SPECIAL DEVISES – EUR/USD : l’heure au dollar ?

La paire euro/dollar (EUR/USD) est la parité la plus traitée du marché des devises (Forex) mais également le sous-jacent le plus traité dans le monde quant au volume d’échanges. En effet, celui-ci correspond aux deux plus grandes zones économiques du globe. Loin d’être une valeur refuge, sa volatilité se traduit par les différentes situations économiques des deux zones mais aussi par les politiques monétaires de leurs deux banques centrales, la BCE (Banque Centrale Européenne pour le vieux continent) et la Fed (Réserve Fédérale pour le pays de l’oncle Sam), soucieuses d’assurer à la fois la stabilité des prix et la stabilité économique.

La baisse du dollar…

Après son envolée en mars dernier suite à la crise du Covid-19, le dollar est apparu comme la devise refuge ultime, la plus sûre et la plus liquide. De manière générale lorsque l’économie américaine se contracte, les investisseurs américains ont tendance à se replier sur leur marché en vendant les actifs étrangers pour rapatrier leurs capitaux, ce qui fait monter le dollar. Or un billet vert trop fort est préjudiciable aux devises émergentes et à leurs économies endettées. De surcroît, le bond de 8% du dollars début mars, s’il avait persisté aurait pénalisé l’économie américaine et aurait nécessité une intervention des États-Unis.

Cependant, les États-Unis sortent diminués de la crise actuelle. Le fameux président américain n’aidant pas avec ses incohérences constantes et n’apparaissant plus du tout comme « le chef du monde libre ». En effet, la première puissance mondiale ne parvient pas à maitriser la pandémie du Covid-19. L’organisation sociale et politique américaine se révèle moins efficace que celle des pays européens qui malgré les difficultés parviennent à s’entendre sur des solutions communes. La baisse du dollar sanctionne cet affaiblissement et celui des perspectives de rebond de l’économie américaine.

La toute-puissance du dollar se voit remettre en question avec une baisse de plus de 3% depuis le 1er juillet, sa pire performance mensuelle en 10 ans, la pandémie ayant eu raison de la plupart des facteurs qui assuraient sa domination sur les autres devises. Placer ses liquidités en dollars restait l’une des rares façons de bénéficier d’une rémunération intéressante. Mais son statut de valeur refuge disparaît peu à peu avec une confiance affaiblit envers les emprunts d’État américains due à la gestion chaotique de la crise sanitaire, et les tensions avec la Chine.

Une baisse qui traduit une inquiétude de plus en plus grande. Alors que la plupart des économies majeures sont désormais sorties du confinement, l’Amérique est en retard. À cela s’ajoute :

  • La hausse surprise des chiffres du chômage américain, la première augmentation hebdomadaire des inscriptions depuis mars.
  • Le retard dans la présentation par les Républicains de leur plan de relance à 1.000 milliards de dollars. Celui-ci prévoyant la prolongation des mesures exceptionnelles prises en mars pour accompagner les entreprises américaines.
  • Les nouvelles tensions avec la Chine, matérialisées par la fermeture réciproque de consulats n’ont rien arrangé.
  • L’approche des présidentielles américaines qui n’est pas non plus idéale pour rassurer les investisseurs : Donald Trump baisse dans les sondages laissant apparaître une montée d’espoir à l’idée que Joe Biden puisse être élu. D’ailleurs, si le candidat démocrate l’emporte, il prendra des mesures qui, à court terme, seront plutôt défavorables au dollar. Mais, la crise politique va au-delà de la seule personnalité du président. Bon nombre de gouverneurs républicains se sont révélés incapables de gérer la crise sanitaire dans leurs États.

 

Un choc monétaire ?

Manquant d’économie et désireux d’investir et de croître, les États-Unis empruntent généralement l’épargne excédentaire à l’international et enregistrent des déficits courants chroniques pour attirer les capitaux étrangers. Alors qu’aucun pays ne devrait se permettre de gaspiller son potentiel d’épargne qui est le germe de la croissance à long terme, les États-Unis se le permettent car le dollar est la monnaie de réserve mondiale dominante. Cependant, actuellement l’économie américaine est particulièrement meurtrie par la pandémie et la réponse budgétaire agressive au choc du Covid-19 ne sera pas sans conséquences majeures.

 

Source image : https://or-argent.eu/wp-content/uploads/2015/12/epargne-us.jpg

Les États-Unis sont réputés pour leur taux d’épargne particulièrement faible. Mais cette faiblesse, jusque-là compensée par la forte attractivité de l’économie américaine pour trouver des capitaux extérieurs, pourrait toucher à sa fin en regard des conséquences désastreuses de l’épidémie. En effet, l’épargne intérieure, déjà déprimée, s’enfonce profondément en territoire négatif. Cela devrait entraîner un déficit record de la balance courante et une chute démesurée de la valeur du dollar.

Pour rappel, lors de la crise financière mondiale de 2008-2009, le taux d’épargne nationale net avait été de -1,8% du revenu national en moyenne entre le deuxième trimestre de 2008 et le deuxième trimestre de 2010. À l’ère du Covid-19, le taux d’épargne national net pourrait bien descendre entre -5% et -10% au cours des deux ou trois prochaines années. Cela signifie que l’économie américaine, à court d’épargne, pourrait bien se diriger vers la liquidation d’une part importante de son taux d’épargne net.

Ainsi, dans ce contexte, en particulier par rapport à d’autres grandes économies, il semble raisonnable de dire que les déséquilibres d’épargne auront des conséquences tangibles sur le dollar et les taux d’intérêt américains.

 

Le renforcement de l’euro

Longtemps handicapé par le manque de visibilité sur la construction du Vieux continent, l’euro bénéficie d’un formidable retour en grâce depuis la signature du plan de relance européen de 750 milliards le 21 juillet. L’annonce a propulsé l’euro qui a dépassé le niveau de 1,178 dollar pour la première fois depuis septembre 2018.

Mais la monnaie européenne profite aussi des faiblesses connues par le dollar. Avec une hausse des dépenses publiques outre-Atlantique qui creuse les déficits et un bilan de la Réserve fédérale qui a bondi de plus de 2.800 milliards de dollars au premier semestre, le risque d’une perte de confiance dans la monnaie américaine est réel.

Source image : https://www.cvce.eu/content/publication/2002/2/25/f6747231-2a41-4fb7-ad39-03086cfbf4f9/publishable.jpg

L’Europe est tout simplement mieux armée face à la crise. On observe qu’habituellement, lorsque les États-Unis sont confrontés à une difficulté, les entreprises coupent les coûts et licencient, ce qui leur permet de protéger leurs marges en attendant une conjoncture plus porteuse. A l’inverse, le système de protection sociale européen – par exemple le dispositif de chômage partiel français – a permis un redémarrage très rapide, une fois la période de confinement passée. Ainsi, l’Europe pourrait sortir plus rapidement de la crise économique.

Dès lors, depuis quelques temps, les investisseurs internationaux qui se méfiaient des actifs européens ont recommencé à regarder les marchés du Vieux continent avec intérêt. Ces dernières semaines, les flux de capitaux vers les fonds actions européens ont été plus nourris que vers les fonds dédiés aux actions américaines.

Devant la montée en puissance de l’euro, on pourrait se demander si la suprématie du dollar est menacée. Mais à court terme et moyen terme, l’euro ne dispose pas encore d’un système financier suffisamment développé pour remplacer le dollar dans son rôle international. La monnaie américaine, bien qu’affaiblie, devrait conserver son rôle central pendant encore de longues années.

 

Quid de la configuration technique ?

Sur le graphique ci-dessus pris en base mensuelle, on observe plusieurs éléments techniques majeurs :

  • Dans un premier temps, et sur une optique de long terme on notera la présence d’une forte oblique de support ascendante depuis le fameux point bas de 1985. Or, comme à cette époque l’euro n’existait pas encore, on partira du creux de 2000-2001, plus révélateur que le précédent. Cette droite de soutien reste d’autant plus intéressante qu’elle aura contenu les pressions du dollar par la suite début 2017 et surtout plus récemment en mars 2020, lors de la fameuse crise du Covid, et après une baisse lancinante de la monnaie unique au profit du billet vert. Il sera par ailleurs pertinent de remarquer que les points bas de 1985, 2000 et 2015 qui ont touché ladite oblique correspondent à des zones de survente du RSI après lesquelles des retournements de tendance sont apparus.
  • Dans un second temps, et après la phase d’appréciation de 2001 à 2008, les cours sont entrés au sein d’un large canal descendant avec un premier mouvement baissier initié par la crise du subprimeaméricain. Aussi, on notera qu’au fil du temps le canal a su montrer son efficacité. En effet, plus un canal est étendu dans le temps, en amplitude et plus ses bornes sont testées avec succès, plus on peut lui accorder une importance technique significative ; les ellipses rouges montrent bien qu’à chaque fois les cours viennent buter contre la borne supérieure sans jamais la franchir, ce qui la rend particulièrement intéressante, d’autant plus qu’elle se trouve actuellement sous très forte pression. On notera également la pertinence de la borne inférieure, qui a réussi à jouer son rôle de support clé lors de la très forte chute sans appel de l’euro entre 2014 et 2015, alors même que tout le monde envisageait un retour possible à la parité absolue de 1 euro pour 1 dollar.

Aussi, il va falloir surveiller de très près le test en cours actuellement de la fameuse borne supérieure qui, si elle devait à être nettement franchie, engendrerait un nouveau potentiel d’appréciation de la monnaie unique au détriment du billet vert. Inversement, si jamais cette borne venait à jouer à nouveau son rôle de résistance majeure, il faudra envisager un regain du dollar avec un premier objectif sur la forte oblique de soutien précitée.

A suivre, donc…

 

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SPECIAL ACTIONS – Hermès : luxe, calme et volupté.

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Hermès Paris, anciennement Hermès International est une société française œuvrant dans la conception, la fabrication et la vente de produits de luxe, notamment dans les domaines de la maroquinerie, du prêt-à-porter, de la parfumerie, de l’horlogerie, de la maison, de l’art de vivre et des arts de table. Fondée à Paris en 1837 par Thierry Hermès, l’entreprise Hermès, à l’origine une manufacture de harnais et de selles, appartient encore de nos jours majoritairement à ses héritiers.

 

Un peu d’histoire …

Initiée en 1837 par Thierry Hermès, alors sellier et harnacheur, la marque dispose d’une petite boutique d’équipements pour chevaux dans le Paris du XIXe siècle, non loin de la Madeleine. Récompensé par la médaille Première Classelors de l’exposition universelle de 1867, l’homme jouit trente ans plus tard d’une notoriété prestigieuse comptant parmi ses clients rois et présidents du monde entier, dont le tsar Nicolas II.

  • En 1878, Charles-Émile Hermès prend la succession de son père à la tête de l’entreprise. Il va étendre les activités d’Hermès vers la maroquinerie, car dès la fin du XIXe siècle Hermès propose des sacs, pochettes et sacoches en cuir pour les cavaliers. Le « Sac haut à courroie » qui sortit en 1892 et permettait aux cavaliers de ranger leurs bottes et leurs selles est un gros succès. Cette réussite fait que de nombreuses têtes couronnées ou hommes d’état d’Europe et du monde veulent « s’offrir du Hermès ».

  • En 1914, à la suite d’un voyage aux Etats-Unis, Émile Maurice Hermès rapporte le système de fermeture à glissière (ou fermeture Éclair) inventé aux USA et l’incorpore directement à la fabrication des sacs en France.

  • Dans les années 50, Jean-Louis Dumas, issu de la sixième génération, arrive à la tête du maroquinier et fait d’Hermès une maison prestigieuse. En moins de 30 ans, il ajoute de nouveaux savoir-faire comme l’horlogerie, lance le mythique carré de soie Hermès et exporte son groupe à l’international.

