Un peu d’histoire…

Le groupe Renault est un constructeur automobile français. Il est lié aux constructeurs japonais Nissan depuis 1999 et Mitsubishi depuis 2017, à travers l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi qui est, au premier semestre 2017, le premier groupe automobile mondial. Le groupe Renault possède des usines et filiales à travers le monde entier. Fondée par les frères Louis, Marcel et Fernand Renault en 1899, l’entreprise joue, lors de la Première Guerre mondiale, un rôle essentiel (activités d’armement, production de moteurs d’avion, du char Renault FT). Elle se distingue ensuite rapidement par ses innovations, en profitant de l’engouement pour la voiture des « années folles » et produit alors des véhicules « haut de gamme ».

En 1898, Louis Renault est un jeune homme passionné d’automobiles. Ses frères, Marcel et Fernand, ont travaillé dans l’entreprise familiale de textile. Louis convertit son tricycle de Dion-Bouton en Voiturette de 1 ch à quatre roues Renault Type A. L’originalité de celle-ci est que Renault l’équipe d’une invention de son cru, la première boîte de vitesses en prise directe, contrairement aux chaînes et courroies de transmission utilisées jusque-là. Il réussit à la vendre à un ami de leur père qui l’essaye le 24 décembre et fut très impressionné par son comportement routier et sa puissance dans les pentes.

Au sortir de la guerre, Louis Renault diversifie encore plus ses activités en se lançant dans la machinerie agricole et industrielle, les matériels roulants ferroviaires. Cependant, la compagnie commence à rencontrer des difficultés à vendre sa production automobile car la concurrence introduit de petits véhicules à faible coût accessibles à chacun. Renault doit donc sortir ses propres véhicules au moment où il rencontre des problèmes avec le marché financier et ses employés.

L’entreprise est nationalisée à la fin de la Seconde Guerre mondiale, accusée de collaboration avec l’occupant allemand. « Vitrine sociale » du pays, elle est privatisée durant les années 1990. En effet En 1990, la régie Renault change de statut et devient une société anonyme à capitaux d’État par l’adoption de la loi du 4 juillet 1990 avec des restrictions du contrôle étranger. Volvo acquiert une participation de 20% après de tumultueux échanges. Le 17 novembre 1994, Renault est effectivement mise en bourse et à cette occasion, Volvo cède 12% du capital et l’État diminue sa part de 80% à 53%. Il faudra attendre juillet 1996 pour voir Renault effectivement passer dans le secteur privé à la suite d’une cession par le gouvernement de 6% du capital au noyau dur des actionnaires, essentiellement des banques et groupes d’assurance français, par le biais d’une vente de gré à gré.

Première transition

Le secteur automobile entame dans les années 1990 un mouvement de concentration. Rachats de marques, fusions : les groupes se mondialisent et cherchent à étendre leur gamme et à augmenter leurs volumes de production, gage d’une rentabilité plus constante. Conscient de ses faiblesses dans la gestion quotidienne, Louis Schweitzer a recruté comme numéro deux Carlos Ghosn, chargé de mener à bien la réduction des coûts. Cette époque est marquée par la fermeture de l’usine belge de Vilvorde et une large délocalisation de la production de Renault hors de France, particulièrement en Turquie où l’usine de Bursa devient un composant majeur du dispositif industriel de Renault. Carlos Ghosn fera par la suite merveille au Japon, où il sera envoyé par Louis Schweitzer pour rationaliser la gestion du constructeur japonais, à commencer par les achats. Et pourtant …

2019

Le marché automobile mondial est en berne et les chiffres de Renault le confirment. Le groupe automobile français a en effet vu ses ventes mondiales baisser de 3,4% en 2019, à 3,75 millions de véhicules, une baisse moins importante que celle du marché (-4,8%).

Pour la première année sans son patron déchu Carlos Ghosn, la marque au losange a donc vu ses ventes chuter de 6,9%, mais le constructeur a bénéficié de la bonne santé de son label roumain Dacia (+5,1%) en Europe et de la croissance de Lada en Russie (+3,6%), selon un communiqué publié vendredi.

Dans un marché automobile difficile, touché par l’instabilité géopolitique et les conflits commerciaux, Renault s’est félicité d’avoir pu maintenir sa part de marché mondiale, en reculant un peu moins que la concurrence en moyenne. Le groupe a creusé l’écart avec son rival français PSA (Peugeot, Citroën, DS, Opel, Vauxhall) qui a publié mi-janvier des ventes en chute de 10%, à 3,49 millions d’unités, alors que les deux constructeurs étaient au coude à coude l’an dernier.

Feuilleton Carlos Ghosn

Carlos Ghosn a été mis en examen au Japon pour avoir minimisé, dans les rapports de Nissan remis aux autorités boursières, environ la moitié de ses revenus, soit 9,23 milliards de yens (74 millions d’euros) de 2010 à 2018. Cela lui vaut deux inculpations. Lors de son unique comparution devant le tribunal, le 8 janvier, le magnat déchu de l’automobile a reconnu que des revenus étaient à l’étude pour lui être versés lorsqu’il serait en retraite, mais n’avaient pas encore été actés.

Le constructeur, lui-même inculpé dans cette affaire, a cependant décidé d’imputer la somme en question sur ses comptes de l’exercice achevé fin mars. Cette décision revient à graver dans le marbre l’existence de ces revenus, affaiblissant la ligne de défense de M. Ghosn.

