SAFRAN ANALYSE TECHNIQUE

Actuellement en plein test de la résistance des 127,00€ (trait vert en pointillés) nous pouvons envisager une poursuite de l’accélération haussière en cas de franchissement de ce niveau clé. Notre avis serait alors positif sur le titre avec un objectif à 134,20€ (trait vert). Les cours sont soutenus par les moyennes mobiles et par notre oblique (trait noir). Historiquement, le RSI a dépassé à plusieurs reprises le seuil de surachat des 70 ce qui nous laisse un potentiel de hausse très attractif dans l’optique où ce scénario se réalise. Aussi, depuis son point bas de mars 2020, l’action Safran se reprend mais évolue encore assez loin de ses niveaux d’avant crise vers les 150,68€.

Scénario alternatif : attention, en cas de rebond à la baisse sur le niveau de résistance des 127,00€ et de la cassure de notre point pivot des 122,70€ (trait bleu), le titre pourrait revenir tester la borne basse du triangle (en violet). En cas de franchissement baissier de ce support, la correction pourrait se poursuivre vers le niveau des 115,60€ (trait rouge).

FDJ : un modèle de réussite et une introduction en bourse exemplaire pour le vendeur de rêve national !

Quatre-vingt-huit ans après la naissance de la Loterie Nationale, qui avait pour but de venir en aide aux blessés de la Première Guerre mondiale, son héritière, la Française des Jeux, plus communément appelée FDJ, est devenue une des entreprises d’État majeures qui depuis seulement quelques mois est en partie passée dans les mains du privé. Malgré une situation sanitaire qui a frappé de plein fouet de nombreux secteurs, l’opérateur de jeux d’argent et de hasard met à nouveau en évidence la solidité de son modèle économique invulnérable à la crise sanitaire, parvenant à faire accroître son bénéfice net annuel sur la période.

 

L’histoire de la FDJ au fil des décennies

  • Années 1930-1940 : la naissance de la Loterie nationale

En 1933, l’État français crée la Loterie Nationale. Elle tire ses inspirations d’une loterie de l’association des « gueules cassées » qui avait pour but de venir en aide aux soldats blessés de la Première Guerre mondiale. Les bénéfices de la Loterie Nationale sont reversés aux victimes de la guerre. Le premier heureux gagnant de ce jeu se nomme Paul Bonhoure qui, le 7 novembre 1933, remportait la somme de 5 millions de francs.

  • Années 1950-1960 : un réseau commercial qui prend de l’ampleur

Au fil des années, la Loterie Nationale ne cesse de grandir. Dans les années 1960, elle prend de l’ampleur avec la création de tirages hebdomadaires et de tranches spéciales pour les jours de grandes occasions telles qu’à Noël, Pâques ou encore la Saint-Valentin. À ce jour, près d’un adulte français sur deux est client de cette loterie.

  • Années 1970 : la création du Loto

Au milieu des années 1970, le Loto voit le jour. Son premier tirage se passe à Paris, le 19 mai 1976. Cependant, les résultats enregistrés sont très décourageants avec un total de 73.680 bulletins enregistrés pour une somme de 50.600 francs. Alors qu’il n’était disponible que dans des points de vente situés en région parisienne, la Loterie Nationale va changer sa stratégie et l’importer dans toute la France, et va surtout essayer d’augmenter au maximum la visibilité du jeu. À son premier anniversaire en mai 1977, les retombées ne seront que positives : le record est atteint avec 7 millions de bulletins enregistrés par semaine. Le loto devient donc un véritable effet de mode et s’ancre parfaitement dans la société.

En 1979, l’État français crée la Société de la Loterie Nationale et du Loto National (SLNLN) qui est basée sur la redistribution des mises gagnées au profit de l’intérêt général et dont il va posséder 51% du capital.

  • Années 1980 : diversifier son activité

En 1983, la première loterie mixte qui comprend un coupon à gratter et un tirage est lancée sous le nom de « Tac-O-Tac ». Puis deux années plus tard, en 1985, sort le premier jeu de pronostics en France, le Loto sportif multisports. Le succès de ces deux nouveaux jeux est fulgurant et marque une étape majeure dans la modernité de la Loterie Nationale.

En 1989, la SLNLN est renommée France Loto et la part de l’État grandit en passant à 72% du capital.

  • Années 1990 : la Française des Jeux

C’est en 1991 que la France Loto devient la Française des Jeux. La même année apparaît le premier ticket à gratter relié à une émission de télévision. Une idée qui va révolutionner le monde des jeux à gratter et du loto. En plus de proposer de nouveaux jeux, la FDJ se modernise aussi à la télévision. L’ensemble des tirages bénéficient d’un coup de jeune : le présentateur laisse place à une voix off qui commente le tirage dans un décor plus sobre avec les fameuses boules bicolores. Le phénomène de la Française des Jeux est officiellement lancé.

De plus, elle crée sa Fondation d’entreprises au début des années 1990 qui mène son activité dans le milieu du mécénat sportif.

  • Années 2000 : la digitalisation d’un groupe

Après de nombreuses révolutions dans les années 1990, une décennie plus tard, la FDJ se met dans l’ère du temps en prenant un tournant digital avec la création de fdjeux.com. Ainsi, les Français découvrent le monde des jeux en ligne.

Une année après, l’EuroMillions est créé en partenariat avec huit autres pays européens.

  • Années 2010 : la volonté de créer une nouvelle FDJ

2010 marque l’année de l’ouverture à la concurrence et la régularisation du secteur des paris et jeux de hasard en ligne. Alors que les paris sportifs font peau neuve avec les sites ParionsSport et ParionsWeb, la FDJ souhaite faire une refonte afin de rester leader dans ce domaine. Aussi, en 2015, elle lance son projet FDJ2020 qui a pour but d’aider à la numérisation pour permettre à l’entreprise de rentrer totalement dans l’ère du numérique.

Comme lors de son projet initial, en 2018, la FDJ souhaite soutenir une nouvelle grande cause et ainsi créer les jeux « Mission Patrimoine » qui ont pour but de restaurer le patrimoine français en péril.

Enfin, le 21 novembre 2019, après de très nombreuses années en tant qu’opérateur numéro un dans le secteur des jeux d’argent et de hasard en France, la FDJ, dans le cadre de sa privatisation, annonce son introduction en bourse sur le marché d’Euronext à Paris.

 

Le leader français des jeux d’argent et de hasard

La FDJ est le premier opérateur de jeux d’argent en France, la deuxième loterie européenne et la quatrième mondiale. Elle compte vingt-cinq millions de joueurs en France soit environ un Français adulte sur deux. Elle ne cesse de se renouveler en proposant au grand public de nouveaux jeux. Aujourd’hui, elle compte à son actif plus de 85 jeux différents. En moyenne, un millionnaire ressort gagnant tous les deux jours. De plus, la FDJ représente le plus grand réseau de proximité en France avec plus de 30.000 points de vente différents sur l’ensemble du territoire. La contribution de la FDJ à l’économie française est très importante. Durant l’année 2020, elle a apporté 5,2 milliards d’euros au PIB français mais a aussi permis la création de 50.800 emplois.

Pour entraîner une digitalisation totale de l’entreprise, entre 2015 et 2020, la FDJ a investi la somme de 250 millions d’euros dans les systèmes informatiques (SI) de la société.


Le centre de données basé à Vitrolles renferme l’ensemble des opérations des jeux, représentant 4 milliards de transactions annuelles, soit jusqu’à 1.000 transactions à la seconde. Cette même base de données enregistre plus de 17 milliards d’euros de flux financiers par an.


Ces investissements dans les SI offrent aussi une sécurité optimale de l’ensemble de ces échanges, entièrement cryptés et inatteignables.

 

Quelques chiffres de l’activité de la FDJ sur l’année 2020

Malgré une période lourdement marquée par le contexte sanitaire, La FDJ a réussi à tirer son épingle du jeu lors du premier trimestre 2021. L’opérateur de jeux d’argent a enregistré des mises [de joueurs] en hausse de 11,8% sur un an représentant 4,6 milliards d’euros et un chiffre d’affaires également en augmentation de 5,2%, soit 538 millions d’euros. « La crise sanitaire a eu un fort impact sur notre activité, en particulier au premier semestre », a affirmé la PDG de la FDJ, Stéphane Pallez, « mais la bonne reprise enregistrée au second semestre, associée à la réactivité du groupe et à la pertinence de sa stratégie digitale, ont permis de préserver notre performance et nos résultats annuels » conclut-il.

 

Un engagement solidaire

Depuis sa création, la FDJ soutient de nombreuses causes d’intérêt général. En 2019, 3,9 milliards d’euros ont été reversés à l’État et/ou à la collectivité.

La Fondation d’entreprises FDJ possède un apport qui s’élève à 18 millions d’euros sur une période de cinq ans : de 2018 à 2022. Ses actions ont pour but de développer l’égalité des chances, notamment dans l’insertion pour des personnes en difficulté et dans le domaine de l’éducation. Lors de l’année 2019, près de cent projets ont pu être financés.

Depuis 2018, grâce à son offre de jeux appelé « Mission Patrimoine », la FDJ a reversé plus de 20 millions d’euros à la Fondation du patrimoine et a ainsi permis d’initier la rénovation de 390 chantiers de monuments du patrimoine français.

Principal acteur dans le domaine du sport français, en 2019, la FDJ a contribué à hauteur de 89 millions d’euros au budget de l’Agence Nationale du Sport soit environ près d’un tiers de son budget global.

Enfin, en mars 2020, le groupe FDJ a versé la somme d’un million d’euros à l’alliance « Tous unis contre le virus » afin de lutter contre la Covid-19 en faveur du personnel soignant, de la recherche pour le vaccin et de l’accompagnement des plus démunis face au virus.

 

Une introduction en Bourse réussie

Près de deux ans après l’introduction en bourse, l’État français a distribué le 25 mai dernier plus de 2,7 millions d’actions gratuites FDJ aux actionnaires particuliers ayant participé à la privatisation de l’entreprise et gardé leurs titres au moins dix-huit mois. Cette opération s’élève à une action attribuée pour dix actions détenues. L’engagement remonte à un arrêté datant du 6 novembre 2019.