Aujourd’hui c’est son petit-fils, Axel Dumas, qui dirige l’entreprise.

De la maroquinerie à la soie en passant par la mode, l’horlogerie et la décoration d’intérieur, Hermès est devenu en près de deux siècles la référence ultime d’un art de vivre raffiné, cultivant l’intemporalité au service d’un artisanat de haute qualité. Revendiquant une fabrication française, la maison de luxe fait perdurer des savoir-faire ancestraux, avec notamment près de 2.000 maroquiniers-selliers qui fabriquent à travers toute la France les pièces des sacs Hermès.

 

Hermès face à LMVH

 

 

Source image : https://www.laconceria.it/wp-content/uploads/2014/09/lvmh-hermes.jpg

 

Dans les années 2000, le leader mondial du luxe était entré masqué au capital du célèbre maroquinier. En effet, pendant près de dix ans, Bernard Arnault a organisé la montée discrète de LVMH au capital du groupe Hermès, afin de s’emparer du maroquinier de prestige. En 2010, l’homme d’affaires surprend tout le monde quand le N°1 mondial du luxe annonce détenir 14,2% Hermès et être en mesure de monter à 17,1%, sans avoir informé Hermès ni les autorités boursières. Le groupe dirigé par Bernard Arnaud était ensuite monté à plus de 23%.

Pour ne pas attirer l’attention d’Hermès (dont les statuts obligent à rendre publique toute montée au capital de 0,5%) et éviter les déclarations légales, LVMH a utilisé comme intermédiaires trois banques ou filiales de grandes banques françaises (Natixis, Société Générale et Crédit Agricole), qui vont acheter des actions Hermès de façon détournée, via des swaps – i.e. des instruments qui permettent d’échanger des produits financiers.

Mais cette histoire étant révélée au grand jour, LVMH s’est vue sanctionnée en juillet 2013 d’une amende à hauteur de 8 millions d’euros, ce qui peut paraître ridicule pour une société qui a fait 29,15 milliards de ventes en 2013.

Hermès a toujours dénoncé cette intrusion comme une tentative de contrôle rampante, malgré les contestations de LVMH. Les héritiers familiaux de la maison ont multiplié les démarches pour résister à l’assaut du colosse, barricadant l’essentiel de leurs participations dans une holding-forteresse et investissant le champ judiciaire de plusieurs plaintes.

Si au final le groupe s’est retiré du capital de Hermès, on peut se demander si ce n’est pas LVMH qui ressort vainqueur de ce combat. En effet, l’opération Hermès aura rapporté quelques 3,4 milliards d’euros à LVMH : « Environ 2,4 milliards d’euros » liés à la cession des titres Hermès, qui ont gonflé « assez substantiellement le résultat de l’exercice », auxquels s’était ajouté un milliard d’euros de plus-value déjà digérée dans les comptes.

 

Hermès immunisé au Covid-19 ?

Hermès est traditionnellement perçu comme étant particulièrement résistant aux phases de ralentissement économique grâce à sa gestion minutieuse de la production et des stocks. Mais on ne peut s’empêcher de remarquer que Hermès fait bien mieux que ses concurrents face à la tempête créée par la pandémie du Covid-19. En effet, le chiffre d’affaires du groupe a reculé de 7,7% à taux de changes constants au premier trimestre, contre des baisses de 15% ou plus pour les autres du même secteur comme LVMH et Kering.

Au premier trimestre, le chiffre d’affaires consolidé s’est élevé à 1,506 milliard d’euros. Les ventes du sellier ont reculé de 11% en Asie, de 6% en Amérique, de 11% en Europe hors France et de 9% en France. Seul le Japon a connu une progression de 1% des ventes, « grâce à la fidélité de la clientèle locale ».

Hermès a décidé de modifier la proposition de distribution de dividende ordinaire pour en ramener le montant de 5,00 euros à 4,55 euros par action, soit un montant identique à celui versé en 2019.

Cependant, la marque de luxe s’est montrée méfiante face au deuxième trimestre qui a été impacté par la fermeture d’une partie significative du réseau. « Nous sommes prudents car au deuxième trimestre, beaucoup de magasins resteront fermés. Mais je reste confiant et optimiste », a affirmé Axel Dumas.

Prudence justifiée aux vues des résultats du premier semestre publiés le 30 juillet 2020. En effet, Au cours des six premiers mois de l’année, Hermès a vu son bénéfice net chuter de 55%, à 335 millions d’euros.

La fermeture de nombreux magasins et des sites de production dans le monde ont fait que les ventes d’Hermès ont plongé de 41%, à 982 millions d’euros. Sur cette dernière période, Hermès fait mieux que Kering (-43,5% eu T2) mais moins bien que LVMH (-38%).

Si la société ne donne pas de perspectives chiffrées pour la suite de l’exercice, Hermès met en avant sa « solidité économique et financière » et indique disposer d’une « trésorerie suffisante ». Elle confirme, « à moyen terme, un objectif de progression du chiffre d’affaires à taux constants ambitieux ».

En dépit de cette période difficile, l’avenir semble plutôt positif pour le groupe. En juin dernier, Hermès a enregistré son plus haut historique sur le Cac 40 à 786,2€. C’est une des rares valeurs qui est dans le positif sur une variation annuel. Depuis le 31 décembre 2019, Hermès a gagné en effet un peu plus de 10,5%.

 

Quid de la configuration technique ?

 

Sur le graphique en base hebdomadaire ci-dessus, on distingue avant tout que le titre Hermès présente un biais nettement haussier de façon empirique, témoignant ainsi de la solidité de la valeur en question à travers le temps.

Cependant, la marque de luxe n’a pu échapper à la crise globale du Covid qui lui aura valu une forte baisse entre février et mars dernier. On notera néanmoins que le titre fait partie des quelques titres qui ont d’ores et déjà réussi à dépasser leurs plus-hauts d’avant crise, puisque l’action a en effet marqué de nouveaux records dont un plus-haut historique le 5 juin dernier juste au-dessus des 788 euros.

Ainsi, tant que le point pivot situé sur les 615 euros (soit le retracement traditionnel de 6,8% de la dernière vague de hausse) ne sera pas nettement enfoncé, on privilégiera une reprise de la tendance haussière avec, après le dépassement de la zone des 790 euros, une extension possible vers la projection des 955 euros initialement.

Alternativement, un net passage en-dessous du point pivot des 615 euros invaliderait notre scénario haussier et conduirait à une correction vers le fort overlap situé autour des 465 euros dans un premier temps.

 

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SPECIAL MATIERES PREMIERES – GOLD/SILVER : tout ce qui brille …

État des lieux et conjoncture

Dans un environnement toujours incertain, l’or poursuit son ascension. À Londres, l’once a inscrit un plus-haut annuel à 1.815 dollars le 8 juillet dernier, affichant un gain d’environ 20% depuis le 1er janvier 2020. Aujourd’hui, seul le plus haut de septembre 2011 à 1.921 dollars reste l’ultime résistance à franchir.

Toujours côté métaux précieux, l’argent suit le mouvement en brisant la résistance des 18,40 dollars avec un nouvel objectif autour des 18,95 dollars avant de peut-être atteindre le plus haut de 2019 à 19,65 dollars l’once.

L’or est considéré depuis longtemps comme la valeur refuge par excellence sur les marchés. C’est en effet l’actif, dont les quantités et la production mondiale varient peu, vers lequel se tournent les investisseurs lors de situations tendues sur d’autres secteurs plus volatiles.

Aussi, comme l’illustrait Charles de Gaulle au XXème siècle, « Nous tenons donc pour nécessaire que les échanges internationaux s’établissent, comme c’était le cas avant les grands malheurs du monde, sur une base monétaire indiscutable et qui ne porte la marque d’aucun pays en particulier. Quelle base ? En vérité, on ne voit pas qu’à cet égard il puisse y avoir de critère, d’étalon, autres que l’or. Eh oui ! L’or, qui ne change pas de nature, qui se met, indifféremment, en barres, en lingots ou en pièces, qui n’a pas de nationalité, qui est tenu, éternellement et universellement, comme la valeur inaltérable et fiduciaire par excellence. »

La valeur refuge par excellence

Avec la crise actuelle du Covid-19 que nous connaissons, les réactions des banques centrales en termes de liquidité et l’augmentation des dettes du monde entier, l’or connaît une forte croissance. Lui qui ne valait que 35 dollars en 1971 et en vaut aujourd’hui plus de 1.800 (soit une hausse de plus de 5.000% !) peut être qualifié de monnaie la plus stable, fiable et croissante de l’histoire.

L’or est corrélé a tellement de facteurs différents qu’il en devient presque totalement indépendant lui-même. Théoriquement en tout cas, plusieurs données exogènes au cours de l’or ont une influence sur son évolution :

  • La monnaie, surtout le dollar américain, joue un rôle essentiel sur le prix de l’or. En effet, si la monnaie se dévalue une même quantité d’or devient logiquement plus chère. C’est pourquoi certains pointent l’affaiblissement du dollar pour expliquer la récente croissance de l’or.

  • Sa réputation de valeur refuge : cet actif présente la particularité de survivre aux crises alors que tout actif ne peut assurer la même stabilité. Ainsi, lors des crises économiques, financières ou géopolitiques où l’avenir semble incertain, l’or devient très prisé et son prix s’en ressent. Il aurait donc tendance à s’opposer aux fluctuations du marché.

  • Aussi, la variation des taux d’intérêt rendant plus ou moins attrayants les placements en banques ou en bourse, une variation inverse s’observe là aussi sur l’état de la demande d’or. Récemment, nous avons observé que les taux d’intérêts aux US étaient tellement bas que les rendements des obligations une fois l’inflation prise en compte devenaient moins attractifs qu’un investissement dans le métal précieux.

Dans un environnement économique incertain où les principales banques centrales ont promis d’injecter des sommes inédites de liquidités dans l’économie, et où les obligations deviennent moins rémunératrices, l’or reprend son titre de valeur refuge. Cela s’illustre notamment avec l’attrait des investisseurs pour les ETF (Exchange Traded Funds, ou fonds indiciels cotés) basés sur l’or. En effet, les données compilées par Bloomberg montrent que le métal précieux détenu via les ETF a atteint le 7 juillet dernier 3.235 tonnes, soit une hausse de 655,6 tonnes depuis le début de l’année. Une progression supérieure à celle observée sur l’ensemble de l’année 2009, qui constituait jusqu’ici un record.

La raréfaction de l’argent

Portée notamment par les besoins des industries, la demande en argent n’a jamais été aussi forte. Les propriétés du métal précieux – durabilité, conductivité, réflexion – en font un matériau incontournable dans certains secteurs majeurs et dynamiques. Au même titre que l’or, le palladium ou le platine, l’argent métal est de plus en plus intégré aux processus industriels. Il reste aussi recherché en joaillerie ou par les investisseurs.

Dans un même temps, il semble avoir amorcé une tendance à la raréfaction. Pour la quatrième année consécutive, les chiffres de l’extraction argentifère sont à la baisse. Estimé en 2010, il y aurait un stock de 270.000 à 380.000 tonnes d’argent sur Terre. Seul un petit tiers de la production d’argent provient de mines d’argent, un autre tiers provient des mines de zinc et de plomb, un quart est extrait des mines de cuivre, un huitième provient de mines d’or. Au rythme actuel de l’exploitation de l’argent, on estime que les réserves pourraient s’épuiser entre 2021 et 2037.

