L’été 2013 sur les marchés sera-t-il meurtrier ?

Aux lendemains du discours douloureux de Ben Bernanke et de nouvelles plutôt mitigées en provenance de la Chine, la question n’aura jamais été aussi d’actualité.

Nous pourrions ici nous attarder sur l’analyse objective d’un tel discours et, plus encore, sur ses conséquences directes sur les marchés, mais nous préférons, à notre image, vous donner notre avis tranché, quitte à nous tromper. Vous vous ferez votre propre jugement, et les commentaires foisonnent sur la toile à ce sujet.

D’ailleurs, petite parenthèse « anecdotique » pour ceux que ça pourrait intéresser, ne cherchait plus les raisons de la météo catastrophique de ces derniers temps, il y a en effet simplement un trou dans le soleil, comme vous l’explique la Nasa par le truchement de mes confrères du Point en cliquant ici.

Revenons-en maintenant à nos moutons, en espérant qu’ils ne soient pas de Panurge…

Selon nous, avant d’entrer dans la partie technique qui reste notre cœur de métier, la baisse massive de ces derniers jours suite au discours de la FED résulte de quatre types de facteurs :

  1. De la prise de profits de fonds et de particuliers.
  2. De nombreux stops activés.
  3. Du « short selling ».
  4. D’« insider sales » durant la même semaine.

Voici un certain nombre de faits avérés :

  1. Les marchés américain et européens ont bien progressé cette année.
  2. Le consensus table sur le développement d’une bulle, donc beaucoup d’acteurs sont toujours massivement acheteurs en actions en ce moment ; les gestionnaires de fonds en particulier.
  3. La progression des actions ne résulte pas d’une croissance économique réelle (c’est médiocre du côté Etats-Unis et Royaume-Uni, catastrophique en Europe et même la Chine ralentit).
  4. Les PE sont élevés aux Etats-Unis, historiquement.
  5. Les matières premières ont bien souffert sur les derniers mois, ce qui traduit bien que la hausse des actions résulte davantage d’une bulle générée par l’argent facile des QE des banques centrales et de la politique des taux bas que d’un véritable regain d’activité.

Le risque de l’effet boule de neige…

La FED est en train de dire qu’ils vont arrêter les chèques. C’est plutôt sain. Le problème c’est que la montée sur les actions résulte du QE, comme on vient de le voir et comme l’a montré le marché récemment.

En mélangeant tous les ingrédients (de 1 à 5), on obtient la recette d’un beau « sell off » qui pourrait bien ne pas être terminé. Si le marché baisse encore, les taureaux vont commencer à prendre peur. Il ne restera que ceux qui ont des convictions fortes. Or, la majorité des acheteurs n’ont pas de convictions fortes : s’ils voient le marché baisser, ils vont vendre à tout va, et ce sera alors l’inévitable effet boule de neige… en plein été !

(…)

Passons maintenant à l’étude des graphiques, et voyons, avec une large vue d’ensemble du marché, ce que nous pouvons en déduire éventuellement, et quelles sont donc les balises techniques à surveiller pour cet été…

Tout d’abord, naturellement, le CAC…

 CAC 40 INDEX

Avant de zoomer sur le plus court terme, une bonne analyse doit d’abord positionner le graphique dans le temps. Et c’est donc une vision panoramique que nous allons observer dans un premier temps.

Commençons donc par balayer les différentes périodes d’évolution de l’indice phare de la place parisienne depuis la fameuse crise de l’été 2007 :

  • Entre l’été 2007 et mars 2009, c’était la forte vague de baisse initiée suite à la fameuse crise du subprime américain et qui avait vu se succéder des événements marquants tels que la faillite de Lehman Brothers, l’affaire Kerviel, la disparition de Merrill Lynch au profit de Bank of America, les chutes de Fannie Mae & Freddie Mac ou encore le scandale Madoff. Période durant laquelle le CAC a chuté de près de 60% pour atteindre un plus bas autour des 2465 points !
  • Depuis mars 2009 et jusqu’à aujourd’hui encore, notre indice national est entré dans un large rebond au sein duquel la tendance de fond n’arrive pas à se dessiner. En effet, cantonné à la hausse par la zone de résistance clé située autour des 4100 points, le CAC alterne les fortes baisses avec des canaux ascendants assez poussifs, à l’image de celui de mai 2010 à mai 2011 puis de l’actuel, initié sur le point bas de septembre 2011. Nous pouvons aisément distinguer ces deux canaux sur le graphique ci-dessus.

On notera qu’à l’intérieur de ce second canal, les cours continuent leur ascension avec une assez belle configuration technique depuis l’été 2012, même s’ils accusent aujourd’hui d’un net ralentissement qui vient remettre en cause le scénario haussier immédiat et ce jusqu’à  nouvel ordre.

Après cette vue d’ensemble, nous pouvons donc nous attarder et zoomer sur ce second canal, justement, et voir ce que nous pouvons en déduire.

