BILAN & RETROSPECTIVE 2019 + SPECIAL CAC – Que nous réserve la cuvée 2020 ?

Début 2020 : l’heure des bilans, avant celle des pronostics.

Avant toute chose cependant, en préambule à cet article et rigoureusement comme chaque année désormais, permettez-nous de vous souhaiter à tous une excellente nouvelle année. Qu’elle vous amène surtout paix et sérénité dans votre vie en général et, cerise sur le gâteau : prospérité dans votre portefeuille. L’occasion pour nous de vous remercier également car chaque année qui passe scelle un peu plus la confirmation du succès de la création et du lancement il y a presque 10 ans de Dagher Trading, devenu depuis DT Expert.

Nous espérons donc continuer à vous compter de plus en plus nombreux dans nos rangs. Soyez certains que nous ferons tout pour vous satisfaire et faire en sorte que 2020 soit à la hauteur de vos attentes !

 

Améliorations effectuées de 2019 à 2020

Comme nous aimons la transparence, nous aimons aussi l’engagement.

Après près de 10 ans, notre service DT Turbo n’a cessé d’évoluer.

La méthode utilisée pour la sélection des sous-jacents et les timings d’intervention a été affinée, notamment par la création d’un logiciel interne (Top Scan) sur lequel un back-testing de plusieurs année a été réalisé.

Les résultats sont frappants. Ce logiciel étant capable d’identifier et reproduire des configurations passées afin de les détecter dans le présent pour anticiper le futur.

Nous allons donc, dès cette année, mettre à profit cette nouvelle méthode et l’adapter à notre service, en optimisant nos conseils et le choix de nos sous-jacents.

Enfin, nous avons étendu notre spectre d’intervention et vous pourrez désormais également bénéficier de conseils sur des produits de type Leverage/Short, qui restent des produits structurés proches des Turbos, avec un effet de levier fixe et non variable.

(*) Bilans consolidés du service DT Turbo depuis sa création :

Si la majeure partie de nos abonnés restent fidèles et satisfaits, il y a également des gens déçus, parfois à tort, parfois à raison. Tout dépend de leur timing d’arriver au sein de notre service. A ceux-là aussi et surtout, nous tenions à témoigner notre compréhension ainsi que notre estime, tout en leur rappelant qu’un bon money-management se mesure sur la durée. Et c’est d’ailleurs l’un des axes de développement et d’amélioration que nous avons décidé de poursuivre cette année : aider nos abonnés à mettre en place non seulement de bonnes stratégies mais aussi un bon principe de money-management, afin de les assister au mieux dans la gestion de leur portefeuille, en fonction de la taille de celui-ci, de leur profil d’investisseur et de leur tolérance au risque.

Un point global et fondamental en préambule

Voici pour commencer les 5 faits marquants en Bourse sur l’exercice 2019 :

  1. La chute de la courbe des taux d’intérêt

La convergence des politiques monétaires ultra-accommodantes des principales banques centrales a entraîné la chute des taux d’intérêt en 2019, avec désormais une très grande partie de la courbe des taux en négatif ou proche de zéro. Les courbes des taux de l’Allemagne et de la France sont négatives au-delà du rendement obligataire à 10 ans et cela s’est diffusé sur les obligations corporate à un rythme très rapide. La Réserve Fédérale des Etats-Unis (FED) a effectué un volte-face monétaire en 2019 avec 3 baisses du taux de ses fed funds et la Banque Centrale Européenne (BCE) de Christine Lagarde va continuer d’écraser la courbe des taux en 2020. Cette donnée de marché du crédit est la pierre angulaire du mouvement général de toutes les classes d’actif, en particulier la source de la hausse du prix des actions en 2019, les capitaux cherchant activement le rendement qui a disparu du crédit.

  1. La forte reprise haussière du Bitcoin et des cryptomonnaies

Le mouvement de rebond du cours du Bitcoin a commencé au dernier trimestre 2018 mais s’est développé en 2019 avec une hausse de 3100$ à presque 14 000$ au mois de juin dernier. Depuis le milieu de l’été, le cours du Bitcoin a retracé une partie importante de sa hausse depuis les 3100$ (61,8%) mais conserve une performance annuelle de plus de 85%. Notons que la performance du Bitcoin est dépassée par des crypto-monnaies mineures qui, pour certaines, enregistrent des performances relatives à trois chiffres. L’année 2019 a confirmé l’intérêt grandissant des institutionnels pour les cryptos, avec une forte hausse du volume d’échange sur les contrats futures du Chicago Mercantile Exchange (CME) par exemple.

  1. La confirmation de la tendance haussière de l’or et des métaux précieux

Tout au long de l’année 2019, j’ai pu vous proposer dans ces colonnes un suivi des raisons fondamentales à la source du potentiel haussier du cours de l’or et des métaux précieux. L’once d’or s’apprécie de plus de 16% cette année, en dépit de la forte hausse du marché actions. Des capitaux se sont placés à long terme sur l’or et l’analyse technique suggère toujours un potentiel haussier fort pour l’année 2020.

  1. Un fort attrait pour le risque avec des indices leaders en hausse de 30%

Les indices boursiers majeurs ont enregistré soit des records pluriannuels, soit des sommets historiques (les indices américains en particulier). Le cours du CAC 40 hors-dividendes gagne 28,5% en 2019, porté par l’ensemble des secteurs d’activité cycliques avec notamment le grand retour des valeurs bancaires depuis l’été dernier. Cette hausse s’est appuyée sur une conjonction de facteurs techniques et fondamentaux et est d’autant plus impressionnante qu’elle est en découplage totale avec l’allure conjoncturelle générale, même s’il est vrai, l’Allemagne a évité de justesse la récession technique avec une croissance positive de son PIB au T3. Sans aborder ici les sources fondamentales de la hausse des actifs risqués, qui dépassent le seul simple fait des taux d’intérêt très bas et négatifs, rappelons qu’un aspect « flux de capitaux » est venu soutenir les actions internationales sur les mois d’octobre et de novembre avec une remontée de la part des actions dans les gestions qui était tombée au plus bas depuis 10 ans, ainsi qu’une réduction du poids relatif des liquidités.

  1. Un cours de l’euro/dollar neutralisé par la guerre des changes

Du côté des paires majeures du marché des changes flottants (Forex), si l’on excepte la Livre Sterling, aucune variation notable n’est à signaler. Le cours de l’euro/dollar est en recul de 2,20%, stable à vrai dire entre 1,10$ et 1,15$, un équilibre des forces lié à la convergence des politiques monétaires entre Fed et BCE. Le taux de change EUR/USD est donc un facteur neutre cette année.

 

Les velléités haussières peuvent-elles encore nous surprendre cette année ?

 

En préambule, quid du bilan 2019 ? Nous le savons désormais, le cru 2019 fut excellent pour l’ensemble des indices majeurs mondiaux. Et notre Cac national a même signé sa meilleure performance annuelle depuis 20 ans avec un bilan de plus de 26% jamais atteint depuis le cru remarquable de 1999 (+51,12%). Observation assez paradoxale eu égard aux tensions économiques globales, mais observation révélatrice par ailleurs.

Ailleurs en Europe, outre-Atlantique ou en Asie, c’est globalement le même constat. Avec toutefois une prépondérance du Nasdaq (qui est le seul à avoir dépassé les +30% annuels) et une sous-performance du Footsie londonien (+12,23%), « effet Brexit » oblige.

Les tableaux détaillés ci-dessous donnent un aperçu détaillé de l’évolution des indices cette année 2019 :

Bilan 2019 des principaux indices européens

Bilan 2019 des principaux indices américains

On remarquera donc qu’après pourtant une fin d’année 2018 catastrophique, qui avait jeté un froid sur toute tentative d’optimisme, ce sont les premiers et derniers trimestres de l’année qui auront été les plus impulsifs, et que seul le T3 aura marqué une pause relative dans la hausse quasi continue.

Regardons maintenant le graphique du Cac remis à jour en base mensuelle :

 

Alors, que voit-on sur ce graphique qu’il nous semble bon de souligner ?

  • Tout d’abord, une vision panoramique sur les 20 dernières années permet de voir que, depuis septembre 2011, le Cac a retrouvé, bon an mal an, une tendance globale haussière. En effet, on constate, avant cette date, des mouvements nets, qu’ils soient haussiers (avant septembre 2000 et entre mars 2003 et l’été 2007) ou baissiers (de septembre 2000 à mars 2003 puis de l’été 2007 à mars 2009).
  • Ensuite, le deuxième élément clef se trouve du côté du dépassement de l’oblique de résistance de long terme (en vert ci-dessus) qui avait contenu les velléités haussières en septembre 2000, l’été 2007 puis l’été 2015. Par la suite, malgré une morsure passagère, l’oblique en question a joué on rôle de support en pullback.
  • Enfin, le troisième et dernier élément clef réside dans la cassure des résistances clés sur l’ensemble des mêmes indices majeurs: on peut en effet le voir ci-dessus avec la sortie haussière du porte-voix (en noir), qui correspond peu ou proue à la cassure des mêmes types de figures en porte-voix sur le trio majeur américain, où d’une oblique de résistance descendante sur le Dax allemand.

 

Quid de la hausse actuelle ?

Il semble assez évident que la question que vont se poser désormais les investisseurs est la suivante : quel potentiel de hausse les indices ont-ils encore sous la main, et doit-on craindre une correction majeure cette année ou bien encore espérer des plus-hauts ?

Afin d’essayer d’apporter des éléments de réponses à cette question fatidique, nous allons regarder quelles sont les forces et faiblesses en présence qui pourraient plaider pour l’un ou l’autre des scénarios.

Du côté des facteurs qui plaident pour la hausse :

  1. Le premier d’entre eux est certainement le dépassement de l’oblique de résistance initiée sur les sommets de mars 2015 et qui a contenu les pressions acheteuses entre mai 2017 et septembre 20118 à de nombreuses reprises. Après quelques tentatives entre juillet et septembre 2019, le passage au-dessus de cette oblique, confirmé par le retour en pullback reste l’élément positif le plus probant pour les optimistes.
  1. L’autre facteur positif est le décompte elliottiste qui, quel qu’il soit, indique qu’il devrait manquer au moins une vague de hausse au sein du rally
  1. Enfin, le Cac ne pouvant être totalement décorrélé de ses confrères, l’ensemble des indices majeurs internationaux, Etats-Unis en tête, ont validé la cassure de leurs résistances majeures.

Du côté des facteurs qui plaident pour la baisse :

  1. De façon assez logique, il y a toujours une période de prudence après de fortes périodes de hausse.
  1. D’un point de vue hebdomadaire, le RSI pourrait laisser apparaître une divergence baissière depuis mai 2017, à valider cependant.
  1. Enfin, le Cac se rapproche de ses derniers sommets historiques, notamment celui de 2007 situé autour des 6.185 points.

 

Pronostic et niveaux à surveiller

Vous l’aurez bien compris avec notre analyse détaillée et notre graphique ci-dessus, nous restons haussiers sur le court terme mais très prudents sur le plus long terme.

Ainsi, les prochains objectifs à la hausse sont les suivants : tout d’abord, le sommet de l’été 2007, situé autour de 6.170 points, suivi du dernier swing-move (projection à 100%) qui lui se trouve vers les 6.415 points. Au-dessus de ce niveau clé, on pourra espérer un retour sur le record historique du Cac juste en dessous du seuil fatidique des 7.000 points.

Le point pivot qu’il faudra enfoncer pour valider une correction majeure se situe, lui, autour du support des 5.600 points. La franche cassure de cette zone conduirait à un nouveau test du seuil majeur psychologique des 5.000 points en amont d’une plus forte dégradation vers le fort overlap des 4.560 points.

 

Et en termes de stratégies : comment s’en sortir ?

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais très bien, celui sur lequel nous nous sommes spécialisés se tourne vers les turbos ou les leverage/short, produits dérivés à fort effet de levier, qui s’adaptent extrêmement bien aux principes de l’analyse technique grâce à leur principale caractéristique : à savoir la barrière désactivante. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

Aussi, si vous souhaitez profiter de telles recommandations n’hésitez pas à lire notre brochure détaillée afin de bien vous renseigner (notamment sur les risques encourus) et, qui sait par la suite, à nous rejoindre en cliquant ici.

D’ici là, nous vous souhaitons à nouveau à tous une excellente année 2020, qu’elle vous apporte le meilleur et vous soit bénéfique en tous points, tant personnels que professionnels. Que les choix et projets que vous aurez à faire et que vous ferez aillent dans le bon sens en cette période que l’on sait tous difficile en général et pour l’économie en particulier.

Nous vous remercions par ailleurs de votre confiance renouvelée et ferons tout pour continuer à vous satisfaire en 2020.

A bon entendeur…

Réalisé par  Marc Dagher avec l’aide de Maxence Delarue.

SPECIAL ACTIONS – FDJ : rien ne va plus, les jeux sont faits !

I/ Présentation

La Française des Jeux, également désignée par le sigle FDJ depuis 2009, est une société anonyme française créée en 1976, à la suite du lancement du Loto National. Son capital est alors détenu à 72% par l’État français qui lui a confié, sous contrôle du Ministre chargé du budget, le monopole des jeux de loterie et de paris sportifs sur les territoires de la France métropolitaine et d’outre-mer. Depuis l’entrée en vigueur de la loi n°2010-476 du 12 mai 2010, relative à l’ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne, ses activités de paris en ligne sont ouvertes à la concurrence.

Héritière de la Loterie nationale française, créée en 1933, elle s’appelle successivement « Société de la Loterie Nationale et du Loto National » (SLNLN) en 1979, puis « France Loto » en 1989. Ce changement de nom, cette année-là, marque aussi une profonde restructuration de l’entreprise. La participation de l’État passe de 51 à 72%, celle des émetteurs de billets de 49 à 20% et les salariés et les courtiers sont autorisés à entrer dans le capital à hauteur de 5 et 3%. Le capital est augmenté de 20 à 500 millions de francs (3 à 76 millions d’euros) ce qui permet des investissements importants. Deux ans plus tard en 1991, elle change de nouveau de nom et devient « la Française des Jeux », ou encore la « FDJ ».

