CUIVRE – Ou quand le métal rouge se met au vert…

Fin 2010, je vous proposais une analyse sur les cours de cette matière première ma foi plutôt intéressante. Aussi, je ne reviendrai volontairement pas dans ce nouvel article sur la partie fondamentale qui tourne autour du métal rouge, et je vous invite donc à lire pour ce faire mon précédent billet en cliquant ici.

Vous constaterez alors que cette analyse s’est avérée pertinente, et, en vous plongeant avec moi dans ce nouvel édito, vous verrez que les cours semblent être sur le point de trancher pour la voie positive maintenant que la croisée des chemins (dont je vous parlais alors) est bel et bien arrivée.

C’est en effet ici au regard d’une sortie récente de consolidation et de la physionomie globale de la hausse actuelle que nous jouons ce scénario optimiste.

Mais, regardez plutôt…

Un potentiel de hausse encore non épuisé.


Source : www.traderforce.com

Comme on peut le voir sur le graphique ci-dessus, les cours sont, depuis décembre 2008, dans une nouvelle forte impulsion haussière et ne semblent pas souffrir d’un quelconque ralentissement.

Par ailleurs, on constate qu’un décompte propre et évident indique la formation de quatre vagues, plaidant ainsi très largement pour l’hypothèse haussière, puisqu’il devrait en effet manquer au moins (voir plus loin) une vague de hausse au sein de ce mouvement ascendant.

Toutes les raisons de jouer la hausse

· Côté indicateurs, un RSI hebdomadaire qui se maintient très bien en territoire positif, taquinant par moment sa zone de neutralité sans jamais véritablement l’enfoncer et ce, depuis la validation de sa divergence haussière de début 2009.
· Côté cours, d’abord, et comme nous l’avons vu précédemment, un décompte très propre, avec une première vague très impulsive, nette et sans appel, suivie d’une deuxième vague en ABC traditionnelle (expanded pour être précis) ; la troisième vague est également propre, et le fait qu’elle soit plus courte implique une cinquième vague réduite, ou alors une extension par la suite (que les initiés appellent du « I/II, 1/2 ». Enfin, une quatrième vague en flag (« drapeau ») dont les cours viennent justement de sortir à la hausse !
· Côté cours, ensuite, le fait d’avoir atteint de nouveaux records historiques annule évidemment la crainte d’un quelconque double top qui viendrait de ce fait contenir les pressions acheteuses sur les cours du métal rouge.
· Côté cours, enfin, une vision de plus long terme montre que le point bas de décembre 2008 viendrait terminer une très large phase de consolidation en trois temps classiques qui aurait été initiée en mai 2006, et que l’on a annotée pour vous sur notre schéma par une grande ABC encadrée.

Autant de signaux techniques qui viennent donc corroborer notre hypothèse haussière immédiate sur les cours du cuivre.

Pronostic et niveaux à surveiller

Avec notre fort postulat haussier, voici les niveaux importants à prendre en considération : tant que le seuil de soutien majeur en overlap clé situé sur les 8 785 $ n’est pas nettement enfoncé, une poursuite de l’élan haussier vers le premier objectif de projection classique de Fibonacci de 100% de la vague 3 reportée en vague 4 est attendu vers les 14 215 $.

Par la suite, si ce niveau venait à être dépassé, il faudra alors viser la prochaine cible située autour des 17 495 $ et correspondant cette fois à la projection de 100% de la vague 1 reportée en vague 2.

Alternativement cependant, le net enfoncement des 8 785 $ remettrait en cause l’immédiate hypothèse haussière et pourrait conduire à une plus ample correction en direction du palier de support situé sur les 6 400 $.

Et en termes de stratégie ?

Je ne suis pas spécialiste de la spéculation sur matières premières. Et, même si l’exemple analysé ci-dessus n’a rien de moralement incorrect, je laisse la possibilité à ceux qui le souhaitent de jeter un œil sur d’éventuels certificats, ou autres CFD qui devraient permettre de profiter de cette hausse attendue.

A bon entendeur…

Marc Dagher

SPECIAL SECTEUR – Il va bien falloir manger son pain noir !

Une fois par mois environ, nous vous proposons désormais une analyse sectorielle.

Aussi, permettez-moi en préambule à ce nouvel article de faire un petit retour sur l’analyse d’il y a deux mois sur le secteur très populaire des banques. Vous constaterez alors avec quelle précision nous avions réussi à anticiper le scénario qui se déroule à merveille depuis.La preuve en cliquant ici.

Aujourd’hui, nouvel article, nouveau virage : nous passons dans le domaine de l’alimentaire (littéralement le secteur « Food & Beverage » se traduit par « Nourriture & Boissons »). Secteur qui a manifestement le vent en poupe depuis quelques temps, mais qui pourrait bien passer par une période plus difficile très prochainement.

En effet, c’est à la faveur d’une large phase corrective que nous jouons notre scénario pessimiste à court terme sur ce secteur, comme vous allez pouvoir le constater…

Un graphique de long terme assez parlant


Source : www.traderforce.com

Comme on peut le voir sur le graphique ci-dessus, les cours sont, depuis mars 2009, dans une nouvelle forte vague de hausse mais semblent, depuis environ avril 2010, accuser un essoufflement qui prend place sous forme de wedge (ou « biseau » en VF).

Par ailleurs, depuis mars 2003, on pourrait s’attendre à une forme de très large canal (dessiné ici pour vous) dont la borne supérieure serait désormais en ligne de mire.

Enfin, l’hypothèse d’un double top en formation serait, elle, encore plus forte et pessimiste, puisqu’elle impliquerait alors un retournement immédiat, comme on peut le voir ci-dessus avec des cours actuels proches du dernier sommet de janvier 2008.

D’abord, l’état des lieux technique

Côté indicateurs, un RSI qui, s’il reste pour le moment en territoire positif et ce depuis le début de la hausse en question, commence cependant à dessiner une divergence baissière qui pourrait bien finir par être validée prochainement.