Parfois considéré comme une bonne alternative à l’or quand le cours de celui-ci est élevé, l’argent reste une option plus risquée : son cours étant en effet beaucoup plus volatile que celui du métal jaune. Enfin, même s’il s’agit d’un métal précieux, celui-ci n’a pas acquis le statut de valeur refuge, détenu par des banques centrales, comme c’est le cas pour l’or.

L’argent peut néanmoins s’avérer un bon complément à l’or. Certains investisseurs surveillent le ratio cours de or/argent et opèrent des re-balancements lorsque le cours du premier devient trop élevé relativement au second. Ce ratio permet de mesurer la force relative de l’or par rapport à l’argent. Il donne le nombre d’onces d’argent nécessaires pour acheter une once d’or en divisant simplement le cours actuel de l’or par le cours actuel de l’argent. Au jour où cet article est rédigé (9 juillet 2020), le ratio est de 1813/19, soit 95,42.

La théorie voudrait pour le moment que l’on s’oriente vers l’or. Mais, prenons maintenant en compte que la production physique d’argent commence à baisser progressivement. Lorsque les réserves seront épuisées, sa rareté augmentera et logiquement son prix aussi. Dans quelques années, il ne faudra donc pas s’étonner de voir ce ratio baisser vers des niveaux plus équilibrés. Mais pour l’instant, c’est l’or qui continuera de briller.

L’argent est actuellement sous-évalué par rapport à l’or mais ceux qui pensent que les actions sont surévaluées et qui ne sont pas entièrement satisfait par le prix de l’or pourraient voir l’argent comme une excellente alternative. Cela pourrait potentiellement conduire à une plus forte demande d’argent si le marché des métaux précieux commençait à augmenter dans son ensemble. Il règne en effet un certain optimisme sur le marché de l’argent en ce moment : celui-ci offrant une exposition aux métaux précieux tout en conservant un très bon potentiel haussier. Il y a certes beaucoup de volatilité sur le marché de l’argent, mais un portefeuille diversifié peut facilement supporter cette volatilité.

 

 

Quid de l’analyse graphique ?

 

Gold (base journalière) :

 

 

Sur ce graphique de l’or sur les 10 dernières années, on observe que le cours du métal jaune évolue autour d’une borne de polarité majeure (droite bleue) autour des 1.540 dollars.

Suite à la cassure de cette droite en août 2013, les cours ont évolué dans un premier temps dans un canal descendant jusqu’en décembre 2015, puis dans un canal ascendant avant de venir buter contre la fameuse borne de polarité fin 2019.

En janvier dernier, le cours de l’or confirme son rôle de valeur refuge en amont de la pandémie du Covid-19, et passe au-dessus de la borne de polarité avant d’entamer une hausse jusqu’aux anciens plus-hauts historiques de 2012 autour des 1.800 dollars.

A plus court terme, le récent ralentissement des indices nous pousse à rester optimiste sur le métal jaune, au moins tant que le point de soutient des 1.700 dollars tiendra bon. L’objectif principal d’un scénario haussier sera dans un premier temps autour des plus-hauts historiques de septembre 2011 vers les 1.910 dollars.

Alternativement, la cassure du point pivot des 1.700 dollars remettrait en cause ce scénario d’appréciation immédiat et un nouveau test seul de la borne de polarité majeure des 1.540 dollars sera attendu dans un premier temps.

Silver (base journalière) :

Sur ce graphique de l’argent sur les 10 dernières années, on observe que le métal précieux évolue sous une oblique de résistance entre avril 2011 et janvier 2016 (matérialisée par la droite bleue).

Après cette nette tendance baissière, les cours cassent à la hausse ladite oblique avant de s’enfermer à partir de juin 2016 dans un canal quasiment plat dont la borne supérieure se rapproche et dont la borne inférieure a été franchie par un spike durant la crise du Covid-19.

Contrairement à son confrère qui a retrouvé une véritable dynamique haussière en août 2018, l’argent a été plus en peine avant de toucher un éventuel point bas potentiel en mars dernier ; hypothèse à valider avec la sortie du canal dont la borne supérieure est désormais à portée de main.

A plus court terme, tant que le point pivot des 16,45 dollars ne sera pas nettement enfoncé, on privilégiera une poursuite de la hausse vers les 21,40 dollars (sommet de juin 2016) dans un premier temps, puis une extension vers les 25 dollars dans un second temps.

Alternativement, le passage sous les 16,45 dollars remettrait en cause ce scénario d’appréciation immédiat et une nouvelle dégradation en direction des 14 dollars serait alors privilégiée.

En conclusion, l’observation de ces deux graphiques similaires nous montre le retard régulier des cours de l’argent sur ceux de l’or, puisque ce-dernier revient sur ses plus-hauts historiques alors que son petit frère en est encore bien loin. C’est aussi pourquoi un rattrapage prévisible offrirait au silver un potentiel plus significatif dont les investisseurs pourraient vouloir légitimement bénéficier.

 

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SPECIAL ACTIONS : Wirecard : Un scandale qui en dit long !

Wirecard AG est une entreprise de services de gestion des risques, de production de cartes de crédit et de traitement des transactions à plus de 7.000 clients commerciaux. Cette dernière est membre de Visa, MasterCard et Japan Credit Bureau et opère sous une licence bancaire allemande, concurrence directe de la réputée entreprise de paiement PayPal.

Des irrégularités comptables de grande ampleur ont été découvertes en 2020, entraînant une chute brutale du cours de bourse de la société. La justice allemande délivre en juin 2020 un mandat d’arrêt contre le P-DG de Wirecard, Markus Braun, pour avoir « gonflé » artificiellement le bilan de l’entreprise, en vue de le rendre « plus attractif pour les investisseurs et les clients ». L’entreprise reconnaît une fraude massive sur ses comptes, à hauteur de 1,9 milliard d’euros disparus aux Philippines.

 

Une chute prévisible ?  

Ce n’est pas la première fois que des soupçons d’irrégularité pesaient sur les comptes de l’entreprise. La différence est que ces dernières étaient sur des montants plus faibles que celui évoqué précédemment. En effet, en 2004 une anomalie de 4 millions d’euros avait été découverte. Or, ce n’est qu’en 2016 que de réelles rumeurs de fraude apparaissent.

En 2019, le célèbre journal Financial Times publie un article avertissant sur la possibilité que Wirecard falsifie certains documents en violation de lois de Singapour. L’autorité fédérale allemande de supervision financière, ou BaFin, réagit en interdisant les ventes à découvert et s’abstient de réaliser des contrôles sur l’accusé. De plus, le cabinet EY (Ernst & Young), commissaire aux comptes de l’entreprise, n’effectue pas non plus de contrôles pour démasquer une éventuelle fraude.

En octobre 2019, l’entreprise de services financiers demande à KPMG de réaliser un audit indépendant qui annonce en mars 2020 ne pas avoir trouvé d’anomalie et revient sur ses propos un mois plus tard, déclarant que le cabinet ne peut pas rendre de conclusion car les documents consultés n’ont pas été assez probants.

 

Le scandale financier qui ébranle l’Allemagne

Le symbole de l’Allemagne High Tech, la start-up qui valait 20 milliards d’euros en bourse et qui avait même détrôné l’une des plus grandes banques du pays, Commerzbank, crée le scandale en annonçant le 22 juin la perte de 1,9 milliard d’euros aux Philippines.

Les banques des Philippines censées abriter les fonds ont affirmé n’avoir aucun lien avec Wirecard, et la banque centrale du pays a assuré que « les fonds manquants ne sont pas entrés dans le système financier ».

Markus Braun, principal suspect dans le gonflement artificiel du bilan afin d’attirer les investisseurs, est arrêté et immédiatement libéré contre une caution de 5 millions d’euros. Le même jour, il vend des actions de la société pour une valeur de 155 millions d’euros, ne conservant que 2,5% du capital de l’entreprise et démissionne.

Longtemps perçue comme une « success story » de la finance allemande, forte aujourd’hui de 6.000 salariés et 26 succursales dans le monde, Wirecard se retrouve prise dans une spirale qui rappelle le sort du groupe d’énergie américain Enron au début des années 2000 – le groupe texan qui gonflait artificiellement ses profits, masquait ses pertes et falsifiait ses comptes pour améliorer sa valeur boursière, avait fini par faire faillite.

Naturellement, le titre s’est effondré en bourse et les actionnaires menacent de porter plainte pour escroquerie. On a notamment observé une baisse spectaculaire d’environ 62% en passant de 104,50 euros à 39,90 euros par action le 18 juin 2020. La perte de confiance des investisseurs ajoutée à celle des clients de la société de paiement a conduit à un plus bas du titre le 26 juin dernier à 1,28 euro par action, soit une baisse d’environ 99% en 7 jours.

Malgré ce scandale, le gendarme britannique du secteur financier, la FCA, l’a autorisé à reprendre son activité. Aussi, Visa et Mastercard ont décidé de maintenir leur licence avec Wirecard. Cela explique peut-être le bond de 161% et 61% les deux derniers jours du mois de juin.

L’avenir de Wirecard reste incertain. Cependant, on sait qu’une demande d’ouverture de procédure de faillite a eu lieu, mais le spécialiste des paiements électroniques a précisé samedi 27 juin dernier qu’il poursuivait ses activités. « Le conseil d’administration est d’avis que la continuation est dans l’intérêt des créanciers », indique le groupe allemand dans un communiqué. Il a ajouté que la question de savoir si une procédure d’insolvabilité sera ouverte est toujours à l’étude.

 

Le cabinet d’audit EY dans la tourmente

On pourrait se demander comment dissimuler un manque de presque deux milliards d’euros, les comptes étant en effet vérifiés par un cabinet d’audit. C’est pourquoi le géant mondial de l’audit EY est désormais au cœur de l’affaire Wirecard puisqu’il était chargé de vérifier et de valider les comptes de la société allemande, désormais en faillite.

Le cabinet britannique a refusé de certifier le bilan de la société pour 2019. Il a reconnu des « indices clairs d’une fraude de grande envergure, impliquant plusieurs parties dans le monde et diverses institutions, avec une volonté de tromperie ». Le problème étant que le cabinet certifie les comptes de la société depuis 2009 et se voit reprocher de ne pas avoir averti le public plus tôt. De ce fait, la supervision lui a été retirée au profit d’un autre organisme, la BaFin.

La firme d’audit, en plus d’avoir une réputation salie, doit maintenant aussi craindre les foudres de Softbank. Le conglomérat japonais compte poursuivre EY pour son rôle dans le scandale. Softbank avait acheté au printemps 2019 des obligations convertibles Wirecard pour un montant de 900 millions d’euros, s’attendant à investir dans une société fiable.

 

Un coup dur pour les FinTechs ?

La première conséquence, sera clairement le renforcement des pouvoirs de l’autorité de tutelle allemande. Ce qui ne sera pas du goût des FinTechs allemandes comme N26, car les contrôles vont s’intensifier et être bien plus approfondis.

Par ailleurs, le ministre allemand des Finances Olaf Scholz a qualifié l’affaire Wirecard de « scandale sans équivalent dans le monde financier ». Aussi, il a évoqué un durcissement des contrôles du secteur des paiements électroniques.

L’autorité ne fera plus confiance aux cabinets, même réputés, qui valident les comptes. Elle se chargera de faire les vérifications directement. Les régulateurs vont être encore plus pointilleux, et surtout, une défiance va s’installer.

Les investisseurs seront probablement moins ouverts à financer sans fin ces FinTechs. Certains experts craignent même des faillites à la chaine de plusieurs acteurs, privés de financement par des investisseurs devenus frileux.

Afin de bien se rendre compte de la chute du titre, et de la très forte volatilité induite par les récents événements, nous pouvons observer les graphiques suivants :

Sur ce graphique en base hebdomadaire dans un premier temps, on observe très nettement une chute spectaculaire de 99%.