Quelques chiffres :

  • Nombre de tirages : 6 520
  • Gagnants à 6 numéros (rang 1) : 16 644
  • Millionnaires en euro : 2.363
  • Gain record au Loto : 24 millions d’euros le 6 juin 2011
  • Gain record au Super-Loto : 150.077.770 francs (soit 22.879.209 euros) le 20 mars 1997 à Asnières-sur-Seine
  • Jackpot record Super-Loto : 30.009.676 euros le 26 mai 2006 (15 millions d’euros pour les deux gagnants)
  • Gain record en France à Euro Millions : 169.837.010 euros le 13 novembre 2012

Loto + Super-Loto au 04/12/2018 :

    • Chiffre d’affaires : 15,1 Mds € (2017)
    • Sommes redistribuées : sur les 15,1 Mds € de mises, près de 95% ont été redistribués : 66,8% aux clients (10,1 Mds €), 21,8% à la collectivité (3,3 Mds €), 6% au réseau (0,9 Md €), 5,4% à FDJ (0,8 Md €)
    • Millionnaires en euro : près de 200 gains supérieurs ou égaux à 1 million d’euros en 2017.
    • Gain record en France à Euro Millions : le jackpot moyen remporté en 2017 à Euro Millions-My Million était de 59 M € (vs 43 M € en 2016). Euro Millions – My Million a créé 121 millionnaires de plus en 2017.
    • 4ème loterie mondiale
    • 2ème loterie européenne
    • 26,1 millions de joueurs de 18 ans et +
    • 30.800 points de vente (1er réseau de proximité de France)
    • + de 55 jeux FDJ proposés dans le réseau physique et en ligne

Répartition du chiffre d’affaires de 2018 par familles de jeux :

En 2018, les mises atteignaient le montant de 15,8 milliards d’euros (+4,4% par rapport à 2017). Elles se sont réparties ainsi :

  • Jeux de grattage (jeux « illiko » : Morpion, Banco…) : 7,7 milliards (soit 49 %)
  • Jeux de tirage (Loto, Euromillions, Keno) : 5,1 milliards (32 %)
  • Paris sportifs : 3 milliards (19 %).

Par rapport à 2017, les paris sportifs augmentent nettement, les jeux de grattage augmentent également alors qu’il y a un le léger recul des jeux de loterie.

II/ Un monopole qui affole

Le monopole français de la loterie, Française des Jeux, propriété de l’Etat depuis sa création il y a près d’un siècle, est passé aux mains du privé. Espérant lever plus d’un milliard d’euros (1,1 milliard de dollars), le gouvernement français réduira sa participation dans la FDJ de 72% à 20%, et espère mettre autant d’actions que possible dans les mains des particuliers. « J’espère que cette privatisation sera un succès populaire et que le plus grand nombre possible (de personnes) y participera », a déclaré le ministre de l’économie Bruno le Maire au Journal du Dimanche le mois dernier. La FDJ détient le monopole des jeux de loterie, des cartes à gratter et des paris sportifs non en ligne. C’est la deuxième plus grande société de paris en Europe et la quatrième dans le monde. La décision de se débarrasser d’une rare entreprise d’Etat qui rapporte de l’argent a été critiquée par les partis d’opposition comme équivalant à vendre « les joyaux de la famille ».

Pour le gouvernement, tout le monde y gagne.

En plus de lever un milliard d’euros en espèces, l’Etat bénéficiera d’une contribution publique annuelle d’environ 3,5 milliards d’euros et de 380 millions d’euros en paiement de la licence de la FDJ pour 25 ans. La FDJ détient 200.000 actions. Sur les 28% non détenues par l’État, 13,4% appartiennent à des organisations d’anciens combattants et certains à des employés. Les actions existantes ont vu leur valeur nominale divisée en 955 avant l’introduction en bourse, ce qui porte leur nombre à 191 millions et les aura rendues moins chères.

La France est l’un des rares pays à offrir de telles opportunités d’investissement aux particuliers. Dans la plupart des autres pays, les investisseurs potentiels doivent attendre le premier jour de la négociation publique et se disputer les actions avec des professionnels. Le gouvernement du Premier ministre Edouard Philippe s’est engagé à privatiser un certain nombre d’entités, dont la société aéroportuaire du groupe ADP (Aéroports de Paris) et la société énergétique Engie, pour alimenter un fonds de 10 milliards d’euros destiné à relancer l’innovation technologique.

La FDJ est la première à partir, après l’accord du Parlement. Les gouvernements français précédents, de gauche ou de droite, ont vendu des participations dans des entreprises publiques car ils avaient besoin d’argent, notamment France Télécom (devenue Orange), le fournisseur d’électricité EDF, les banques Paribas et Crédit Lyonnais, le transporteur national Air France, le géant pétrolier Total et le constructeur automobile Renault.

Mais les particuliers en France ne sont pas facilement tentés par le marché, influencés en partie par le fait que les actions EDF et France Télécom valent aujourd’hui moins que lorsqu’elles ont été vendues en 2005 et 1997 respectivement. Le nombre d’actionnaires non professionnels en France est passé d’environ neuf millions dans les années 2000 à quelque trois millions aujourd’hui. « La Française des Jeux est un bon accrocheur » pour relancer l’intérêt des gens pour la bourse, « car son activité est facile à comprendre et assez prévisible », a déclaré Stéphane Boujnah, président du directoire de la bourse paneuropéenne Euronext.

Et pourtant la souscription a été tellement forte autour des actions FDJ que l’Etat n’a pas pu servir les demandes supérieures à 5.000 euros, et là encore, elles n’ont été honorées que partiellement. Afin de pouvoir répondre à la demande, les ordres jusqu’à 2.000 euros ont intégralement été honorés, délivrant 102 actions aux demandeurs. Ensuite, seulement 10% des demandes ont pu être satisfaites jusqu’à 5.000 euros, portant le nombre maximum d’actions par personne à 117. Les ordres qui ont été passés dans l’ordre A2, supérieurs à 5.000 euros n’ont pas pu être honorés.

Problèmes de santé publique

L’an dernier, quelque 25 millions de clients ont dépensé près de 16 milliards d’euros en paris, soit une augmentation de 4,4% en glissement annuel et de près d’un tiers sur quatre ans. Les critiques ont averti qu’un rôle moins important de l’État dans l’entreprise pourrait rendre les joueurs vulnérables à la cupidité des entreprises. « Pour augmenter les revenus, il faut augmenter les dépenses pour les paris », a déclaré Jean-Michel Costes, secrétaire général de l’Observatoire des Jeux, l’organisme de surveillance du jeu. « La recherche du profit et la nécessité de protéger les meilleurs de la dépendance sont en concurrence directe » pour la FDJ, a-t-il averti.

III/ Les débuts

Très largement plébiscitée sur toutes les chaînes de télévision et de radios depuis début novembre, l’introduction de la Française des Jeux a attiré 500.000 investisseurs particuliers pour une levée de fond de 1,7 milliard d’euros tandis que la demande globale a atteint 11 milliards d’euros. Dans ce contexte favorable, il était impensable d’imaginer le cours de l’action fondre dans les premières séances boursières. Cette demande, toujours beaucoup plus forte que l’offre, contribue au maintien du cours qui est beaucoup plus haut qu’à l’ouverture, s’échangeant à près de 23 euros pour une cotation réalisée à 19,90 euros.

Les investisseurs se sont réjouis de l’entrée en Bourse jeudi 21 novembre dernier des actions du monopole des loteries d’Etat, une introduction en bourse qui, le gouvernement l’espère, soutiendra la poursuite des privatisations et renforcera les réformes économiques ambitieuses du Président Emmanuel Macron. Le gouvernement a récolté environ 2,1 milliards d’euros (2,3 milliards de dollars) en vendant une participation de 52% dans la Française des Jeux (FDJ), dont les cartes à gratter et les loteries se jouent par millions.

Environ un tiers des actions a été réservé à quelque 500.000 investisseurs individuels, qui ont eu la chance de posséder une partie d’une société qui maintiendra son monopole sur les loteries pendant les 25 prochaines années. La grande majorité de l’épargne française est placée sur des comptes d’épargne ultra-sécurisés mais à faible taux d’intérêt, reflétant une profonde suspicion de marchés « spéculatifs » qui ne se sont durcis qu’à la suite de la crise financière 2007-08. Mais la demande d’actions FDJ a été soutenue, incitant le gouvernement à fixer le prix de l’introduction en bourse à 19,90 euros, soit le haut de la fourchette indicative. A 11h30 (10h30 GMT), l’action était en hausse de 16,7% à 22,75 euros, alors même que le marché s’effondrait et que l’indice Cac 40 baissait de 0,2%.

Le ministre des Finances Bruno Le Maire, qui a sonné la cloche d’ouverture de la Bourse de Paris à cette occasion, a salué « un immense » succès. Le début d’une forte activité commerciale « signale une réconciliation des Français avec l’économie et les marchés » après la crise de 2008, a-t-il dit. Les autorités ont tout mis en œuvre pour séduire les acheteurs en leur offrant une remise de 2% sur le prix de l’introduction en bourse et en leur promettant une action gratuite pour 10 actions détenues, pour autant qu’elles soient conservées pendant au moins 18 mois.

Plus à venir

Le succès de l’offre de la FDJ pourrait contribuer à renforcer le soutien à l’effort de Macron visant à réformer de vastes pans de l’économie française, qui a été déstabilisée par les protestations des Gilets Jaunes qui ont éclaté en novembre dernier. L’ancien banquier d’affaires a été accusé d’ignorer les luttes quotidiennes des Français ordinaires, en particulier en dehors de Paris et des grandes villes.

Même si l’Etat joue « un rôle fondamental » dans l’économie, a déclaré Le Maire, « son rôle propre n’est pas nécessairement celui d’un actionnaire principal ». Il s’agit d’un cas relativement rare d’une entreprise publique française en bonne santé financière, bien connue du public, qui a réalisé 16 milliards d’euros de ventes de jeux divers l’an dernier.

L’action FDJ va-t-elle rejoindre le Cac 40 ?

Non, pas dans l’immédiat en tout cas. La capitalisation flottante de la Française des Jeux est pour le moment trop faible. Après exercice intégral de l’option de surallocation, la part du flottant – qui exclut les participations des actionnaires de long terme, dont l’État – devrait être de l’ordre de 47%. La capitalisation flottante devrait ainsi être d’environ 2 milliards d’euros. La plus « petite » entreprise en termes de poids dans le Cac 40 était, au 30 septembre dernier, Atos. Sa capitalisation flottante atteignait alors 6,4 milliards d’euros. Si l’indice phare parisien est hors de portée, l’action FDJ pourrait en revanche rapidement rejoindre un autre indice important : le SBF 120. Le groupe a, cette fois, la taille requise. Il est peu probable que la Française des Jeux rejoigne l’indice dès le prochain conseil scientifique des indices d’Euronext, qui aura lieu durant ce mois de décembre. L’entrée dans le SBF 120 a plus de chance d’être effective en mars 2020.

Action FDJ : hausse à prévoir ou correction à la baisse à venir ?

Cette introduction en bourse réussie de la part de la FDJ laisse la porte ouverte aux spéculateurs lors des premières séances. Cette hausse de 17% du cours d’introduction pourrait bien très vite se retourner lorsque la folie autour des actions française des jeux sera retombée. La hausse actuelle dans un contexte de tension boursière pourrait être chahutée dans les jours ou les semaines à venir. Est-il temps pour vous de prendre vos plus-values, faut-il attendre 18 mois pour toucher vos actions gratuites ? Sachez que la spéculation n’est pas la vocation première de l’action FDJ, les cours se lisseront donc après quelques semaines en bourse et une fois que la pression de la demande et de l’offre sera redescendue. Quoi qu’il en soit, cette introduction en bourse est une bonne nouvelle pour les nouveaux actionnaires puisque cette effervescence devrait doper les ventes de jeux de grattage et de jeux de tirage pour quelques mois.

Comme toute IPO (introduction), il est difficile d’établir un pronostic basé sur une analyse technique, manque d’historique graphique oblige. Cependant, l’observation des dernières grandes IPO françaises appellent en grande majorité à la prudence. Que ce soit en effet Europcar, SMCP ou encore le groupe Spie, les antécédents ne sont pas les plus enthousiasmants et l’investisseur raisonnable devra attendre un peu avant de se faire une idée plus cohérente.

Vous voulez dynamiser votre portefeuille et augmenter votre capital ?

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais, nous sommes spécialisés sur les produits dérivés à fort effet de levier, les turbos.

Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

Il existe chez la plupart des émetteurs de turbos, des produits permettant d’intervenir sur les variations du cours de l’or, comme de nombreux autres sous-jacents. Par ailleurs, sachez que DT Expert, est en étroite collaboration avec ces émetteurs, et a désormais la possibilité d’obtenir des turbos sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

Voici, pour vous convaincre si besoin, un récapitulatif de nos performances depuis la création du service :

Pour suivre l’ensemble de nos recommandations et afin de recevoir un service personnalisé, n’hésitez pas à nous contacter et à nous suivre en cliquant ici.

Réalisé par Maxence Delarue, avec l’aide de Marc Dagher.

SPECIAL MATIERES PREMIERES – La ruée vers l’or : le retour ?

  1. Etat des lieux et conjoncture

C’est la surprise de l’année. Le métal précieux flambe et enchaîne les records. À Londres, l’once a inscrit un plus-haut annuel à 1.543 dollars le 27 août, affichant un gain de quelque 20% depuis le 1er janvier. Aujourd’hui, ses gains s’élèvent encore à plus de 15% depuis le début de l’année.

L’or est considéré depuis longtemps comme la valeur refuge par excellence sur les marchés. C’est en effet le métal précieux, dont les quantités et la production mondiale varient peu, vers lequel se tournent les investisseurs lors de situations tendues sur d’autres secteurs plus volatiles.

