 2022.

 

 

https://www.sncf.com/fr/engagements/enjeux-rse/sncf-accelere-train-a-hydrogene

 

Côté aéronautique, le gouvernement français fixe comme objectif le lancement du premier avion à hydrogène zéro émission avant 2035. Guillaume Faury, PDG de Airbus a annoncé en septembre 2020 sa stratégie afin de commercialiser l’appareil dans les temps et qualifie le projet « d’axe stratégique prioritaire ». Il rappelle aussi qu’Airbus utilise déjà des systèmes propulsifs à hydrogène pour son équipement spatial et se tient prêt à relever le défi.

 

 

Côté industrie

 

L’hydrogène se présente actuellement comme la meilleure alternative énergétique pour les industries les plus gourmandes dans le cadre de l’objectif zéro carbone. L’hydrogène pourrait en effet alimenter les industries lourdes, comme la production d’acier, qui nécessitent des températures particulièrement élevées.

L’un des avantages de l’hydrogène est la production de très haute chaleur. Cela le place donc comme alternative idéale au charbon ou au gaz pour les entreprises de sidérurgie. Ce procédé est déjà utilisé via le projet Hybrit en Suède : leur système permet de produire une tonne de fer tout en émettant seulement 25 kilos de CO2 contre 1.850 kilos pour la moyenne mondiale.

D’après une étude de Bloomberg New Energy Finance, utiliser l’hydrogène dans les industries du ciment et de l’acier pourrait faire économiser chaque année entre 3 et 4 giga tonnes de CO2, soit 10% des émissions actuelles.

Les compagnies pétrolières s’intéressent également de près à cette ressource énergétique. Elles sont d’ailleurs les plus à-même de faire face aux défis que requiert encore l’exploitation d’hydrogène. Par exemple, elles sont habituées au problème du développement d’infrastructures. L’intérêt de ces compagnies est également de diversifier leur production et de se tourner vers plusieurs énergies.

Plus de 100 multinationales ont rejoint le Hydrogen Council en 2018, parmi lesquelles on peut noter Airliquide, Engie, JXTG, Shell, Siemens, Total, BP, plusieurs constructeurs automobiles ainsi les trois plus grandes banques Françaises (BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole). Elles s’engagent à faire de l’hydrogène un élément clé dans la transition énergétique. Pour cela, elles ont pour le moment investi 1,5 milliard de dollars en 2017 et comptent faire gonfler ce chiffre dans les années à venir. Selon leur rapport publié il y a trois ans, les avancées technologiques dans le secteur de l’hydrogène pourrait permettre de satisfaire 18% des besoins énergétiques mondiaux à condition de pouvoir investir 280 milliards de dollars.

 

https://hydrogencouncil.com/en/newmemberannouncement2021-1/

 

 

De nombreux défis auxquels il faut encore faire face

 

Un secteur encore trop polluant ?

Autre caractéristique de l’hydrogène : c’est un gaz 11 fois plus léger que l’air et c’est aussi l’élément le plus léger de l’univers. Le stockage d’hydrogène implique donc l’occupation de grands volumes. Cependant, il est possible d’augmenter sa densité via un processus de liquéfaction rendu possible via une très forte pression ou une réfrigération en dessous de -250 degrés. Ces deux moyens sont si coûteux que les industriels en viennent à contourner ce problème en convertissant l’hydrogène en ammoniaque ou en méthane, bien connu pour leur caractéristique polluante.

 

Des besoins en infrastructure incommensurables

Pour produire l’intégralité de l’hydrogène qu’on utilise aujourd’hui par électrolyse, il faudrait 3.600 TWH (térawatt/heure) d’électricité supplémentaire : soit l’équivalent de la production de l’électricité de l’Union Européenne.

Au-delà du développement des infrastructures consacrées aux électrolyseurs, il est absolument indispensable d’augmenter la production d’énergie verte dédiée à leur alimentation. En effet, le rendement de production d’électricité à base d’hydrogène est de 35%. Autrement dit, il faut 100 unités d’électricité pour produire de l’hydrogène produisant de son côté 35 unités d’électricité. L’hydrogène se présente donc davantage comme un moyen de stockage d’électricité plutôt qu’un moyen de production.

Il faut encore augmenter le réseau et développer les stations à hydrogène. Cela nécessite une concertation européenne pour rouler sur tout le continent et pour assurer l’équilibre financier de ces stations de rechargement.

 

 

L’hydrogène n’est pas une solution à lui seul

 

Le prix pose encore un problème concernant le développement de l’hydrogène décarbonisé. Lorsqu’on compare les coûts de production d’un kilo d’hydrogène, on constate que le gris est trois fois moins cher à produire que le vert (5 euros par kilo). Les industriels travaillent donc pour réduire cet écart d’ici 2030, notamment en faisant chuter le prix de l’électricité renouvelable. L’autre moyen qui existe consiste à dissuader les entreprises d’utiliser les énergies fossiles ou polluantes dans la production d’hydrogène. Pour cela, on peut mettre en place une réglementation et une taxation des énergies fossiles afin d’orienter les industries vers la zéro émission carbone.

Ainsi, face à une demande en énergie et à des besoins en stockage en croissance, l’hydrogène se positionne comme élément indispensable à la transition écologique. Malgré les certaines difficultés qu’il présente encore, les nombreux investissements faits aujourd’hui vont permettre à cette ressource énergétique de rattraper le retard qu’elle a pris sur l’électrique et de décarboniser les secteurs les plus gourmands en CO2.

 

 

Notre point de vue technique sur trois valeurs du secteur

 

Analyse de Nikola Corp en base 4 heures

 

 

Notre analyse de la société Nikola Corp. s’effectue en vue 4 heures car le titre dispose un historique de cours insuffisant pour nous permettre une analyse en base journalière ou hebdomadaire. En effet, l’entrée en bourse de Nikola était le 4 juin 2020 (soit un peu plus de 6 mois d’historique disponible uniquement).

Sur ce graphique, on peut donc voir qu’après son introduction en bourse, le prix de l’action Nikola Corp. a progressé de plus de 160% en quelques séances, passant de 35$ à 93,91$ le 8 juin 2020 (son plus-haut historique). Depuis ce sommet, le titre est entré dans un mouvement baissier matérialisé par un canal (droites violettes) qui a été testé à plusieurs reprises jusqu’à atteindre les 13,51$ par action soit son plus bas historique (cercle orange).

