SWING TRADING – ACCOR : UNE VAGUE DE HAUSSE 5 ETOILES ?

Nouvel article, nouvelle rubrique. Aussi, pour ceux qui ne le sauraient pas encore, on appelle « SWING TRADING » du trading relativement court-termiste. A savoir, une stratégie qui aura lieu sur un horizon de temps plus long que de l’intraday, mais plus court que du moyen-terme hebdomadaire. Soit une stratégie de quelques jours environ.

Pour ouvrir ce bal, c’est la première valeur du CAC (dans l’ordre alphabétique) que nous avons choisi d’analyser, et de jouer à la hausse. Une valeur qui fait forcément parler d’elle avec l’actualité du moment, mais pas pour les raisons qui nous intéressent ici. Cette valeur, vous l’aurez bien compris, n’est autre que le groupe hôtelier Accor.

Pourquoi avoir choisi ce titre ? A nouveau, c’est ce que nous allons voir ensemble…

De nombreuses indications optimistes…

Source : www.traderforce.com

En observant le graphique ci-dessus, pris en base quotidienne depuis un peu plus d’un an maintenant, de nombreuses et diverses indications techniques nous donnent envie de jouer un scénario positif. Ces indications, quelles sont-elles ? Voyez plutôt :

  • Dépassement d’une forte oblique de résistance : le 10 mai dernier, les cours sont venus ouvrir en gap haussier, s’affranchissant notamment d’une très forte oblique de résistance baissière en place depuis le sommet de février. Ledit gap a tenu bon et la phase de temporisation actuelle semble n’être qu’une petite phase de répit avant un nouvel élan haussier.
  • Point d’appui autour d’un fort niveau d’overlap : en avril de l’année dernière, les cours ont trouvé une forte zone de résistance autour des 29 €. Le dépassement de cette zone, en octobre 2010, a fait d’elle un sérieux candidat au rôle de soutien en overlap. Candidature qui semble avoir récemment été validée, et qui nous permet d’appuyer encore un peu plus notre opinion haussière.
  • Soutien d’une droite de support de plus long terme : depuis juillet 2009, on peut dessiner une oblique de support ascendante sur laquelle les cours sont venus s’appuyer au cours de l’été 2010 à plusieurs reprises, et qui vient là aussi de contenir les pressions vendeuses sur le dernier point bas, justement autour des 29 €.
  • Du côté des indicateurs enfin, un RSI en divergence haussière : on peut le constater en effet sur notre graphique ci-dessus, alors que les cours ont fait de très nets plus-bas, le RSI a fait de son côté des légers plus-hauts, avant de repasser très récemment en territoire positif, validant ainsi une divergence haussière qui, elle encore, plaide pour notre scénario.

Quels sont les niveaux à considérer ?

Si nous avons raison sur le scénario envisagé, un retour sur les précédents sommets autour des 35,50 € est à envisager dans un premier temps. Cependant, il faudra définitivement confirmer cette hypothèse en franchissant la très forte résistance intermédiaire en overlap, située sur les 32,35 €.

Ce scénario positif restera valable tant que le support clé des 29 € n’est pas franchement enfoncé. Alternativement en revanche, le passage au-dessous de cette barrière entraînera une correction beaucoup plus sévère avec un premier rendez-vous sur le seuil des 25,80 €.

Comment donc profiter au mieux d’un tel mouvement ?

Comme je vous le disais lundi, libre à chacun de choisir son outil d’investissement. Et ils sont multiples : jouer l’action, prendre un warrant, aller sur un CFD…

Pour ma part, et je ne peux que vous le répéter à chaque fois, c’est via un produit réactif et très pertinent en termes d’analyse technique que je choisis de jouer un tel mouvement ; ce produit n’est autre que le turbo, et je vous invite encore à consulter notre offre clé en main en la matière. Vous n’avez, pour ce faire, qu’à cliquer ici.

A bon entendeur…

Marc Dagher

FLASH INTRADAY – PPR : PINAULT REDOUTE LE PRINTEMPS ?