Aussi, comme l’illustrait Charles de Gaulle au XXème siècle, « Nous tenons donc pour nécessaire que les échanges internationaux s’établissent, comme c’était le cas avant les grands malheurs du monde, sur une base monétaire indiscutable et qui ne porte la marque d’aucun pays en particulier. Quelle base ? En vérité, on ne voit pas qu’à cet égard il puisse y avoir de critère, d’étalon, autres que l’or. Eh oui ! L’or, qui ne change pas de nature, qui se met, indifféremment, en barres, en lingots ou en pièces, qui n’a pas de nationalité, qui est tenu, éternellement et universellement, comme la valeur inaltérable et fiduciaire par excellence. »

La valeur refuge par excellence

L’or est corrélé a tellement de facteurs différents qu’il en devient presque totalement indépendant lui-même. Théoriquement en tout cas, plusieurs données exogènes au cours de l’or ont une influence sur son évolution :

  • La monnaie – surtout le dollar, monnaie étalon pour l’or comme pour bon nombre de matières premières – joue un rôle essentiel sur le prix de l’or. En effet, si la monnaie se dévalue une même quantité d’or devient logiquement plus chère.
  • La variation des taux d’intérêt rendant plus ou moins attrayants les placements en banques ou en bourse, une variation inverse s’observe là aussi de facto sur l’attrait des placements en or et donc sur l’état de la demande.
  • Sa réputation de valeur refuge : cet actif présente la particularité de survivre aux crises alors que tout actif ne peut assurer la même stabilité. Ainsi, lors des crises économiques, financières ou géopolitiques où l’avenir semble incertain, l’or devient très prisé et son prix s’en ressent. Il aurait donc tendance à s’opposer aux fluctuations du marché.

La peur d’évènements extrêmes revient régulièrement redorer le blason de l’or et rappeler sa qualité de valeur refuge. En 2019, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, les troubles politiques à Hong Kong, la perspective d’un Brexit dur, la crise italienne, la reprise en main du Cachemire par l’Inde, et bien sûr la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine ont précipité les achats. Ils s’amplifieraient certainement en cas d’aggravement des tensions.

Les tensions géopolitiques plaident pour le métal précieux

L’or s’apprécie les jours où l’actualité se dégrade, comme lors de la récente attaque des installations pétrolières saoudiennes qui a eu des répercutions gigantesques sur le marché d l’or noir. Avec près de 5% de la production mondiale désormais « hors-service », les cours se sont envolés de près de 20% lors de la séance du 16 septembre, avant de clôturer sur une hausse de l’ordre de 10%. Etant donné que les principaux enjeux diplomatiques de la planète concernent l’énergie, on peut en effet observer une certaine corrélation entre l’or jaune et l’or noir : Si l’or noir s’envole, l’or jaune grimpe aussi. Le métal, traditionnellement assimilé à une valeur refuge, a profité du contexte d’incertitude géopolitique créé par ces événements, en s’appréciant de plus de 1%, repassant au-dessus des 1.500 dollars l’once. Dans une zone déjà sous tension et extrêmement militarisée, on craint désormais un conflit direct avec l’Iran, accusé par les Etats-Unis d’être responsable de ces attaques.

La BPC (Banque Populaire de Chine), la banque centrale du pays, a récemment publié ses statistiques de réserves officielles. Elle détenait, à fin septembre, 1.948 tonnes de métal jaune, pour une valeur estimée à 93 milliards de dollars. Le pays a poursuivi sa politique d’achats réguliers d’or ; une politique qu’elle a entamée et surtout communiquée fin 2018. Sur un an, la banque centrale a ainsi franchi le seuil symbolique des 100 tonnes d’or achetées. Malgré ses achats importants et réguliers, le métal jaune ne représente que 2,9% des réserves de change du pays, qui atteignaient 3.204 milliards de dollars fin septembre. Le pays souhaitant diversifier ses réserves, et en particulier réduire son exposition en dollars en période de guerre commerciale avec les Etats-Unis, il reste donc une marge considérable pour poursuivre ou amplifier cette politique d’achat d’or.

Le mouvement haussier de l’once d’or a en réalité pris naissance à la fin de l’été 2018 et sa première phase a bien coïncidé avec la débâcle des actions de la fin 2018. Depuis, ce sont d’autres éléments qui ont pris le relais. « Les inquiétudes suscitées par l’escalade des tensions commerciales et le ralentissement de la croissance mondiale sont à l’origine de la résurgence de l’intérêt pour l’or », notait récemment l’équipe actions de M&G Investments.

À Paris, le lingot a atteint un sommet à 44.900 euros le 3 septembre (+25% en huit mois). Si, à Londres, l’or n’a pas retrouvé son sommet de la décennie à 1.900 dollars le 5 septembre 2011, converti en euros le cours de l’once atteint 1.400 euros et bat son précédent sommet décennal de 1.377,49 euros en clôture le 1er octobre 2012.

Craintes de récession…

Au mois de septembre, les craintes d’une récession prochaine se sont intensifiées. Selon l’enquête mensuelle menée par le Wall Street Journal, 42.5% des économistes et analystes sondés s’attendent à une récession en 2020, et 35% en 2021. De manière analogue, l’indicateur calculé par la Fed de New York et qui se base sur la courbe des taux indiquait une probabilité de 38% d’une récession sous 12 mois.

D’autant que les chiffres décevants se sont multipliés en septembre, principalement sur le secteur manufacturier avec des indices de confiance des directeurs d’achats très nettement inférieurs aux attentes, notamment en Allemagne et aux Etats-Unis. En Chine, conséquence de la guerre commerciale, les exportations ont ralenti d’1% en août, et la production industrielle n’a cru que de 4.4%, bien en deçà des attentes. Si nous ne sommes pas encore en récession, il se pourrait donc que la question se repose prochainement. Pour mémoire, dans notre lettre mensuelle de septembre, nous mentionnons une étude menée récemment qui montrait une progression moyenne de 20% du métal jaune lors des 6 dernières récessions américaines.

Fin septembre, le cours de l’once d’or est repassé sous la barre des 1.500 dollars, en clôturant, au second fixing de Londres, à 1485.3 dollars, soit 1362.17 euros. A noter, le cours a atteint un plus haut historique en euros le 4 septembre, à 1403.86 euros.

Ceci conduit à une performance de -1.54% en euros sur le mois écoulé. Comme pour le mois d’août, l’appréciation du billet vert a permis de générer une surperformance par rapport au cours en dollars, profitant aux investisseurs européens. Cette consolidation est assez naturelle étant donnée l’appréciation spectaculaire du métal jaune aux 3ème trimestre. Certains la pensent nécessaire. La performance sur 2019 reste excellente, à presque 22% en euros, là encore bien supérieure à la performance en dollar. Si l’on considère seulement les 3 premiers trimestres, il s’agit de la meilleure année depuis 2010.

Les chiffres de production d’or des Etats Unis pour le deuxième trimestre ont été publiés par l’USGS, l’agence américaine en charge des ressources minières. Ils confirment une tendance que nous avions identifié il y a maintenant plusieurs trimestres, celle d’un repli marqué de la production minière américaine. Avec environ 225.6 tonnes d’or en 2018, il s’est produit aux Etats-Unis environ 618 kg d’or par jour. Pour le premier semestre 2019, ce chiffre tombe à environ 566 kg par jour, soit une baisse de 8.3%. Rappelons pour mémoire qu’en 2018, la production américaine avait déjà baissé de 11% par rapport à 2017. La tendance semble donc se poursuivre…

  1. D’un point de vue technique

Intéressons-nous d’abord à ce graphique de long terme, pris en base mensuelle, et sur lequel on pourra voir de quelle manière, sur des grandes phases de marché, l’or et les indices sont inversement corrélés, justifiant ainsi pleinement du statut de « valeur refuge » du métal précieux :

Que peut-on donc constater assez aisément en observant ce graphique ?

  • D’abord, la grande phase I : janvier 1980 – début 2000

  • Alors que les indices avaient le vent en poupe, et que tout le monde pensait alors que la bourse c’était facile, il suffisait d’acheter et de revendre, l’or, de son côté, marquait une phase de consolidation assez plane, en forme de large triangle (noté ABCDE).

  • Puis, la grande phase II : début 2000 – septembre 2011

  • Alors que les indices marquaient une phase de temporisation en 3 temps (2000 à 2003, premier krach, 2003 à 2007, reprise haussière, puis 2007 à 2009/2011, second krach), l’or, de son côté, entrait dans une phase d’ascension sans faille, battant records après records.

  • Enfin, la grande phase III : septembre 2011 à aujourd’hui

  • Alors que les indices retrouvaient, bon an mal an, une tendance haussière (notamment à partir du point bas de septembre 2011 pour une majorité d’entre eux), l’or, de son côté, dessine une nouvelle phase de consolidation.

C’est justement sur ce dernier point qu’on se devait d’attirer l’attention. On constate en effet que, tandis que les indices font tous face à des zones de résistance importantes, l’or vient lui aussi tester sa zone de résistance clé située autour des 1.550 dollars. Ce niveau correspondant en effet à la fois à la fameuse zone d’overlap en place depuis septembre 2011 et dont la cassure avait engendré une chute de près de 15% en deux jours en avril 2013, et à la fois à la borne supérieure d’un canal légèrement ascendant initié en 2015.

On est donc en droit de penser que le test de cette fameuse zone de résistance sera déterminant pour une optique de plus long terme sur les marchés : une franche cassure des 1.550 dollars sur l’once d’or lui offrirait en effet un potentiel de hausse conséquent et, plus encore, lui redonnerait un biais haussier. Alternativement, si cette zone parvient à contenir les velléités acheteuses et que les indices, en parallèle, venaient à dépasser leurs résistances respectives, alors ce serait de très bon augure pour les indices, et un mauvais présage pour les cours de l’once.

Nous pouvons à cet effet observer le graphique suivant, pris en base journalière :

On voit ici plus en détail comment les cours de l’once en effet :

  • Ont d’abord enfoncé en avril 2013 leur seuil clé autour des 1.550 dollars.
  • Sont ensuite sortis de leur canal descendant en décembre 2015.
  • Sont entrés enfin dans un canal ascendant dont ils testent la borne supérieure.

Et cette borne supérieure correspond, de surcroît, à la fameuse zone des 1.550 dollars en overlap.

C’est donc véritablement la croisée des chemins actuellement pour le métal précieux : la correction actuelle va-t-elle donner suite à un nouvel élan haussier et permettre la cassure de ladite zone clé ? Ou bien va-t-elle au contraire se poursuivre et s’aggraver jusqu’à un retour initial vers la borne inférieure du même canal ?

A suivre, et de très près…

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Réalisé par Maxence Delarue, avec l’aide de Marc Dagher.

SPECIAL ACTIONS – Small Caps : petits mais costauds !

Alors que les grandes valeurs ont rattrapé, en un trimestre de hausse, un trimestre de baisse (configuration dite en « V bottom »), les valeurs moyennes sont à la peine.

Le graphique ci-dessous compare l’évolution de l’indice CAC 40 et celle de l’indice CAC Mid & Small depuis la fin 2018.

Evolution du cours, base 100 au 31/12/2017

On remarque que les Small Caps, les petites sociétés, ont subi une contreperformance majeure depuis 18 mois et ont chuté de 15% depuis fin 2017, au regard de l’évolution de l’indice Cac Mid & Small, contre une stabilité des cours pour l’indice Cac 40 sur la même période.

 

Qu’attendre des prochains mois ?

Un rattrapage des petites et moyennes valeurs pourrait s’opérer à court terme, mais sa pérennité implique un rebond de la collecte des fonds dédiés à l’investissement sur ces compartiments de la cote.

De quoi s’agit-il ? De la comptabilisation du solde entre les flux de souscription (achat) et de dé-souscription (rachat ou vente) de parts de fonds investis dans ce compartiment de la cote.

Nous pouvons mieux mesurer la forte contreperformance des Small Caps par rapport aux Large Caps : les 12 plus petites capitalisations relevées fin 2017 ont baissé en moyenne de 28%, alors que les 12 plus grandes capitalisations ont progressé de 15% sur la même période .

Source : FACTSET et VALQUANT EXPERTYSE

Est ce le moment de les acheter ?

Sur une longue période, depuis la création de l’indice en janvier 2005, la comparaison de l’indice de cours avec l’indice des bénéfices anticipés par les analystes du consensus Factset permet de mieux comprendre la baisse des 18 derniers mois.

En effet, celle-ci a suivi une période de hausse excessive en 2017, dépassant largement les performances fondamentales mesurées par le bénéfice prospectif. En ce sens, la correction des 18 derniers mois parait justifié.

L’indice des Small Caps montre un PER 2 points supérieur à celui du CAC 40.

C’est le cas aujourd’hui, malgré la baisse des cours des 18 derniers mois…

Il est nécessaire de rappeler que les Small Caps surperforment à long terme les larges caps, en raison de leur croissance bénéficiaire très supérieure, qui par ailleurs justifie une prime de PER de 2 points, en dépit d’un risque plus élevé.

La contreperformance actuelle suit une période de surperformance excessive (année 2017) et elle peut paraitre surprenante, car les Small Caps sont plus tournées vers le marché intérieur et dépendent moins que les grands groupes qui subissent la guerre commerciale Chine -USA.

Etude de fond Small cap :

Moneta AM : Moneta Micro Entreprise

En analysant les rendements depuis 2003, on peut voir sur ce graphique que la performance des indices « Mid 60 NR » et « Small NR » est supérieure à celle du CAC 40 d’autant plus si l’on réalise un stock picking de qualité comme celui du fond de Moneta AM :  représenter par le fond Moneta Micro Entreprise.

Tableau de variation comparatif Indice France :

Si on détail les performances comparatives des différents indices, le CAC Small et le CAC Mid 60 surperforment donc l’indice CAC 40 depuis 2003 dans les périodes de hausses.

En revanche dans les périodes de baisses comme en 2008, en 2011 et en 2018 les indices Cac Mid & Small sont beaucoup plus sensibles aux baisses de marché d’où une baisse de 26% et de 19% en 2018 (respectivement pour le Cac Small et Cac Mid soit près de trois fois la baisse du Cac 40 pour le premier et plus de deux fois la baisse pour le second).

En observant les chiffres on aperçoit tout de même des rendements particulièrement intéressants pour le Cac Small notamment post crise 2008 avec une performance annuelle de 62,8% durant l’exercice 2009.

Cette classe d’actifs répond donc plus favorablement à une situation de « Recovery » que les indices Large Cap .

Deux exemples d’investissements « Small Caps » :

Notons la bonne avancée de Soitec, qui réussit à s’affranchir d’un contexte sectoriel agité dans les semi-conducteurs. Entre janvier 2017 et juin 2019, la société progresse de 270% et depuis le début de l’année 2019 la progression est de 106%.

La société continue à afficher des taux de croissance avoisinant 40% trimestre après trimestre et poursuit donc sa propre dynamique.