Dans cette configuration, à court terme, notre scénario mise sur un retour des prix sur la borne supérieure du canal autour des 25$ par action. Néanmoins, tant que notre canal et notre niveau pivot des 25$ (droite bleue) ne seront pas franchi par le haut, on privilégiera la tendance baissière de fond. Alternativement, la franche cassure de ces niveaux nous conduirait à venir tester dans un premier temps, la zone des 40$ par action.

 

Analyse de McPhy Energy en base journalière

 

 

Sur ce graphique en vue journalière de la société McPhy Energy, on observe qu’au cours de l’année 2020, le prix de son action a été multiplié par dix, passant de 3,50€ à fin décembre 2019, à 36€ en ce début d’année 2021. Cette ascension se décompose en plusieurs mouvements, avec tout d’abord une forte hausse entre mai et juillet où le titre vient se stopper sur le seuil symbolique des 30€ par action. Par la suite le titre corrige légèrement et oscille dans un range compris entre 20€ et 30€ avant de reprendre sa tendance de fond à partir du mois de novembre et de franchir la zone des 30€.

Dans cette configuration, tant que notre niveau pivot des 20€ jouera le rôle de support, nous privilégions la poursuite de la tendance haussière sur le titre McPhy Energy. Alternativement, la cassure de ce niveau conduirait les prix à venir tester la zone des 13,50€ par action.

 

Analyse de Engie en base journalière

 

 

Sur ce graphique en base journalière du titre Engie, on observe que les cours ont évolué à la hausse entre octobre 2019 et février 2020, passant de 11,40€ à 16,60€ par action, un plus-haut depuis décembre 2015, avant de plonger brutalement autour des 9€ au mois de mars suite à la propagation de la pandémie de Covid-19. Par la suite, le titre a amorcé un rebond jusqu’en juin 2020, avant d’entrer dans une phase de consolidation haussière matérialisée par un canal (segments violets). En ce début d’année 2021, les prix sont sortis par le haut de ce canal (cercle vert) et on même franchi notre niveau pivot des 12,80€ (ligne horizontale bleue).

Dans cette configuration, ces derniers signaux nous amènent à privilégier un scénario haussier sur Engie avec un premier objectif autour des 14€, tant que les prix resteront au-dessus de notre nouveau pivot. Alternativement, un retour sous ce niveau pourrait nous conduire à revenir sur la borne inférieure de notre canal autour des 11€ par action.

 

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HORS SERIE ANNUEL – 2020 : le Covid fait trembler le monde et l’économie, mais pas la Bourse

Alors que le monde reste sous le spectre d’une crise sanitaire sans précédent, que la plupart des pays oscillent entre confinement, couvre-feu, déconfinement et reconfinement, que les conséquences économiques sont, dans la réalité d’une grande partie des PME, des indépendants, et de nombreux secteurs particulièrement sensibles à un tel contexte (tourisme, restauration, etc.) totalement catastrophiques, voire irréversibles, le constat que nous faisons dans la planète boursière et la manne financière ne semble pas – du tout – refléter cette pourtant triste et sombre réalité.

 

 

Ainsi, quels sont dans un premier temps les principaux points qu’on devra retenir du bilan de cette bien particulière année 2020 et quelles conséquences devrait-on en tirer ?

Voici, déjà, la liste des points en question :

• Alors que l’année 2020 est, pour tout le monde, une année à marquer d’une pierre noire, la plupart des indices boursiers ne reflètent pas du tout cette conjoncture.

• Du côté de l’Europe, en dehors du Dax allemand qui a repris son rôle de leader devant le Cac, les indices majeurs terminent dans un rouge plutôt sobre, avec un -7,14% pour la Cac dont environ une moitié des valeurs seulement affichent un bilan annuel négatif.

• Outre-Atlantique, le trio majeur termine l’année dans un vert dispersé, avec un bilan juste correct pour le Dow Jones, assez bon pour le S&P 500, et tout simplement incroyable pour le Nasdaq, qui signe même sa meilleure performance annuelle depuis les années 2000, en clôturant autour des +45%.

• Cette année a bien évidemment vu l’avènement de la tech, avec donc un Nasdaq insolent, porté par des GAFAM intouchables, et surtout par les 2A (Apple et Amazon) qui ont clôturé leur année avec des performances respectives d’environ +80% et +75%.

• Si sur l’ensemble de l’année, les performances peuvent être globalement mitigées au cas par cas, depuis le fameux point bas de mi-mars, à très peu d’exception près, les reprises atteignent parfois des pourcentages mirifiques (à prendre avec quelques pincettes toutefois selon la volatilité des titres en question) pouvant largement dépasser les +100%, voire les +200% de gain.

Que déduire de ces points clés ? C’est ce que nous nous proposons, entre autres, d’aborder dans cet article annuel qui va donc tenter le périlleux mais ô combien intéressant exercice de faire un bilan et d’en tirer les conclusions les plus pertinentes pour l’avenir, qu’il soit boursier, économique ou général.

 

Préambule

L’année 2020 restera comme une année sombre dans les mémoires. Il y a un an en effet, la pandémie de ce qui était encore appelé « coronavirus » s’est déclenchée avec un premier foyer de contamination découvert à Wuhan, en Chine. Personne n’imaginait que douze mois plus tard, ce virus serait à l’origine de plus d’un million et demi de morts et provoquerait la plus grave crise sanitaire mondiale depuis un siècle.

Le chaos semé par ce qui deviendra le Covid-19 aura artificiellement gelé l’économie mondiale pendant plusieurs mois (et la gèle encore par endroit…) et aura ainsi marqué la planète, laissant les petites comme les grandes nations de ce monde impuissantes, et entrainant une forme de remise en question de la mondialisation et de l’ordre mondial tels que nous les connaissons actuellement.

 

Bilan 2020

Les premières statistiques de 2020 laissent transparaitre un ralentissement de l’activité mondiale d’environ 3,8% sur l’année avec un recul d’environ 1,5% en Asie, 3,5% aux États-Unis, et 7% dans l’Union européenne.