Cette nouvelle semaine, apparemment haute en couleur, ouvre le bal de notre rubrique « FLASH INTRADAY ».

En effet, selon les humeurs du marché, il les nôtres, nous ferons de temps à autres des papiers à destination de nos amis days-traders afin de leur permettre de jouer des mouvements qui nous sembleront intéressants.

Aussi, vous comprendrez que la priorité, dans ces cas là, étant à la réactivité, ces papiers seront moins longs mais tout aussi denses, évidemment.

Aujourd’hui, c’est la valeur PPR qui a su retenir notre attention.

Pourquoi ?

C’est ce que nous allons voir ensemble de ce pas…

 

La fin d’une importante vague de hausse ? 

Source : www.traderforce.com

En observant le graphique ci-dessus, pris en base 120 minutes depuis le point bas de mi-mars dernier, on a très sérieusement envie de croire que c’est la fin d’une première forte jambe de hausse. Et ce, pour plusieurs raisons techniques :

  • Du côté du graphique lui-même, on observe en effet un assez net ralentissement, plus important que les précédents, quasi inexistants d’ailleurs, à l’exception de celui du 4-5 mai que l’on doit donc plutôt considérer comme un premier avertissement qui serait en train d’être confirmé.
  • Du côté des indicateurs, un RSI qui plaide très largement en faveur de ce scénario : franc passage en territoire négatif, pas encore en zone de survente, et validation d’une divergence baissière apparue début au début du mois.

Quels sont les niveaux à considérer ?

Dans cette hypothèse baissière, les objectifs de supports ne peuvent être calculés que par des ratios de Fibonacci. Or, la première forte cible se trouvera sur le fameux ratio de retracement de 38,2% de la vague de hausse précédente, soit sur les 114,30 € précisément. Par la suite, une extension éventuelle et somme toute probable de la consolidation conduirait au prochain ratio de 50%, soit sur les 111,20 €.

Ce scénario négatif restera valable tant que la résistance clé des 123 € n’est pas franchement dépassée. Alternativement en revanche, le passage au-dessus de cette barrière entraînera un nouveau test de la zone de résistance majeure située sur le palier des 129 € – zone qui avait à plusieurs reprises contenu les pressions acheteuses en décembre 2010.

 

Pourquoi donc avoir choisi PPR plutôt qu’une autre valeur ?

 

Certes, dans un contexte de consolidation globale, on peut penser avoir l’embarras du choix parmi les valeurs du CAC. Or, la pertinence consiste ici à sélectionner les valeurs qui présentent le meilleur potentiel correctif. Pour ce faire, il faut regarder celles qui accusent la plus franche vague de hausse possible, tout en manifestant malgré tout des signes de faiblesse importants.

Ce scanning faisait donc apparaître plusieurs candidats : outre PPR, donc, Alcatel-Lucent, Essilor, Sanofi-Aventis et, à un degré légèrement inférieur, Danone. Nous avons éliminé Sanofi-Aventis pour cause de dividende et Alcatel-Lucent à cause de la trop forte volatilité sur le titre. Comme indiqué, Danone était légèrement moins avancé. Restait donc Essilor ou PPR. C’est le RSI qui a alors tranché.

 

Comment donc profiter au mieux d’un tel mouvement ?

 

Les moyens sont, vous le savez désormais, multiples.

Libre à chacun de se positionner (ou non) sur l’action elle-même.

Pour ma part, et vous le savez sans doute, c’est via un produit réactif et très pertinent en termes d’analyse technique que je choisis de jouer un tel mouvement ; ce produit n’est autre que le turbo, et je vous invite encore à consulter notre offre clé en main en la matière.

A bon entendeur…

Marc Dagher

S&P500 : ET SI ON AVAIT TORT DE NE PAS PARIER SUR LA REPRISE HAUSSIERE ?

Au risque d’en lasser légitimement certains, les marchés sont à nouveau très difficiles à lire. Et il semble audacieux d’oser répondre à la question « pourquoi ? ».