Autant de raisons pour confirmer l’intérêt de l’investissement Small Cap dont Soitec est un exemple frappant.

On constate que concernant Pierre et Vacance à contrario, une Small Cap qui perd depuis janvier 2017 près de 60% de valorisation passant ainsi de 38€ à 15 €, on notera que le rebond de décembre 2018 s’avère peu convaincant en comparaison aux autres actions de l’indice de référence le CAC Small.

Les petites capitalisations ont et auront toujours un rôle à jouer dans l’univers de l’investissement boursier.

Nous avons pu déterminer qu’historiquement les petites capitalisons sont même bien plus attractive en termes de rentabilité sur le long terme que les grosses capitalisations.

Nous payerons le prix de ce potentiel de rendement supérieur pour les petites capitalisations, avec un risque de baisse accrue en cas de contexte économique défavorable et de décrochage des marchés, auquel cas les investisseurs auront tendance à délaisser les Small Cap dans un premier temps…

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SPECIAL SECTEUR – Ça roule pour la transition automobile ?

 

Les constructeurs automobiles ont eu tendance à se reposer sur leurs lauriers, dans un univers ou l’innovation se faisait à un rythme modéré.  Avec l’arrivée de nouveau concurrent comme Tesla le secteur automobile est contraint de se concentrer sur l’objectif de progrès technologique.

La clientèle s’avère aussi changeante, les consommateurs sont davantage préoccupés par l’environnement et complétement absorbés par les nouvelles technologies, les clients n’ont plus les mêmes attentes, ni les mêmes modes de consommation que leurs prédécesseurs. Les entreprises s’adaptent alors à leur nouvel environnement et passent la seconde dans le domaine des véhicules connectés, autonomes et/ou encore, électriques.

Ainsi, dans cette nouvelle ère industrielle, l’industrie automobile opère la plus grande mutation depuis un demi-siècle et  les cartes se redistribuent, c’est ainsi que les plus innovants et ceux  à l’écoute des nouveaux besoins de la part des clients pourront prendre le leadership sur le secteur, avec de nouvelles idées de Business comme les services de mobilités autonomes et sans émission, voitures avec chauffeurs, voiture en autopartage, Daimler et Volkswagen ont par exemple pour objectif de devenir un des principaux fournisseurs de services de mobilité, elles prévoient de mettre en circulation dans quelques années les premiers taxis autopropulsés.

Les innovations sont donc au centre de l’affaire, Volkswagen a augmenté de 86% ses dépenses en R&D en sept ans, pour s’établir à 13 milliards d’euros en 2017, ce qui représente 6.7% de son chiffre d’affaires, Daimler a investi 9.1 milliards d’euros en R&D en 2018 (soit 5.4% du chiffre d’affaires), contre 8.7 l’année précédente.

Éléments clés du secteur automobile :

En analysant la marge « cash » du secteur (qui intègre l’investissement), on observe une baisse de 3,1% en 2015 à 2,7% en 2017. Cette marge « cash » a plus baissé chez les constructeurs premium (de 5,1% à 3,6%) alors qu’elle est restée stable chez les constructeurs grand public (2,5%).

L’année 2018 est la première année depuis 2012 à enregistrer une baisse des résultats. Le secteur semble s’engager dans une période prolongée de baisse de résultats.

Évolution des ventes et immatriculations de véhicules (Chine, Europe et États-Unis) :

En effet, le marché automobile mondial est en recul, affichant une baisse du volume de ventes de 8,5%, sur un an. Une diminution des ventes d’automobiles « classiques » est générale dans toutes les régions du monde ; celle-ci étant liée, à la fois, à un contexte international tendu avec la guerre commerciale sino-américaine, les sanctions contre l’Iran, le Brexit, la remontée des taux d’intérêt, la chute des devises dans les pays émergents, le ralentissement de l’économie chinoise et la hausse du cours des hydrocarbures…

En revanche les véhicules 100% électrique tire leur épingle du jeu. Il se vend par exemple actuellement trois fois plus de véhicules exclusivement électriques (BEV) que de véhicules « hybrides rechargeables » (PHEV) aux États-Unis.

Avec le succès rencontré par Tesla, le cap du million de véhicules électriques en circulation sur les routes américaines devrait être atteint d’ici la fin de l’année.

Autre pays en plein boom : la Chine. Près de 105.000 BEV y ont été vendus en septembre. Il s’agit là encore d’un record historique. « La part des ventes de BEV dépasse maintenant les 4,4% des ventes de véhicules globales ».

Au classement constructeur, BYD est en tête avec 20% de parts de marché suivi par BAIC avec 13%.

Concernant le secteur automobile européen, les données du Mobility Market Outlook 2018 de Statista font également état de la forte augmentation du nombre de véhicules électriques rechargeables dans l’UE ces dernières années, passant de 24.737 voitures vendues en 2013 à 97.733 en 2017.

 

Tensions USA-Europe

 

 Donald Trump a accordé jusqu’à six mois de délai à l’Union européenne et au Japon notamment pour négocier un accord commercial pour le secteur automobile, faute de quoi il infligera des droits de douane supplémentaires au risque de faire dérailler la croissance mondiale.

« Si de tels accords n’étaient pas conclus dans les 180 jours […], le président serait alors autorisé à prendre d’autres mesures qu’il estime nécessaires pour ajuster les importations et éliminer la menace que les voitures importées font peser sur la sécurité nationale », a affirmé la Maison Blanche.

« L’Union européenne nous traite plus mal que la Chine », a expliqué Donald Trump, estimant que les pays membres étaient « juste plus petits ». « Ils envoient des Mercedes Benz [aux Etats-Unis] comme des cookies », a-t-il déploré.

L’UE est prête à négocier avec Washington « un accord commercial limité incluant les voitures », a réagi la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström.

De son côté, le ministre allemand de l’Economie a salué ce répit, qui permet d’éviter « pour le moment, une aggravation du conflit commercial ».

L’objectif de Washington est clair : diminuer les importations de voitures et pièces automobiles étrangères et obtenir une plus grande ouverture des marchés aux voitures américaines.

Le rapport américain avance que les constructeurs étrangers ont bénéficié, « au cours des trois dernières décennies », d’un avantage au détriment des industriels américains, grâce à des droits de douane faibles aux Etats-Unis quand les Américains se sont heurtés à des marchés plus restrictifs.

La part des constructeurs américains aux Etats-Unis a fondu, passant de 67% (10,5 millions d’unités produites et vendues aux Etats-Unis) en 1985 à 22% (3,7 millions d’unités) en 2017, selon les données du rapport.  Dans le même temps, le volume des importations a presque doublé (de 4,6 à 8,3 millions d’unités). En 2017, les Etats-Unis ont importé plus de 191 milliards de dollars d’automobiles.

La part du marché mondial des producteurs américains est passée de 36% en 1995 à seulement 12% en 2017, ce qui réduit leur capacité à financer la recherche et le développement nécessaires pour garantir le leadership technologique « répondant aux exigences de la défense nationale », estime la Maison Blanche.

 

 

 

 

Les dirigeants de Fiat Chrysler et de Renault-Nissan restent ouverts à l’idée qu’un accord de fusion pourrait encore être conclu, mais ils préviennent que les conditions imposées par chaque partie pourraient nuire aux efforts de reprise des négociations, a rapporté le Wall Street Journal.

Les dirigeants de Renault ont bon espoir que les résultats de la réunion des actionnaires de Nissan de cette semaine susciteront de nouvelles discussions sur la fusion avec FCA, un soutien existe toujours dans le siège du constructeur français près de Paris.

En outre, Nissan ne s’est pas fermé à la possibilité d’un éventuel accord, mais souhaiterait également remodeler l’alliance afin de permettre plus de flexibilité et d’indépendance à chaque partenaire, a annoncé le WSJ.

Le président de Renault, Thierry Bollore, a déclaré la semaine dernière que rien ne s’était passé entre le constructeur français et FCA après l’effondrement des pourparlers de fusion visant à créer le troisième constructeur automobile mondial.

Les discussions sur la fusion avec FCA ont pris fin abruptement après que le gouvernement français, le plus puissant actionnaire de Renault, ait demandé un délai pour obtenir l’accord explicite de Nissan. FCA a blâmé « les conditions politiques en France » quand elle a retiré sa proposition.

Pour Renault et l’Etat, la réparation de la relation avec Nissan sera prioritaire par rapport à un accord avec FCA, ont annoncé des responsables.

La France en particulier estime que la garantie du soutien explicite du constructeur japonais est cruciale pour le succès d’un regroupement FCA-Renault.

Malgré les accusations qui ont suivi les pourparlers infructueux, Renault, FCA et la France ont laissé la porte ouverte à un éventuel accord car ils se préparent aux mutations coûteuses de l’industrie, telles que le développement de véhicules électriques et autonomes.

 

 

Sur le graphique hebdomadaire de Renault, on voit que l’évolution du cours de Renault depuis 2015 se situe entre les bornes de prix 50 – 100 Euros, on peut voir en 2018 une cassure de l’oblique de long terme datant de 2012. Il s’en résulte un retour vers la borne basse des 50 Euros et un rebond sur celle-ci.

 

 

A propos du graphique journalier, on peut noter que le cours est sorti en cassant à la baisse le canal haussier datant de janvier 2019, comme on a pu le noter sur le graphe précèdent, le rebond récent sur la zone des 52 € pour rejoindre la moyenne mobile, nous conforte dans ce scenario d’aller-retour entre les bornes de résistance 52€ – 62€.

 

 

Tesla est un constructeur automobile de voitures électriques dont le siège social se situe à Palo Alto, en Californie, dans la Silicon Valley, aux États-Unis.

L’entreprise a été fondée en 2003 et tient son nom de l’inventeur Nikola Tesla. Elon Musk en est le dirigeant et personnage principal haut en couleurs. La mission de Tesla est « d’accélérer la transition mondiale vers un schéma énergétique durable ».

Le groupe s’est diversifié dans les solutions énergétiques sous la forme notamment de batteries stationnaires : powerwall pour le secteur résidentiel et powerpack pour le secteur industriel. En 2016, la fusion avec l’entreprise SolarCity ajoute à son portefeuille de produits les panneaux et tuiles photovoltaïques.

Depuis janvier 2019, le constructeur bâtit une usine en Chine où il assemblera des Model 3. Les précommandes pour les véhicules commencent déjà, a précisé Tesla sur son site internet. Il prévoit que ses livraisons en 2019 atteindront entre 360.000 et 400.000 véhicules, voire jusqu’à 500.000 en fonction de la montée en production de l’usine au quatrième trimestre.

Tesla a annoncé que ses voitures Model 3 assemblées en Chine seraient vendues à partir de 328.000 yuans (42.630 euros), soit 13% moins cher que celles qu’il importe actuellement dans le pays. Le constructeur américain de véhicules électriques entend ainsi doper ses ventes sur un marché chinois en croissance rapide sur ce segment.

La version haut de gamme de la Model 3 sera toujours importée des Etats-Unis.

Produire des voitures sur place aidera probablement Tesla à minimiser l’impact des droits de douane dans le contexte de la guerre commerciale sino-américaine, ce qui a contraint le groupe à ajuster les prix de ses voitures fabriquées aux Etats-Unis et vendues en Chine.

Tesla est en passe de dépasser au deuxième trimestre son record de 90.700 véhicules livrés sur les trois derniers mois de 2018, a déclaré son directeur général Elon Musk dans un courriel adressé au personnel.

Rappelons que Elon Musk, le PDG de Tesla, et le gendarme américain de la Bourse, la SEC, ont annoncé être parvenus à un accord pour solder le différend portant sur des accusations d’outrage lancées par le second contre le premier.

Cet accord, qui doit encore être approuvé par une juge new-yorkaise, prévoit que toutes les communications de M. Musk liées à Tesla quel qu’en soit le support, réseaux sociaux, communiqués de presse, conférences téléphoniques etc…. Soient désormais approuvées auparavant par un avocat expérimenté en affaires financières et réglementaires, selon des documents judiciaires.

Le bureau d’analyses américain Morgan Stanley souligne l’endettement accru du groupe et la demande qui est devenue de plus en plus dépendante de la Chine. La réduction de son objectif est principalement liée aux préoccupations concernant la demande chinoise de produits Tesla, a déclaré Morgan Stanley.

Tableau comparatifs grands constructeurs vs Tesla :

 

 

Le chiffre d’affaires du groupe est en forte augmentation sur les 3 dernières années. En 2017 avec 11,75 milliards de dollars il est en hausse de 67,98%, en 2018 le groupe poursuit son expansion avec un chiffre d’affaires en hausse de 82,50% à 21,46 milliards de dollars.

Malgré cette forte hausse, le groupe peine à dégager des bénéfices et reste largement déficitaire. En 2018, même si le résultat net est en hausse de 50,22% il est en perte de 976 millions de dollars, soit 4,54% de son chiffre d’affaires.


 

Sur le graphique hebdomadaire de Tesla, nous pouvons observer que les prix arrivent sur un support long terme. Le RSI atteint sa borne basse mais ne présente pas encore de survente. Le MACD évolue sous sa ligne d’équilibre. La tendance moyen terme est donc toujours baissière mais pourrait être sujet à une correction haussière court terme.

 


 

Sur le graphique journalier de Tesla, nous pouvons observer la réalisation d’un biseau baissier initié en décembre 2018. Les prix ont cassé ce biseau par le bas avant de faire un pull back sur la borne basse de la figure et après avoir atteint la zone de support identifiée sur le graphique hebdomadaire. Un scénario baissier est donc à privilégier avec un retour sur le support des 180$ dans un premier temps.

 

Conclusion

 

Malgré un environnement économique mondiale défavorable, l’industrie automobile parait tenir le cap, notamment avec les nouveaux espoirs pour le secteur, trouvant leurs sources dans les développements technologiques tels que l’électrique, l’hydrogène, les services de mobilités autonomes et sans émission, voitures avec chauffeurs, voiture en autopartage.

Il apparait donc de nouveaux biais de croissance, pour les constructeurs automobiles internationaux, Schumpeter présenterait ce phénomène de « destruction créatrice », c’est à dire la fin des ventes « classiques » qui n’ont plus d’espoir de performance économique, et la création de nouveaux mouvements d’innovations qui porterons le secteur vers la croissance.