Côté cours, comme nous l’avons vu précédemment, nous sommes de plus en plus proche d’une forte zone de résistance située entre les niveaux clés des 345 point (soit le plus-haut de janvier 2008) et les 370 points (soit la borne supérieure du large canal). Aussi, la formation d’un wedge reste également un fort signal de retournement probable. De nombreux éléments qui, donc, plaident pour notre scénario correctif.

Ensuite, notre pronostic

Dans le cas où notre hypothèse baissière s’avère correcte, voici donc les niveaux à prendre en compte très scrupuleusement pour déterminer, par la suite, une bonne stratégie à adopter : tant que le seuil de résistance clé des 370 points n’est pas nettement dépassé, un retour vers le support de retracement classique de Fibonacci de 50% de toute la vague de hausse est envisageable autour des 250 points.

Ce scénario restera à confirmer cependant en enfonçant le seuil de soutien intermédiaire situé sur les 285 points (soit le premier retracement de Fibonacci de 23,6% de la même jambe de hausse).

Alternativement cependant, le net dépassement des 370 points conduirait à une poursuite finalement bien plus conséquente de la tendance haussière de fond immédiate, avec des objectifs tels qu’il nous faudra alors réactualiser cette analyse !

Enfin, que faire en termes de stratégie ?

Dans un premier temps, garder un œil sur deux de nos valeurs nationales qui composent dignement cet indice, à savoir le groupe Danone et son comparse Pernod Ricard. Puis, ne pas hésiter à s’engager sur l’un ou l’autre (voire même les deux) de ces deux titres en jouant la baisse attendue.

Aussi, il existe aujourd’hui des façons très simples et pertinentes de jouer la baisse de ce type de valeur en se positionnant habilement sur des turbos Put adaptés. C’est ce que je me plais à faire au sein de mon service DT Turbo que je vous invite une nouvelle fois à découvrir en cliquant ici.

A bon entendeur…

Marc Dagher

La descente aux enfers !

Ce n’est pas tout à fait par hasard si j’ai choisi cette valeur pour mon analyse du jour.

En effet, après vous avoir exposé l’exemple d’une belle réussite il y a quelques jours en abordant le sujet Apple, il m’a semblé intéressant de voir comment, à l’inverse, on peut incarner le déclin dans toute sa splendeur.

Et pour cause.

Par ailleurs, il est vrai que l’entreprise que j’ai finalement choisie n’est pas totalement étrangère à un des nombreux secteurs d’activité de la fameuse marque à la pomme.

Mais, venons en au fait, et dévoilons le nom du malheureux élu du jour, j’ai nommé l’ex Géant finlandais : Nokia.

En effet, avant que d’entrer dans la partie qui m’intéresse véritablement, un petit mot rapide et logique sur la conjoncture : ayant fait son succès, jadis, sur son hégémonie, sa réactivité et sa diversité dans le domaine de la téléphonie mobile, l’entreprise n’a pas su négocier le virage du smartphone et se trouve aujourd’hui totalement malmenée par le duel que se livrent frénétiquement l’iPhone et le BlackBerry…

Aussi, l’analyse graphique de la valeur, malgré la proximité d’une forte zone de support, ne laisse rien envisager de très positif pour l’avenir de la marque scandinave.

Regardez plutôt…

Une descente aux enfers quasi inévitable !


Source : www.traderforce.com

Un graphique de long terme en effet éloquent, qui nous montre cette fois la fragilité du titre finlandais, et son avenir peu radieux.

Mais, essayons maintenant de voir de plus près quel est l’état des lieux d’abord, et pourquoi ensuite privilégions-nous finalement la poursuite de la baisse ?

L’état des lieux technique

Comme nous pouvons aisément le voir, l’historique des cours fait apparaître deux parties majeures importantes :

Une très nette et impulsive phase de hausse jusqu’au sommet de mai 2000.
Une large phase corrective en trois temps traditionnels depuis ledit sommet.

La grande question du moment est donc de savoir où, dans ce troisième temps, en serions-nous exactement ? En effet, la proximité d’un palier de soutien important rend cette question d’autant plus légitime que nous serions ainsi à une véritable croisée des chemins… chemins qui s’avéreraient ainsi diamétralement opposés pour la suite des événements.

Décortiquons d’abord la large phase corrective

1. Le premier des trois temps en question apparaît nettement sur le schéma entre le sommet de mai 2000 et le point bas d’août 2004.

2. Le deuxième temps, lui, se présente de manière toute aussi propre entre le point bas d’août 2004 et le sommet de novembre 2007.

3. Le troisième temps enfin a été initié sur ce dernier sommet de novembre 2007 et nous allons légitimement nous attarder dessus…

Ce qui joue pour la théorie du retournement sur le support proche : d’abord, on calcule souvent l’objectif de la vague C (comme on l’appelle usuellement) en reportant 100% de la vague A en vague B. Or cette projection nous donnerait comme objectif le niveau indiqué des 3,55€. Niveau qui, de surcroît, correspondrait alors à un vieil et solide overlap de septembre 1995. Enfin, si on projette, à l’intérieur même de la vague C, 100% de la première jambe de baisse, on tombe également autour de ce niveau clé !

Ce qui joue maintenant contre la théorie du retournement sur ce niveau : manifestement et surtout, la configuration de ladite vague C qui appelle très nettement à encore au moins une vague de baisse en son sein. Et c’est cette vision que nous préférons privilégier dans notre analyse.

Quel est donc notre pronostic ?

Sans donc écarter, et vous l’aurez compris, la possibilité d’un franc rebond technique intermédiaire à l’approche du palier des 3,55€ et tant que notre point pivot situé sur la forte résistance du dernier overlap des 6,70€ n’est pas nettement dépassé, une nouvelle vague de baisse est attendue en direction, dans un premier temps, de notre objectif de projection majeur situé sur les 1,15€ (soit 161,80% de la vague A).