 

 

Sur ce graphique journalier dans un second temps, on peut constater l’énorme volatilité du titre induite par les événements actuels. Volatilité qui reste très bien représentée par le tableau ci-après, relatant l’évolution quotidienne des cours depuis le début du scandale :

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SPÉCIAL ACTIONS : Teleperformance : l’appel du Cac ?

Teleperformance est le leader mondial des centres d’appels. Le groupe apporte ses services aux entreprises dans le domaine de l’assistance technique, de l’acquisition de clients, des services de relations clients, du recouvrement de créances et des médias sociaux. Peu connue du grand public, la multinationale française emploie plus de 300.000 employés dans 80 pays différents.

 

Un peu d’histoire…

En 1978, Daniel Julien crée l’entreprise Teleperformance à Paris. Bien qu’il ait un parcours universitaire pour le moins classique, il lance une petite affaire de vente par téléphone dans son appartement parisien rempli de combinés et d’amis étudiants venus là pour arrondir les fins de mois. Un timing propice pour un tel business puisqu’à cette époque les télécoms sont l’outil de communication privilégié, internet n’étant pas encore sur le marché.

 

Quelques éléments notables :

  • En 1989, Daniel Julien et Jacques Berrebi s’associent au sein de la société Rochefortaise Communication, société mère de Teleperformance International.
  • En 1990, les premiers centres d’appels externalisés de fidélisation sont créés, ainsi que les premières enquêtes de satisfaction clients.
  • Pendant les années 90, la société crée des filiales en Europe, en Asie Pacifique en Amérique du Nord et du Sud. Le groupe devient ainsi un acteur majeur et global dans l’externalisation de la gestion de la relation client et atteint la place de 2ème externalisateur mondial en 2003. Il faudra attendre 2007 pour devenir numéro un mondial.
  • En 2016, Teleperformance annonce l’acquisition de LanguageLine Solutions pour 1,5 milliards de dollars.
  • La société indienne Intelenet est quant à elle acquise pour 1 milliard de dollars en 2018.

L’internationalisation, la diversification de ses activités, les acquisitions et leur fonctionnement opérationnel a permis à Teleperformance de non seulement réaliser un chiffre d’affaire de plus de 5 milliards d’euros en 2019, mais aussi de rentrer dans le Cac 40.

 

Nouvel arrivant au sein du Cac

Après avoir été introduite en bourse en 2009 et connu une croissante conséquente, Teleperformance, le 22 juin dernier, a été accueillie dans le cercle fermé de l’indice de référence de la bourse de Paris, en lieu et place de Sodexo.

Pour son premier jour au sein du Cac 40, la société s’est fait remarquer dans le bon sens. Dans un marché baissier, le groupe, à qui les entreprises du monde entier confient leur service clients, a gagné plus de 2% en Bourse, avec une poussée de l’action à presque 220 euros, pas loin de son plus-haut historique de février dernier autour de 245 euros. Daniel Julien, le P-DG, justifie cette performance en déclarant « cette entrée distingue le succès d’un parcours engagé il y a plus de 40 ans ».

A la différence du spécialiste de restauration collective qu’il remplace, Teleperformance est une entreprise qui résiste mieux à la crise sanitaire. En effet, au premier trimestre, le chiffre d’affaires a progressé d’un peu plus de 6%, à 1,35 milliard d’euros. Cela peut s’expliquer du fait que début mai, 66% des effectifs travaillaient à domicile, ce qui permettait de servir 90% des clients du groupe, car la majeure partie des clients touche à des secteurs incontournables. Il sera bon de noter qu’aujourd’hui, plus de 80% de ses effectifs travaillent à domicile.

Cependant, l’activité du deuxième trimestre sera affectée par les mesures de confinement décrétées en Europe et aux États-Unis. La direction du groupe a d’ores et déjà prévenu que les facturations d’avril étaient en baisse de plus de 10%. Les perspectives 2020 seront mises à jour à l’occasion de la publication des comptes du premier semestre, fin juillet.

 

Teleperformance, une société controversée ?

En 2019, la société est mise en demeure par le syndicat Uni Global Union et l’ONG Sherpa qui estime que le groupe n’a pas mis en place des mesures de protection suffisantes pour ses salariés dans des pays à risque pour les droits des travailleurs comme la Colombie, le Mexique, l’Inde et les Philippines.

Et début 2020, une nouvelle polémique a éclaté avec une plainte qui a été déposée encore une fois par la fédération syndicale mondiale UNI Global Union contre l’entreprise auprès de l’OCDE pour dénoncer les violations des droits des travailleurs pendant la pandémie. En France, Teleperformance a fait l’objet d’une mise en demeure de l’Inspection du Travail.

En effet, les conditions d’hygiène et le refus du télétravail sont dénoncés par des employés et aux Philippines, une partie des employés doit dormir dans les centres d’appel. Des milliers de travailleurs auraient été mis en danger. Le géant des centres d’appels conteste formellement ces allégations.

 

Du côté de la France

Aujourd’hui, avec 5,4 milliards d’euros de ventes, la France représente à peine 5% du chiffre d’affaires et 2% des effectifs. La majorité étant réalisée aux États-Unis, « il faut aller chercher les clients là où ils sont » avoue sans complexe Daniel Julien, l’entrepreneur de 67 ans.

En dix ans, le personnel français s’est aussi réduit, passant de 9.000 salariés sur 31 sites à 2.400 employés dont 900 intérimaires sur 13 sites, rapporte Issam Baouafi, délégué syndical central Sud à Ouest France. Selon lui, « seul le tiers des appels passés depuis la France sont désormais traités dans l’Hexagone ».

La rémunération du P-DG, Daniel Julien qui devrait devenir l’un des « mieux payés » du Cac 40 avec 13,2 millions d’euros en 2019 quand les salariés français se sont vus refuser une augmentation de salaire pour leurs efforts durant la crise, le jour même où le titre est rentré sur l’indice parisien. Issam Baouafi se plaignant de « toucher 1.200 euros net après 19 ans passés dans l’entreprise », avec mécontentement. Cependant, le groupe explique son refus en arguant que les niveaux de rémunération sont supérieurs à la moyenne du secteur.

La question est maintenant de savoir si ces polémiques que l’entreprise ne cesse de susciter n’atteindront pas la valeur du nouveau venu dans le Cac 40.

Quid de la configuration technique ?

Sur le graphique ci-dessus en base hebdomadaire, on distingue de façon assez nette qu’après une forte hausse, les cours ont évolué de mars 2000 à novembre 2011 dans un triangle symétrique qui a été cassé à la hausse en novembre 2012, impliquant ainsi une reprise de la tendance de fond.

Suite à cette cassure, on constate que le titre continue son appréciation en évoluant sur une oblique de support (droite bleue) touchée en novembre 2011, juin 2012. Cette dernière a également été touchée après une baisse entre février et mars dernier due à la crise sanitaire mondiale.

Cependant, le fort rebond qui a suivi laisse penser à une poursuite de l’appréciation des cours avec pour objectif le niveau du dernier plus haut de février autour des 249 euros. Seul le dépassement de ce dernier pourrait amener à la poursuite de cette tendance sur le long terme.

Alternativement, un net passage en dessous de ladite oblique de résistance vers les 169 euros invaliderait notre scénario haussier et conduirait à une correction vers les 127,7 euros dans un premier temps.

 

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SPECIAL ACTUALITÉ – Elon Musk : et si le vrai luxe, c’était l’espace ?

Qui est Elon Musk ?

Né le 28 juin 1971 à Pretoria, Afrique du Sud, Elon Musk est un entrepreneur américain d’origine sud-africaine qui a cofondé la société de paiement électronique Paypal et créé SpaceX, fabricants de lanceurs et d’engins spatiaux. Il est également l’un des premiers investisseurs importants du constructeur de voiture électrique Tesla, dont il est le directeur général. Il est aussi le fondateur de The Boring Company, une société de construction de tunnels, et de Neuralink, une société de neurotechnologie.

Il naît d’un père sud-africain et d’une mère canadienne. Il fait preuve très tôt d’un talent pour l’informatique et l’entreprenariat. À 12 ans, il créé un jeu vidéo et le vend à un magazine informatique. En 1988, après avoir obtenu un passeport canadien, il quitte l’Afrique du Sud partant à la recherche des meilleures opportunités économiques disponibles aux États-Unis.

En 1995, il fonde Zip2, une société qui fournit des cartes et des annuaires commerciaux aux journaux en ligne. Quatre ans plus tard, Zip2 est racheté par le fabricant d’ordinateurs Compaq pour 307 millions de dollars. Par la suite, il fonde une société de services financiers en ligne, X.com, qui deviendra ce que nous connaissons sous le nom de PayPal. Le service spécialisé dans le transfert d’argent en ligne sera racheté par eBay en 2002 pour 1,5 milliards de dollars.

Alors qu’il avait déjà gagné une somme considérable d’argent, et qu’il a prouvé qu’il était capable de créer une entreprise florissante, Musk n’allait surement pas s’arrêter là. L’année 2002 marque un point important dans sa vie puisqu’il se concentre dès lors sur ses rêves et fascinations : à savoir les voitures électriques et la création de technologies capables de conduire l’humanité à devenir une espèce multi planétaire.

 

Tesla : le Must de Musk !

Contrairement aux idées reçues, la société n’a pas été créée dès l’origine par Elon Musk, mais par deux ingénieurs, Martin Eberhard et Marc Tarpenning durant l’année 2003 ; ils furent alors rejoints l’année suivante par Elon Musk.

Le nom de l’entreprise rend hommage au scientifique Nikola Tesla. Ce groupe d’ingénieurs désiraient prouver qu’il était possible de rouler à bord d’un véhicule électrique sans faire de compromis et que les véhicules électriques pouvaient être plus performants, plus rapides et plus agréables à conduire que les véhicules à combustion classiques.

Aujourd’hui, Tesla construit des véhicules 100% électriques, mais également des solutions extensibles de production et de stockage d’énergie nouvelle génération. Pour Tesla, au plus vite l’humanité s’affranchira des énergies fossiles au profit d’énergies renouvelables, au mieux le monde se portera. La mission de Tesla est « d’accélérer la transition mondiale vers un schéma énergétique durable », notamment en stimulant la compétitivité automobile dans le secteur électrique. La marque se distingue par les performances ainsi que le nombre de technologies embarquées de ses véhicules (pilotage automatique, mode de défense contre les armes biochimiques, etc.). La berline familiale Model S est actuellement le véhicule électrique de production à l’accélération la plus rapide au monde.

Nous vous invitons à en apprendre plus sur Tesla en allant consulter notre newsletter spécialement dédiée à ce sujet en cliquant sur le lien suivant : Newsletter TESLA

SpaceX : vers une conquête de l’espace 

Elon Musk a longtemps été convaincu que pour que la vie survive, l’humanité doit devenir une espèce multi planétaire. Cependant, il n’était pas satisfait de la grande dépense que représente les fusées. En 2002, il a fondé Space eXploration technologies (SpaceX) pour fabriquer des fusées plus abordables.

Ces deux premières fusées ont été le Falcon 1 (lancée pour la première fois en 2006) et le Falcon 9, plus grand, (pour la première fois en 2010), qui ont été conçues pour coûter beaucoup moins cher que les fusées concurrentes. Une troisième fusée, le Falcon Heavy (lancée pour la première fois en 2018) a été conçue pour transporter 53.000 kilos en orbite, soit près de 2 fois plus que son plus grand concurrent le Delta IV Heavy de la société Boeing, pour un tiers du coût. Musk a cherché à réduire les dépenses liées aux vols spatiaux en développant une fusée entièrement réutilisable qui pourrait décoller et revenir sur la plateforme d’où elle a été lancée. Cet exploit a été réalisé et permet à SpaceX de rendre le rêve de son P-DG encore un peu moins surréaliste, c’est-à-dire, coloniser Mars.