Cette situation confèrera aux organisations porteuses de cette innovation un leadership voire un pouvoir de monopole temporaire sur le marché.

Les profits et la puissance des entreprises moins innovantes diminueront, les avantages concurrentiels traditionnels seront rendus obsolètes et les organisations qui en bénéficiaient précédemment seront surclassées et à terme menacées de déclin, voire de disparition.

Reste à savoir quel constructeur automobile en tirera les bénéfices dans un futur proche ?

Les marchés financiers seront à l’écoute et attentifs pour trancher sur la question…

 

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SPECIAL FOREX – Quelle conjoncture pour les devises ?

Le marché des devises, autrement appelé Forex (de l’anglais Foreign exchange), fait aujourd’hui face à de nombreuses incertitudes macroéconomiques et géopolitiques.

  1. Les négociations Chine – Etats-Unis

Alors que les négociations semblaient être sur le point de se terminer favorablement, avec de multiples déclarations optimistes des deux parties concernées ces dernières semaines, Donald Trump a tout remis en question en deux tweets publiés dimanche 5 mai dernier.

Rappelons que la semaine précédente, le camp américain avait évoqué la possibilité d’un accord commercial dès cette semaine. Cependant, ces rumeurs n’avaient pas trouvé échos dans le camp chinois, comme nous l’avons souligné en fin de semaine dernière…

La Chine a de son côté malgré tout confirmé la venue d’une délégation à Washington cette semaine pour poursuivre les discussions.

Il s’agira des premières négociations en face à face depuis celles organisées au niveau ministériel au début du mois à Washington.

Propriété intellectuelle, transferts forcés de technologies, piratage informatique, barrières non-tarifaires, agriculture, secteur des services et mécanisme d’application seront les thèmes abordés lors des discussions la semaine prochaine, a précisé la Maison Blanche.

Deux sources informées des discussions ont déclaré ce mois-ci que les négociateurs américains avaient revu leurs exigences à la baisse concernant la réduction des subventions de Pékin à l’industrie afin de parvenir à un accord commercial.

  1. Le Brexit


Le Parlement britannique reprend ses travaux après la trêve de Pâques.

Selon des médias britanniques, Theresa May devrait faire face à une nouvelle fronde dans les rangs de son Parti conservateur qui réclament sa démission.

D’après la BBC, les chefs de plus de 70 sections locales, ulcérés par sa gestion du Brexit, réclament la tenue d’une assemblée générale extraordinaire de la Convention nationale du parti pour débattre de son leadership.

« Nous n’avons plus le sentiment que Mme May est la personne adéquate pour continuer, en tant que Première ministre, à nous conduire dans ces négociations », écrivent-ils.

Un éventuel vote de censure dans le cadre de cette réunion extraordinaire ne serait pas contraignant, mais enverrait un nouveau signal sur la gravité des tensions et des déchirements au sein du Parti conservateur. En effet, en l’état des règles régissant le fonctionnement du parti, Theresa May, qui a écarté en décembre dernier par 200 voix contre 117 une tentative de destitution au sein du parti, est à l’abri d’une nouvelle tentative jusqu’à la mi-décembre 2019.

Au cours du week-end, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, s’est dit toujours inquiet que le Brexit puisse intervenir sans accord. « Personne ne sait comment le Brexit va se terminer. Cela créé une grande incertitude. Il y a toujours la crainte de voir un Brexit dur se produire, sans aucun accord ».

Après avoir repoussé une première fois la date du divorce, du 29 mars au 12 avril, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE ont convenu d’offrir à May un report « flexible » du Brexit, jusqu’au 31 octobre, avec possibilité de sortir dès qu’elle aura fait adopter l’accord de retrait par son Parlement (mais avec aussi la nécessité de devoir organiser des élections européennes le 23 mai prochain si la dirigeante conservatrice ne parvient pas à ses fins d’ici là).

Theresa May, qui a échoué par trois fois à faire voter le « Withdrawal Agreement » à la Chambre des communes, a engagé des discussions avec le Parti travailliste de Jeremy Corbyn.

  1. La Fed


La Fed ne relèvera plus les taux, une baisse jugée plus probable.

Le président américain, Donald Trump, a déclaré vendredi 3 mai que la Réserve fédérale avait fait une erreur en relevant ses taux d’intérêt et lui a reproché d’avoir pénalisé l’économie des Etats-Unis et les marchés financiers.

« Si la Fed n’avait pas relevé à tort les taux d’intérêt, spécialement alors qu’il y a très peu d’inflation, et si elle n’avait pas pratiqué un resserrement quantitatif avec un calendrier ridicule, le PIB à 3,0% et la Bourse se seraient beaucoup mieux portés et les marchés mondiaux seraient en bien meilleure situation», a-t-il écrit dans un message publié sur le réseau social Twitter.

La Fed a annoncé le 20 mars qu’elle ne prévoyait plus de relever ses taux cette année et qu’elle arrêterait en septembre de réduire son bilan.

La banque centrale a acheté en masse des obligations sur les marchés après la crise financière pour soutenir le crédit et l’économie mais elle a commencé à réduire progressivement son portefeuille de titres en 2017 dans le but de normaliser sa politique monétaire.

Dans une enquête menée par Reuters et publiée mi-mars, plus de 70% des réponses donnaient une hausse de taux cette année. Mais deux semaines plus tard, la même proportion prédisait une stabilité des taux ou au moins une baisse d’ici la fin 2020.

L’enquête réalisée auprès de plus de 100 économistes entre le 22 et le 24 avril confirme l’évolution des anticipations du marché, un nombre croissant des professionnels interrogés prédisant désormais une baisse de taux avant fin 2020.

La Fed « ne veut pas simplement que l’inflation remonte à 2%, elle veut qu’elle aille au-delà de 2% pendant un moment », estime Jim O’Sullivan, chef économiste de High Frequency Economics.

  1. Inversion de la courbe des taux américains

En matière de bons du Trésor américains, les marchés financiers surveillent plus particulièrement le rapport entre le rendement à 10 ans et le rendement à 3 mois, car les obligations ayant ces échéances sont les plus populaires.

Le taux de rendement des obligations américaines à court terme est plus élevé que celui à long terme. Une telle situation annonce habituellement une récession.

Ci-dessous le taux des obligations américaines par échéance.


(Données au 03/05/2019)

Nous observons aujourd’hui une accélération dans la hausse des taux court terme alors que la courbe des taux long terme à tendance à s’aplatir. Ce phénomène montre une volonté d’injecter de la liquidité à court terme sur les marchés.

« La courbe inversée c’est ce qui inquiète les investisseurs et c’est pourquoi ça vend », a dit Alan Lancz (Alan B. Lancz & Associates).  « C’est tout à fait un indicateur d’une économie qui ralentit et personne ne sait si ça ira jusqu’à la récession ; mais ça obligera le marché à faire une pause ». Le ralentissement de la croissance économique est devenu une donnée évidente à prendre en compte pour les investisseurs depuis la volte-face de la Réserve fédérale sur les taux et les médiocres statistiques manufacturières de l’Europe, des Etats-Unis et du Japon.

L’économie américaine est entrée dans la récession sept fois au cours des cinq dernières décennies et la courbe des rendements s’est toujours inversée, à une exception près. La raison pour laquelle l’inversion de la courbe des taux est un facteur déterminant pour les récessions tient au fait que, lorsque les taux à court terme dépassent les taux à long terme, les investisseurs s’inquiètent des perspectives économiques à court terme et souhaitent obtenir une compensation accrue pour avoir bloqué leur argent pendant cette période.

A long terme, les conséquences historiques d’une inversion de la courbe des rendements sont cohérentes avec les mises en garde de la Fed et de la BCE concernant un ralentissement de la croissance. Il y a de très bonnes chances qu’une récession survienne en 2020 ou 2021.

La dernière fois que le taux à 3 mois a dépassé le taux à 10 ans remonte à 2008 et c’était juste avant que l’indice du dollar ne prenne de la hauteur avec son aversion pour le risque. Avant cela, en 2006, le dollar avait chuté lors de l’inversion initiale mais s’était rapidement redressé. Il en a été de même en 2000, l’indice du dollar a consolidé puis a augmenté.

Bien qu’une inversion de la courbe des taux puisse réellement aider le dollar, à court terme, l’accent sera mis sur la politique monétaire de la Fed et sur le point de savoir si l’économie ralentit suffisamment pour justifier la décision de la banque centrale de réduire ses prévisions de taux à zéro pour le reste de l’année. La rapidité de la chute du billet vert dépendra des prochains rapports sur les ventes au détail, l’ISM et les salaires non agricoles. Si les dépenses, l’activité économique et la croissance de l’emploi sont faibles, l’USD étendra rapidement sa baisse. Toutefois, si ces rapports s’amélioraient par rapport au mois précédent, nous pourrions assister à un rallye de soulagement.

EUR/USD


Sur ce graphique mensuel nous observons que l’EUR/USD évolue dans un canal baissier long terme. Les prix subissent un fort mouvement baissier en janvier 2015 ce qui leur permet de franchir leur moyenne mobile 200 périodes. Après un mouvement latéral entre 2015 et 2017, les prix ont atteint la borne haute de leur canal en février 2018 offrant ainsi un pullback sur la moyenne mobile 200 périodes qui correspond à l’ancienne zone de support importante devenue résistance (overlap). Aujourd’hui les prix sont venus chercher la zone haute de l’ancien mouvement latéral faisant office de support majeur c’est-à-dire les 1,12 USD.

 

Sur ce graphique hebdomadaire, on identifie trois zones de prix importantes, à savoir le niveau des 1,15 USD qui correspond à une ancienne zone de résistance importante et qui faisait office de support avant d’être rompue en janvier 2019. Les prix, de nouveau sous leur moyenne mobile 200 périodes journalières, semblent se diriger vers la prochaine zone de prix à savoir les 1,08 USD. Cette zone correspond à un ancien support, si elle est franchie à la baisse alors nous pourrons envisager de retourner sur les points bas de décembre 2016 soit 1,05 USD.


Sur ce graphique journalier, nous pouvons observer plusieurs signes favorables à la baisse. Le mouvement latéral des prix initié en novembre 2018 à été franchi par le bas en mars 2019. Un pullback est effectué sur la borne basse du rectangle en avril 2019 qui correspond à la borne haute d’un canal baissier. Les prix ont créé une zone de support importante sur les ,12 USD, zone que nous sommes sur le point de traverser. Le chandelier en haute vague du 1er mai nous offre un potentiel signal de vente. Les prix sont bloqués par la moyenne mobile journalière 30 périodes ainsi que par la borne haute de notre canal baissier.

USD/JPY


Sur ce graphique hebdomadaire de l’USD/JPY, nous pouvons observer un triangle moyen terme initié en juin 2015. Les prix en sont sortis par le haut en juillet 2018. Cependant voyez comme ils ont créé une forte zone de résistance sur les 115 JPY. Par ailleurs la moyenne mobile 200 périodes bloquent la hausse des prix. Pour le moment un scénario baissier est à envisager tant que les prix ne dépassent pas leur moyenne mobile 200 périodes ainsi que la zone de résistance à 115JPY.

 

EUR/GBP

 

Sur le graphique hebdomadaire du l’EUR/GBP nous identifions deux zones de prix importantes. Une borne haute, sur les 0,90 GBP et une borne basse sur les 0,8350 GBP. Il convient donc d’acheter sur la borne basse et de vendre sur la borne haute. En cas de cassure de l’une des deux bornes alors il faudra jouer le sens de la cassure avec comme objectif l’amplitude de ce trading range soit 650 pips.

Conclusion :

Nous dirons que le marché des devises est soumis à un certain nombre de facteurs important et encore très incertains. Actuellement chez DT Expert nous avons donc un scénario baissier en cours sur l’EUR/USD, un scénario de trading range en cours sur l’EUR/GBP et nous sommes en attente de la validation d’un de nos scénario (baissier/haussier) sur l’USD/JPY.

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SPECIAL MATIERES PREMIERES – PETROLE : LA RUEE VERS L’OR NOIR

Depuis fin décembre 2018, le pétrole a entamé un mouvement haussier correctif en réponse à la forte baisse qu’il à connu en octobre 2018.

Le pétrole est cependant fortement influencé par un certain nombre d’externalités géopolitiques notamment liées à la politique étrangère des Etats-Unis.

 

Rappel sur le dossier Vénézuélien.

Visant le régime du président vénézuélien, Nicolas Maduro, les Etats-Unis instaurent des sanctions à l’encontre du pétrole vénézuélien. En effet, le 28 janvier dernier, l’administration Trump a interdit aux compagnies américaines de payer pour du pétrole vénézuélien tant que le nouveau gouvernement formé par l’opposant Juan Guaido, qui s’est auto-proclamé président, ne sera pas en mesure de recevoir les fonds.

Les exportations de pétrole du Venezuela ont chuté de 40% pendant le premier mois qui a suivi l’instauration de ces sanctions, selon des données de la compagnie pétrolière nationale PDVSA et de Refinitiv Eikon.

Depuis le 28 janvier, environ 70% des livraisons de pétrole du Venezuela ont été dirigées vers les clients asiatiques. L’Inde est ainsi devenue leur premier débouché, devant Singapour et la Chine.
L’Europe, qui importait une quantité marginale de pétrole vénézuélien avant les sanctions, a porté sa part à 15%, devant les États-Unis avec 11%.

« PDVSA et la nation tout entière ont été la cible d’une attaque brutale du gouvernement américain visant à nuire aux finances et aux opérations de la compagnie », a accusé Manuel Quevedo, le ministre vénézuélien du Pétrole, lors d’une conférence en Arabie Saoudite.

 

L’Opep s’interroge.

Les pays membres de l’Opep et dix Etats alliés ont assuré vouloir attendre fin juin pour décider d’une éventuelle prolongation de l’accord d’encadrement de la production de pétrole. Les mesures actuelles de limitation de la production, dans cette alliance informelle entre l’Opep et dix autres pays producteurs baptisée « Opep+ », sont valides jusqu’en juin et ont été renforcées en décembre. Les pays de l’alliance se sont engagés à réduire leur production de 1,2 million de barils par jour afin de soutenir les prix du brut. Donald Trump a toutefois appelé l’Opep à prendre des mesures pour baisser les prix. « Les prix du pétrole montent trop. L’Opep, s’il vous plaît (…) gardez votre calme », a-t-il tweatté fin février, provoquant une brusque baisse des cours. 