Alternativement cependant, le net passage au-dessus des 6,70€ devrait conduire au test du prochain niveau d’overlap situé sur les 10,20€. Seul le dépassement de ce dernier rempart viendrait alors remettre en cause la tendance baissière sur le long terme.

Que faire en termes de gestion/stratégie ?

Evidemment, se positionner à la vente sur le titre Nokia semble rester une stratégie pertinente, quitte à attendre sagement le résultat du test des fameux 3,55€ à venir.

Pour ce faire, vous pouvez passer par différentes formes d’investissement, selon votre banque et/ou broker : jouer l’action en cash, via un certificat ou, pour les plus avertis, tenter l’effet de levier via un CFD.

A bon entendeur…

Marc Dagher

SPECIAL CAC – Peut-on décemment repasser haussiers ?! Ou quand les gouvernements ont une « DETTE » envers l’économie …

C’est un peu l’objectif de ce nouvel article : refaire un plaidoyer pour l’analyse technique et demander à ces fichus marchés un minimum de décence pour cette discipline !

Evidemment, je digresse, volontairement.

Mais j’avoue que là, je serais fort embarrassé de me prendre un revers sur cette prochaine analyse, car il en va presque de ma croyance en mon métier ! Quand bien même je saurai faire la part des choses.

D’un point de vue macroéconomique et conjoncturel, il est évident que le sujet brûlant du moment est celui de la Dette (avec un grand « D »). Ce qui est assez surprenant ici, c’est que nous sommes en face d’une crise qui n’est pas sans rappeler celle des subprimes de l’été 2007. En effet, nombre de gens sont au courant du problème, mais personne ne semble vraiment vouloir le regarder bien en face, ni l’affronter. Aussi, il ne pourrait vraisemblablement avoir de véritable espoir de reprise économique de fond tant que les gouvernements en question ne feront pas amende honorable en mettant en place de véritables plans de restructuration et donc, de relance… intelligentes !

Pour l’heure, tentons d’être le plus persuasif possible : quitte à se tromper, soyons au moins cohérent !

Place d’abord à l’image


Source : www.traderforce.com

Le graphique ci-dessus le montre bien, nous sommes depuis avril 2010 (et après donc une première nette vague de hausse initiée en mars 2009) dans une phase de consolidation extrêmement pénible, avouons-le. En effet, depuis cette période, aucune véritable tendance ne se profile. Les cours périclitent totalement, alternant de forts mouvements erratiques et imprévisibles, dans un sens comme dans l’autre, sur des horizons de très court terme.

Par ailleurs, une vision plus panoramique nous montre quoi ?

Eh bien qu’après une forte vague de baisse (notée « a? » sur mon schéma), les cours sont entrés dans un long et douloureux canal légèrement ascendant de plus d’un an (que l’on a noté « b? » sur le dessin). Aussi, la récente sortie de ce canal à la baisse implique, logiquement, la formation du traditionnel troisième mouvement d’une telle phase : nous serions donc en pleine formation de ce mouvement (que nous avons annoté « c? »).

Ainsi, la tendance immédiate devrait légitimement rester baissière, puisque les objectifs théoriques de cette vague c? devraient nous mener encore plus bas.

Regardons donc tout ça de plus près…

Etat des lieux technique

Que voit-on donc sur ce graphique hebdomadaire de notre indice national ?

  • On remarque d’abord la très forte zone de résistance horizontale située aux alentours du seuil clé des 4100 points.
  • On voit ensuite la formation du canal ascendant avec sa très nette cassure baissière désormais.
  • On constate enfin une véritable faiblesse globale des cours, corroborée par les indicateurs et notamment un RSI en territoire négatif et mal orienté.

Une tendance qui, ma foi, semble devoir encore rester à la grande prudence pour les semaines, voire les mois à venir, non ?

Quel pronostic ?

Sans écarter la possibilité d’un rebond technique initial, histoire de digérer la forte chute de ces derniers jours, et tant que la zone de résistance majeure située autour du gap des 3895 points n’est pas nettement dépassée, nous privilégions, dans un premier temps, une poursuite de la baisse vers notre premier objectif important situé autour des 3375 points.

Alternativement cependant, le passage au-dessus des 3895 points conduirait vraisemblablement à un nouveau et énième test de la zone de résistance clé située, elle, autour du palier des 4100 points.

Que faire alors en termes de stratégie/gestion ?

Pourquoi ne pas avoir le cran de jouer cette baisse ?

En effet, nombre d’investisseurs sont souvent moins à l’aise dans ce genre de configuration. Pourtant, il est tout aussi facile de profiter d’une anticipation baissière que d’une anticipation haussière en termes de gestion.

Il suffit pour cela d’avoir les bons outils en main.

Ceux-ci sont ma foi assez nombreux, mais vous connaissez bien ma préférence et ma spécialité : les turbos !

Ceux qui ont déjà rejoint mon service le savent, je suis entré récemment sur de nombreuses positions baissières via des turbos Put scrupuleusement sélectionnés.

Pour les autres, il n’est jamais trop tard et je vous invite donc à cliquer ici : vous pourrez ainsi sinon nous rejoindre, au moins vous renseigner.

A bon entendeur…

Marc Dagher

Comment être sûr de ne jamais tomber dans les pommes ?!

Il est parfois des réussites qui font envie.

Il est parfois des entreprises qu’on aimerait simplement avoir créé nous-mêmes.

Il est enfin parfois des succès qui font office de référence absolue.

Le cas que j’ai choisi d’analyser pour vous aujourd’hui fait partie de ceux-là…

Mais, qui se cache donc derrière ce titre curieux ?

Ceux d’entre vous qui connaissent déjà mon sens de l’humour légendaire et mes jeux de mots délicieux l’ont compris.