 

Mais pourquoi laisser Musk conquérir l’espace ?

La réponse est simple : pour des raisons économiques. Le budget de la Nasa est en effet de 22 milliards de dollars par an soit 0,5% du PIB américain. À titre de comparaison, leur budget en 1966 représentait 4,5% du PIB. L’espace n’est plus autant qu’avant une priorité pour les États-Unis et SpaceX compte bien saisir cette opportunité. Car, la force d’Elon Musk est de développer à ses frais (et avec des financements de l’État américain quand même) des fusées qui sont beaucoup moins chères à l’usage. Les lanceurs SpaceX ont l’avantage de pouvoir revenir sur une base pour être réutilisés : une façon radicale d’amortir le coût d’usage. La photo ci-dessous illustre ce procédé avec les boosters qui reviennent sur Terre, prêt à être réutilisés.

La société privée ne cesse d’impressionner, jusqu’à récemment : le 30 mai 2020, elle relance les vols habités américains après le retrait des navettes spatiales en 2011. Il faut noter que pendant 9 ans les américains devaient faire appel aux fusées russes pour rejoindre la station spatiale internationale (ISS).

La capsule Crew Dragon (capsule spatiale conçue par SpaceX) avec à son bord Doug Hurley et Bob Behnken accrochée à la fusée Falcon 9 et ses puissants moteurs Merlin a décollé vers l’ISS, et s’est amarrée parfaitement. C’est la première fois qu’une entreprise privée, en partenariat avec la Nasa, réalise un tel exploit.

De façon anecdotique, en 2014, les Russes avaient dit que « si les américains voulaient retourner sur l’ISS tout seuls, ils devraient construire un trampoline ». Elon Musk, face au succès de la mission n’a pu s’empêcher de faire un clin d’œil à ses détracteurs en rétorquant « le trampoline fonctionne ».

SpaceX bientôt cotée en Bourse ?

À ce jour, la valorisation de SpaceX est estimée à 33,4 milliards de dollars. On remarque donc que la société vaut sur le papier plus que Tesla qui elle est estimée à 32,8 milliards de dollars. La valorisation importante de l’entreprise est due en grande partie au projet permettant un accès à internet par satellite, Starlink. Projet qui consiste à déployer 12.000 petits satellites en basse orbite afin de proposer des services internet à haut débit dans toutes les régions du monde même les plus reculées.

Le groupe d’investisseurs de l’entreprise pensent se séparer de son activité de satellites Starlink pour en faire une société cotée en bourse. Cependant, il est peu probable que l’entreprise entière soit introduite en bourse. En effet, depuis des années Musk répète qu’il ne fera de SpaceX une société cotée qu’après être parvenu à faire des lancements réguliers vers Mars. Il faudra donc attendre encore un peu avant de pouvoir placer son argent dans ce qui semble être le futur de l’ingénierie spatiale.

Elon Musk : un PDG controversé ?

Bien qu’il nous ait démontré à de nombreuses reprises ses prouesses en tant que P-DG de par son optimisme contagieux et ses capacités d’orateur envers les investisseurs, parfois Musk semble ne rien connaître au monde des affaires, du moins, c’est ce qu’il s’amuse à laisser penser.

Son utilisation de Twitter est en partie la raison pour laquelle le mot « controversé » peut être utilisé. À titre d’exemple, en 2018, le milliardaire avait tweeté « going private » laissant penser qu’il allait faire de Tesla une société privée alors que le prix de l’action à cette période s’élevait à 420 dollars. La seule existence de ce tweet permit à Tesla de gagner 13% en un jour. Cela pouvant être considéré comme de la manipulation, la SEC (Securities and exchange commission, l’équivalent de l’AMF en France) a procédé à des sanctions envers Tesla pour allégations de fraude qui n’ont à ce jour pas été confirmées ou démenties. Ce qui valut une amende de 40 millions de dollars (20 millions pour Musk et 20 millions pour Tesla), et le retrait immédiat de Musk en tant que président du conseil d’administration. Un certain contrôle sur ses réseaux sociaux lui a aussi été imposé.

Mais, vraisemblablement, le milliardaire n’apprend pas de ses erreurs car le premier mai dernier, il tweete « le prix de l’action Tesla est beaucoup trop haut ». L’action perd dès lors 10% en passant de 772,77 dollars à 701,32 dollars par action, ce qui représente environ une perte de 15 milliards de dollars. Ce tweet est susceptible une nouvelle fois d’attirer l’attention du gendarme américain des marchés financiers, sourcilleuse sur la communication des informations ayant des conséquences sur l’évolution de la Bourse.

Certains qualifient ce genre d’action comme idiote. Mais dans ce cas, Elon Musk est un idiot riche puisqu’il vient d’obtenir le feu vert pour sa première rémunération au sein de Tesla. Il va désormais pouvoir bénéficier d’une première tranche d’un bon nombre de stock-options, d’après un document fourni à la SEC. Le fondateur de SpaceX va donc pouvoir acheter pour 1,69 million de titres à 350,02 dollars chacun. En les vendant, il pourrait réaliser une plus-value de près de 775 millions de dollars. L’action en Bourse ayant atteint 881,56 dollars.

Plus qu’un fan de l’espace et des voitures électriques ?

Beaucoup de personnes connaissent Elon Musk pour son travail innovateur sur les voitures électriques ou sur les fusées, mais son expertise ne s’arrête pas là.

En décembre 2016, il fonde une nouvelle société appelée « The Boring Company ». Ce projet a pour but de supprimer les bouchons dans les grandes villes par l’installation d’un réseau de voies souterraines. Des ascenseurs positionnés sur la chaussée permettraient de descendre les véhicules dans le réseau souterrain et de les mener à leur destination à une vitesse avoisinant les 200 km/h. Les travaux pour ce projet ont déjà commencé à Los Angeles où le trafic est tout simplement infernal. Pour l’anecdote, Musk ne voulait pas créer cette société, il avait d’ailleurs proposé à plusieurs personnes de le faire. N’ayant vu personne se lancer, il se sentit obligé de le faire lui-même mais sans grand intérêt. Le terme « boring » (ennuyeux) prend dès lors tout son sens.

En 2016, il fonde la startup Neuralink qui est une société neurotechnologique visant à créer des implants cérébraux d’interfaces neuronales directes. La société développe des composants électroniques pouvant être intégrés dans le cerveau, par exemple pour augmenter la mémoire ou piloter des terminaux, et éventuellement pour mieux marier le cerveau et l’intelligence artificielle.

L’idée semble impossible mais s’il y a bien une chose que l’on apprend quand il s’agit d’Elon Musk, c’est que le mot impossible ne fait pas partie de son vocabulaire. En juillet 2019, la société a greffé avec succès ses capteurs innovatants dans le cerveau d’un singe qui a été capable de contrôler un ordinateur avec sa pensée. En attendant, l’accord de la FDA (Food and Drug Ddmnistration), les tests d’implants cérébraux sur les humains devraient commencer dans moins d’un an.

Que certains le voient comme un génie ou un savant fou, il semble avoir découvert la recette du succès et ses projets ne sont qu’à leur commencement.

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SPÉCIAL ACTIONS – Netflix : Quand la réalité dépasse la fiction ?

Netflix est une entreprise multinationale américaine créée en 1997 par Reed Hasting et Marc Randolph. La société était au départ un service de location de DVD : contre un abonnement mensuel, elle offrait la possibilité de commander et de louer les films de son choix. L’idée était certes déjà novatrice pour l’époque, mais elle pose surtout les fondements du futur business model de la marque.

Un peu d’histoire…

 

Le cofondateur Reed Hastings aime raconter que l’idée de créer Netflix lui serait venue suite au versement de pénalités pour ne pas avoir rendu une cassette assez tôt lors de sa location. Pour mettre en œuvre cette idée, lui et son associé ont d’abord songé à louer des cassettes, mais leur format rendant les expéditions impossibles, ils se sont tournés vers le format DVD, en plein essor. L’entreprise commence ainsi son activité de location de DVD par abonnement mensuel en 1999.

Quelques éléments notables :

  • En 2001, Netflix propose à la chaîne de magasins BlockBuster Video d’entrer dans son capital à hauteur de 49% (pour la somme de 50 millions de dollars), ce que l’entreprise refuse en en profitant pour lancer sa propre offre de location de DVD mensuelle. Décision fatale puisqu’elle fait faillite et ferme en septembre 2010.
  • En 2002, Netflix est introduite à la bourse de New York NASDAQ sous le ticker NFLX à 15 dollars par action, ce qui lui permet de recueillir 82 millions de dollars de souscriptions.
  • Le cofondateur Marc Randolph quitte la société en 2004.
  • C’est en 2008 que Hastings décide de franchir un cap pour se lancer dans le streaming, c’est-à-dire la lecture de contenu en continu. Principalement utilisé à des fins illégales, le streaming ne dispose pas encore d’une bonne image dans le milieu des affaires, pourtant le succès auprès du public est immédiat : la plateforme compte plus de 100.000 titres dans son catalogue en 2009 et possède environ 11 millions abonnés.

C’est à partir de 2010 que l’entreprise connaît un développement important car elle commence à s’implanter dans le monde entier petit à petit. L’expansion géographique de l’offre de services de Netflix a lieu d’abord au Canada en 2010, en Amérique du Sud, dans les Caraïbes puis en Europe anglophone et nordique en 2011, aux Pays-Bas (pays où se trouve le siège social européen de l’entreprise depuis 2016) en 2013, en Europe de l’Ouest (France, Belgique, Suisse, Allemagne, Autriche), en 2014 puis en Espagne, au Portugal et en Italie ainsi qu’en Océanie et au Japon en 2015 pour être finalement disponible dans le monde entier en 2016.

Comment l’entreprise se rémunère-t-elle ?

Une question se pose : comment Netflix survit-il sans être financer par des annonceurs ?

Il faut, dans un premier temps, prendre en compte les revenus des abonnements, qui varient entre une dizaine et une vingtaine d’euros mensuels. Mais aussi, dans un second temps, le fait que le nombre de clients ne cesse de croître depuis plus d’une décennie. 41 millions d’abonnés payant en 2013, 71 millions en 2015, 110 millions en 2017 et 159 millions en 2019 soit une hausse considérable de 288% en seulement 7 ans.

Netflix ajoute constamment 5 millions de nouveaux utilisateurs tous les trimestres, et amasse environ 10 milliards de dollars par an juste en droits d’abonnements. Toutefois, ce n’est pas le seul revenu de la marque. En effet, elle n’hésite pas à investir beaucoup d’argent dans ses réalisations dans le but de gagner encore plus, par exemple, la série « The Crown » a eu besoin d’environ 10 millions de dollars par épisode, pour un revenu bien supérieur.

Pour conserver son leadership et surtout parvenir à créer un catalogue de films et séries suffisamment diversifié pour tenir tête à ses nouveaux concurrents, Netflix débloque des montants faramineux. En 2020, l’entreprise ne débourserait pas moins de 17,3 milliards de dollars pour financer ses productions, selon les estimations de l’analyste Dan Salmon de BMO Capital Markets.

Enfin, Netflix fait signer aux producteurs de série qui ne travaillent pas pour elle des contrats de diffusion qui leur permettent d’avoir l’exclusivité sur la diffusion de ces programmes, ainsi, la plateforme attire plus d’abonnés, qui cherchent à regarder des programmes qu’ils ne peuvent trouver (légalement) nulle part ailleurs.