L’Asie semble être la région du monde la moins touchée par cette crise grâce aux bons chiffres de l’économie chinoise qui tire le continent vers le haut. En effet, le PIB chinois a progressé de 4,9% au troisième trimestre, selon les statistiques publiées le 19 octobre dernier, et le FMI prévoit une croissance légèrement inférieure à 2% sur l’année 2020. Pékin ayant su en effet rapidement endiguer la propagation de l’épidémie grâce à des mesures drastiques de confinement de la population, la Chine tire profit de la situation plus compliquée pour les autres pays qui se voient obligés de se tourner encore vers le « Made in China ».

 

Source : https://www.challenge.ma/coronavirus-limpact-sur-leconomie-mondiale-estime-a-plus-de-4000-milliards-de-dollars-135572/

 

En zone euro et aux États-Unis, les banques centrales ont pris en charge dans leur bilan une bonne part de la hausse de la dette publique et le taux directeur mondial est descendu à quasiment 1%. Les interventions budgétaires massives, qui relèvent pour l’heure davantage du sauvetage que d’une véritable relance économique, ont permis de limiter fortement la perte de revenus des ménages qui, face à l’incertitude, ont gonflé leur matelas d’épargne.

Ce surplomb d’épargne restera probablement élevé de façon durable. A l’inverse, les entreprises feront face à d’importants besoin de financement. La canalisation de l’épargne vers le financement des entreprises sera un levier clé pour éviter une stagnation économique par défaut d’investissement productif, et pour commencer à envisager de débrancher la perfusion publique qui nourrit l’économie mondiale.

Néanmoins malgré les injections d’aides publiques des différents États, les séquelles se font sentir au regard de l’augmentation du chômage mondial. En zone euro, il a atteint 8,4% en octobre, en légère baisse par rapport au niveau de 8,5% du mois précédent mais en nette hausse par rapport aux 7,4% d’octobre 2019. Aux États-Unis, le taux de chômage a baissé de 0,2 point en novembre, à 6,7% de la population active, mais les créations d’emplois ont ralenti. Les américains qui avaient atteint un plus-bas en termes de chômage depuis un demi-siècle (à 3,5% de la population active en février), ont vu ce taux bondir à 14,7% en avril, avant d’enregistrer une baisse continue.

 

Points marquants de 2020

En considérant, bien entendu, « l’évènement Covid-19 » comme le driver principal de cette année, 2020 aura été une année forte en rebondissements.

 

La chute du pétrole

Cette pandémie a provoqué la chute de la demande internationale de pétrole, et engendré l’effondrement des prix du brut au cours des mois de mars et d’avril. On se souviendra notamment de la journée du 20 avril 2020 où le contrat de brut américain (WTI) pour livraison mai a fini la séance en territoire négatif à -37,63 dollars : une première historique !

Alors qu’avant le déclenchement de l’épidémie, le baril de pétrole de Brent tournait autour de 65 dollars, il est momentanément passé sous les 20 dollars, soit son prix le plus bas en 20 ans.

Cette chute historique s’explique par la crise sanitaire et le confinement qui touche environ la moitié de la population mondiale à cette période, et conduisent nécessairement à une chute de la demande de pétrole d’environ 30%, et donc à une baisse du prix.

 

 

De plus, en mars, l’Arabie Saoudite et la Russie ont accru leur production de façon à faire chuter le prix du baril encore plus bas. Cette stratégie, a priori surprenante, avait notamment pour objectif d’asphyxier les producteurs de pétrole de schiste américains. Néanmoins, début avril, l’Opep et la Russie changent de stratégie et s’engagent à réduire leur production de 10%. Mais face à une baisse aussi forte de la demande, les prix sont restés très bas.

Cependant, grâce au déconfinement de la plupart des pays au cours de l’été 2020, ajouté aux annonces d’un candidat vaccin début novembre, et à la bonne reprise de l’activité en Chine, le Brent et le WTI terminent l’année sur des niveaux bien meilleurs que ceux anticipés il y a quelques mois (étant donné les circonstances) avec des pertes respectives de 21,35% et 20,53%, mais surtout un rebond de près de 225% depuis leurs plus-bas de l’année.

Pour en savoir plus sur ce sujet, n’hésitez pas à consulter notre article d’octobre dernier sur l’évolution du prix du pétrole en 2020 : Baril en la demeure.

(PS : retrouvez notre analyse technique du Brent ci-après en fin d’article.)

 

Le confinement : l’apologie des GAFAM ?

Les mesures de confinement dans les différents pays ont eu un fort impact sur l’activité de la plupart des secteurs, avec en première ligne le tourisme, l’hôtellerie et la restauration. Néanmoins, le secteur technologique semble être le grand gagnant de cette crise et en particulier pour ces géants que sont les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft).

Une grande partie de la population ayant été contrainte au confinement, le besoin d’accélération de la digitalisation de l’économie s’est fait sentir, offrant à ces sociétés des opportunités qu’elles ont su saisir. En proposant des solutions rapides et faciles à déployer, les GAFAM ont encore démontrer leur puissance de réaction et leur poids dans l’économie actuelle, leur permettant d’afficher des résultats financiers en progression malgré cette conjoncture particulière et des performances boursières dépassant toutes les attentes.

Cette surperformance de ce secteur se visualise facilement au travers de l’indice de la tech américaine, le Nasdaq, qui a progressé de plus de 45% depuis le début de l’année (et de plus de 85% depuis le point bas de mars lié au début de la pandémie), affichant ainsi de nouveaux plus-hauts historiques.

 

 

Comme on peut le voir sur le tableau ci-dessus, non contentes de fournir de belles performances cette année, les GAFAM affichent une capacité à traverser les crises avec une facilité déconcertante et arrivent même à se positionner comme les grandes gagnantes de celles-ci leur permettant d’afficher des performances historiques extraordinaires.

Ainsi, à côté du Nasdaq qui a progressé de 484% depuis 2005, ce qui est déjà un très bon résultat, les performances des GAFAM semblent irréelles, en particulier pour Apple et Amazon qui affichent des progressions respectives de 5 058% et 7 253% sur la même période. A titre d’exemple, si vous aviez investi 1.000 euros en 2005 dans ces sociétés, vos gains seraient respectivement de l’ordre de 51.580 et 73.530 euros aujourd’hui.