Pour les autres, voici quelques indices (niveau débutant) :

– Je bosse sur mon Mac car je fais, notamment, pas mal de graphisme. Avec iTunes, je télécharge (légalement bien sûr) plein de musique pour mon iPod. Grâce à mon iPhone, j’ai des centaines d’applications qui me permettent, par exemple, d’être averti des radars sur la route, ou de retrouver le titre et l’interprète d’une chanson que j’écoute n’importe où. Enfin, plus besoin de me balader avec une valise de bouquins sur moi si j’aime lire, grâce à mon nouvel iPad, j’ai une véritable bibliothèque ambulante sur moi…

Oui. En effet, là, plus vraiment besoin de révéler le nom de cette illustre et brillante entreprise que vous avez désormais tous deviné : j’ai nommé l’Apple, de Steve Jobs.

Comme à mon habitude, je passerai volontairement ici les détails fondamentaux ou macroéconomiques inhérents à la fameuse marque à la pomme pour m’attarder sur ce qui m’intéresse encore et toujours : les graphiques.

 

Une tendance de fond qui parle d’elle-même !

 


Source : www.traderforce.com

Un graphique de long terme en effet éloquent, qui nous montre la solidité et la fiabilité d’une telle valeur sur la durée.

Dans le décompte très propre que nous envisageons depuis le point bas de juillet 1997 tout porte à croire que nous soyons dans la grande vague V d’un mouvement de hausse globale initié il y a donc 14 ans exactement.

Evidemment, la question dans ce genre de cas de figure pour tout elliottiste qui se respecte est de savoir où précisément en sommes-nous dans cette fameuse dernière vague justement ? Pour ce faire, et lorsque nous sommes comme ici « sans filet » par rapport à d’éventuels retracements possibles (car sur des plus-hauts historiques), il n’y a qu’un moyen encore pertinent : les calculs d’objectifs de vague V par projections.

 

Parenthèse utile : calcul des objectifs théoriques d’une vague V

 

Vous le savez désormais, la théorie elliottiste indique que les mouvements en tendance s’effectuent la plupart du temps en cinq vagues.

Aussi, il existe des règles de projection qui permettent de calculer des objectifs pour la fin de la cinquième vague, une fois les quatre premières terminées. Ces règles se basent encore sur les fameux ratios de Fibonacci.

On peut donc déterminer six objectifs théoriques en reportant, au commencement de la vague IV, les projections de : 61,8% ou 100% des vagues I ou III et 38,2% ou 61,8% de l’ensemble « vague I + vague III ».

Il faut cependant ne pas oublier de tenir compte dans ces calculs d’une règle capitale de cette théorie elliottiste qui dit que la vague 3 ne doit jamais être la plus courte en amplitude. Ce qui est le cas ici pour notre exemple sur Apple.

Un sérieux potentiel de hausse immédiat !


Source : www.traderforce.com

Comme on le voit ici aisément, la récente sortie d’une figure de consolidation en forme de flag (« drapeau » en VF) appelle à un scénario immédiat nettement haussier, puisque ce type de figure est une figure dite « de continuation » justement. Ce qui signifie qu’on peut théoriquement reporter à sa sortie des mouvements d’amplitudes proportionnelles à celles qui la précédaient.

Avec ce type de considération et celui expliqué dans le paragraphe pédagogique précédent, nous pouvons donc obtenir des objectifs assez précis…

Quel est donc notre pronostic technique ?

La sortie récente du flag de consolidation avec le test de retour en pullback sur la borne supérieure plaide donc pour un scénario de hausse immédiate.

Aussi, tant que la forte zone de support en overlap située autour des 270$ n’est pas nettement enfoncée, on pourra légitimement espérer un élan vers de nouveaux records historiques.

  • Le premier objectif de projection se situe donc autour des 670$. Ce niveau correspondant en effet à la projection classique de 61,8% de la vague III reportée en vague IV.
  • Le second objectif de projection si situera lui autour des 930$. Cet autre niveau correspondant cette fois à la projection classique de 100% de la vague I reportée en vague IV.

Alternativement cependant, le net passage au-dessous des 270$ pourrait conduire tout droit au test du prochain fort niveau d’overlap situé autour du seuil des 200$.

 

Que faire en termes de gestion/stratégie ?

 

Evidemment, se positionner à l’achat sur le titre Apple semble encore aujourd’hui être une stratégie évidente pour gagner de l’argent !

Pour ce faire, vous pouvez passer par différentes formes d’investissement, selon votre banque et/ou broker : acheter l’action en cash, jouer un certificat ou, pour les plus avertis, tenter l’effet de levier via un CFD.

A bon entendeur…

Marc Dagher

Mettez-vous à l’abri !

Les marchés continuent de vous faire perdre la tête ?

Vous en avez assez de ne plus savoir comment vous en sortir, avec de tels mouvements, de telles incohérences et de telles inepties, parfois ?

Vous le savez plus à quel saint vous vouer ?

Vous êtes sur le point de laisser tomber la Bourse ?

Vous ne croyez plus en rien et n’osez plus investir dans quoi que ce soit ?

Cet article est fait pour vous !

En effet, en regardant un peu ailleurs… en sortant sa tête des actions et des indices trop tumultueux ces temps-ci… en élargissant son champ d’action, justement… on trouve parfois de (très) bons coups à jouer.

C’est le cas du pétrole aujourd’hui, qui présente une configuration technique très intéressante et que je vous invite à découvrir avec moi dès maintenant…

 

Une très nette tendance haussière

 

Source : www.traderforce.com

On voit en effet d’un coup d’œil ici que la tendance de fond depuis décembre 2008 est bel et bien repassée haussière.

Seule inquiétude : comment interpréter la très forte chute qui avait eu lieu entre juillet et décembre 2008 ? Une simple correction ? Aussi violente et pourtant terminée ?

C’est, en tout cas, la seule hypothèse envisageable dans notre décompte.

Maintenant, attardons-nous plutôt sur la phase de hausse initiée sur le point bas de décembre 2008 et essayons de la décortiquer un peu.

 

Les raisons de la poursuite haussière

 

Elles sont techniquement nombreuses.