Lors de son introduction en bourse, Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie et des Finances s’était en effet engagé à attribuer des actions gratuites aux actionnaires particuliers afin de les inciter à soutenir l’entreprise mais aussi les récompenser pour leur soutien. Un engagement qui a attiré les foules, près d’un demi-million de souscripteurs individuels ont soutenu la société. À l’issue de cette opération, l’État détient actuellement 20,5% du capital de l’entreprise et 28,4% des droits de vote contre respectivement 22% et 30% auparavant.

Lors de son premier jour de cotation, la FDJ avait effectué un très bon démarrage en ouvrant en hausse de plus de 17% à la Bourse de Paris. S’ensuivit une belle avancée, stoppée nette par la crise sanitaire et son impact boursier général, qui a eu lieu entre fin février et mi-mars 2020. Il n’aura cependant fallu que deux mois au titre pour revenir au-dessus de ses plus-hauts d’avant crise, fin mai 2020.

Depuis, la valeur ne cesse d’augmenter et se rapproche aujourd’hui du seuil symbolique des 50 euros, soit plus du double de son prix d’ouverture à 23 euros. Même sans le bonus octroyé par le ministre des Finances, les actionnaires ont fait une bonne affaire en participant à son introduction en bourse. Alors que sur la même période, le Cac 40 n’a progressé que de 8,6%, les particuliers ont vu le cours de leur action augmenter de 115% environ. Et comme, malgré la situation pandémique, une hausse a été enregistrée au niveau de ses bénéfices sur l’année 2020, la FDJ a fait le choix de revaloriser son dividende. Elle va verser 0,90 euro par action en 2021, soit le double de 2020, où elle avait versé 0,45 euro de dividende.

 

  • FDJ (daily)

La FDJ est une histoire récente en bourse puisque son introduction date de novembre 2019. Le manque d’historique ne permet qu’une analyse technique approximative pour le moment. Aussi, après avoir fortement corrigé à la suite de la pandémie, le titre FDJ évolue dans une dynamique très haussière sur des records historiques, largement au-dessus de ses niveaux d’avant crise. En effet, depuis son point bas de mars 2020, l’action a gagné près de 170%.

Les moyennes mobiles font office de support pour le cours de bourse et progressent de manière croissante militant pour une nouvelle jambe de hausse. De plus, le niveau actuel du RSI s’élève à 87, historiquement, cet indicateur technique a déjà connu un niveau de surachat aussi élevé en février 2020. Attention, un retour vers les 91 correspondrait à un seuil d’alerte pouvant entraîner une vive correction.

Nous gardons un avis positif sur la valeur, avec en ligne de mire un objectif de projection à 50,78€ (premier trait vert) en amont d’une accélération vers les 56,12€ (second trait vert). Alternativement, la franche cassure de notre point pivot des 45,37€ (trait bleu) conduirait à une tension baissière avec un retour sur la zone support des 42,58€ (premier trait rouge) dans un premier temps et dans un second temps vers les 38,35€ (second trait rouge).

 

Vous voulez dynamiser votre portefeuille ?

De nombreux moyens permettent de profiter des mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais, nous sommes spécialisés sur les produits dérivés à effet de levier, les turbos. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ». Ou encore, sur des produits similaires, tels que les warrants.

Il existe chez la plupart des émetteurs de turbos, de nombreux produits permettant d’intervenir sur de multiples sous-jacents dont la FDJ. Par ailleurs, sachez que DT Expert, est en étroite collaboration avec ces émetteurs, et a désormais la possibilité d’obtenir des turbos sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

Les turbos sont des instruments financiers complexes présentant un risque de perte en capital. Les pertes peuvent être extrêmement rapides.

Voici, pour vous convaincre définitivement si besoin, un récapitulatif de nos performances depuis la création du service :

Pour suivre l’ensemble de nos recommandations et afin de recevoir un service personnalisé, n’hésitez pas à nous contacter et à nous suivre en cliquant ici.

Par ailleurs, dans une période où la Bourse continue paradoxalement de défier tous les records, en dépit d’une conjoncture économique très malmenée, nous vous proposons également une large gamme de formations qui vous permettront, tout en restant chez vous, d’approfondir vos connaissances, de découvrir des moyens méconnus de faire fructifier votre capital ou encore de mieux gérer votre ratio risque/rendement. Aussi, n’hésitez pas à découvrir la liste de ces formations en cliquant ici, en sachant que vous pouvez bénéficier d’une promotion exceptionnelle de 50% avec le code NEWSLETTER-50.

 

Réalisé par Roxane Bass, avec l’aide de Marc Dagher

Les différents types d’ordre

Que vous soyez grand débutant, ou même parfois trader aguerri, vous avez dû vous demander au moins une fois, en allant sur votre compte pour passer un ordre d’achat, ou de revente : « Mais qu’est-ce que c’est que tous ces choix qui me sont proposés ? ».

Bien qu’une très grande majorité d’entre vous utilise les ordres « au marché », il existe en effet quelques autres possibilités que vous proposent les courtiers, sinon les banques.

Afin de pouvoir expliquer au mieux ces différents types de passage d’ordres disponibles, nous allons partir d’exemples concrets, afin de vous permettre d’identifier de façon optimale chaque cas de figure envisageable.

 

          I. LES ORDRES D’ACHAT

Le premier des deux grands cas de figure est celui où l’on décide d’initier une position et donc d’acheter un produit chez son courtier/broker. Nous allons avoir alors plusieurs options possibles, que nous allons détailler ci-dessous.

Auparavant, pour plus de lisibilité et de clarté, prenons un cas concret d’un produit qui coterait, au moment de notre passage à l’acte, autour des 3 euros.

Voici donc les différents types d’options d’achat possibles et les détails de chacun d’eux :

 

  1. Ordre « Au marché »

J’achète mon produit aux prix actuels du marché, et je veux que mon ordre soit exécuté au plus vite dans son intégralité, qu’importe le prix. NB : sauf marché ultra volatile, le PRU sera autour des 3,00€ en moyenne.

 

  1. Ordre « Limite »

          2.1. Limite > Prix (achat au marché avec une limite)

J’achète au marché (voir ci-dessus), mais avec une limite que je ne veux cependant pas dépasser : par exemple, une limite ici à 3,20€, qui fera que mon ordre sera exécuté entre le prix actuel et jusqu’à 3,20€ maximum. NB : dans le cas où une partie de l’ordre n’aurait pu être exécuté dans la limite demandée, le reliquat restera en suspens jusqu’à un retour sous la limite.

 

          2.2. Limite < Prix (achat sur repli)

J’achète sur repli, parce que je pense que mon sous-jacent va aller à contresens encore un peu, avec par exemple ici une limite à 2,80€. Mon ordre sera alors exécuté à partir de cette limite, et éventuellement en-dessous, ce qui me garantit un PRU de 2,80€ maximum.

 

  1. Ordre à « Plage de déclenchement »

J’achète à un prix plus élevé que le prix actuel (le seuil de déclenchement doit en effet être toujours au-dessus du prix du produit à l’instant t), parce que j’attends par exemple la validation de la cassure d’un niveau clé sur le sous-jacent pour conforter mon opinion directionnelle. NB : le pricer disponible chez de nombreux acteurs du marché peut me permettre d’avoir l’équivalent du prix sur mon produit en fonction de celui du sous-jacent sur lequel il est adossé. Par exemple ici, je place un seuil de déclenchement à 3,20 euros (niveau correspondant à la validation du dépassement de mon niveau clé sur le sous-jacent). J’ai alors trois possibilités pour mon cours limite :

 

          3.1. Limite > Seuil

Je place ma limite au-dessus de mon seuil de déclenchement. J’attends donc la validation de mon ordre lorsque le seuil indiqué sera touché et je lance alors un ordre d’achat au marché avec une limite de prix à ne pas dépasser.

 

          3.2. Limite = Seuil

Je place ma limite au même niveau que mon seuil de déclenchement. J’attends donc la validation de mon ordre en touchant le seuil indiqué et je lance alors un ordre d’achat au marché avec une limite de prix à ne pas dépasser.

 

          3.3. Limite < Seuil

Je place ma limite sous le niveau de mon seuil de déclenchement. J’attends donc la validation de mon ordre en touchant le seuil indiqué et je lance alors un ordre d’achat au marché avec une limite de prix à ne pas enfoncer (cas théoriquement possible, mais très rare dans la pratique, il faudrait en effet ne pas vouloir acheter trop bas de peur de voir son scénario directionnel remis en cause).

 

          II. LES ORDRES DE STOP/REVENTE

Le second des deux grands cas de figure est celui où l’on décide de clôturer une position et donc de revendre un produit chez son courtier/broker. Nous allons là aussi avoir alors plusieurs options possibles, que nous allons détailler ci-dessous.

Auparavant, pour plus de lisibilité et de clarté, prenons un cas concret d’un produit qui coterait, au moment de notre passage à l’acte, autour des 5 euros.

Voici donc les différents types d’options de revente possibles et les détails de chacun d’eux :

 

  1. Ordre « Au marché »

Je vends au prix actuel du produit, et je veux que mon ordre soit exécuté au plus vite dans son intégralité, qu’importe le prix. NB : sauf marché ultra volatile, le PRU à la revente sera autour des 5,00€ en moyenne. Ce type d’ordre est prioritaire sur tous les autres. C’est celui utilisé majoritairement par tous les investisseurs.

 

  1. Ordre « Limite »

 

         2.1. Limite < Prix (revente au marché avec une limite)

Je revends au marché (voir ci-dessus), mais avec une limite que je ne veux cependant pas enfoncer : par exemple, une limite ici à 4,70€, qui fera que mon ordre sera exécuté entre le prix actuel et jusqu’à 4,70€ maximum. NB : dans le cas où une partie de l’ordre n’aurait pu être exécuté dans la limite demandée, le reliquat restera en suspens jusqu’à un retour sous la limite.