Stratégie qui semble avoir porter ses fruits puisque le chiffre d’affaire est passé de 2 milliards en 2009 à 22 milliards en 2019. L’ascension rapide de Netflix est aussi notable côté bourse. En effet, investir 100.000 dollars en 2009 aurait apporté un pactole de 4 millions de dollars en 10 ans : soit une appréciation de 4.100% !

Netflix entre dans une zone de turbulences ?

On assiste à une baisse de régime pour la plateforme de vidéos à la demande avec un essoufflement du nombre de nouveaux abonnés. Pourtant, Netflix génère 23% du trafic Google, selon le rapport sur l’état de l’Internet fin juin 2019.

Pourquoi l’entreprise subit-elle une période creuse ?

Premièrement, ce ralentissement peut s’expliquer par des prix qui ne sont plus assez concurrentiels et qui, par ailleurs, ont été récemment augmentés. A titre d’exemple, l’abonnement Premium coûtait 13,99 euros en France, il est passé récemment à 15,99 euros. Les plateformes concurrentes, elles, proposent des prix plus attractifs. Pour 9,99 euros par mois, OCS (Orange Cinéma Séries) propose un abonnement mobile, ordinateur et tablette. Pour Amazon Prime Video, en France l’abonnement est compris dans celui d’Amazon Prime, qui coûte 5,99 euros par mois, soit 49 euros par an.

Deuxièmement, parce de nouveaux concurrents apparaissent. Le géant à la pomme a annoncé le lancement d’Apple TV +, un service de vidéo en streaming avec des contenus originaux, ayant pour but de concurrencer Netflix. Disney aussi est sur la ligne de départ, avec le lancement de Disney+ qui a eu lieu le 12 novembre 2019 aux États-Unis et qui est apparu courant du premier trimestre 2020 en France. L’abonnement mensuel coûtera 6,99 dollars par mois, soit 6,20 euros. De son côté, Warner Media a aussi décidé d’investir dans le streaming vidéo en lançant HBO Max dans le courant du printemps 2020.

Une concurrence rude qui n’a pas fini de faire trembler le leader actuel tout en ayant cependant un revers de médaille : le fondateur de Netflix avait en effet concédé que la guerre du streaming était « féroce pour les compagnies » mais « formidable pour le consommateur ». 

 

Netflix & Coronavirus : à double tranchant

La plateforme a séduit 15,8 millions de nouveaux abonnés payants de janvier à mars, contre 9,6 millions sur la même période l’année dernière, d’après son communiqué de résultats publié le 21 avril dernier. Une accélération que le groupe qualifie de « temporaire », en lien direct avec les mesures de distanciation sociale prises dans le monde pour enrayer la progression du Covid-19. La plateforme, leader du marché, compte aujourd’hui 183 millions d’abonnés.

Si la pandémie de coronavirus qui affecte le monde entier, et le confinement qui en découle, ont un impact positif sur Netflix pour le moment, cela pourrait ne plus être le cas à long terme. Entre des retards considérables dans la production de contenus, une concurrence accrue et peut-être une lassitude des utilisateurs à venir, les effets potentiellement nocifs du Covid-19 sur la plus célèbre des plateformes de streaming commencent à s’apercevoir.

À titre d’exemple, la pandémie de coronavirus et les mesures de confinement décidées un peu partout dans le monde ont mis un coup d’arrêt brutal aux productions audiovisuelles en cours. Ce qui a un effet négatif sur l’ensemble des équipes de production dans l’industrie du spectacle. Consciente du problème, Netflix a annoncé le 20 mars dernier, un fonds de soutien de 100 millions de dollars pour venir en aide aux personnes concernées.

De plus, le déconfinement qui approche amène un nouveau challenge pour Netflix mais aussi pour ses concurrents. Le défi de ne pas seulement attirer de nouveaux abonnés après le confinement, mais surtout de garder ceux qu’ils ont acquis. Dès lors, les différents acteurs seront capables de mesurer quelle part de leur succès venait simplement des circonstances sanitaires exceptionnelles et des mesures qui s’en sont suivies.

Quid de la configuration technique ?

Comme on peut le voir aisément sur le graphique ci-dessus, pris en base journalière sur du long terme, le cours de Netflix connaît une très forte phase d’appréciation entre septembre 2012 et juin 2018, soit une hausse faramineuse de 5 245% ! On remarque par ailleurs que l’overlap (segment bleu horizontal) a relativement bien fonctionné sur la valeur.

Si cette dynamique haussière semble a priori solide et pérenne, il faut néanmoins observer le cours sur une période de plus court terme, d’où le graphique suivant :

Sur ce deuxième graphique, toujours en base journalière, on remarque que, depuis juin 2018, Netflix est entrée dans une large phase de consolidation.

Après la baisse globale des marchés entre juin 2018 et décembre 2018, les cours sont entrés dans un canal légèrement ascendant (zone bleutée).

À cout terme, on observe ensuite la présence d’un point pivot sur l’overlap (segment bleu) des 380 dollars. Les overlaps ayant fait leur preuve sur Netflix comme vu sur le graphique précédent, on peut rester sur une position acheteuse tant que ce point pivot ne sera pas nettement enfoncé. Toutefois, seule la franche cassure de la borne supérieure du canal à 455 dollars validerait une hausse plus pérenne, avec un objectif de projection vers les 550 dollars.

Alternativement, le franc passage sous l’overlap des 380 dollars invaliderait ce scénario haussier. Dès lors, un retour éventuel sur la borne inférieure du canal vers les 290 dollars serait à craindre dans un premier temps.

 

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Spécial secteur : Les banques dans la tourmente ?

Une montée des risques pour les banques françaises ?

Les banques subissent de plein fouet tous les problèmes économiques. Le fléau Covid-19 semble avoir aussi infecté le système bancaire et les premiers symptômes de contagion se font ressentir. C’est à une chute des cours de l’ordre de 50% que doivent faire face les banques depuis le 19 février. Les décotes sont considérables par rapport aux actifs net tangibles 51,4% pour Crédit Agricole, 61% pour BNP Paribas et 73,4% pour Société Générale. De plus, certaines font face à l’importante baisse du pétrole, notamment Crédit Agricole qui est le plus exposé aux entreprises du secteur pétrolier (10% de ses prêts).

Cet affaiblissement général se traduira fatalement par une baisse des bénéfices des banques dû à une hausse du coût du risque, c’est-à-dire par des pertes ou des provisions sur les prêts aux entreprises.

Une solidarité bancaire, bien que très peu rentable, doit et va être mise en place avec des moratoires de remboursement de crédit ou bien encore des crédits de trésorerie pour couvrir les charges comme les loyers qui ne peuvent être payés en l’absence de chiffre d’affaire. Une aide conséquente de l’État est aussi proposée avec le PGE (Prêt Garanti par l’État).

A ce sujet, les banques jouent un rôle majeur dans la bonne mise en place de ce PGE. Elles ont obtenu par ailleurs la garantie de l’État sur 300 milliards d’euros de prêts aux entreprises. Une garantie payante et plafonnée à 90%. Les établissements de crédit voient ce PGE comme un moyen de sauver leur image auprès des entreprises et affichent leur volontarisme. Au dernier comptage, 290.000 prêts garantis par l’État ont été accordés aux entreprises en difficulté selon la BPI (Banque Publique d’Investissement), soit environ 55 milliards d’euros.

Pour permettre au plus grand nombre d’entreprises les PGE, le gouvernement a élargi le dispositif à des sociétés dont le profil inquiète habituellement les banquiers : entreprises individuelles avec des fonds propres négatifs, entreprises en procédure collective (redressement judiciaire faisant l’objet de plan de continuation). Aussi, en vue de faciliter les relations entre banques et entreprises, la Banque de France a retardé sa campagne 2020 de notation des entreprises. C’est une notation prise en compte par les banques avant d’octroyer ou de refuser d’accorder un crédit. Or, si les révisions de cotations avaient lieux normalement, elles tiendraient compte des effets du confinement sur l’économie et conduiraient à dégrader la note de nombreuses entreprises. Mais cette décision devrait aussi soulager les banques. En effet, une note moins bonne veut dire que l’entreprise devient plus risquée, ce qui implique d’immobiliser plus de fonds propres.

Malgré les mesures prises, l’octroi de ce PGE n’a rien de systématique. En effet, on estime à 5% le taux de refus pour les entreprises éligibles. Cependant, les banquiers s’interrogent sur la pertinence d’avoir ouvert aussi grand les vannes du crédit étant donné qu’elles prêtent parfois à des sociétés qui allaient mal avant et considèrent que le problème n’est de ce fait que repoussé d’un an. Mais la question qui est la plus posée par les banques est de savoir si un grand nombre d’entreprises seront en mesure de rembourser le capital emprunté au bout d’un an étant donné la conjoncture économique ou si elles profiteront de la durée maximum de cinq ans. Sachant que plus la durée de remboursement sera longue plus le coût sera important.

La BCE médiatrice face au chaos ? 

Le 18 mars, la Banque Centrale Européenne a annoncé un plan d’urgence baptisé « programme d’achat d’urgence pandémique » ou (PEPP) de 750 milliards d’euros pour tenter de contenir les effets négatifs du Covid-19 sur l’économie. Il s’agit d’un programme de rachat de la dette publique et privée afin de pouvoir soulager les banques. Beaucoup furent surpris par cette annonce mais comme l’a dit Christine Lagarde « les temps extraordinaires nécessitent une action extraordinaire ». Depuis cette action la BCE tente d’apporter des solutions à plusieurs niveaux.

En effet, la BCE a notamment demandé aux banques qu’elle supervise dans la zone euro de ne pas verser de dividende afin de préserver le niveau de fonds propres, qui conditionne leur capacité à soutenir l’économie. Ces demandes ont reçu un accueil plutôt froid, néanmoins, certaines jouent le jeu, comme Société Générale qui a décidé d’annuler son dividende de 2,20 euros. Natixis a aussi suivi le mouvement avec l’annulation d’un dividende de 0,31 euro.

La BCE a aussi envoyé un avertissement aux agences de notation. Effectivement, les équipes de l’Eurosystème ont été chargées de trouver des mesures permettant de réduire les effets de la vague de dégradation des notes qui s’annonce sur les titres qu’elles acceptent de prendre en garantie des financements accordés aux banques (le collatéral). Mesures qui ont pour but principal d’alléger la dépendance de la BCE aux agences de notation.

Autrement dit, la Banque Centrale Européenne après s’être dotée d’un plan d’urgence de 750 milliards d’euros, et s’être affranchie des contraintes qui restreignaient ses achats d’actifs, vient d’assouplir les règles qui régissent le collatéral. Ainsi, elle est prête à prendre plus de risque.

Que se passe-t-il outre-Atlantique ?

Alors que les États-Unis s’étaient habitués depuis plus de dix ans à une croissance ininterrompue, la crise sanitaire vient mettre un coup d’arrêt à cette belle histoire. L’épidémie de coronavirus se répand avec ses effets économiques dans tout le pays.

L’événement historique sur le pétrole américain (WTI) est une résultante et un exemple de la détresse occasionnée par le virus. En effet, le cours est passé pour la première fois de l’histoire dans le négatif pour arriver au niveau des -40 dollars dû à une quasi-saturation des niveaux de stockages. Néanmoins, Washington et la Fed agissent pour limiter les effets de la crise. L’exemple de cette action de préservation est ressenti à travers la décision de la Fed et son plan de sauvetage à hauteur de 2.300 milliards de dollars destinés notamment aux entreprises.