  • On distingue d’abord assez clairement les différentes vagues au sein de ce mouvement. Celles-ci sont délimitées, sur mon graphique, par l’annotation des dates des creux et sommets correspondants. Nous serions donc en train de terminer la vague 4 avant d’entamer la vague 5 impulsive.
  • On remarque ensuite que ladite vague 4 a pris place sous forme traditionnelle d’un flag (ou « drapeau »), ce qui signifie qu’elle devrait toucher à sa fin, sinon être déjà terminée.
  • On note également une assez forte oblique de support haussière en place depuis ce fameux point bas de décembre 2008 et qui vient à nouveau d’être positivement testée.
  • Enfin, du côté des indicateurs, on voit que le RSI hebdomadaire continue de se maintenir en territoire positif, malgré quelques passages autour de sa zone de neutralité, qu’il n’enfonce jamais véritablement.

 

Quel est notre pronostic technique ?

 

Sans écarter un léger répit initial et tant que la forte zone de support située autour des 104$ n’est pas nettement enfoncée, on pourra légitimement espérer un retour sur les plus-hauts historiques de juillet 2008 autour des 147$ le baril. Si ce niveau venait à être dépassé, on pourra alors viser le prochain objectif de projection situé, lui, bien plus haut sur les 189$ le baril !

Alternativement cependant, le net passage au-dessous des 104$ pourrait conduire tout droit au test du prochain fort niveau d’overlap situé autour des 88,50$ le baril.

 

Que faire en termes de gestion/stratégie ?

 

Il existe plusieurs façons de jouer le pétrole.

On peut en effet trouver des certificats, des trackers ou encore des CFD corrélés à ce sous-jacent particulier.

Pour ma part, et vous le savez sans doute, je me suis spécialisé sur le produit structuré appelé turbo, digne successeur du warrant, et qui me permet aujourd’hui de bénéficier d’un bon effet de levier pour jouer de bons coups afin de pouvoir me mettre à l’abri quand les temps sont difficiles. Et nul n’ignore qu’ils le sont.

Vous voulez vous aussi pouvoir profiter de tels produits, avec une stratégie de money-management intelligente et efficace ? N’hésitez plus à nous rejoindre en cliquant ici !

A bon entendeur…

Marc Dagher

Carrefour, ton univers im-pi-to-yaaaaa-ble !

Certes, après une journée comme celle-là, vous seriez en droit d’attendre un article plus généraliste, sur un sous-jacent plus large : idéalement, un indice. Naturellement.

Seulement, je sais d’abord que vous aurez suffisamment de papiers sur le thème de la chute actuelle pour ne pas en rajouter ; ensuite et surtout, je dois avouer ne pas savoir quoi vous dire ni penser de tout ça ! Car, soyons honnêtes, les marchés ne cessent de remettre en cause toutes les théories prédictives possibles et imaginables : fondamentaux, graphiques, indicateurs… plus rien ne semble fonctionner et l’anarchie totale perdure, mettant à mal le moindre intervenant, imprudent ou non !

Aussi, j’ai préféré m’intéresser au cas Carrefour, puisque la valeur a perdu plus de 45% de sa cotation depuis septembre dernier !

Cette statistique lui vaut d’être, sur cette période, la lanterne rouge du CAC. Or, et nous allons le voir tout de suite en image, les perspectives techniques de long terme ne sont pas prêtes de s’améliorer pour le numéro un français de la grande distribution.

Un graphique de long terme plutôt inquiétant !

Source : www.traderforce.com

Il suffit en effet d’un seul coup d’œil rapide sur ce graphique pour se rendre compte du biais négatif global, encore pour au moins quelques mois.

Explications : comment peut-on décortiquer ce graphique ?

D’abord, de façon nette et évidente, on voit bien la très forte phase haussière et empirique d’avant les années 2000 environ. Puis, depuis novembre 1999, on constate la très large phase de consolidation en place au sein d’un canal baissier. Phase qui n’est apparemment pas au bout de ses peines encore !

Les raisons de la poursuite baissière

Elles sont techniquement nombreuses.

– La première, assurément, l’importance de la chute actuelle qui est venue enfoncer tous les supports au point d’approcher déjà du point bas de mars 2009.

– La deuxième se trouve du côté des indicateurs, et du RSI plus précisément, qui vient de buter sur sa zone de neutralité, se retourne et reste mal orienté et en territoire négatif.

– La troisième réside dans la configuration même du graphique : forme de canal descendant ou, si l’on remet en cause l’hypothèse du canal, au moins une phase avec des sommets de plus en plus bas et des creux de plus en plus importants (facteurs caractéristiques d’une tendance baissière).

Quel est notre pronostic technique ?

Tant que la forte zone de résistance située autour des 30 euros n’est pas nettement dépassée, il faudra s’attendre à de nouveaux plus-bas avec deux objectifs majeurs en ligne de mire : d’abord, la forte projection en swing-move (soit 100% de la vague précédente) qui mène sur le seuil des 16 euros puis, en extension, une poursuite de la chute vers le support clé des 10 euros !

Alternativement cependant, le net passage au-dessus des 30 euros conduirait tout droit au test du prochain palier de résistance situé 10 euros plus haut, soit sur les 40 euros.

Que faire en termes de gestion/stratégie ?

Difficile d’attraper un couteau qui tombe, comme on dit….

Pourtant, il me semblerait encore judicieux de continuer de jouer la baisse de l’action Carrefour. Evidemment, des rebonds techniques intermédiaires devraient avoir lieu par moments, et ça sera sans doute l’occasion de trouver de bons points d’entrée.

Aussi, si vous souhaitez jouer cette baisse avec moi, et en profiter de façon très intéressante avec des produits à forts effets de levier, n’hésitez pas à nous rejoindre au sein de DT Turbo. Pour vous donner un exemple parlant, alors que le titre a perdu près de 20% sur une semaine, vous auriez pu bénéficier, en vous positionnant sur un turbo adapté, d’un gain de plus de 200% dans le même temps !