Parce que les mêmes causes n’ont plus les mêmes effets ?

Parce qu’on constate un véritable clivage entre les réalités économiques et la tendance ?

Parce que la conjoncture mondiale appelle constamment à la prudence ?

Parce que prudence est mère de sûreté ?

Parce que chat échaudé craint l’eau froide ?

Parce que le décompte technique est ambigu ?

Parce qu’un consensus haussier est synonyme de baisse ?

Ou bien tout simplement parce qu’on n’ose pas parier sur la reprise haussière de long terme tant que tous les signaux ne repassent pas au vert ?

Et si on avait finalement tort ? De ne pas parier ?

Et si on avait finalement la vue brouillée par trop de prudence (aussi légitime soit-elle) et qu’on n’arrivait plus à regarder les choses simplement, avec calme, sang froid et discernement ?

C’est l’objet de ce nouvel article, dans lequel j’ai choisi d’aborder l’un des indices mondiaux les plus représentatifs, à savoir le S&P500 (qui occupe la première marche du podium des indices américains) ; et j’ai choisi de le faire uniquement – et volontairement – sur du long terme.

Maintenant…

… faites entrer le graphique !

Source : www.traderforce.com

En observant le graphique ci-dessus, pris en base bihebdomadaire depuis les sommets de mars 2000, on remarque deux phénomènes très intéressants à souligner :

  • Ce qui semble assez nettement être la fin d’une ABC et, en tout cas, une large phase de consolidation/temporisation depuis les années 2000.
  • Des phases de baisse toujours plus abruptes que les phases de hausse.

Et il paraît fort judicieux de s’attarder plus amplement sur chacun de ces deux phénomènes.

La fin d’une ABC ?

Certes, et à l’instar d’autres indices tels que le Cac 40 ou l’Eurostoxx 50, la question serait ici de savoir si la fameuse ABC dont on parle avait bien commencé au début des années 2000 ou bien si – scénario catastrophe – elle n’a démarré en fait que durant l’été/automne 2007 ? Mieux vaut, pour tout le monde, laisser cette seconde hypothèse de côté pour l’instant. Ainsi, nous serions donc au sortir d’une large phase corrective traditionnelle en ABC, ce qui signifierait techniquement que la tendance haussière de fond devrait pouvoir d’ores et déjà reprendre ses droits…

… et pourquoi pas ?

Plus j’observe ce graphique, et plus j’ai envie de pencher pour ce scénario optimiste.

Et ce, malgré le RSI en zone de sur-achat.

Des phases de baisse toujours plus abruptes que les phases de hausse

L’avez-vous également remarqué ?

C’est selon moi une observation des plus intéressantes : sur les marchés, quand on n’est pas dans une tendance haussière de fond, on baisse toujours plus vite qu’on ne monte !

Et ce postulat se vérifie ici aussi, sur le S&P500.

On a en effet mis chaque fois deux ans pour chuter d’une amplitude similaire entre mars 2000 et octobre 2002 puis entre octobre 2007 et mars 2009, tandis qu’il aura fallu, entre les deux, pas moins de cinq ans pour regagner le même terrain entre octobre 2002 et octobre 2007 !

Or, aujourd’hui, nous n’en sommes « qu’à » deux ans de hausse depuis mars 2009, ce qui devrait encore laisser un peu de marge, non ?

Je vous le concède, on ne peut pas faire d’une telle observation un élément assez fiable pour s’y appuyer, mais ça reste bon de le noter, d’autant plus lorsqu’on sait le facteur humain et psychologique qui dirige les marchés : pas très étonnant, donc, de perdre deux fois plus vite qu’on ne gagne dans ces moments-là !

Quel est donc mon pronostic pour le S&P500 ?

Tant que le dernier niveau d’overlap important situé sur les 1215 points n’est pas nettement enfoncé, le biais devrait rester positif avec, en première ligne de mire, la fameuse résistance clé des 1555 points. Ce niveau correspond en effet au sommet historique jamais dépassé qui a joué le rôle de barrière en double-top en mars 2000 et octobre 2007 justement. Par la suite et en extension, l’objectif principal se situera sur la projection classique de la dernière vague de hausse, soit autour des 1850 points.