Malgré le fait que des mesures soient prises pour sauver l’économie, les banques américaines ressentent les effets négatifs du Covid-19. Ces dernières voyant leurs bénéfices chuter au premier trimestre. En tête desquelles JPMorgan dont les profits sur cette période ont chuté de 69% pour atteindre les 2,87 milliards comparés à 9,18 milliards de dollars en 2019. La première banque américaine en termes d’actifs a mis de côté 6,8 milliards de dollars, portant au total les provisions à 8,3 milliards de dollars afin de faire face aux défauts de paiements de ses clients.

A ce sujet, à de très nombreuses reprises, la hausse du niveau de chômage aux États-Unis a conduit à une progression des défauts de crédits immobiliers et donc mené à un impact négatif sur la santé des établissements financiers. C’est notamment ce qu’il s’était passé en 2008-2009. Ainsi, comme JPMorgan, les autres banques se sont préparées avec des provisions qui atteignent des niveaux records. Citigroup avec 7 milliards, Wells Fargo avec 3,8 milliards, Bank of America avec 3,6 milliards et Goldman Sachs avec 937 millions de dollars. « Étant donné la forte probabilité d’une sévère récession, il était nécessaire de constituer des réserves de crédit » a dit Jamie Dimon, P-DG de JPMorgan.

Cependant, les provisions seront-elles suffisantes pour faire face à un nombre de nouveaux chômeurs qui augmente chaque jour (en un mois, 22 millions de chômeurs se sont enregistrés chez l’Oncle Sam) et les défauts de paiement qui en découleront ?

Le déconfinement : un plus gros challenge que le confinement ?

Les banques françaises ont toutes activé leurs cellules de crise depuis février et ont su démontrer une importante réactivité face à cette épreuve. En effet, les banques réputées pour leur culture hiérarchique et leurs structures parfois rigides, se sont vite adaptées.

Cependant, ces dernières commencent maintenant à se préparer au déconfinement, le retour à la vie normale et les questions que cela pose. Or, pour certains, il est plus facile de confiner que de déconfiner. Ce qui sera important, c’est de ne pas reprendre le travail comme avant, de la même manière qu’avant. Non seulement pour assurer la sécurité des clients mais aussi celle des employés. De plus, les habitudes des clients ont elles aussi évolué. Avec le virus la banque à distance est devenue standard. Peut-être assisterons nous à la naissance d’une nouvelle structure bancaire beaucoup plus centrée sur les prestations à distance avec un focus sur la digitalisation des services.

Que nous révèle le graphique du secteur bancaire ?

Sur le graphique ci-dessus du secteur bancaire en base hebdomadaire, on distingue de façon assez nette qu’entre avril 2007 et mars 2009, les cours ont logiquement subi le krach de la crise financière des subprimes en passant d’environ 540 à 88 points (soit 84% de baisse).

Suite à cette forte phase baissière, on assiste à plusieurs tentatives de rebond qui ne permettent pas au cours de retrouver une tendance haussière. Effectivement, en juin 2015, l’impulsion de hausse ne dépasse pas le point haut réalisé en septembre 2009. Ainsi, une tendance baissière est observée depuis la crise de 2007.

De plus, force est de constater qu’un overlap très puissant (ligne verte) a été touché à plusieurs reprises, fin 2011, mi 2012, juillet 2016 ou bien encore en août 2019. Or, la crise créée par la pandémie du coronavirus a engendré la panique des investisseurs. Dès lors, la fragilisation de l’économie mondiale a eu largement raison de ce support clé.

La cassure de cet overlap majeur a nettement fragilisé la configuration technique du secteur. Tout laisse à penser qu’une nouvelle vague de baisse reste attendue, notamment la cassure du point bas de mars 2009. Aussi, sans écarter un possible rebond intermédiaire (RSI survendu) limité à la zone psychologique des 100 points, un objectif vers le niveau des 60 points (soit environ 25% de baisse) reste privilégié.

Alternativement, plus long terme, seul le net dépassement des 115 points clés pourrait redonner au graphique une tendance haussière plus pérenne.

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Vous pouvez retrouver ici nos performances réalisées lors de la bonne anticipation de la crise initiée fin février :

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SPECIAL SECTEUR – NBI : la biotech peut-elle « profiter » de la crise sanitaire ?

 

Le NBI pour Nasdaq Biotechnology Index est un indice boursier américain focalisé sur les entreprises de biotechnologie (les biotechs) et, à moindre titre les entreprises pharmaceutiques.

Quels critères pour appartenir au NBI ?

Pour être éligible au NBI, une entreprise doit remplir plusieurs critères.

En voici les principaux :

  • Être cotée sur le Nasdaq.
  • Être directement issue du secteur biotech ou pharmaceutique.
  • Avoir une capitalisation d’au moins 200 millions de dollars.
  • Avoir un volume journalier de transaction d’au moins 100.000 titres.

D’autres critères viennent s’ajouter mais ils sont de moindres importances.

L’indice a été créé le 1er novembre 1993, avec un niveau initial de 200 points ; il en compte 3.725 aujourd’hui. Une évolution fulgurante du secteur biotechnologique puisqu’il représente aujourd’hui plus de 4 fois de ce qu’il valait à la même période en 2010 (900 dollars). De plus, la composition des membres du NBI est revue 2 fois par an, en mai et novembre. Cette actualisation est justifiée puisqu’aujourd’hui, jeudi 16 avril, 209 entreprises sont membres du NBI soit quatre fois plus d’entreprises qu’en 2013 ; cela témoigne du développement très rapide qu’a connu l’indice.

La composition du Nasdaq Biotechnology Index

Comme tous les indices, le NBI est un indice pondéré. A l’instar du Cac 40, dont les cinq plus grosses capitalisations (LVMH, L’Oréal, Sanofi, Total et Hermès) représentent à elles seules environ 41% de l’indice français, on retrouve une configuration encore plus flagrante sur l’indice des biotechnologies américain, dont les cinq premières entreprises en termes de capitalisation et donc de poids indiciels sont :

 

  1. Amgen (12,51% de l’indice): fondée en 1980, Applied Molecular Genetics, le leader mondial du secteur, réalise un chiffre d’affaires de 23,4 milliards de dollars et un résultat net de 7 milliards de dollars sur l’année 2019. A noter Amgen commercialise au total 14 produits, mais elle concentre l’essentiel de ses revenus sur 7 d’entre eux, principalement ceux luttant contre l’arthrose et les maladies inflammatoires.
  1. Sanofi ADR (10,86% de l’indice): créée en 1973, Sanofi listé sur le Nasdaq réalise un chiffre d’affaires de 19,93 milliards de dollars et un résultat net de 1,7 milliards de dollars en 2019. Les produits de l’entreprise ont une grande influence dans le milieu de la cancérologie et des traitements d’immunothérapie.
  1. Gilead (9,19% de l’indice): créée en 1987, Gilead Sciences a réalisé sur l’année 2019 un chiffre d’affaires de 22,44 milliards de dollars et un résultat net de 5,39 milliards de dollars. Elle commercialise actuellement 6 produits : 4 d’entre eux (l’Emriva, le Viread, Stribild et le Truvada) agissent dans le traitement du VIH tandis que le Sovaldi et l’Epclusa est pris dans le cadre d’un traitement de l’hépatite C.
  1. Vertex (6,39% de l’indice): fondée en 1989, Vertex est une entreprise dont la spécialisation est le traitement de la mucoviscidose avec le lvacaftor considéré comme l’un des médicaments les plus chers au monde. Elle a réalisé en 2019 un chiffre d’affaires de 1,4 milliards de dollars et un résultat net de 583 millions de dollars.
  1. Biogen (5,45% de l’indice): fondée en 2003 par la fusion de Biogen Inc. avec IDEC Pharma Corp, cette entreprise, spécialisée dans la lutte contre la sclérose en plaques, a réalisé sur l’exercice 2019 un chiffre d’affaires de 14,4 milliards de dollars, et un résultat net de 5,9 milliards de dollars.
  1. Regeneron (5,41% de l’indice): créée en 1988, Regeneron Pharmaceuticals réalise un chiffre d’affaires de 7 milliards de dollars et un résultat net de 1,8 milliards de dollars en 2019. La société a un partenariat avec la société Sanofi qui est l’un de ses actionnaires principaux.

Ainsi, on remarquera que ces 6 blue chips pèsent à elles seules plus de 50% de l’indice, pour à peine plus de 2,9% du nombre total des entreprises le composant.

 

 

Les Biotechs européennes obligées de traverser l’Atlantique ?

 

Aux États-Unis, la biotechnologie est un secteur très mature et très suivi depuis les années 80. Mais ces dernières années, le nombre de biotechs cotées aux US a explosé avec 380 en 2018 contre seulement 36 cotées en France. Le secteur connaît un essor qui peut être expliqué par la spécialisation d’une trentaine de fonds dédiés à la biotechnologie qui sont investis à hauteur de 55,5 milliards de dollars. Les 3 plus gros fonds étant Baker Bros, Orbimed et Partner Fund avec un cumul atteignant environ 28 milliards de dollars.

Ainsi, l’envie des firmes européennes d’être cotées sur les marchés américains pourrait s’expliquer par des levées de fond plus avantageuses. Nous avons notamment l’exemple de la société belge Argenx introduite sur le Nasdaq en juillet 2014 qui a pu voir son cours multiplié par 8. Sa valorisation était de 122 millions d’euros en 2014, 2 ans après son introduction en 2017, sa valorisation atteignait les 500 millions d’euros. Aujourd’hui sa capitalisation boursière atteint les 5,4 milliards d’euros.

Cependant, même si le nombre de biotechs a augmenté, nous avons été ces dernières années dans un contexte où de nombreux obstacles ont été rencontrés, pour cause d’essais cliniques essuyant des échecs récurrents. Les biotechs françaises en ont fait les frais au travers d’une débâcle boursière depuis 2015. On a notamment l’exemple de Genfit qui après un échec d’essai clinique sur l’élafribanor en 2015, avait perdu 44% de sa valeur en une séance.

Pourtant une lueur d’espoir est apparue fin 2019 avec de nombreux essais cliniques réussis laissant ainsi penser à un rebond significatif. De surcroît, nous pouvons nous demander quel impact a eu ou aura la manifestation du fléau Covid-19 sur le secteur des biotechs.

Impact positif du Covid-19 sur le NBI ?

Apparue en Chine fin 2019, la maladie Covid-19 est causée par le SARS-CoV-2, un virus appartenant à la famille des coronavirus. Très fréquents, ils peuvent aussi bien provoquer un simple rhume comme une grave infection respiratoire de type pneumonie, à l’origine d’épidémies mortelles comme celles du Sras, du Mers, et maintenant du Covid-19.

Dans un tel contexte, on peut se demander si cette crise sanitaire a un impact significatif sur un indice centré sur les biotechnologies.  Derrière ce fléau se cache une immense opportunité pour de telles sociétés. En effet, la course au vaccin est lancée et les entreprises qui trouveront des solutions concrètes bénéficieront vraisemblablement d’un impact boursier évident. Nous avons l’exemple de Teladoc Health, société spécialisée dans la télémédecine et les soins de santé virtuels dont le cours n’a pas cessé d’augmenter avec une hausse d’environ 45% depuis mi-février.

Nous avons notamment, la société PhrMA qui dit être dans les premières phases de développement pour développer un vaccin. Ou bien encore le géant biotech Amgen qui a aussi annoncé une alliance stratégique avec Adaptive Biotechnologies pour fabriquer des anticorps capables de cibler et neutraliser le SARS-CoV-2. Regeneron, Sanofi et bien d’autres sont aussi dans la course. Mais c’est Gilead Sciences qui prend de l’avance sur ses concurrents avec son médicament Remdesivir qui utilisé dans un essai clinique sur les patients atteints du Covid-19 semble contribuer à une récupération rapide face aux symptômes graves. Ainsi, le cours de Gilead a grimpé de 16% dans les transactions après la clôture de Wall Street le 17 avril.