Pour en savoir plus sur les GAFAM et leur résilience face à cette crise, vous pouvez consulter notre article d’août dernier : Les nouveaux maîtres du monde ?

 

Les élections américaines

L’élection présidentielle américaine était un des grands évènements de cette année. En plein contexte de crise sanitaire, les citoyens américains votaient le 3 novembre 2020 pour élire le 46ème président des États-Unis.

En raison de l’épidémie de Covid-19, beaucoup d’américains ont eu la possibilité de voter par correspondance. Par conséquent, les dépouillements de certains états n’étaient pas terminés au lendemain du scrutin, laissant les américains dans l’attente d’un résultat définitif pendant plusieurs jours. Finalement, la victoire du candidat démocrate Joe Biden face au président sortant Donald Trump, sera annoncée le samedi 7 novembre, soit quatre jours après le scrutin, avec 306 grands électeurs sur les 270 nécessaires pour la victoire. La confirmation de l’investiture du nouveau président a eu lieu le 14 décembre 2020, date du vote des grands électeurs.

 

Source : https://www.huffingtonpost.fr/entry/face-a-trump-biden-pulverise-un-record-de-levee-de-fonds_fr_5f503f75c5b6578026c91ecb

 

Joe Biden s’est posé en président de la réconciliation, dans une Amérique touchée en profondeur par les tensions sociétales et les inégalités sociales. Néanmoins, le challenge sera de taille puisque le nouveau locataire de la Maison Blanche ne disposera probablement pas de sa majorité au Sénat. Celle-ci se décidera au moment où nous publions ces lignes, le 5 janvier 2021, suite au second tour des élections sénatoriales dans l’état de Géorgie où les candidats républicains ont de grandes chances de l’emporter et de priver Joe Biden de cette majorité. Cependant, si les démocrates emportent ces élections, ils auront le contrôle du Sénat, de la Chambre des Représentants et de la présidence, ce qui changerait les perspectives de politique budgétaire des États-Unis.

Quoiqu’il en soit, nous devrons attendre le 20 janvier 2021 pour voir l’entrée en fonction du 46ème Président des États-Unis au cours de la cérémonie d’investiture qui se déroulera devant le Capitole à Washington. Pour en savoir plus sur le déroulement des élections américaines 2020, n’hésitez pas à consulter notre article : De l’inédit à plus d’un titre.

 

La chute du dollar

A la fin de la séance du 30 décembre 2020, le dollar américain reculait à son plus bas niveau en près de deux ans. En effet le Dollar Index qui compare le billet vert aux autres grandes devises, a atteint son plus-bas depuis avril 2018.

Depuis le début de 2020, le dollar perdait 8,71%. Face à la livre britannique, le dollar cède 2,67% depuis le début de l’année et l’euro c’est apprécié de 9,7% face au dollar. Ce type d’écart significatif est visible sur un ensemble de devises qui se sont toutes appréciées face à la monnaie refuge mondiale.

Avec la politique monétaire très souple adoptée par la Fed pour doper l’économie, les cambistes s’attendent à un début d’année 2021 difficile pour le dollar. Sachant que pour beaucoup, le risque d’avoir un Sénat démocrate dans les prochains jours a été trop minimisé, et cet évènement pourrait avoir un impact violent sur l’évolution du billet vert.

De plus, le renforcement de l’euro qui s’échange à près de 1,23 dollar en cette fin d’année (contre 1,06 le 19 mars 2020) pourrait commencer à peser sur les bourses et les exportations européennes. Si ce mouvement était amené à se prolonger, cela obligerait la BCE à prendre des mesures qui ne seraient pas forcément en accord avec les réponses qu’elle a fourni face à l’évolution de la pandémie sur le Vieux Continent.

Pour en savoir plus sur l’impact de l’évolution des devises sur la politique des Banques Centrales, consultez notre article de novembre dernier : Les banques centrales dirigent-elles le monde ?

(PS : retrouvez notre analyse technique de l’EUR/USD ci-après en fin d’article.)

 

La flambée du bitcoin

Les cryptomonnaies ont connu une année des plus intéressantes avec en première ligne, l’ascension folle du bitcoin qui enregistre une progression de plus de 300% depuis le 1er janvier, passant de 7.100 à 29.000 dollars par unité.

Le plus intéressant dans cette progression est qu’elle n’est pas comparable à la flambée spéculative qui avait eu lieu en 2017 où le bitcoin avant flirté avec les 20.000 dollars après une hausse de 1.400% ! La différence étant que son prix s’installe de façon structurelle au-dessus des 10.000 dollars (avec une zone de support intéressante autour des 18.000) et que sa volatilité est plus faible qu’à l’époque. L’actif devient plus stable et intéresse donc plus les hautes sphères de la finance. Phénomène assurément à suivre dans un monde qui change totalement de paradigmes, au profit des technologies et de l’Intelligence Artificielle notamment (vous pouvez, sur ce dernier sujet hautement intéressant, lire notre article récent intitulé : L’IA, révolution ou véritable danger ?).

Derrière cette forte ascension se cache la perte de valeur des monnaies « fiat » (i.e. une monnaie décrétée par un État, qui en confie la gestion à une Banque centrale. Par conséquent, la Banque centrale est l’institution qui émet la monnaie fiat, dont le cours est fixé par l’État lui-même) et particulièrement du dollar, qui pousse à investir dans le bitcoin comme réserve de valeur. Ceci est dû à l’explosion du bilan des banques centrales qui résulte en une perte de confiance de certains investisseurs envers les monnaies traditionnelles et décuple l’attrait pour le bitcoin car son agrégat monétaire n’est pas conçu pour s’adapter à la production de richesse.

Pour en savoir plus sur l’évolution du bitcoin et d’autres cryptomonnaies, consultez notre article de décembre 2020 : Bulle dangereuse ou affaire en or ?