 

          2.2. Limite > Prix (revente sur objectif avec une limite)

Je revends sur objectif, parce que je pense que mon sous-jacent va continuer d’aller dans le bon sens, avec par exemple ici une limite à 5,30€. Mon ordre sera alors exécuté à partir de cette limite, et éventuellement au-dessus, ce qui me garantit un PRU à la revente de 5,30€ minimum.

 

  1. Ordre à « Plage de déclenchement »

Je souhaite mettre un stop de sécurité pour protéger une partie de mon capital sur ma ligne (le seuil de déclenchement doit en effet être toujours sous le prix du produit à l’instant t), parce que je préfère limiter mes pertes, et me mettre à l’abri d’une mauvaise surprise (notamment si je ne suis pas à-même de surveiller le marché en permanence). NB : le pricer disponible chez de nombreux acteurs du marché peut me permettre d’avoir l’équivalent du prix sur mon produit en fonction de celui du sous-jacent sur lequel il est adossé. Par exemple ici, je place un seuil de déclenchement à 3,20 euros (niveau correspondant à la cassure de mon niveau clé sur le sous-jacent). J’ai alors deux possibilités pour mon cours limite :

 

          3.1. Limite > Seuil

Je place ma limite sous mon seuil de déclenchement. J’attends donc la validation de mon stop de protection lorsque le seuil indiqué sera touché et je lance alors un ordre d’achat au marché avec une limite de prix à ne pas enfoncer.

 

          3.2. Limite = Seuil

Je place ma limite au même niveau que mon seuil de déclenchement. J’attends donc la validation de mon ordre en touchant le seuil indiqué et je lance alors un ordre d’achat au marché avec une limite de prix à ne pas dépasser.

 

  1. Ordre « Stop-Marché »

Je place un niveau de stop de sécurité, je vends au prix le plus favorable (« au marché ») une fois que le niveau de stop sélectionné est atteint, à condition que l’émetteur soit présent dans le carnet.

 

 

Ainsi, nous avons passé en revue l’ensemble des différents types d’ordres que vous pourrez trouver chez votre courtier/banque. Nous vous invitons à prendre un moment pour vous y pencher, car la plupart d’entre vous ne sait pas en effet les possibilités qui lui sont offertes de placer un ordre, que ce soit à l’achat, ou à la revente.

Energies renouvelables : il est temps de se mettre au vert

Les énergies renouvelables se développent énormément partout dans le monde, poussées par le besoin de lutter contre le réchauffement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. Même si ce développement est coûteux, il est de plus en plus perçu comme indispensable, que ce soit par crainte des effets que pourrait causer le réchauffement climatique ou tout simplement afin de satisfaire l’opinion publique. L’élection de Joe Biden, l’accord de Paris sur le climat, le « green new deal » et bien d’autres ont remis la lutte contre le changement climatique et la transition énergétique sur le devant de la scène. Ces initiatives prévoient des investissements massifs dans les énergies vertes.

D’après l’IRENA (l’agence internationale pour les énergies renouvelables) d’ici à 2050 la Chine pourrait accroître la part des énergies renouvelables dans sa consommation d’énergies de 7% en 2015 à 67%. Dans l’Union européenne, cette part pourrait passer d’environ 17% à plus de 70%. L’Inde et les États-Unis pourraient voir ces proportions atteindre 60%.

Comme on peut le constater sur le graphe ci-dessus, les énergies renouvelables représentent en 2020 aux alentours de 10% des énergies globales, et on estime que ce nombre passera à près de 30% en 2050. Malgré ce que l’on pourrait croire, le plus grand défi ne réside pas dans la production d’énergie, mais dans son stockage ; en effet, l’énergie est produite en courant continu (DC) afin d’utiliser cette dernière dans une installation domestique, il est donc nécessaire de convertir le courant continu en courant alternatif (AC).

Le stockage d’énergie est un enjeu à la hauteur de la consommation, en effet afin que les énergies renouvelables soient attractives, il faudrait qu’on puisse y accéder et ne pas être dépendant des aléas de la météo pouvant provoquer des coupures inopinées par exemple.

Parmi les leaders du marché des énergies renouvelables on retrouve les américains First Solar et Enphase Energie ou encore l’israélien Solaredge Technologies.

NB : au regard des élucubrations de son truculent ODG, le fameux Elon Musk, nous n’aborderons pas le cas de Solar City, désormais incorporé au sein de l’action Tesla.

 

  1. First Solar

Basé aux Etats-Unis First Solar Inc. est un leader dans la production d’énergie photovoltaïque à travers la production et la vente de panneaux solaires utilisant une technologie de semiconducteur à couches minces qui leur est exclusive.

First Solar a entrepris une transition au niveau industriel de ses panneaux solaires en modernisant ses équipements de production depuis 2018 afin de pouvoir augmenter le volume de vente de leur nouveau produit qui est victime de son succès. En effet, First Solar continue d’accroître la capacité de production de ses modules de série 6, compte tenu de la demande mondiale croissante de modules solaires. La société prévoit que la production de la série 6 atteindra 7,4 à 7,6 GW d’ici 2021. En outre, First Solar prévoit d’augmenter sa capacité de production de modules de série 6 à 9,4 GW d’ici à 2022.

Du côté de l’analyse technique

Après avoir fortement corrigé suite à la pandémie, le titre First Solar a largement dépassé ses niveaux d’avant crise. Après la chute, l’action a profité d’une dynamique positive combinée à l’élection de Joe Biden à la présidence des Etats-Unis, qui, contrairement à Donald Trump, adopte une position forte par rapport au changement climatique. Depuis ce début d’année l’action est à la peine et enregistre une baisse de 30%.

Le titre qui vient de repasser au-dessus de sa MM50 et le niveau actuel du RSI militent pour une nouvelle jambe de hausse. Nous nous positionnons donc à l’achat avec en ligne de mire un objectif de projection à $109,27 (premier trait vert) en amont d’une accélération vers les $119,29 (second trait vert). La franche cassure du point pivot des $77,26 (trait bleu) conduirait à une tension baissière avec un retour sur l’overlap des $67,19 (premier trait rouge).

La société, a déclaré avoir réalisé un bénéfice de 1,96 dollar par action pour le Q1 2021, ces résultats ayant dépassé les attentes de Wall Street. L’estimation moyenne des analystes prévoyait un bénéfice de 1 dollar par action. La société a affiché un chiffre d’affaires de 803,4 millions de dollars au cours de cette période, battant également les prévisions de 694,8 millions de dollars. Pour l’ensemble de l’exercice 2021, First Solar prévoit un bénéfice de 4,05 à 4,75 dollars par action, pour un chiffre d’affaires compris entre 2,85 et 3,03 milliards de dollars.

 

  1. Enphase Energie :

Basé aux Etats-Unis Enphase Energy, Inc. est un fournisseur de solutions de gestion d’énergie. Il s’occupe de la conception, du développement, de la fabrication et de la vente de systèmes de conversion et de stockage pour l’industrie solaire photovoltaïque. Enphase assure la conversion de l’énergie au niveau de chaque module solaire, des batteries pour stocker l’énergie convertie et des systèmes de gestion de l’énergie. De plus, Enphase dispose d’une solution cloud, Envoy, lui permettant de collecter et d’envoyer des données au logiciel Enlighten. Le logiciel Enlighten, basé sur le cloud, permet de surveiller, de gérer et d’entretenir à distance un système individuel ou un parc de systèmes. La répartition des bénéfices d’Enphase est telle que 83% provient du marché américain et les 17% restant sont repartis entre le Mexique, la Chine et d’autre pays en proportion négligeable.

Du côté de l’analyse technique

Comme ses pairs, Enphase a marqué une phase de correction en ce début d’année 2021 jusqu’à atteindre son plus bas annuel le 11 mai. Depuis, le titre s’est repris de 33%. Actuellement, il a entamé une phase de consolidation ce qui nous amène à émettre un avis neutre sur le titre. De plus, les cours sont enfermés dans une box (boîte violette) ainsi qu’entre les deux moyennes mobiles 20 et 50. Le titre devrait donc continuer de latéraliser avant de franchir cette boîte à la hausse ou à la baisse ce qui donnera la nouvelle tendance.

En cas de sortie par le haut, l’objectif se situe sur les $175,70 (trait vert). Alternativement, en cas de cassure de notre point pivot des $130,65 (trait bleu) qui correspond par ailleurs à la borne basse de la box, le titre reprendrait une tendance baissière avec un retour sur notre support des $109 (trait rouge).

La société, a déclaré avoir réalisé un bénéfice de 0,56 dollar par action pour le Q1 2021, les résultats ayant battu les attentes de Wall Street. L’estimation moyenne des analystes prévoyait en effet un bénéfice de 0,45 dollar par action. La société a affiché un chiffre d’affaires de 301,75 millions de dollars au cours de la période battant les prévisions des analystes de 292,45 millions de dollars. Concernant le Q2 2021, Enphase prévoit un chiffre d’affaires compris entre 300 et 320 millions de dollars contre une attente des analystes de 312,53.

 

  1. Solaredge Technologies

Basé en Israël SolarEdge Technologies Inc. propose une solution de stockage d’énergie photovoltaïque. Les produits de la société comprennent, les solutions StorEdge et le logiciel de surveillance SolarEdge. Ces solutions ont comme objectif principal les installations résidentielles. La répartition des bénéfices de Solaredge est telle que 30% provient du marché européen 47% du marché américain et les 23% restant sont repartis entre Israël, l’Australie et d’autre pays de proportion négligeable.

Du côté de l’analyse technique

Comme on peut le constater sur le graphique daily ci-dessus, le titre Solaredge évolue dans un canal baissier depuis le début de l’année. Le récent rebond sur la borne haute du canal ainsi que les moyennes mobiles décroissantes et au-dessus des cours confirment la tendance baissière sur le titre. La cassure de notre point pivot des $229,50 (trait bleu) accélérerait la baisse vers un retour sur les $200 (premier trait rouge) avant d’atteindre l’overlap des $180 (second trait rouge).

Scénario alternatif : Le franchissement à la hausse de la borne supérieure de notre canal entraînerait un retournement de tendance avec un premier objectif sur les $262,50 avant une possible accélérations vers les $294,50.