Alternativement cependant, l’enfoncement des 1215 points serait de mauvais augure pour l’indice majeur américain qui pourrait alors poursuivre sa chute jusqu’au prochain seuil de support situé sur la zone des 960 points.

Quel déduire de tout ça en termes stratégiques ?

Naturellement, et dans l’hypothèse où les marchés européens allaient encore rester sous influence outre-Atlantique, il semblerait intéressant de jouer cette hausse en initiant des positions acheteuses sur le marché français. Un devoir de réserve n’est pas superflu, mais qui ne tente rien n’a rien, alors…

Par ailleurs, il est également possible de jouer certains indices mondiaux via des trackers, ou encore des produits structurés très réactifs, comme les turbos. Pour ce faire, n’hésitez pas à consulter notre site en cliquant ici.

A bon entendeur…

Marc Dagher

GOLD : UN INDICATEUR DE CONTRE-TENDANCE INTEMPOREL ?

Bien.

Nous attaquons cette nouvelle semaine avec l’or. Pourquoi l’or ?

Certes, et la mise à jour de notre « trio étalon » en témoigne, c’est tout autant sinon davantage encore le pétrole et l’eurodollar qui montrent des mouvements intéressants.

Cependant, nous voulions nous focaliser sur le métal précieux afin de mieux le décortiquer, mais également afin de refaire un point sur le fameux précepte qui dit que l’or, valeur refuge, est un bon indicateur de contre-tendance des marchés indices/actions. Cet adage est-il toujours vrai ? Nous allons tenter de le savoir…

Ceux d’entre vous qui suivent mes analyses connaissent déjà mon point de vue. Celui-ci n’a pas encore changé. Mais une remise à jour semblait nécessaire à l’approche de mon premier objectif.

Aussi, je vais à nouveau entamer cette mise à jour par une vision de long terme, à la fois utile et pertinente. Regardons ensemble le graphique suivant :

Source : www.traderforce.com

Une configuration de long terme exemplaire

En observant le graphique ci-dessus, pris en base mensuelle depuis les années 1970, on remarque deux choses évidentes : une tendance globale foncièrement haussière et une large période de consolidation relativement plane qui s’est dessinée sous forme d’un triangle classique durant les années 1980 et 1990.

Dès lors, le biais haussier a repris ses droits et la sortie du très large triangle en question a induit un potentiel d’appréciation qui ne semble pas encore totalement épuisé !

Mais, comme à l’accoutumée, soyons plus précis dans nos remarques…

Trois grandes phases qui se distinguent

  • Phase I – première hausse : inutile d’y passer une heure, puisqu’il s’agit d’une très nette et impulsive phase de hausse que l’on distingue de la fin des années 1970 jusqu’à environ septembre 1980 sur le graphique. Phase durant laquelle les cours de l’once ont pris pas moins de 720 % !
  • Phase II – consolidation : là encore, graphique éloquent. Durant environ deux décennies (de 1980 à 1999 plus précisément), les cours de l’once en dollars ont temporisé, dessinant une figure de consolidation très classique en termes d’analyse technique. Comme je vous le disais plus haut en effet, cette phase de consolidation a pris place sous la forme d’un large triangle légèrement descendant. Je vous invite ici à lire le paragraphe ci-dessous que j’ai consacré à une définition sommaire mais précise de ce type de figure.
  • Phase III – nouvelle hausse : toujours de façon aussi nette, depuis le début des années 2000, les cours de l’once d’or sont à nouveau entrés dans une période euphorique et sans appel. Si, comme je vous le disais également plus haut, cette phase n’est pas encore terminée, on notera que l’once en dollars à tout de même pris pas loin de 500 % en 10 ans !

Les triangles : figures de continuation

Il existe, en terme d’analyse graphique ou technique, des configurations diverses qui prennent des formes de figures. Parmi ces configurations, certaines sont dites « de retournement » et d’autres « de continuation ».

