Comment, après un tel ridicule, ne pas en effet jouer l’autodérision ?

S’il pourra, par moments, m’arriver de m’envoyer des fleurs lorsque cela me semblera mérité, mon souci d’intégrité me pousse à m’autocritiquer dans le cas contraire.

Et c’est le cas aujourd’hui, justement.

Petit retour en arrière en effet : pas plus tard que vendredi dernier, et fort de sa nouvelle hausse, j’écrivais alors un article très optimiste sur l’avenir immédiat de l’indice parisien ; article que vous pouvez relire en cliquant ici ou sur notre site directement.

Aussi, il suffit de regarder les cours aujourd’hui en clôture pour se rendre compte à quel point j’ai eu tout faux : en effet, ça se passerait presque de commentaires.

Pourtant, je voulais aussitôt revenir sur cet incident absolument honteux.

Non pour convaincre, mais pour expliquer.

Et parce que je me souviendrai toujours d’une des nombreuses phrases pleines de bon sens de mon mentor lorsque je débutais : « Un bon analyste n’est pas un analyste qui ne se trompe jamais, car ça n’existe simplement pas. Un bon analyste est un analyste qui assume, qui s’explique et qui saura toujours se justifier. On te pardonnera tes erreurs, pas tes fuites. »

 

Pourquoi avoir fait cette analyse haussière à ce moment précis ?

 

Comme je l’ai évidemment longuement expliqué dans mon analyse, les raisons étaient, ma foi, assez nombreuses, et le postulat de l’ABC comme celui du canal se sont avérés erronés. Etait-ce un pêché d’orgueil ? De se dire que, finalement, c’était plus facile de ne plus chercher à comprendre, et de jouer chaque rebond sur la borne basse du canal en direction de la borne haute ?

Sans doute, oui. Et c’est à nouveau le marché qui nous rappelle à la raison : d’abord, en nous répétant que c’est toujours lui qui a le dernier mot ; ensuite, en nous disant de ne pas oublier le bien-fondé de nos convictions, de notre expérience et de notre foi en notre discipline : en effet, peut-on (pouvait-on) décemment croire que ce trop lancinant canal fusse une phase de tendance haussière plus qu’un signe d’essoufflement ?

 

Que pourrait-il se passer maintenant ?

 

Certes, ce type de remarque est un peu bancal mais n’en demeure pas moins intéressant à mon goût : à savoir, depuis l’entrée dans ce fameux canal ascendant en mai 2010, jamais les cours n’ont fait de nouveau plus-bas avant d’avoir fait un nouveau plus-haut.

Difficile à comprendre comme phrase ? Alors, regardez plutôt ce graphique :

Source : www.traderforce.com

Ainsi, on remarque bien, à l’aide des flèches et de la légende, que chaque plus-bas sur la borne inférieure depuis l’entrée dans le canal a été suivi par un plus-haut sur la borne supérieure. Or, cette « vérité » semble être sur le point de ne plus être vérifiée : ce qui m’amène, au risque d’encore me tromper pitoyablement, à soudain douter de la vertu du fameux canal dans les prochains jours. En effet, la logique technique voudrait désormais voir les cours chuter jusqu’au prochain objectif de projection, soit sur les 3650 points ! Scénario à valider en cassant le palier de soutien intermédiaire important à 3820 points.

 

Pronostic et stratégie ?

 

Côté pronostic, mieux vaut cette fois rester véritablement prudent. Evidemment, je ne vois pas comment échapper au test de la zone de soutien des 3820 points initialement. Là, sauf nouveau revers dantesque, il faudra craindre une nouvelle baisse jusqu’aux 3650 points cités ci-dessus.

Côté stratégie, les produits sur lesquels je propose mes services permettent d’aussi bien jouer la baisse que la hausse, mais je ne le ferai qu’avec force précautions, après les deux dernières lignes difficiles que j’ai dû accuser ce matin. Pour nous rejoindre, laissez-vous guider en cliquant ici.

 

En conclusion, Marc Dagher est-il un mauvais analyste ?

 

Je n’essaierai pas de vous en convaincre, ni de vous en dissuader. Je reste fidèle à moi-même, en toutes circonstances. Je courbe l’échine et m’incline devant un marché définitivement très difficile à appréhender. Toutefois, tel le roseau, je plie, mais ne romps pas. Je me redresse, avec humilité, et je resserre les rennes que je n’ai finalement jamais lâchés pour repartir là où je me sens le mieux : au combat… en pleine jungle technique.

Qui m’aime, à défaut de me suivre, me pardonne.

A bon entendeur…

 

Marc Dagher