La société a déclaré avoir réalisé un bénéfice de 0,55 dollar par action pour Q1 2021, les résultats n’ont pas répondu aux attentes de Wall Street. L’estimation moyenne des analystes prévoyait un bénéfice de 0,80 dollar par action. La société a affiché un chiffre d’affaires de 405,49 millions de dollars au cours de la période, battant les prévisions des analystes de 395,4 millions de dollars. Pour l’ensemble de l’exercice 2021, Solaredge prévoit un bénéfice de 4,05 à 4,75 dollars par action, pour un chiffre d’affaires compris entre 2,85 et 3,03 milliards de dollars.

Sur la base du ratio « price-to-book », SolarEdge se négocie à 10 fois sa valeur comptable, tandis qu’Enphase est nettement plus surévaluée à près de 23 fois sa valeur comptable.

Après avoir constaté la corrélation des trois valeurs depuis janvier 2021, le graphique ci-dessous permet de regarder l’évolution comparative des trois valeurs depuis début 2020 :

 

 

On remarque ainsi que depuis la fin 2020 Enphase Energie évolue avec une vélocité bien plus importante que ses acolytes First Solar et Solaredge. Aussi, en incluant dans notre comparatif le géant Tesla, on pourra constater qu’il existe une forte corrélation entre Tesla et Enphase Energie d’une part et entre Solaredge et First Solar d’autre part :

.

 

Indiscutablement, l’investissement dans les énergies renouvelables sur le long terme va générer de la richesse. Cependant, il existe énormément d’acteurs et le défi sera de s’avoir identifier ceux qui arriveront à conquérir le plus de parts de marché et réussiront à prospérer dans un environnement ultra compétitif.

First Solar est présent depuis maintenant plus de 20 ans sur le marché et bénéficie d’une chaîne d’approvisionnement importante en plein développement. Quant à Solaredge et Enphase, ils s’attaquent au défi du stockage avec réussite jusqu’à présent, rien ne laissant prévoir pour l’instant un ralentissement dans leur expansion.

Il est naturellement important de surveiller attentivement les différentes tendances au niveau politique, notamment au regard de l’importance des investissements prévus dans le secteur, mais il sera difficile à présent pour un nouveau « Donald Trump » d’enrayer la machine.

 

Vous voulez dynamiser votre portefeuille ?

De nombreux moyens permettent de profiter des mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais, nous sommes spécialisés sur les produits dérivés à effet de levier, les turbos. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ». Ou encore, sur des produits similaires, tels que les warrants, ou les leverage/short.

Il existe chez tous les émetteurs, de nombreux produits permettant d’intervenir sur de multiples sous-jacents dont les entreprises du secteur des énergies renouvelables. Par ailleurs, sachez que DT Expert, est en étroite collaboration avec ces émetteurs, et a désormais la possibilité d’obtenir des produits sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

Attention toutefois, ces produits à levier sont des instruments financiers complexes présentant un risque de perte en capital. Les pertes peuvent être extrêmement rapides.

Voici, pour vous convaincre définitivement si besoin, un récapitulatif de nos performances sur le mois d’avril :

Et pour ceux qui auraient encore des doutes, vous trouverez ci-dessous l’historique de nos bilans annuels depuis la création du service :

 

Pour suivre l’ensemble de nos recommandations et afin de recevoir un service personnalisé, n’hésitez pas à nous contacter et à nous suivre en cliquant ici.

Par ailleurs, dans une période où la Bourse continue paradoxalement de défier tous les records, en dépit d’une conjoncture économique très malmenée, nous vous proposons également une large gamme de formations qui vous permettront, tout en restant chez vous, d’approfondir vos connaissances, de découvrir des moyens méconnus de faire fructifier votre capital ou encore de mieux gérer votre ratio risque/rendement. Aussi, n’hésitez pas à découvrir la liste de ces formations en cliquant ici, en sachant que vous pouvez bénéficier d’une promotion exceptionnelle de 50% avec le code NEWSLETTER-50.

 

Réalisé par Edouard Sader, avec l’aide de Marc Dagher

Vaccins vs Variants : quid de la situation du secteur touristique un an après le premier déconfinement ?

Depuis près d’un an, les différentes mesures sanitaires ont contraint à réduire au maximum les déplacements touristiques internationaux. Alors que la pandémie a lourdement touché le secteur du tourisme durant l’année 2020, la vaccination contre le Covid-19 redonne une lueur d’espoir aux pays qui mettent tout en œuvre pour préparer l’arrivée des touristes sur leurs territoires. L’objectif principal de la saison estivale 2021 est de rattraper le retard accumulé et d’accueillir les voyageurs avec le moins de restrictions possible.

 

Un secteur durement touché durant l’année 2020

Alors que le nombre de cas de Covid-19 dans le monde commence seulement à baisser, l’économie du tourisme reste sévèrement fragilisée par la pandémie et particulièrement par les mesures adoptées afin d’endiguer le virus. D’après une édition sortie durant l’été 2020 du Baromètre de l’Organisation Mondiale du Tourisme, l’ensemble des restrictions pour contrer la crise sanitaire a entraîné une baisse de 70% du nombre d’arrivées des touristes internationaux en août par rapport à 2019. Une chute entraînant des conséquences négatives considérables sur le secteur du tourisme qui voit son activité fonctionner au ralenti. Ce chiffre se traduit en effet par une baisse de 700 millions de touristes et, surtout, représente une perte de 730 milliards de dollars en termes de recettes, soit huit fois le montant perdu lors de la crise économique de 2009.

L’effondrement de ces chiffres du tourisme a mis en danger l’emploi et donc la survie de millions de personnes dans le monde. En effet, 100 à 120 millions d’emplois liés au secteur du tourisme ont été menacés durant l’année 2020. L’ensemble des restrictions de la crise sanitaire et l’absence de touristes ont dû contraindre à la fermeture de nombreux restaurants, bars, hôtels laissant les employés de ces enseignes sans revenus à part certaines aides accordées par l’état. Zurab Pololikashvili, le secrétaire général de l’OMT a averti « Ces chiffres les plus récents montrent clairement combien il est important de faire redémarrer le tourisme dès qu’il est sûr de le faire. L’effondrement du tourisme international met en danger les moyens d’existence de millions et de millions de personnes, notamment dans les pays en développement. Les gouvernements de toutes les régions du monde ont une double responsabilité : donner la priorité à la santé publique tout en protégeant aussi l’emploi et l’activité d’entreprise. ». Cette épidémie, en touchant le secteur du tourisme, a entraîné une baisse de 1,5% à 2,8% du PIB mondial.

 

 

Le Covid-19 a eu un impact dévastateur sur le tourisme mondial autant pour les pays développés que pour les pays en développement. Cependant, il a touché plus durement ces derniers. En effet, les pays dits riches ont un PIB qui repose sur de nombreux domaines. Même si le secteur du voyage a été ébranlé, les pays ont pu se rattraper dans d’autres domaines tels que les entreprises du luxe qui voient leurs chiffres d’affaires augmenter depuis début 2021, alors que les pays moins avancés sont beaucoup plus dépendants aux échanges mondiaux. Entre 2000 et 2019, les arrivées de touristes internationaux dans les pays en développement ont augmenté de 9,7% alors que pour le monde entier, cette hausse ne s’élève qu’à 4,8%.

De plus, les pays riches et pauvres connaissent de grosses inégalités quant aux aides proposées par les états. Par exemple, en France, même si les restaurateurs ont vu leurs revenus baisser à cause de la fermeture de leurs établissements, ils ont quand même eu la chance de bénéficier d’aides accordées par le gouvernement français. Alors que dans des pays en développement tels que le Mexique, aucune aide ne leur a été octroyée, c’est pour cela que de nombreux restaurateurs ont dû maintenir leurs ouvertures malgré la pandémie qui fait rage dans le pays et multiplie le nombre de décès chaque jour.

 

Un début d’année qui reste difficile

Pendant le premier trimestre, les arrivées de touristes internationaux ont baissé de 83%, soit 180 millions d’arrivées en moins par rapport au premier trimestre 2020. C’est l’Asie-Pacifique qui se voit le plus durement touchée avec une chute de 94% sur ces trois premiers mois de l’année. L’Europe se place à la deuxième place, affichant une baisse de 83%, suivie de l’Afrique (-81%), du Moyen-Orient (-78%) et enfin des Amériques (-71%). Les restrictions généralisées sur les voyages font donc de ce début d’année 2020, le pire premier trimestre de l’histoire du secteur du tourisme. Même si ces chiffres peuvent sembler alarmants, l’Organisation Mondiale du Tourisme reste confiante sur une légère reprise durant les vacances d’été 2021. Cependant, près de la moitié des experts ne misent pas sur un retour du tourisme international au même niveau qu’en 2019 avant 2024, voire pire. Ils affirment en effet que le manque de coordination des protocoles sanitaires entre les pays et le maintien des restrictions sur les voyages sont les principaux obstacles au rebond du secteur. Des chiffres peu encourageants quant à la reprise totale.

La baisse du nombre de touristes internationaux a aussi entraîné une autre conséquence économique : la baisse des exportations mondiales. En 2020, les exportations mondiales globales ont chuté de 4%. La perte totale des recettes d’exportations du tourisme international comprenant aussi le transport des voyageurs se chiffre à plus de 1 100 milliards de dollars, une somme astronomique qui s’annonce difficile à rattraper.

 

Une lueur d’espoir grâce au passeport sanitaire

Depuis quelques mois la campagne de vaccination mondiale bat son plein. En effet, depuis maintenant plusieurs mois, l’ensemble des états encouragent leurs populations à se faire vacciner. Quatre différents vaccins sont administrés en Europe : Pfizer-BioNTech, Moderna, AstraZeneca et Johnson&Johnson. En France, la campagne vaccinale a débuté fin décembre 2020 et ne cesse d’augmenter depuis. Au 1er juin 2021, le nombre de premières doses administrées s’élève à 26 millions. Même si le Covid-19 n’est clairement pas derrière nous quand on regarde les chiffres inquiétants au Brésil ou en Inde, cette nouvelle ne peut que ravir les différents gouvernements souhaitant à tout prix relancer l’activité touristique dans leurs pays.