Suite à la panique générale sur les marchés en février 2020, l’indice NBI a perdu environ 21% en un mois, atteignant presque les 3.000 points. Cependant cette compétition féroce entre les biotechs pour la création d’une solution efficace contre le Covid-19 amène ce secteur à être vu comme une opportunité naissante pour les investisseurs. En effet, alors que l’on remarque un rebond sur les indices après une forte baisse générale, le NBI se porte mieux que ses pairs avec une hausse de 26% et un rebond qui le rapproche de ses plus hauts (3.880 points). Ce nouvel enthousiasme pour le secteur technologique est bien illustré à travers l’exemple de Keros Therapeutics Inc. Introduite en bourse le 8 avril, la société réalise des débuts de rêve, clôturant sa première session 26% plus haut que le prix de l’introduction en bourse.

On peut noter que l’on assiste à un effort collectif pour lutter contre la pandémie. Cependant, cette importante hausse des cours des sociétés biotechs mais aussi de l’indice NBI peut amener à craindre la formation d’une bulle dans ce secteur. En effet, ces sociétés bénéficient actuellement d’un environnement favorable pour se financer mais il n’y en aura probablement que quelques-unes qui amènerons des résultats significatifs en matière de traitement contre le Covid-19.

 

Que nous dit l’analyse technique ?

En observant le graphique ci-dessus, on distingue de façon assez nette les phases suivantes :

  1. Entre avril 2014 et juillet 2015 : les cours ont marqué une phase d’appréciation, qui a permis à l’indice de passer d’environ 2.170 à 4.200 points (soit 92% de hausse). Par ailleurs, le NBI était dans une phase de hausse constante et nette depuis 2008.
  1. Entre juillet 2015 et juin 2016 : une correction des cours avec une dépréciation de 40%, pour revenir autour des 2.500 points, niveau qui en parallèle correspond au retracement de Fibonacci d’environ 50% de toute la hausse précédente.
  1. Depuis le point bas de juin 2016, les cours évoluent au sein d’un canal légèrement ascendant sans marquer de véritable tendance.

A plus court terme, les cours ont trouvé une zone de résistance horizontale située vers les 3.870 points qui a été testée en août et octobre 2018 puis à de nombreuses reprises entre fin 2019 et février 2020.

De plus, en février 2020, on observe également un retournement global de marché engendré par la propagation du coronavirus. En effet, l’indice a perdu environ 23% mais la force du support des 3.000 points semble avoir stoppé la chute.

Néanmoins, comme dit précédemment, on remarque un rebond sur les indices après une forte baisse générale, mais le NBI se porte mieux que ses pairs avec une hausse de 26% et un rebond qui le rapproche de ses plus hauts (3.880 points). En comparaison, une hausse de 11% est nécessaire pour que le Nasdaq atteigne son précédent plus haut.

Ainsi, ce retracement nous laisse penser à une perspective d’appréciation. Il faudra donc surveiller la résistance des 3.870 points évoquée précédemment : la cassure de ce point clé pourrait en effet ouvrir la voie à une hausse vers la résistance des 4.200 points (droite continue verte). A l’avenir, seule une franche cassure du chevauchement de l’oblique de résistance et de la résistance des 4.200 points serait un signal d’une hausse plus pérenne sur le long terme.

Alternativement, un net passage en dessous du point pivot des 3.425 points invaliderait notre scénario haussier et conduirait à une correction vers les 3.000 points.

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Réalisé par Marc Dagher, avec l’aide de Anthony Morel

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SPECIAL MATIERE PREMIERE – Pétrole : l’or noir « krach », mais ne rompt pas…

Le pétrole : les bases.

Le pétrole (en latin petroleum, du grec petra, « roche », et du latin oleum, « huile ») est une roche liquide d’origine naturelle, une huile minérale composée d’une multitude de composés organiques, essentiellement des hydrocarbures, piégée dans des formations géologiques particulières.

L’exploitation de cette source d’énergie fossile et d’hydrocarbures est l’un des piliers de l’économie industrielle contemporaine, car le pétrole fournit la quasi-totalité des carburants liquides – fioul, gazole, kérosène, essence, GPL – tandis que le naphta produit par le raffinage est à la base de la pétrochimie, dont sont issus un très grand nombre de matériaux usuels – plastiques, textiles synthétiques, caoutchoucs synthétiques (élastomères), détergents, adhésifs, engrais, cosmétiques, etc. – et que les fractions les plus lourdes conduisent aux bitumes, paraffines et lubrifiants. Le pétrole dans son gisement est fréquemment associé à des fractions légères qui se séparent spontanément du liquide à la pression atmosphérique, ainsi que diverses impuretés comme le dioxyde de carbone, le sulfure d’hydrogène, l’eau de formation et des traces métalliques.

 

Comment le coronavirus affecte-t-il le pétrole ?

La propagation du coronavirus dans le monde et les risques d’une crise économique généralisée ont fait plonger les cours du pétrole ces dernières semaines. Malgré un rebond observé lundi 2 mars, le baril de Brent (le pétrole côté à Londres) a perdu un cinquième de sa valeur depuis le début de l’année, pour tomber autour des 52 dollars.

Pour les treize membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, qui représentent environ un tiers de l’offre mondiale de pétrole, il est urgent d’agir. Avec leurs alliés (une dizaine de pays dont la Russie et le Mexique), ils vont se réunir jeudi 5 et vendredi 6 mars à Vienne afin de trouver une réponse.

Pour ce nouveau cartel, appelé « Opep+ » et qui pèse un peu plus de la moitié du marché pétrolier, la question est de savoir s’il peut se mettre d’accord sur une nouvelle réduction de l’offre, pour freiner ou enrayer la baisse des cours.

En novembre 2018, l’Opep+ avait déjà diminué sa production de 1,2 million de barils par jour (bpj), dont 800.000 venant de l’Opep. En décembre dernier, l’effort avait même été porté à 1,7 million de barils pour faire face au ralentissement économique.

Il semble difficile pour l’heure d’aller plus loin, même si l’Arabie Saoudite, chef de file de l’Opep, pousse-en ce sens. Les Saoudiens viennent d’introduire en Bourse une petite partie du capital d’Aramco, la compagnie nationale, et ils ont besoin que les cours remontent s’ils veulent céder d’autres titres. Selon le Financial Times, ils plaideraient pour une coupe forte, de l’ordre d’un million de barils par jour.

 

À l’inverse, le président russe Vladimir Poutine a jugé, dimanche 1er mars, que « le niveau actuel des prix du pétrole est acceptable », pour le budget de la Russie. Selon les autorités, le budget fédéral pour 2020 aurait été calculé sur la base d’un baril à 42 dollars.

Même au sein de l’Opep, la position saoudienne ne semble pas faire l’unanimité. Certains estiment qu’une nouvelle diminution des quotas n’est pas nécessaire, car l’offre mondiale de pétrole est déjà en train de reculer. Ils mettent en avant la forte baisse des exportations libyennes en raison du blocage des terminaux du pays et le renforcement des sanctions américaines contre les exportations de pétrole vénézuélien.

Jusqu’à récemment, le monde consommait environ 100 millions de barils de pétrole par jour, dont 14 millions en Chine. En décembre, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) tablait encore sur une progression de la demande de l’ordre d’un million de barils pour 2020, dont la moitié pour la Chine.

Mais tout a changé avec l’épidémie de coronavirus. L’économie chinoise aurait ainsi réduit ses besoins en pétrole de l’ordre de 3 à 4 millions de barils par jour. L’activité du transport aérien, qui consomme à lui seul 8% du brut de la planète, est également en baisse. Un peu partout, les perspectives économiques sont révisées. L’OCDE a ainsi ramené sa prévision de croissance planétaire de 2,9% à 2,4% pour 2020, dans un rapport publié lundi 2 mars.

 

Coup dur pour le Venezuela :

L’effondrement des prix du pétrole, principale source de revenus du Venezuela, est un nouveau coup dur pour l’économie du pays sud-américain déjà très affectée par une effroyable crise sociale et économique qu’alimente une kyrielle de sanctions américaines.

Les cours du baril ont encaissé leur pire chute en près de 30 ans en plongeant d’environ 25%. Une chute due à l’échec des discussions entre les producteurs du Golfe, au premier rang desquels l’Arabie Saoudite, et la Russie pour réduire la production.

La dégringolade s’est poursuivie tout au long de la semaine sur fond de crise sanitaire mondiale liée à la pandémie de nouveau coronavirus et d’incapacité des producteurs à s’entendre pour diminuer l’offre. Pour le Venezuela, qui dispose des plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, cet effondrement des prix aurait difficilement pu tomber plus mal.

La vente de pétrole génère la majeure partie de ses revenus. Or, sa production est en chute libre : de 3,2 millions de barils par jour en 2008, elle est passée à 865.000 barils par jour en février. Selon l’opposition au président socialiste Nicolas Maduro, la faute en revient au manque d’entretien des infrastructures, à des investissements inexistants et surtout à la « corruption » généralisée qui gangrène PDVSA, la compagnie pétrolière publique, qui n’a pas répondu aux questions de l’AFP.

En outre, Caracas a perdu son principal client, les Etats-Unis, depuis l’entrée en vigueur en avril dernier d’un embargo de Washington sur son or noir. Une mesure éminemment politique, puisqu’elle est censée, comme toutes les sanctions de l’administration Trump, accentuer la pression sur Nicolas Maduro et son entourage et, in fine, le pousser vers la sortie.

Et les analystes consultés par l’AFP estiment que la chute des prix du pétrole risque de mettre l’économie à genoux. Selon Luis Arturo Barcenas du cabinet Ecoanalitica, dans un « scénario optimiste » le Venezuela perdrait entre 4,5 et 7,5 milliards de dollars en revenus cette année. D’autres experts avancent le chiffre de 9 milliards de dollars.

Le Venezuela, déjà déclaré en défaut partiel sur le remboursement de sa dette par des agences de notation, va en outre avoir toutes les difficultés du monde à rembourser les créanciers qu’elle paie en pétrole, comme la Chine.

Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une chute du PIB vénézuélien de 10% en 2020, mais le krach pétrolier pourrait bien ajouter « quatre à cinq points » à ce chiffre, prévient-il. Autre problème de taille : avec la fin des exportations vers les Etats-Unis, le Venezuela a dû trouver d’autres débouchés. Aujourd’hui, l’Inde est son principal client et achète 43% de sa production, contre 22% il y a deux ans encore.

 

Côté analyse technique, que peut-on avoir comme indication complémentaire ?

Sur le graphique pris en base journalière ci-dessus et depuis le fameux sommet de 2009, on constate aisément la lourde chute des cours du Brent (de la mer du Nord) qui, depuis la franche cassure de son oblique de soutien en janvier dernier s’est effondré d’environ 40 dollars le baril.

Cette lourde chute l’a entraîné plus bas que son point bas de janvier 2016, et le rapproche d’une zone de soutien clé située autour des 21,45 dollars. Si le test de ce niveau critique est quasi évident, une chose est encore plus sûre : il sera réellement déterminant pour l’évolution des prix du baril car le prochain objectif de projection sera d’abord sur les 16,5 dollars.

Alternativement, et au regard de l’intensité de la chute actuelle, on ne pourra valider une reprise technique pérenne avant un passage au-dessus des 40 dollars, qui reste donc ici notre point pivot. Alors certes, ça fait quand même 45% de hausse à reprendre, mais c’est pourtant la zone technique majeure à surveiller, en amont de celle des 50,75 dollars.

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