Pour sa défense, Carlos Ghosn a régulièrement assuré que les sommes n’étaient pas fixées et qu’il était donc impossible d’en faire état. Il a décrit son arrestation comme un « coup monté », conçu sur la base d’une simple « non-déclaration d’un revenu non décidé et non versé », une situation critiquée par « tous les professeurs de droit, y compris au Japon ».

Une dizaine de personnes, dont au moins une avec de l’expérience dans le sauvetage d’otages, a organisé l’exfiltration risquée du Japon de l’ancien président de Renault-Nissan.

Après des mois de planification – l’opération a coûté plusieurs millions de dollars –, Carlos Ghosn monte dans un grand caisson noir au fond percé de trous. Il vient de parcourir près de 500 kilomètres en train à travers le Japon, entre son domicile de Tokyo, où la justice nippone l’a autorisé à vivre, et Osaka.

Le soir du 29 décembre, deux personnes accompagnées d’un caisson à roulettes – habituellement utilisé pour du matériel de concert – se dirigent vers le salon dédié aux voyageurs en jet privé de l’aéroport international du Kansai à Osaka.

La malle de M. Ghosn passe le checkpoint sans être examinée : elle est trop grande pour rentrer dans l’appareil à rayons X du salon, et personne ne la vérifie manuellement. La boîte est ensuite chargée dans la cabine d’un avion de treize places.

Ghosn, l’ancien P-DG du français Renault et du japonais Nissan, attendait son procès qui devait commencer plus tard au cours de cette année, s’est réfugié au Liban.

Une semaine à l’image d’une année

Renault sous-performe le marché en ce début de semaine, en retrait de 2,5% à 34,2 euros lundi. Un repli qui porte le passif du titre depuis le début de l’année à près de 19% ! L’actualité autour du constructeur au losange est marquée par l’annonce de la suspension de la production de l’usine coréenne de Busan pendant quatre jours en février, en raison des problèmes d’approvisionnement de composants venus de Chine, où le coronavirus sévit.

Le prochain rendez-vous du groupe basé à Boulogne est la publication de ses comptes annuels vendredi matin. Le consensus ‘Bloomberg’ attend un bénéfice opérationnel de 2,63 milliards d’euros pour des revenus de 55,4 Mds. L’Ebitda est anticipé à 6,17 Mds. En octobre dernier, le management avait été contraint de revoir ses objectifs à la baisse en raison d’une conjoncture moins favorable qu’anticipé dans un contexte réglementaire nécessitant des dépenses toujours accrues… La firme table ainsi sur un repli de 3 à 4% de son chiffre d’affaires publié, une marge opérationnelle de l’ordre de 5% et un free cash-flow opérationnel de l’Automobile positif au second semestre.

Le constructeur devrait profiter de l’occasion pour revenir sur la nomination de Luca de Meo en tant que nouveau Directeur général de Renault SA ainsi que sur l’avenir de l’alliance avec Nissan et Mitsubishi.

Quid de l’état des lieux technique ?

En observant le graphique ci-dessus pris en base hebdomadaire nous pouvons distinguer les grandes phases suivantes :

  • Avant juillet 2007 : une hausse lancinante, mais solide, qui a mené les cours à leur sommet historique juste au-dessus des 120 euros.
  • Entre juillet 2007 et mars 2009 : une chute abrupte et sans appel, dans la mouvance de la crise financière générale initiée par le scandale du subprime aux Etats-Unis. Période pendant laquelle le cours de l’action a perdu plus de 90%, tombant presque à 10 euros.
  • Entre mars 2009 et mai 2015 : une nette reprise des cours qui ont regagné la quasi-totalité du terrain perdu, venant toutefois buter sur le seuil psychologique clé des 100 euros.
  • Entre mai 2015 et avril 2018 : une phase d’hésitation inscrite à l’intérieur d’un biseau d’étranglement cumulé à un double top sur le fameux niveau critique des 100 euros.
  • Depuis avril 2018 : une nouvelle dégringolade des cours, qui se sont pour le moment dépréciés d’environ 65%, pour revenir autour des 35 euros actuellement.Des pronostics techniques assez inquiétants pour la suite des événementsLe souci en effet est que la chute actuelle est venue tour à tour enfoncer tous les supports potentiels, que ce soit les overlaps majeurs sur les 51 puis les 41 euros, ou encore les ratios de retracement de Fibonacci de toute la hausse précédente sur les 65 (38,2%), 55 (50%) puis 44 euros (61,8%).Ainsi, il ne reste que peu d’espoir pour envisager un rebond, voire une reprise : on surveillera d’abord le seuil des 31 euros, correspondant à l’ultime ratio de Fibonacci des 76,4%, puis en second rideau la borne de polarité des 22 euros (ce qui fait tout de même une baisse de 36% encore à prévoir). La très mauvaise nouvelle serait le passage sous cette zone de dernière chance qui impliquerait alors un retour probable sur le point bas historique, proche des 10 euros.Alternativement, un net passage au-dessus de notre point pivot des 41 euros conduirait à un rebond technique vers les 51 euros dans un premier temps. Par la suite, il faudra attendre la cassure des 76 euros pour pouvoir envisager une reprise plus pérenne sur le plus long terme.

A suivre…

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