Le triangle est l’une de ces dernières. Il s’agit en fait d’une figure qui prend place lors d’une phase de consolidation et qui doit avoir lieu en cinq vaguelettes (généralement notées a, b, c, d et e) de tailles décroissantes.

A la sortie d’une telle figure, on peut calculer un objectif théorique en reportant le mouvement précédent l’entrée dans le triangle à la sortie de celui-ci. Il existe trois catégories de triangles : ascendant (base au dessus), symétrique (pas de base, comme sur le graphique du Gold ci-dessus) et descendant (base en-dessous).

Enfin, il paraît logique que le potentiel de mouvement à la sortie d’une telle figure soit souvent conséquent, puisque proportionnel à l’amplitude du mouvement qui précédait l’entrée dans ledit triangle.

Où en est-on : état des lieux ?

Comme vous venez de le lire plus haut, nous sommes en plein dans la phase III qui, au sortir du large triangle, offre un potentiel de hausse important et manifestement encore non épuisé.

On notera la très belle sortie du triangle (que je vous ai indiquée sur mon graphique) en décembre 2002, après un pullback propre et classique sur la base inférieure.

Pour ceux qui se le demanderaient légitimement, voici ce qu’on appelle « pullback » dans le jargon de ma discipline : de l’anglais pull qui signifie « tirer » et back qui signifie « en arrière » on peut deviner approximativement ce que signifie un support ou une résistance en pullback.

Il s’agit en effet d’un niveau qui faisait office de support ou résistance et qui, une fois devenu caduque, joue le rôle inverse de résistance ou support en pullback, justement. Prenons un exemple pour mieux comprendre : imaginons un canal descendant qui enfermait l’évolution des cours d’un sous-jacent quelconque durant une période donnée. Puis, les cours finissent par franchir à la baisse la borne inférieure du canal en question. Cette même borne pourra jouer, par la suite, le rôle d’oblique de résistance en pullback. Cet exemple peut s’appliquer pour tous les types d’obliques dans le paysage des figures chartistes : triangles (comme ici), drapeaux, biseaux, etc.

Enfin, on notera sur notre graphique la présence, depuis la sortie de ce triangle, d’une forte oblique de support ascendante qui plaide elle aussi pour mon scénario haussier.

Que devrait-il se passer maintenant ?

Sans écarter une « légère » correction initiale (essoufflement des cours) et tant que le palier majeur psychologique des 1 000 $ l’once n’est pas nettement enfoncé, la poursuite de la hausse devrait mener les cours vers le prochain objectif de projection de long terme situé sur les 2 040 $ l’once. Scénario à valider toutefois en dépassant la forte résistance intermédiaire qui se trouve très proche, sur les 1 640 $ l’once.

Alternativement cependant, la cassure du seuil des 1 000 $ l’once devrait mener tout droit à un nouveau test du fort overlap de septembre 1980 situé sur la zone des 700 $ l’once. Zone qui a déjà joué son rôle à deux reprises, comme indiqué sur mon graphe par les flèches rouges.

Et à plus court terme ?

Vous l’avez peut-être vu sur notre page du trio étalon, nous restons positif sur le court terme concernant les cours de l’or. En effet, comme nous le disions et le dessinions la semaine passée, un repli initial a bel et bien eu lieu sur les cours de l’once, et le RSI, alors en zone de sur-achat, vient de se poser sur sa zone de neutralité. Les cours sont venus retracer environ 61,8% de la dernière jambe de hausse et commencent à peine à se ressaisir. Il devrait cependant manquer au moins une vague de hausse au sein du rallye initié en janvier dernier, avec un overlap pour le moment respecté.

Source : www.traderforce.com

Stratégiquement, profitez du repli actuel pour vous positionner autour des 1 500 $ l’once avant de viser une nouvelle jambe de hausse tout droit en direction du prochain objectif de projection situé sur les 1 640 $. Ce scénario restera valable tant que le dernier overlap de décembre 2010 situé sur les 1 430 $ l’once ne sera pas nettement enfoncé. Alternativement cependant, un passage sous les 1 430 $ serait de fort mauvais augure : visez dans un premier temps en effet les 1 315 $.