Qu’attendez-vous pour cliquer ici pour commencer ?

A bon entendeur…

Marc Dagher

SPECIAL FOREX – L’EURO PLIE, MAIS NE ROMPT PAS !

Il est parfois des sous-jacents qu’il est difficile mais néanmoins très intéressant de suivre.

Et le sous-jacent dont je parle aujourd’hui est ni plus ni moins le sous-jacent le plus traité dans le monde, à savoir la parité Euro/Dollar.

D’ailleurs, la difficulté génère l’intérêt dans le cas présent, puisqu’il s’agit en effet d’un sous-jacent corrélé à de nombreuses et diverses données macroéconomiques, dont les mouvements et les retournements peuvent ainsi parfois se faire très violemment.

Je n’entrerai volontairement pas ici dans toutes les polémiques inhérentes à la « Zone Euro » au sens large, ni dans des débats sur sa légitimité économique. Et je laisse également de côté les conséquences désormais intégrées dans les cours de la dégradation de la dette de nos amis Portugais.

Je m’attarderai, comme chaque fois, sur l’étude et l’analyse du graphique qui, vous le savez désormais, présente régulièrement des décomptes très intéressants.

Mais, regardez plutôt…

 

Un graphique de long terme particulièrement intéressant !

 

Avant d’entrer encore dans le détail d’un graphique de plus court terme, laissez-moi vous présenter à nouveau la situation d’un point de vue un peu plus panoramique avec ce graphique de moyen-long terme qui nous permettra d’avoir une vue d’ensemble, sur les dix dernières années, et donc de mieux comprendre la suite :

Source : www.traderforce.com

Que nous dit ce graphique ? Eh bien, que deux grands mouvements d’une tendance haussière ont été dessinés depuis le point bas d’octobre 2000 ; ces deux mouvements ont été noté « 1 ou A » et « 2 ou B ».

Ainsi, nous serions donc en plein cœur d’un nouveau large mouvement haussier qui s’appellera « 3 ou C » et qui devrait donc à nouveau mettre à mal le billet vert face à son homologue européen pour les mois, voire les années à venir !

On notera au passage en effet que le décompte elliottiste proposé est très propre, puisque le premier mouvement a bien lieu en cinq temps traditionnels (avec une vague II en triangle, une vague IV en flag ou « drapeau » et une vague III plus impulsive que les deux autres), d’octobre 2000 à juillet 2008, tandis que le second mouvement a pris place en trois temps classiques, notés ABC.

Maintenant, et nous le voyons très clairement à l’aide du large flag (drapeau) dessiné ci-dessus, la question est de savoir si la borne de résistance va finir par céder ou non. Question on ne peut plus d’actualité puisque nous sommes en plein test de ladite résistance, et que les cours semblent un peu s’essouffler malgré tout.

 

Un graphique de court terme toujours aussi éloquent

Source : www.traderforce.com

La question reste donc ici, comme on vient de le voir plus haut, de savoir si le point bas de juin 2010 était bel et bien l’amorce d’une très grande vague de hausse appelée « 3 ou C » ou si nous restons encore dans un large canal de consolidation en forme de drapeau ? Une chose est sûre, le verdict à cette question ne saurait plus beaucoup tarder.

 

Hypothèse capitale : triangle ou pas triangle ?

 

Le scénario haussier que nous privilégions pose l’hypothèse d’un triangle correctif en cours de formation. Ce triangle, nous l’avons annoté pour vous par les lettres « abcde » et une vague « e » encore en cours, mais sur sa fin proche.

Ainsi, nous sommes dans un timing assez serré puisque la franche cassure de la base inférieure de ce triangle hypothétique viendrait évidemment remettre en question notre pronostic et notre analyse.

 

Quel est notre pronostic technique ?

 

Du côté des indicateurs, nous n’aurons pas grand-chose à nous mettre sous la dent, avec en effet notamment un RSI très mitigé, voguant autour de sa zone de neutralité, et ne voulant manifestement pas se prononcer pour l’instant.

Du côté des cours, outre l’hypothèse précitée du fameux triangle, nous voyons tout de même bien que la dynamique haussière en place depuis un peu plus d’un an n’est pour le moment toujours pas remise en cause.

Par ailleurs et enfin, si l’on s’attarde en focus sur la phase haussière initiée en janvier dernier, on remarque que le fameux overlap des 1,3860 tient toujours la route.

Ainsi, tant que ce niveau clé n’est pas nettement enfoncé, une nouvelle vague de hausse reste attendue au sein du rally actuel, avec un objectif de projection majeur situé sur les 1,5475. Il faudra auparavant s’affranchir de la résistance psychologique intermédiaire des 1,5000.

Alternativement cependant, la cassure des 1,3860 conduirait au test du support inférieur situé sur l’overlap suivant sur les 1,3345.

 

Que faire en termes de gestion/stratégie ?

 

Pourquoi ne pas tenter de se mettre dès l’approche de la base inférieure du triangle long EUR et short USD. Pour ceux qui souhaitent tenter d’optimiser leur point d’entrée, viser peut-être les 1,4130 et rester en position tant que les 1,3860 restent intacts.

Par la suite, envisager une prise de bénéfices partiels sur la zone des 1,5000 (au cas où cette zone intermédiaire viendrait s’imposer, mais j’en doute) avant de solder sa ligne sur mon objectif majeur situé donc autour des 1,5475.

A bon entendeur…

Marc Dagher

COMMENT GAGNER 5 000 % EN 25 ANS LES DOIGTS DE PIEDS EN EVANTAIL ?!

Lorsque je parcours les différents titres, ou autres sous-jacents, afin d’en sélectionner un pour mon édito, il m’arrive de tomber parfois sur des configurations techniques particulièrement intéressantes. C’est encore le cas aujourd’hui (et depuis longtemps) avec une valeur dite de « bon père de famille » et dont la réputation reste en effet tout à fait fondée. En effet, même si Air Liquide n’a pas échappé à la Crise globale, perdant plus de 40% entre janvier et octobre 2008, elle reste une valeur défensive qui résiste bien et de façon historique.