 

• L’annonce d’un vaccin sauve, en partie, 2020

La pandémie de Covid-19 a engendré des performances inquiétantes pour la plupart des secteurs d’activités et en particulier pour les valeurs cycliques qui ont été fortement délaissées en bourse durant les trois premiers trimestres de l’année. L’annonce de plusieurs candidats vaccins au début du mois de novembre a donné un nouveau souffle à ces mêmes valeurs (qui bénéficiaient alors de « rattrapages ») en donnant aux investisseurs une belle éclaircie dans un horizon qui semblait bien sombre jusque-là.

Ces annonces ont eu lieu au même moment que les élections présidentielles américaines dont le résultat a été bien perçu par les marchés. La concomitance de ces évènements a permis aux places boursières européennes d’afficher des performances record au cours du mois de novembre 2020 : sur le mois, Paris gagne 20%, Francfort près de 15% et Londres plus de 12%. Les bourses du sud de l’Europe réalisent des performances encore supérieures, avec +25% pour Madrid et +23% à Milan. Jamais les indices européens, et le Cac 40 en particulier, n’auront gagné autant de terrain sur un mois.

 

Source : https://www.sudouest.fr/2021/01/04/vaccin-anti-covid-19-le-royaume-uni-veut-espacer-les-doses-un-pari-pour-des-medecins-francais-8250432-10861.php

 

Cette performance record nous permet de clôturer cette année boursière sur des niveaux encore inespérés il y a quelques mois, comme vous pourrez le voir ci-après.

On ouvre ici une parenthèse au sujet du fameux secteur de la biotechnologie qui, depuis des années déjà, accapare les podiums des plus fortes hausses ou baisses annuelles. Phénomène tout à fait compréhensible quand on sait à quoi peut se tenir l’évolution et l’avenir des entreprises de ce secteur, qui peuvent donc décoller ou sombrer en flèche vertigineuse selon une annonce d’un bon ou mauvais résultat, la progression ou le retrait d’un nouveau projet, etc. On aurait pu penser qu’une année sous l’égide d’une crise sanitaire majeure aurait pu bousculer davantage ce secteur ou le mettre plus en valeur, il n’en a finalement rien été, et vous pouvez, pour ceux que ça intéresse, lire également notre dernier article sur le sujet : Contexte sanitaire, guerre du vaccin et volatilité.

 

La chine grande « gagnante » de l’année 2020

Premier pays touché par l’épidémie de Covid-19, la Chine est d’abord fragilisée par ce virus qui la plonge dans une récession historique (-6,8% au premier trimestre 2020). Accusé d’avoir tardé à informer l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Pékin est montré du doigt. Mais les mesures de confinement des différents pays obligent le monde à se tourner vers le « made in china », et permet à la Chine de renouer avec des résultats économiques probants. Par conséquent, elle devrait être la seule économie majeure à poursuivre son expansion en 2020, selon les projections du FMI, avec une croissance attendue autour des 2%.

L’année 2020 marquera peut-être un tournant pour la Chine et pour l’équilibre de l’ordre mondial. En effet, au cours de cette année, la Chine a clairement révélé son objectif de détrôner les Etats-Unis du titre de première puissance mondiale, et a commencé à en prendre le chemin en démontrant sa supériorité face à cette crise. Mais la gestion de la pandémie n’est pas la seule démonstration de force de la Chine et en cette année particulière, Pékin démontre sa puissance sur des sujets d’avenir comme le nucléaire (premier réacteur de troisième génération en service depuis novembre), l’ordinateur quantique (nouveau record de vitesse de calcul) et la conquête de l’espace (réussite de la mission Chang’e 5 sur la Lune).

Autant d’initiatives destinées à montrer la supériorité du système socialiste aux caractéristiques chinoises, mais qui indiquent surtout qu’un an après l’apparition du Covid-19 le pays est clairement dans une phase « post-épidémie », alors que l’Occident n’en voit toujours pas la fin. Pour en savoir plus sur les réussites de la Chine en cette année 2020 si particulière, vous pouvez consulter notre article intitulé : La Chine : Grand « gagnant » de la crise sanitaire mondiale ?

 

Principaux bilans 2020 par classe d’actifs

Bilan des principaux indices européens

 

Bilan des principaux indices américains

 

Que peut-on déjà remarquer d’intéressant d’après l’observation de ces tableaux ?

– Dans un premier temps, on constate qu’en Europe, seul le Dax allemand réussit à clôturer l’année dans le vert, grappillant en effet 3,55%, tandis que son confrère français, notre Cac national, cède quant à lui 7,14%. Logiquement, l’Eurostoxx 50 (regroupant 50 des plus grandes valeurs de la zone euro, et étant en majorité proche du Cac 40) lâche pour sa part 5,14% tandis que, faisant un peu cavalier seul depuis le Brexit, le Footsie britannique abandonne 14,34%. On notera donc surtout ici que le Dax a fini par retrouver sa place de leader européen, place qu’il avait concédé ces dernières années au profit du Cac.

– Dans un deuxième temps, on remarquera qu’une fois encore, le Vieux Continent reste à la traîne face au pays de l’Oncle Sam, où es indices majeurs clôturent tous l’année dans un vert assez dispersé. Tandis qu’en effet, le Dow prend un modeste 7,25%, le S&P s’offre quant à lui 16,26%, mais le plus impressionnant, et de loin, c’est le Nasdaq qui grimpe d’environ 45% (selon que ce soit le Nasdaq 100 ou le Composite), ce qui reste sa meilleure performance sur les 20 dernières années au moins.

– Dans un troisième et dernier temps, on remarque que si le déclenchement de l’impact du Covid-19 (qui est survenu en Bourse, rappelons-le, le week-end où l’on a découvert et annoncé l’arrivée du premier véritable cluster en Italie) aura généré une perte assez homogène de 30 à 40% maximum sur l’ensemble des indices, une fois encore le Nasdaq aura amoindri les dégâts avec une chute d’environ 25%, mais, plus encore, on notera que le rebond initié depuis ce fameux point bas de mars aura été plus disparate avec un Footsie à la traîne (à peine +30%, Brexit oblige), un duo Cac-Eurostoxx autour des +55%, le Dax et le Dow au coude à coude vers les 67%, un S&P (dopé par ses valeurs Nasdaq) au-dessus des 70% et, last but not least, un Nasdaq insolent qui s’adjuge plus de 90% !