 

Du côté de l’analyse technique :

 

Sur le graphique weekly du Brent, nous pouvons tracer une droite de tendance haussière prenant départ en janvier 2016. Cette droite connait ce qui semble être une fausse cassure en décembre 2018. Nous pouvons noter comment les prix sont venu chercher le dernier niveau de retracement Fibonacci de cette tendance haussière. De plus, à ce moment, le RSI nous offrait une divergence haussière confirmant ainsi l’hypothèse d’un rebond.

Le sous-jacent devrait donc poursuivre son mouvement au moins jusqu’à son prochain niveau à savoir 71 $. Si celui est dépassé à la hausse alors nous pourrons envisager une reprise de la tendance haussière de base.

Comme vous pouvez le constater le MACD semble confirmer un signal haussier.

 

 

Sur le graphique daily du Brent, le pétrole effectue une figure de V bottom s’appuyant sur le niveau de retracement que nous avons identifié ci-dessus en weekly. Comme vous pouvez le constater, les prix ont évolué dans un mouvement de consolidation latérale sur le mois de janvier 2019. Ce mouvement à été rompu en février avec la sortie par le haut de ce trading range. Ainsi nous pouvons faire une hypothèse de hausse jusqu’au prochain niveau de résistance à savoir les [70$ ; 71$]. Si ce niveau est enfoncé à la hausse, le prochain seuil est celui des 80$.

Au contraire si les prix échouent sur la résistance, alors nous pourrons dans un premier temps envisager un retour sur la zone de consolidation que le prix a effectué.

 

 

Total est une entreprise pétrolière et gazière française privée, qui fait partie des « supermajors », c’est-à-dire des six plus grosses entreprises du secteur à l’échelle mondiale, avec ExxonMobil, Royal Dutch Shell, Chevron, BP et ConocoPhillips. Fondée en 1924 par Ernest Mercier sous le nom de « Compagnie française des pétroles », son siège social se situe depuis les années 1980 dans le quartier d’affaires de la Défense.

C’est la 1ère entreprise française en termes de chiffre d’affaires, la 5ème entreprise d’Europe et la 24ème entreprise mondiale.

Ses activités couvrent l’ensemble de la chaîne de production, de l’extraction du pétrole brut et du gaz naturel à la création d’énergie, cela incluant notamment les activités de raffinage et de distribution commerciale.

Total est une société qui intervient également dans les secteurs de l’énergie bas-carbone et de la production d’électricité.

Le groupe est présent dans plus de 130 pays et compte plus de 100.000 salariés dont plus de 30% en France.

Le 14 juin 2016, Total annonce l’acquisition de Lampiris, troisième fournisseur du marché résidentiel belge de gaz naturel et d’électricité verte, pour se développer dans la distribution du gaz et de l’électricité.

À fin 2017, Total lance en France la marque Total Spring, nouveau nom de Lampiris, fournisseur de gaz naturel et d’électricité verte sur le marché des particuliers.

En avril 2018, Total annonce l’achat de 74% de Direct Énergie, fournisseur et producteur français privé d’électricité et de gaz, auprès des principaux actionnaires, pour 1,4 milliard d’euros.

 

Exploration-production

Cette branche est chargée des activités d’exploration et de production de pétrole et de gaz naturel dans plus de 50 pays. Les activités gazières de Total incluent la production, transport, stockage, gestion de centrales électriques et approvisionnement de la plupart des grands consommateurs industriels.

La demande mondiale d’énergie devrait augmenter de 30% d’ici 2040, prévoit l’AIE qui précise que le pétrole et le gaz continueront d’être des ressources indispensables pour y répondre. Les experts estiment que la consommation de gaz dans les prochaines années devrait croître plus rapidement que celle des autres énergies fossiles.

23 grands projets et gisements majeurs sont prévus d’entrer en production entre 2015 et 2020, au Canada, en Russie, ou encore en Australie.

 

Gas, Renewables & Power

En avril 2016, Total annonce une nouvelle branche d’activité : « Gas, Renewables & Power » dans une optique de développement des énergies renouvelables.

Cette orientation se manifeste par l’achat de plusieurs entreprises en 2016. Total se montre intéressé par les secteurs liés aux énergies nouvelles : le solaire et les biotechnologies.

Le solaire pourrait être la première source d’électricité de la planète à l’horizon 2050 selon l’Agence internationale de l’énergie. Total est ainsi propriétaire de plusieurs firmes produisant des panneaux solaires comme Tenesolou encore Sunpower.

 

Négoce et transport

L’activité de transport permet l’approvisionnement du raffinage en pétrole brut et le transport des produits raffinés vers les lieux de consommation.

 

Marketing et services

Cette branche est chargée du développement des activités de distribution de produits pétroliers et des services aux particuliers et aux professionnels dans les secteurs de la mobilité, de l’habitat et de l’industrie.

Total annonce un réseau mondial de 16.461 stations-service en 2016 et environ 4 millions de clients par jour. Le groupe est le premier distributeur sur le continent africain. 

 

Recherche et développement

Total dispose de 18 centres de recherche internes adossés aux branches opérationnelles du groupe dans lesquels travaillent 4 900 ingénieurs et techniciens.

En 2015, Total a investi un milliard de dollars dans la recherche et développement et ce sont 7,4 milliards de dollars d’investissements en R&D qui ont été prévus entre 2015 et 2019 dont 25% consacrés aux cleantechs et problématiques environnementales. Innovant, plus de 200 demandes de brevets ont été déposées par Total en 2016.

Le groupe publie des résultats solides en 2018, le chiffre d’affaires est en hausse de 22,03% à 209 milliards d’euros.

Le résultat net est également en forte hausse, +32,62% à 11,44 milliards d’euros.

L’Ebitda monte de 7,26% à 31 milliards d’euros.

Notons que le PER de l’entreprise se rétracte, 12,5 en 2018 contre 16,5 en 2017, par ailleurs les prévisions pour 2019 sont également inférieures tablant sur un PER de 10,5.

Depuis le début de l’année, le Brent a évolué autour de 60 dollars le baril, dans un contexte de demande et d’offre proche du plus haut niveau historique.

Dans un environnement volatil, le Groupe poursuit sa stratégie de croissance intégrée dans les chaînes de valeur pétrole, gaz et électricité bas carbone. Il maintient la discipline sur les dépenses pour réduire son point mort afin de rester rentable quel que soit l’environnement.

Dans ce contexte, Total poursuivra la mise en œuvre de sa politique de retour à l’actionnaire annoncée en février 2018 et augmentera en 2019 le dividende de 3,1% en ligne avec l’objectif d’augmentation de 10% sur la période 2018-20.

 

Total met un terme à ses opérations de forage en Guyane

L’arrêté du préfet du 22 octobre 2018 permettait d’effectuer cinq forages. Mais pour que Total poursuive ses recherches, il fallait que le premier soit concluant.

En décembre, la multinationale française a lancé les travaux d’un puits d’exploration sous 2.000 mètres d’eau, pour creuser 5.800 mètres dans le sous-sol océanique, dans une zone inexplorée. « Nous avons terminé nos opérations en début de semaine, les résultats sont négatifs, nous n’avons pas trouvé d’hydrocarbures », a annoncé, mercredi 28 février, Olivier Wattez, directeur général de Total Exploration et Production Guyane française.

« Les résultats obtenus ne permettent pas de confirmer le potentiel pétrolier de la zone. Total va donc rendre le permis », a indiqué au Monde un porte-parole de la multinationale.

En septembre 2017, ce permis avait été prolongé jusqu’au 1er juin 2019 par Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire.

 

Du côté de l’analyse technique :

Sur le graphique weekly de Total, nous pouvons tracer une droite de tendance haussière long terme. Les prix ont rebondi sur cette droite en janvier 2019 ce qui leur à permit d’entamer un fort mouvement haussier. Ainsi, le sous-jacent à dépasser un niveau de résistance clef, les 49 euros. La prochaine résistance à noter est le niveau des 54 euros correspondant au sommet de juin 2014.

Le MACD donne un signal favorable à la hausse, il n’y a donc plus d’obstacle aux prix sur ce graphique weekly, notons que le RSI évolue aux alentours de sa zone d’équilibre et ne semble pas être surchargé pour le moment.

 

 

Sur ce graphique journalier, nous pouvons observer la force du mouvement entamer depuis l’impulsion du 2 janvier 2019, les prix ont dépassés leur moyenne mobile 200 périodes. Le RSI est entré en zone de surachat et pourrait être le signe d’un début de correction qui devra être confirmé par le MACD. Un pullback sur la résistance des 49 euros, ce qui correspondrait à un retracement de 50% du dernier mouvement pourrait être un point d’entré intéressant dans une optique haussière de moyen terme.

 

 

Conclusion :

Nous dirons qu’aujourd’hui Total présente des fondamentaux solides et semble profiter de la hausse des cours du baril de pétrole. Une tendance haussière semble se confirmer pour le groupe qui reste assujetti aux évènements géopolitiques qui auront des incidences sur les cours de l’or noir. Ainsi il sera intéressant de chercher des points d’entrée à la hausse tant que la dynamique en cours n’est pas remise en question. Il faudra rester vigilent aux prochains événements comme le prochain rassemblement de l’Opep ou encore l’avancée du dossier entre les Etats-Unis et le Venezuela.

 

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Alstom est une société anonyme basée en France, spécialisée dans le secteur des transports, principalement ferroviaires (trains, tramways et métros).

 

A l’origine la société s’appelait Als-Thom, puis Alsthom, avant de devenir Alstom.

 

La société Als-Thom (contraction d’Alsace et de Thomson) est née en 1928 de la fusion entre :

 

Thomson-Houston, société franco-américaine spécialisée dans les équipements de traction électrique.

 

Une partie de la SACM (Société Alsacienne de Constructions Mécaniques), spécialisée dans la construction de locomotives.

 

Depuis 2001, date de sa séparation avec Alcatel, le groupe Alstom s’est recentré sur ses deux principaux secteurs d’activité : le transport et l’énergie. Fin juin 2006, le groupe Bouygues a repris la part de l’Etat français. Il est ainsi devenu le principal actionnaire d’Alstom.

 

Le groupe Alstom est divisé en quatre secteurs :

 

Thermal Power, spécialisé dans la construction d’infrastructures pour les énergies thermiques (nucléaire, gaz, charbon).

Renewable Power, spécialisé dans les énergies renouvelables (hydroélectricité, éolien, solaire et géothermie).

Alstom Transport, spécialisé dans les équipements et services de transport ferroviaire.

Alstom Grid, spécialisé dans les solutions de transmission d’électricité.

Les équipements et services de production d’énergie représentent 49% de son chiffre d’affaires et le transport ferroviaire 30% du chiffre d’affaires.

 

Le groupe est leader mondial dans de nombreux domaines :

 

• les centrales électriques clés en main ;

• les turbines et alternateurs hydroélectriques ;

• le service pour les sociétés d’électricité ;

• les systèmes antipollution pour les centrales électriques, notamment à charbon ;

• les TGV et les trains pendulaires ;

• les trains de banlieue et régionaux ;

• les tramways (notamment la gamme Citadis) ;

• les services, la signalisation et les systèmes ferroviaires.

 

La société est connue pour avoir livré le tout premier TGV en 1978 et pour avoir contribué au record mondial de vitesse sur rail à 574,8 km/h le 3 avril 2007.

 

Alstom présente des résultats financiers solides, en 2018 :

 

Le chiffre d’affaires table à 7,95 milliards d’euros, soit une augmentation de 8,82% par rapport à l’exercice précèdent. 

 

Le résultat net de l’entreprise suit la même tendance avec une forte hausse de 64,35% en 2018 par rapport à 2017. Celui-ci s’établie à 475 millions d’euros.

 

L’Ebitda est quant à lui en léger recul par rapport à 2017, fixé à 542 millions d’euros il présente une baisse de 6,23%.

 

Le BNPA connait une forte augmentation de 62,3% à 2,11 euros contre 1,30 euros en 2017.

 

Alstom présente un PER de 17,40 en 2018 contre un PER sectoriel de 21,27.

 

Nous pouvons noter une forte poursuite de la dynamique commerciale avec un nouveau record du carnet de commandes à 40 milliards d’euros sur les neuf premiers mois de 2018/19, un chiffre d’affaires de 6,0 milliards d’euros, en croissance de 16%.

 

« Alstom a continué à réaliser une forte performance commerciale ce trimestre avec un nouveau record du carnet de commandes, avec notamment l’attribution du contrat de maintenance du Métro de Riyad. Le chiffre d’affaires a été pleinement en ligne avec nos objectifs qui sont confirmés. Le Groupe a franchi des étapes importantes ce trimestre comme la livraison du premier métro de Dubaï, de la dernière rame du métro de Sydney et du premier train produit dans notre usine d’Afrique du Sud récemment inaugurée, » a déclaré Henri Poupart-Lafarge, Président Directeur Général d’Alstom.

 

 

 

ALSTOM -SIEMENS

Comme tous les industriels du ferroviaire, Alstom et Siemens se tournaient autour depuis des années en étudiant la possibilité de s’unir pour créer un champion européen de la mobilité.

 

Aujourd’hui, Siemens et Alstom ont signé un protocole d’accord pour combiner les activités mobilité de Siemens avec Alstom. La transaction réunit deux acteurs innovants du marché ferroviaire au sein d’une entité qui offrira de la valeur pour les clients et un potentiel opérationnel unique. Les deux segments sont largement complémentaires en termes d’activités et de présence géographique.

 

« Cette fusion franco-allemande entre égaux envoie un signal fort à bien des égards. Nous mettons l’Europe en œuvre et ensemble avec nos amis d’Alstom, nous créons un nouveau champion européen dans l’industrie ferroviaire pour le long terme. Ceci permettra d’offrir à nos clients dans le monde entier un portefeuille de produits plus innovants et plus compétitifs », a déclaré Joe Kaeser, Président Directeur Général de Siemens AG.

 

« Le marché mondial a changé de manière significative au cours de ces dernières années. Un acteur dominant en Asie a modifié la dynamique du marché mondial et la digitalisation impactera l’avenir de la mobilité. Ensemble, nous pouvons offrir un choix plus large […] pour nos clients, nos salariés et nos actionnaires d’une manière responsable et durable », a ajouté Joe Kaeser.