Jugez plutôt…

Air Liquide : un spécimen technique exemplaire !

Source : www.traderforce.com

Le graphique ci-dessus est éloquent.

Depuis 1987 environ, le titre est entré au sein d’un large canal ascendant, à l’intérieur duquel il est en train de dessiner un grand mouvement haussier. Ce grand mouvement, j’ai pris le parti de l’annoter pour le moment arbitrairement tout en restant théoriquement propre.

En effet, le manque d’historique (la base choisie étant mensuelle) ne permet pas de savoir d’où l’on vient exactement mais j’ai fait comme si le sommet de mars 1987 pouvait logiquement représenter la fin d’une première grande vague de hausse, notée I. Par la suite, j’ai détaillé (de 1 à 5) l’intérieur de la grande vague III pour poser l’hypothèse très vraisemblable d’être actuellement dans la grande vague V dudit mouvement. Vague V qui, elle aussi, pourrait avoir lieu en extension.

Par ailleurs, les sommets et creux de chacune de ces vagues correspondent rigoureusement aux bornes supérieures et inférieures dudit canal. Ce qui lui confère une fiabilité à prendre très au sérieux.

Aussi, c’est parce que nous sommes actuellement en direction de la borne supérieure de ce canal qu’il me semble très judicieux de s’attarder sur cette valeur.

Pourquoi exactement ? Que peut-il se passer ? A quoi sert une telle configuration ? Qu’implique-t-elle en termes de gestion, de trading ? C’est précisément ce que je veux vous apprendre (pour les novices), ou vous rappeler (pour les initiés).

 

Un canal : pourquoi, comment ?

 

Je n’ai aucunement besoin de vous rappeler ce qu’est un canal en termes d’analyse technique. Il s’agit en effet de deux obliques parallèles qui bloquent l’évolution des cours, à l’achat (borne supérieure, dite « de résistance »), et à la vente (borne inférieure, dite « de support » ou « de soutien »).

Un canal peut être ascendant (comme ici, sur Air Liquide), descendant, ou horizontal (dans des phases de consolidation notamment). D’un point de vue de gestion/trading, il est commun de vendre sur la borne supérieure et de racheter sur la borne inférieure. Plus les bornes en questions ont été efficaces par le passé, plus la fiabilité du canal est importante. C’est donc la première chose à noter pour cette figure.

Ok. D’accord. Très bien. Mais, un canal, ça ne dure pas « pour la vie », me direz-vous sans doute. Certes. Et il serait fort maladroit de prétendre que les bornes soient à jamais infranchissables. Alors ?

Alors, l’avantage est que la sortie d’un canal est, elle aussi, un signal technique très profitable. Là encore, plus le canal en question était efficace, plus en sortir sera révélateur d’un potentiel conséquent (à la hausse ou à la baisse). Ainsi, la théorie veut que l’on reporte, à la sortie d’un canal, l’amplitude à 100% du mouvement qui a précédé l’entrée dans ledit canal. Voyez ce que cela donnerait sur Air Liquide !

 

25 ans d’efficacité pour le canal d’Air Liquide

 

Dans mon cas pratique du jour, nous avons droit à une illustration exemplaire de ce type de figure. Décortiquons un peu le graphique avant d’en tirer des conclusions prévisionnelles…

C’est au départ vers 1987 que la borne supérieure est apparue. Mais c’est précisément en janvier 1988 que le canal trouvait sa raison d’être.

J’attire ici votre attention sur le fait que ce qui va suivre est tout à fait « remarquable ». Depuis ce point bas en effet, les cours ont dessiné un mouvement ascendant, décomposé en plusieurs vagues (notées de I à IV et de 1 à 5 sur le graphique). Et que voyez-vous donc ? Qu’est-ce qui vous saute aux yeux ? Eh bien, oui : chacune de ces vagues, sans exception, est venue cogner ou rebondir sur les bornes de cet important canal. C’est vous dire l’efficience de la chose. Et c’est vous dire également la pertinence d’une analyse aujourd’hui, à l’heure où les cours viennent de tester pour la dixième fois en 25 ans la borne inférieure et la borne supérieure de ce grand canal ascendant !

 

Où en est-on actuellement ?

 

Comme le montre le décompte pour lequel j’ai opté (et même en imaginant d’autre types de décomptes) il devrait manquer au moins une vague de hausse et sans doute un nouveau test de le borne supérieure du fameux canal.

En effet, non seulement la configuration technique plaide clairement pour ce scénario, mais même du côté des indicateurs mensuels, la tendance reste la même. Aussi, on peut voir sur mon graphique la moyenne mobile à 20 périodes qui sert d’appui relativement fiable à l’évolution des cours et de façon historique.

 

Que devrait-il se passer maintenant ?

 

Tout porte donc à croire que, dans les prochains mois, les cours vont poursuivre leur ascension en direction de la borne supérieure du canal, qui se situera environ sur le seuil des 123 euros.

Par la suite, on pourrait légitimement craindre une nouvelle correction en direction, cette fois, de la borne inférieure avec en ligne de mire approximative la zone des 77 euros.

Maintenant, si l’une des bornes venait à céder, dans un sens ou dans l’autre, nous savons que le potentiel généré qui s’ensuivra sera très conséquent. Aussi, j’ai indiqué les premiers niveaux théoriques qui pourraient alors faire office de support ou résistance intermédiaires :

  • Vers le haut, ce niveau se situe sur les 166 euros, soit la projection traditionnelle de 61,8% de la dernière vague de hausse (vague III) reportée au dernier point bas (vague IV).
  • Vers le bas, ce niveau se situe sur le fort palier des 55 euros, correspondant à la fois à l’overlap de la vague 3 et à la fois au seuil de soutien majeur de la vague IV, seuil qui avait contenu les pressions vendeuses d’octobre 2008 à début 2009.