C’est pour cela qu’après des négociations très houleuses, les eurodéputés et les représentants des Vingt-Sept pays de l’Union Européenne sont arrivés à un accord mettant en place un passeport sanitaire. En France, il doit rentrer en vigueur le 9 juin 2021, à la date du troisième stade de déconfinement, et le 1er juillet 2021 en Europe. Le passeport sanitaire sera équivalent pour l’ensemble des pays de l’Union Européenne. Il comprendra trois différents documents aux choix de la personne : le certificat de vaccination contre le Covid-19, le certificat de rétablissement sous les six derniers mois de la maladie ou un certificat de test PCR négatif. Il sera obligatoire pour accéder, par exemple, à des évènements de plus de mille personnes mais surtout pour faciliter les voyages hors de la France. Le 20 mai, lors du vote de ce passeport, les eurodéputés se sont prononcés en faveur d’un certificat permettant les voyages à l’intérieur de l’Union Européenne. Le texte a indiqué que « Les titulaires d’un certificat européen Covid-19 ne seront pas soumis à des restrictions de voyages supplémentaires, telles que la quarantaine, l’autoconfinement ou le dépistage ».

 

 

Des pays qui font preuve de créativité pour attirer les voyageurs

Depuis mars 2020, l’Union Européenne est fermée pour l’ensemble des voyages jugés non-essentiels, à l’exception de six pays : l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Rwanda, Singapour, la Corée du Sud et la Thaïlande, dont le taux d’incidence du Covid-19 sur quatorze jours est inférieur à 25 pour 100.000 habitants. Pour remédier à cela et à nouveau accueillir les touristes à l’approche des beaux jours, les pays se préparent différemment.

En Croatie, certaines villes ont pour idée de séparer les habitants et les touristes étrangers. En effet, le maire de Dubrovnik, souhaiterait mettre en place un pont aérien passant par la Suisse et des transports maritimes vers des îles désertées pour que seuls les touristes puissent y passer leurs vacances paisiblement. Cette technique permettrait de relancer le tourisme tout en protégeant la population locale.

Dans la même idée que la Croatie, la Grèce voudrait mettre en place des îles dites « Covid-free » pour accueillir les voyageurs. En effet, le pays redouble d’efforts pour vacciner la totalité de la population des îles en mer Egée et Ionienne avant de vacciner les plus grandes villes grecques. Dans quel but ? Accueillir les touristes sur des îles entièrement « vaccinées » afin qu’aucune infection ne soit possible.

Il en va de même pour l’Italie. Alors qu’avant l’épidémie, le secteur du tourisme représentait 14% du PIB, le pays met tout en place pour rattraper son retard accumulé lors de l’année précédente. L’Italie adopte la même technique des îles « Covid-free » où l’ensemble de la population des archipels du Mezzogiorno sera vacciné et donc enlèvera la crainte d’une possible infection lors des voyages. Le Premier ministre italien Mario Draghi, lors d’une réunion ministérielle du G20 à Rome sur le tourisme, a affirmé que « Le monde veut voyager en Italie. L’Italie est prête à accueillir le monde. Je n’ai aucun doute que le tourisme repartira aussi fort qu’avant, voire encore plus fort qu’avant ».

Malte a quant à elle pour idée de proposer des chèques cadeaux pouvant aller jusqu’à deux cents euros afin d’encourager la venue d’étrangers. Le directeur de l’Office de tourisme de Malte en France, Dominic Micallef a affirmé « Cette somme sera offerte sous forme de prestations à utiliser dans son hôtel, par exemple pour un soin au spa, un repas au restaurant ou une consommation au bar ».

Aux Maldives, même si le gouvernement explique ne pas avoir recours à ce projet dans l’immédiat, certains médias locaux ont mentionné la volonté des autorités d’offrir la vaccination aux touristes internationaux. Cette mesure pourrait être adoptée une fois que l’ensemble de la population des îles sera vacciné. Aujourd’hui, plus de la moitié des 390.000 habitants ont eu au moins accès à leur première dose.

L’idée est semblable aux États-Unis, et plus précisément dans sa ville la plus touristique, New York, où son maire Bill de Blasio travaille avec le gouverneur de l’état pour proposer à l’ensemble des touristes souhaitant rejoindre la ville de se faire vacciner sur place. Cette campagne de vaccination gratuite se ferait par les vaccins Johnson&Johnson, ne nécessitant qu’une seule dose pour être efficaces. Si acceptée, cette campagne serait effective une fois que la totalité des new-yorkais aurait eu accès à leur seule et unique dose. Pour la mettre en place, des vans seraient installés sur les nombreux endroits touristiques tels qu’à Times Square ou encore au pied de l’Empire State Building.

Quant à l’Espagne, le pays laissera rentrer toute personne vaccinée à partir du 9 juin prochain.

 

La crainte d’une reprise qui reste dans l’air

Malgré une campagne de vaccination mondiale qui s’accélère depuis maintenant plusieurs semaines, la peur d’une reprise de l’épidémie selon les experts de la santé ne faiblit pas. La course de vitesse entre vaccins et variants perdure. Les variants indiens, sud-africains et brésiliens qui circulent en Europe sont très préoccupants. Touché par l’un d’entre eux, le risque d’être hospitalisé ou admis en réanimation en cas d’infection est accru, et ce même chez des patients d’âge moyen sans comorbidité. C’est pour cela que les pays misent sur une vaccination totale de la population pour empêcher les variants de toucher durement leurs habitants.

Toutefois, même si l’on se rapproche petit à petit de cet objectif, les experts de la santé restent sceptiques. Ils affirment en effet que les mois qui viennent seront très incertains. Ils craignent la reprise d’une quatrième vague de l’épidémie dû à un allègement des restrictions afin de relancer l’économie en pleine période estivale. Le conseil scientifique alerte que l’épuisement du personnel soignant ne permettra pas de prendre en charge une même capacité de personnes en soins intensifs que lors des vagues précédentes, surtout si cette vague a lieu pendant une période de canicule. « Pour éviter cette grosse vague, il faut vacciner 500.000 personnes par jour jusqu’au 30 juin », a affirmé Lila Bouadma, membre du Conseil scientifique et réanimatrice à l’hôpital Bichat à Paris.

 

 

Vous voulez dynamiser votre portefeuille ?

De nombreux moyens permettent de profiter des mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais, nous sommes spécialisés sur les produits dérivés à effet de levier, les turbos. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ». Ou encore, sur des produits similaires, tels que les warrants, ou les leverage/short.

Il existe chez tous les émetteurs, de nombreux produits permettant d’intervenir sur de multiples sous-jacents dont les entreprises du secteur du tourisme. Par ailleurs, sachez que DT Expert, est en étroite collaboration avec ces émetteurs, et a désormais la possibilité d’obtenir des produits sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

Attention toutefois, ces produits à levier sont des instruments financiers complexes présentant un risque de perte en capital. Les pertes peuvent être extrêmement rapides.

Voici, pour vous convaincre définitivement si besoin, un récapitulatif de nos performances sur le mois d’avril :

 

Et pour ceux qui auraient encore des doutes, vous trouverez ci-dessous l’historique de nos bilans annuels depuis la création du service :

 

Pour suivre l’ensemble de nos recommandations et afin de recevoir un service personnalisé, n’hésitez pas à nous contacter et à nous suivre en cliquant ici.

Par ailleurs, dans une période où la Bourse continue paradoxalement de défier tous les records, en dépit d’une conjoncture économique très malmenée, nous vous proposons également une large gamme de formations qui vous permettront, tout en restant chez vous, d’approfondir vos connaissances, de découvrir des moyens méconnus de faire fructifier votre capital ou encore de mieux gérer votre ratio risque/rendement. Aussi, n’hésitez pas à découvrir la liste de ces formations en cliquant ici, en sachant que vous pouvez bénéficier d’une promotion exceptionnelle de 50% avec le code NEWSLETTER-50.

 

Réalisé par Roxane Bass, avec l’aide de Marc Dagher

FNAC DARTY ANALYSE TECHNIQUE

Après avoir atteint son point bas en mars de l’année dernière, l’action Fnac Darty est entrée, comme l’ensemble du marché, dans une véritable dynamique haussière. L’analyse de cette hausse en termes de vagues d’Elliott montre qu’il devrait manquer au moins une vague d’appréciation.

Le RSI proche de sa zone neutre et le cours qui vient de repasser au-dessus de sa MM20 confirment la très bonne orientation du titre. De plus, les moyennes mobiles croissantes depuis mars et la MM50 faisant office de support pour les cours nous confortent dans notre avis haussier. Nous nous positionnons donc à l’achat, avec en ligne de mire un premier objectif de projection (Fibonacci) à 64,70€ en amont d’une accélération vers les 70,80€ (second trait vert).

Scénario alternatif : si notre point pivot des 54,50€ (trait bleu), actuel support, est franchi à la baisse la correction pourrait se poursuivre jusqu’aux 48€ correspondant au gap de février.

 

 

Cyberattaques & ransomwares : le virus de demain ne sera pas médical !

Depuis quelques dizaines d’années l’informatique est véritablement ancrée dans nos vies. Le monde connaît un développement de la dématérialisation et d’Internet exponentiel. Même si cette évolution apporte de nombreux points positifs comme un gain de productivité, elle entraîne aussi des points plus négatifs. L’informatisation de la société a conduit à l’arrivée de nouvelles techniques malhonnêtes. Les cyberattaques ont vu leur nombre décuplé et s’inscrivent aujourd’hui comme un véritable fléau pour les particuliers, mais aussi pour les PME, plus grandes entreprises, voire jusqu’aux Etats eux-mêmes !

 

Qu’est-ce qu’une cyberattaque ?