 

La nouvelle entité bénéficiera d’un carnet de commandes de 61,2 milliards d’euros, un chiffre d’affaires de 15,3 milliards d’euros, un résultat d’exploitation ajusté de 1,2 milliard d’euros et une marge d’exploitation ajustée de 8,0%, sur la base d’informations extraites des derniers états financiers d’Alstom et de Siemens. 

 

Le rapprochement de Siemens et Alstom devrait produire des synergies importantes au plus tard quatre ans après la réalisation de l’opération. Au total, la nouvelle entité regroupera 62 300 salariés dans plus de 60 pays.

 

La transaction prévue est unanimement soutenue par le Conseil d’administration d’Alstom et par le Conseil de surveillance de Siemens. Bouygues soutient pleinement l’opération et votera en faveur de l’opération au conseil d’administration d’Alstom et à l’Assemblée Générale.

 

La Commission européenne a rejeté mercredi 06 février 2019 le projet de fusion entre Alstom et Siemens, censé créer un champion européen du ferroviaire avec le soutien de Paris et Berlin face à la concurrence internationale, notamment chinoise.

 

« La Commission a interdit la concentration parce que les parties n’étaient pas disposées à remédier aux importants problèmes de concurrence que nous avons relevés », a déclaré la commissaire à la Concurrence, Margrethe Vestager.

 

Du côté de l’analyse technique :

 

 

Sur ce graphique weekly nous pouvons tracer un canal haussier qui à été cassé par le bas en octobre 2018. Les prix ont été chercher le deuxième retracement Fibonacci, les 38,20%. Nous pouvons noter un léger rebond sur ce niveau. Il sera intéressant de voir si les prix tiennent les niveaux des 23,60% Fibonacci auquel cas le titre pourrait reprendre sa tendance de base, haussière. Au contraire si ce niveau est refranchi à la baisse alors nous pourrons envisager de viser les prochains niveaux de support.

 

Notons que la MACD donne un potentiel signal d’achat, il faudra surveiller les prochaines clôtures weekly afin de voir si le signal est validé.

 

 

Sur ce graphique daily nous pouvons tracer une droite de tendance baissière qui fait obstacle au prix. Notons également la moyenne mobile 200 périodes qui viens coiffer les prix. Si l’actif passe sous sa première zone de support noté par le rectangle, alors nous pourrons envisager de viser la deuxième zone de support, sur les 33. En revanche si les prix traversent à la hausse la moyenne mobile ainsi que la droite de tendance baissière, nous pourrons y voir une reprise de la tendance haussière de base et s’attendre à un retour sur les plus haut à savoir 41,50€.

 

 

 

SIEMENS :

 


 

Sur le graphique weekly de Siemens, nous pouvons tracer une droite de tendance haussière long terme, ainsi qu’un overlap sur la zone des 100€.

 

Sur le plus court terme, les prix évoluent dans un canal baissier prenant départ en 2017.

 

Nous dirons que le sous-jacent a franchi l’overlap à la baisse pour venir chercher sa droite de tendance.

 

Deux scénarios se démarquent, le premier est un scénario haussier, si la droite de tendance est confirmée alors nous avons de grande chance de repasser au-dessus de l’overlap et ainsi allez chercher la moyenne mobile 200 voir le haut du canal. A l’inverse, si la droite de tendance est franchie à la baisse de manière significative, un signal de vente sera donné.

 

 

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Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

 

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Réalisé par Julien Leroy, avec l’aide de Marc Dagher.

SPECIAL ACTIONS -TELECOMS : Simple comme un coup de fil !

Orange est le premier opérateur mobile en France avec près de 35% de part de marché et possède des fondamentaux solides.

Le chiffre d’affaires total du groupe s’établit à 41,1 milliards d’euros en 2017 contre 40,9 milliards en 2016, soit une hausse de +0,48%.

Le résultat net courant représente 2,14 milliards d’euros en 2017 contre 2,9 milliards d’euros en 2016, soit un déclin significatif de 26%. Rappelons tout de même qu’en 2016, Orange bénéficiait d’un résultat exceptionnellement haut grâce à la cession de ses activités britanniques avec la vente de EE (Everything Everywhere).

L’EBITDA représente 5,6 milliards d’euros en 2017 contre 4,1 milliards d’euros en 2016, soit une avancée de 36%.

Pour finir, le BNA (Bénéfice Net par Action) représente 0,62 euro en 2017 contre 1,04 euro en 2016, soit une chute de près de 40%. Cette forte différence apparait toujours en raison de la cession d’actif l’année dernière.

Les estimations pour 2018 semblent plutôt haussières. Les analystes prévoient un chiffre d’affaires et un résultat d’exploitation plutôt stable, cependant une hausse de 25% sur le résultat net par rapport à l’exercice 2017 est attendue. Orange publiera ses résultats le 21 février 2019.

Par ailleurs, Orange Bank est créé en novembre 2017 et semble pour le moment se présenter comme un échec. Sur la seule année 2017, Orange Bank a généré une perte de 94 millions d’euros, à laquelle s’est ajoutée une perte de 92 millions d’euros sur les 9 premiers mois de 2018. Un an après son lancement, Orange Bank cumule donc une perte de plus de 186 millions d’euros, pour l’instant épongée par le groupe Orange.

Comme les autres banques en ligne, l’opérateur déploie des opérations marketing coûteuses pour démarcher sa clientèle. La prime de bienvenue de 80€ à 160€ accordée à chaque client représente un gouffre financier, mais c’est un élément marketing indispensable face aux autres banques en ligne. Le groupe supporte également d’importants coûts de développement technique. Paul de Leusse, directeur général d’Orange Bank, affirme que le retour à l’équilibre ne se fera qu’à partir de… 2023.

Pour finir nous dirons que le groupe possède le PER le plus intéressant du secteur à savoir 19,27 de moyenne sur les 3 dernières années contre 20,53 pour Bouygues et 32,36 pour Iliad.

Du côté de l’analyse technique :

Sur ce graphique weekly, le titre Orange évolue dans un triangle descendant de long terme. L’ellipse matérialise une cassure à la hausse qui sera finalement invalidée par un avalement avec le chandelier suivant.

Comme nous pouvons le constater, les prix sont ramenés sur la borne basse de la figure chartiste.

Deux scénarios s’offrent à nous :
– Rebond sur la zone de support.
– Sortie de triangle par le bas.

 

Le groupe Bouygues voit son chiffre d’affaires en hausse sur l’année 2017 : 32,9 milliards d’euros contre 31,7 en 2016 soit une augmentation de 3,78%.

Son résultat net est en forte hausse sur les trois dernières années, +81,52% en 2016 par rapport à 2015 et +48,22% en 2017 par rapport à 2016. Par ailleurs les estimations pour 2018 sur son chiffre d’affaires sont également haussières avec une hausse attendue de 5%. Une stabilité sur le résultat net est attendue.

L’EBITDA du groupe est lui aussi en augmentation avec une variation de +16,5% en 2017 soit 2,9 milliards d’euros.

Sur la partie télécom, le chiffre d’affaires de Bouygues s’établit à 3,9 milliards d’euros sur les neuf premiers mois de 2018, soit une hausse de +6,5% sur un an. De même, le chiffre d’affaires Services progresse de 5% à 3,1 milliards d’euros, dans un marché à forte intensité concurrentielle. Cette croissance traduit notamment l’impact positif du lancement de nouvelles gammes d’offres Fixe et Mobile au deuxième trimestre 2018.

En effet, sur le mobile, Bouygues Telecom enregistre une augmentation de sa clientèle de 475.000 clients, tablant à 15,764 millions de clients sur son parc Mobile. L’opérateur affiche de bons résultats sur la qualité de services dans les zones rurales. Bouygues Telecom annonce avoir dépassé les 87% de couverture par le réseau partagé avec SFR tandis que la couverture 4G atteint 98% de la population, avec un objectif de 99% d’ici la fin de l’année.

Selon l’enquête 2018 de l’Arcep, Bouygues Telecom est ressorti numéro 1 en zone rurale pour les services voix, SMS et data, et numéro 2 en moyenne sur la qualité de son réseau Mobile et de sa couverture sur l’ensemble de la France.

Pour le Fixe, Bouygues Telecom a gagné 162.000 clients sur les neuf premiers mois de l’année, pour un parc Fixe total de 3,6 millions de clients à fin septembre 2018.

Du côté de l’analyse technique :

Sur ce graphique monthly, nous pouvons observer une ETEI (Epaule Tête Epaule Inversée), dont la ligne de cou est matérialisée par le rectangle jaune. Cette figure a été validée dans un premier temps et fais l’objet d’un pullback.

Les prix n’ayant pas clôturés sous la seconde épaule, le scénario de base n’est pas invalidé. Par ailleurs une droite de tendance haussière vient soutenir les prix en testant un quatrième point de contact.


Sur ce graphique daily, les prix testent la droite de tendance mensuelle après avoir rompu différents niveaux de support (rectangles jaunes).
Nous pouvons tracer un petit canal baissier qui pourrais potentiellement nous aider à déterminer le scénario le plus probable pour jouer notre droite de tendance mensuelle.

– Une sortie par le haut pourrait nous donner l’opportunité de rentrer Long et donc de jouer notre tendance haussière ainsi que potentiellement l’ETI en cours.

– Au contraire une sortie par le bas pourrait remettre en cause la validité de notre droite et ainsi nous donner un signal de vente nous permettant de viser le prochain support.

 

Altice, maison-mère de SFR, présente un chiffre d’affaires en hausse de 13,22% sur l’année 2017 atteignant les 23,5 milliards d’euros contre 20,75 milliards en 2016.

Le groupe est déficitaire avec un résultat net de -546 millions d’euros contre un déficit de 1,5 milliards d’euros en 2016. Les résultats peinent malgré des cessions en 2018 comme la vente de 49,9% de SFR FTTH, la structure hébergeant le réseau de fibre de SFR hors des grandes villes.

Altice se présente comme le leader sur les infrastructures en fibres optiques devant Orange.
SFR, deuxième opérateur français, a vu sa base de clients progresser sur le fixe comme sur le mobile pour la première fois depuis son rachat par Altice, en 2014. Rappelons qu’en 2018, à la suite d’une situation financière délicate pour le groupe, Altice annonce la scission de sa branche américaine.

Altice NV chute à la Bourse d’Amsterdam après cette scission qui aura pour conséquence le retrait du titre des indices standards MSCI.

Avec la création de deux entités distinctes, Altice espère gagner en simplicité et répondre ainsi à la demande de certains investisseurs, selon ses dirigeants.

« Nous avons deux activités distinctes dans deux régions géographiques différentes (…) Nous espérons que la clarté et la simplicité de la structure vont aider nos actionnaires à soutenir par la suite les initiatives » engagées, a souligné le directeur général d’Altice USA, Dexter Goei, lors d’une conférence téléphonique.

En séparant les activités américaines du reste du groupe, Patrick Drahi ventile la dette importante du groupe, 50 milliards d’euros, entre les deux nouvelles entités, et s’offre ainsi la possibilité de poursuivre sa politique d’acquisitions aux Etats-Unis où le groupe est actuellement numéro 4.
Son objectif est d’être numéro un ou deux sur chacun de ses marchés.

« Les ambitions sur le marché américain ne doivent pas être influencées par les résultats européens, et vice versa d’ailleurs. »

Désormais, le redressement de la situation de SFR en France ne devra plus être regardé via le prisme de la dette globale du groupe, ni d’une augmentation de cette dernière en cas de nouvelle acquisition côté américain.

Du côté de l’analyse technique :


Difficile de faire une analyse technique sur Altice, le titre étant côté depuis 2014 seulement. Nous pouvons tracer une droite de tendance moyen terme avec trois points de contact. L’approche fondamentale sera privilégiée pour intervenir sur ce titre. Nous pouvons potentiellement jouer un rebond du titre aux alentours des 1,60€.

Le groupe Iliad, maison-mère de l’opérateur Free, est l’un des principaux opérateurs de communications en France et en Italie avec plus de 22 millions d’abonnés.

Celui-ci présente des résultats plutôt stables, en légère hausse sur 2017.

Dans un contexte très concurrentiel, Iliad a enregistré une performance commerciale décevante au 1er semestre 2018. En juin 2018, le Groupe a initié une nouvelle approche commerciale pour redynamiser sa croissance, reposant notamment sur une série de mesures commerciales accompagnée d’une politique promotionnelle mieux adaptée.

Le Chiffre d’affaires s’établi à 4,98 milliards d’euros soit une hausse de 5% par rapport à 2016.

Le résultat net courant représente 405 millions d’euros en 2017 contre 401 millions d’euros en 2016.

L’EBITDA augmente de +6% en 2017, par rapport à l’exercice précédent, le portant ainsi à 1,78 milliards d’euros.

Pour finir, le BNA (Bénéfice Net par Action) représente 6,59 euros en 2017 contre 6,67 euros en 2016, soit un léger recul de 1%.

Les estimations pour 2018 semblent également stables, avec une prévision du chiffre d’affaires similaire à celui de 2017, un léger recul est attendu sur le résultat d’exploitation ainsi que sur le résultat net. Le groupe présentera ses résultats annuels pour 2018, le 13 mars 2019.

Le groupe annonce que le 3ème trimestre 2018 est marqué par les premiers effets positifs de la nouvelle approche commerciale initiée par le groupe en juin dernier. Les dirigeants sont confiants sur leur stratégie et anticipent un nouveau cycle de croissance. L’objectif en termes de part de marché est fixé à 25% sur le long terme.

Parallèlement, l’opérateur continue des investissements ambitieux concentrés sur le déploiement de réseau à très haut débit, à la fois fixe et mobile, dans l’optique de renforcer son indépendance et d’améliorer sa marge opérationnelle. Sa structure financière lui permet ces investissements, le groupe a clôturé le 1er semestre 2018 avec une trésorerie disponible de 897 millions d’euros soit 5 fois plus que sur l’exercice précédent, son ratio d’endettement se porte à 0,9.

La branche Italienne lancée en mi-2018, contribue à la croissance du chiffre d’affaires du groupe. Celle-ci affiche une performance opérationnelle puissante avec plus de 2,23 millions d’abonnés en 4 mois.

