Instrument financier le plus échangé dans le monde, l’euro/dollar (ou EUR/USD) fluctue principalement suivant la santé de la première économie mondiale, les nouvelles économiques issues des différents pays de la zone euro et les politiques menées par la Réserve fédérale américaine (FED) ainsi que la Banque centrale européenne (BCE). Or, la semaine dernière fut riche en informations de la sorte, si bien que nous avons pensé qu’il était temps de se pencher à nouveau sur le sujet.

Tout d’abord, jeudi dernier, Mario Draghi, le président de la Banque Centrale Européenne (BCE), déclarait lors d’une conférence de presse que les taux directeurs de la banque seraient maintenus au niveau historiquement bas de 0,5% et ce, de manière prolongée, sans exclure la possibilité de les voir encore diminuer. Ces propos ont, certes, rassuré les marchés qui avaient été inquiétés par la crise politique survenue au Portugal et l’incertitude planant sur la capacité de la Grèce à obtenir une nouvelle tranche d’aide internationale mais, si le CAC a retrouvé de la vigueur depuis ce discours, la monnaie unique, elle, continue à en souffrir car des taux d’intérêt bas rendent une devise moins lucrative et provoquent donc le désamour des investisseurs spéculatifs.

Parallèlement à cette situation européenne paraissaient vendredi les chiffres de l’emploi américain qui ont dépassé les attentes. 195 000 emplois ont été créés en juin et le salaire horaire moyen a augmenté. Combinés à une hausse des commandes des industries manufacturières américaines de 2,1%, ces chiffres augurent d’une reprise solide de l’économie des Etats-Unis, entrainant une revalorisation du dollar. De plus, ces données positives laissent présager une diminution progressive du programme de soutien de la FED, comme y avait fait allusion, il y a une semaine, Ben Bernanke. Or, ce programme de soutien consiste en une injection de liquidités dans le circuit américain, ce qui avait pour effet de diluer la valeur du dollar. Ce prévisible retrait contribue donc également à soutenir l’engouement actuel pour le dollar qui ne fait que de s’apprécier.

Depuis quelques jours, les cambistes se sont dès lors détournés de l’euro pour se jeter avec gourmandise sur le dollar, entrainant une valorisation des billets verts sur le Forex et donc une dégradation du cours de l’euro/dollar qui a cassé, vendredi, le seuil psychologique des 1,2850 dollar et continue, aujourd’hui, sa dégringolade.

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 Maintenant, il est grand temps de passer à ce qui reste notre véritable valeur ajoutée, à savoir l’’étude graphique de la paire mondiale majeure…

Une épaule-tête-épaule (ETE) de retournement ?

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On le sait désormais, les cours de l’euro/dollar sont enfermés au sein d’un large canal de consolidation légèrement baissier depuis les sommets de l’été 2008.

Les fluctuations à l’intérieur de ce large canal sont très difficiles à anticiper, quand bien même il arrive que la paire réponde à des théories graphiques elliottistes, comme le montrent certains décomptes indiqués ci-dessus.

Aussi, c’est à la faveur d’une de ces théories chartistes que notre analyse se porte aujourd’hui vers un biais à l’avantage du billet vert : il s’agit en effet de la fameuse figure de retournement dite en « tête-épaules » ou « épaule-tête-épaule » ; figure que vous pouvez voir sur notre schéma annoté ETE en rose ci-dessus.

Ainsi, nous devrions aisément pouvoir conclure que cette figure, initiée il y a tout juste un an en juillet 2012, devrait donner suite à une nouvelle vague en faveur du dollar.

Pronostic et niveaux à surveiller à court-moyen terme

D’après ce qu’on vient de voir, sans écarter un rebond technique initial en faveur de l’euro juste au-dessus des 1,3000 et tant que le point pivot des 1,3300 n’est pas nettement dépassé, les cours devraient poursuivre leur chute actuelle. Aussi, après validation de la cassure du support intermédiaire située sur 1,2620, nous pouvons dans un premier temps viser l’objectif suivant des 1,2050 (cible théorique de l’ETE). Par la suite, sur le plus long terme, il faudra vraisemblablement rester plus circonspect. Une chute plus sévère en direction de la borne inférieure du fameux large canal pourrait cependant avoir lieu.

Alternativement cependant, le dépassement des 1,3300 serait de mauvais augure pour notre scénario et il faudra alors revoir notre analyse avec une possibilité de reprise bien plus importante en faveur de la monnaie unique européenne en direction de la zone des 1,3800.

Stratégiquement, comment faire ? 

Il existe de nombreux moyens de jouer les mouvements de hausse ou de baisse en Bourse. Vous le savez désormais très bien, celui sur lequel nous nous sommes spécialisés se tourne vers les turbos, produits dérivés à fort effet de levier, qui s’adaptent extrêmement bien aux principes de l’analyse technique grâce à leur principale caractéristique : à savoir la barrière désactivante. Vous pouvez, à ce sujet, lire ou relire notre « dossier spécial turbos ».

De plus, il existe de très nombreux turbos permettant d’intervenir sur l’EURUSD avec un choix de barrières offrant une palette d’effets de levier fort intéressante.

Pour l’heure, laissez-nous vous présenter les bilans 2013 mis à jour de chacune de nos trois formules de notre service de conseils clés en main DT Turbo :

DTT_BILAN_JUILLET 2013-1

Des tableaux qui se passent de commentaires !

Nous rappelons d’ailleurs à ce sujet que nous affichons en permanence et en toute transparence ces performances sur la page d’accueil de notre site Dagher Trading et que nous restons le meilleur service de conseils sur turbos en France.

Aussi, si vous souhaitez profiter de telles recommandations n’hésitez pas à lire notre brochure détaillée afin de bien vous renseigner (notamment sur les risques encourus) et, qui sait par la suite, à nous rejoindre en cliquant ici.

Nous vous remercions par ailleurs de votre confiance renouvelée et ferons tout pour continuer à vous satisfaire.

A bon entendeur…

Marc Dagher

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