 

Ainsi, on confirme ici non seulement la poursuite de la domination américaine sur le reste du monde, mais aussi et surtout, la nouvelle cartographie du monde économique qui se profile, qui sera indubitablement axée autour de la technologie (IA, cryptomonnaie, etc.) et qui va donc totalement redessiner l’univers professionnel du futur avec la disparition inéluctable de certains métiers au profit de l’apparition des autres.

 

Focus sur le Cac 40

Comme nous venons de le voir, l’indice national de référence signe une année sans envergure. Après une forte chute due à la pandémie mondiale, le Cac, bien qu’ayant fortement rebondi depuis mi-mars également, n’a pas réussi à retrouver encore ses niveaux d’avant crise.

Quelles sont les principaux points à connaître sur l’année 2020 pour l’indice de la place parisienne ? Quelles valeurs se sont démarquées, dans le bon comme le moins bon sens du terme ? Quel palmarès pourra-t-on retenir ?

 

– D’abord, on notera que cette année aura vu environ la moitié du Cac (19 valeurs très exactement) clôturer l’année dans le vert, contre l’autre moitié donc (soit 21 valeurs) dans le rouge. L’analyse de la première partie du tableau ci-dessus montre ainsi que la moyenne des gains reste inférieure à la moyenne des pertes, et que le palmarès révèle assez le contexte global avec, en dehors de la pole position pour le solide et résilient géant du luxe qu’est Hermès, trois valeurs technologiques apparaissent dans le top 5 des plus fortes hausses annuelles, tandis que des valeurs telles qu’URW (immobilier/foncier), Airbus ou encore Total se trouvent dans le top 5 des lanternes rouges, souffrant directement ou indirectement de la crise sanitaire.

– Ensuite, on pourra relever que, si l’ensemble de l’année révèle donc un bilan mitigé, toutes les performances prises à partir du plus-bas de mi-mars sont dans le vert. Ainsi, l’analyse de la seconde partie du tableau ci-dessus indique les tops et flops 5 dudit rebond. Dans le haut du tableau, on retrouve en tête une valeur très volatile, et qui avait beaucoup souffert les années précédentes, à savoir le métallurgiste ArcelorMittal, suivi du duo des constructeurs automobile, Renault et Peugeot, qui ont bénéficié eux aussi de pas mal de rattrapage après de lourdes périodes de vache maigre. On pourra également noter la présence d’une autre valeur tech, Capgemini, qui affiche une santé très solide, s’offrant même un plus-haut de 20 ans quasiment cette année.

 

Voici maintenant un tableau récapitulatif globale des valeurs du Cac 40, avec notamment quelques précisions intéressantes à souligner :

 

Ainsi, et en dehors du classement annuel par performance, ce tableau nous permet-il de :

– Pouvoir comparer la performance annuelle globale avec celle prise en compte à partir du fameux plus-bas de la mi-mars, et de voir parfois quelques dissonances dues en partie à la volatilité différente d’une valeur à l’autre, mais également à l’ampleur de la chute du début d’année, qui varie également selon les titres en question.

– Constater que le trio majeur du luxe (Hermès, LVMH et Kering, auquel on pourra rajouter L’Oréal) aura contribué à tirer le Cac vers le haut, tandis que le trio majeur bancaire (Société Générale, Crédit Agricole et BNP Paribas, auquel on pourra rajouter l’assureur Axa) aura lui contribué à le tirer vers le bas.

– Remarquer que toutes les valeurs du Cac n’ont pas forcément vu leur plus-bas annuel se produire sur ce même plus-bas de mi-mars, ce qui n’a en effet pas été le cas pour 7 titres qui n’ont donc pas autant bénéficié de cette impulsion générale, à savoir : Carrefour, Engie, Veolia, Orange, Danone, Société Générale et la lanterne rouge URW.

– Observer enfin que 23 valeurs de l’indice phare national auront réussi à revenir au-dessus de leurs plus-hauts d’avant crise, parmi lesquelles 13 se seront même offert le luxe d’atteindre de nouveaux records historiques au cours de cette année pourtant perçue comme particulièrement difficile en dehors de la sphère boursière.

 

Savoir désormais ce que nous réserve le cru 2021 n’est bien évidemment pas une mince affaire, et les drivers principaux seront naturellement l’évolution de la pandémie [NDLR : à l’heure où nous écrivons ces lignes, les reconfinements se font à nouveau de rigueur, notamment avec le déploiement de la nouvelle souche du virus apparue au Royaume-Uni], les résultats des campagnes de vaccination, mais également les répercussions à retardement de la réalité de ce que l’économie aura subi sur cet exercice 2020 décidément bien particulier.

Pour l’heure, nous allons nous contenter de vous faire part de nos points de vue techniques sur l’ensemble des indices principaux, ainsi que sur le fameux trio étalon (or/pétrole/eurodollar), avec les niveaux clé à surveiller, notre sentiment et surtout les balises du terrain graphique.

 

Point de vue technique sur les actifs majeurs mondiaux

Il semble assez évident que la question que vont se poser désormais les investisseurs est la suivante : quel potentiel de hausse les indices ont-ils encore sous la main, et doit-on craindre une correction majeure cette année ou bien encore espérer des plus-hauts ?

Voici donc notre tour d’horizon technique, avec des graphiques pris en base hebdomadaire :

 

Analyse technique du Cac 40

Tant que notre point pivot des 5.170 ne sera pas enfoncé, la confirmation de la franche cassure des 5.615 (actuellement sous forte pression) engendrera vraisemblablement un retour sur le plus-haut d’avant crise du Covid-19 situé sur les 6.110 points en amont d’une accélération vers les 6.555 en extension. Alternativement, si les 5.170 sont nettement enfoncés, on privilégiera un test des 4.500 avant un retour vers les 4.185 points.

 

Analyse technique du Dax 30

Le Dax a terminé de peu en territoire en positif sur cet exercice 2020 difficile. Tant que notre point pivot des 12.000 n’est pas nettement enfoncé, un test des plus hauts historiques d’avant crise autour des 13.800 (désormais sous forte pression), en amont d’une accélération vers les 15.080, puis les 18.000 en extension. Alternativement, sous les fameux 12.000, une reprise de la correction vers les 10.000, avant un retour sur le seuil majeur des 9.145 points sera privilégiée.