Du côté de l’analyse technique :


Sur ce graphique weekly, les prix ont franchi à la baisse une zone de support, correspondant aux 130€, après un petit pull back ils semblent reprendre la tendance de base à savoir baissière. Nous aurions pu rentrer en position short, sur la configuration baissière mise en évidence par l’ellipse.

Sur ce graphique daily, les prix ont franchi à la baisse une ancienne zone de résistance, correspondant aux 110€, il est probable que les prix viennent chercher une zone de support sur les 95€. Il faudra être attentif au RSI (14) qui risque d’entrer en zone de survente. Une position Longue sera envisageable sur le support.

 

Licence 5G :

La cinquième génération de communications mobiles (5G) se présente comme une génération de rupture qui ouvre de nouvelles perspectives.

La 5G doit permettre un saut de performance en termes de débit (qui doit être multiplié par 10), de délai de transmission (qui doit être divisé par 10) et de fiabilité de la communication.

Elle devrait être un véritable catalyseur pour la digitalisation de la société, en facilitant le développement de nouveaux usages : réalité virtuelle, véhicule autonome et connecté, ville intelligente (contrôle du trafic routier, optimisation énergétique), industrie du futur (pilotage à distance des outils industriels, connectivité des machines).

En France, l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) a un rôle crucial pour préparer le déploiement de la 5G. En 2017, elle a délivré de nombreuses autorisations d’utilisation de fréquence à ces fins. Juillet 2018, l’Etat s’est doté d’une feuille de route pour faciliter le développement et le déploiement de la 5G, incluant le programme de l’Arcep.

Dans une interview consacrée à La Tribune, Sébastien Soriano, président de l’Arcep détaille le calendrier de l’attribution des futures licences 5G aux opérateurs mobiles. Il annonce l’arrivée prochaine d’une consultation publique qui débouchera, si tout va bien, sur un appel d’offre à la mi-2019. Cette procédure d’attribution des licences 5G devrai être terminée en 2020, année où le service sera lancé commercialement dans « au moins une grande ville » française.

En attendant, l’Arcep autorise déjà quelques expérimentations 5G limitées pour les quatre opérateurs mobiles SFR, Free, Orange et Bouygues Telecom. Le régulateur n’a pas hésité à suggérer de mettre fin à la diffusion TNT d’ici 2030, afin d’en réattribuer les spectres.

Premier point, les Etats devront octroyer des licences 5G de 15 ou 20 ans avec une extension de 5 ans, la majorité souhaitaient un octroi sur 5 ou 10 ans afin de multiplier les enchères. Par ailleurs les opérateurs peuvent être rassurés, « les prix de réserve », à savoir les points de départ des enchères, devraient être « tirés vers le bas », rapporte les Echos, les coûts réglementaires ne sont pas en reste puisqu’ils devraient aussi être allégés par le futur code.

Cependant malgré ces déclarations, nous pouvons être septiques sur les prix de ce nouveau déploiement. En effet, en Italie l’opérateur Free avec sa filiale, Iliad Italia a remporté un appel d’offre pour lequel il a enchéri.

Ces enchères dépassent les 5,8 milliards d’euros et cela pourrait continuer à augmenter encore.
Cette situation fait donc craindre le pire aux opérateurs français selon la Fédération Française des Télécoms représentée par Didier Casas, Directeur Général adjoint de Bouygues Telecom. Selon lui, « les enchères montent de manière irrationnelle » alors qu’en France, les opérateurs doivent déjà débourser 3 milliards d’euros au titre du « New Deal Mobile » afin de combler les zones blanches en posant de nouvelles antennes.

Des dépenses qui pourraient atteindre de 8 à 10 milliards d’euros au total si les enchères s’enflamment comme en Italie, des sommes astronomiques dans un contexte de guerre des prix qui fait rage en France avec des baisses d’abonnés chez certains voire une perte de revenus pour d’autres.

 

Conclusion :

Nous retiendrons que le secteur télécoms est plutôt porteur en France malgré une féroce guerre des prix. De grands chantiers sont en cours et serons décisifs pour les acteurs. Gardons à l’esprit la bataille sur le marché de la Fibre optique, ainsi que l’ouverture prochaine des enchères pour les fréquence 5G qui seront un atout de taille pour les futurs détenteurs.

Notons tout de même que cette nouvelle technologie risque d’être un gouffre financier pour les opérateurs qui devront passer l’étape des enchères, qui s’annoncent féroces, mais il faudra également prévoir des investissements de masse afin de mettre à niveau les infrastructures. Pour finir, le débat du passage à 3 opérateurs est toujours d’actualité et fait l’objet de différentes rumeurs.

Les grands perdant de cette restructuration seront sans aucun doute les clients qui risquent de voir leur abonnement monter en flèche. Rappelons que depuis l’arrivée de Free, la France possède les forfaits les moins chère d’Europe tant sur le Fixe que sur le Mobile, et sans doute même dans le monde Occidental.

 

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SPECIAL ACTIONS – EDF : rien de bien lumineux !

EDF

Électricité de France

 

Un peu d’histoire…

Électricité de France (EDF) est le premier producteur et le premier fournisseur d’électricité en France et en Europe, l’entreprise revendiquant même la seconde place au niveau mondial derrière le géant chinois China Energy Investment Corporation née d’une fusion en 2017.

L’établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) EDF a été créé le 8 avril 1946 à la suite du vote sur la nationalisation de l’électricité et du gaz.

Il hérite de l’investissement électrique massif réalisé entre-deux guerres, qui accroît encore pendant la période des Trente Glorieuses.

Le 9 août 2004, EDF est transformé en société anonyme. Son capital social a été transféré à l’État, qui selon la loi en détient 70% au moins. Après ce changement de statut, 15% du capital de l’entreprise est introduit à la Bourse de Paris.

Au cours de son histoire EDF se développe grâce à une croissance externe en s’appropriant différentes entités étrangères telles que British Energy pour 12,7 milliards d’euros en 2008 ou encore Edison en 2011, une société italienne spécialisée dans la production et la fourniture d’énergie électrique et de gaz.

L’entreprise mise sur son marché domestique avec 80% de son chiffre d’affaires réparti entre l’Italie, le Royaume-Uni et la France où elle en réalise plus de la moitié.

EDF inaugure en 2016 le plus grand centre de R&D d’Europe, à Saclay, dans l’Essonne.

 

Dans le contexte de transition énergétique, EDF a défini une stratégie baptisée CAP 2030 qui porte l’ambition du groupe : être l’électricien performant et responsable, champion de la croissance « bas carbone ».

Ce projet s’articule autour de 3 grandes priorités :

  • Accroître la proximité avec ses clients.
  • Doubler sa production d’énergies renouvelables.
  • Tripler la part du business réalisée à l’international.

 

Points importants en 2018 :

Nouveaux développements dans les énergies renouvelables

–  Mise en service de cinq centrales solaires photovoltaïques en Israël (100 MWc).

–  Signature de deux contrats d’achat d’électricité pour un projet solaire de 128 MWc avec stockage en Californie.

–  Signature d’un projet éolien en Inde et au Brésil.

–  Obtention de deux projets solaires en France.

– Signature d’accords engageants pour la construction du barrage hydroélectrique de Nachtigal au Cameroun.

Lancement de Digiwatt, la première offre 100 % digitale de fourniture d’électricité.

  Renforcement de la structure financière avec différents plans de cessions et de refinancement obligataires.

Une fin d’année riche en annonces pour le groupe

EDF, via sa filiale dédiée aux énergies renouvelables, serait proche de décrocher un très gros contrat au Maroc. Citant deux personnes proches du dossier, dont un officiel marocain, Bloomberg affirme que le consortium dirigé par EDF-Energies Nouvelles va remporter l’appel d’offres pour la construction d’un projet d’énergie solaire de 825 mégawatts dans le centre du Maroc. L’accord dépasserait la barre des 2 milliards de dollars.

Albioma annonce que sa centrale Albioma Caraïbes (Guadeloupe) a signé un contrat de vente d’électricité conclu avec EDF le 18 décembre, permettant la conversion à la biomasse de cette centrale 100% charbon.

Les travaux débuteront en 2019 pour que la centrale fonctionne 100% à la biomasse avant fin 2020. Ils permettront de réduire les émissions en CO2 et feront passer la part renouvelable du mix énergétique de la Guadeloupe de 20% à 35%.

Par ailleurs, Shell s’allie à EDF pour un projet éolien au New Jersey. L’opération est soumise à des autorisations réglementaires et à une décision finale d’investissement. Elle participe à la stratégie CAP 2030 d’EDF qui vise à doubler ses capacités renouvelables entre 2015 et 2030 pour atteindre 50 GW nets dans le monde.

EDF annonce également la mise en service d’un réacteur nucléaire EPR qui est devenu le premier EPR au monde à entrer en exploitation commerciale.

La centrale pourra fournir au réseau électrique l’équivalent de la consommation annuelle de 5 millions de Chinois, ce projet entre dans la ligne de conduite du CAP 2030 car il permettra de réduire considérablement les émissions annuelles de CO2.

 

Analyse financière d’EDF :

Le chiffre d’affaire par activité se répartit comme suit :

  • Production et vente d’électricité et de gaz naturel (70,4%).
  • Gestion de réseaux de distribution d’électricité basse et moyenne tension (22,1%). I.e. conception, construction, exploitation et maintenance des réseaux.
  • Prestations de services énergétiques (7,5%).

En 2017, le groupe comptait 152.033 collaborateurs dans le monde avec près de 35 millions de clients.

Le chiffre d’affaires total du groupe s’établit à 69,6 milliards d’euros en 2017 contre 71,2 en 2016, soit un recul de 2,24%.

Le résultat net courant représente 3,4 milliards d’euros en 2017 contre 4,1 milliards d’euros en 2016, soit un déclin de -17,07%.

La trésorerie nette est en hausse de +27,59%, soit 3,7 milliards d’euros en 2017 contre 2,9 milliards d’euros en 2016.

L’EBITDA représente 13,7 milliards d’euros en 2017 contre 16,4 milliards d’euros en 2016, soit une baisse de -16,46%.

Le cash-flow par action à fortement diminué, 3,60 euros en 2017 contre 6,06 euros en 2016, soit une variation de -40,6%.

Le BNA (Bénéfice Net par Action) représente 0,98 euros en 2017 contre 1,07 euros en 2016, soit un recul de -8,41%.

Les résultats annuels du groupe publiés prochainement (février 2019) devraient être supérieurs à ceux de 2017. Le chiffre d’affaires semestriel augmente de 4%, par rapport à l’exercice précédent avec un ebitda en hausse de 18,9%.

Rappelons qu’avec une performance de 40% sur un an, l’action du groupe public EDF se positionne en deuxième plus forte hausse de l’indice SBF 120 de la Bourse de Paris, qui parallèlement a perdu 13%. Soit une surperformance de l’action EDF.

 

Nous allons maintenant nous intéresser à l’analyse technique du titre EDF.

Graphique monthly

Nous pouvons tracer un joli biseau baissier avec 3 points de contacts sur chaque droite. A première vue la tendance moyen/long terme serait baissière avec un objectif de prix théorique proche des 5 euros. Le RSI (14) quant à lui évolue entre sa zone d’équilibre et sa zone de surachat, il atteint le niveau des 60.

Sur le graphique hebdomadaire ci-dessous, nous ajouterons l’indicateur Ichimoku ainsi que la MACD et les retracements de Fibonacci.

Avec ce graphique, nous pouvons poser deux scénarios.

–  Le premier étant le suivi de la droite de tendance haussière. L’Ichimoku révèle un nuage orienté clairement à la hausse pouvant indiquer le maintien de la tendance. Par ailleurs la Chikou-span est libre de tout obstacle et évolue au-dessus du prix. Nous pouvons observer que le titre rebondit sur un ancien plat Kijun-sen, matérialisé par la ligne bleue. Ainsi le titre se trouve entre sa première zone de retracement et ce support.

–  Le second scénario est la cassure de cette zone de support, à savoir le plat Kijun ainsi que la droite haussière. Nous remarquons d’abord la résistance qui a été franchie en juillet 2018 et qui potentiellement servira de support à l’avenir. Cette ancienne résistance peut nous permettre de fixer un objectif de prix raisonnable à court/moyen terme sur la zone des 12 euros.

Sur ce graphique un signal de vente a été donné le 22 octobre 2018, noté par la première ellipse, avec un avalement baissier. Celui-ci est confirmé le 12 novembre 2018, représenté par l’ellipse numéro 2, avec un Dark Cloud Cover qui est certes imparfait, car il ne présente pas de gap d’ouverture, mais qui reste un élément baissier en vue de la configuration précédente.

La MACD renforce notre hypothèse de baisse en donnant un signal de vente le 17 décembre 2018 qui correspond à la cassure de la première zone de retracement Fibonacci, 23,60%.

Il sera donc intéressant d’observer de quel côté le sous-jacent va sortir. Va-t-il continuer son rebond à la hausse ou alors va-t-il franchir à la baisse ce plat Kijun renforçant notre hypothèse de départ ? Nous finirons par dire que la Kijun passe au-dessus des prix pouvant ainsi les bloquer à la hausse.

Les prochaines séances risquent d’être décisives pour des positions prises sur lesdits signaux.

Nous terminerons notre analyse avec un graphique journalier :

Nous avions sur ce graphique un signal donné le 22 novembre 2018. En effet ce jour correspond à la validation d’un double top noté 1 et 2.

Caractéristique du double top

 

 

 

 

 

 

L’objectif de notre figure est la neckline la hauteur soit 12,9 euros.

Cette figure intervient dans le sens de notre hypothèse de base, à savoir une tendance baissière.

Nous remarquerons que le nuage de l’Ichimoku s’est orienté à la baisse, que la Kijun est en train de formé un plat, qui pourra potentiellement faire office de résistance et que la Chikou Span vient buter sous les prix. Cependant une zone de support est formée par 3 points de contacts sur le niveau des 13,34 euros, il faudra donc peut être rester vigilent sur le suivie de cette position.

A l’issue de cette analyse technique et en vue des chiffres publiés, notre sentiment sur cette valeur reste baissier sur le court/moyen terme, mais la valeur reste à surveiller car comme nous l’avons vu elle présente tout de même certains biais potentiellement haussiers.

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