Une cyberattaque est une action volontaire et malhonnête envers un réseau informatique. Un cybercriminel peut modifier, voler ou détruire une cible spécifique en s’introduisant dans le système d’information de l’appareil visé. Les auteurs de ces attaques sont multiples et celles-ci peuvent être lancées par un individu travaillant seul comme par un groupe très minutieusement organisé. Les exemples sont nombreux : un réseau de criminels dont le but premier est de s’enrichir, une entreprise espionnant une rivale pour collecter des informations, des terroristes qui tentent de détruire un système informatique pour pouvoir plus facilement réaliser un attentat, etc.

Le degré de sophistication des cybermenaces peut aller de l’installation d’un logiciel malveillant (malware) sur une petite entreprise à une tentative de mise hors service d’une infrastructure étatique. L’un des effets secondaires courants d’une cyberattaque est la violation de données, qui expose des données personnelles ou d’autres informations sensibles d’une multitude de personnes au monde entier.

Étant donné que de plus en plus d’organisations mettent leurs données confidentielles en ligne, il y a un besoin croissant de professionnels de la sécurité de l’information agissant dans le but d’augmenter la cybersécurité.

 

Des hackers redoublant d’ingéniosité au fil des années

Aujourd’hui, les cyberpirates se montrent de plus en plus ingénieux. Avec une hausse des fonds alloués à la protection des données, ils ne cessent d’inventer de nouveaux logiciels ayant le même but : avoir accès aux informations de leur cible.

Il existe donc un grand nombre de techniques possibles dont les plus courantes sont :

  • Phising: l’hameçonnage est une technique d’envoi de mails où le pirate se fait passer pour une source fiable dans le but de collecter des informations personnelles ou de pousser le destinataire à réaliser une action. Les mails sont souvent envoyés en masse avec un logiciel malveillant attaché en pièce jointe ou un lien internet qui mène dès qu’on l’ouvre à l’installation du fichier. L’hameçonnage ne doit pas être confondu avec le harponnage qui est, quant à lui, plus ciblé : tout un travail de recherche sur la personne doit être mené en amont. Le pirate se fait passer pour quelqu’un proche du destinataire et utilise des informations personnelles pour gagner sa confiance. Le harponnage est beaucoup plus difficile à contrer que l’hameçonnage par sa forme plus spécifique.
  • Malware: le malware consiste en une attaque par un logiciel malveillant s’installant sans le consentement de l’utilisateur du matériel visé. Le logiciel s’installe seul et attaque directement les données de l’ordinateur. Il existe différents types de malware tels que le « Cheval de Troie » (ou Troll en VO), un programme se cachant dans un autre donnant un accès direct aux données de l’ordinateur. De plus en plus fréquent, le ransomware : il s’agit d’un logiciel qui bloque l’appareil de l’utilisateur en chiffrant les données ; le cyberpirate menace ensuite de publier ou supprimer les données, voire simplement de les prendre en otage, et de ne les libérer qu’en échange d’une rançon (ransom en VO). Enfin, le stalkerware est quant à lui un logiciel qui s’installe sur l’appareil électronique de la victime à son insu et qui transmet au pirate tout un nombre d’informations personnelles : SMS, listes d’appels, la géolocalisation ou encore la prise de photos et vidéos sans l’accord de l’utilisateur.
  • Attaque de l’homme du milieu: l’attaque de l’homme du milieu (HDM) ou man-in-the-middle attack (MITM), parfois appelée attaque de l’intercepteur, est une attaque qui a pour but d’intercepter les communications entre deux parties, sans que ni l’une ni l’autre ne puisse se douter que le canal de communication entre elles a été compromis. Le pirate s’introduit au milieu des communications entre le serveur et les clients. L’attaque peut usurper l’identité de la personne de confiance en utilisant son adresse IP et ainsi, se faire passer pour lui.
  • Attaque par Drive-by Download: l’attaquant place le virus dans le code HTTP ou PHP d’un site non sécurisé. Le script installe des logiciels malveillants directement sur l’ordinateur du visiteur ou le redirige vers un site contrôlé par les pirates. Un téléchargement furtif ne nécessite pas à l’attaquant de déclencher le téléchargement, le logiciel s’installe automatiquement dès que la personne clique sur le lien frauduleux.
  • Attaque par mot de passe: les mots de passe peuvent être une garantie de sécurité. Cependant, il peut être très simple de les contourner ou de les trouver en essayant plusieurs combinaisons possibles.

 

Des attaques de plus en plus importantes

Il suffit de suivre l’actualité pour voir que le nombre d’attaques informatiques ne cessent d’augmenter. Le 21 mars dernier, l’assureur américain CNA Financial, a déclaré avoir été touché par Phoenix Locker, un ransomware développé par Evil Corp, un réseau d’escrocs notoire basé en Russie. L’ensemble des fichiers de l’entreprise américaine étaient brouillés, interrompant ainsi toute son activité. L’entreprise paralysée a décidé, au bout de deux semaines, de verser le montant demandé, soit 40 millions de dollars, faisant ainsi de cette cyberattaque la plus grosse réalisation d’extorsion au monde. Jusqu’à ce jour en effet, la plus grosse rançon demandée s’élevait à 30 millions de dollars lors d’une attaque en 2020, avant l’attaque plus récente, en mars dernier, de la société informatique (comme quoi les cordonniers ne sont que rarement les mieux chaussés) à qui la modique somme de 50 millions de dollars avait été exigée. A noter que les systèmes informatiques de CNA Financial sont de nouveau opérationnels.

 

 

Même si ces attaques ont de lourdes conséquences monétaires pour les entreprises, elles peuvent entraîner des dommages beaucoup plus importants, comme le témoigne la situation aux États-Unis après qu’un ransomware a touché de plein fouet la Colonial Pipeline Company. Le 7 mai 2021, le système informatique de cette entreprise américaine a été infecté par un logiciel malveillant brouillant ses données en échange d’une rançon. L’entreprise a été contrainte de mettre son activité en arrêt total et donc l’acheminement de carburants liquides tout le long de son réseau d’oléoducs dans l’ensemble du Sud-Est des États-Unis. Colonial Pipeline Company est un des transporteurs principaux de la côte Est des États-Unis, représentant à lui seul 45% de la consommation de carburant de cette région. La suspension de son activité a donc créé un véritable fléau. Depuis cette attaque, l’ensemble de la population est confronté à une pénurie de carburant et des prix qui ne cessent d’augmenter. Pour essayer de pallier cela, l’état d’urgence a été lancé dans les dix-huit états connaissant cette crise en autorisant l’approvisionnement par voie routière. Les auteurs de cette attaque, DarkSide, se dédouanent de toutes responsabilités politiques. Ils affirment sur leur forum, accessible uniquement par le DarkNet (la partie du Web n’étant pas référencée par les moteurs de recherche) : « Notre but est de faire de l’argent, pas de créer des problèmes pour la société ». Finalement, Joseph Blount, le directeur général de Colonial Pipeline, a annoncé avoir versé le montant demandé par les pirates soit 4,4 millions de dollars (75 bitcoins) pour débloquer le réseau d’oléoducs.

 

DarkSide, groupe malveillant ou nouveau robin des bois ?

Le groupe obscur – comme son nom l’indique – DarkSide a commencé son activité relativement récemment, sa première apparition remontant à août 2020. En seulement un an, le groupe s’est imposé comme l’un des principaux acteurs des « Big Game Hunters » (chasseurs de gros gibiers). Ces cyberpirates s’attaquent aux grosses entreprises à des fins monétaires et ne cherchent pas à toucher le plus de personnes possibles. Ils ont en effet une « déontologie » leur interdisant de viser les gouvernements, les écoles, les ONG et les hôpitaux. Un engagement en complet désaccord si on en juge par le nombre d’attaques lancées sur des hôpitaux depuis le début de l’épidémie du Covid-19.

Un des principaux points auquel DarkSide fait attention est son image. En effet, après l’attaque très controversée de Colonial Pipeline, le groupe a pris la parole pour se dédouaner de toutes responsabilités politiques et affirmer que ce n’était qu’à des fins monétaires que leurs actions été menées. En octobre 2020, pour redorer leur réputation, le groupe a proposé une donation de 20.000 dollars à différentes associations humanitaires qui ont néanmoins toutes refusé l’argent. Un des cyberpirates a affirmé sur le forum « Comme nous l’avons déjà dit, nous attaquons uniquement les grands groupes capables de payer. Et il nous semblait juste d’en reverser une partie à des causes charitables ». Pour communiquer en permanence avec le « monde extérieur », il existe un espace presse sur leur site permettant aux journalistes de directement interagir avec eux.

DarkSide a bâti son empire sur une image parfaitement maîtrisée. En effet, grâce aux différents coups de pub réalisés, une relation de « confiance » s’est installée à leur égard. Il apparaît comme un acteur sérieux où, comble de l’ironie, les victimes se sentent plus « en sécurité » à payer la rançon, comparé à d’autres groupes pouvant ne pas honorer par la suite leur partie du « contrat ». Cependant, DarkSide reste un groupe de pirates n’hésitant pas à paralyser toute une région d’un pays pour s’enrichir. Généralement, les rançons demandées se situent entre 200.000 et deux millions de dollars.

DarkSide est organisé selon le modèle du « ransomware as a service » : les attaquants du groupe développent et commercialisent des logiciels de ransomware pour les vendre à d’autres criminels qui mènent les attaques. Le groupe agit donc par des intermédiaires, ils font appel à des affiliés ayant pour mission de lancer le « rançongiciel » sur une cible. A la différence de nombreux autres groupes similaires, DarkSide montre un niveau de professionnalisme très élevé. Par exemple, au niveau du recrutement des affiliés, il est très similaire à celui de grosses entreprises. Les candidats doivent passer des entretiens d’embauche qui analysent leurs techniques de piratage, mais aussi leur rattachement au groupe en s’assurant de ne pas faire entrer parmi leurs rangs des agents infiltrés.