 

Et en termes de gestion, comment intervenir ?

 

C’est un peu ici un « jeu d’enfant ». En effet, l’avantage d’un canal est la lisibilité en termes de gestion justement. Il suffit, comme je vous le disais en préambule, d’acheter autour de la borne inférieure et de vendre à proximité de la borne supérieure.

Sur Air Liquide, une telle stratégie aurait pu vous faire tenir largement gagnant depuis plus de 20 ans désormais ! Mais, pour être plus concret, prenons un exemple parlant…

Imaginons donc deux cas de figure en démarrant arbitrairement en mai 1983 et en faisant l’hypothèse probable d’un test des 123 euros qui pourrait intervenir autour de juin 2012. Prenons le cas où nous aurions acheté 100 titres Air Liquide à cette date, d’une valeur donc de 10 euros chacun, soit un capital investi d’un montant total de 1 000 euros.

Voici un comparatif frappant :

  • 1er cas de figure : nous avons acheté, en mars 1983, les 100 titres Air Liquide à 10 euros chacun et nous les revendons en juin 2012 pour une valeur de 123 euros. Le calcul est simple, nous avons réalisé un gain total sur notre opération de 1 130 %. Résultat plus qu’honorable, certes.
  • 2nd cas de figure : nous avons acheté, en mars 1983, les 100 titres Air Liquide à 10 euros chacun et, à chaque test de la borne supérieur de notre canal, nous avons vendu l’intégralité de nos titres pour réinvestir à chaque fois l’intégralité de notre capital en rachetant ces mêmes titres sur la borne inférieure (NDLR : j’ai ici volontairement arrondi les prix pour prendre des exemples réalistes et pour vous donner une idée). Sans entrer dans le détail – que je peux vous fournir sur simple demande – nous avons alors réussi, en juin 2012, à obtenir un gain total sur notre opération de 5 000 % !

No comment.

Marc Dagher

SPECIAL SECTEUR – ALLO MAMAN BOBO !

Il y a environ un mois, nous vous proposions une analyse sectorielle et nous avions choisi pour vous de commencer par le secteur très suivi des banques. Aujourd’hui, virage à 180 degrés, nous passons dans le domaine des télécoms ; domaine qui n’en demeure pas moins intéressant pour autant.

En préambule, rappelons tout de même que nous anticipions, sur notre précédente analyse, une assez forte jambe de baisse initiale qui est depuis en train d’avoir lieu. Vous pouvez vérifier de vous-même en cliquant ici.

Or, pour le nouveau sujet abordé dans cette catégorie sectorielle, nous sommes tout aussi pessimistes sur le court terme, mais bien plus pessimistes sur le plus long terme, comme vous allez pouvoir le constater…

Aucun véritable signe positif depuis le sommet de février 2000

Source : www.traderforce.com

Comme on peut le voir sur le graphique ci-dessus, les cours du secteur en question sont depuis février 2000 dans une configuration très peu encourageante. En effet, après la très forte chute qui les a vu perdre plus de 85% de leur valeur jusqu’au point bas de septembre 2002 (soit en deux ans et demi), le rebond avorté en novembre 2007 a eu bien de la peine à avancer et n’a pas pris l’envergure qu’on aurait pu espérer d’un rebond dit « de retournement ».

Par ailleurs, la reprise de la correction depuis ce sommet a définitivement mis un terme à ce type d’espoir : le biais reste négatif, et pour encore un moment.

Quel est aujourd’hui l’état des lieux technique ?

Côté indicateurs, un RSI faible, toujours mal orienté et en territoire négatif, ne montrant aucune réelle velléité haussière.

Côté cours, on constate qu’il devrait manquer, depuis le sommet de novembre 2007, encore au moins deux vagues de baisse. Nous serions donc logiquement en train d’initier la troisième jambe d’une chute traditionnelle en cinq temps. Tout porte à croire en effet que les cours s’apprêtent à sortir à la baise d’une sorte de triangle de consolidation quasiment plat dans lequel ils évoluent depuis le point bas de septembre 2008. Point bas qui marquerait naturellement la fin de la première jambe de baisse parmi les cinq attendues ci-dessus (et notée 1? sur notre graphique).

Quel est maintenant notre pronostic ?

Dans le cas où notre hypothèse baissière s’avère correcte, voici donc les niveaux à prendre en compte très scrupuleusement pour déterminer, par la suite, une bonne stratégie à adopter : tant que le seuil de résistance clé des 408 points n’est pas nettement dépassé, un retour vers les plus-bas de septembre 2002 est à craindre autour des 243 points. En effet, ce niveau correspondant de surcroît au swing-move (projection classique de 100%) de la première jambe de baisse reportée au sommet de la seconde.

Ce scénario restera à confirmer cependant en enfonçant le palier de support intermédiaire situé sur les 301 points (soit la projection de Fibonacci de 61,8% de la même jambe).

Alternativement cependant, le net dépassement des 408 points conduirait à un ultime test de la résistance supérieure située sur les 465 points. Seul le dépassement de ce niveau pourrait alors réinstaurer la confiance haussière sur le plus long terme.

Que faire enfin en termes de stratégie ?

Eh bien, simplement surveiller de très près l’une des principales actions composant cet indice, à savoir notre bon vieux France Telecom national. En effet, avec ses voisins allemand (Deutsche Telekom), italien (Telecom Italia) et espagnol (Telefonica), le groupe français occupe une très forte place dans l’indice de référence du secteur.

Aussi, il existe aujourd’hui des façons très simples et pertinentes de jouer la baisse de ce type de valeur en se positionnant habilement sur des turbos Put adaptés. C’est ce que je me plais à faire au sein de mon service DT Turbo que je vous invite une nouvelle fois à découvrir en cliquant ici.

A bon entendeur…

Marc Dagher

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