 

Analyse technique du S&P 500

Tant que notre point pivot situé sur les 3.300 ne sera pas cassé, on s’orientera vers une poursuite de la tendance de fonds avec un premier objectif à 4.000 correspondant à un seuil psychologique ainsi qu’à la borne supérieure de notre canal haussier, puis par projection, à un second objectif autour des 4.900 points. Alternativement, le franchissement à la baisse de notre niveau pivot conduirait à un premier test du support des 2.750 avant un potentiel retour sur l’overlap des 2.150 points si l’inversion de tendance venait à se confirmer.

 

Analyse technique du Dow Jones

Tant que notre point pivot situé sur les 26.500 ne sera pas enfoncé, et avec la confirmation de la cassure des 29.700 points (sommet d’avant crise actuellement sous pression), on privilégiera une poursuite de la hausse en direction des prochains objectifs de projection situés sur les 33.280, puis les 37.500 points en extension. Alternativement cependant, la franche cassure des 26.500 conduirait à un test du support des 21.600 en amont d’un retour sur le fort overlap des 18.225 points.

 

Analyse technique du Nasdaq 100

Tout va se jouer autour du point pivot des 10.900, tant que ce niveau tient, on privilégiera une reprise de la hausse en direction des prochains objectifs de projection situés sur les 15.575, puis les 18.885 points en extension. Scénario à confirmer toutefois en dépassant les 13.000 intermédiaires (borne supérieure du canal de LT désormais sous forte pression). Alternativement, si le point pivot venait à céder, cela conduirait à un test du support les 9,000, en amont d’un possible retour vers les 6.800 points.

 

Analyse technique du Gold (or)

Après avoir dépassé ses plus-hauts historiques, l’once d’or a entamé une correction majeure qui a finalement pris la tournure d’un flag. Ce-dernier semble être terminé et rien ne sera remis en cause tant que le point pivot des 1.800 dollars ne sera pas enfoncé. Les prochains objectifs de projection se trouvent sur 2.135 puis 2.270 dollars en extension. Reprise haussière apparemment confirmée par la cassure de la borne haute dudit flag. A plus LT, seul un passage sous la borne de polarité majeure des 1.540 dollars remettrait en cause notre scénario d’appréciation.

 

Analyse technique du Brent (pétrole)

Après une chute historique entre janvier et avril 2020 qui l’a mené vers les 16 dollars, le baril de Brent a initié un rebond majeur qui lui a permis de revenir au-dessus de l’overlap clé des 45 dollars (correspondant également à un gap majeur). Au regard de l’intensité dudit rebond, on pourra désormais viser l’overlap des 58 dans un premier temps puis jusqu’aux 71,5 en amont d’une accélération vers le plus-haut d’octobre 2018 autour des 86 dollars. Alternativement sous le point pivot des 45 dollars on visera les supports de Fibonacci des 35,5 puis des 27 dollars.

 

Analyse technique de l’EUR/USD

On voit très clairement que les cours de l’EURUSD étaient enfermés au sein d’un large canal de LT légèrement descendant. Les bornes supérieures dudit canal ont très bien joué leur rôle de résistance jusqu’à récemment, où une cassure haussière est désormais avérée. Aussi, tant que notre nouveau point pivot des 1,195 ne sera pas nettement enfoncé, une hausse vers les 1,2545 puis les 1,32 sera attendue en amont d’une accélération sur les 1,4. Alternativement, sous les 1,195 il faudra rester prudent et un retour vers les 1,135 serait d’abord envisageable.

 

Perspectives 2021

L’année 2020 s’achève alors que l’Europe et les États-Unis sont au cœur d’une deuxième vague épidémique qui épargne l’Asie et creuse les écarts entre régions et pays. La crise sanitaire continuera de dicter son tempo à l’économie mondiale jusqu’à la vaccination massive des populations, soit au mieux à la fin 2021 dans certains pays, mais plus sûrement courant 2022. D’ici là, l’alternance de périodes de restrictions et de rebond de l’économie pourrait se prolonger et inhiber les choix individuels comme les projets d’embauche ou d’investissement. L’activité devrait rester sous son niveau d’avant crise jusqu’en 2022 dans la plupart des pays, voire 2023 pour les plus rudement frappés, comme la France.

 

 

L’économie mondiale devrait afficher en 2021 une croissance de 4,2% a indiqué l’OCDE, mais l’organisation basée à Paris a cependant abaissé sa prévision de croissance 2021 par rapport à son estimation de septembre, en raison de la deuxième vague de Covid-19 qui a frappé une grande partie de l’Europe et des États-Unis (la prévision précédente pour 2021 était initialement de +5%).

Dans l’ensemble, le PIB mondial devrait revenir aux niveaux d’avant crise d’ici la fin de 2021, à la faveur notamment d’une forte reprise en Chine selon les anticipations de l’OCDE. Cette reprise mondiale masque toutefois de grandes disparités, le PIB de nombreux pays étant attendu en 2022 à environ 5% en dessous du niveau d’avant crise.

La Chine sera le seul pays (suivi par l’OCDE) à enregistrer une croissance cette année, estimée à 1,8%, un chiffre inchangé par rapport aux dernières prévisions données en septembre. La croissance chinoise devrait ensuite accélérer à 8% en 2021 (donnée également inchangée) avant de ralentir à 4,9% en 2022.

La contribution des États-Unis et de l’Europe à l’économie mondiale sera plus faible au regard de leur poids. Après une contraction anticipée de 3,5% cette année, l’économie américaine devrait rebondir de 3,2% en 2021 et de 3,5% en 2022, en prenant en compte l’hypothèse d’un plan de relance suffisamment conséquent. L’économie européenne se contractera, pour sa part, de 7% cette année, selon les prévisions de l’OCDE qui anticipe par ailleurs une récession à deux chiffres dans plusieurs pays d’Europe après les deux périodes de confinement imposées pour freiner la pandémie de Covid-19. La croissance devrait revenir en Europe en 2021 avec une augmentation de 3,6% anticipée et 3,3% attendue en 2022.

Néanmoins, on relèvera que les entreprises ne se sont pas encore souvent séparées de leurs salariés et pour ce qui est des faillites, c’est la même chose : elles n’ont pas – encore – eu lieu. Le temps que le phénomène s’enclenche réellement, on peut s’attendre à un grand nombre de faillites et de pertes d’emploi en 2021.