CrowdStrike, une société de cybersécurité basée à la Silicon Valley, a essayé d’en savoir davantage sur ce groupe si mystérieux. Une chose est sûre, les membres de ce groupe ne sont pas de nouveaux pirates, aucun débutant n’aurait été capable d’une telle organisation. D’après ses conclusions, l’entreprise conclue que le groupe serait lié à un autre réseau malhonnête du nom de Carbon Spider. Même si le groupe dément tout lien avec le gouvernement, les experts pensent qu’il serait de mèche avec la Russie. Plusieurs indices peuvent le laisser penser : tout d’abord, les logiciels qu’ils développent ne peuvent pas s’introduire sur des ordinateurs utilisant comme langue le russe. Et aucune attaque n’a été lancée sur une cible venant de Russie.

A la suite de l’attaque de Colonial Pipeline, Joe Biden, le président des États-Unis a affirmé vouloir « poursuivre des mesures pour les empêcher d’opérer ». Au lendemain de cette annonce, DarkSide a répliqué sur leur forum avoir perdu l’accès à leurs infrastructures, leurs serveurs et à leur service de paiement. Cependant, le portefeuille du groupe a quant à lui aussi disparu. L’ensemble de la cryptomonnaie détenue dessus a été transféré vers un portefeuille inconnu. Aujourd’hui, il nous est encore impossible de savoir s’il s’agit d’un véritable démantèlement ou d’un simple leurre afin d’échapper aux investigations des autorités tout en gardant l’ensemble de leurs bitcoins.

 

Un besoin grandissant de protection informatique

Ces menaces persistantes avancées appelées aussi APT (Advanced Persistent Threats) représentent un réel défi pour l’ensemble des possibles victimes. Elles doivent sans cesse mettre en place des stratégies de cybersécurité afin de détecter et neutraliser ces cyberattaques. D’après Infoblox, spécialiste de la cybersécurité, 81% des organisations gouvernementales ont déjà été la cible d’au moins une attaque informatique qui leur aurait coûté un million de dollars ou plus.

Ancien producteur de téléphone, le canadien BlackBerry s’est reconverti dans les logiciels de sécurité. L’entreprise conseille à ses employés de ne pas accéder à leurs données professionnelles depuis un smartphone, une cible plus fragile face aux techniques de phising. BlackBerry affirme qu’une analyse du système régulière est nécessaire à la protection du système informatique. A la moindre anomalie telle qu’une simple latence, l’utilisateur doit réagir en analysant ou nettoyant ses données.

Il existe un grand nombre de sociétés proposant des services de cybersécurité aux particuliers et aux entreprises. La compagnie d’assurance Aviva offre un grand nombre de conseils permettant de lutter efficacement contre les cyberattaques. Tout d’abord, il est préférable de sécuriser physiquement les équipements en plaçant les serveurs dans une pièce fermée à clé à laquelle seul le responsable de la sécurité informatique aurait accès. Elle encourage aussi de multiplier les sauvegardes pour, en cas de piratage, conserver une grande partie des données. Installer des antivirus efficaces et des pare-feux pour réduire la menace. Enfin, sensibiliser l’ensemble du personnel aux différentes attaques possibles pour limiter le risque de piratage dû à une erreur humaine.

 

Vous voulez dynamiser votre portefeuille ?

De nombreux moyens permettent de profiter des mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais, nous sommes spécialisés sur les produits dérivés à effet de levier, les turbos. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ». Ou encore, sur des produits similaires, tels que les warrants, ou les leverage/short.

Il existe chez tous les émetteurs, de nombreux produits permettant d’intervenir sur de multiples sous-jacents dont les entreprises du secteur de la cybersécurité. Par ailleurs, sachez que DT Expert, est en étroite collaboration avec ces émetteurs, et a désormais la possibilité d’obtenir des produits sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

Attention toutefois, ces produits à levier sont des instruments financiers complexes présentant un risque de perte en capital. Les pertes peuvent être extrêmement rapides.

Voici, pour vous convaincre définitivement si besoin, un récapitulatif de nos performances sur le mois d’avril :

 

 

Et pour ceux qui auraient encore des doutes, vous trouverez ci-dessous l’historique de nos bilans annuels depuis la création du service :

 

Pour suivre l’ensemble de nos recommandations et afin de recevoir un service personnalisé, n’hésitez pas à nous contacter et à nous suivre en cliquant ici.

Par ailleurs, dans une période où la Bourse continue paradoxalement de défier tous les records, en dépit d’une conjoncture économique très malmenée, nous vous proposons également une large gamme de formations qui vous permettront, tout en restant chez vous, d’approfondir vos connaissances, de découvrir des moyens méconnus de faire fructifier votre capital ou encore de mieux gérer votre ratio risque/rendement. Aussi, n’hésitez pas à découvrir la liste de ces formations en cliquant ici, en sachant que vous pouvez bénéficier d’une promotion exceptionnelle de 50% avec le code NEWSLETTER-50.

 

Réalisé par Roxane Bass, avec l’aide de Marc Dagher

« Sell in may and go away » : vrai ou faux ?

Quel est donc cet adage boursier ?

L’adage anglophone, très connu des boursicoteurs, nous dit de vendre en mai afin de réinvestir à la fin de l’été, courant septembre. L’idée est ici d’éviter la baisse estivale et d’acheter quand le marché redémarre en période pré-hivernale. Cette stratégie d’investissement caractériserait une croissance de la bourse d’octobre à avril supérieure à celle des autres mois.

 

Aux origines de l’expression…

Cette maxime boursière remonte à 1930 et tire son origine d’un vieil adage britannique. À l’origine le dicton intégral disait : « Sell in May, go away, and come back on St. Leger’s Day. » – la Saint Léger faisant référence à une course de chevaux empirique en Angleterre, qui se tenait courant septembre depuis le 18ème siècle. Les aristocrates, banquiers et marchands avaient alors pour habitude de quitter Londres pour la campagne et sa fraîcheur.

 

L’adage est-il vérifié ? Que nous disent les chiffres ?

Afin de savoir si cet adage célèbre est justifié, nous avons répertorié dans un tableau les performances de six des indices majeurs mondiaux (le Cac, le Dax et l’Eurostoxx pour l’Europe, et le fameux trio étalon américain outre-Atlantique, Dow, S&P et Nasdaq) sur les mois d’été (de mai à août), ainsi que la performance globale sur cette période, comparée à la performance annuelle des mêmes indices, et ce sur les dix dernières années.

Aussi, après avoir analysé le tableau ci-dessous, on remarque que l’adage a très légitimement de quoi être remis en question :

 

 

Dans un premier temps en effet, une observation globale du tableau montre que la période estivale en question reste une période globalement mitigée, avec des bilans parfois positifs, parfois négatifs, sans véritable démarcation tranchée.

S’il apparaît en effet que les années 2011, 2015 et 2019 semblent afficher des bilans négatifs, on nuancera avec les éléments suivants : en 2011, le marché était dans une tendance baissière globale qui n’a rien à voir avec l’adage, même si en effet, c’est à partir de septembre que les indices ont marqué un nouveau plus-bas ; en 2015, la période affiche en revanche une sous-performance par rapport aux bilans annuels des indices mondiaux ; en 2019, si la baisse de ladite période semble substantielle, elle reste en effet là aussi nettement en-dessous des bilans annuels.

En 2018, malgré une année négative pour les indices, on constate que les rendements sont supérieurs entre mai et août par rapport aux rendements annuels, et même que le trio majeur américain affiche alors des performances positives sur la période estivale en question. On nuancera ici aussi par le fait que cette année 2018 aura vu un dernier trimestre catastrophique sur l’ensemble des places mondiales, et donc une surperformance un peu tronquée.

En 2020, si l’adage aura été totalement injustifié, on replacera là aussi les choses dans leur contexte, puisque ce fut une année très particulière, qui s’est déroulée sous le spectre de la crise sanitaire universelle, et que depuis le plus-bas de mars de cette année, les indices ont tous retrouvé une santé insolente, rattrapant tour à tour la chute violente qu’ils avaient subi l’espace d’un mois, entre mi-février et mi-mars plus précisément, avant de retrouver de nouveaux plus-hauts, voire de battre de nouveaux records.

Sur l’ensemble des autres années, on constatera en effet que les bilans de la période sont mitigés, même si on aura l’honnêteté de dire que les performances annuelles resteront meilleures que celles de la période en question.

 

En résumé, une étude panoramique sur les dix dernières années pousse à en déduire que, s’il n’est pas tout à fait illégitime (bilans annuels souvent meilleurs que les bilans de la période estivale étudiée), l’illustre adage « Sell in May and go away » n’est pas non plus le plus légitime qui soit en termes de prises de décision stratégiques. C’est donc avec des pincettes que nous conseillons aux investisseurs de suivre cette maxime traditionnelle, afin de ne pas passer à côté de certaines opportunités, ni de vendre parfois un peu trop tôt.

ETH (ETHEREUM) TECHNICAL ANALYSIS

Two weeks from now, crypto-currency market faced a huge drop that seems to worry most of the crypto-traders. The two major pairs, BTC/USD and ETH/USD reached indeed new ATH (All Time Highs) around mid-May, before starting a more violent than usual, and quite unexpected, correction. Thus, Ethereum went as far as losing more than 60% before initiating a rebound on a key support zone, corresponding to both a short-term overlap (in black above) and the lower bound of the medium-term channel in place since the famous March 2020 bottom.

The question now on everyone’s lips is whether this sharp drop is another opportunity to find good entry points, or the beginning of a mini-crash much feared by the entire community?

While we do not have the means to give a definitive answer to this delicate question, we can make a technical hypothesis that will be worth what it is worth: namely, that the current rebound could lead to a recovery, provided it does not falter.

Also, as long as the ETH does not fall back clearly below the $2,000 threshold, a recovery could be taking place towards the objectives located at $4,300, and then up to $5,900 in extension, levels corresponding respectively to the peak of last mid-May, and then to the projection on the upper limit of the ascending channel. However, this scenario needs to be confirmed by breaking through the intermediate resistance of $3,100 (Fibonacci retracement of the last downwave).

Alternatively, a clear break of the $2,000 threshold combined with a bearish exit from the channel would imply an inevitable test of the key long-term overlap support around $1,420. Below this level, however, a trend reversal will be feared on the longer term, and the first psychological support of the $1,000 level will not be able to do much against this reversal.