En se focalisant maintenant, au sein de ce second canal, sur la hausse initiée en juin dernier, voici les éléments techniques intéressants que nous pouvons décortiquer :

  • Tout d’abord, nous voyons la hausse en effet poussive au sein du canal depuis le point bas de septembre 2011.
  • Ensuite, nous voyons un autre élément technique intéressant : après le premier mouvement de hausse franc initié sur le plus-bas de juin 2012, les cours sont venus consolidés au sein d’un triangle fermé assez net, entre les mois d’août et décembre 2012 (en gris sur le schéma ci-dessus), ce qui a logiquement engendré une nouvelle vague de hausse depuis.
  • Nous voyons également l’un des points que nous affectionnons le plus en matière de pertinence technique, à savoir, l’illustre overlap ; celui-ci se situe actuellement sur le fameux palier des 3600 points. On voit comment cet ancien seuil de résistance qui avait freiné la hausse à deux reprises (avec les flèches rouges) joue désormais le rôle de soutien majeur qui a contenu les velléités vendeuses à quatre reprises (avec les flèches vertes) et les contient encore à l’heure où nous rédigeons ces lignes, comme le montrent la cinquième flèche verte et le cercle bleuté.
  • Enfin, nous constatons que depuis le dépassement de ce seuil des 3600 points, les cours sont venus s’inscrire dans un autre triangle, cette fois ouvert, avec la base située sur cet overlap, et l’autre côté sur une oblique de résistance ascendante qui a vu la zone de résistance clé des 4100/4200 jouer son rôle.

Pour conclure cette première analyse, nous confirmons être en plein test d’un niveau majeur sur les 3600 (voir le cercle bleuté ci-dessus). Vraisemblablement, la configuration ne plaide pas pour une reprise haussière, mais plutôt pour un rebond technique intermédiaire avant reprise de la baisse initiée fin mai dernier. Toutefois, seule la franche cassure de ce niveau confirmerait ce scénario pessimiste. Suite à quoi il faudra s’attendre à un retour sur la zone de soutien suivante située entre 3400 et 3335 points. Le passage sous ce dernier niveau signifierait une sortie baissière du canal ascendant précité et donc ouvrirait la porte à un potentiel de baisse nettement plus conséquent. Nous aurons le temps de refaire un point d’ici là.

Alternativement néanmoins, il faudrait un rebond très marqué, avec un passage au-dessus des 3820 points pour remettre en cause cette hypothèse baissière privilégiée aujourd’hui.

En passant outre-Atlantique : le S&P 500…

 S&P 500 INDEX

En observant le graphique ci-dessus, pris en base journalière depuis les années 2000, on remarque une tendance globale foncièrement neutre, avec alternance de phases de baisse puis de hausse relativement proportionnelle. Or, même si les sommets sont à chaque fois légèrement plus hauts que les précédents, il est encore un peu prématuré pour parler de véritable reprise haussière sur l’indice phare américain.

On constate également aisément que les cours du S&P sont actuellement enfermés au sein d’un étau en forme de biseau d’étranglement qui se resserre de plus en plus et dont la sortie imminente s’avère déterminante pour la suite des événements à plus long terme.

Pour l’heure, zoomons un peu sur les derniers mois et la consolidation actuelle afin d’essayer de comprendre pourquoi nous restons encore optimistes et attendons une nouvelle vague de hausse sur cet indice majeur…

Zoom sur les derniers mois

 S&P 500 INDEX_15MN

C’est donc, on le voit très clairement ici, à la faveur de l’hypothèse d’une hausse en cinq temps traditionnels et d’une correction actuelle en ABC que nous privilégions encore le scénario optimiste à court terme. Il devrait en effet manquer une vague de hausse au sein de grand mouvement positif initié depuis un an, soit en juin 2012.

Pronostic et niveaux à surveiller à court-moyen terme

D’après tout ce qu’on vient de voir, et tant que le point pivot des 1470 n’est pas nettement enfoncé, les cours du S&P 500 devraient reprendre leur ascension. Aussi, après validation du dépassement de la résistance intermédiaire à 1640, nous pouvons dans un premier temps viser la cible des 1760. Par la suite, sur le plus long terme, il faudra vraisemblablement rester plus circonspect. Le dépassement des 1760 devrait alors mener à de nouveaux plus-hauts historiques, mais il se peut tout à fait que le biseau d’étranglement donne suite à une cassure baissière, ce qui offrirait alors un potentiel correctif bien plus conséquent.

Alternativement cependant, un passage sous les 1470 points serait de mauvais augure pour notre scénario et il faudra alors revoir notre analyse avec une possibilité de consolidation bien plus importante en direction du fort support des 1350 points.

Stratégiquement, comment faire ?

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais très bien, celui sur lequel nous nous sommes spécialisés se tourne vers les turbos, produits dérivés à fort effet de levier, qui s’adaptent extrêmement bien aux principes de l’analyse technique grâce à leur principale caractéristique : à savoir la barrière désactivante. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

De plus, le CAC reste le sous-jacent le plus en vogue sur ce type de produit : tous les émetteurs en ont et on trouve ainsi des barrières tous les 10 points désormais, ce qui donne une palette de choix d’effets de levier extrêmement intéressante.

Pour l’heure, laissez-nous vous présenter les bilans 2013 mis à jour de chacune de nos trois formules de notre service de conseils clés en main DT Turbo :

 DTT_BILAN_MAI 2013

Des tableaux qui se passent de commentaires !

Nous rappelons d’ailleurs à ce sujet que nous affichons en permanence et en toute transparence ces performances sur la page d’accueil de notre site Dagher Trading et que nous restons le meilleur service de conseils sur turbos en France.

Aussi, si vous souhaitez profiter de telles recommandations n’hésitez pas à lire notre brochure détaillée afin de bien vous renseigner (notamment sur les risques encourus) et, qui sait par la suite, à nous rejoindre en cliquant ici.

Nous vous remercions par ailleurs de votre confiance renouvelée et ferons tout pour continuer à vous satisfaire.

A bon entendeur…

Marc Dagher

www.daghertrading.com

https://www.dtexpert.com