Un contre-courant édifiant… mais intemporel ?

Nous venons de faire l’analyse technique des cours de l’once d’or en dollars. Attardons-nous ici-même sur un facteur remarquable – au sens de « qui vaut la peine d’être souligné » – de l’évolution de ces cours, et voyons ce qu’on peut en conclure d’intéressant.

Sur les quarante dernières années, les cours de l’or sont dans une tendance clairement positive. Cependant, à partir des années 1980 et jusqu’au début des années 2000, le gold a relativement stagné, entrant dans une phase de temporisation en dents de scie qui aura donc duré vingt ans.

Il est alors plus qu’intéressant de noter que cette période correspond, sur l’ensemble des indices majeurs mondiaux, à une véritable période d’euphorie, avec notamment le boom du phénomène Internet.

Puis, depuis le début du XXIe siècle, le métal précieux est à son tour entré dans une phase prodigieuse, s’appréciant en une décennie à peine de près de 500 % de sa valeur !

Et, que remarque-t-on alors ? Eh bien que cette même période correspond à une large période de temporisation sur les marchés indices/actions qui ont vu coup sur coup deux grandes vagues de forte baisse sans jamais repartir dans une véritable tendance leur permettant de rendre caduque les sommets de la fin des années 1990.

Cette remarque frappante apporte donc un sursaut d’inquiétude légitime quant à l’évolution des marchés indices/actions et il me semble assez intéressant de s’interroger désormais sur la légitimité de l’intemporalité d’un tel adage.

En effet, peut-on avoir une once d’or ET des indices haussiers sur le long terme ? Si oui, que cela pourrait-il signifier sur la nouvelle donne macroéconomique ? Si non, qui de l’once ou des indices sera amené à se retourner ?

Une énième fois, la réponse à cette question cruciale se rapproche… et nous restons suspendus à un verdict qui déterminera bien des choses pour les investisseurs que nous sommes !

A bon entendeur

Marc Dagher

L’ANARCHIE DES MARCHES – NON MAIS DE QUI SE MOQUE-T-ON ?!

Bon.

Par où commencer ? Une fois de plus.

En effet, et vous l’aurez aisément remarqué, ça fait plusieurs fois que je me colle derrière mes écrans afin de chercher le prochain sujet de mon article, et que je ne peux rien trouver de mieux que poursuivre ce ping-pong qui me laisse de plus en plus abasourdi !

Aussi, sans revenir une énième fois sur mes précédentes analyses, et notamment sur mon mea culpa du 20 mai dernier, attardons-nous cette fois sur les tous derniers jours et voyons de façon graphiquement limpide comment rendre fou n’importe quel analyste digne de ce nom.

Pour ce faire, n’en déplaise à mes confrères d’une toute autre presse, je m’en vais préférer le choc des photos au poids des mots. Quoique…

Comment perdre la tête en deux temps, un mouvement ?!

Comme je viens de vous l’annoncer en fin de préambule, il suffit juste de regarder les graphiques suivants, l’un après l’autre :

TEMPS 1 – SIGNAL HAUSSIER EVIDENT :

Source : www.traderforce.com

Nous sommes donc ici le mardi 31 mai dernier, en clôture, sur l’indice de référence majeure outre-Atlantique, à savoir le fameux S&P500.

Et que nous dit ce graphique ? Est-ce bien utile de le commenter ? Même pour un analyste novice ? Même, à la rigueur, pour un non analyste !