TF1-M6 : l’amour est dans le PAF ?

Cela faisait déjà plusieurs mois que l’actionnaire principal de M6, l’allemand Bertelsmann, avait annoncé vouloir se séparer du groupe M6. Après avoir reçu plusieurs offres déposées à la banque d’affaires JP Morgan par différents grands noms du média français tels que Xavier Niel ou Vivendi, c’est Bouygues qui finalement séduira Bertelsmann. A la suite d’un week-end de l’Ascension fort en négociations, la nouvelle tombe le lundi 17 mai 2021 : Bouygues et sa filiale TF1 vont acquérir 30% du groupe M6. Bertelsmann, propriétaire de RTL Group, conservera 16% du capital dans un souci « de faciliter des négociations auprès de l’autorité de la concurrence ».  Pour acquérir ces parts et sceller la fusion, Bouygues va devoir débourser la somme de 641 millions d’euros. Nicolas de Tavernost, actuel président du groupe M6, devrait être à la tête de ce nouveau géant audiovisuel français. Tandis que Gilles Pélisson, PDG de TF1, deviendrait le directeur général adjoint de Bouygues en charge des médias et de développement.

Créé en 1987, le groupe M6 s’impose aujourd’hui comme l’un des principaux leaders du média français. Initialement conçu autour de la chaîne M6, il a su progressivement étendre son activité à travers une diversification du contenu proposé. Il s’adresse aux plus jeunes avec des chaînes de divertissement comme Gulli, mais aussi aux plus âgés sous d’autres formats tels que la radio avec RTL. M6 a su se démarquer et bâtir sa réputation en élargissant au maximum son activité.

Cette acquisition du troisième acteur télévisuel français représente une véritable opportunité pour Bouygues. Déjà parmi les leaders du secteur avec sa filiale TF1, cette fusion lui permettra de s’imposer davantage en dépassant le groupe France Télévisions qui détient aujourd’hui 28,90% de la part d’audience (ou « audimat » dans le jargon traditionnel). L’union de ces deux principales chaînes contrôlera en effet plus de 70% du marché publicitaire, mais aussi près de 45% de la part d’audience. Cette négociation donnera naissance à un groupe gigantesque présent sur la totalité des marchés : production de séries, sites de replay, VOD, radio, dix chaînes gratuites, des sites internet comme Doctissimo, etc.

 

Une volonté de se faire une place dans le marché du streaming

A l’heure où Netflix domine le marché du streaming, cette union a pour but principal de venir concurrencer les géants américains. Olivier Roussat, directeur général de Bouygues a attesté dans le communiqué vouloir créer un grand groupe de média français capable de rivaliser avec Amazon, Disney ou encore Netflix grâce à son service de VOD. Alors qu’il n’était pas enclin à l’idée d’un démantèlement de son groupe, Nicolas de Tavernost est revenu sur ses dires et a affirmé « la consolidation est une impérieuse nécessité pour que le public français et l’ensemble de la filière continuent de jouer un rôle prédominant face à une concurrence internationale exacerbée qui connaît une accélération fulgurante ». Les deux groupes miseraient sur l’idée de développer une nouvelle plateforme de streaming construite autour de MyTF1 et 6play permettant à la France de se faire une place sur ce marché en constante croissance.

 

 

Si cette fusion a pour but de créer un géant présent sur l’ensemble des scènes, cela permettra aussi aux deux groupes d’effectuer des économies considérables. Le communiqué précise que les bénéfices des synergies de cette union sont estimés entre 250 et 350 millions d’euros annuels à l’issue des trois premières années d’activité du groupe.

 

Une procédure longue et incertaine

Cependant, avant que cette union soit réellement actée, de nombreux obstacles réglementaires seront à braver. Tout d’abord, la première entité à donner son feu vert quant à cette fusion est l’Autorité de la Concurrence. Elle doit approuver cette décision et cela s’annonce déjà délicat pour les deux groupes. De nombreuses interrogations émergent en effet à la suite de cette annonce, en commençant par l’inquiétude des annonceurs quant à la création d’un monopole sur le marché de la publicité. Au lieu de pouvoir négocier avec plusieurs chaînes, ils seront contraints de faire face à un seul et unique interlocuteur qui aura le libre choix d’imposer son propre tarif. Une incertitude quant aux futurs appels d’offres plane également. Prenons l’exemple de l’équipe de France de Football. Jusqu’à présent, TF1 et M6 se divisaient la diffusion des matchs des Bleus. Or, si les deux adversaires décident de s’allier, il ne sera plus nécessaire de débourser le prix fort pour diffuser les matchs. Un très mauvais point pour la FFF (Fédération Française de Football) qui constaterait une baisse de ses revenus. Le mariage entre TF1 et M6 représente donc une possible menace pour certains acteurs de la télévision. L’autorité de la concurrence devra trancher afin qu’un déséquilibre trop grand ne soit pas créé.

 

 

Le groupe « TF1-M6 » devra aussi faire face à une contrainte principale pouvant entraver au parfait développement du géant du média. Aujourd’hui en France, un groupe de télévision a le droit de détenir seulement sept autorisations pour diffuser les chaînes hertziennes. Or, le groupe TF1 possède cinq différentes fréquences (TF1, LCI, TMC, TFX et TF1 Séries Films) ainsi que le groupe M6 (M6, W9, Gulli, 6Ter et Paris Première). La direction sera donc contrainte de faire un choix entre les dix différentes chaînes et sûrement faire cession de trois d’entre elles.

Toutes ces démarches vont donc prendre beaucoup de temps. La finalisation de cette transaction est prévue d’ici fin 2022.

 

Un impact français mais pas mondial

Même si cela représente un véritable changement pour le média à l’échelle nationale, TF1 et M6 vont devoir redoubler d’efforts pour s’imposer sur le marché international. Le même jour de l’annonce de M6, le lundi 17 mai, AT&T, le plus grand fournisseur de services téléphoniques des États-Unis a en effet annoncé la fusion de WarnerMedia (HBO, CNN, Warner Bros…), son conglomérat de médias et divertissement, et Discovery (Eurosports, HGTV, Animal Planet…). Ces mastodontes du média représenteraient à eux deux 130 milliards de dollars. Alors que l’union de TF1 et M6 pèserait « seulement » 4,5 milliards. Par ordre de comparaison, durant l’année 2020, TF1 a investi au total 833 millions d’euros dans ses programmes, 434 millions d’euros pour M6 pendant que Netflix s’est permis d’injecter 19 milliards de dollars dans ses productions. Le poids du nouveau géant français est donc infime comparé aux grosses entreprises américaines.

 

D’un point de vue technique

  • TF1 (weekly)

TF1 est dans une tendance nettement haussière soutenue par la nouvelle de fusion avec le groupe M6. Depuis l’accélération des prix, fin décembre 2020, les MM 20 et 50 jours soutiennent les cours.

Aussi, tant que notre point pivot situé sur les 7,84€ (trait bleu) n’est pas enfoncé, nous privilégierons une poursuite de la dynamique haussière vers les prochains objectifs de projection sur les 10,08€ (premier trait vert), voire jusqu’aux 15,20€ (second trait vert) en extension.

Scénario alternatif : la franche cassure du pivot des 7,84€ conduirait à une tension baissière avec un retour sur le support des 6,56€ (premier trait rouge) dans un premier temps.

 

  • M6 (weekly)

Depuis ses deux points bas atteints en 2020, le titre Metropole TV (M6) est dans une dynamique haussière et a même dépassé ses niveaux d’avant crise. Le double bottom, avec le second point bas d’octobre 2020, nous permet d’établir un décompte Elliottiste en 5 vagues. Le rebond de la vague 4 sur l’overlap des 17,08€ (premier trait rouge) marque le point de départ de la vague 5 et donc d’une nouvelle hausse pour le titre.

De plus, la franche cassure à la hausse de notre point pivot situé sur les 18,04€ (trait bleu) entraînerait une reprise de la dynamique haussière vers les prochains objectifs de projection sur les 20,10€ (premier trait vert), voire jusqu’aux 24,35€ en extension (second trait vert)

Scénario alternatif : la franche cassure de l’overlap des 17,08€ (premier trait rouge) conduirait à une tension baissière avec un retour sur les 9,60€ (second trait rouge).

 

Vous voulez dynamiser votre portefeuille ?

De nombreux moyens permettent de profiter des mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais, nous sommes spécialisés sur les produits dérivés à effet de levier, les turbos. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ». Ou encore, sur des produits similaires, tels que les warrants, ou les leverage/short.

Il existe chez tous les émetteurs, de nombreux produits permettant d’intervenir sur de multiples sous-jacents dont un très grand choix sur les entreprises du secteur audiovisuel. Par ailleurs, sachez que DT Expert, est en étroite collaboration avec ces émetteurs, et a désormais la possibilité d’obtenir des produits sur commande, avec un délai de 24 heures seulement !

Attention toutefois, ces produits à levier sont des instruments financiers complexes présentant un risque de perte en capital. Les pertes peuvent être extrêmement rapides.

Voici, pour vous convaincre définitivement si besoin, un récapitulatif de nos performances sur le mois d’avril :

 

Et pour ceux qui auraient encore des doutes, vous trouverez ci-dessous l’historique de nos bilans annuels depuis la création du service :

Pour suivre l’ensemble de nos recommandations et afin de recevoir un service personnalisé, n’hésitez pas à nous contacter et à nous suivre en cliquant ici.

Par ailleurs, dans une période où la Bourse continue paradoxalement de défier tous les records, en dépit d’une conjoncture économique très malmenée, nous vous proposons également une large gamme de formations qui vous permettront, tout en restant chez vous, d’approfondir vos connaissances, de découvrir des moyens méconnus de faire fructifier votre capital ou encore de mieux gérer votre ratio risque/rendement. Aussi, n’hésitez pas à découvrir la liste de ces formations en cliquant ici, en sachant que vous pouvez bénéficier d’une promotion exceptionnelle de 50% avec le code NEWSLETTER-50.

 

Réalisé par Roxane Bass, avec l’aide de Marc Dagher

1 2 3 4 5 30