En outre, les menaces sanitaires ne vont pas arranger les choses et c’est bien là la hantise des entreprises. Un troisième confinement, même nécessaire sur le plan de la santé, serait une catastrophe économique. Ce sont les représentants des petites et moyennes entreprises qui le disent. À cela, viennent s’ajouter le chômage partiel – dont la prise en charge va diminuer pour certains secteurs, les prêts garantis par l’État qui sont quand même censés être remboursés un jour et le moral des ménages qui, quand ils craignent pour l’avenir, épargnent au lieu de consommer.

Par conséquent, bien que cette pénible année 2020 se termine enfin, il faut tenter de rester réaliste en gardant son optimisme et en restant très prudent pour l’année 2021.

 

 

Début 2021 : quoi de neuf chez DT Expert qui va fêter ses 10 ans ?

Avant toute chose cependant, en épilogue à cet article, permettez-nous de vous souhaiter à tous une excellente nouvelle année. Qu’elle vous amène surtout paix, santé (évidemment !) et sérénité dans votre vie en général et, cerise sur le gâteau : prospérité dans votre portefeuille. L’occasion pour nous de vous remercier également car chaque année qui passe scelle un peu plus la confirmation du succès de la création et du lancement il y a presque 10 ans de Dagher Trading, devenu depuis DT Expert.

Nous espérons donc continuer à vous compter de plus en plus nombreux dans nos rangs. Soyez certains que nous ferons tout pour vous satisfaire et faire en sorte que 2021 soit à la hauteur de vos attentes !

 

Bilans consolidés du service DT Turbo depuis sa création :

Si la majeure partie de nos abonnés restent fidèles et satisfaits, il y a également des gens déçus, parfois à tort, parfois à raison. Tout dépend de leur timing d’arriver au sein de notre service. A ceux-là aussi et surtout, nous tenions à témoigner notre compréhension ainsi que notre estime, tout en leur rappelant qu’un bon money-management se mesure sur la durée.

 

Et c’est d’ailleurs l’un des axes de développement et d’amélioration que nous avons décidé de poursuivre cette année : aider nos abonnés à mettre en place non seulement de bonnes stratégies mais aussi un bon principe de money-management, afin de les assister au mieux dans la gestion de leur portefeuille, en fonction de la taille de celui-ci, de leur profil d’investisseur et de leur tolérance au risque.

 

En termes de stratégies : comment s’en sortir ?

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais très bien, celui sur lequel nous nous sommes spécialisés se tourne vers les turbos, produits dérivés à fort effet de levier, qui s’adaptent extrêmement bien aux principes de l’analyse technique grâce à leur principale caractéristique : à savoir la barrière désactivante. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

Aussi, si vous souhaitez profiter de telles recommandations n’hésitez pas à lire notre brochure détaillée afin de bien vous renseigner (notamment sur les risques encourus) et, qui sait par la suite, à nous rejoindre en cliquant ici.

 

Découvrez nos formations et bénéficiez d’une remise exceptionnelle

Vous n’êtes bien évidemment pas sans le savoir, nous vivons une époque totalement particulière, et ce, à de nombreux points de vue.

De cette époque, des changements parfois radicaux, sinon substantiels, sont venus bousculer les paysages économique, social et professionnel, et il en sort indéniablement plusieurs facteurs :

– Le télétravail a augmenté naturellement, allant jusqu’à se démocratiser au sein de tous les métiers pour lesquels cette option était envisageable.

– La situation économique pour de nombreuses personnes s’est trouvée très aggravée, sinon au moins affaiblie, particulièrement pour des professions libérales et/ou entrepreneuriales.

– Les gens ont développé de nouvelles habitudes, tant au niveau de leur consommation que de leur organisation.

Ainsi, de ces trois points majeurs ont découlé légitimement et logiquement : une aptitude à rester davantage chez soi, une appétence accrue à un monde de plus en plus virtuellement connecté, une habitude de nouveaux outils (Zoom, Teams, etc.) de visioconférence, un gain de temps dans les déplacements, et une inquiétude quant à la façon de gérer son argent, devant une crise économique majeure, et un bouleversement des paradigmes financiers.

Cependant, et de manière aussi surprenante qu’ahurissante, la Bourse s’est très vite ressaisie. Les indices majeurs, notamment américains, se portent plus que bien comme vous avez pu le lire ci-dessus. Ce qui nous a permis chez DT Expert, ainsi qu’à certains avertis, de pouvoir malgré tout en profiter, et de réaliser des gains conséquents.

C’est pourquoi, nous nous adressons à vous afin de vous proposer notre large gamme de formations. Ces formations vous permettront d’approfondir ou de parfaire vos connaissances financières et s’adressent à tout type de niveau.

Dispensées en visioconférence et de manière individuelle (il est cependant possible d’être plusieurs d’un même groupe sur demande), elles sont faciles d’accès et permettent d’appréhender les thèmes abordés de manière optimale.

Vous bénéficierez d’une constante interaction avec le formateur qualifié (minimum 10 ans d’expérience), ce qui permet une progression rapide et une validation définitive des acquis.

Enfin, car nous savons qu’il ne suffit pas de quelques heures de théorie pour acquérir des compétences, toutes nos formations seront agrémentées d’exemples concrets et de diverses mises en pratique.

Aussi, n’hésitez pas à découvrir la liste de ces formations en cliquant ici, en sachant que vous pouvez bénéficier d’une promotion exceptionnelle de 50% avec le code NEWSLETTER-50.

D’ici là, nous vous souhaitons à nouveau à tous une excellente année 2021, qu’elle vous apporte le meilleur et vous soit bénéfique en tous points, tant personnels que professionnels. Que les choix et projets que vous aurez à faire et que vous ferez aillent dans le bon sens en cette période que l’on sait tous difficile.

 

Nous vous remercions par ailleurs de votre confiance renouvelée et ferons tout pour continuer à vous satisfaire en 2021 et bien au-delà !

 

A bon entendeur…

Réalisé par Marc Dagher, assisté de Jean-François M’Bongué

www.dtexpert.com

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