Très nette sortie de canal correctif (de type flag, ou « drapeau » en VF), barchart typique d’une reprise haussière, avec une ouverture au plus bas et une clôture au plus haut, moyenne mobile très clairement dépassée… bref : du pain béni pour les amateurs de signaux haussiers. A ce stade en effet, qui n’aurait pas été légitimement tenté de se positionner à l’achat, avec un objectif logique de projection de sortie de flag autour des 1390 points, soit une hausse de 3,35% escomptée ? De quoi s’amuser sur des produits réactifs de type turbos Call par exemple ? Qui n’aurait pas pensé, fort de l’anarchie régnante actuelle, en son for intérieur « Au diable la Grèce, et tout le blabla, ça fait un moment que les marchés veulent monter, à quoi bon aller à leur encontre, et me faire avoir une fois de plus ? »… Qui ? Je vous le demande. Qui, autres que les éternels et constants pessimistes catastrophistes qui ne cessent de crier gare, en sachant qu’ils auront raison un jour, après avoir eu tort un mois ?

Je suis d’accord avec vous. Pas grand monde.

Moi y compris, bien sûr. En tout cas, si je n’avais effectivement pas appelé à se mettre soudain haussier, j’avais simplement plaidé pour la prudence, option facile mais sage. Prudence que j’avais émise tout autant pour l’hypothèse d’un scénario baissier (en day-trading), soyons franc.

Alors, quel aura été le verdict, finalement ? Regardez plutôt…

TEMPS 2 – UNE BONNE PETITE CLAQUE :

Source : www.traderforce.com

Nous voici alors le 1er juin. Hier, donc ; à J+1 après notre fort signal haussier.

Là encore, est-ce bien utile de s’épancher dans des commentaires superflus avec une telle image ?

Au lieu du scénario manifeste attendu… au lieu d’un objectif théorique à +3,35%… au lieu d’une envolée haussière… qu’a-t-on obtenu ?

Rien d’autre qu’une belle claque de -2,35% en une seule journée !

Jugez plutôt : retour sous la moyenne mobile, retour violent à l’intérieur du canal, et, pour couronner le tout, ouverture au plus haut, clôture au plus bas !

Sans commentaire, pour la peine.

Sinon que, pour la petite anecdote, à l’heure où je vous écris ces nouvelles lignes, les futures américains ne trouvent rien de mieux à faire que d’être stables, dans un vert très léger et totalement insignifiant.

Il y a bien là de quoi rendre un peu fou, comme je vous le disais en prologue, n’importe quel analyste digne de ce nom, non ? Pour ma part, je me félicite juste d’avoir su rester à l’écart, et d’avoir malgré tout conservé mon turbo Put qui a évidemment bien repris des couleurs depuis…

En conclusion, la question classique et régulière : que faire ?!

Rien de bien différent de ce que je vous disais déjà en conclusion de mon article précédent. Rien, sinon peut-être encore plus de rigueur et de prudence.

En effet, là encore, la logique et la théorie devraient plaider pour un scénario immédiat finalement négatif. Mais, qu’a-t-on pu espérer de la logique ou de la théorie ces derniers temps ? Alors ?

Alors, voici mon humble avis :

  • Profiter de la forte chute pour se repositionner à la hausse ? Certainement pas. Pour moi, beaucoup trop risqué dans l’état actuel des choses.
  • Jouer malgré tout la poursuite de la forte baisse actuelle au regard de la configuration et des indicateurs ? Non plus. Là encore, se servir de l’expérience de ces derniers jours pour se dire que tout est possible.
  • Rester à l’écart pendant quelques semaines ? Pas forcément. Même si la sagesse est de circonstance, rien ne doit nous empêcher de tenter quelques coups, avec méticulosité : à savoir, se positionner sur des turbos Put sur validation plus sérieuse de certains biais baissiers, ou envisager quelques turbos Call dans le cas contraire, sur validation plus sérieuse d’une reprise envisageable.

Aussi, si vous voulez faire partie de mon aventure et jouer avec moi ces dernières hypothèses, je vous invite, une fois encore, à vous inscrire en cliquant ici. Par ailleurs, si vous souhaitez avoir de plus amples renseignement sur mon service en particulier et/ou sur les turbos en général, vous pouvez télécharger ma brochure explicative détaillée en cliquant ici.

A bon entendeur…

Marc Dagher

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